La désignation des conseillers généraux, acteurs sociaux numéro un en France, se déroule dans une quasi indifférence.

Connaissez-vous votre conseiller général ? La réponse est généralement non. Logique, les élections cantonales ne sont pas les plus médiatiques, c'est le moins que l'on puisse dire. Le pouvoir départemental semble laisser tellement indifférent que la proposition par la Commission Attali de le supprimer n'avait d'ailleurs pas soulevé les foules, dans un sens comme dans l'autre.
Les résultats du premier tour des élections cantonales, qui s'est déroulé dimanche dernier en même temps que les municipales, n'ont pas non plus été très relayés. La gauche, qui est pour l'heure à la tête de 51 des 101 départements, est pourtant en train d'accroître sa majorité. François Hollande entend rafler cinq ou six conseils généraux à la droite :
« Nous avons gagné le premier tour des cantonales avec 48% contre 41% à la droite. Il faut maintenant gagner le second. Sarkozy a dit qu'il entendrait le message des Français. Alors, il faut que les Français se fassent entendre. »
Reste que cette portée nationale qu'entend donner le Premier secrétaire du PS à ces élections locales est l'une des principales raisons de la confidentialité dans laquelle se déroule ce scrutin. Sept clés pour comprendre.
Les médias
La faute aux médias d'abord. C'est en tout cas ce que répondent les interlocuteurs interrogés sur le sujet, comme Brice Teinturier, directeur du département Politique et Opinion de TNS Sofres : « Il faut avant tout poser cette question aux journalistes. »
Si les rubriques « municipales » pullulent dans les journaux, point de rubrique « cantonales », ou au mieux au sein de la première. Et Rue89 ne fait pas exception. Explication non négligeable : la plupart des rédactions nationales sont basées à Paris, où il n'y a pas d'élections cantonales, le Conseil de Paris faisant office de conseil général.
Le scrutin
La dénomination elle-même est floue : les élections cantonales décident de qui dirigera le département. De fait, l'institution qui dirige le département n'est pas le conseil départemental, mais le conseil général. Et les conseillers généraux représentent chacun un canton. Enfin, un canton peut regrouper plusieurs communes en zone rurale, alors que plusieurs cantons peuvent correspondre à une commune en zone urbaine.
La complexité de ce scrutin uninominal majoritaire à deux tours ne favorise pas non plus la visibilité de ces élections qui ont lieu au suffrage universel direct : le conseil général est renouvelé par moitié tous les trois ans.
Le couplage des élections
Pour éviter que l'abstention ne soit trop importante et pour ne pas multiplier les périodes de campagne électorale, les cantonales sont systématiquement couplées avec une autre élection. Le renouvellement des conseillers régionaux s'effectuant par moitié tous les trois ans, les cantonales se déroulent en même temps que les élections régionales ou celles municipales.
« Le couplage avec les élections municipales se fait au détriment des cantonales dans leur médiatisation », relève Brice Teinturier, particulièrement dans « les centres urbains » :
L'image des élus
Faute de médiatisation, la représentation des élus auprès du public est brouillée. Pour Jean-Philippe Roy, maître de conférences de science politique à l'Université de Tours :
« Les conseillers généraux sont souvent perçus comme des élus qui sont plutôt barbus, un peu bedonnants, des sortes d'illustrations de la IIIe République. »
Or, selon l'auteur de « Etre conseiller général au XXIe siècle » (Editions Demeter), leur profil a évolué :
Des compétences inconnues
Echelon de pouvoir peu connu, le département n'en a pas moins un budget important et des compétences étendues. Compétences qui ont d'ailleurs augmenté plus encore avec la loi de décentralisation du 13 août 2004. Mais les nombreuses compétences partagées avec l'Etat, les régions, voire les communes, les rendent moins directement visibles.
Les conseils généraux gèrent pourtant seuls le RMI (Revenu minimum d'insertion). L'action sociale, dont ils sont l'acteur numéro un en France, représente environ 60% des budgets départementaux. Autre attribution : la gestion des routes départementales et nationales d'intérêt local, la gestion des ports maritimes de pêche et de commerce, des collèges, l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) ou encore la gestion du FSL (Fond solidarité pour le logement).
Les candidats
Sur 2020 cantons renouvelables cette année, 8520 candidats se présentaient. Un chiffre en baisse notable (-26%) par rapport à 2001. « Des niveaux proches de ceux des années 1970 », note-t-on au ministère de l'Intérieur.
Et les candidats en lice ne permettent pas forcément de mettre l'accent sur les enjeux locaux. En effet, les nouveaux et médiatiques prétendants entendent obtenir ou faire perdurer une stature nationale. C'est le cas à droite, avec la candidature de Jean Sarkozy, le fils du Président, qui ne devrait pas tarder à se sentir à l'étroit dans les Hauts-de-Seine.
Mais c'est aussi le cas à gauche avec les candidatures de François Hollande (Corrèze), Claude Bartolone (Seine-Saint-Denis) ou Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire). Ce dernier ne le cachait d'ailleurs pas dans sa lettre de déclaration de candidature écrite en décembre :
« Cette candidature est d'abord un acte de résistance à la montée de l'absolutisme sarkozyste. (…) L'organisation d'une opposition nouvelle, à la fois résistante et constructive, nécessite que nous concentrions à notre tour nos forces territoriales, pour leur donner du poids à l'échelle nationale. »
Les électeurs
Les électeurs se sont également moins mobilisés au premier tour des cantonales 2008 qu'à celui de 2001, même si l'écart est faible (64,89% contre 65,48%). Il s'agit d'abord de la conséquence des points précédents, mais les électeurs aussi semblent se détourner des véritables enjeux locaux pour envoyer un message national. Pour Jean-Philippe Roy, « ils ont utilisé ces élections locales comme un substitut à la cohabitation » car « les Français aiment la cohabitation » :




















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De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H34 | 14/03/2008 |
Sur le désintérêt habituel que suscitent les élections cantonales, il y aurait peut-être une raison en plus de celles que vous pointez : les limites d'un canton sont souvent très mal connues, le canton n'est qu'un espace fictif. On pourrait presque dire qu'on n'habite un canton qu'au moment de l'élection de son conseiller général.
C'est l'une des raisons qui plaide en faveur de la proportionnelle pour l'élection des Conseils généraux. Le problème serait que, pour le coup, les cantons ruraux risqueraient de se trouver véritablement marginalisés là où ils sont plutôt surreprésentés à l'heure actuelle. (Bien entendu, à en croire Attali, la question pourrait être tranchée de manière plus radicale.)
D'autre part, j'ai entendu plusieurs commentateurs souligner que la participation avait été meilleure pour les cantonales que pour les municipales (ce que j'ai pu vérifier, à ma grande surprise, dans mon bureau de vote).
Qu'en est-il précisément au niveau national ?
à thierry reboud
De fatalyst
23H26 | 14/03/2008 |
D'accord, les cantons sont dans le « programme » de vote mais c'est tout ! ! ! ! ! Que font-ils au quotidien ? ? on c'est pas ! ! ! (enfin, je ne sais pas).
La faute aux journaliste ? ? ? Pourquoi ? ? ? C'est à eux de « colporter » la bonne parole électoraliste ? ? ? Facile de trouver des arguments du niveau d'un bulots,(puisqu'à chaque fois qu'il y a un problème d'ordre politico/financier, on ressort la vielle artillerie).
C'est à nos politiques de nous faire aimer leur « métier » et non pas l'inverse…..
J'ai toujours eu du mal à différencier un conseil régional, d'un conseil général. Vous M. Reboud, qui paraissez plus éclairer que moi, pourriez-vous SVP me donner quelques explications. Pensez-vous qu'il n'y a pas trop d'élus en France (député ; sénateur ; maire…. ? ? Merci d'avance : -)
Je suis à Bordeaux et c'est vrai que les cantons n'attirent pas les foules (peut-on dire d'un élu qu'il est « cantonnier » ? ? ? parce que cantonnier on y reste ; -).
Bon vote à tous et à toutes…….
à fatalyst
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 09H17 | 15/03/2008 |
Bonjour Fatalyst.
A très gros traits : le département est chef de file en matière d'action sociale et la région se préoccupe plutôt de développement économique et d'aménagement du territoire (sans avoir le même statut de chef de file).
On envisage pour la région une responsabilité de coordination des politiques dépatementales et inter-régionales, mais nous n'en sommes pas encore là.
(Merci à ma compagne et à son esprit de synthèse.)
à thierry reboud
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 23H42 | 14/03/2008 |
@ Thierry Reboud et Fatalyst,
je crois que la presse NATIONALE y est pour beaucoup…
il faut se pencher sur la régionale ou la locale.
il me souvient d'un temps (certes fort lointain) où, voyant un conseiller général (et non un « cantonnier ») vieillir, je préparais une nécro pour Le Monde. c'est certes morbide, mais c'est toujours bon à conserver au frigo au cas où… car dans ce journal, que je ne lis plus de façon quotidienne comme durant les cinq longues années où j'y pigeais, on annonçait les morts, afin de préparer les élections, donc un éventuel rééquilibrage… du département.
car voilà à quoi sert une élection cantonale !
évidemment, si le département disparaissait, cela changerait la donne.
je vois Thierry parler d'agglos. c'est certes bien organisé (la plupart d temps) mais cela fait des élus en plus… et la façon de les voir n'est pas la ême.
l'exemple parisien est le pire… entre le travail de fond effectué depuis 2001 par le communiste Pierre Mansat (dont la plupart des maires de droite, y compris celui de Neuilly), les réflexions de l'ex-UMP Jean-Luc Romero, celleS des Verts, et celle du président de la République (l'ancien maire de… Neuilly ! ), les avis divergent. Et, comme disait Desproges, c'est beaucoup !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 09H21 | 15/03/2008 |
Bonjour Fabien.
J'avais un peu la même idée que toi, sur le peu d'intérêt de la presse nationale qui serait contrebalancé par la presse locale.
A l'usage et à Lyon, je dois bien dire que ni Le Progrès, ni France 3 Rhône-Alpes ne me paraissent avoir fait preuve d'un très grand zèle sur le sujet. (Avec un bémol de taille toutefois : je reconnais que je ne lis pas Le Progrès, ni ne regarde France 3 avec une énorme assiduité.)
à thierry reboud
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 12H27 | 15/03/2008 |
Salut Thierry,
2 articles régionaux en tout et pour tout :
http://www.lyoncapitale.fr/index.php ? menu=02&article=4924
http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/03/dans-le-rhne-lu.html
Le progrès a balancé les chiffres, point-barre.
France3, aucune idée…
à françoise.V
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H10 | 15/03/2008 |
Salut Françoise.
Et encore, concernant le Progrès, il n'a donné (à ma connaissance) que les chiffres des deux qualifiés pour le second tour. Pour connaître les résultats des autres candidats (Verts, PC, FN ou Modem), en tout cas le lendemain, c'était macache.
Quant aux résultats des cantons dans les départements limitrophes (genre Bourgoin, Vienne ou Rive-de-Gier), rien du tout que dalle nada. Ce qui ne faisait effectivement pas lourd…
à françoise.V
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H04 | 15/03/2008 |
@ Françoise et Thierry,
désolé de n'être point Lyonnais…
mais la Gastounet n'a pas fait Paris au même moule que Lyon et Marseille…
les résultats sont-ils bruts de décoffrage ou avec explications ? Y a-t-il, tous les trois ans, à l'issue du second tour, un décryptage ?
merci. pour ne pas encombrer le site, si ça n'intéresse personne, vous pouvez me répondre en privé…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
(juste sous la photo, il y a un « Ecrivez-moi »)
à thierry reboud
De sum sum
06H38 | 15/03/2008 |
J'ai réussi à avoir quelques chiffres sur ces élections cantonales. En effet, le taux de participation fut meilleur. 61% pour les municipales et 67,56% pour les cantonales. En ce qui concerne l'évolution par rapport aux précédentes élections, tu peux jeter un œil ici :
http://respublica-sum.over-blog.com/
Quant au peu d'intérêt que suscitent ces élections… Je dirais qu'il y a moins de candidats « charismatiques » donc moins télégéniques (médiagénique ? ) donc moins intéressant pour les médias.
Sans crever les plafonds, on voit que le taux de participation n'est pas mauvais et c'est cela qui est important.
à sum sum
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 10H12 | 15/03/2008 |
Bonjour Sum Sum.
« Quant au peu d'intérêt que suscitent ces élections… Je dirais qu'il y a moins de candidats “charismatiques” donc moins télégéniques (médiagénique ? ) donc moins intéressant pour les médias. »
Peut-être y a-t-il là un premier effet du non-cumul des mandats qui entraîne une redistribution dans la course aux sièges.
PS : Et merci pour les chiffres de participation !
à thierry reboud
De bidule
09H22 | 16/03/2008 |
Assesseur dans un bureau de vote d » une banlieue du Sud-Ouest j'ai pu constater un différenciel de six suffrages exprimés entre le bureau des municipales et celui des cantonales alors que les électeurs passaient automatiquement devant.
Cela me fait craindre un abstentionisme important dans les bureaux ou seul demeure un second tour pour élire le conseiller général, ce qui est le cas dans mon bureau .
Cela me fait dire que l'incertitude reste majeure s'agissant de candidats mathématiquement en tête par addition des reports de voix .
Tout va dépendre du côté d'ou viendra le plus grand nombre d'abstentions ou de votants .
à thierry reboud
De bidule
09H51 | 16/03/2008 |
Je crois que les personnes d'un certain age et dont je fais partie restent sur les schémas anciens ( national,départemental et communal )
Le régional/cantonal n'est pas intégré de la même façon et avec la même clarté .
Les départements nous ont été inculqués dès l'école et si les cantons ne le sont pas ( ce que j'ignore )cela est dommage .Les cantons peuvent représenter plusieurs communes et leur découpage ne me semble pas plus difficile à intégrer que celui des communes ou des départements .Encore s'agit il de simplement les enseigner ce qui me parait plus utile et moins traumatisant que l'adoption d'un enfant mort de la Shoah .
Il faut se rendre compte que l'essentiel de la gestion publique se trouve au Conseil Général dont les budgets colossaux concernent l'éducation, la solidarité et la réalisation des infrastructures majeures .
Si cela ne nous intéresse pas je crois qu'il y dès lors des questions à se poser sur notre citoyenneté .
à bidule
De adrak
12H09 | 20/03/2008 |
J'ai appris le découpage administratif de la République en classe de 5ème, en cours d'éducation civique. Mais depuis, plus étudié et bien oublié à vrai dire (j'ai 25 ans aujourd'hui).
Au fait, les cours d'éducation civique existent encore au collège ? Si je me souviens bien, c'était une heure tous les 15 jours, cours dispensé par ma prof d'histoire-géo.
Ces cours étaient trop statiques, trop factuels, et ont moins contribué à l'élaboration de ma conscience citoyenne que les cours d'histoire (puis de philosophie).
De layote
20H34 | 14/03/2008 |
La seule chose qui m'interpelle dans cette élection c'est qu'un gamin de 21 ans qui n'a jamais bossé de sa vie soit élu conseiller général.Le tout dans un fief acquis d'avance.Et après cela nous allons essayer d'inculquer à nos enfants la valeur travail ? ! ! ? ? Foutage de gueule…Moi je ne supporte pas de le voir ce gamin se la pêter avec ses airs arrogants…
à layote
De Le requin rouge
20H44 | 14/03/2008 |
bien vu !
nombre d'entre nous seraient bien plus aptes à s'intéresser au devenir de ses riverains. Il est la caricature même de ses ancêtres.
à layote
De juliettelucie
Agitée du bocal | 21H16 | 14/03/2008 |
Et alors ? Il y a pas mal de monde de 21 ans qui n'a jamais bossé - ça s'appelle faire des études supérieures, il n'y a pas de quoi en rougir. Il n'y a pas de condition à l'éligibilité, en dehors de la nationalité et de la majorité.
En Allemagne, la plus jeune députée a 23 ans. Elle est toujours étudiante. Vous ne croyez pas qu'il n'est pas plus mal que les jeunes et les étudiants, complètement sous-représentés, prennent l'initiative et aillent de l'avant ?
Que vous ayez quelque chose contre le programme de Jean Sarkozy, pas de problème. Argumentez sur le fond autant que vous voudrez, je serai certainement d'accord avec vous. Mais lui reprocher son age, c'est entrer dans la catégorie vieux con.
à juliettelucie
De Fuel_Injected
21H32 | 14/03/2008 |
A 21 balais c'est papa qui l'installe en fait ou sinon, il serait pas à ce poste, mais bien ailleurs à glandouiller dans sa banlieue bling-bling !
En fait, être députée à 23 ans et étudiant, faut avoir une sacrée ressource pour assumer le tout et c'est là le problème en fait !
Je crois que nous avions l'exemple de Julien Dray, le plus jeune député français également mais pas d'activité harassante à côté de ce poste !
à juliettelucie
De layote
22H15 | 14/03/2008 |
Tout autre quidam qui se serait représenté sans expérience quelques semaines avant l'élection n'aurait d'une part certainement pas reçu l'investiture mais en plus n'aurait pas été élu.Et ce tout simplement car dans un tel cas la crédibilité n'est pas au RV.S'il a été élu c'est uniquement parce que personne n'a osé s'opposer à son investiture (fils de oblige)et car il était en terrain conquis…C'est cela qui est choquant et d'autant plus chez un jeune de 21 ans qui prend des grands airs comme si la politique lui était familière alors qu'il commence sa vie d'adulte.Quelle image de la politique ! ! ! .
Quant à la jeunesse je ne demande que cela qu'elle s'exprime et s'investisse en politique mais pas de cette façon .
C'est la relève .Pour moi à vous lire il est peut être temps de raccrocher (à 43 ans allez savoir ! ! ! )
à layote
De Fuel_Injected
22H32 | 14/03/2008 |
Perso, j'avais bien compris dès le 1er post que vous n'avez rien contre la jeunesse !
Pis, qu'est-ce qui va en foutre de ce siège ce pôvre'jeune'con ? Juste un tremplin pour l'avenir et s'en mettre plein les fouilles sur tout ce qui bouge !
Un mauvais exemple pour la jeunesse car ça devient la star'ac politicienne !
à layote
De juliettelucie
Agitée du bocal | 22H42 | 14/03/2008 |
Dans ce cas là, pourquoi l'attaquer sur son âge et non pas son manque de programme ou son opportunisme ?
à juliettelucie
De fatalyst
23H32 | 14/03/2008 |
Programme+age+opportunisme= Bling Bling ; SORRY ! ! ! !
à juliettelucie
De in girum
01H09 | 15/03/2008 |
juliette et lucie, il ne s'agit pas de son âge, personne ne l'attaque ( ! ) « sur » son âge, mais on peut trouver normal de dénoncer l'arrogance sans vergogne d'un fils à papa héritier d'une ville quasi privée. it sucks …
à in girum
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 10H40 | 15/03/2008 |
Et n'oubliez pas ce qui est symboliqument le plus choquant, même si ça ne concernait, au départ, qu'un banal accrochage de la circulation : le coup du scooter.
Voilà quelqu'un qui vit cinq sur cinq les principes de son milieu : je suis de ceux qui font les lois et les imposent aux autres, mais se torchent avec.
Si c'était déjà choquant qu'il n'ait jamais accordé la moindre considération à l'automobiliste qu'il a percuté (et que son père, vous savez, celui qui tonne contre le laxisme des parents, ne l'ait jamais obligé à assumer), ça l'est encore plus de voir qu'il prétend être un élu de la République, quelqu'un d'en principe (hihihi) exemplaire.
Nicolas et son Jean, beaux 68tards : vivre sans temps mort, jouir sans entraves.
à layote
De Crr
09H31 | 15/03/2008 |
Ce qui est important avec Sarkozy n'est pas son âge : qu'une jeune de 21 ans engagé dans la politique, les syndicats, les assos, de manière très active depuis son adolescence se présente et gagne ne me choque pas, surtout pour siéger dans une assemblée, au sein d'un groupe (l'ump en l'occurence).
Dans ce cas, il s'agit du fils Sarkozy qui décide un jour de faire comme papa. Il n'a qu'à dire, je suis candidat pour être élu à Neuilly. Les neuilléens auraient élus jusqu'au caniche de Nicolas Sarkozy s'ils avaient seulement pu vérifier l'authenticité de son tatouage.
Balkany à Levallois Perret, Jean Sarkozy dans les Hauts de Seine, Le caniche de sarko à Neuilly, ce sont les mystères de la démocratie élective.
à juliettelucie
De interrogatif
poseur de question à rennes | 12H13 | 15/03/2008 |
« Et alors ? Il y a pas mal de monde de 21 ans qui n'a jamais bossé - “ Pas dans mon monde juliettelucie ! Vous savez le monde de la France d'en bas…Celle qui se lève tôt pour aller travailler ; ) Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un papa qui habitait à Neuilly et qui a réussi (Président la République) qui peut financer vos études.
Beaucoup d'étudiants doivent travailler de la 1ère année d'études supérieures pour pouvoir (sur)vivre ! Vous ne devez pas vivre dans le même monde que moi et d'autres pour pouvoir se passer de travailler en étant étudiant…Tant mieux pour vous…Vous pourrez vous consacrer à 100% à vos études !
à juliettelucie
De Lucius Sergius
28239
Citoyen | 15H26 | 16/03/2008 |
« Il y a pas mal de monde de 21 ans qui n'a jamais bossé - ça s'appelle faire des études supérieures »
Certes, mais la politique ne doit pas aussi être une porte de sortie réservée aux nantis qui on a du mal à suivre des études à un niveau normal pour leur âge…
On peut déjà difficilement considérer que dans notre beau pays, en général, ce sont les compétences qui donnent le poste, c'est plutôt le contraire comme dans l'ex-URSS mais façon « piston bourgeois » ; là c'est carrément une démonstration par l'exemple qu'il vaut mieux être « fils de » que travailleur.
On peut imaginer pourquoi dans les écoles on a dégagé les images d'Epinal montrant Charlemagne félicitant les bons élèves pauvres et réprimandant les riches fainéants. L'instituteur qui ressortirait ça risquerait des poursuites de la part de familles « comme il faut »…
Il faut dire qu'avec les réformes scolaires imposées par le haut à grand renfort de démagogie, l'émergence d'« écoles » ou d'« instituts » supérieurs de… » , bien privés et au niveau inconsistant (qui ne sont en réalité que des marques déposées qui se payent très cher où on se retrouve entre gens se comprenant bien), et la cooptation généralisée, les pauvres ne risquent vraiment plus d'attraper le moindre ascenseur social.
Et pour ceux, très hargneux et un minimum doués, qui passeraient tout de même les sélections malgré les chausse-trapes, il manquera finalement toujours le carnet d'adresse et le bénéfice du népotisme. On leur dira toujours : « vous êtes trop diplômé » ou encore « les études ça ne sert à rien » (expression favorite de ceux qui ont été placés par les copains, la mafia ou la famille, et qui n'en ont pas fait). Quand ce n'est pas « vous n'avez pas d'expérience » lors de leur recherche d'un… Premier job.
Et s'ils sont pris un jour ça sera pour, jusqu'à point d'heure ou au détriment de leur santé, faire le boulot que les « placés » sont bien incapables de réaliser (mais ils s'en attribueront bien-sûr la gloire) tout en étant mal payés.
Parfois c'est à se demander s'il s'est bien passé quelque chose en 1789…
Delenda Carthago
à juliettelucie
De adrak
12H21 | 20/03/2008 |
C'est plus sa paternité et sa manière de l'instrumentaliser qui gêne, surtout quand le père a été élu grâce à un discours attrayant pour tous ceux qui bossent dur.
A 21 ans, ce « fils de » ne peut se prévaloir d'une grande expérience de la vie, et ce n'est pas très malin de sa part de compenser en utilisant les réseaux et le soutien de son père. Ce côté trop politicien, trop roué, efface d'autres traits qu'il aurait pu mettre en valeur : l'enthousiasme de la jeunesse, la volonté d'agir en politique pour se construire ses propres convictions politiques après avoir observé ses proches…
à layote
De pierrot123
09H01 | 15/03/2008 |
D'accord !
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H36 | 14/03/2008 |
« Explication non-négligeable : la plupart des rédactions nationales sont basées à Paris, où il n'y a pas d'élections cantonales, le Conseil de Paris faisant office de conseil général. »
A l'époque où il n'y avait pas d'élections municipales à Paris, il me semble qu'elles étaient tout de même assez largement suivies par des rédactions dont les sièges n'étaient pas moins parisiens, non ?
à thierry reboud
De skalpa
actif et militant ? | 12H01 | 15/03/2008 |
Peut-être que certains croient qu'on élit les cantonniers ?

http://kprodukt.blogspot.com