Elle dit vouloir mourir. Sur les photographies diffusées par les médias, une femme fragile pose. Défigurée par une tumeur, elle regarde l'objectif. Quelques centimètres de son visage ont été épargnés. Le reste n'est plus que boursouflure monstrueuse.
Chantal Sébire a 52 ans. Elle a déposé une requête auprès du président du tribunal de grande instance de Dijon pour pouvoir « terminer sa vie dans le respect de sa dignité ». Elle souffre trop et attend de la justice qu'elle autorise un médecin à lui administrer la dose médicamenteuse qui la soulagera définitivement.
Nicolas Sarkozy, destinataire d'un courrier douloureux, a raisonnablement confié à des médecins de hauts niveau le soin de vérifier si toutes les ressources de la médecines étaient épuisées.
Sur son blog, l'ex secrétaire national UMP, Jean-Luc Roméro raconte le combat de Chantal Sébire :
« En attendant, Chantal souffre de plus en plus. Alors que je l'ai vu vendredi dernier, j'ai été frappé hier par la violence de ses douleurs. Alors que j'ai tant envie d'arrêter bien des combats inutiles, et me replier sur ma petite vie sans intérêt, son combat, son humour, sa générosité me bouleversent et m'obligent à agir à ses côtés pour qu'elle obtienne enfin le soulagement.“Cette femme diffuse un amour incroyable et c'est pourquoi il faut lui obtenir ce geste d'amour qu'elle réclame. Pour elle. Pour les siens.”
Jean-Luc Roméro renvoit à la lecture de l'argumentaire de l'avocat Gilles Antonowicz.
Gilles Devers, également avocat, clarifie d'emblée le débat : “Mourir n'est pas un droit”. Si, pénalement, se suicider n'est pas répréhensible, aider quelqu'un à mourir est puni par la loi car considéré comme un assassinat. Reste la question des soins palliatifs :
“Le législateur a confirmé les pratiques par la loi du 22 avril 2005 dont on retrouve les termes dans le Code de la santé publique aux articles L 1111-10 et suivants.‘Cette loi reprend les principes les plus anciens de la déontologie médicale : le médecin ne peut pas provoquer directement la mort ; en revanche et face aux situations difficiles, il doit conserver une attitude thérapeutique, c'est-à-dire agir là où il peut être efficace ; et lorsque le traitement direct de la maladie devient inefficace, il s'oriente vers le relationnel et la prise en charge de la douleur.’
Maître Devers rappelle alors un cas antérieur à celui de Chantal Sébire, celui de Diane Pretty : ‘Celle-ci demandait également l'autorisation que soit pratiqué un geste euthanasique. La Cour européenne des droits de l'homme avait rejeté cette demande.’
La loi à laquelle se réfère l'avocat-blogueur est également évoquée par Ça dérange. Dans son post, il l'estime dépassée. Il republie pour l'occasion un précédent texte rédigé pendant la campagne présidentielle :
‘Le procès aux assises de la Dordogne d'un médecin et d'une infirmière qui ont aidé à mourir une malade du cancer en phase terminale fait ressurgir ce problème dans l'actualité.Il s'agit en l'occurence d'euthanasie active puisque le docteur Tramois et l'infirmière agissante Chantal Chanel ont provoqué la mort de la malade par une injection léthale.
La question réapparaît donc dans l'actualité de savoir si la loi Leonetti n'est pas déjà dépassée et si, sous certaines conditions très encadrées, l'euthanasie active ne devrait pas être dépénalisée.’
Le blogueur rappelle les positions des uns et des autres. Celle, prudente, de Nicolas Sarkozy, pour qui ‘la fin de vie devait peut être être considérée du point de vue de la souffrance et de ses limites, plutôt que du point de vue des principes.’ Celle du PS, qui envisageait une ‘loi sur l'assistance médicalisée pour mourir dans la dignité’ et celle de François Bayrou, qui considérait alors la loi Leonetti suffisante.
Le blogueur, plutôt défaitiste, conseille à Chantal Sébire de se rendre à l'étranger : ‘ Allez en Suisse, madame, nos politiques ne bougeront pas…’
Ne leur parlez pas d'‘eutha-nazi’. Sur le blog conservateur, Le bal des dégueulasses, estimant que les structures de soins palliatifs pratiquent suffisamment bien la bonne euthanasie”, le blogueur se fait tranchant :
“Personnellement, je suis opposé à l'euthanasie de manière encore plus brutale qu'à l'IVG. Ne vous méprenez pas sur ce que je vais dire. L'IVG c'est souvent une (jeune) mère en détresse qui ne sait pas ce qu'elle fait, d'où les regrets fréquents.‘En revanche, l'euthanasie est quelque chose de beaucoup plus dramatique. Posons-le directement : un hôpital où l'on tue n'est pas un hôpital où l'on peut soigner. Soigner, prendre soin, care’ et pas ‘cure'.’
Dans un paragraphe accusateur, il pointe un certain mois de mai :
‘Les soixante-huitards veulent un monde aseptisé, un monde sans entre deux, un monde sans part maudite. Sexualité sans grossesse (et son corollaire la grossesse sans sexualité) et quarante ans plus tard, mort sans agonie.Ce n'est pas tant la souffrance qui les dérange, encore moins l'énigmatique atteinte à la dignité (se faire piquer comme un chien mourrant, c'est étonant comme dignité, non ? ). Ce qui les dérange dans leur idéologie, c'est l'agonie.’
Le blogueur de Nouvelles de Ruritanie demeure perplexe face à cette demande émanant d'une personne ‘consciente’. Chantal Sébire est, écrit-il, emblématique d'une époque de déresponsabilisation :
‘L'Occident christianisé condamne et réprime le suicide à rebours des Anciens païens’ qui magnifiaient Caton et Socrate. Le suicide n'a pas bonne presse, c'est la fausse solution des dépressifs et des adolescents…‘Les pouvoirs publics s'inquiètent de son taux important en France et loin d'être compris comme une acte de liberté, le suicide est vu comme un échec et souvent depuis Durkheim comme une pathologie sociale.
Plutôt que de réfléchir à une véritable dépénalisation du suicide et surtout de son aide, les militants de l'euthanasie veulent mettre en demeure les médecins de tuer leurs patients. Fini la démarche individuelle, il nous faut un dispositif socialisé, euphémisé… la mort coocoonée. L'injection douce plutôt que la corde, le pistolet ou la mort au rat.’
L'avis de Samuel, moins polémique, correspond à une opinion courante sur l'euthanasie :
‘Légaliser l'euthanasie, c'est faire sauter une digue, et prendre le risque de se retrouver avec des comportements abominables. Imaginez, dans les maisons de retraite, la toute vieille, qu'en finit plus de vibrer, et qu'on attend qu'elle crève, vu que c'est elle qui a l'oseille’, qu'on pousse à ‘choisir’ de partir sereinement. Parce qu'elle gêne, parce que la maison de retraite, ça coûte cher, et qu'il ne va rien rester en héritage. C'est sordide, mais des situations comme celle-là sont bien plus fréquentes qu'on ne le pense.‘Il y a aussi ces malades, qui sont parfois touchés par des passages à vide où la souffrance donne envie d'en finir définitivement, et qui finalement, surmontent la maladie et guérissent. Si l'euthanasie est légale, et même si elle est encadrée strictement, il y aura des dérives.’
Il suggère également le suicide. Plus simple et moins politique.
Entre la mort de Lazare Ponticelli, dernier poilu et cette demande d'euthanasie, pour Riton de Cannes, c'est la grande confusion, les curieux parallèles :
‘La juste mort demandée et cette vie terrible accordée. Je ne peux m'empêcher de me souvenir de mon grand-père qui me racontait sa guerre, toutes ses années passées, perdues, sa jeunesse volée, ses souffrances.Verdun, le chemin des Dames, il ne reste que sa médaille militaire, pieusement conservée, un numéro matricule et une vie gâchée. Et cette femme qui demande, qui supplie qu'on abrège ses souffrances, qu'on lui ôte cette vie qui n'en est plus une.
Qui sommes nous pour juger ? A-t-on demandé à tous ces hommes qu'on a envoyé à l'abattoir s'ils acceptaient cette sentence, s'ils étaient d'accord avec cette même loi qui les envoyait se faire tuer ? Des millions sont partis dans une certaine indifférence et une seule veut s'en aller que les passions sont déchaînées.’
Il appelle à respecter sa dernière liberté.




















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De Exilée
18H29 | 13/03/2008 |
Si c'est la volonté exprimée clairement par la personne, il faut respecter son choix. Personnellement, je suis pour l'euthanasie et j'ai le l'ai dit à mes enfants. Si un jour, je dois prendre cette décision pour moi, j'entend à ce qu'elle soit respecter.
Vivre dans la douleur n'est plus vivre et c'est criminel de laisser survivre des gens dans des douleurs extrèmes. C'est de la torture pure et simple. Ces gens n'ont aucun coeur, qu'on se le dise une bonne fois pour toute.
De le soudanais
ici et là | 18H31 | 13/03/2008 |
A les entendre ces « défenseurs de la vie », l'homme est sur terre pour souffrir, ce serait là le corrélaire de la vie ; l'agonie. Bein non, je suis athée, sur terre pour en profiter le plus possible et quand je deviendrai un poids pour mes proches et la société, je ne souhaite pas m'acharner pour grapiller quelques années de souffrance. Ma vie, ma mort, pourquoi ne pas proposer ce service… ?
Vivre à tout prix, non, pas si on ne s'en sent pas capable, libres à ceux qui ont foi en un dieu ou je ne sais quoi d'endurer de telles souffrances, mais merci de laisser le choix aux autres.
Ces croyants qui veulent régir notre vie me fatiguent !
De Abee
chasseresse | 18H44 | 13/03/2008 |
Contre, Pour…
Ce qui est dérangeant c'est que l'on demande aujourd'hui de légiférer sur tout et surtout sur une situation aussi intime et personnelle.
Ce que j'entends c'est une personne qui souffre et qui demande de la dignité et ce qui me mets mal à l'aise c'est sans doute une certaine impuissance de notre société face à cette demande, face à la question de la mort en générale (les malades, les vieux…)lorsqu'elle n'est pas « naturelle ».
Je me garderai bien d'avoir une réponse toute faite car si je réfléchi bien ce que je veux c'est ne pas mourir ! Et être en bonne santé… Mais je crois que c'est pas possible…
De Mirzar
/ Genève | 18H46 | 13/03/2008 |
Pour une vision précise de la situation en Suisse :
1. le texte de la disposition pertinente du code pénal :
http://www.admin.ch/ch/f/rs/311_0/a115.html
2. les explications du département de Justice et police à ce sujet :
http://tinyurl.com/34mvm5
Bonne lecture
à Mirzar
De Utilisateur désinscri
20H43 | 13/03/2008 |
pour une vision concrète et humaine du sujet -
je vous recommande de vous procurer les bulletins trimestriels de l'ADMD (l'adresse et le contact dans mon post de tout à l'heure) dans lesquels vous trouverez les témoignages des personnes avant leur dernier voyage vers la Suisse, ceux des personnes qui les accompagnaient, le déroulement de l'aide à mourir… c'est une grande leçon pour ce qu'il y a d'humain à faire progresser en soi et autour de soi
De Utilisateur désinscri
18H46 | 13/03/2008 |
j'ai adhéré à l'Association pour le droit de mourir dans la dignité - www.admd.net , 50 rue de Chabrol, 75010 Paris, tél 01 48 00 04 92/16 - car j'estime que chacun a le droit non seulement à sa vie mais aussi à décider de la fin de celle-ci.
si une personne est en pleine possession de tous ses sens, comme c'est le cas de Mme Sébire, de quel droit lui refuser le droit auquel elle a droit ?
elle dit ne pas vouloir se suicider, je la comprends parfaitement ; le suicide est à mon sens un acte qui dépasse le courage nécessaire pour y avoir recours lorsqu'on est en état psychologique dit normal ; Freud et Bruno Bettelheim ont eu ce courage, le premier aidé par son médecin, le second, à qui on refusait de l'aide
qu'il cherchait auprès des médecins qu'il connaissait,était obligé de s'aider soi-même ; le premier a eu le droit de mourir dans la dignité, le second a été obligé de quitter les USA et de trouver « l'asile » dans une chambre d'hôtel aux Pays Bas
pour mettre fin à ses jours ;
à ces deux exemples, j'ajoute celui de la mère de Jospin, qui a eu la chance de connaître le dosage « libérateur » et le grand courage de s'en servir ; sa fille en parle dans un bulletin d'ADMD, peut-être pourriez-vous l'avoir auprès de celle-ci ;
j'ai bien peur que Madame Sébire soit obligée de sortir du pays des Droits de l'homme pour avoir le droit de mourir dans la dignité ;
De psyche
Agitateur d'inconscience | 18H48 | 13/03/2008 |
Bonjour à tous,
SCANDALEUX ! ! ! ! !
J'ai lu quelque part….(c'était sur msn en début d'après-midi mais cela à disparu à l'heure ou j'écris).
Le garde des sceaux Ministre de la justice Mme Dati aurait déclaré à propos de la demande de Mme Sébire qui souhaite se faire euthanasier : « il est impossible de dépénaliser l'euthanasie » ! ?
Par contre « dépénaliser » les abus de biens sociaux et autres détournements d'argent, cela n'a posé aucun problème ! ! ! !
Dans quelle société vivons nous ? ? ? ?
Avoir mal au porte monnaie lorsque l'on est nantis doit sûrement être bien plus douloureux que ce que peut endurer cette pauvre femme…..
Accordez donc à cette âme qu'elle puisse quitter dignement ce corps qui la fait tant souffrir ! ! !
Il faut absolument légaliser l'euthanasie pour des cas extrêmes comme celui-ci ! C'est cela être une société dite civilisée ou tout du moins humaine et humaniste !
Je ne souhaite pas à mme Dati ni à tous ceux qui pensent comme elle de supporter ne serait-ce que 10% de ce qu'endure cette femme…….(tout bien réfléchi, si je le leur souhaite et 10% au minimum ! )
à psyche
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H29 | 13/03/2008 |
Pourtant elle qui est si soucieuse de son apparence devrait comprendre qu'une mère qui a des enfants et qui n'a même plus le désir, ni la force de continuer à les suivre, à les voir évoluer et a les voir créer leur propre famille, est une mère qui souffre vraiment. Car dans les derniers retranchements les seules personnes qui sont susceptibles de vous retenir, ce sont bien vos enfants.
à psyche
De nilauclr
Âne à la retraite | 10H20 | 14/03/2008 |
Mais elle s'en fout royalement notre ministresse garde des « sots “ de la souffrance morale et physique de cette malheureuse personne. Du moment que Madame puisse se pavaner dans les médias toutes dents dehors en petit tailleur Prada .
De Themis13
18H48 | 13/03/2008 |
Inspiré par le décès digne du dernier« poilu »
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Les jusqu'auboutistes anti-euthanasie ont-ils les mêmes scrupules quand ils n'hésitent pas à envoyer à la boucherie guerrière des jeunes en pleine santé qui ne demandent qu'à vivre. Le tout au nom de dieu (…tous monothéismes confondus bien sûr).
Mme BOUTIN est discréditée depuis longtemps, ne lui faisons pas trop d'honneur en en parlant.
De lyli
19H09 | 13/03/2008 |
Comment peut-on « achever un cheval blessé » euthanasier une bête malade et rester insensible à la souffrance d'un être humain ?
C'est son choix, elle a le droit à ce que l'on mette fin à ses souffrances. C'est scandaleux de ne pas honorer sa demande de mourir dans la dignité ! ! !
De isip
celib | 19H13 | 13/03/2008 |
oui, a l'euthanasie car c'est une methode moderne qui permet a une personne de mourrir dignement (c'est une maniere de contourner le suicide, qui peut rater).
Cependant, au meme titre que l'avortement, on ne doit pas le banaliser. Sinon, on risque de reduire la difference entre euthanasie et meurtre.
Je pense qu'une consultation prealable chez un psychologue ou un specialiste devrait etre imposée.
à isip
De jissé
Ingé retraité | 20H22 | 13/03/2008 |
isip
Votre idée d'« imposer » à quelqu'un qui souffre, d'aller avec ses perfusions et sous son assistance respiratoire (un cas de figure très généralisé) « consulter préalablement » un « psy » est en effet purement géniale !
No further comment.
Jc
à isip
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H36 | 13/03/2008 |
Un psychologue ? Pour cette dame un psychologue ? Mais vous délirez ma parole.
Vous n'avez rien compris ou vous n'avez pas lu l'article ?
Et pourquoi pas la méthode Coué tant que vous y êtes !
Tous les jours elle pourrait répéter : « même pas mal ! même pas mal ! même pas mal ! Pouahhh c'est du n'importe quoi, vous me sidérez.
à Les Chats
De marie 75
3563
21H52 | 13/03/2008 |
cette femme a le droit de mourir. personne n'a le droit de l'obliger à la douleur. Quant à Bachelot qui lui propose un 2ème diagnostic … ce n'est pas ridicule, c'est inhumain.
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Madame, ne demandez rien à personne. N'essayez pas d'être dans les normes de la loi. Partez en Suisse : vous y rencontrerez des humains !
Fillon, Boutin, Bachelot, Dati …. tous des réactions politiques. Pas un engagement « d'homme » !
C'est votre choix … décidez de votre mort ! Vous ne ferez pas bouger ces potiches.
Vos enfants sont là, avec vous.
Ne souffrez plus !
Vous avez le droit de mourir !
Vos enfants ont le droit de ne plus vous voir souffrir !
à marie 75
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H58 | 13/03/2008 |
Inhumain oui c'est bien le mot Marie, cette équipe de guignols nous le montre tous les jours.
Notre devoir à nous serait de nous mobiliser pour elle.
à marie 75
De nilauclr
Âne à la retraite | 10H24 | 14/03/2008 |
Je suis athée , mais JE TE SALUE MARIE
à Les Chats
De isip
celib | 16H30 | 19/03/2008 |
je ne m'attendais pas a trouver autant de reaction d'hostilite concernant une rapide proposition de mettre en relation un individu qui souhaite sa propre mort et le medecin qui s'occupe de la sante mentale des gens.
Je ne parlais pas du cas de Chantal Sebire, mais d'autres cas qui peuvent survenir dans lesquels le suicidaire fait etat d'une souffrance morale
marginalite genante, depit amoureux, rejet de la part de la famille, racisme et discrimination
Les Chats ( ? ), j'ai bien lu cet article. Mais on ne peut ignorer que la facon dont est traitée cette affaire va influer sur la facon de considerer les futures demandes d'assistance au suicide.
Si ta mere t'informe qu'elle va chez le medecin se faire « euthanasier » demain, tu le prendrais bien ?
Tu vas me dire que ca n'arriveras pas. Et bien pense a quelqu'un d'autre de tes proches a qui ca pourrait arriver alors.
Une requete d'euthanasie peut venir non pas d'une souffrance physique mais d'une affreuse souffrance morale.
à isip
De Themis13
10H31 | 14/03/2008 |
Bien sûr ! et pourquoi pas une psychothérapie de 5 ans obligatoire…là le problème serait résolu par la nature.
Votre bon sens isip me laisse sur le c.. !
Un psy est-il plus compétent qu'un médecin pour décider de la mort ou de la vie ?
L'euthanasie est un acte trop sérieux pour être laissé entre les mains de « gourous » dont la France est le dernier pays au monde à rembourser les consultations.
De Hélène Quénot
vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 19H21 | 13/03/2008 |
Nous parlons beaucoup ici des politiques et de la « dépénalisation » de l'euthanasie, mais je me demande comment les médecins réagissent à ces cas. Au-delà des « pour » et des « contre », c'est le rôle de la médecine qu'il faut repenser : sa fin est-elle - comme je l'ai toujours cru - de préserver l'humain, ou bien, comme il me le semble de plus en plus, de préserver la vie, comme une entité autonome et sacralisée, violemment opposée à la mort ?
Il n'y a guère que l'Occident qui voit la mort comme un échec. Et paradoxalement, ce n'est même pas la faute des chrétiens puisque, si l'on veut bien (re)lire (correctement ? ) les textes, l'histoire de Jésus, c'est celle de la victoire sur la mort.
La science positiviste issue du XIXème siècle a été notre religion d'athées. Elle a atteint ses limites, la médecine avec. Il me semble temps de cesser de les opposer et de revenir aux (vrais ? ) principes : que la science n'est ni infaillible, ni absolue. Qu'elle est au service de l'Homme. Et certainement pas l'inverse.
à Hélène Quénot
De steed1
prosateur à mi-temps | 08H22 | 14/03/2008 |
le personnel soignant en général est très sensible au problême.
les bobos, les traumas, les chirurgies, la course à la guérison mais aussi parfois l'échec font parti de leur quotidien. ils sont confronté régulièrement aux limites de la médecine.
à bien y regardé et à s'en souvenir, les titres de journaux ou quel médecin ou quelle infirmière a aidé un patient à partir sont assez nombreux.
donc nombreux sont-ils a faire face à ce cas de conscience qui nous occupe.
nombre d'entre eux aident leurs patients a partir dignement, dans le silence, le non dit. ça se sait mais ça ne se dit pas.
tout le monde sait en fait, et parfois un collègue un peu trop près de dieu dénonce celui qui s'en éloigne !
à Hélène Quénot
De larissaD
11H24 | 14/03/2008 |
Mais ils n'ont rien contre la mort… a condition qu'elle se passe dans l'agonie et la douleur…
pour le reste bravo Hélène
De JACOU43
(filouzophe) | 19H30 | 13/03/2008 |
Quand on parle d'euthanasie, on s'imagine toujours une main judeo-chrétienne qui retiendrait une quelconque avancée des choses.
Mais légiférer à la va-vite, dans ce domaine, me paraît tout aussi dangereux que l'idée d'un pouvoir pouvant décréter que tel ou tel condamné doit être incarcéré à vie, même après avoir purgé sa peine.
Quiconque doit être dépositaire de sa vie et de sa propre mort,dans le cas d'un acharnement thérapeutique.
Mais qui peut raisonnablement reconnaître à quelqu'un le bien fondé de la mort de ce quelqu'un ?
Un sujet très très complexe…
à JACOU43
De le soudanais
ici et là | 20H01 | 13/03/2008 |
Ca fait tout de même des années que le sujet est étudié sous toutes ses coutures. Il revient régulièrement sur la place publique, preuve qu'une attente existe et que la société demande une évolution.
A force de ne prendre aucune décision, on rabache toujours les mêmes arguments effectivement, alors qui aura le courage politique de faire avancer les choses ? A quand un Badinter ou une Simone Veil de l'euthanasie ?
Combien de destins tragiques devront passer l'epreuve de la « célébrité » et de la cuverture médiatique avant qu'un travail de fond soit enfin réalisé et que des propositions concretes soit faites autres que des déclarations motivées par une foi quelconque, une pression de lobbies ou de l'opinion publique… ? Combien de proches à la vie brisée avant qu'un cadre légal définisse clairement un protocole… ?
à JACOU43
De William Tel
à Lille | 21H56 | 13/03/2008 |
Ce qui infirme tout à fait votre rapprochement c'est que dans un cas le garde des sceaux à légiféré et que dans l'autre elle estime pour une fois qu'une loi n'eest pas nécessaire…
De le corvidé
En mission expiatoire | 19H42 | 13/03/2008 |
Petite histoire intéressante sur une pratique de l'euthanasie en Bretagne au XIX° siècle.
Autrefois, les bretons vivaient trop vieux. Aussi, lorsqu'une personne était « trop veille », un membre de sa famille allait quérir le bedeau fin de lui confier un mel béniguet (marteau béni en français). Le soir, toute la famille est réunie autour du futur défunt. La plus agée est chargée de fracasser le crâne du malheureux en récitant cette prière : « Par la sainte trinité, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, grâce au mel béniguet de Saint Meltro, délivrance des vieillards, repose en paix car tu as bien vécu Monsieur X »
Cette pratique a été attesté dans plusieurs villes morbihannaise dont Brec'h, Carnac, Locmaltro, Guenin et c…
La pratique aurait également eut cours en Sardaigne (à vérifier).
Pour ce qui est de la Bretagne, cette pratique a été attestée lors du congrès de l'Association Bretonne de 1889 par Mr Aveneau de la Grancière à Guérande puis repris dans l'ouvrage CARNAC de Zacharie LE ROUZIC.
PS : par « trop vieux », il faut lire soit gâteaux (alzhimer ? ) ou très malade ou très faible.
à le corvidé
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 22H24 | 13/03/2008 |
ça rappelle dans un tout autre contexte « la ballade de Narayama »…
De coconuts
salut les terriens(ennes) | 19H43 | 13/03/2008 |
On nous parle de parité bah là on l'a atteint
CHRISTINE BOUTIN : contre
RACHIDA DATI : contre
et bien sur l'inénarrable ROSELYNE BACHELOT qui là aussi défend ses petits copains pharmaciens et autres industries du même nom, car vendre de la morphine par hectolitres qui ne servent plus a rien c'est toujours du pognon de récupérer
parité dans l'abject dans la saloperie catho et autres virulentes andouilles qui non content de nous pourrir l'existence veulent aussi nous pourrir la mort
J'ose espérer qu'un jour elles finiront sur un lit d'hôpital avec des dizaines de flacons de morphine pour lire l'étiquette des laboratoires fabricants et que à ce moment la seulement elles auront compris que la souffrance ne fait pas de quartier davantage pour les cons
HONTE A VOUS ET A VOS SUPPLETIFS MASCULINS
De survivant
19H44 | 13/03/2008 |
Un sujet à polémique. Bien sûr, le monde peut-être libre de sa mort, mais d'un autre côté relancer le débat sur l'euthanasie pourrait ressortir les vieux dossiers sur la peine de mort et comme certains commentateurs l'écrivent le droit à l'euthanasie pourrait engendrer toutes sortes de dérives. Cette dame, qui a envie de mourir et réclame ce droit de mourir à des politiques me semble assez déplacé, puisqu'elle l'annonce. Si sa demande est rejetée et elle le sera, pour que sa demande soit prise en compte il faudrait réformer le système actuel, elle se rendra en Suisse. Maintenant, il ne faut pas tout mélanger comme le relate le blog des conservateurs euthanasie et avortement à mettre dans le même sac. Si la Suisse à accepter l'euthanasie quiconque qui veut abréger ses souffrances peut se rendre dans ce pays pour mourir pour moi ça me convient comme ça.
à survivant
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 20H08 | 13/03/2008 |
Heureusement pour « survivant » que l'égoïsme crasse et une forte limitation intellectuelle ne tuent pas, ça lui permet d'être toujours en vie.
Un tel niveau d'analyse est vraiment à pleurer.