
Vos idées pour améliorer le Vélib : Decaux répond
Vous aviez phosphoré pour perfectionner le système parisien de vélo à la carte. L'équipementier analyse vos propositions.

Apparus l'été dernier, les drôles de vélos gris font désormais partie du paysage à Paris. Le Vélib, ce système de location courte durée de vélos, mis à la disposition des habitants dans des stations dédiées, a vite été adopté par les Parisiens. Mais rapidement, des dysfonctionnements sont apparus, dont souffrent les Vélibistes au quotidien.
En novembre, à débattre ensemble des idées qui pouvaient améliorer les Vélib. S'était alors dégagées une série de propositions, que nous avons soumises au concessionnaire en charge du système, JCDecaux.
La firme a accepté de se prêter au jeu, et nous a livré son analyse de chacune des idées soulevées. Un exercice de confrontation des impressions venues « du terrain » avec les réflexions d'un spécialiste de l'équipement des villes, qui se révèle fort instructif.
Plus de « range-Vélibs » que de Vélibs. Pour que les utilisateurs restent sereins, il faut qu'ils soient assurés de trouver une place libre à l'issue de son parcours. sinon le système perd beaucoup de son intérêt.
Idéalement, le réapprovisionnement des Vélibs ne devrait pas garnir totalement les stations la nuit, mais penser à laisser quatre ou cinq emplacements libres.
La réponse de Decaux : Le nombre de points d'attache est supérieur de 1,7 fois au nombre de vélos en circulation. Ce rapport garantit dans 93% des cas un équilibre réussi entre le nombre de vélos disponibles et le nombre de place libres dans une station. Dans 7% des cas, des problèmes structurels liés à des phénomènes pendulaires ou topographiques obligent des véhicules de régulation à approvisionner ou vider les stations par anticipation.
Les études menées sur les six premiers mois vont permettre d'améliorer cette anticipation. Cela étant, quand le nombre de locations baisse, le week-end par exemple ou lorsque la météo est mauvaise, le nombre de vélos en circulation diminue tandis que le nombre de vélos attachés en station augmente dans la même proportion, réduisant le nombre de points d'attache libres en station.
Pour répondre à ce phénomène, nous avons donc début février adapté le nombre de vélos en service à la période hivernale et obtenu les autorisations administratives pour renforcer la régulation la nuit.
Des « range-Vélibs » réservés aux vélos cassés. A chaque station, quelques bornes seraient réservées aux vélos malades. Avec ces « range-Vélibs » « hôpital », les services seraient prévenus et les usagers alertés. En attendant, retourner la selle des vélos endommagés, pour prévenir les autres vélibistes.La réponse de Decaux : La réservation de points d'attache pour les vélos endommagés a effectivement le mérite de différencier rapidement les vélos en défaut des vélos en état.
Néanmoins, nous avons écarté cette idée car elle rend la disponibilité des points d'attache ou de vélos en station doublement plus compliquée avec deux gestions de la disponibilité des places en fonction de l'état du vélo, et mécaniquement le risque qu'un vélo endommagé ne trouve de places que sur des points d'attache pour vélos en état, ou inversement.
Aussi la méthode de la « selle retournée », qui a également été spontanément adopté par les usagers de Velo'v à Lyon, paraît une solution simple et efficace pour identifier d'un coup d'œil les vélos endommagés. Il est également possible de signaler un vélo par téléphone. Un voyant rouge sur le point d'attache permet alors d'identifier simplement le vélo en défaut.
Signaler les vélos cassés à la station. Il devrait être possible de signaler, en appuyant sur une touche, qu'il existe des vélos défectueux. Un internaute suggère que l'on puisse signaler les organes touchés sur une représentation graphique du Vélib.La réponse de Decaux : A notre avis, permettre à l'utilisateur de déclarer un vélo endommagé par la borne n'a d'intérêt que si cela conduit à bloquer ledit vélo sur la station.
Parce qu'un blocage systématique des vélos sélectionnés par les usagers ne peut pas être envisageable sans un contrôle terrain à posteriori, nous nous appuyons sur les tournées de maintenance quotidiennes des cyclo-mécaniciens dans les stations vélos et également sur les statistiques d'utilisation des vélos (par exemple, un vélo qui n'est pas loué depuis vingt-quatre heures ou un vélo emprunté trois fois de suite sur des trajets de moins de deux minutes).
Il est prévu en revanche dans les cas où la restitution d'un vélo ne se déroule pas correctement, de pouvoir déclarer manuellement sa restitution sur la borne, de façon à stopper la facturation. En attendant, l'utilisateur peut toujours signaler un vélo endommagé en contactant le service client au 01-30-79-79-30.
Signaler les vélos cassés par SMS. Les utilisateurs pourraient envoyer un SMS d'alerte, non surtaxé voire gratuit, donnant le numéro d'identification d'un Vélib défectueux et éventuellement de décrire la panne (on n'a pas toujours le temps de faire ça à la borne).La réponse de Decaux : La fonction SMS gratuite n'existe pas, tout comme les numéros gratuits à partir de téléphone portable, souvent facturée en sus et hors forfait à l'insu des utilisateurs. C'est pourquoi JCDecaux a choisi pour son service client un numéro à tarification locale qui se révèle finalement moins cher pour l'utilisateur.
Réparer plus vite quand on déraille. Les Vélibistes devraient pouvoir remettre eux-mêmes la chaîne du vélo quand elle déraille. Sur un vélo normal ça prend trente secondes. Sur un Vélib, c'est très difficile.La réponse de Decaux : Le vélo est conçu pour être résistant à l'usage mais également peu accessible pour celui qui voudrait dérégler les freins, l'éclairage ou un autre organe sans y être habilité.
Les pièces sont donc rarement des composants standards. Il est donc préférable quand le vélo est défectueux de le reposer sur la station la plus proche et d'en confier la réparation à des agents de maintenance mieux outillés.
Simplifier la location à la journée. Le système informatique des bornes devrait être simplifié, pour que les nouveaux utilisateurs s'y retrouvent facilement dans la procédure. Les deux écrans placés sur chaque face devraient proposer toutes les formules disponibles.La réponse de Decaux : A ce jour, il n'est pas possible techniquement de proposer des formules d'abonnement sur les deux faces de la borne d'accueil car elles ne sont pas équipées de manière identique ; d'un côté, un lecteur de carte de crédit, un système de tickets et un large écran couleur, de l'autre un écran de taille réduite et inapproprié pour souscrire un abonnement.
En dehors de l'investissement considérable que nécessiterait un double équipement de chaque station, il faudrait également modifier le design des bornes pour accueillir ce nouveau matériel. Le double face a été mis en place pour réduire les phénomènes de file d'attente générés par l'achat d'un ticket journalier ou hebdomadaire, en permettant aux utilisateurs déjà munis d'un ticket de prendre un vélo sans attendre, sur une face dédiée de la borne.
Ceci vient en complément d'un dispositif qui permet à tous les titulaires d'une carte Velib 1 an, ou d'un passe Navigo couplé avec un abonnement Vélib 1 jour, 7 jours ou 1 an de prendre un vélo en passant directement par le point d'attache.
Supprimer l'attente entre deux emprunts. Les internautes se plaignent du délai de cinq minutes à respecter quand on vient de déposer un Vélib et qu'on veut en prendre un autre. Si celui qu'on a essayé en premier ne convient pas, cette attente est une « punition injuste », juge l'un d'entre eux, qui propose cette solution : si le vélo est rendu à la même station moins d'une minute après avoir été retiré, le système devrait permettre de prendre un autre vélo à la même station.La réponse de Decaux : Effectivement, le délai de cinq minutes entre deux locations a été mis en place pour une meilleure rotation des vélos entre les utilisateurs, mais ce délai d'attente a été récemment supprimé chaque fois que la location précédente a duré moins de 2 minutes.
Réformer la règle des trente minutes. Après les trente premières minutes, le Vélib devient payant (à la minute). Un délai largement suffisant pour les petits trajets, mais trop court quand on doit traverser Paris. D'où l'idée de mettre en place une échelle variable, en fonction de la distance entre la borne de départ et la borne d'arrivée.La réponse de Decaux : La tarification a été établie par la Ville de Paris pour encourager les trajets de courte durée sans cannibaliser d'autres modes de transports plus efficaces sur les trajets longs et sans se substituer aux loueurs privés de vélos.
Cela explique pourquoi la tarification est gratuite la première demi-heure, modique la première heure (1 euro) et exponentielle les demi-heures suivantes Cette tarification répond très majoritairement aux besoins des parisiens puisque les locations sont de vingt minutes en moyenne, et seulement 10% des trajets dépassent trente minutes d'utilisation.
Installer un rétroviseur sur les guidons. Les motos et les scooters en ont, pourquoi pas les Vélibs ? La réponse de Decaux : Les Vélib sont des vélos peu ordinaires conçus pour être à la fois stable, maniable, sécurisant, robuste, et facile à utiliser par tous. Ils répondent de surcroit aux normes techniques réglementaires en vigueur avec un niveau d'équipements de qualité (éclairage à diode avant et arrière, freinage roller brake, vitesse moyeu Nexus, large panier, selle réglable et confortable, carters de protection, large roue à rayon, antivol, etc.)
Le rétroviseur est une idée intéressante qui malheureusement n'est pas viable en terme de maintenance car le verre qui est le seul matériau autorisé par la norme française, est aussi extrêmement fragile. L'utilisateur peut malgré tout se procurer ses propres accessoires comme le casque, le gilet, l'écarteur de danger ou un rétroviseur disponible dans le commerce.
Des pistes cyclables plus cohérentes Une mesure dont profiteraient aussi les autres cyclistes…La société Decaux n'a pas répondu à cette dernière idée, nous renvoyant au département voirie de la ville de Paris. Dès qu'elle aura réparé le pneu avant de sa bicyclette, Guillemette Faure fera un point sur les différents dispositifs qui existent pour faire cohabiter les vélos avec les voitures, les piétons, les bus… Elle attend déjà vos témoignages et vos photos sur le sujet.
Au final, Les réponses de l'équipementier urbain vous ont-elles convaincu ? A vous d'en débattre.
Lire aussi :
► Vos idées pour améliorer le Vélib
► Le Vélib est formidable, comme l'améliorer ?
- 19473 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






















53
(Pour réagir, connectez-vous)
De LeSultanDeBruni
. | 12H22 | 16/03/2008 |
A lire les réponses de Decaux : « avec le velib rien n'est possib » !
De romain13
15H04 | 16/03/2008 |
Faut pas exagérer, ok leurs réponses sont light, mais déjà ils sont bien sympa de répondre.
Decaux a gagné un marché public, dont le cahier des charges est rédigé très strictement par les équipes municipales.
En l'occurrence, cet échange est une preuve de bonne volonté de la part de cette société mais ils ne sont pas vraiment décisionnaires sur les contraintes imposées par de tels appels d'offres.
@+++
à romain13
De machinchose
17H44 | 16/03/2008 |
Cet échange, Romain13, s'appelle surtout une opération de com. Decaux a conclu un partenariat et a eu le bonheur de voir la mairie de paris céder à bien des exigences…
Donc non, on ne va pas s'émouvoir qu'une société réponde à trois petits points de la tendance « 60 million de consommateurs mais uniquement pour Paris » de rue89 (rooooohhh je plaisante). C'est tant mieux qu'elle le fasse et ça ne mange pas de pain.
D'ailleurs j'avoue que j'ai été surpris par les questions et que les réponses me paraissent la plupart du temps pour le moins … prévisibles. Je veux dire évidente. Je n'y vois pas vraiment de mauvaise volonté, simplement du bon sens. le plus souvent.
à machinchose
De romain13
01H44 | 17/03/2008 |
Cher riverain, pouvez-vous nous donner vos sources ?
Pour avoir participé à de nombreux appels d'offres, je peux préciser que d'une part le « partenariat » n'existe pas dans ce type de marché public et que d'autre part les contraintes sont fixées à la base par l'acheteur, pas par l'offreur…
Decaux a eu la chance de voir son dossier retenu face à Clear Chanel et n'a en rien fait « céder » comme vous le prétendez la mairie sur ses exigences…
Il ne faut pas dire tout en n'importe quoi sur les entreprises, on finira par penser que ce sont toutes des voleuses à force.
Enfin, sachez que Decaux doit verser 3,4 millions d'euros de redevance à la mairie pour exploiter les 1500 panneaux publicitaires*. Donc je pense qu'il serait temps de saluer l'investissement de nos entreprises dans les « bonnes idées » plutôt que de poursuivre dans la critique du système tout en continuant à remplir son réservoir de pétrole…
++
* (Source : le canard enchaîné)
à romain13
De Papillon de Guyanne
éxilé en cavale | 07H35 | 17/03/2008 |
Cher Romain,
En effet Decaux a remporte le marche face a Clear Chanel, qui est une compagnie americaine. Crois-tu sincerement que Paris aurais pu choisir une compagnie US (specialement cette annee la ! ) et rejeter le fleuron national qu'est Decaux ? ? ? Je ne dis pas qu'il y'a eu malversation mais j'ai un peu de mal a croire que le choix n'avait rien de biaise ! !
En plus il etait interessant d'apprendre qu'apres l'obtention du contrat de la ville de Paris, Decaux ai voulu faire une OPA sur Clear Chanel et rentrer sur le marche Americain pour l'obtention de contrats sur les grandes villes ! !
à Papillon de Guyanne
De Betagreg
Etudiant optimiste | 11H43 | 17/03/2008 |
Cher Papillon,
C'est Paris qui touche la redevance. Donc c'est de l'argent pour la ville, et les concitoyens.
Donc quelque soit le chauvinisme du maire, il a tout intérêt à priviligier Clear Channel si cette entreprise fait la meilleure offre.
Certes au niveau de la com », c'est un peu difficile à expliquer, mais la logique veut que la meilleure offre soit choisie.
Il me semble que Bombardier a ainsi été préféré à Alstom pour remplacer les trains de banlieue d'Ile-de-France. Il y a certes eu un tollé, mais cela montre qu'il est possible (et préférable dans certains cas) d'ignorer un champion français au profit des citoyens.
à Betagreg
De Papillon de Guyanne
éxilé en cavale | 02H16 | 19/03/2008 |
Oui et EADS a une grande chance de remporter le contrat avec l'Armee US pour les avions transporteurs ! !
Que la meilleure offre ait remporte le marche, je m'en rejouis et me met a rever moi aussi a un monde parfait ! ! Mais comment qualifie t'on la meilleure offre ? ? Le tarif ? ? Le service ? ? la valeur ajoutee a Paris ? ? Tellement de chose sont en jeu qu'il est tres difficile d'avoir un processus transparent pour l'obtention d'un tel marche ! !
Pour etre franc, j'etais tres content de voir que JCD avait remporte cette affaire (et pan ! sus aux ricains ! ! ) mais j'ai plus de doutes a croire que cela s'est fait objectivement ! ! !
à Papillon de Guyanne
De romain13
13H08 | 18/03/2008 |
Cher Papillon,
Comme le précise BETAGREG d'une part la « préférence pour des entreprises nationales » n'est pas autorisée dans les marché publics de cette envergure. Les états Unis viennent de signer un gros marché avec EADS par exemple…
Ce qui compte avant tout au regard de la loi c'est que l'offre soit économiquement la plus avantageuse et un marché comme celui ci, d'un montant aussi élevé est soumis à un nombre de règle très strictes, notamment, l'obligation d'une publicité au moins européenne.
Il me semble que les entreprises malhonnêtes sont assez nombreuses en France pour qu'il ne soit pas utile de salir des entreprises honnêtes avec des dires non vérifiés.
En conséquence, dans un soucis d'honnêteté, si vous pouviez étayer votre avis par des preuves tangibles et pas simplement des croyances ou suppositions, ce serait idéal.
Enfin concernant la volonté de s'attaquer à un marché international après un succès national… je ne comprends pas tellement en quoi cela vous gène ?
A-t-on en France un problème avec les entreprises qui réussissent ? ?
à romain13
De Papillon de Guyanne
éxilé en cavale | 02H45 | 19/03/2008 |
Cher Romain,
Ne me fais pas dire ce que je ne pense pas : je ne faisais reference qu'a ton post ou tu parle de « chance » pour Decaux d'avoir remporte ce marche.
Crois-tu que la chance a quelque chose a faire la dedans ? ? Es-tu si sur que toute obtention de marche de cette taille se fait dans une totale transparence et en toute objectivite ? ? Si tu es toi-meme dans le business, tu dois avoir eu des cas de conscience alors car tu sais comme moi ce que c'est que le lobbying et que ce n'est pas toujours la meilleure offre (en terme financier) qui remporte le Jackpot ! ! !
Quant aux preuves confirmant ce que j'avance : tu dois en avoir autant que moi pour etayer tes convictions : aucune ! ! !
Detrompes toi, je suis tres heureux que nos compagnies remportent des marches etrangers, je dirais meme que cela m'arrange…mais dans le cas de Decaux, je dis juste que sa tentative d'OPA s'est faite alors que le marche de Paris venait d'etre signe : crois-tu qu'ils auraient essaye s'ils avaient ete reboutes par Delanoe (ou plutot la Ville de Paris ! ) ? ? ?
à Papillon de Guyanne
De romain13
13H01 | 19/03/2008 |
Salut !
Etant donné que je n'avance aucune thèse sur la non objectivité des marchés publics je n'ai pas de « preuves » à apporter. C'est celui qui accuse qui doit étayer, le droit français prévoit la présomption d'innocence et la bonne foi par défaut… et en te lisant je me dis : heureusement… sinon on accuserait n'importe qui de n'importe quoi très facilement.
Tu nous donne ton avis et je ne parviens pas à comprendre quels faits peuvent te faire penser qu'il n'y aurai pas eu objectivité. Je suis tout à fait ouvert à t'approuver du moment que ce n'est pas un simple échange d'avis sans preuves.
Je ne dis pas que les groupes de pression n'existent pas, je dis que dans le cadre de ce marché il est évident, que toute corruption ferait très rapidement surface étant donné le nombre d'opposants prêts à sauter sur la moindre preuve (cf l'affaire Tiberi).
Pour l'OPA, je ne comprends toujours pas le problème. Oui le fait de remporter un gros marché permet de s'assurer un bénéfice suffisant pour faire une OPA sur un concurrent… Ca se fait tous les jours. Quand je gagne un gros client, je n'hésite pas à acheter un nouvel ordinateur pour mes équipes. C'est exactement le même principe.
Si Decaux n'avait pas gagné, ils n'auraient pas eu les ressources économiques suffisantes pour faire cette OPA… c'est logique et je ne vois pas ce que ça prouve par rapport à la validité du marché avec Paris…
à LeSultanDeBruni
De Un_autre_temps
16H28 | 16/03/2008 |
Un point positif, et ce que je dénonçais comme étant une « punition injuste », est que le délai d'attente pour prendre un autre vélib ait été supprimé lorsqu'un vélo est remis sur un point d'attache moins de deux minutes après avoir été retiré.
Il reste plusieurs remarques, dont un nouveau problème particulièrement dangereux.
Le problème : le nouveau systeme de tension de la chaine entraine (pour moi) un risque de chute important. Je m'explique, depuis que Decaux a modifié les velib pour que les chaines cassent moins, je suis très souvent confronté au syndrome du saut de pignon, je pédale normalement, et tout d'un coup la pédale « lache » et part dans le vide. Tout le poids du corps se trouve projeté vers l'avant ! C'est hyper casse gueule en toutes circonstances (montée, plat et surtout descente). J'ai perdu plusieurs fois l'équilibre, et je suis tombé une fois.
Les remarques :
. Concernant le signalement, Decaux écrit « Parce qu'un blocage systématique des vélos sélectionnés par les usagers ne peut pas être envisageable sans un contrôle terrain ». Et pourquoi ? Bien sur il n'est pas question de faire confiance à un seul usager et de bloquer tout de suite. Mais l'informtaitque permet de régler un seuil : si plusieurs (seuil à définir) *abonnés réguliers* signalent un défaut, pourquoi ne pas le prendre en considération ?
. La selle retourné : c'est pratique, visible mais de plus en plus des petits malins se réservent ainsi leur vélib. Et puis quand c'est la poignée de réglage de la selle qui est cassée ou la selle elle même qui est coincée à mort, et c'est plus fréquent qu'on ne peut le penser, on fait comment pour signaler ce problème ?
. La rotation des vélibs : récemment, trois soirs de suite, je n'ai trouvé aucun velib dans le quartier Panthéon/Luxembourg/Montparnasse après deux heures du matin. D'accord que Decaux ne puisse pas systématiquement régler le problème de prise d'assaut des stations du centre ville en après midi de week end ensoleillé ou e ndébut de soirée de week-end, mais en dehors de ces horaires, il faut visiblement largement étendre la régulation de nuit, et ne pas la cantonner aux stations de Montmartre !
. La santé : Decaux a fait la promotion via une de ces newsletters de l'effet bénéfique de la pratique du Vélib, avec à l'appui force témoignages de grands médecins spécialisés. C'est bizarre que les risques réels et forts dus à la respiration de la pollution soient totalement passés sous silence.
La mairie de Paris accompagne le développement des scooters en prévoyant des places de stationnement un peu partout. Mais avez vous déjà pédalé dans le sillage d'un scooter ? Ou attendu à un feu lorsqu'il y a trois scooters et une moto autour de vous ? C'est absolument irrespirable. Une odeur acre vous prend à la gorge, et vous envahit les poumons.
Or les poumons sont sollicités par l'effort et sont en pleine capacité respiratoire, à la recherche d'air, on est de fait beaucoup plus vulnérable.
Dans ces conditions pourquoi personne ne se penche sur l'obligation des pots catalytiques pour les deux roues ? Comment peut on à la fois encourager des gens à prendre le vélo, à faire travailler leur poumon, et dans le même temps ne pas prendre de mesures efficaces pour que d'autres ne viennent pas aggraver fortement la pollution de l'air ?
Les maires n'ont pas autorité mais peuvent mettre tout leur poids dans la lutte contre la pollution. Les filtres anti particules devraient être obligatoires sur tous les véhicules diesels, e les pots catalytiques, obligatoires sur tous les scooter. On a les technologies, alors utilisons les ! Rien ne justifie humainement qu'on s'en prive…
à LeSultanDeBruni
De Capasca
10H08 | 17/03/2008 |
J'ai utilisé le Vélib l'année dernière en été. Sublime ! C'est un véritable luxe de traverser Paris à vélo. Le seul inconvenient : Paris n'est pas plat ! Aussi une découverte interessante, impossible à faire en métro, voiture ou bus. Mais qui fait que, le soir, on en a plein les jambes… Vélib is your best friend.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 12H36 | 16/03/2008 |
Y a pas eu de question sur une quatrieme vitesse ? Parce que sur les faux plats qui descendent , ca mouline vraiment trop..
à Numerosix
De Natha
comédien | 00H42 | 17/03/2008 |
Entièrement d'accord !
Autant c'est chouette que l'engin ne nécessite pas une grande condition physique donc dispose d'un accès plus universel, autant des fois c'est franchement pénible de pédaler dans le vide.
De Hum
Etudiant bête et méchant | 12H58 | 16/03/2008 |
Je suis étonné qu'aucune question n'ait été posée par rapport aux vélib » volés. C'est une des choses qui m'irrite le plus. Croiser un vélib » tranquillement accroché à un poteau à 3h du matin.
De NicolasB
Lycéen à Paris | 13H21 | 16/03/2008 |
Le monde du Vélib » est un monde bien compliqué ! La plupart des idées n'ont pas été retenues mais Decaux répond avec des justifications claires, cohérentes, et précises. Je retiens que c'est surtout la maintenance et la partie technique qui pose problème pour réaliser ces idées.
En ce moment, je remarque que les stations Vélib » sont assez vides. Pourtant, à Paris, comme dans la plupart de la France, la saison chaude revient peu à peu. Certaines de ces bornes vides pourraient donc être dédiées aux vélos cassés. Ce ne serait que 2 à 3 trois bornes dépendant de la taille de la station. Cette idée-là - celle des bornes pour Vélib » cassés - est primordial car, actuellement, plus d'un quart des vélos de la Ville de Paris sont sois volés sois cassés. Et ce nombre va probablement s'accroître.
Pour la sécurité des usagers des Vélib », je suis bien d'accord avec Decaux qui dit clairement que la société ne peut pas y faire grand choses si ce n'est qu'ajouter des pistes cyclables. Concrètement, un rétroviseur se casse facilement, un casque (offert par la société Decaux) se perd facilement également. C'est donc aux usagers d'avoir leur propre matériel pour se protéger plus efficacement.
Améliorer le Vélib » est donc bien compliqué. Mais ça reste une manière très efficace d'explorer Paris !
De DBL8
Retraité | 13H22 | 16/03/2008 |
Les fabriquer plus lèges ce serait bien ! !
Car 27 kg … mettez-y l'assistance électrique.
De miresa
13H44 | 16/03/2008 |
j'apprécie que Decaux ait répondu mais …..
je me pose des questions car dans ma rue Decaux a installé 2 stations consécutives en juin , plus de 40 places( l'installation a d'ailleurs bloqué la rue pendant un mois) et je constate qu'une autre société démonte les 2 stations , creuse à nouveau la rue, a enlevé toutes les bornes pour en monter d'autres , rebloquant la rue depuis un mois et ce n'est pas fini. Et pendant tout ce temps pas de velib dans le quartier ! ! !
« faire et défaire c'est toujours travailler » me direz vous.
Qui paye ? ? ?
ma foi, c'est peut être pour ça que Decaux répond , il n'aurait plus le monopole ? ? ?
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 14H47 | 16/03/2008 |
Et personne pour oser dire que ces vélos sont la chose la plus laide qu'il soit donné de voir dans les rues de Paris ?
à compte supprimé 22
De organe_dhonneur
15H31 | 16/03/2008 |
En matière de design, on est effectivement en panne. Un peu de minimalisme et de simplicité auraient été le bienvenu.
Cela dit, il y a BEAUCOUP de choses plus laides que les vélibs à paris.
à organe_dhonneur
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 16H58 | 16/03/2008 |
Ha ça OUI alors ..A commencer par les panneaux Decaux !
J » aime bien les Vélib tout gris , ca fait un peu société communiste sympa ..
à Numerosix
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 19H43 | 16/03/2008 |
Oui, le gris, José Paldir, mais c'est vrai que ça rappelle les Trabant.
Ce qui me choque c'est surtout le guidon, qu'on dirait volé au squelette d'un tricératops atteint de ramollissement osseux.
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 14H51 | 16/03/2008 |
Le vrai nom du Vélib,en fait, c'est Pas Possib. Merci pour votre participation.
Si tu veux rien de nouveau
tu demandes à Decaux.
Et si tu veux quelque chose d'autre
il t'expliquera comment t'en passer.
à Jonas2
De Herve Nantes
18H02 | 18/03/2008 |
Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais. Velib est un système remarquable, et pour les optimisations à la marge, il est très français de se polariser la-dessus pour dénigrer.
J'ai passé 8 ans en tant que cadre sup dans cette belle maison et la réussite de Velib aujourd'hui ne me surprend pas. Il fallait toute la rigueur et la culture de cette entreprise pour en faire le succès que l'on sait à l'échelle que l'on constate.
« Les pessimistes sont des spectateurs » est une phrase que Jean-Claude Decaux affectionne particulièrement et qu'il aimait sortir au bon moment dans une réunion. Des spectateurs qui regardent passer les vélibs, bien sûr.
De organe_dhonneur
15H29 | 16/03/2008 |
Intéressant.
Mais ce que j'aurais aimé essentiellement, c'est que les bornes aient la même interface que les bornes RATP avec un écran unique, une « roue » et une ergonomie bien meilleure que les stations velib. Où l'on doit passer 12 écrans en passant de écran à carte bleue pour faire des opérations. Sans parler du choix bizarre des touches à composer etc.
Pitêt pour vélib 2.0 ?
Ah, et mettre une voiture spéciale montmartre puisqu'il n'y a juste jamais de vélibs, là. Paresseux, les parisiens.
à organe_dhonneur
De Un_autre_temps
18H39 | 16/03/2008 |
Et un plan actualisé en permanence sur un écran Oled de taille raisonnable, pour enfin savoir où il y a des stations disponibles pour raccrocher (ou prendre) un Vélib.
Un écran moderne, assez grand, multitouche (pour zoomer dézoomer, faire bouger la carte instinctivement et rapidement).
Les bornes actuelles sont issues de l'esprit du minitel, alors vivement la version 2, en effet !
De Gombrich
15H30 | 16/03/2008 |
Oh c'est beau une entreprise aussi coopérative ! Qui répond si bien aux gentilles questions des gentils internautes ! Gentils internautes qui n'ont pas songé à poser à Decaux la question qui fâche : et comment améliorer les conditions de travail des employés de Cyclocity, l'entreprise qui gère les réparations et la maintenance du dispositif ?
Parce que les salariés de Cyclocity, ils ont grandement besoin de voir leurs conditions de travail améliorées… Pour info :
- Plus d'une dizaine de licenciements depuis le début de l'année 2008, avec des motifs comme la couleur des chaussures, une pause supérieure à 30 mn, …
- Des salaires de misère, des primes non payées, …(un salaire d'environ 1000 euros net)
- Des conditions de travail très pénibles, par ex. un régulateur peut porter jusqu'à 4500 kilos par jour !
- Des camionnettes (transportant les vélos) qui ne respectent même pas les engagements écologiques du contrat initial et qui sont en plus dangereuses,( de nombreux conducteurs ont été verbalisés)
- Et pour couronner le tout, la plupart des salariés qui vont de borne à borne sont obligés de se déplacer en vélib !
Mais tout cela n'intéresse pas grand monde, puisque seul compte le fait que les Parisiens aient un vélib en bon état, en bas de chez lui et bien sûr disponible. Quel triste monde !
Cordialement
à Gombrich
De organe_dhonneur
15H34 | 16/03/2008 |
Heu… Les goudronniers ont une espérance de vie de 10 ans et bossent dans des conditions démentes depuis longtemps, tout le monde s'en fout.
Vous allez passer des messages pour chaque profession difficile ? Mettre des mots sur votre boulangerie parce que le boulanger dort pas la nuit ?
Oui, cyclocity c'est pas le paradis, cela dit j'ai plein d'amis qui sont contents de faire ça en temps partiel et qui s'attendent pas à être payés 4000 euros pour réparer des vélos.
à Gombrich
De Vê
17H10 | 16/03/2008 |
Très étonné que Rue89 ait à faire avec ce genre de personnage qu'est Decaux…
Tout à fait d'accord avec Gombrich, cet homme est un vrai requin,les abris bus c'est lui aussi et ce n'est pas qu'en France, ses marchés sont internationaux et pas très clairs… quant aux conditions de travail c'est l'horreur !
J'avais vu un reportage sur cet homme, de quoi faire frémir…
à Vê
De machinchose
17H52 | 16/03/2008 |
en ce moment rue 89 c'est la décomplexion, la révolution change de mains, Hirsh, NKM, Dati, Decaux (hé hé ! )… heureusement qu'il reste le cabinet de lecture. On appréciera que les questions qui dérangent ne sont pas à l'ordre du jour pour le velib…
Ceci dit, j'en conviens ce n'est pas l'objet de l'article. Mais Decaux se montrerait il aussi coopératif si les journalistes faisaient de articles éventuellement critiques sur le partenariat decaux - mairie de paris par exemple ?