
Entretien avec Sophie Desserre, bibliothécaire de l'Institut français de Leipzig, chargée de représenter les éditeurs français sur la Foire du Livre de Leipzig, qui s'est clôturée hier.
Vous avez tenu le seul stand représentant les éditeurs français sur la Foire du Livre de Leipzig. Qu'y avez vous proposé ?
Nous avons recentré depuis trois ans maintenant la production française. Nous l'avons limitée à la production jeunesse, à la bande dessinée et au roman. Nous avons essayé de prendre des thèmes représentant la littérature du moment en France. Nous avons une grosse production jeunesse, toujours très recherchée par les traducteurs, par les éditeurs allemands ou les éditeurs de l'est et nous présentons des éditions comme Sarbacane ou les éditions du Rouergue, qui ont une touche un peu plus française. Il s'agit d'une production sortie avant fin 2007.
Nous montrons beaucoup de premiers romans, de jeunes éditeurs qui n'ont pas les moyens d'avoir des stands ici. Nous avons, par exemple, des éditeurs comme Ravet-Anceau qui produit de jeunes auteurs en roman policier présents pour la première fois sur un salon international. Comme les éditeurs du type Hachette, Casterman, Gallimard, Grasset, sont très présents à Francfort, il nous fallait trouver un petit équilibre pour Leipzig.
Le Salon de Francfort est souvent considéré comme celui des professionnels, la Foire de Leipzig comme celle du public. Quels sont les visiteurs qui s'intéressent à votre stand ?
L'avantage de Leipzig -et la petite différence- c'est que c'est une foire qui est ouverte au grand public.
Depuis que nous avons recentré notre sélection, beaucoup de libraires de toute l'Allemagne se déplacent. De nombreux professeurs de français viennent également nous voir ; ils veulent en général prendre des idées pour pouvoir travailler avec leur classe l'année suivante. Nous essayons de les orienter vers la bande dessinée, vers des indépendants comme les Rêveurs ou les Enfants Rouges, par exemple, qui ont un graphisme très intéressant et des textes vraiment bien écrits.
Nous avons aussi énormément de traducteurs à la recherche de romans qui n'auraient pas déjà été placés par des maisons d'édition françaises auprès des maisons d'édition allemandes. Ils recherchent surtout des petits polars se déroulant au niveau régional. Il y a vraiment moins de demandes de nouvelles, contrairement aux deux dernières années.
La France était représentée entre la Croatie, invitée d'honneur de la Foire, et la Turquie, annoncée comme invitée d'honneur du prochain Salon de Francfort. L'occasion de rencontrer d'autres éditeurs internationaux ?
Nous étions effectivement bien placés sur la Foire, ce qui nous a permis de rencontrer certains éditeurs.
Les éditeurs allemands se sont montrés cette année très intéressés par les critiques de ce qui se passe en France autour de la question de l'immigration, par les œuvres décrivant l'atmosphère sociale en France.
Au niveau des romans, je pense que si le Salon du Livre de Paris ne se tenait pas en parallèle, les éditeurs seraient plus nombreux à venir faire un petit tour sur notre stand pour le rendez-vous d'affaires. Avec le calendrier actuel, ils vont en général à Paris puis à Londres, considérée comme la prochaine grosse Foire internationale.
























6
(Pour réagir, connectez-vous)
De thierry reboud 20923
| 18H34 | 17/03/2008 |
Forza Deutschland ! Eux au moins ne se trompent pas sur ce qui bouge encore dans notre littérature…
Parce que je suis particulièrement de bonne humeur (la faute à la droite qui s'est pris une tôle), je vous refile un tuyau gratuit.
Lisez donc « Sarcelles-Dakar » et « Du plomb dans le crâne » d'Insa Sané, puis poursuivez par « Dans la peau d'un youve » de Hamid Jemaï (tous les trois aux éditions Sarbacane, citées dans l'entretien).
Voilà trois romans pour la jeunesse (qu'ils disent ! ) qui montreront aux sceptiques qu'il se passe encore quelque chose dans notre beau pays. Et surtout, qui montreront à les ceusses [Pierrrrre, si vous passez par là…] qui croient que la banlieue est une zone barbare qu'on y trouve des lettrés assez ébouriffants.
Bonne lecture à tous : -).
à thierry reboud
De Otto67
21H53 | 17/03/2008 |
Cocorico ! Thierry reboud
Pour moi cette article ne fait que prouver que notre pays est en voie de déclin
On se comporte avec les banlieues et leurs habitants comme des parents avec des enfants gatés des sales gosses auxquels on pardone tout et dont on s'emmerveille ainsi on a vue naitre la « culture des banlieues » le RAP les tags la danse hip hop on a fait la découverte de l'incroyable profondeur de l'Islam et de la spiritualité musulmane ce qu'evidement nos peres et nos catechistes c'etait bien gardé de nous dire.
à thierry reboud
De kristian.jakob
citoyen du monde | 18H39 | 19/03/2008 |
il y a pas d'endroit précis pour le plaisir de la littérature , sachant que les plus beaux romans viennent de ceux qui ont vécus des moments vrais ,leur romans sonnent vrai ; je pense aux faits vécus
tels que ceux D'Anne Franc ; ainsi que les rescapés des camps de concentration . à noter que on emploi très souvent le mot barbare , pour nommer les personnes qui ne rentrent pas dans le système établi ,le mot brabare désignait en réalité les non croyant au moyen-orient , je fais réference à l'ouvrage de Jaqueline de Romilly de l'Académie Française , Dans le Jardin des mots , cela pour dire combien à partir d'un mot , nous changeons le sens premier , donc le contexte .
En conclusion , il faut que l'ont reconnaisent que les banlieues doivent faire parties intégrantes de la population française , et non des ghettos , encore une fois la seule barrière à la bêtise ! ! ! C'est bien la littérature dans son ensemble, et bravo à tous ceux et celles qui ce battent pour sa parution dans le mode entier .
Cordialement Kinski
De aeros
02H45 | 18/03/2008 |
« Les éditeurs allemands se sont montrés cette année très intéressés par les critiques de ce qui se passe en France autour de la question de l'immigration, par les œuvres décrivant l'atmosphère sociale en France »
qu ils regardent chez eux d abord !
Berlin cible les immigrés délinquants
La capitale veut durcir les mesures à l'encontre des mineurs récidivistes, qui seraient à 82,3 % issus de l'immigration.
http://bombistan.blogspot.com/2008/01/berlin-cible-les-immigrs-dlinquant…
à aeros
De Schtroumpf perplexe
chercheur en physique | 08H20 | 18/03/2008 |
Bien. Et alors ? Regarder chez soi interdit-il donc de regarder aussi chez le voisin ? Qui vous dit que les lecteurs concernés ne regardent pas chez nous précisément parce qu'il ont commencé par regarder chez eux ?
C'est quoi pour vous l'europe ?
De Soh
15H40 | 18/03/2008 |
A lire aussi :
http://shyankar.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/03/10/the-g…