Vote local ou national ? Le faux débat sur la poussée de la gauche
Alors, s'agissait-il d'un vote national ou local ? La question a été disputée sur les plateaux de télévision pendant toute la soirée du premier tour des élections municipales. Les ministres du gouvernement ont défilé pour répéter, en boucle, avec les même mots, qu'il ne s'agissait que d'un vote local. » Comment voulez-vous tirer des leçons nationales d'élections locales ? » a ainsi lancé la ministre de la santé Roselyne Bachelot. Même Christine Lagarde, ministre des Finances, qui s'est fait copieusement écrabouiller dans le XIIeme arrondissement (sur la liste de Jean-Marie Cavada) a répété sans sourciller à l'antenne : c'est local , c'est local !
Vote national ou vote local, la question est en réalité oiseuse. Il n'existe pas, en politique, deux planètes différentes, la planète » locale » et la planète » nationale » . Quand des électeurs se décident à voter à gauche, à Strasbourg, à Rouen, Rodez, ou dans le XIIe arrondissement parisien, ils peuvent certes voter en réaction aux premiers mois de pouvoir de Nicolas Sarkozy, mais cela passe par une adhésion à des valeurs de gauche, des valeurs tout autant locales que nationales. Ce sont elles qui déterminent, concrètement, les politiques locales du logement social, des crèches, de l'écologie urbaine, du transport, de la solidarité…
Le fait est que, dans de nombreuses villes, des personnalités politiques de gauche ont su exploiter le rejet ambiant du sarkozysme pour produire de l'adhésion -parfois même de l'enthousiasme- pour leurs propres idées, leurs propres projets locaux. Un exploit qui n'allait pas de soi. Au niveau national, en tout cas, les leaders de l'opposition n'ont jusque là toujours pas réussi à l'accomplir…
Pascal Riché
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De machinchose
09H27 | 10/03/2008 |
Tout l'enjeux de l'avenir est clairement dans votre dernière phrase.
Plus le temps passe plus on s'inquiète.
de Royal on pouvait attendre un autre souffle, une forme de regard nouveau et une volonté de bousculer un peu un PS obsolète et depuis quelque temps on a plutôt une personnalité qui se répète, qui se cherche, qui se cache derrière son petit doigt dès qu'il s'agit de défendre de fortes convictions ou valeurs.
De Delanoë on pouvait attendre un renouveau dans la tradition, une remise à jour d'un shéma socialiste en déroute, un regard moderne et ferme sur les enjeux et, depuis quelque temps on a surtout une personnalité molle, qui se cherche, qui ne dit rien des grands enjeux, qui flirte avec les Lagardère et Decaux comme un vulgaire Sarkozy, qui se cache derrière son petit doigt dès qu'il s'agit de défendre de fortes convictions ou valeurs.
Alors qui ?
Parce que pendant ce temps notre bonne vieille droite la plus stupide du monde est en train de devenir la droite la plus réactionnaire, la plus abjecte et la plus racoleuse de notre histoire récente… ça aurait été bien d'avoir une opposition à la hauteur de l'enjeux.
De Gringo
| 09H49 | 10/03/2008 |
D'accord avec machincose. La vraie question que je me pose encore plus depuis hier, c'est de savoir s'il reste des relents, des traces de la gauche en france.
Sarkozy fait à la fois la politique de la droite et celle de la gauche : il crée des contents et des mécontents. Si par malheur (ok, je pense bonheur) il lui arrivait un malheur, QUI mettrait-on, là maintenant aujourd'hui, à sa place ?
Dans un contexte quand même hyper favorable, la gauche n'a pas su créer une dynamique des urnes qui ait un peu de valeur. Tout le monde se fout de ces scrutins, et comparés aux présidentielles, les umpistes pourront toujours se targuer des habituelles « soutien sans précédent » etc. J'ai trouvé nos « ténors » du PS très pâles hier, mous.
C'était la turlutte finale
De marie 75
10H11 | 10/03/2008 |
les traces de la gauche en france ?
Toute la manip UMP est de parler de vaguelette et que ce message soit rapporté au max.
Imaginez que ce soit l'ump qui ait ces résultats : aurions nous droit à Vaguelette ? Non ! ! ! ce serait un tsunami !
L'ump n'a pas de réserve. Donc … le deuxième tour sera la raclée finale !
A 10 mois de l'accesion de SarkoL'ump, elle est rapide la descente.
Même dati n'a pas été capable de se faire élire dans le 7ème. Et pourtant le 7ème…
Il suffit de regarder les résultats (entre autres ceux des cantonales)…mais là, chut ! ! ! ! !