Elle dit vouloir mourir. Sur les photographies diffusées par les médias, une femme fragile pose. Défigurée par une tumeur, elle regarde l'objectif. Quelques centimètres de son visage ont été épargnés. Le reste n'est plus que boursouflure monstrueuse.
Chantal Sébire a 52 ans. Elle a déposé une requête auprès du président du tribunal de grande instance de Dijon pour pouvoir « terminer sa vie dans le respect de sa dignité ». Elle souffre trop et attend de la justice qu'elle autorise un médecin à lui administrer la dose médicamenteuse qui la soulagera définitivement.
Nicolas Sarkozy, destinataire d'un courrier douloureux, a raisonnablement confié à des médecins de hauts niveau le soin de vérifier si toutes les ressources de la médecines étaient épuisées.
Sur son blog, l'ex secrétaire national UMP, Jean-Luc Roméro raconte le combat de Chantal Sébire :
« En attendant, Chantal souffre de plus en plus. Alors que je l'ai vu vendredi dernier, j'ai été frappé hier par la violence de ses douleurs. Alors que j'ai tant envie d'arrêter bien des combats inutiles, et me replier sur ma petite vie sans intérêt, son combat, son humour, sa générosité me bouleversent et m'obligent à agir à ses côtés pour qu'elle obtienne enfin le soulagement.“Cette femme diffuse un amour incroyable et c'est pourquoi il faut lui obtenir ce geste d'amour qu'elle réclame. Pour elle. Pour les siens.”
Jean-Luc Roméro renvoit à la lecture de l'argumentaire de l'avocat Gilles Antonowicz.
Gilles Devers, également avocat, clarifie d'emblée le débat : “Mourir n'est pas un droit”. Si, pénalement, se suicider n'est pas répréhensible, aider quelqu'un à mourir est puni par la loi car considéré comme un assassinat. Reste la question des soins palliatifs :
“Le législateur a confirmé les pratiques par la loi du 22 avril 2005 dont on retrouve les termes dans le Code de la santé publique aux articles L 1111-10 et suivants.‘Cette loi reprend les principes les plus anciens de la déontologie médicale : le médecin ne peut pas provoquer directement la mort ; en revanche et face aux situations difficiles, il doit conserver une attitude thérapeutique, c'est-à-dire agir là où il peut être efficace ; et lorsque le traitement direct de la maladie devient inefficace, il s'oriente vers le relationnel et la prise en charge de la douleur.’
Maître Devers rappelle alors un cas antérieur à celui de Chantal Sébire, celui de Diane Pretty : ‘Celle-ci demandait également l'autorisation que soit pratiqué un geste euthanasique. La Cour européenne des droits de l'homme avait rejeté cette demande.’
La loi à laquelle se réfère l'avocat-blogueur est également évoquée par Ça dérange. Dans son post, il l'estime dépassée. Il republie pour l'occasion un précédent texte rédigé pendant la campagne présidentielle :
‘Le procès aux assises de la Dordogne d'un médecin et d'une infirmière qui ont aidé à mourir une malade du cancer en phase terminale fait ressurgir ce problème dans l'actualité.Il s'agit en l'occurence d'euthanasie active puisque le docteur Tramois et l'infirmière agissante Chantal Chanel ont provoqué la mort de la malade par une injection léthale.
La question réapparaît donc dans l'actualité de savoir si la loi Leonetti n'est pas déjà dépassée et si, sous certaines conditions très encadrées, l'euthanasie active ne devrait pas être dépénalisée.’
Le blogueur rappelle les positions des uns et des autres. Celle, prudente, de Nicolas Sarkozy, pour qui ‘la fin de vie devait peut être être considérée du point de vue de la souffrance et de ses limites, plutôt que du point de vue des principes.’ Celle du PS, qui envisageait une ‘loi sur l'assistance médicalisée pour mourir dans la dignité’ et celle de François Bayrou, qui considérait alors la loi Leonetti suffisante.
Le blogueur, plutôt défaitiste, conseille à Chantal Sébire de se rendre à l'étranger : ‘ Allez en Suisse, madame, nos politiques ne bougeront pas…’
Ne leur parlez pas d'‘eutha-nazi’. Sur le blog conservateur, Le bal des dégueulasses, estimant que les structures de soins palliatifs pratiquent suffisamment bien la bonne euthanasie”, le blogueur se fait tranchant :
“Personnellement, je suis opposé à l'euthanasie de manière encore plus brutale qu'à l'IVG. Ne vous méprenez pas sur ce que je vais dire. L'IVG c'est souvent une (jeune) mère en détresse qui ne sait pas ce qu'elle fait, d'où les regrets fréquents.‘En revanche, l'euthanasie est quelque chose de beaucoup plus dramatique. Posons-le directement : un hôpital où l'on tue n'est pas un hôpital où l'on peut soigner. Soigner, prendre soin, care’ et pas ‘cure'.’
Dans un paragraphe accusateur, il pointe un certain mois de mai :
‘Les soixante-huitards veulent un monde aseptisé, un monde sans entre deux, un monde sans part maudite. Sexualité sans grossesse (et son corollaire la grossesse sans sexualité) et quarante ans plus tard, mort sans agonie.Ce n'est pas tant la souffrance qui les dérange, encore moins l'énigmatique atteinte à la dignité (se faire piquer comme un chien mourrant, c'est étonant comme dignité, non ? ). Ce qui les dérange dans leur idéologie, c'est l'agonie.’
Le blogueur de Nouvelles de Ruritanie demeure perplexe face à cette demande émanant d'une personne ‘consciente’. Chantal Sébire est, écrit-il, emblématique d'une époque de déresponsabilisation :
‘L'Occident christianisé condamne et réprime le suicide à rebours des Anciens païens’ qui magnifiaient Caton et Socrate. Le suicide n'a pas bonne presse, c'est la fausse solution des dépressifs et des adolescents…‘Les pouvoirs publics s'inquiètent de son taux important en France et loin d'être compris comme une acte de liberté, le suicide est vu comme un échec et souvent depuis Durkheim comme une pathologie sociale.
Plutôt que de réfléchir à une véritable dépénalisation du suicide et surtout de son aide, les militants de l'euthanasie veulent mettre en demeure les médecins de tuer leurs patients. Fini la démarche individuelle, il nous faut un dispositif socialisé, euphémisé… la mort coocoonée. L'injection douce plutôt que la corde, le pistolet ou la mort au rat.’
L'avis de Samuel, moins polémique, correspond à une opinion courante sur l'euthanasie :
‘Légaliser l'euthanasie, c'est faire sauter une digue, et prendre le risque de se retrouver avec des comportements abominables. Imaginez, dans les maisons de retraite, la toute vieille, qu'en finit plus de vibrer, et qu'on attend qu'elle crève, vu que c'est elle qui a l'oseille’, qu'on pousse à ‘choisir’ de partir sereinement. Parce qu'elle gêne, parce que la maison de retraite, ça coûte cher, et qu'il ne va rien rester en héritage. C'est sordide, mais des situations comme celle-là sont bien plus fréquentes qu'on ne le pense.‘Il y a aussi ces malades, qui sont parfois touchés par des passages à vide où la souffrance donne envie d'en finir définitivement, et qui finalement, surmontent la maladie et guérissent. Si l'euthanasie est légale, et même si elle est encadrée strictement, il y aura des dérives.’
Il suggère également le suicide. Plus simple et moins politique.
Entre la mort de Lazare Ponticelli, dernier poilu et cette demande d'euthanasie, pour Riton de Cannes, c'est la grande confusion, les curieux parallèles :
‘La juste mort demandée et cette vie terrible accordée. Je ne peux m'empêcher de me souvenir de mon grand-père qui me racontait sa guerre, toutes ses années passées, perdues, sa jeunesse volée, ses souffrances.Verdun, le chemin des Dames, il ne reste que sa médaille militaire, pieusement conservée, un numéro matricule et une vie gâchée. Et cette femme qui demande, qui supplie qu'on abrège ses souffrances, qu'on lui ôte cette vie qui n'en est plus une.
Qui sommes nous pour juger ? A-t-on demandé à tous ces hommes qu'on a envoyé à l'abattoir s'ils acceptaient cette sentence, s'ils étaient d'accord avec cette même loi qui les envoyait se faire tuer ? Des millions sont partis dans une certaine indifférence et une seule veut s'en aller que les passions sont déchaînées.’
Il appelle à respecter sa dernière liberté.




















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à V comme vendetta
De monika
ex secrétaire médicale | 10H15 | 18/03/2008 |
A Vendetta
Vous êtes un monstre. Votre commentaire est fermé pour la bonne cause. Vous me donnez envie de gerber.
A rue 89 : pitié, enlevez ce commentaire , abject, pourquoi autoriser ce monstre à publier ces propos sordides ?
De chris75003
16H24 | 14/03/2008 |
Boutin restera boutin ! ! ! un con restera un con ! ! ! !
à chris75003
De Pierrrrre
20H51 | 14/03/2008 |
»….un con restera un con ! ! ! ! …. »
==> tu ne changeras donc pas, Chris !
De isip
celib | 16H51 | 14/03/2008 |
si telle est sa volonté, laissez-la mourrir dignement en autorisant cette pratique. Si le cas se reproduit, il faut implanter un systeme comme en Suisse, en assistant les patients dans leur suicide.
De peace_and_love
17H45 | 14/03/2008 |
nonoche vous êtes décidemment un interlocuteur fort intéressant, vous avez mis des termes précis sur mes pensées et soulevé un grand nombre de problèmes trop peu considérés dans ce débat, qui donne peut être effectivement trop de place à l'émotionnel, alors merci ! je pense que vous avez raison à 100 pour 100.
ET pour répondre à celui qui a décortiqué un des mes messages, le « coeur de pierre » c'était pour repondre à une remarque faite par qqu, donc ca ne vient pas de moi, donc non, je n'inverse pas tout…En tout cas d'après les notes laissées sur rue 89, on a l'impression qu'être contre l'euthanasie revient à être réactionnaire, à bafouer la dignité humaine et être incapable de la moindre compassion…Tragique…et stupide.
à peace_and_love
De monika
ex secrétaire médicale | 16H16 | 18/03/2008 |
A peace and love
J'ai employé ce terme de coeur de pierre, peut être parlez vous de moi ? Je ne pense pas que vous soyez réac et incapable de la moindre compassion, je pense seulement que vous manquez d'analyse.
1er film : On a refusé à Mme sébire le droit à l'euthanasie, confirmé hier aux infos, d'accord : conséquences : alitement, escarres (très douloureux, une douleur de plus ou de moins, quelle importance après tout me direz-vous ? ) faiblesse, perte de la notion du temps, agonie, hallucinations, incontinence, défécations incontrôlées (couches), inconscience, ne reconnait plus ses proches, mort lente, douleurs atroces : aboutissement : la mort dans d'effroyables douleurs.
2ème film : Dernière réunion avec la famille. Regarder des photos qui vous rappellent d'heureux évènements, pourquoi ne pas écouter une chanson ou musique que Mme Sébire affectionnait tout particulièrement, tenir sa main, lui dire qu'on l'aime, l'enlacer affectueusement, la cajoler, pourquoi pas une petite et dernière coupe de champagne ? relater des souvenirs qui vous tiennent à coeur, regarder une dernière fois toute cette petite famille qui vous aime et partir reposée et soulagée.
Le 1er film je l'intitulerais : peine de mort.
Le 2ème film je l'intitulerais : apaisement.
Quel film irez-vous voir ? Personnellement j'irais voir le 2ème film.
De remi86
le croquant ...du poitou | 18H10 | 14/03/2008 |
quel hypocrisie parfois, on est capable d envoyer des personnes a la guerre ! de balancer deux trois bombes pour faire un peu le menage ! au nom d un ordre, d une democratie ou de la betise, on est capable de donner un statut a un foetus ! …
Mais une personne ne s'appartient pas …est ce que cela appartient a l etat ? comme le sol, la pierre…Je n en rajouterai pas sur la boutin dont tout le monde connais son coté « grenouille de benitier » donc ce n'est pas par elle qu'il faut trouver un eclair , un soupcon de coherence phylosophique,humaniste… sans doute celle ci nous garantirait plus facilement l enfer que le paradis…
que l'on soi de droite ou de gauche c est un probleme humain…
La question jusqu'ou peux t'on aller ? quel est la limite ce fil qui ne donne plus de dignité et qui rend toute vie impossible…
cette femme aura au moins par son action reveillé le debat, et de toute facon sont choix est fais pour elle et son entourage ! …et si elle n'obtient rien en France..vous connaisez la suite, je trouve quand meme incroyable qu il faille demander la permission de mourir dignement ! …
et ce qui me dirons oui mais il faut s accrocher, s acharner ( c est meme qui font del eur vie uen lutte pour l'avortement, et tout le blabla copier coller d une certaine eglise )je leur dirais…ma mère qui est morte d un cancer les medecins se sont acharner sur elle, ce n etait plus qu un legume qu on offrait en pature la vue de ses enfants.. est ce la la dignité ?
à remi86
De Pierrrrre
08H36 | 15/03/2008 |
»…..on est capable de donner un statut a un foetus ! …
Mais une personne ne s'appartient pas …. »
==> paidoyer afin que le foetus s'appartienne ?
Il n'y a qu'à voir les articulations que celui-ci fait pour échapper à l'aspirateur broyeur afin d'échapper à la mort..
Un peu l'expression d'un désir de vie, à l'encontre de l'amorale lui otant même son statut de vivant afin de le tuer sans regret.
Pour l'euthanasie, elle regroupe en un seul mot des situations si différentes,
et on apperçoit au travers un cas, ces exploiteurs de situations douloureuses qui essayent d'en tirer profit afin de satisfaire leur besoin de salir une Eglise qui reste fidèle à ses principes et ne dégaine pas une loi pour satisfaire chaque émotion de l'instant.
La dame en question a moyen de clore sa vie à l'instant choisi par elle.
Oui elle en a les moyens.
Mais quoi de plus terrible que de mourrir ainsi, dans l'anonymat,
une société qui fait tant de miracle mais n'a pas su pour elle trouver le moyen de l'aider,
son dernier combat, qui finalement est un moyen de vivre pour dire sa souffrance ;
oui, besoin d'arreter sa souffrance, de griffer cette injustice de la vie,
mais mourrir ?
Et mourrir en demandant de partir par la seule porte qui ne puisse pas s'ouvrir ?
Se suicider du 1er étage de la Tour eiffel est effectivement plus terrifiant, parce que plus accessible, que de prétendre vouloir.. sauter du quatrième.
à Pierrrrre
De remi86
le croquant ...du poitou | 12H37 | 15/03/2008 |
« ==> paidoyer afin que le foetus s'appartienne ?
Il n'y a qu'à voir les articulations que celui-ci fait pour échapper à l'aspirateur broyeur afin d'échapper à la mort..
Un peu l'expression d'un désir de vie, à l'encontre de l'amorale lui otant même son statut de vivant afin de le tuer sans regret. »
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l expression d un désir de vie ? ? ? ? laisser moi rire ! encore des inepties qui poussent certains a squatter devant les portes des hopitaux ou centre et voir meme tuer les monstres tueurs de bébé ! ( ya pas mal d exemple au usa et on en est pas loin avec les autres hysteriques europeens…)
pour ce qui est de l expression faut t'il avoir une conscience pour manifester cette expression ! hors jusqu a nouvelles decouvertes un foetus n'a pas de conscience ou de quoi manifester sa joie de vivre ! au mieux le tetard fretille t'il de la queue pour arriver a un but mecanique…
Et en plus c est un « pierre » qui a ecrit tout cela plus haut ! ! ben voyons qu il aille voir et supporter la douleur de femmes qui n'ont rien demandé surtout pas d avoir un enfant qu elle n » ont pas désiré ! ..ah la la la betise machiste decerebré catho de droite a encore de beaux jours ! et pourtant c est un mec qui écrit là ! mais je ne fais pas de la femme un objet reduit a sa plus simple expression > faire des femmes des objet s reproductif pour faire perduré la conneries de certains ! ! ! ! ! ! !
à remi86
De Pierrrrre
18H18 | 15/03/2008 |
»…..l expression d un désir de vie ? ? ? ? laisser moi rire ! …. »
==> on peut rire de beaucoup de chose, mais pas de la mort des autres.
Moi non, ça ne me fait pas rire.
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»…tuer les monstres tueurs de bébé ! … »
==> personnellement, je me contente de rappeler qu'une vie est une vie, et de dire que la mort d'un être vivant est un acte grave qui n'est pas sujet à rigolade.
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»….( ya pas mal d exemple au usa et on en est pas loin avec les autres hysteriques europeens…)… »
==> on connait, les USA, le Satan des « hommes de progrés », « citoyens » et ex « camarades ».
Pour ce qui est de l'hystérie, vos propos l'illustrent effectivement à merveille.
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» …jusqu'à nouvelles decouvertes un foetus n'a pas de conscience ou de quoi manifester sa joie de vivre ! au mieux le tetard fretille t'il de la queue pour arriver a un but mecanique… »
==> un peu comme un bébé qui naît, finalement, on pourrait repousser les délais légaux jusqu'à 2 mois aprés la naissance.
Et puis au moins, un avortement aprés la naissance, ce ne serait pas traumatisant pour la maman !
..Sauf que là, ça se verrait, qu'on ne pourrait le cacher, c'est cela finalement la valeur d'une vie.. elle ne s'apprécie qu'au travers le ressentiment qu'on en retire.
C'est comme pour les petits chats… vous ne savez pas pourquoi on les noie ?
pourtant, la noyade est la pire des morts.. mais.. c'est simplement, parce que pendant qu'ils agonisent, on ne les entend pas ! .. Pas de bruit.. pas de sang.. ça ne nous touche donc pas…c'est clean… comme à l'hôpital !
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»…Et en plus c est un « pierre » qui a ecrit tout cela plus haut ! ! …. »
==>parce qu'une Pierrette aurait plus son mot à dire concernant un problème d'éthique ? Je suis désolé, je me sens concerné quand je sais que chaque jour « ouvrable », un millier d'enfants en devenir terminent leur vie dans le sac d'un aspirateur broyeur.
Non, je n'ai jamais considéré l'aspirateur comme un objet de libération de la femme.
Pas plus d'ailleur que le manche à balais.
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»….ben voyons qu il aille voir et supporter la douleur de femmes qui n'ont rien demandé surtout pas d avoir un enfant qu elle n » ont pas désiré ! …. »
==> si l'enfant n'a pas été désiré, il a cependant été conçu, et je considère comme un devoir, quand on a conçu un enfant, de le mener à terme, de lui laisser vie.
Rien n'empèche à l'accouchement d'abandonner l'enfant (naissance sous X ), permettant ainsi à une famille adoptive d'apporter son amour à cet enfant, et à celui-ci de vivre SA vie qu'on voudrait lui oter.
Il me semble que laisser vie à son enfant doit être plus naturel que de lui donner la mort.
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»….ah la la la betise machiste decerebré catho de droite a encore de beaux jours…. »
==> sans commentaire
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»…. et pourtant c est un mec qui écrit là …. »
==> oui, mais on avait bien compris que vous étiez un mec bien, vous au moins, et qui aime à le dire.
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»…. ! mais je ne fais pas de la femme un objet reduit a sa plus simple expression > faire des femmes des objet s reproductif pour faire perduré la conneries de certains ! ! ! ! ! ! ! …. »
==> ha ben non, il n'y a que les foetus qui soient des objets, tuables à merci, afin de ne pas perdurer et reproduire … disons l'inconscience et l'irresponsabilité.
De marie_k
19H12 | 14/03/2008 |
RESTER LIBRE ET MOURIR DIGNE
Ce débat est délicat, ce refrain de LA PHAZE illustre parfaitement ma position :
« Faudra-t-il encore attendre 20 ans
Pour avoir le courage
De libérer la vie ?
Laissez nous autant
Choisir la fin
Rester libre et mourir digne… »
La PHAZE, « Peine de vie »
www.myspace.com/laphaze
De Pépé
Ecoeuré | 19H48 | 14/03/2008 |
La vraie question est bien de savoir à qui appartient la vie. La vie est un droit, pas une obligation. C'est ce que dit si bien l'avocat de Chantal SEBIRE dans sa requête au tribunal de Dijon. Rachida Dati et Rama Yade auraient dû prendre la peine de lire cette requête avant de parler.
A qui appartient la vie ? Pour Boutin c'est à Dieu. Pour moi c'est au citoyen qui la porte et la supporte. Et j'en appelle à la liberté de conscience. Si la vie et la mort ne font pas partie du domaine privé, qu'est-ce qui en fera partie ? Il n'y a que FILLON pour l'avoir compris. C'est peu pour tout un gouvernement.
Sarkozy a dit un jour que « la vie n'appartient pas à celui qui est à côté du lit mais à celui qui souffre ». C'était pendant la campagne électorale…. Aujourd'hui, il se défausse lâchement.
De Pépé
Ecoeuré | 19H49 | 14/03/2008 |
Il ne faut pas confondre, ce que l'on fait sans cesse, l'euthanasie telle qu'elle fut pratiquée par les nazis (la mort causée par un tiers contre l'accord de la victime) avec l'aide au suicide, l'aide à une mort voulue. Je prétends disposer de ma vie. Si quelqu'un m'aide à mourir humainement, après que je le lui ai demandé, il m'assiste dans mon suicide. C'est un suicide. Au contraire, en refusant à Chantal SEBIRE de l'aider à mourir avec humanité, compte tenu des souffrances qu'elle endure, c'est de la barbarie. Je dis bien, de la barbarie.
De paradisbleus
20H22 | 14/03/2008 |
JE PENSE QUE TOUS CES HAUTS MINISTRES DEVRAIENT REFLECHIR A LEURS PROPOS AVANT DE PARLER ! MME DATI SERAIT ELLE HEUREUSE DE PARADER EN ROBE DU SOIR AVEC UN PHYSIQUE QUI SOUFFRE D UNE TUMEUR ENVAHISSANTE ! C EST TROP FACILE ! AUCUN DE CES POLITICIENS SAVENT LA VALEUR DU MOT HUMANITE ! DE QUEL DROIT JUGEZ VOUS CETTE PERSONNE ! CROYEZ VOUS QUE C EST FACILE DE RECLAMER LA MORT ET DE QUITTER LES SIENS !
De Janine Thombrau
Sépienne en ALD | 23H58 | 14/03/2008 |
Et l'actualité encore une fois nous rattrape et remet la France en rouge au niveau de la réflexion et de l'humanité !
Heureusement…
L'ADMD ( Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité)vient de mettre
« Le choix de Jean »
sur son site et en intégralité ! ! ! ! !
http://leblogdeladmd.hautetfort.com/archive/2008/02/29/le-choix-de-jean….
NE LE RATEZ PAS !
Un document de 1H.03, vrai, honnête, fort et émouvant.
Une aide pour avancer dans la discussion.
Emouvant mais … Sans lourdeur, ce qui est exceptionnel dans ce genre de sujet.
« Le seul espoir qui reste, c'est que très prochainement un proche d'un ministre actuel soit placé dans la situation de Chantal Sebire. Une loi sera pondue en deux temps trois mouvements, dans la précipitation comme toujours, comme cela a été fait pour les protections de piscines par Raffarin. »
De Renard
00H06 | 15/03/2008 |
Il y a t » il de la place pour tout le monde au Paradis ? ?
Assis à la droite de notre Père durant l'éternité cela risque d » être long, surtout vers la fin ! ! ! ! !
De toutes les manières nous le serons bien assez tôt, surtout ceux qui veulent rester le plus longtemps possible sur cette terre.
Pour les autres, s'ils ont raison ? ! ! , point de regret puisque c'est le vide, le néant
De naïf_naïf
prof | 05H17 | 15/03/2008 |
cette dame se déplace (vu à la télé) et veut mourir ; pourquoi ne pas passer simplement dans une pharmacie et chercher de quoi s'endormir définitivement ?
De Annacelia
11H19 | 15/03/2008 |
Madame Sebire et sa famille,
Vous m'inspirez le respect, le courage, le sens des responsabilités et surtout l'amour.
Je n'ai pas d'autres mots……au regard de votre situation, les mots s'étranglent dans ma gorge ! Je n'ai pas d'avis, ni de conseils, ni d'idées….
Tout simplement
Respectueusement
Comme dit avec sagesse un autre habitant de la rue89, :
« Attendons qu'un haut dirigeant se trouve dans la même situation que Mme Sebire et sa famille, et vous verrez avec la vitesse grand V comment une solution scientifique, morale, sociétale et législative sera élaborée pour justifier la solution qu'il adoptera pour soulager sa propre souffrance. »
En attendant continuer mesdames et messieurs les politiques à vous pavaner dans les grands dîners en tenues de soirée onéreuses, oubliant toute la population autour de vous sujette à diverses difficultés et souffrances.
Madame Bouttin, vous qui êtes si croyante, vous auriez du méditer devant le St-Sacrement sur ce sujet avant de répondre avec tant de désinvolutre et aussi désobligeament que cela dans les médias.
Cordialement
De Plume timide
11H57 | 15/03/2008 |
Pardon de mettre les pieds dans le plat mais en quoi le désir de suicide ce cette malheureuse patiente nécéssite-t-il une intervention des médecins, des législateurs, et des médias
Depuis l'aube de l'humanité, depuis que l'Homme à la conscience d'être, certains confrontés à des souffrances intolérables pour eux, psychiques où physiques, ont recours à « l'autolyse ».
Sans l'aide de techniciens de la médecine ou de la loi.
Et en quoi le cas de cette femme est-il différent de ceux pour lesquels je suis si souvent réquisitionné pour constater le décès par suicide parce qu'ils jugeait leur vie invivable ? Ni Dalida, ni Norma Jean Baker ni Montherlant n'ont demandé quoi que ce soit à qui que ce soit pour se supprimer.
Ceci n'a rien à voir avec l'euthannasie qui suppose l'intervention obligatoire d'un tiers.
L'amalgame avec le cas du jeune Humbert qui n'avait aucun moyen matériel de mettre en oeuvre son désir de mourir me semble malhonnête intellectuellement, fallacieux, et sutout très suspect.
Pourquoi, comment, à l'itiative de qui cette triste affaire at-elle été médiatisée au point que l'Elysée s'en mêle ?
L'utilisation de l'aspect physique terrifiant de cette femme dont on nous montre les photos avec complaisance est très perverse.
Cela me fait penser à cette époque, pas si lointaine, où,dans les cirques, étaient exposées toutes les vilénies que la nature inflige à certains de nos semblables : femmes à barbe, nains, siamois,obèses démsurés,géant etc…
Se souvenir du film Freaks pour toucher du doigt la facination qu'exerce sur nous les « montruosités ».
Car nous sommes tous des voyeurs potentiels. Qui ne ralentit pas sur l'autoroute pour regarder un accident ?
Si je respecte le désir de fin de cette patiente qui ne concerne qu'elle, je m'insurge contre l'obscénité, avec laquelle nos médias s'en sont emparé.
A quand la couverture de Paris Match avec la photo en gros plan de cette femme ?
C'est judiciairement moins risqué, puisqu'elle semble consentante à la diffusion de son image(qui manipule qui ? ), qu'un SMS présidentiel, qu'une photo dérobée du cadavre d'un président, qu'une video des activités sexuelles d'une nageuse ou d'un prince consort monégasque piégé par une prostituée et des paparazzi au bord d'une piscine.
L'information s'est réduite à une marchandise qui génére des profits en utilisant l'émotion à outrance tout en se parant faussement des vertus de la démocratie. Nous avons un Président qui a parfaitement intégré cette donnée… mais qui commence à s'en mordre les doigts : enfin une nouvelle réjouissante ces derniers temps !
à Plume timide
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 13H47 | 15/03/2008 |
Bonjour Plume,
Quelques explications par le medecin dans cet article.
http://www.metrofrance.com/fr/article/2008/03/13/17/2910-38/index.xml
à Plume timide
De naïf_naïf
prof | 14H08 | 16/03/2008 |
bonjour,
je suis content de voir un médecin conforter mon opinion. Merci.
Faut-il vraiment imputer aux autres un cas de conscience que l'on voudrait s'éviter ?
De Lovecraft
18H52 | 15/03/2008 |
Plutôt que de perdre notre temps en paroles « inutiles » sur Rue89 que j´aime bien,pourquoi ne pas aller sur le site du gouvernement,et leur dire tout le bien que l´on pense de Mme C.Boutin,R.Dati et du président N.Sarkozy ?
Nos paroles et écris dépensés sur Rue89 ou autres sites ne dérange en rien la tranquillité des ces Messieurs,Dames,comme le dit bien la chanson parole e parole…Cela les amuse nos discussions sans fin,les sites tels que Rue89 sont une sorte de cocotte minute,ils servent á faire baisser la pression si vous voyez ce que je veux dire en cela ?
Pour celles et ceux qui on réellement envie de faire bouger les choses ou tout simplement de donner un avis sur cette question primordiale qu´estl´euthanasie je vous invite á écrire a Mmes Dati,Boutin ainsi qu´au président qui n´a pas manqué d´ouvrir sa bouche en cette occasion et se faisant démontrait,une nouvelle fois,l´ineptie de ses propos.Il est vrai que N.Sarkozy est comme Badinguet,un specialiste de l´inutile.
Voici les adresses recueillies sur le site du gouvernement.Portail du gouvernement.
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/
de lá vous avez acces aux ministres etc…
Pour La pauvre Christine.Boutin ministre du logement et de la ville,72,rue de Varenne,75700 Paris.Pas de téléphone,peut être ignore´t´elle la facon de l´utiliser.Avec Boutin tout est possible.
Rachida.Dati garde des Sceaux,ministre de la justice
13,place Vendôme,75042 Paris cedex 01,téléphone :
01 44 77 60 60 si personne au bout du fil essayez chez les grands couturiers Dior étant le premier de la liste.
Pour le président il faut passer par le premier ministre.Hélas !
A vos stylos et téléfons il se peut que cela serve et fasse bouger les choses dans le bon sens,bien plus que nos paroles sur ce site oú ailleurs.
Il faut aller directement á la source.
Lovecraft.
à Lovecraft
De Zineb Dryef
(auteur)
Rue89 | 15H27 | 16/03/2008 |
Bonjour,
1/Nous nous efforçons de valoriser les commentaires : sélection, synthèses. Certains sont republiés intégralement.
2/Des chats sont organisés pour permettre aux internautes d'« aller à la source ».
3/Sur le Vélib », les internautes ont fait des propositions pour l'améliorer. Elles ont été transmises à J.C Decaux. Les réponses sont en Une du site aujourd'hui. Idem pour le téléchargement illégal et Denis Olivennes.
4/Les livebloggins sont réalisés par des journalistes, des experts et vous !
Rue89 est une manière d'informer reposant sur cette coproduction de contenus entre des journalistes, des experts et vous.
Cdlt,
z.d
De Guillaume74
annecy | 10H58 | 16/03/2008 |
La question de l'euthanasie est très controversée et très problématique, tout le monde le sait.
Ce qui rend certains sujets problématiques, c'est que plusieurs domaines sont au coeur. Je m'explique, pour ce qui est du cas de l'euthanasie, le problème c'est que la sociologie, la politique, … s'en mêlent.
Dans l'article, Samuel dit « Si l'euthanasie est légale, et même si elle est encadrée strictement, il y aura des dérives. » On ne peut pas parler de légalisation je pense, de toute manière « l'euthanasie n'est pas légalisable » (Faut-il légaliser l'euthanasie ? de Hautecouverture), mais plutot d'assouplissement de la loi. De plus, dans son analyse, Samuel fait une erreur, car il ne peut pas y avoir tant de dérives que ça. Si vous parvenez à me démontrer que Chantal Sébire peut s'en sortir, je m'opposerai à son euthanasie, cependant, il s'agit d'une maladie incurable et dégénérative… Après un diagnostic de PLUSIEURS médecins, si le verdict est défavorable, et que le patient désire en finir, pourquoi attendre ? Ne répète-t-on pas assez que l'Homme est libre ?
Il s'agit vraiment de dernier recourt, (de nécessité ? ). Je pense que le patient qui ne peut pas s'en sortir, et qui cotoit la mort, du moins la limite quotidiennement a le sens des priorités. Nous pouvons lui faire confiance, s'il veut en finir, c'est qu'il le doit. Je ne dis pas qu'il faut légaliser l'euthanasie, juste accorder un peut plus d'importance à la morale, et moins peut etre à la politique… Le désir de vivre est le désir le plus fort, non ? Si une personne désire mourir plutot que de vivre, mais désire vraiment, ou plutot qui a besoin (le terme de désir est peut etre trop connoté…) il ne faut pas que ce soit passager, il faut que ça s'établisse dans le temps (ce qui est un problème lorsque l'on souffre), elle ne peut pas avoir tort. Essayez d'imaginez l'état d'esprit de quelqu'un qui désire davantage mourir plutot que vivre…
De Christophe LAURENT
21H58 | 16/03/2008 |
Comme je l'exprime sur mon blog [http://www.blog-citoyen.com], la situation de Madame Chantal Sébire est une question de dignité de l'être au sens de l'exigence de Kant du refus de l'instrumentalisation de notre vie, et en l'occurrence de la sienne, il est à craindre que le dit de manière si pitoyable un commentateur du blog de l'ADMD [http://www.admdblog.fr/] que le seul choix de Chantal Sébire sera de se donner la mort par elle-même ou qu'elle l'a déjà laissé entendre de fuir en Suisse non pour des raisons fiscales comme certains mais pour une question de dignité de l'être !
De loyage
retraitée infirmière | 19H41 | 17/03/2008 |
Quelle hypocrisie ! Je suis sûre que si certains parlementaires ou mèdecins avaient quelqu'un de proche dans le cas de Chantal Sébir, la question ne se poserait même pas : incognito, les moyens seraient pris pour respecter la volonté de la personne…
En France, on parle du nombre inquiétant de suicides. Mais se pose-t-on la question de savoir combien de personnes se sachant atteintes d'une grave maladie incurable, passent (ou essayent de passer) à l'acte avant de ne plus pouvoir le faire elles-mêmes ? Peut-être auraient-elles pu avoir quelques temps heureux à passer près des leurs si une loi correcte et bien encadrée avait existé.
Une telle loi empêcherait bien des dérives actuelles !
De quentin flash
04H15 | 18/03/2008 |
J'ai tué une femme,
J'ai tué une femme,
Une femme qui voulait partir,
Une femme qui voulait mourir
J'aurais voulu retourner à Dijon,
Pour de vrai,
Pour envoyer valser tous ces cons
Pour faire valoir une certaine liberté
Qui fait qu'a défaut de choisir sa vie
L'on peut choisir sa mort.
Mais voilà d'apres eux j'avais tors.
Défiguré,
Mal à en crever.
La voilà qui pleure
De son œil, horreur.
J'aurais voulu
Injecter,
L'absolution.
Mais je ne sais comment faire.
Une douleur
Que l'on interdit
De taire.
Et la voilà qui attend la terre
Sans qu'elle puisse,
Qu'elle luxe
Creuser en son temps la tombe au cimetière.
Laisser donc les bien heureux choisir leur mort,
Chantal, tu as le nom de ma maman
Et même si le président
Dit non, par auprès des tiens à l'aurore.
Comme le font les gens de valeur,
Les gens qui n'ont pas peur.
Les gens qui ont l'honneur,
La chance, de mettre un point final à leur vie.
En ayant le temps de dire à la mort un grand merci.
De Dignité
16H49 | 18/03/2008 |
Madame Sebire,
Quel courage et quelle grandeur d'âme il vous faut pour affronter tout ce qui maintenant gravite autour de vous : la compassion et le rejet.
Vous avez choisi de vous montrer, bravant toutes les hypocrisies qui font que l'on ne voit pas dans ce pays ce qu'il n'est pas bon de voir.
Quel amour de la vie devez vous avoir pour oser, montrer, affirmer…
Ayant vécu en Allemagne et en Hollande, cotoyé de nombreux Suisses et Belges, très touchée depuis deux décennies par ce long débat sans fin sur la dite euthanasie, votre combat, votre courage me renvoient à mes réflexions sur ce sujet.
Oui j'aime comment ces pays permettent aux personnes sans espoir de survie de continuer leur dernier chemin entourée des leurs, dans la dignité, choisissant ensemble de partager cette parcelle de vie, de se parler, de se dire ce que l'on n'a pas pu se dire peut-être depuis des décennies. D'aborder ce que ce sera après, comment on y survivra…
Et j'ai appris que cet accompagnement là, cette qualité d'écoute, rendent la séparation plus… oserais-je le dire… douce, plus mature, plus responsable, plus digne de l'humain.
Si un jour je sais que je suis condamnée, j'ai déjà parlé à mes enfants de ce choix qui me permettra à moi de dire au revoir à ceux que j'aime comme je l'aurai choisi.
Je vis une maladie qui provoque douleurs au quotidien, je crois qu'on ne peut pas juger de ce que cela représente quand cette douleur devient inhumaine.
Quel courage !
affectueusement.
De Silencieuse
devant mon écran | 18H10 | 19/03/2008 |
Je suis peut-être naïve ou mal-éduquée mais j'ai une question qui me taraude depuis de nombreuses années. Je vous la pose à vous de me communiquer vos arguments. Nous ne supportons pas de voir nos animaux domestiques, voire mêmes sauvages, souffrir dès que les signes de la décadence deviennent insupportables. Nous les faisons « piquer » pour « leur bien » pour qu'ils ne souffrent plus. Alors pourquoi infliger à l'humain ce que nous ne supportons pas chez les bêtes ?
à Silencieuse
De Pierrrrre
08H51 | 20/03/2008 |
»….Alors pourquoi infliger à l'humain ce que nous ne supportons pas chez les bêtes ? …. »
==> il est indéniable que nous percevons la valeur de la vie de l'autre qu'au travers notre propre ressenti.
Et si ce ressenti nous est insupportable, nous voulons vite mettre fin à NOTRE propre souffrance.
Il en est ainsi de notre réaction pour la mise à mort des bébés phoques : c'est mignon, ça pousse un cri touchant, et puis la tâche de sang rouge sur fond de neige vierge, et ces gourdins qui frappent et frappent encore, tenus par des mécaniques à tuer…
Par contre, l'agonie lente du poisson qui frétille sur l'étal du poissonnier, au contraire, on aime bien les voir ainsi trembloter : signe de fraicheur et de bonne chaire.
C'est que ce con de poisson, il ne parle pas.. donc pas de bruit, et sa souffrance on s'en fout.. elle n'est pas, puiqu'elle ne nous interpelle pas et qu'on n'y pense même pas.
Il en est ainsi de petits chats que l'on noie.. pourtant, la noyade est la pire des morts…asphyxie, eau dans les poumons.. mais mais.. comme ça on ne les entend pas.. et donc, leur souffrance, on s'en tape, puisqu'elle ne nous atteind pas… mort toute clean, comme s'ils n'avaient jamais été.. comme à l'hôpital, service obstétrique .
Pour l'euthanasie… j'avoue qu'une loi me fait peur..
et si un de mes proches était concerné et avait besoin d'aide, je n'aurais pas besoin d'une loi pour me dicter ce qu'il me faudrait faire.. dans la complicité du silence et d'un geste d'amour partagé.
Non, je n'éprouverais pas le besoin d'en causer à la télé.