Le dernier "poilu" allemand, lui, est mort dans l'indifférence

(De Berlin) La France s’apprête à rendre hommage au dernier combattant de la Grande Guerre, Lazare Ponticelli, décédé mercredi à l’âge de 110 ans, lors d’une messe aux Invalides, à Paris lundi. La presse a largement couvert sa disparition, avec force nécrologies, pimentées de tous les épisodes tragiques qu’il a pu traverser au cours de sa longue histoire.

Erich Kästner (DR).Mais en Allemagne, la mort au début de l’année du dernier soldat de la Grande Guerre, Erich Kästner, à l’âge de 107 ans, est passée quasi inaperçue, reléguée dans quelques rubriques des pages intérieures des journaux. Cet obscur monsieur Kästner était le dernier soldat du IIe Reich à s’être battu dans les tranchées de la guerre de 14-18.

Cette étonnante discrétion n’est pas due à manque d’intérêt du public germanique pour une guerre si déterminante dans l’histoire de l’Allemagne. Aussi étonnant que cela puisse paraître dans ce pays où tout est organisé et réglé comme du papier à musique, personne n’a établi ni n’a tenu une liste nominative et exhaustive des vétérans de la Grande Guerre.

Ni le ministère fédéral de la Défense, ni les nombreuses association de soldats, ni les musées, ni les centres de recherche pourtant spécialisés sur la période, aucune de ces institutions dévoreuses de budgets et remplies jusqu’à la gueule d’archives en tous genres, n’a eu l’idée de recenser un par un tous les soldats du Kaiser Wilhelm II!

Tout juste trouve-t-on des fiches éparses et des notices biographiques incomplètes sur une génération considérée depuis longtemps comme une génération perdue. Si tellement évanouie dans la Somme et dans la Marne, qu’à l’exception de Wikipedia qui consacre une notice à Erich Kätsner, la mémoire « collective » allemande l’a définitivement rayée de son champ de référence. Seuls quelques rares passionnés de l’histoire de la Grande Guerre ont déploré que son témoignage n’ait pas été recueilli à temps.


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skalpa | actif et militant ?
12H22 14/03/2008

C’est ça la guerre, on glorifie les gagnants et humilie les perdants..
Et comme disait Prévert:

http://kprodukt.blogspot.com

 
14H08 14/03/2008
 
16H21 14/03/2008
 
daniel machet | prof
11H55 15/03/2008

La mort, tu n’y peux rien; le temps qui passe, tu n’y peux rien; le temps qu’il fait, tu n’y peux rien; la jeunesse, la vieillesse, tu n’y peux rien; la maladie qui t’attrape, tu n’y peux rien. Toutes ces choses ne dépendent pas de nous. En revanche, pour ce qui est de la guerre…
Il ne me semble pas que ne pas vieillir nous rendra plus humains, que ne pas mourir nous rendra plus humain, que ne pas subir les foudres du temps nous rendra plus humains,que ne pas subir de maladies nous rendra plus humains. En revanche, ne pas faire la guerre…

 
Pentelique | consultant biotechnologie
12H27 14/03/2008

110 ans, 108 ans on croit rêver, comme si la guerre permettait de faire de vieux os !
Oui,quelle connerie !

 
14H00 14/03/2008

eh oui à l’ouest rien de nouveau….Erich Maria

 
12H31 14/03/2008

Et comme disait Napoléon, seuls les vainqueurs écrivent l’Histoire !

 
13H01 14/03/2008

non, l’histoire est aussi écrite par cet allemand!
Voir « ah dieu que le guerre est jolie »… cela vous instruira.
14/18 :
Il n’y a pas de vainqueur, il y a des morts!
Je ne vous ferai pas un cours sur les conséquences du traité de Versailles.

 
enzo2A | surfeur
15H53 14/03/2008

Yes MARIE , la guerre ne produit que des perdants !

 
kestiontoi | travailleur forcé
21H28 14/03/2008

Vous en êtes sûr?
Vous oubliez sans doute les véritables raisons des guerres?
Les industriels de l’armement ont-ils fait faillite?
La « fameuse revanche » n’avait d’intérêt que pour certains. Qui???

 
Friru89 | Optimiste non convaincu
12H32 14/03/2008

Pourquoi ne pas étendre l’hommage que l’on va donner aux poilus français suite à la disparition de M Ponticelli (qui a également combattu sous les bannières italiennes), à l’ensemble des poilus toutes nationalités confondues?
Ils étaient tous des victimes de cette « sale guerre » (c’est un pléonasme!)…

 
kestiontoi | travailleur forcé
21H33 14/03/2008

Un hommage pour quelle raison?
Hommage en l’honneur de la guerre et de l’héroïsme?
Ou un hommage à la paix et à l’aberration de la guerre?
La guerre est déclanchée par qui? Pourquoi?
Le peuple retire quel bénéfice d’une guerre?

 
Fredman | Enseignant qui sait plus pourquoi
11H45 15/03/2008

Eh oui… Et que penser de ce journaliste du 20 heures qui cite toutes les victimes de cette « boucherie » (anglais, australiens, américains…) en omettant les soldats allemands …

 
12H39 14/03/2008

On s’en doute bien qu’il doit en rester ailleurs, aux US, en Australie, au Canada, en Italie, en Serbie, en Turquie… ou encore en Afrique.
N’était-ce pas une guerre mondiale ?
A l’heure de la construction européenne, ce chauvinisme franchouillard est désolant.

 
13H05 14/03/2008
 
Tyb | (par ici, par là)
13H46 14/03/2008

Le patriotisme c’est de la merde.

Sur cette belle parole pleine de retenue et d’argumentation, je m’en vais à la frontière franco allemande essayer de trouver ce petit pointillé dans le sol qui je n’en doute pas doit être tout a fait présent au niveau naturel, et qui pourrait faire en sorte que le mot « frontière » soit autre chose qu’une construction humaine totalement artificielle et sans doute parmi les plus hideuse.

Les soldats de la guerre 14-18 sont morts pour rien, pour des haines millénaires soigneusement orchestrées et ravivées par quelques vieillards et industriels, qui eux restaient confortablement dans leur lit.

A l’heure de l’Europe comment peut on justifier la guerre de 14-18 par l’appartenance de l’Alsace-Lorraine à la France ? Qu’est ce que ça peut bien foutre en 2008 ?

Patriotisme, chauvinisme, glorification de la nation ou simple mise en avant de celle-ci : des notions qui ne sont rien d’autres que des poisons mentaux, malheureusement apparemment immortels, comme le 6 mai 2007 nous l’a encore montré.

 
14H11 14/03/2008
 
Tyb | (par ici, par là)
14H39 14/03/2008

Le dernier rempart contre le marché mondial et généralisé c’est l’éthique, personnelle et générale, pas la nation (qui ne mérite aucune majuscule, le terme ne voulant strictement rien dire de concret de toute façon)

 
16H25 14/03/2008

que de belles paroles pleines de vent…

J’espère pour vous qu’il n’y a pas trop de décalage entre ces beaucx engagements virtuels et votre vie réelle

Mitterrand au Budestag  » Les missiles sont à l’est et les pacifistes sont à l’ouest »

 
18H16 15/03/2008

c’est vrai que c’est tout le temps les co..rds qui ont tout, proteges de la naissance a la mort qui nous sortent des conneries de ce style.

Un petit stage dans une mine en chine, ca pourrait etre utile vu l’ignorance de certains qui croient qu’un systeme regule s’obtient tout seul.

 
18H13 15/03/2008

vous avez probablement raison, cela ne veut plus dire grand chose, en tout cas dans votre vie quotidienne.

neanmoins vos petites fesses restent toujours au sec protegees par une armee et un arsenal legislatif et regulatoire bien confortable.

Tant du point de vue de ceux qui auraient a subir une vitrification instantanee en cas de conflit, que des misereux du tiers monde ou des depossedes, vous avez le beau role pour pretendre que la nation n’existe pas.

 
enzo2A | surfeur
15H57 14/03/2008

… mème quand on est uniquement patriote de la planète bleue ?

 
17H28 14/03/2008

Tiens , un schtroumph !

 
kestiontoi | travailleur forcé
21H38 14/03/2008

« Patriotisme, chauvinisme, glorification de la nation ou simple mise en avant de celle-ci : des notions qui ne sont rien d’autres que des poisons mentaux,… »

A méditer non?
D’ailleurs les rois,…, les grands patrons ne nous montrent-ils pas l’exemple avec la mondialisation?
La guerre n’est-elle pas le fruit de leurs querelles?

 
14H47 14/03/2008

« le moindre des honneurs qu on puisse leur rendre est de respecter le patriotisme qui les animait ».

Rendre les honneurs à quelqu’un à qui on a pris la vie c’est bien la moindre des choses. Elle est tellement moindre cette chose, d’ailleurs, qu’elle en est presque humiliante.
.
Quant au patriotisme, une seule envie impérieuse animait la grande majorité des combattants des deux bords: que la boucherie et le cauchemar s’arrêtent.
Un cauchemar aggravé par l’incompétence de chefs obtus comme Nivelle.
Une manne pour les marchands de canons et autres « mercantis » comme on disait à l’époque.

Je trouve que les mutineries, la chanson de Craonne et les témoignages recueillis par Pierre Miquel, donnent une coloration tellement humaine à ce drame qu’il ne reste plus beaucoup de place pour je ne sais quel patriotisme grandiloquent.

 
16H15 14/03/2008

je suis desole vous faites une interpretation ideologique de la premiere guerre. Certes ds tte guerre, les soldats souhaitent rentrer chez eux.
Ms le pacifisme et l antimilitarisme, et l internationalisme etaient tres peu repandus a cette epoque. Meme le parti socialiste l avait range ds ses tiroirs et avait accuse les bolcheviks de traitrise en 17. Le sentiment qui prevalait etait le patriotisme et la defense de la nation

 
17H01 14/03/2008

L’histoire que vous appelez à la rescousse est la belle image interprétée par les sachants: politiques, militaires, coloristes d’Epinal et bourgeois confondus.

La majorité des souffrants ne savaient ou savaient tout juste lire et écrire. Ce n’est pas eux qui pouvaient a fortiori écrire l’histoire.
Si l’on veut sonder les reins et le coeurs, la véritable histoire était conservée au plus intime de chacun. Elle n’a pas grand chose à voir avec les hymnes vibrants que vous évoquez. Lisez les lettres de poilus pour vous en convaincre.

N’oublions pas la manipulation. La rengaine du boche assoiffé de sang. La vie douce des planqués de l’arrière. Autant de procédés qui n’avaient rien à envier au tout sécuritaire de la propagande d’aujourd’hui. Et je ne parle pas de la persuasion par anathème ou peloton d’exécution interposés.

C’est trop facile de faire parler la masse. Ainsi, actuellement, je peux réécrire une histoire où il apparaît qu’une petite minorité de 54 % de Français s’oppose au contenu du traité européen, mais que le plus grand nombre adhère fortement au traité Européen. C’est vrai. C’est écrit dans les journaux où les sachants dispensent au vulgum pecus.

 
21H51 14/03/2008

je suis d accord avec vous sur la difficulte d interpreter l histoire apres coup, au risque de traits grossiers. Mais l autre risque est d analyser les hommes de cette epoque avec nos valeurs actuelles.
Et je maintiens qu a cette epoque, la patrie est une valeur fondamentale, tant a droite qu a gauche ou elle fait office de transcendance laique. Vous ne pouvez pas balayer cela au pretexte que cela heurte desormais notre culture. Ces gens croyaient (et avaient en partie raison) et donnaient un sens a leur combat par leur patriotisme et leur nationalisme.

 
08H23 15/03/2008

Je n’aurais pas l’outrecuidance de vouloir analyser le mental des combattants de 14, d’autant que ce serait à travers le prisme de mes « valeurs actuelles ».
(Excusez-moi mais je trouve votre « nos » un tantinet abusif.)
J’essaye tout simplement d’être au clair sur le sens que doit prendre l’hommage par rapport à mes valeurs ici et maintenant.
Et, souffrez ce réflexe bobo, mais l’hommage au paysan qui veut rentrer faire récoltes et vendanges a plus de sens pour moi que le salut au clairon qui sonne la charge.

 
17H53 15/03/2008

Je pense que votre interlocuteur est un penseur progressiste. Vous auriez tort d’essayer de le raisonner.
Il Combat pour la Raison, tandis que vous repandez vos idees bourgeoises.
En apportant des elements externes a la ligne, vous devoilez l’immonde qui est en vous et devenez nuisible au genre humain.

 
kestiontoi | travailleur forcé
21H45 14/03/2008

Pourquoi le pacifisme et l’antimilitarisme étaient très peu répandus?
Une petite recherche en bibliothèque sur les journaux et manuels scolaires de l’époque vous apportera très rapidement la réponse à la question si vous ne la trouvez pas tout seul.

 
pierrejcallard | www.nouvellesociete.org
04H21 15/03/2008

Tout ça est bien vertueux, mais combien en France ont pris la peine de se déclarer objecteurs de conscience, sauvant aujourd’hui leur honneur et demain bien des vies. Pas seulement la leur, celle de tous, car un pays où une partie significative de la population a formellement posé ce geste ne va simplement pas en guerre. Ou serait-ce que l’on n’est pas sérieux et qu’on n’attend que le clairon et le tam-tam pour faire son bardas ?

http://nouvellesociete.org/5166.html

Pïerre JC Allard

 
17H45 15/03/2008

ca ne coute pas cher de sauver son honneur, c’est bien, c’est pratique.

 
17H27 14/03/2008

C’est bien, mon petit Kalisher !

Tu passeras dans mon bureau chercher ta récompense !
Par contre ta phrase : »Le fait que ca a ete une boucherie sans nom est un autre probleme. », manque d’agumentaire !

Tu aurais pu enfoncer le clou, et le gaz moutarde, en prolongeant par un petit  » c’est un détail de l’histoire », qui aurait été du plus bel effet !

Mais c’est un bon début !

Rompez !

 
18H11 14/03/2008

quelle betise…
J y peux rien si vs faites une analyse de 14 avec vos belles valeurs bobo. Peut etre cela nous parait depasse desormais, mnt que l Europe s estime entree dans la posthistoire, ou l hedonisme fait office de transcendance. Mais ds la France de 14, la patrie avait un sens profond. Et ces gens sont morts en croyant (est ce vrai ou pas, etait ce utile ou pas ? C est une autre question) et il faut donc leur rendre hommage en en tenant compte.
C est un peu comme si vous etiez un anti religieux, et que votre pere, profond catholique souhaite se faire enterrer avec un pretre et tout le toutim. Vous l honoreriez j espere en tenant compte de sa croyance, non ?

 
19H10 14/03/2008

« L’hédonisme fait office de transcendance » dit Kalisher l’immanent.
Je dis simplement que je n’ai pas envie de me tromper d’hommage. Je m’incline avec une émotion et un respect tout aussi légitimes que les vôtres devant le souvenir de ce conflit.
Vous, au nom de valeurs qui ne sont manifestement pas « bobos », et moi. à la mémoire de millions de pauvres bougres qu’on a abusé pour leur faire visiter l’enfer au pas. Enfin, pour ceux qui en sont revenus.
Les autres ne sont « plus qu’un mot d’or sur nos places » (Splendide poème d’Aragon mis en musique par Ferré).
Eh, oui. On est comme ça chez les bobos; un peu cons avec des références douteuses.

Et comme on abuse toujours les pauvres bougres avec toujours autant de duplicité le sujet reste pour moi d’actualité.

 
kestiontoi | travailleur forcé
21H55 14/03/2008

Vous proposez sans doute un hommage à la paix avec une mise en cause du patriotisme responsable de leur malheur?
Que de nombreux poilus de retour en leur maison auraient souhaité ce genre de cérémonie?
Beaucoup d’entre eux étaient tellement anti-hommage qu’ils n’allaient jamais à la commémoration du 11 novembre ni ne parlaient de la guerre à leur entourage!!!

 
19H21 14/03/2008

« Le fait que ca a ete une boucherie sans nom est un autre probleme. »

un « point de détail », sans doute, dans son esprit…

 
17H41 14/03/2008

Un petit element comme ça en passant.

En 1914 l’alsace et la lorraine etaient allemandes.

Mon grand père est né en lorraine en 1916 avec la nationalité allemande.

Et quand apres vingt ans d’inconsequence politique briandesque nous avons remis ça, il a du se tirer vite fait à travers les pyrénées avec sa femme enceinte sous le bras pour en pas devenir un soldat d’hitler sur le front de l’est.

La seule chose que la france pouvait perdre en 1914 c’est ce qu’elle avait perdu en 1918, c’est à dire un million et demi de morts, des millions de mutilés et un traumatisme tel qu’il l’a rendu incapable de faire face efficacement à la barbarie fasciste.

 
22H27 14/03/2008

Qu’ils sont vilains tous ces mots en « isme »!!! Chauvinisme, patriotisme, nationalisme, racisme, fascisme…
Les seuls qui me plaisent: PACIFISME et ANTIMILITARISME! :)

 
17H54 15/03/2008

ouaiiiiiiiiiissss, comme en 39.

Avec Maurice thorez qui appelle a detruire l’armee de l’interieur, et qui deserte devant les nazis.

 
14H03 14/03/2008

« A l’heure de la construction européenne, ce chauvinisme franchouillard est désolant. »

Mais ou avez vous vu du « chauvinisme franchouillard » ?
Il est assez normal que les français rendent hommage au dernier poilu !

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
12H53 14/03/2008

@Pierre Rouchaéoulou,

comme je l’ai indiqué ici avant-hier :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/03/lazare-ponticel.html
Erich Kästner est effectivement mort dans l’indifférence générale… c’est loin d’être un scoop ! c’était le 1er janvier et a été repris dans La Gazette de Berlin:
http://www.lagazettedeberlin.de/index.php?id=4479

Mais rien ne dit qu’il était LE DERNIER POILU allemand. Frantz Künztler est peut-être encore en vie, lui… et ça, ce n’est pas facile de le vérifier tant il s’est toujours fait discret.

Toujours est-il que les conditions de vie de Künstzler étaient, pendant la/les guerres plus confortables que celles de Kästner pendant la première (qui a eu les mêmes que Ponticelli en 1915).

A ta place, je ne serais pas aussi affirmatif, puisqu’outre-Rhin aucun organisme ne centralise ce genre de choses…

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
12H59 14/03/2008

« A l’ouest rien de nouveau », Erich Maria remarque, des éditions en poche…
Français/Allemand, de pauvre gars que des crétins suffisants ont envoyé à la boucherie et que l’on a oublié vite fait.
« La Randonnée de Samba Diouf », Jean et Jérôme Tharaud, Paris, Plon, 1922. Il n’y avait pas que des français et des allemands dans tout ça.
« Les Croix de bois », Roland Dorgelès, Livre de poche.
« Le feu », Henri Barbusse, je ne retrouve plus l’éditeur, mais un sacré bonhomme… A lire et relire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Barbusse

Voilà pour une petite bibliographie, pas joyeuse mais terriblement humaine.

 
gérard lambert | travailleur de - pour gagner+
16H56 14/03/2008

tu a oublié « la peur » de Gabriel Chevalier edité avec « le feu » en édition de poche
mais n’oublions pas les déserteurs,les insoumis,les fusilliers pour l’exemple et les mutins .
Je ne sais plus quel auteur a dit :
- on croit mourir pour la patrie ,on meurt pour les industriels!

 
21H38 14/03/2008

les fusillés, pas les fusilliers. Les deux mots n’ont pas le même sens.

 
13H03 14/03/2008

Wikipedia nous dit que Kästner prit part aussi à la Deuxième Guerre mondiale sans préciser dans quelle unité, sur quels fronts ou à quel « service ». Pour des raisons évidentes, la discrétion quant à la biographie des anciens combattants de 39-45 reste de mise outre-Rhin, quitte à occulter la disparition de leur dernier vétéran de 14-18.

 
13H30 14/03/2008

Il semble que les allemands, aprés le coup que leur a fait Adolph, n’aient pas trés envie de célébrer leurs anciens combatants.
Une chape de honte est tombée sur eux et ceux qui n’ont pas connu ces guerres préfèrent les ignorer.

Ils subissent une sorte de complexe familial où tout le monde sait mais personne ne parle.

Le phénomène de l’amnésie qui s’abat sur la première guerre est le contre-coup de ce qui est de l’ordre du non-dit concernant la seconde guerre.

L’humiliation causée par le traité de Versaille et par l’occupation qui s’en est suivie les a conduit dans les bras d’Hitler.

Tout est lié dans leur esprit. Combien de générations faudra-t-il pour effacer ces traces? Nous en sommes à la quatrième.
« maudits jusqu’a la septième génération »,
ce sont eux qui en ont fixé le prix.

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
13H28 14/03/2008

@Eric93,

Si tu crois tout ce qu’il y a dans Wikipédia… lorsque j’ajoute des choses, neuf fois sur dix elles disparaissent…

Erich Kästner aurait servi dans un bataillon spécial d’infanterie (« Bataillon Hauck », en Flandres) durant les quatre derniers mois de la guerre 14-18. Mais ce qu’il a vécu à 18 ans est resté dans l’ombre de la Seconde Guerre mondiale à laquelle il a également participé, comme Major auprès des canons antiaériens à Angers, puis comme officier au sein de l’armée de l’air. Tout cela avant de devenir juge à Hanovre.
(Source : La Gazette de Berlin)

La douceur angevine, ce n’est pas une légende. J’y ai vécu de 1967 à 1982 (et y suis resté électeur jusqu’en 1992…). Le bâtiment militaire où il était est de bonne facture (c’est le Génie, présentement, où je faisais de l’escrime étant enfant, donc une trentaine d’années après la guerre).

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
13H45 14/03/2008

Merci de cette précision qui ne manquera pas de nous rassurer car, d’autre part, la « douceur angevine » a été toute relative pour certains pendant l’occupation:

« En 1942, Angers devient le centre régional de la Gestapo. Résistance et répression vont de pair. 60 personnes sont fusillées sur le champ de tir de Belle Beille. Le bilan final pour la région : 208 fusillés et 608 déportés pour résistance. » (Annuaire, Ville d’Angers).