La démographie illustre à merveille les dangers du conservatisme français, marqué par une grande difficulté à analyser les changements profonds. Les chiffres des deux derniers recensements révèlent une immigration nette de 520 000 personnes sur la décennie 1990 à 1999, soit 52 000 par an. En réalité, une analyse plus fine des chiffres montre que l'immigration nette est négligeable, de l'ordre de 6 000 personnes par an. L'émigration nette des jeunes est en effet bien plus importante qu'on ne l'imagine. Faute de le savoir, nous n'avons pu en prendre la mesure politique.
Habitués à envisager la France comme un » pays d'immigration » , nous sommes mal armés vis-à-vis du phénomène de l'émigration. L'appareil statistique ne nous renseigne en rien sur cette émigration qu'il ignore sous l'emprise d'un sens commun selon lequel les Français ne quittent jamais définitivement leur pays mais » s'expatrient » .
L'erreur de l'Insee a été de faire l'hypothèse implicite qu'il n'y a pas de solde migratoire » des Français » , comme si l'immigration et l'émigration étaient seulement le fait d'étrangers, alors qu'il aurait fallu considérer les » omissions nettes » (la différence entre les personnes omises lors des deux derniers recencements) comme des migrations de Français ou d'étrangers en France.
Si l'on tient compte de ces omissions, les générations qui ont entre 10 et 20 ans en 1990 ont perdu près de 5% de leur effectif durant la décennie ! Voilà qui, loin du discours ambiant, rapproche la France des grands pays d'émigration.
Une émigration de jeunes Français
Ce solde migratoire légèrement négatif pour les jeunes gens (notamment les hommes) puis fortement positif pour les tranches d'âges supérieures est en effet tout à fait inhabituel en France. Il se rencontre dans les pays qui sortent d'une longue période d'émigration comme ce fut le cas pour l'Irlande, la Grèce et le Portugal où les retours d'anciens émigrés sont encore nombreux tandis que les départs de nouveaux sont faibles.
Mais de quels jeunes parle-t-on ? Ceux dont les parents avaient immigré durant les trente glorieuses et qui supportent mal leur marginalisation, la discrimination et le chômage élevé et utilisent alors l'un des seuls biens à leur disposition outre leur audace, leur passeport français ? Ou alors des jeunes diplômés, qui s'insèrent mieux et plus vite dans d'autres pays européens ou en Amérique, notamment par le moyen de post-doctorats ? Ou encore des non-diplômés qui, à la manière des jeunes sans formation quittant le nord et l'est de la France pour la Provence et le Languedoc, tentent leur chance sous des cieux plus cléments ?
Les coûts d'une présentation fallacieuse
On comprend que l'Insee n'ait pas voulu remettre en cause des estimations qu'il avait officialisées auparavant. On le comprend d'autant mieux qu'il était politiquement difficile d'assumer une position affirmant que le solde migratoire avait été quasiment nul entre 1990 et 1999 (environ 6600 personnes par an en moyenne) alors que l'opinion se sentait » envahie par l'étranger » . Mais cette présentation fallacieuse a un coût. Elle aura empêché l'émergence d'une réflexion sur l'émigration des Français.
Les statistiques des pays d'arrivée permettent de mesurer l'évolution du nombre de Français à l'étranger. Le nombre de Français résidents dans les grands pays européens a augmenté de 40% de 1993 à 2002 (dernière année disponible). Si la même augmentation vaut pour les autres pays étrangers, notamment ceux d'Amérique, les 1,3 millions de Français établis à l'étranger vers 1973 auraient augmenté de 520 000 personnes en l'espace de 10 ans, pratiquement le nombre des » omissions » en 9 ans. Elle conduisent maintenant à tenter de qualifier plus exactement la nature et la durée de cette émigration et à expliquer les raisons de la plus grande proportion d'hommes. Autant de questions sur lesquelles les statistiques manquent et, a fortiori, les études sérieuses.
L'article ci-dessus reprend des éléments approfondis dans un Cahier publié par le think tank En Temps Réel, intitulé » Contre le conservatisme démographique français : Quatre essais sur la population actuelle de la France » et disponible sur le site EnTempsReel.com.



















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à JmlB
De Stephann
Etudiant Lyon | 20H46 | 10/03/2008 |
Bureau
Gilles de Margerie
Philippe Crouzet
Bernard Spitz
Président
Trésorier
Secrétaire
Conseil d'Administration
Stéphane Boujnah, managing director global banking de la Deutsche Bank.
Philippe Crouzet, directeur général adjoint de Saint-Gobain.
Nicolas Dufourcq, directeur général de Cap Gemini.
Laurent Joffrin, président directeur général de Libération.
Gilles de Margerie, directeur financier du groupe Crédit Agricole SA.
Olivier Nora, président du directoire des éditions Grasset.
Denis Olivennes, président directeur général de la FNAC.
Bernard Spitz, Gérant de BSConseil.
Emmanuelle Wargon, adjointe au directeur général de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
Conseil d'Orientation
Le Conseil d'Orientation est chargé d'aider l'association à définir ses priorités et à évaluer ses projets de recherche.
Laure Adler, ancienne directrice de France Culture.
Renaud Dehousse, directeur du Centre Européen de Sciences-Po.
Marcel Gauchet, rédacteur en chef du Débat.
François Heisbourg, directeur de la fondation pour la recherche stratégique.
Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF .
Jean-Noël Jeanneney,président de la Bibliothèque Nationale de France.
Pascal Lamy, directeur général de l'OMC.
Nicole Notat, présidente de VIGEO.
Jean Pisani-Ferry, professeur à Paris Dauphine et directeur de Bruegel.
Jean-François Rischard, ancien vice-président de la Banque Mondiale.
Richard Robert, syndicaliste.
Nicolas Veron, consultant financier et chercheur au sein de Bruegel.
François Villeroy de Galhau, président de Cétélem.
Charles Wyplosz, professeur d'économie à l'université de Genève.
Eh alors ?
à Stephann
De JmlB
21H05 | 10/03/2008 |
Ben étant depuis longtemps très critique vis-à-vis de l'OMC et des grands groupes bancaires, voir dans les conseils d'administration et d'orientation de ce think tank Pascal Lamy et consors, ça me laisse un peu songeur sur cet orgaisme et sa capacité d'innovation en matière d'idées.
Pour être clair : ils essaieraient de promouvoir des thèses ultralibérales que ça ne m'étonnerait pas.
Je connaissais déjà Le Bras, et il me semblait honnête et cohérent. Mais là, je suis tenté de me demander si ce n'est pas un vendu, finalement.
à JmlB
De Pascal Riché
Rue89 | 22H01 | 10/03/2008 |
En Temps Réel est un think tank de centre gauche. Je dirais, s'il fallait le situer, à mi-chemin entre le modem et le PS.
à Pascal Riché
De .gwen.
irreversiblement destructuré | 23H08 | 10/03/2008 |
exactement ce que dit JmlB ! Ultraliberale, enfin s'il fallait le situer, à mi-chemin entre l'ultra et le liberale !
De kalisher
20H43 | 10/03/2008 |
Je me rappelle d'une étude de l'INED (dont leBras fut directeur si ma memoire est bonne) l'an dernier les conlusions abracadabrantes étaient :
« L'immigration n'a qu'un rôle limité sur la fécondité en France, puisque si les étrangères qui y vivent ont proportionnellement plus d'enfants que les Françaises, elles ne contribuent à relever le taux de fécondité que de 0,1%, selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (INED) rendue publique jeudi. (..) La fécondité des étrangères est plus élevée que celle des Françaises (3,3 enfants contre 1,8 en 2004), mais comme ce surcroît ne concerne qu'une minorité au sein de la population, il relève seulement de 0,1 enfant le taux de fécondité de la métropole, qui était passé ainsi de 1,8 à 1,9 enfant par femme en 2004. Les étrangères restent en effet minoritaires parmi les femmes en âge d'avoir des enfants (7%).
http://fr.news.yahoo.com/22032007/5/l-immigration-n-a-qu-un-role-limite-…)
Bref, tout va bien Madame la Marquise, et ceux qui agitent le spectre d une societe multiculturelle ou d une “identite nationale” a proteger sont au mieux des demagogues, au pire de dangereux racistes. Une nouvelle fois, car l INED manie ainsi le mensonge par omission depuis des decennies, on cherche a nous faire avaler des couleuvres. Cette etude fournit un tres bon exemple de cette police de la pensee d une efficacite qui n a d egale que la mauvaise foi ; ce n est plus de la science, c est de l ideologie. Contestez leur conclusions, vous etes un negationniste ; contestez la pertinence de leur mode de calcul, le debat ne portant pas tant sur immigres/non immigres que sur le “ratio ethnique”, vous etes un raciste qui cherchez a diviser entre “vrais” et “faux” Francais.
Peu importe a ces gens le principe de realite qui amenerait a analyser ces resultats sous un autre jour ! Michel Godet ecrit notamment dans le Figaro (http://fr.news.yahoo.com/22032007/5/l-immigration-n-a-qu-un-role-limite-…) : La moitié des enfants de familles très nombreuses est de référence ouvrière le plus souvent immigrée (près d'un enfant sur trois dans une cour de récréation est de référence ouvrière). C'est dire qu'une politique en faveur des familles très nombreuses irait dans le sens de l'intégration et de l'égalité des chances. Rappelons qu'environ 25% des naissances de 2006 sont issues de deux parents immigrés. Sans cet apport, bienvenu, l'indicateur de fécondité serait en 2006 inférieur à 1.7 au lieu de 2.1
De meme, Ivan Rioufol, recoupant dans son livre “les faux gentils” des donnees de l INED (donc disponibles pour ces memes “chercheurs” ! ! ) estime qu en 2025, 40% des naissances seront originaires d Afrique. Bref, au lieu de depassionner le debat, et d aborder la question de l immigration et la naissance d une societe multitehnique dans sa complexite, l INED prefere se refugier derriere son masque “scientifique” pour manipuler la realite.
C est ainsi qu en 30 ans la France a connu un bouleversement sociologique et culturel absolument majeur, en passant d une societe largement monoculturel a une societe completement multiculturel. La question n est pas tant de savoir si cela est bien ou mal, mais deja de s interroger sur le fonctionnement de notre democratie : il est en effet absolument effarant que jamais les citoyens n aient pu avoir le droit ou l occasion de s exprimer sur ce changement fondamental de leur societe. Cela est en parti du a la convergence d interets de deux forces naturellement antagonistes : l extreme gauche d une part voyant dans l immigration une source de renouvellement a sa classe ouvriere sur le declin (ou l ayant abandonne) et le patronat d autre part soucieux de disposer d une main d oeuvre bon marche. Cette “alliance” de fait, ajoute a l argumentaire totalitaire de l “antiracisme” a conduit a verrouiller le debat.
A l image de cette etude, et en depit du bon sens, la classe intellectuelle et politique a tout fait pour nier ce changement, ou au mieux le replacer dans “la continuite naturelle de la tradition d accueil de la France”, oubliant au passage l aspect demographique de cette immigration qui la rend incomparable aux immigrations belges, italiennes, juives ou plus recemment portugaises.
Les conclusion de ce politiquement correct sont desastreuses ; ce genre d “institut” joue avec le feu, en alimentant la schizophrenie de l opinion publique, confortant les uns dans la purete de leur “combat antifasciste” et jetant les autres dans les bras du FN, qui vise au contraire a faire de l immigration la seule grille d analyse des problemes actuels de la societe francaise.
à kalisher
De Caribou99
20H53 | 10/03/2008 |
et votre obstination à vouloir passer votre « message » ne cache aucune idéologie ?
Encore un coup de la poutre et de la paille…
De helios33
20H53 | 10/03/2008 |
Ceux qui sont assez vieux se rappellent certainement ces journaux télévisés des années 80 (sous Mitterand) qui commençaient par l'interview d'un spécialiste de l'INED ou d'ailleurs qui nous assurait que l'immigration était arrètée depuis 1974, et qui se terminait par des reportages sur les écoles ou l'enseignement était difficile étant donné que la majorité des élèves ne parlaient pas le français.
On en est toujours là
à helios33
De Bardamu
difficile | 09H25 | 11/03/2008 |
Cela vient de ce que l'immigration de travail est en effet arrêtée depuis les années 70, et que l'immigration qui continue depuis cette date vient principalement du regroupement familial.
Immigration donc improductive et qui grève les budgets sociaux.
De gaebus
20H56 | 10/03/2008 |
A VOIR :
http://tf1.lci.fr/infos/people/0,,3769451,00-carla-bruni-nue-continue-fa…
De helios33
21H24 | 10/03/2008 |
Ne pas oublier aussi qu'une chasse aux sorcières a eu lieu à l'INED dans les années 90, avec la participation active de Le Bras, afin d'en chasser tous les démographes qui ne partageaient pas les convictions immigrationnistes de ce dernier.
Comment dès lors accorder quelque confiance que ce soit à l'INED, copie conforme des défunts instituts de l'ex URSS ?
De yan
loin | 21H58 | 10/03/2008 |
Vite, envoyons des charters récupérer ces jeunes moskito
à yan
De Marine 2012
Hymen troué par neuf hymen refait à... | 01H48 | 11/03/2008 |
J'y avais pensé, tous ces jeunes clandestins qu'on renvoie au Gabon…On pourrait rapatrier des jeunes Français sur le vol du retour, histoire de ne pas brûler du carburant pour rien. Elle est pas belle, la vie ?
à Marine 2012
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 03H49 | 12/03/2008 |
@Marine,
mais ça a déjà commencé…
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/03/gabon-la-poli-1.html
suffit de savoir lire au lieu de mettre toujours les mêmes images !
et ne pas lire qu'un seul organe, même Rue89…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De tintouin
21H58 | 10/03/2008 |
Sous prétexte de contester l'idée reçue que le solde migratoire est très largement entrant, il est ici exposé que le flux sortant contrebalance le flux entrant. Cet exposé est clair et réaliste.
Mais ceci ne change rien au problème du sentiment éprouvé depuis des années par cette France profonde et conservatrice, d'être envahie par « l'Etranger ».
Au contraire, cet exposé est même un facteur agravant de ce sentiment : la proportion des Français dits « de souche » se réduit d'autant plus sur le territoire national. En effet, si on avait une entrée de 500 000 immigrés pour une population constante de Français de souche de 60 millions, cette proportion d'immigrés serait d'une croissance modérée.
Avec une réduction dans le même temps de la population « Français de souche » due à l'émigration de ceux-ci vers l'étranger, cette proportion d'immigrés croît de façon plus accélérée.
Accélérant le sentiment d'envahissement de cette fameuse France profonde qui reste sur le territoire !
Vous donnez là des arguments au FN…
à tintouin
De Marine 2012
Hymen troué par neuf hymen refait à... | 22H17 | 10/03/2008 |
Là je suis d'accord avec vous. Et les Français qui s'en vont, c'est pas des sous-doués, c'est plutôt genre l'étudiant qui a fini son doctorat et son stage aux États-Unis et qui a une proposition alléchante au point de vue salarial, plan de carrière et évolution hiérarchique. Ce sont les forces vives du pays qui s'en vont, alors qu'on s'efforce à faire venir de la main d'œuvre pour des travaux manuels sous prétexte que les Français sont des fénéants. Payez-les plus chers ces petits boulots et ces tâches ingrâtes, et les Français les feront. Si vous souhaitez les reléguer à des immigrés, ayez le courage au moins de ne pas les sous-payer sous prétexte que ce sont des immigrés. Tout le monde a besoin de manger et de se loger, immigré ou pas.
à Marine 2012
De jardin
Psychologue retraitée | 04H01 | 11/03/2008 |
Justement, il serait intéressant de mieux connaître tout ça, car les idées reçues volent bas il me semble.
L'immigration n'est pas le seul fait de non diplômés, par exemple de nombreux médecins étrangers travaillent dans nos hôpitaux publics qui ne survivraient pas sans eux. Ce qui n'empêche d'ailleurs pas de les sous-payer. Et ce sont les forces vives de pays qui en ont bien besoin pourtant.
Par ailleurs,j'ai rencontré à l'étranger des français sans formation bien définie qui vivent de petits boulots, dans le tourisme, parler français tient lieu de formation.
Tout cela ne fait pas non plus une statistique scientifique. C'est pour ça que, comme le dit l'auteur de l'article, ce serait intéressant d'affiner un peu plus les statistiques. Mais sans doute les chiffres sont-ils parfaitement connus. Connaître et publier sont deux choses différentes.
à jardin
De Marine 2012
Hymen troué par neuf hymen refait à... | 12H37 | 11/03/2008 |
Je confirme pour le manque de formation de certains jeunes français à l'étranger, et la formation scientifique de certains immigrés en France. Reste à savoir la proportion.
De DomDomDom
23H03 | 10/03/2008 |
« Prenons le pari : on va attendre que la poule ait des dents avant de voir un Tchadien, un Gabonais ou un Congolais ayant commis un forfait en France se faire juger ou purger sa peine à Ndjaména, Libreville ou Brazzaville ! On peut rêver. »
Incroyable ! Le voila qui milite pour la double peine ! Si la France renvoyait les délinquants étranger dans leur pays d'origine, que ne lirait-on du même auteur !
De ericjohnkaiser
00H01 | 11/03/2008 |
Bonjour,
Merci pour cet article fort interessant et desole pour mon ecriture sans accent, j'utilise un clavier US ! lol
Apres avoir vecu 33 ans en France, je suis parti de Paris, faire la conquete de mon Ouest musical ici sur la cote Ouest des Etats-Unis a Portland, avec mon album de chansons en francais sous le bras. Je suis donc techniquement un emigre !
Apres lecture de cet article, je voulais rapidement partager mon experience avec vous.
Je ne suis pas tellement parti par depis mais plus par opportunite professionnelle. La plupart de la musique que j'aime et dont je tire la grande partie de mes influences est americaine ou Anglo Saxonne (Dylan, Neil Young, les Stones, Joseph Arthur, Xavier Rudd, etc…). Ici je trouve davantage d'endroits ou me produire, ou enregistrer ou distribuer ma musique. Culturellement il y a davantage d'outils a ma disposition. Le « marche » est plus concurrentiel mais en meme temps il y a une grande ouverture d'esprit et contrairement aux idees recus de tres nombreux americains adorent la culture francaise….
Etant un artiste auto produit, ces outils et l'esprit d'entreprise des US m'aident enormement a developper mon art.
Je desire garder un pied un public en France. Je reviens donc regulierement pour y faire des concerts, le prochain etant le Vendredi 4 avril a la Scene Bastille a Paris, : -) !
Je ne regrette cependant pas du tout mon choix de m'expatrier…
Merci aussi pour cet article qui tort le cou aux idees nationalistes un peu trop exacerbees…vivre dans un autre pays est quelque chose de tres enrichissant mais qui peut aussi s'averer etre difficile et complique. Cela m'a appris a etre beaucoup plus tolerant envers les personnes qui font cette demarche…
A bientot sur la route,
Eric John Kaiser
http://www.ericjohnkaiser.com
à ericjohnkaiser
De Marine 2012
Hymen troué par neuf hymen refait à... | 00H18 | 11/03/2008 |
Fais comme moi, installe AllChars (http://allchars.zwolnet.com) et tu peux utiliser n'importe quel caractère sur le clavier américain.
à ericjohnkaiser
De destribat
anti-corruption | 14H08 | 11/03/2008 |
Merci pour ton témoignage, mais j'ai l'impression que tu as du mal à utiliser le mot immigré, te sentant plus à l'aise avec la notion d'expatrié.
En effet j'ai du mal à comprendre ta phrase suivante, surtout lorsque tu dis techniquement : « Je suis donc techniquement un émigré.
à destribat
De ericjohnkaiser
17H03 | 11/03/2008 |
Hello,
Le mot expatrie conviendrait en effet tout a fait. : -)
Eric
De sylvain savary
01H40 | 11/03/2008 |
je suis parti après le BAC pour un an. Cela fait maintenant 13 ans que je vis ici et l'année prochaine je vais avoir un passeport allemand. Je garde le contact avec la France, mais « le pays » ne me manque vraiment pas. Un exemple : la politique en Allemagne : il y a une vraie droite conservatrice mais qui est obligée de cohabiter, un semblant de sociaux démocrates, des verts assez forts et bien dans leur peau et surtout des vrais débats, des acteurs sociaux qui se respectent, une presse variée mais impartial, qui informe. Un Sarkozy serait impensable en Allemagne.
Et puis du travail, un tissu social vraiment/encore existant, une solidarité qui a encore du sens. Et ils sont en train de découvrir les salaires minimums et les régimes spéciaux, alors qu'en France on est en train de les détruire !
Les Allemands ont une histoire,lourde, mais ils ont su en tirer les lecons de l'histoire. Quand est-ce que la France tirera les lecons de son histoire (Esclavage, Algérie ? )
à sylvain savary
De pedro66
informaticien bon à rien | 14H15 | 11/03/2008 |
» les lecons de son histoire (Esclavage, Algérie ? ) »
Il ne faut pas oublier que l'esclavagea toujours existé et existe encore, mais surtout était le fait des africains qui vendaient leurs captifs, suite à leurs guerre tribales ou ethniques .
Les blancs ont accentué le phénomène, mais ne l'ont pas inventé .
Quant au solde migratoire proche de zéro, cela veut dire que plus de français émigrentet plus nous avons d'étrangers qui envahissent la France, c'est surtout cela qu'il faut retenir …
Bientôt le jour ou burqua et djellabah obligatoires …
à pedro66
De lioe
berlin | 15H11 | 11/03/2008 |
Bonjour Pedro66
« mais surtout était le fait des africains qui vendaient leurs captifs, suite à leurs guerre tribales ou ethniques .
Les blancs ont accentué le phénomène, mais ne l'ont pas inventé . »
J espere que c est une plaisanterie, tres drole le coup des Africains qui se vendent aux gentils blancs qui ne pouvaient refuser.Un peu de respect svp ne serait ce que pour l histoire dont vous semblez ignorer la realite.
Vous etes deja envahis par la betise et c est une muselière qu il vaut faut a defaut de burka
à lioe
De pedro66
informaticien bon à rien | 17H31 | 11/03/2008 |
Les arabes bien avant les blancs allaient chercher des esclaves noirs sur les côtes est-africaines .
Ce n'est pas moi qui l'ai inventé .
Coté Zanzibar, par exemple .
à pedro66
De kalisher
18H36 | 11/03/2008 |
c est en effet une histoire tres connu…Je rappelle a tout un chacun l excellent Olivier Petre Grenouilleau sur ce sujet.
Bilan des traites negrieres a l echelle historique : 1/3 1/3 1/3 pour les traites entre noirs, entre noirs et arabes, et entre noirs et blancs…
C est du connu depuis lgtos. Et on ne rappellera jamais assez quelles societes ont eu le courage de l abolir (USA, bien que l esclavage ait continue ds certains etats, RU, France)
à pedro66
De Cirdec
Cadre qui commence à comprendre com... | 16H11 | 11/03/2008 |
Vivement la légalisation du cannabis, ca évitera à certain bon à rien de fumer du shit coupé au pneu.
à sylvain savary
De TARPON
18H46 | 11/03/2008 |
Il y a encore beaucoup de nostalgiques du Reich et l'allemagne est loin d'avoir tiré les « bonnes » leçons de l'histoire,rapellez vous les « gaz » vendus à Saddam ,c'etait pas pour fumer les teres.
à sylvain savary
De Pierrrrre
19H50 | 11/03/2008 |
»…les lecons de son histoire (Esclavage, Algérie ? )… »
==> on voit bien que vous manipulez avec aisance les clichés à 4 sous… vous êtes bien resté français…