Revue de blogs

Le calvaire de Chantal Sébire relance le débat sur l'euthanasie

Elle dit vouloir mourir. Sur les photographies diffusées par les médias, une femme fragile pose. Défigurée par une tumeur, elle regarde l'objectif. Quelques centimètres de son visage ont été épargnés. Le reste n'est plus que boursouflure monstrueuse.

Chantal Sébire a 52 ans. Elle a déposé une requête auprès du président du tribunal de grande instance de Dijon pour pouvoir « terminer sa vie dans le respect de sa dignité ». Elle souffre trop et attend de la justice qu'elle autorise un médecin à lui administrer la dose médicamenteuse qui la soulagera définitivement.

Nicolas Sarkozy, destinataire d'un courrier douloureux, a raisonnablement confié à des médecins de hauts niveau le soin de vérifier si toutes les ressources de la médecines étaient épuisées.

Sur son blog, l'ex secrétaire national UMP, Jean-Luc Roméro raconte le combat de Chantal Sébire :

« En attendant, Chantal souffre de plus en plus. Alors que je l'ai vu vendredi dernier, j'ai été frappé hier par la violence de ses douleurs. Alors que j'ai tant envie d'arrêter bien des combats inutiles, et me replier sur ma petite vie sans intérêt, son combat, son humour, sa générosité me bouleversent et m'obligent à agir à ses côtés pour qu'elle obtienne enfin le soulagement.

“Cette femme diffuse un amour incroyable et c'est pourquoi il faut lui obtenir ce geste d'amour qu'elle réclame. Pour elle. Pour les siens.”

Jean-Luc Roméro renvoit à la lecture de l'argumentaire de l'avocat Gilles Antonowicz.

Gilles Devers, également avocat, clarifie d'emblée le débat : “Mourir n'est pas un droit”. Si, pénalement, se suicider n'est pas répréhensible, aider quelqu'un à mourir est puni par la loi car considéré comme un assassinat. Reste la question des soins palliatifs :

“Le législateur a confirmé les pratiques par la loi du 22 avril 2005 dont on retrouve les termes dans le Code de la santé publique aux articles L 1111-10 et suivants.

‘Cette loi reprend les principes les plus anciens de la déontologie médicale : le médecin ne peut pas provoquer directement la mort ; en revanche et face aux situations difficiles, il doit conserver une attitude thérapeutique, c'est-à-dire agir là où il peut être efficace ; et lorsque le traitement direct de la maladie devient inefficace, il s'oriente vers le relationnel et la prise en charge de la douleur.’

Maître Devers rappelle alors un cas antérieur à celui de Chantal Sébire, celui de Diane Pretty : ‘Celle-ci demandait également l'autorisation que soit pratiqué un geste euthanasique. La Cour européenne des droits de l'homme avait rejeté cette demande.’

La loi à laquelle se réfère l'avocat-blogueur est également évoquée par Ça dérange. Dans son post, il l'estime dépassée. Il republie pour l'occasion un précédent texte rédigé pendant la campagne présidentielle :

‘Le procès aux assises de la Dordogne d'un médecin et d'une infirmière qui ont aidé à mourir une malade du cancer en phase terminale fait ressurgir ce problème dans l'actualité.

Il s'agit en l'occurence d'euthanasie active puisque le docteur Tramois et l'infirmière agissante Chantal Chanel ont provoqué la mort de la malade par une injection léthale.

La question réapparaît donc dans l'actualité de savoir si la loi Leonetti n'est pas déjà dépassée et si, sous certaines conditions très encadrées, l'euthanasie active ne devrait pas être dépénalisée.’

Le blogueur rappelle les positions des uns et des autres. Celle, prudente, de Nicolas Sarkozy, pour qui ‘la fin de vie devait peut être être considérée du point de vue de la souffrance et de ses limites, plutôt que du point de vue des principes.’ Celle du PS, qui envisageait une ‘loi sur l'assistance médicalisée pour mourir dans la dignité’ et celle de François Bayrou, qui considérait alors la loi Leonetti suffisante.

Le blogueur, plutôt défaitiste, conseille à Chantal Sébire de se rendre à l'étranger : ‘ Allez en Suisse, madame, nos politiques ne bougeront pas…’

Ne leur parlez pas d'‘eutha-nazi’. Sur le blog conservateur, Le bal des dégueulasses, estimant que les structures de soins palliatifs pratiquent suffisamment bien la bonne euthanasie”, le blogueur se fait tranchant :

“Personnellement, je suis opposé à l'euthanasie de manière encore plus brutale qu'à l'IVG. Ne vous méprenez pas sur ce que je vais dire. L'IVG c'est souvent une (jeune) mère en détresse qui ne sait pas ce qu'elle fait, d'où les regrets fréquents.

‘En revanche, l'euthanasie est quelque chose de beaucoup plus dramatique. Posons-le directement : un hôpital où l'on tue n'est pas un hôpital où l'on peut soigner. Soigner, prendre soin, care’ et pas ‘cure'.’

Dans un paragraphe accusateur, il pointe un certain mois de mai :

‘Les soixante-huitards veulent un monde aseptisé, un monde sans entre deux, un monde sans part maudite. Sexualité sans grossesse (et son corollaire la grossesse sans sexualité) et quarante ans plus tard, mort sans agonie.

Ce n'est pas tant la souffrance qui les dérange, encore moins l'énigmatique atteinte à la dignité (se faire piquer comme un chien mourrant, c'est étonant comme dignité, non ? ). Ce qui les dérange dans leur idéologie, c'est l'agonie.’

Le blogueur de Nouvelles de Ruritanie demeure perplexe face à cette demande émanant d'une personne ‘consciente’. Chantal Sébire est, écrit-il, emblématique d'une époque de déresponsabilisation :

‘L'Occident christianisé condamne et réprime le suicide à rebours des Anciens païens’ qui magnifiaient Caton et Socrate. Le suicide n'a pas bonne presse, c'est la fausse solution des dépressifs et des adolescents…

‘Les pouvoirs publics s'inquiètent de son taux important en France et loin d'être compris comme une acte de liberté, le suicide est vu comme un échec et souvent depuis Durkheim comme une pathologie sociale.

Plutôt que de réfléchir à une véritable dépénalisation du suicide et surtout de son aide, les militants de l'euthanasie veulent mettre en demeure les médecins de tuer leurs patients. Fini la démarche individuelle, il nous faut un dispositif socialisé, euphémisé… la mort coocoonée. L'injection douce plutôt que la corde, le pistolet ou la mort au rat.’

L'avis de Samuel, moins polémique, correspond à une opinion courante sur l'euthanasie :

‘Légaliser l'euthanasie, c'est faire sauter une digue, et prendre le risque de se retrouver avec des comportements abominables. Imaginez, dans les maisons de retraite, la toute vieille, qu'en finit plus de vibrer, et qu'on attend qu'elle crève, vu que c'est elle qui a l'oseille’, qu'on pousse à ‘choisir’ de partir sereinement. Parce qu'elle gêne, parce que la maison de retraite, ça coûte cher, et qu'il ne va rien rester en héritage. C'est sordide, mais des situations comme celle-là sont bien plus fréquentes qu'on ne le pense.

‘Il y a aussi ces malades, qui sont parfois touchés par des passages à vide où la souffrance donne envie d'en finir définitivement, et qui finalement, surmontent la maladie et guérissent. Si l'euthanasie est légale, et même si elle est encadrée strictement, il y aura des dérives.’

Il suggère également le suicide. Plus simple et moins politique.

Entre la mort de Lazare Ponticelli, dernier poilu et cette demande d'euthanasie, pour Riton de Cannes, c'est la grande confusion, les curieux parallèles :

‘La juste mort demandée et cette vie terrible accordée. Je ne peux m'empêcher de me souvenir de mon grand-père qui me racontait sa guerre, toutes ses années passées, perdues, sa jeunesse volée, ses souffrances.

Verdun, le chemin des Dames, il ne reste que sa médaille militaire, pieusement conservée, un numéro matricule et une vie gâchée. Et cette femme qui demande, qui supplie qu'on abrège ses souffrances, qu'on lui ôte cette vie qui n'en est plus une.

Qui sommes nous pour juger ? A-t-on demandé à tous ces hommes qu'on a envoyé à l'abattoir s'ils acceptaient cette sentence, s'ils étaient d'accord avec cette même loi qui les envoyait se faire tuer ? Des millions sont partis dans une certaine indifférence et une seule veut s'en aller que les passions sont déchaînées.’

Il appelle à respecter sa dernière liberté.

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à Gotch Portrait de Gotch De Clarence

10H42 | 14/03/2008 | Permalien

Bonjour, ami Gotch.
Bien évidemment que c'est facile !
Et je crois, moi, que les gens le savent.
Mais je crois aussi qu'en dépit de leurs proclamations, ils ne sont pas si prêts que ça à passer à l'acte.
Ce qu'évidemment je comprends.
Mais qu'alors, ils n'accusent pas les autres de lâcheté ou d'égoïsme avec si peu de retenue.

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ex secrétaire médicale | 12H48 | 14/03/2008 | Permalien

A Clarence
Si elle est militante comme vous le dites pour une législation autorisant l'euthanasie c'est tout à son honneur, elle aura milité jusqu'au bout, car ce n'est pas vous Mme Clarence qui vivez le drame, c'est elle et elle sait de quoi elle parle ! Alors rendons à César ce qui est à César.

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15H05 | 14/03/2008 | Permalien

@ Monika

« Si elle est militante comme vous le dites pour une législation autorisant l'euthanasie c'est tout à son honneur ».
Vous avez parfaitememnt le droit de penser ainsi, et Mme Sebire a parfaitement le droit de militer pour ce qu'elle veut.
Mais j'espère que vous me reconnaîtrez en retour le droit de ne pas être d'accord avec la législation que Mme Sebire et vous-même peut-être voulez voir mise en place pour notre société tout entière à partir de son propre cas ou de quelques autres.

« Ce n'est pas vous (…) qui vivez le drame, c'est elle et elle sait de quoi elle parle ! »
Où donc ai-je prétendu endurer ce que cette femme endure ?
Mais ce que je crois, c'est que la souffrance que Mme Sebire éprouve ne la rend pas, elle non plus, plus légitime pour parler au nom de qui que ce soit d'autre qu'elle-même.
Je ne vais pas vous raconter ma vie, mais mon activité professionnelle fait que depuis trente ans, je côtoie quotidiennement des personnes dont beaucoup sont en fin de vie, qui savent pertinemment qu'elles ne guériront pas des maladies dont elles sont atteintes, et dont beaucoup souffrent de façon atroce (et je vous rassure, je ne crois en rien à la vertu rédemptrice de quelque douleur que ce soit).
Une infime minorité de ces personnes refusent les soins qui leurs sont proposés, et expriment un désir que, comment dire ? …, les choses s'arrêtent là. Et je trouve cette attitude absolument respectable.
Une écrasante majorité, à l'inverse, veut, malgré l'issue inévitable et les souffrances qui vont jalonner la fin de l'histoire, voire la dominer, jouir, qui de ses proches, qui de ses livres ou des discussions qu'il a encore avec tel ou tel, qui d'une échéance familiale (mariage d'un enfant, naissance d'un bébé dans la famille, etc…), qui enfin, tout simplement, du souffle de vie qui lui reste, peu importe aux autres le plaisir qu'il y trouve.
Et je trouve cette attitude là, elle aussi, absolument respectable.
Et je ne voudrais simplement pas, c'est ce que j'essayais de dire plus haut, que des lois votées à la va-vite sous le coup de l'émotion que suscite telle ou telle histoire particulière à laquelle, sauf à être des monstres, nous sommes individuellement et collectivement sensibles, donnent ensuite lieu à des dérives qui remettent aussi peu que ce soit en cause le droit des personnes dont je vous parle à vivre comme elles l'entendent (autant que faire se peut, tout au moins) la fin de leur vie.

Une dernière chose : attention à ne pas magnifier ou trouver « admirable » l'attitude de telle ou telle personne, en l'occurrence Mme Sebire. Cette espèce de fascination, hors ce qu'elle révèle, excusez-moi de jouer au psy de cuisine, de pulsion de mort chez ceux qui l'adoptent, est en retour, involontairement peut-être, ou inconsciemment, une forme de mépris pour tous ceux qui se bagarrent autrement lors de la fin de leur vie.

Portrait de jimmyb

à Clarence Portrait de Clarence De jimmyb

16H42 | 14/03/2008 | Permalien

Là où je suis d'accord avec vous, c'est qu'il faut une loi murement réfléchie et surtout se garder de légiférer à la va vite et sur le coup de l'émotion que peut susciter un cas comme celui-là. Mais ce n'est pas d'aujourd'hui qu'une réflexion aurait du être lancée, on préfère de loin hélas garder la tête dans le sable pour ne pas voir. Il faut que chacun reste maitre de sa destinée jusqu'au bout et que ce soit uniquement à la demande du malade que cela puisse se faire et avec l'accord d'un collège de médecins. Puisque cela d'après vous justement ne concerne que peu de cas, il n'y a pas de raisons de ne pas accorder ce droit. C'est à la loi de ne pas permettre les dérives, mais cessons d'être hypocrites, c'est justement aujourd'hui que les dérives existent, car certains se voit parfois confronter à la tentation de contourner la loi, et il est bien rare qu'un médecin ne se soit pas trouvé, un jour, bien seul face à la détresse d'un malade qu'il ne peut pas soulager. De même, cette loi qui consiste à dire que l'on peut soulager à tout prix un malade même si cela met en jeu son pronostic vital est tout aussi hypocrite, cela donne juste bonne conscience et permet de contourner le problème sans l'affronter. Cela se passe-t-il mal en Belgique où ailleurs ? Non, donc on ne peut pas invoquer de dérives pour refuser qu'un cadre juridique soit mis en place. En fait, nous mettrions sans doute fin à de nombreuses dérives justement. Mais il faudra se tenir à ce stricte cadre juridique et ne pas permettre que l'on aille plus loin.
Mais ne nous leurrons pas, quelqu'un invoquait l'extermination des handicapés pendant le nazisme, ce n'est pas parce qu'une loi existe ou pas que ce serait plus facile ou plus difficile pour un régime totalitaire de remettre une telle horreur à l'ordre du jour. A nous d'éviter simplement que des extrémistes puissent avoir simplement le pouvoir de proclamer des lois pour éviter cela.

Portrait de monika

De monika

ex secrétaire médicale | 12H54 | 15/03/2008 | Permalien

à Clarence
Le frère de mon mari a eu une maladie grave, au début de sa maladie il avait l'espoir de guérir et il luttait contre cette saloperie de maladie, cela a duré deux ans environ et puis son état s'est dégradé de jour en jour, nous lui rendions souvent visite et un jour je lui ai demandé comment il allait, il m'a dit : cela ira mieux dans 6 mois, il avait dû demander à son médecin le temps qu'il lui restait à vivre. Et oui il voulait partir, ne voulait plus vivre dans de telles conditions avec ses douleurs, ses anxiolitiques, sa morphine etc.. sachant qu'il n'y avait plus d'espoir de guérison. 6 mois après il allait mieux puisqu'il nous a quitté. Je pense que vous faîtes l'amalgame entre les personnes chez qui ont a découvert une grave maladie avec peut être espoir de guérison et qui luttent (comme vous le savez la maladie peut perdurer plusieurs années) et les personnes arrivant en fin de vie. Il ne faut pas tout mélanger.
Si la loi autorisant l'euthanasie est adoptée, toute personne se sachant en fin de vie et vivant dans d'atroces douleurs aura le droit de partir décemment mais on ne va pas euthanasier toute personne atteinte d'une maladie grave et qui même arrivant en fin de vie ne demandera pas à être euthanasiée. C'est une affaire personnelle : ou vous luttez jusqu'au jour de votre mort ou vous désirez partir avant et dignement.

De plus je ne pense pas que l'on puisse jouir encore des joies familiales lorsque vous êtes cloué au lit avec vos douleurs et en état de léthargie avec la morphine. J'ai malheureusement vécu cela avec mon amie. Elle se forçait à sourire pour certains évènements heureux (anniversaire de ses enfants et de son époux) mais je voyais bien dans ses yeux tristes qu'elle « trichait ». Certainement la peur de ne plus fêter l'anniversaire des siens.

Je suis pour l'adoption de cette loi autorisant l'euthanasie. Laissons le choix aux personnes en fin de vie de choisir librement leur départ s'ils le désirent ou de résister jusqu'au bout.

Portrait de Pépé

à Clarence Portrait de Clarence De Pépé

Ecoeuré | 20H57 | 14/03/2008 | Permalien

A Clarence.

Facile de trouver une ampoule dans le commerce ? S'il vous plait, le nom de l'ampoule et l'adresse du commerce.
Merci d'avance

Portrait de Pépé

à Clarence Portrait de Clarence De Pépé

Ecoeuré | 21H00 | 14/03/2008 | Permalien

A Clarence.

Facile de trouver une ampoule dans le commerce ? S'il vous plait, le nom de l'ampoule et l'adresse du commerce.
Merci d'avance

Portrait de guerzit

De guerzit

Incomprenant majeur | 09H48 | 14/03/2008 | Permalien

Le suicide est aussi respectable que n'importe quelle attitude face à la vie, la douleur, la souffrance…

Chacun à sa conception de la vie et y évolue comme il entend et peut…

On craint trop la mort pour être serein pendant la vie. Voir des gens choisir la mort, qu'ils soient malades ou pas, serait je crois salvateur. Nul ne peut décider d'applique ses règles à un univers auquel il n'appartient pas. Et même si celui qui part laisse laisse le pire à ses proches, il en a le droit.

Sur le blog du crasseux bal des merdeux : qu'il soit conservateur est une chose, qu'il se permette d'être grandiloquent en est une autre. La « part maudite » du monde.. ? L'« entre deux »… ?

Ce résidu de bidet doit adorer les châtiments corporels et la loi du plus fort, cette autre part maudite… Pourquoi citer un tel blog ? Représentatif de quelque chose ?

Portrait de Mon-Al

De Mon-Al

roturière :-) | 10H25 | 14/03/2008 | Permalien

Pour avoir travaillé pendant 15 ans dans le milieu médical, je peux affirmer que l'euthanasie est pratiquée par de nombreux médecins ayant du coeur et de l'empathie pour leurs patients arrivés au terme douloureux de leur maladie. Celà se fait : on donne une dose qui s'avère létale, avec le consentement de la famille - la plupart du temps. Les médecins ont depuis toujours su apporter une fin calme et sereine lorsqu'il le faut… Surtout depuis une vingtaine d'années. La loi Léonetti, si elle est appliquée correctement le permet.
Celà est la constatation des faits.
La demande de Chantal Sebire, si elle est tout à fait sincère, s'avère être menée dans un sens politique. Ce qui ne lui retire aucune valeur. Au contraire, plutôt que d'agir discrêtement et de se suicider seule ou aidée discrêtement, elle se sacrifie en montrant sa grande douleur à la face du législateur pour tenter de changer la loi. Or, cette loi sur l'euthanasie n'est pas encore à l'ordre du jour. Trop de courants sont encore en concurrence, bien que la majorité des Français soient pour. Elle n'obtiendra bien sûr aucune aide de Sarko qui premièrement ne peut lui-même changer la loi, ni même de discussion suffisamment rapide à l'Assemblée pour qu'une loi lui soit bénéfique.
Je salue donc le courage de cette Dame qui se bat pour les autres, ceux qui veulent avoir le droit de mourir dans la dignité (ce qui est mon cas), en montrant sa souffrance sans utiliser la facilité - un voyage en Suisse (ce qui se fait très souvent) ou même un suicide discrêt…
Madame Sebire, vous êtes une grande Dame…

Portrait de raannemari

De raannemari

10H29 | 14/03/2008 | Permalien

Ici en Belgique l'euthanasie est légale et très encadrée, mon amour, Français, en phase terminale d'un cancer en a fait la demande, il a choisi de mourir en toute dignité dans mes bras à la maison, malgré mon immense chagrin je sais qu'il a eu raison, notre mort nous appartient tout comme notre vie et je choisirai, sauf accident, le jour et l'heure de ma mort, sans crainte je la regarderai en face, la mort est chose naturelle, il ne faut pas en avoir peur cela empêche de vivre la vie, et nous nous avons vécu debout jusqu'à sa dernière seconde.

Portrait de raannemari

De raannemari

10H30 | 14/03/2008 | Permalien

Encore juste une petite chose, si on lui avais refusé l'euthanasie, je l'aurais aidé à mourir parce que je l'aime.

Portrait de Pentelique

De Pentelique

consultant biotechnologie | 11H04 | 14/03/2008 | Permalien

Oui,je comprends Chantal Sébire,mais se pose au delà de notre sensibilité à l'image un problème difficile. Personne ne l'empêche de se tuer. Mais demander à des médecins de tuer est un autre problème, ils sont construits dans le respect de la vie et ne veulent pas entrer dans l'homicide pour quelque raison que ce soit justement parce que ce tabou est l'axe principal de leur comportement. On pourrait il est vrai demander à la Légion Étrangère de pratiquer l'euthanasie, après tout c'est leur métier et encore….
Vous me direz et la Suisse, C'est vrai, mais en Suisse chaque foyer conserve chez soi des armes de guerre sans que l'on observe de guerre civile entre les cantons.Ce n'est pas le cas de la France ou une telle mesure est impensable, voyez la législation sur les armes..Et puis lorsque les gardes frontières suisses renvoyaient les juifs aux gardes allemands nazis n'était ce pas déjà un début d'euthanasie ?

Portrait de monika

à Pentelique Portrait de Pentelique De monika

ex secrétaire médicale | 12H33 | 14/03/2008 | Permalien

A pentelique
Il ne s'agit pas de tuer de la part des médecins puisque la mort est imminente, il s'agit simplement de soulager les souffrances avant l'issue fatale. C'est différent. Je préférerais mourir dignement quelques mois plus tôt que de vivre dans la douleur (physique) et dans celle de mes proches, qui souffriraient autant que moi de me voir souffrir.

Portrait de Pentelique

à monika Portrait de monika De Pentelique

consultant biotechnologie | 18H54 | 14/03/2008 | Permalien

@ monika Il s'agit à la fin quand même pour le médecin de tuer,même si la mort est imminente,il faut envoyer un mélange létal comme on appui sur une détente. La sub-anesthésie qui permet de soulager les souffrances permet de l'éviter. Je crois que nous devons bien réfléchir à ce que signifie le terme de « mourir dignement ». Il me semble que de toutes façons en pratique la mort est un phénomène naturel mais je ne vois aucune dignité à mourir. Il est vrai que de piètres esprits voudraient nous faire croire que cette « géhenne » nous rachètera et cette façon de voir en relation avec le soi disant pêcher est inacceptable.
Mais un thérapeute qui mettrait la mort dans son arsenal thérapeutique sera un bien piètre thérapeute. Ceux qui le sont le comprennent , d'autres font leur numéro la main sur le coeur de faux metteurs en scène d'une pièce théorique et imaginaire.En fait- qui mourra verra !

Portrait de Alexad

De Alexad

11H09 | 14/03/2008 | Permalien

Vous voyez bien que not'n°1 ne s'est pas tellement « imposé le silence en pénitence »… il n'a pas résisté à en faire une nouvelle ! !
Quant au premier ministre qui n'a pas hésité non plus : « nous sommes là aux limites de l'intime »…
Un bien bel équipage ! ! !

Madame Chantal Sébire dont la dignité est évidente, mérite autre chose que ces pirouettes et langues de bois très chargées !

Portrait de kropotkine

De kropotkine

11H29 | 14/03/2008 | Permalien

N'avez vous pas remarquer que :

Les premiers à dire que légaliser, modifier la loi pour permettre une assistance, une aide médicale permettant de mettre fin à la vie (dès lors qu'une demande explicite est demandée) sont parfois les premiers à renier les arguments des anti-loi de rétention de surete …non ?

Dire que le suicide existe est une belle preuve de lacheté et d'hypocrisie…combien de TS se sont finis en drame humain, qui possede LA solution pour en finir sinon d'avoir un conseil d'un medecin, d'une personne compétente ….

voir mon blog

Portrait de monika

De monika

ex secrétaire médicale | 11H41 | 14/03/2008 | Permalien

Quel intérêt de vivre dans la douleur et la souffrance lorsque l'on arrive en phase terminale. Le cas de Chantal m'a bouleversée. Et les proches dans tout cela ? Je ne sais pas si j'aurais supporté de voir ma mère souffrir atrocement. Abréger les souffrances de ceux que l'on aime quand il n'y a plus d'espoir est un acte d'amour. Quel soulagement pour cette dame quand elle sera partie. Son souhait est de partir dignement, entourée de sa famille. J'espère qu'elle pourra quitter la vie tranquillement chez elle et non dans un pays étranger. Quelque part cela apaise de mourir chez soi, mais faire un voyage à l'étranger pour aller y mourir, quelle atrocité.
Je trouve que c'est de la barbarie que de laisser souffrir une personne condamnée jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mes propos sont durs, je sais, mais je suis scandalisée d'une telle décision de la part du gouvernement. Si R DATI vivait le même drame, qu'aurait-elle décidé ? Vivre dans la souffrance ou mourir dignement.

Portrait de Lovecraft

De Lovecraft

13H11 | 14/03/2008 | Permalien

Je suis de tout coeur avec Madame Sébire et ses enfants.
Mme Sébire,dans sa très grande douleur,a le courage d´affronter non seulement l´état monolithique,mais également la foule,qui bien souvent est imbécile.
Mme Sébire pourrait être maitre de sa vie jusqu´a sa mort s´il elle le désirait,mais elle a choisi d´aider les autres qui souffrent comme elle.Mme Sébire veut que sa mort ait un sens.Cette femme souffre dans ses chaires et sa psychée,et je lis á droite comme á gauche des histoires de droit,que l´on devrait faire comme ci ou comme cela !
Oú est l´absurde ? Je me demande si les personnes qui font du blah blaha juridique ou religieux ont jamais souffert terriblement pendant des années,des mois,des jours,et des heures interminables pour oser avancer autant de bêtises.
La bêtise humaine n´a pas de limites,j´en suis convaincu.Comme je suis certain que le corps vivant de Mme Sébire lui appartient en propre.Ce corps il est a elle,pas á moi pas a vous et surtout pas á l´état.Nous sommes tous et toutes nées libres il me semble ? Non ?
Que vient faire ici cette bourrique de Boutin avec ses paroles d´hallucinée,autant que la Dati de chez Dior,que viennent faire ces deux maitresses de la superficialité dans ce combat pour la mort,sinon que de dire des insanités sans montrer le moindre sentiment humain.Honte á vous mesdames,car vous étes les sbires qui représentent un ètat déliquescent et inhumain.
Madame Sébire je rend hommage á votre grand courage et force de caractère,a votre amour des autres,ainsi qu´á vos enfants et votre famille.
Blessing.
Lovecraft

Portrait de jissé

à Lovecraft Portrait de Lovecraft De jissé

Ingé retraité | 06H06 | 15/03/2008 | Permalien

Bonjour aux nouveaux lecteurs qui seraient « perdus ».
Et pour une meilleure compréhension. .

Les « appels au modé » ne concernent pas le post de Lovecraft (que je salue) mais un article « signalé », antisémite et néo-nazi qui est resté là pendant des heures avant d'être - ENFIN - viré !

Bon café.

Jissé

Portrait de Claude PELLETIER

De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 14H20 | 14/03/2008 | Permalien

Qu'est-ce que c'est que ce délire et cette incohérence !

Portrait de Mon-Al

De Mon-Al

roturière :-) | 17H55 | 14/03/2008 | Permalien

Que fait donc le Modérateur ? ? ? ?

Portrait de françoise.V

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De françoise.V

p'tite lyonnaise | 19H26 | 14/03/2008 | Permalien

Bonjour Mon-Al,
Si vous allez sur l'article « les petits » vous aurez quelques éléments de réponse…

Portrait de jissé

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De jissé

Ingé retraité | 20H48 | 14/03/2008 | Permalien

Bonjour Mon-Al

J'ai essayé de le contacter mais il est « aux abonnés absents ».

A lire « les petits » sa crédibilité et celle de « la rue » n'en sortent pas « grandies ».

« Meunier tu dors .. »

Bonne nuit.

Cordialement.

Jissé

Portrait de Renard

De Renard

13H19 | 14/03/2008 | Permalien

Ce que vous subissez Madame, est indigne des Hommes, croyants et non croyants compris.

Ce que j'admire Madame, c'est votre force à vouloir comme vous dites : vaincre votre tumeur.

Lorsque les Hommes auront compris cela, ils donneront à cette loi votre nom.

Lorsque vous arriverez au Paradis, le plus tôt possible vu votre souffrance. Faites nous un signe, dites nous si les Hommes sont meilleurs là bas ?

Portrait de Claude PELLETIER

à Renard Portrait de Renard De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 14H41 | 14/03/2008 | Permalien

Le paradis ce n'est pas après.
Mais c'est avant, bien avant de mourir,
c'est avant que le corps ne se mette à dérailler
ou pour certains d'entre nous
avant le deuil de son(ses) amour.

Le paradis est un fruit de notre tête.
Un pur produit 100 % de MG de nos cerveaux lents.
Levez la tête.

Comme ce nuage là,
regardez le bien, on dirait qu'il ressemble à une tulipe fanée
et celui-là est une tête d'enfant.
Chimères de notre esprit.
Chimères de notre besoin d'humaniser,
de consoler, de se rassurer.
L'esprit moissonne du sens …
et nous déniche un endroit plus humano-formé que terra-formé,
Le paradis, nous le connaissons déjà,
c'est un endroit où il fait bon vivre
mais en mieux.

Un endroit où il fait bon vivre … Pardon, le paradis est un endroit
où il ferait … bon vivre.

Pétri d'espoir, l'esprit humain aime bien imaginer
qu'il existe quelque chose de mieux.
Stupéfiant, non ?

Portrait de Gotch

à Renard Portrait de Renard De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 16H29 | 14/03/2008 | Permalien

Renard, de quel paradis parlez-vous ? Nous humains n'avons qu'une Terre où nous reposer, elle sera un paradis ou un enfer en fonction de ce que NOUS en aurons fait. La mort n'est qu'une porte qu'on pousse, ensuite nos constituants retournent à la Terre, et le cycle recommence : c'est çà l'immortalité ! La naissance en tant que telle est une épreuve autrement plus difficile !

Portrait de V comme vendetta

De V comme vendetta

Ecrivain | 14H46 | 14/03/2008 | Permalien

Un jour viendra où on se fera trucider par l'État, en toute légalité complaisante, au nom d'une souffrance ou d'une laideur, d'une a-normalité supposée ou revendiquée.

Le nouveau cogito de notre temps : je souffre donc tue moi ; je suis laid(e) donc tue moi ; je ne peux jouir, donc tue moi.

Cette femme est une « ordure ». Les regards fascinés des autres qu'elle voit sur elle lui ordonnent de se tuer, de disparaître. Elle pousse ainsi la logique jusqu'à revendiquer ce que les autres, dans leur grande hypocrisie, refuse de faire : son propre anéantissement, son meurtre.

Puisque individuellement vous refusez de me tuer, alors collectivement je vous autorise à le faire.

Mettre son visage en avant ainsi est ordurier, obscène. Il devient le monstre qu'on préférerait oublier. Qu'« on » nous laisse tranquille, et tuer « la » dans la dignité.

Le visage de cette femme mérite d'être sculpté et devenir le portrait de Marianne, masque monstrueux d'une République paradoxalement dévoilée.

Portrait de Gotch

à V comme vendetta Portrait de V comme vendetta De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 18H11 | 14/03/2008 | Permalien

Vous êtes écrivain ? Alors, je souhaite à tous que personne ne lise vos écrits, s'ils sont autant déformés par la haine que cette intervention…. Les pires monstres sont ceux de l'intérieur.

Si vous saviez ce qu'est la souffrance, la vraie, celle que même les antalgiques les plus puissants peinent à contenir, vous ne pourriez pas écrire ces lignes. A moins d'être un malade.

Portrait de Enguerrand

à Gotch Portrait de Gotch De Enguerrand

poubellier au Zimbabwe | 23H58 | 14/03/2008 | Permalien

Salut Gotch,

V comme vendetta est atteint de « taoïsme sollersien », une
maladie grave, auto-immune et sans remède connu.

Portrait de steed1

à V comme vendetta Portrait de V comme vendetta De steed1

prosateur à mi-temps | 12H19 | 15/03/2008 | Permalien

avec quelques amis on organise un diner, ça te dirais de venir ?

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