Elle dit vouloir mourir. Sur les photographies diffusées par les médias, une femme fragile pose. Défigurée par une tumeur, elle regarde l'objectif. Quelques centimètres de son visage ont été épargnés. Le reste n'est plus que boursouflure monstrueuse.
Chantal Sébire a 52 ans. Elle a déposé une requête auprès du président du tribunal de grande instance de Dijon pour pouvoir « terminer sa vie dans le respect de sa dignité ». Elle souffre trop et attend de la justice qu'elle autorise un médecin à lui administrer la dose médicamenteuse qui la soulagera définitivement.
Nicolas Sarkozy, destinataire d'un courrier douloureux, a raisonnablement confié à des médecins de hauts niveau le soin de vérifier si toutes les ressources de la médecines étaient épuisées.
Sur son blog, l'ex secrétaire national UMP, Jean-Luc Roméro raconte le combat de Chantal Sébire :
« En attendant, Chantal souffre de plus en plus. Alors que je l'ai vu vendredi dernier, j'ai été frappé hier par la violence de ses douleurs. Alors que j'ai tant envie d'arrêter bien des combats inutiles, et me replier sur ma petite vie sans intérêt, son combat, son humour, sa générosité me bouleversent et m'obligent à agir à ses côtés pour qu'elle obtienne enfin le soulagement.“Cette femme diffuse un amour incroyable et c'est pourquoi il faut lui obtenir ce geste d'amour qu'elle réclame. Pour elle. Pour les siens.”
Jean-Luc Roméro renvoit à la lecture de l'argumentaire de l'avocat Gilles Antonowicz.
Gilles Devers, également avocat, clarifie d'emblée le débat : “Mourir n'est pas un droit”. Si, pénalement, se suicider n'est pas répréhensible, aider quelqu'un à mourir est puni par la loi car considéré comme un assassinat. Reste la question des soins palliatifs :
“Le législateur a confirmé les pratiques par la loi du 22 avril 2005 dont on retrouve les termes dans le Code de la santé publique aux articles L 1111-10 et suivants.‘Cette loi reprend les principes les plus anciens de la déontologie médicale : le médecin ne peut pas provoquer directement la mort ; en revanche et face aux situations difficiles, il doit conserver une attitude thérapeutique, c'est-à-dire agir là où il peut être efficace ; et lorsque le traitement direct de la maladie devient inefficace, il s'oriente vers le relationnel et la prise en charge de la douleur.’
Maître Devers rappelle alors un cas antérieur à celui de Chantal Sébire, celui de Diane Pretty : ‘Celle-ci demandait également l'autorisation que soit pratiqué un geste euthanasique. La Cour européenne des droits de l'homme avait rejeté cette demande.’
La loi à laquelle se réfère l'avocat-blogueur est également évoquée par Ça dérange. Dans son post, il l'estime dépassée. Il republie pour l'occasion un précédent texte rédigé pendant la campagne présidentielle :
‘Le procès aux assises de la Dordogne d'un médecin et d'une infirmière qui ont aidé à mourir une malade du cancer en phase terminale fait ressurgir ce problème dans l'actualité.Il s'agit en l'occurence d'euthanasie active puisque le docteur Tramois et l'infirmière agissante Chantal Chanel ont provoqué la mort de la malade par une injection léthale.
La question réapparaît donc dans l'actualité de savoir si la loi Leonetti n'est pas déjà dépassée et si, sous certaines conditions très encadrées, l'euthanasie active ne devrait pas être dépénalisée.’
Le blogueur rappelle les positions des uns et des autres. Celle, prudente, de Nicolas Sarkozy, pour qui ‘la fin de vie devait peut être être considérée du point de vue de la souffrance et de ses limites, plutôt que du point de vue des principes.’ Celle du PS, qui envisageait une ‘loi sur l'assistance médicalisée pour mourir dans la dignité’ et celle de François Bayrou, qui considérait alors la loi Leonetti suffisante.
Le blogueur, plutôt défaitiste, conseille à Chantal Sébire de se rendre à l'étranger : ‘ Allez en Suisse, madame, nos politiques ne bougeront pas…’
Ne leur parlez pas d'‘eutha-nazi’. Sur le blog conservateur, Le bal des dégueulasses, estimant que les structures de soins palliatifs pratiquent suffisamment bien la bonne euthanasie”, le blogueur se fait tranchant :
“Personnellement, je suis opposé à l'euthanasie de manière encore plus brutale qu'à l'IVG. Ne vous méprenez pas sur ce que je vais dire. L'IVG c'est souvent une (jeune) mère en détresse qui ne sait pas ce qu'elle fait, d'où les regrets fréquents.‘En revanche, l'euthanasie est quelque chose de beaucoup plus dramatique. Posons-le directement : un hôpital où l'on tue n'est pas un hôpital où l'on peut soigner. Soigner, prendre soin, care’ et pas ‘cure'.’
Dans un paragraphe accusateur, il pointe un certain mois de mai :
‘Les soixante-huitards veulent un monde aseptisé, un monde sans entre deux, un monde sans part maudite. Sexualité sans grossesse (et son corollaire la grossesse sans sexualité) et quarante ans plus tard, mort sans agonie.Ce n'est pas tant la souffrance qui les dérange, encore moins l'énigmatique atteinte à la dignité (se faire piquer comme un chien mourrant, c'est étonant comme dignité, non ? ). Ce qui les dérange dans leur idéologie, c'est l'agonie.’
Le blogueur de Nouvelles de Ruritanie demeure perplexe face à cette demande émanant d'une personne ‘consciente’. Chantal Sébire est, écrit-il, emblématique d'une époque de déresponsabilisation :
‘L'Occident christianisé condamne et réprime le suicide à rebours des Anciens païens’ qui magnifiaient Caton et Socrate. Le suicide n'a pas bonne presse, c'est la fausse solution des dépressifs et des adolescents…‘Les pouvoirs publics s'inquiètent de son taux important en France et loin d'être compris comme une acte de liberté, le suicide est vu comme un échec et souvent depuis Durkheim comme une pathologie sociale.
Plutôt que de réfléchir à une véritable dépénalisation du suicide et surtout de son aide, les militants de l'euthanasie veulent mettre en demeure les médecins de tuer leurs patients. Fini la démarche individuelle, il nous faut un dispositif socialisé, euphémisé… la mort coocoonée. L'injection douce plutôt que la corde, le pistolet ou la mort au rat.’
L'avis de Samuel, moins polémique, correspond à une opinion courante sur l'euthanasie :
‘Légaliser l'euthanasie, c'est faire sauter une digue, et prendre le risque de se retrouver avec des comportements abominables. Imaginez, dans les maisons de retraite, la toute vieille, qu'en finit plus de vibrer, et qu'on attend qu'elle crève, vu que c'est elle qui a l'oseille’, qu'on pousse à ‘choisir’ de partir sereinement. Parce qu'elle gêne, parce que la maison de retraite, ça coûte cher, et qu'il ne va rien rester en héritage. C'est sordide, mais des situations comme celle-là sont bien plus fréquentes qu'on ne le pense.‘Il y a aussi ces malades, qui sont parfois touchés par des passages à vide où la souffrance donne envie d'en finir définitivement, et qui finalement, surmontent la maladie et guérissent. Si l'euthanasie est légale, et même si elle est encadrée strictement, il y aura des dérives.’
Il suggère également le suicide. Plus simple et moins politique.
Entre la mort de Lazare Ponticelli, dernier poilu et cette demande d'euthanasie, pour Riton de Cannes, c'est la grande confusion, les curieux parallèles :
‘La juste mort demandée et cette vie terrible accordée. Je ne peux m'empêcher de me souvenir de mon grand-père qui me racontait sa guerre, toutes ses années passées, perdues, sa jeunesse volée, ses souffrances.Verdun, le chemin des Dames, il ne reste que sa médaille militaire, pieusement conservée, un numéro matricule et une vie gâchée. Et cette femme qui demande, qui supplie qu'on abrège ses souffrances, qu'on lui ôte cette vie qui n'en est plus une.
Qui sommes nous pour juger ? A-t-on demandé à tous ces hommes qu'on a envoyé à l'abattoir s'ils acceptaient cette sentence, s'ils étaient d'accord avec cette même loi qui les envoyait se faire tuer ? Des millions sont partis dans une certaine indifférence et une seule veut s'en aller que les passions sont déchaînées.’
Il appelle à respecter sa dernière liberté.



















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à Bardamu
De sccber
01H16 | 14/03/2008 |
Ce n'est pas si facile que cela, si l'on ne veut pas prendre le risque de finir « légume » dans un mouroir.
à sccber
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 08H47 | 14/03/2008 |
OUi ! soit légume dans un mouroir,
soit à charge pour ceux qu'on ne désire pas charger ou retrouver !
à Claude PELLETIER
De le corvidé
En mission expiatoire | 06H46 | 14/03/2008 |
Pour gommer cette inégalité, il suffit tout simplement de se plonger dans la connaissance.
Sous nos latitudes, il est relativement aisé de trouver des plantes qui permettent de mourir et même de choisir les effets qui précèderont la mort.
Ce n'est cerainement pas en restant devant TF1 que l'on accède à cette connaissance…
à le corvidé
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 12H20 | 14/03/2008 |
J'essaie de me mettre dans vos pas. Constatez que ce n'est pas aussi simple que vous le prétendez et qu'il y a embûche. La nature offre un bel éventail de possibles offert à notre latitude mais aucun mode d'emploi ……… et les recours contre les tribunaux seront difficiles. Se rater et on est en pleine mission expiatoire !
Je reviens à votre message et si je vous entends bien,
il faudrait par exemple croiser dans les bois une belle femme italienne aux cheveux couleur de jais et partager un petit jus de percolateur ! ?
Admettons. Mais la messe (humour) n'est pas dite : un seul baiser suffira-t-il ?
Amen !
De peace_and_love
20H21 | 13/03/2008 |
En quoi est-ce indigne de souffrir ? ? ? Une chose, dans tous ces textes me choque : il semble que la souffrance dans nos sociétés soit radicalement bannie ou du moins le souhaite-t-on.POurquoi ? N'est ce pas un phénomène proprement humain ? cela ne fait-il pas fondamentalement partie de notre nature ? Alors pourquoi à tout prix refuser la souffrance ? Je trouve que c'est une revendication extrêmement dangereuse pour l'homme, d'exiger de la société qu'elle supprime nos souffrances…Je pense que la société doit effectivement les atténuer en nous sortant de notre condition animale, en nous éduquant à nous projeter dans l'avenir, à vivre en communauté etc…mais de tout ceci découle évidemment d'autres souffrances. La phrase de Stuart Mill résume bien cela : « Mieux vaut être un homme insatisfait qu'un porc satisfait ». Peut être vaut-il mieux accepter la souffrance quitte à être malheureux que de chercher à la supprimer à tout prix…Je pense que si cette femme souhaite mourir, elle doit le faire elle-même.
à peace_and_love
De Utilisateur désinscri
20H52 | 13/03/2008 |
il me semble que vous parlez de la souffrance psychique ; dans le cas de Madame Sébire il est question tout d'abord de la souffrance physique(=les douleurs ressenties par le corps) qui, à la longue et à un deuxième degré, entraîne une souffrance psychique
à peace_and_love
De larissaD
11H48 | 14/03/2008 |
Le problème c'est que si elle est en état PHYSIQUE de se donner la mort la plupart des personnes qui souhaitent recourir à l'euthanasie sont dans l'incapacité physique de ce donner la mort, d'où la nécessité de l'assistance.
quand à la souffrance, on peut certes en accepter une partie comme inhérente à notre condition humaine mais je ne vois pas bien comment vous pouvez dire à cette femme « souffre c'est normal » il y est des souffrances qui sont insupportables et nous ne devons pas les imposer aux autres au nom d'un principe spirituello-naturaliste-chrétien
De peace_and_love
20H27 | 13/03/2008 |
et que fait-on des médecins ? Personne, apparemment, ne semble s'intéresser à leur cas…Vous imaginer ce que ça doit être pour un médecin lorsqu'un patient lui demande de le tuer ? Vachement marrant…personnellement je pense que d'accomplir un tel geste me traumatiserait à vie…ET puis commment savoir où est la frontière entre le supportable et l'insupportable ?
Et puis au passage,petite disgression, je trouve que certains lecteurs de rue89 ont un penchant pour l'extremisme et l'intolérance, vraiment flagrant…Même si je déteste profondément Sarkozy, ce n'est pas pour ca que je traite ses électeurs de « catho tradi réac gros cons » ou autre…Ca serait triste de croire que 53% des Français sont stupides…Un peu trop naïfs peut être…
De Dominic1949
20H27 | 13/03/2008 |
Elle risque de mourir de douleur avant que qui que ce soit n'accepte de donner un avis clair sur sa situation : les personnages sollicités tiennent à leur réputation, leur milieu, et pour certains d'entre eux, à leurs électeurs…
Sur ce sujet là, chacun juge avec sa petite expérience, sa petite vision du monde, souvent obscurcie par des croyances religieuses ou « éthiques » et se réfugiera derrière l'avis de ceux qui l'auront précédé plutôt que d'essayer de comprendre ce qu'elle vit, votre article est tout à fait explicite à ce sujet, et reflète bien la réalité.
Quant au suicide, en dehors de la difficulté de l'acte, le principal problème qu'il pose quand on l'envisage sérieusement est le risque d'y survivre. Et ce serait extrêmement difficile d'essayer de recommencer, surtout si la tentative vous a amené dans un fauteuil roulant ou sur un lit d'hôpital. Et toujours aussi seul.
Alors oui, le droit à l'euthanasie est la seule solution.
Et merci, Zineb, de l'éclairage que vous nous donnez sur ce problème.
De JACOU43
(filouzophe) | 20H31 | 13/03/2008 |
en fait émettre une petite réserve sur l'euthanasie déclenche les foudres ?
Je n'applaudis pas la pratique bretonnante décrite plus haut.
Je ne suis pas marqué par la religion. je me dis juste que sous prétexte de modernité, on peut vite se livrer à des horreurs confinant à l'eugénisme.
Mon père est mort d'un cancer généralisé et je sais ce qu'est cette déchéance qui nous fait peur à tous.
à JACOU43
De larissaD
11H53 | 14/03/2008 |
Alors tu dois surement savoir que tous les cancer se finissent pas une overdose de morphine… 4 personnes de ma famille sont mortes ainsi, à la fin la douleur est tellement insupportable qu'on met une dose trop forte pour que l'organisme survive… ma grand mère (medecin) à même appuyer elle même sur la dose après avoir dis aurevoir à ses proches… pourquoi pénaliser une telle pratique ?
De alaixih
21H07 | 13/03/2008 |
La question est à t'on de droit de laisser quelqu'un souffrir le martyre au simple motif qu'on ne doit pas aider quelqu'un à mourir tout court ?
A quoi sert cette douleur ?
A rien.
Personnellement en tant qu'être humain je trouve qu'alors que quelqu'un a une maladie mortelle a court terme et souffre de douleurs intenses qui ne peuvent être atténuées d'aucune manière sauf la mise dans un coma artificiel suivi de la mort au bout d'une semaine ( belle hypocrisie ),ne pas accepter de l'aider à mourir est insupportable…
A tous ceux qui me disent que l'euthanasie c'est mal il est vrai que le suicide est beaucoup plus esthétique, une petite pendaison, un coup de fusil dans la tête c'est vrai c'est bien mieux…. C'est rapide à défaut d'être très propre…
Cette personne demande qu'on l'aide à mourir dignement. Je trouve cette demande légitime… Le reste n'est que jugement moral… Mais ceux qui jugent ces gens qui demandent la mort ont ils vraiment connu la douleur qu'aucun médicament n'atténue ? ? ?
Je ne crois pas. D'ailleurs je pense qu'ils ne sont pas capables de la moindre compassion.
Permettre à ces gens de finir dignement est un signe d'humanité. Trop de souffrances est inhumain.
Cette personne va mourir tout le monde le sait.
Elle accueillera la mort avec soulagement c'est certain.
La vie est sacrée mais pas à n'importe quelle prix. La douleur extrême et sans recours est un prix que certains peuvent ne pas accepter de payer… Je respecte ce choix.
Je pense qu'il est temps que la loi change.
Par ailleurs certains ne peuvent avec toute la bonne volonté du monde se suicider car ils n'en ont pas les moyens physiques. Ceux qui parlent de la possibilité de se suicider n'envisagent pas ce type de cas.
Et puis pour les médecins chacun fera selon sa conscience… Rien d'obligatoire….
De peace_and_love
20H45 | 13/03/2008 |
trop de souffrance n'est PAS inhumain, malheureusement, cela fait FONDAMENTALEMENT partie de notre condition humaine…Même si c'est trise,c'est comme ça… c'est comme la méchanceté,où a-t-on vu que « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » ? ? ? vous croyez vraiment que c'est comme ca dans la réalité ? Les hommes souffrent aussi, un point c'est tou. Ce n'est pas manquer de compassion que de le dire, par contre c'est manquer de jugeote de dire que ceux qui sont contre l'euthanasie ont un coeur de pierre…Ma grand mère aussi souffre d'alzheimer, c'etait une personne xtrmt fière et maintenanrt on liu change ses couches et elle a oublié que son mari était mort…C'est très douleureux pour tout le monde dans la famille mais ce n'est pas pour cela que je préfererais la voir mourir !
c'est en qq sorte comparable avec la chirurgie esthétique…IL ne fait pas être laid, on a plus le « droit » d'être laid…En gros tout ce qui est négatif chez l'homme, on commence de plus en plus à vouloir le bannir
je pense que ce serait affreusement dangereux que la loi change…
à peace_and_love
De sccber
02H28 | 14/03/2008 |
Vous jouez sur les mots : effectivement la douleur est humaine, biologiquement parlant, mais aussi animale de ce fait. Si le champ sémantique du terme « humain » est ce qui est produit ou subi par un être humain, la douleur est humaine,et aussi le crime, la torture, etc. Un tueur en série est un être humain. Le champ sémantique implicite dans la plupart des commentaires n'est pas celui-ci, naturellement.
« Les hommes souffrent aussi, un point c'est tou » : ben non, il y a les analgésiques. Les hommes meurent : il faudrait ne pas les soigner ?
« c'est manquer de jugeote de dire que ceux qui sont contre l'euthanasie ont un coeur de pierre.. » : vous inversez tout, en général, c'est plutôt les pratiquants de l'euthanasie qui sont poursuivis pour homicide… Coeur de pierre ! je ne pensais pas après un ou deux siècles de progrès dans l'étude de la personne (psychologie, psychiatrie, psychanalyse, biologie, génétique, etc) qu'on puisse encore utiliser un terme aussi littéraire, façon Ponson du Terrail.
De JACOU43
(filouzophe) | 20H49 | 13/03/2008 |
Pour établir les choses simplement : il est dangereux de déroger à la règle de ne pas tuer.
Qu'ailleurs ont ait cette satisfaction (avec aucun recul)d'avoir légiférer, c'est un autre problème.
Je me suis occupé des votes par procuration, avant les municipales.
Le nombre de personnes qui sollicitent cette possibilité qu'offre la loi est assez conséquent. Seulement beaucoup ne le désirent pas et se voient encouragées et parfois forcées à donner leur vote.
Certains enfants « volent » la voix de leur parent, parfois ce sont les élus qui orchestrent eux-même le pillage.
Une négation de la démocratie encadrée par la loi.
à JACOU43
De alaixih
20H57 | 13/03/2008 |
La guerre déroge très bien à cette règle… Nous avons des soldats partout dans le monde qui le font très bien. Tuer.
Tuer quelqu'un malgré lui est une chose.
Aider quelqu'un à mourir en est une autre.
En tant de guerre la mort d'un citoyen ne semble pas poser problème… On en tue même par personnes interposées par milliers voir millions. On incite même les gens à le faire…. Par contre en temps de paix la vie est sacrée même si les jours sont comptés… L'état risque peut être de perdre un contribuable….
Ce droit de mourir n est pas quelque chose qu'on nous enlève mais qu'on nous ajoute. Cela n'a strictement rien à voir avec l'avortement la peine de mort,le meurtre.
Et comparer le vote par procuration à l'euthanasie assistée n'est selon moi pas franchement une idée lumineuse. Rien à voir.
à alaixih
De JACOU43
(filouzophe) | 21H16 | 13/03/2008 |
évidemment si tu sors mon propos de son contexte ça n'a rien à voir
par contre solliciter soi-même le droit à l'euthanasie et le recours au vote par procuration relève du même mécanisme de décision individuelle souveraine. même si dans le deuxième cas rien n'est dramatique.
Si tu ne vois pas le parallèle : inutile que l'on continue de discuter.
Tu vois plein de situations où l'on justifie la mort (la guerre, etc..) et tu veux donner aux hommes une autre occasion de la donner : tu vois moi aussi je peux user de raccourcis.
à JACOU43
De larissaD
12H01 | 14/03/2008 |
Quel rapport avec la choucroute ?
De Bigseb
Blazé | 21H31 | 13/03/2008 |
Bonsoir,
Au risque de choquer, je vais tenter un parallèle un peu « dur ».
L'euthanasie existe en France, mais seuls les vétérinaires ont le droit de la pratiquer…
--> Qui n'a pas eu chez lui ou dans son entourage, un vieux chat malade, souffrant, qu'on finit par emmener vers sa « destination finale », expliquant au véto que vous ne souhaitez plus le voir souffrir ainsi ?
Au nom de la dignité animale et du refus de voir nos bêtes souffrir, on les pique.
La valeur de l'homme surpasse celle de l'animal, on est bien d'accord, a ceci près qu'on aime tellement ce dernier qu'on a légitimisé l'euthanasie par refus de le voir souffrir indéfiniment…
Aime t-on plus nos animaux que nos mamies, parents, enfants, frères et soeurs ?
Poser la question, c'est y répondre.
Et dans une République laïque (sisi encore pour un moment), aucune autorité religieuse ne devrait peser dans le débat.
Une loi, vite !
à Bigseb
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 23H00 | 13/03/2008 |
Bigseb : « La valeur de l'homme surpasse celle de l'animal » mais on n'est pas en guerre, tant que le choix ne s'impose pas, moi je leur donne la même valeur, autant de compassion et de respect pour les deux.
De Suzanne Citron
Historienne et auteure | 21H55 | 13/03/2008 |
Toutes ces réactions à l'article ne peuvent que souligner l'hypocrisie et la pusillanimité des politiques dès qu'il s'agit du droit à la mort choisie, soit qu'ils parlent comme Roselyne Bachelot ou Rachida Dati , soit qu'ils se taisent comme Ségolène Royal ou d'autres responsables du P.S. ou des Gauches.
Au moins que l'on se décide enfin à faire la différence entre « légaliser » et affirmer le principe d'une « dépénalisation » possible du suicide assisté.
S.C. (membre depuis quinze ans de l'ADMD)
De sinclair
22H11 | 13/03/2008 |
En fait la demande est celle d'une loi type Suisses, Belge pas d'inventer quelque chose d'extraordinaire.
Il s'agit d'arrêter une hypocrisie ou l'on fait sans dire depuis toujours. Depuis quelque temps des personnes se sont dénoncées pour faire évoluer la chose en vain. Qui se sont toutes soldées par un jugement non moins hypocrite seule solution en l'absence de modification de la loi.
Que constate t on en réponse.
Des appréciations de grenouille de bénitier
Une réponse déplacée de Mme Boutin
Un constat partiel et incomplet du Garde des Sceaux,
Une demande d'expertise de notre Président. Pourquoi pas une comission ou un grenelle. L'équipe medicale concernée doit apprécier.
Alors on fait quoi on continue dans l'ombre comme avant avec les risques de dérives ou on le fait au grand jour mais encadrée par la loi et la médecine ? ou on esquive le problème une fois de plus ?
De Bebert Cassandre
22H20 | 13/03/2008 |
La société ne peut résoudre ce problème. Pas un législateur ne pourrait légaliser l'euthanasie… Et c'est une bonne chose…Légaliser l'euthanasie serait une catastrophe. Maintenant il y a des cas particuliers, des cas douloureux, et chacun ici tentera d'y apporter sa solution… ça fait vivre le débat mais ça ne le fait pas avancer. A situation exceptionnelle, choix exceptionnel ! Chacun doit prendre ses responsabilité. La justice sait se montrer bonne fille dans ces cas extrêmes, acceptons en le principe. Pourquoi toujours demander à la société de faire (l'assassinat assisté) ce que nous réprouvons de faire nous même. Par confort ? Par peur des conséquences ? Chaque jours des médecins soulagent leurs patients d'un futur inutile. Sans tapage, sans publicité, juste par humanité… Et c'est bien ainsi.
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 22H37 | 13/03/2008 |
L'article nous pose la question de l'euthanasie voulue et demandée par une malade très entourée médicalement et qui a dû consulter et consulter encore.
Replaçons cette question dans un cadre plus général. Il n'y a que de mauvaises raisons pour nous priver du droit de choisir … d'en finir. Chacun devrait avoir le droit, et donc la possibilité, d'évaluer et de décider d'arrêter sa souffrance physique ou morale. Il est bon que la société cherche à optimiser, positiver, encourager, tout en mettant un barrage aux manipulations mafieuses et familiales-mafieuses, mais elle ne doit pas empêcher … par l'ignorance des moyens létaux … et par une législation tyrannique … la dernière volonté d'un être humain.
Il y a une trentaine d'années, il existait un livre qui s'appelait
Suicide Mode d'emploi ……
(un titre comme ça).
Un truc d'intérêt publique.
Quelqu'un sait-il ce qu'il est devenu ?
Je comprends qu'on ne laisse pas traîner sur la vie publique comment fabriquer une bombe atomique mais des informations pour aider à finir sa vie de son plein gré devraient être d'accès libre dans un pays démocratique.
à Claude PELLETIER
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 22H39 | 13/03/2008 |
Le livre est devenu interdit en France…et délit d'incitation au suicide…comme si on se tuait parcequ'on sait comment le faire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Suicide,_mode_d'emploi
De Bardamu
difficile | 22H29 | 13/03/2008 |
Et personne dans l'entourage ou dans la famille de cette malheureuse ne peut lui apporter la petite fiole qui mettra fin à ses souffrances ?
Il faut aller demander à un quelconque chat-fourré la permission de mourir maintenant ?
Si vous voulez vraiment une société où, de la naissance à la mort, la loi nous dicte ce que nous devons faire, rassurez-vous : nous y allons tout droit.
à Bardamu
De interrogatif
poseur de question à rennes | 01H58 | 14/03/2008 |
@Bardamu : Non parce que la personne qui ferait cela s'exposerait à des poursuites pénales pour meurtres (voir le cas de V. Humbert, de sa mère et de son médecin). Donc en plus de subir le drame de la perte de l'être aimé elle devrait affronter la machine judiciaire et médiatique.
à interrogatif
De Bardamu
difficile | 07H36 | 14/03/2008 |
Je connais quantité de médecins, voire de particuliers, qui ont abrégé les souffrances de leurs proches,, quand la souffrance était trop grande et la rémission impossible…
Personne n'a eu l'idée saugrenue de leur chercher des noises.
ili y a encore des domaines où « Ma mère Loi » n'intervient pas.
Si nous sommes dans une société devenue si pusillanime qu'elle se retranche derrière la peur du gendarme pour tout et n'importe quoi, alors cette société de pleutres est condamnée.
à Bardamu
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H32 | 14/03/2008 |
Si ! Un médecin qui fait parti de l'association ADMD lui a proposé si la justice refuse et le président du tribunal DE G.I. de Dijon VIENT DE REFUSER.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 22H39 | 13/03/2008 |
Je soutiens le combat de Chantal Sébire, à mort !
Légalize it !
Mourir dans la dignité est un Droit,
et respecter ce dernier, un Devoir.
Ps : Le Zident demande une nième expertise.Parce que cette femme n'a consulté que des manucures et des coiffeurs, peut être ?