A debattre

France-Afrique, l'heure du grand deballage ?

Il a suffi d'un incident hélas routinier -l'expulsion brutale de deux Gabonais en situation administrative irrégulière en France- pour ouvrir les vannes. Après le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy, l'affaire de l'Arche de Zoé au Tchad, les rancoeurs accumulées par la politique française d'immigration, l'heure du grand déballage est-elle arrivée entre le continent noir et l'ancienne métropole ?

A la fois dans les commentaires de plusieurs articles de Rue89, dont le dernier sur le pied de nez d'Omar Bongo décidant de renvoyer en France tout Français en situation irrégulière au Gabon, mais aussi dans des contributions reçues de la part de Gabonais, il y a un côté déballage. Qui destabilise les Français peu habitués à voir l'Afrique rendre coup pour coup… L'état du débat, résumé en trois points.

La rupture impossible.

Nicolas Sarkozy avait promis la » rupture » là aussi, mais elle est mal partie avec son discours de Dakar, en juillet 2007, considéré comme paternaliste, voire raciste, par de nombreux Africains. Il est devenu le symbole, pour de nombreux Africains, de tous les reproches que le continent africain adresse à son ancien colonisateur, et de ce rapport d'amour et de haine, de bons sentiments et d'affairisme cru, qui caractérisent les relations entre ces deux mondes.

Deux livres ont déjà été écrits par des intellectuels africains pour répondre à cet improbable brûlot. Rue89 en a rendu compte, en soulignant que ces livres à charge » doivent être pris pour ce qu'ils montrent : la blessure ouverte par un discours à côté de la plaque » . L'un de ces livres a été sévèrement critiqué dans Le Monde, suscitant une réaction très violente des auteurs, qui, dans un droit de réponse qui circule sur l'Internet, s'en prennent au journaliste :

 » Il a voulu se payer des nègres qui n'ont eu comme seul tort de vouloir défendre la dignité de l'homme africain dont le Président de la Patrie des Droits de l'homme dit qu'il « n'est pas assez entré dans l'histoire' »

Plusieurs » riverains » de Rue89, tel Azza, ont souligné, à propos de ce discours, que la mainmise française sur l'Afrique francophone post-coloniale est restée telle que :

 » Si vous étiez Togolais, Camerounais, Congolais, ou Tchadien, sans pour autant haïr tous les Français (je vous assure que la plupart des gens que j'ai pu croiser en Afrique ou venant d'Afrique ont toujours été charmants avec moi), vous pourriez peut être montrer quelques signes de lassitude. Surtout en entendant le président français sortir des discours comme celui de Dakar » .

Au Cap, le 28 février, Nicolas Sarkozy a corrigé le tir, annonçant en particulier une remise à plat des accords de défense entre la France et un certain nombre de pays africains. Sur Rue89, l'africaniste Philippe Hugon se demande s'il s'agit d'une « rupture de ton ou d'un changement de cap ». Mais il conclut, relativement pessimiste :

 » Il y a tout lieu de penser que le changement de ton, aussi important soit-il sur le plan symbolique, ne traduira pas une réelle rupture face aux contraintes de la realpolitik » .

Dans les commentaires d'un autre article analysant l'annonce du Président sur les accords de défense, Thierry Reboud s'interroge :

 » Au-delà de la satisfaction qu'on peut éprouver à cette annonce, reste à déterminer les critères qui présideront à une nouvelle politique africaine.

Sous cet angle, deux questions se posent : quel intérêt la France peut-elle trouver à une politique africaine ? Mais surtout, quel intérêt les Etats africains et leurs dirigeants pourraient-ils avoir à poursuivre une coopération avec une France devenue plus sourcilleuse ?

Finalement, la question qui me vient à l'esprit est la suivante : une telle déclaration n'est-elle pas que le masque vertueux d'une pure et simple volonté de désengagement politique et militaire ? Une telle perspective indiquerait peut-être une salubre prise de conscience du gouvernement français, à savoir que notre pays n'a plus vraiment les moyens de s'offrir une politique néo-coloniale onéreuse et dont les bénéfices deviennent de moins en moins évidents. »

Peu de commentaires africains, à ce stade, de ce deuxième discours de Nicolas Sarkozy sur le continent. Comme si la crédibilité personnelle du chef de l'Etat était aussi basse en Afrique qu'ici… Notamment en raison de son attitude au Tchad, tant sur l'Arche de Zoé que pour sauver, même sans tirer un coup de feu, le régime guère reluisant d'Idriss Déby. Il y a pourtant là une porte entrouverte, dont il sera intéressant de voir si elle débouche réellement, sinon sur une improbable rupture, au moins sur un changement réel.

L'arrogance française.

L'affaire de l'Arche de Zoé, puis ces derniers jours les questions liées à l'immigration et aux rapports franco-gabonais, ont en revanche fait couler beaucoup d'encre. L'Arche de Zoé, d'abord, qui connait ces jours-ci de nouveaux rebondissements avec le refus du gouvernement français de payer les dommages et intérêts de 8 millions d'euros réclamés par le Tchad, avait déjà provoqué quelques poussées de fièvre.

Nous avions accueilli, sur Rue89, une contribution d'Ashanti, riveraine africaine, qui s'était interrogée à propos de l'affaire des humanitaires au Tchad :

 » L'humanitaire serait-il le nouveau visage de la mission » civilisatrice » dont se croit investi le monde dit occidental ? Les ONG sont-elles les nouvelles vitrines officielles des « bonnes âmes » des pays riches qui y voient l'opportunité de s'acheter un coin de paradis quitte à bafouer volontairement les principes régissant les pays ? »

Cette question de l'arrogance française revient régulièrement. Après les missionnaires, les colons, les militaires, les coopérants et maintenant les ONG, le tout au nom d'une supériorité européenne et d'un universalisme mal digéré ? Dur à entendre pour une France qui se vit encore porteuse d'un » modèle » de civilisation, et qui reste solidement attachée à des valeurs qu'elle espère encore universelles…

Le débat provoqué par la réaction gabonaise aux expulsions d'étudiants, puis à la controverse née de la diffusion d'un reportage sur France2 sur la fortune d'Omar Bongo en France (à noter que Rue89 avait réalisé un dossier sur le sujet dès juin 2007) a pris un tour plus violent encore. Dans lequel la question de l' » arrogance » revient régulièrement.

Axel Ozangué, un journaliste de la presse privée gabonaise » , nous a ainsi adressé une longue tribune intitulée » les Etats voyous ne sont pas ceux que l'on croit » … Il écrit :

 » Si un Etat voyou est celui qui est en rupture de ban avec les règles de la vie internationale, il n'y a aucun doute : la France, prétendue patrie des droits de l'homme, est sans exagération et incontestablement un Etat voyou » .

Il passe en revue les accords non respectés par la partie française, et ajoute :

 » Et que dire en matière d'immigration ? Les Français sont traités comme des hommes au Gabon, un Etat civilisé. Quant aux Gabonais en France, il ne s'agit que de pauvres nègres, réduits au rang de bête sauvage, qu'on vient cueillir à l'aube et qu'on expédie comme des criminels menottés dans le premier avion en partance pour Libreville. Mais, au fond, quoi d'étonnant ? Celui qui a été une seule fois demander un visa au Consulat de France connaît parfaitement la morgue et le mépris qui caractérisent les agents consulaires français qui prennent un plaisir sadique à humilier les demandeurs de visas en exigeant les papiers les plus farfelus, avant de refuser le visas tout en ayant empoché au préalable les frais de visa qui ne sont pas remboursé » .

La France paye-t-elle aujourd'hui des décennies d'attitude au mieux condescendante, au pire arrogante et brutale, vis-à-vis de ses anciennes colonies ? Beaucoup de commentateurs semblent le penser, même si, côté français, on souligne aussi la responsabilité des dirigeants africains eux-mêmes, et certains refusent d'applaudir le geste de Bongo en raison de la personnalité plus que contestable du président gabonais. C'est là encore, une pierre d'achoppement entre les commentaires des Français et des Africains. Mais, quoi qu'il en soit, la France a quelques leçons de modestie à prendre…

Comment avancer ?

La question de la nature des régimes africains constitue un autre enjeu central. Et, quoi qu'ils pensent de leurs dirigeants, de nombreux Africains vivent mal les critiques émanant de l'ancienne puissance coloniale. Un mail reçu d'un Gabonais à Libreville nous affirme par exemple que :

 » la majorité des Gabonais sont convaincus que l'actuelle camapagne médiatique contre Bongo est organisée et financée par ses propres amis français (avec à leur tête Bolloré) qui lui en veulent de remetttre en cause leur pillage personnel du Gabon au profit de la concurence chinoise. Et c'est triste que des journalistes « sérieux » se laissent embarquer dans une telle aventure. Car quelle est l'actualité des biens de Bongo en ce moment, alors qu'il en a acquis la plupart depuis des décenies au vu et au su de tous en France. »

On a vu sur Rue89 liver (single), un Gabonais, défendre son Président contre les agressions françaises, soulignant que les Gabonais veulent » laver leur linge sale en famille » .

 » On a le Président que l'on veut, quarante ans de pouvoir ne nous fatigue pas, si ça fatigue les Francais nous en s'en fout, on est confiants.

Même agacement dans le long pamphlet d'Axel Ozangué disponible à titre de document :

 » Il y a beaucoup d'hommes politiques, mais un seul homme d'Etat : Bongo Ondimba. Les vrais patriotes, au-delà des partis, ne peuvent que le suivre et s'il le faut, le moment venu, ils viendront lui servir de boucliers humains car à travers lui, c'est tout le pays qu'on veut recoloniser. Ceux qui ne l'auront pas compris, commettront une grave faute face à l'histoire. Ils iront grossir, dans les poubelles de l'histoire, la cohorte des maboules et des traîtres à leur pays. Et comme on dit, dans nos matitis, « affaire à bandit se règle en bandit » : face à un Etat voyou, il faut éviter d'être civilisé. A bon entendeur salut. »

C'est évidemment faire peu de cas de la nature du régime de Bongo, pur produit de la Françafrique, ou d'autres héritiers de cette politique néocoloniale comme le Camerounais Paul Biya, qui vient de faire tirer sur la foule s'opposant à une modification de la Constitution destinée à lui permettre de rester au pouvoir.

Dans le débat sur le Gabon, je répondais à liver (single) :

 » Cher « jeune Gabonais », je ne partage pas votre indignation. Certes, le linge sale doit être lavé en famille, comme vous écrivez, mais une partie de ce linge sale se trouve en France. Là où vous faites erreur, c'est que ce qui est en cause, ce n'est pas Omar Bongo, c'est le système, tant en France qu'en Afrique, qui a permis à tous ces gens, Français et Africains, de s'enrichir sur le dos de leurs peuples. Personnellement, ces résidences des présidents du Gabon et du Congo Brazza, ce malheureux Congo Brazza mis en coupe réglée depuis des décennies, me choquent. Et ce que je conteste, c'est à la fois les hommes qui les possèdent, dont Bongo, Sassou…, mais aussi les Français qui ont rendu ce système possible et se sont sucrés au passage. Ce linge sale, hélas, est notre linge sale commun. En réagissant à ces critiques avec des arguments nationalistes, vous faites le jeu des prédateurs, de part et d'autre, qui couleront encore quelques jours tranquilles de la sorte. »

Il y a rarement eu des échanges aussi violents entre l'Afrique noire et la France. Longtemps, la parole a été confisquée par les régimes installés par Paris, et qui empêchaient toute expression libre. Il en va autrement aujourd'hui, ce qui permet certes ce déballage pas toujours agréable, mais aussi de pouvoir envisager de changer d'époque, de changer de relations. Cela vaut pour les Etats, à condition que Nicolas Sarkozy définisse clairement quelle politique africaine il veut, au-delà des (plus) belles paroles du Cap ; mais cela vaut aussi pour les sociétés, qui n'ont aucun intérêt à se laisser entraîner dans des dérives populistes (surenchère sur l'immigration) ou nationalistes (défendre Bongo contre l'agresseur). Vaste programme !

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Portrait de TARPON

à suffren Portrait de suffren De TARPON

16H14 | 09/03/2008 | Permalien

C'est malheureusement la majorité des reponses et ça ne fait pas avancer le debat.Il y a quelques semaines sur une chaine TV se tenait un debat sur mai 68 .pas un seul des participants n'etait encore né mais tous avaient une opinion tranchée ,ce n'etait pas consternant mais comique.

Portrait de Lidenbrock

à suffren Portrait de suffren De Lidenbrock

22H14 | 09/03/2008 | Permalien

Question « Café du Commerce », l'argument peut se renvoyer, mais passons. Quant au mépris, c'est généralement un sentiment que l'on exprime par le silence.

Portrait de ras-la-patience

à suffren Portrait de suffren De ras-la-patience

15H22 | 09/03/2008 | Permalien

nous avons bien confié notre pays à un tyranneau hystérique !

Portrait de daniele

De daniele

22H21 | 08/03/2008 | Permalien

ne seriez vous pas heureux,de faire vos valises a leurs places pour tenter de vivre un peu mieux ailleurs.il ne faut pas faire un amalgamme entre querelle de dirigeant et le simple citoyen,qui lui prend en pleine figure tout le coté nauséabond des interêts dont les dirigeants des 2 cotés peuvent retirer en exploitant le peuple et le pays qui souffre,mais qui conserve sa fierté et je pense qu'ils ont le droit de l'exprimer juste pour recadrer l'égo des donneurs de leçon.Même si la critique est dure a entendre

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

22H25 | 08/03/2008 | Permalien

savez-vous que len parlement de la côte d'ivoire est « sous loyer français ».
SarkoCoke cause… mais il dispose toujours dez l'afrique.
Pas Cap ? ? ? Si, tout fait cap… même après Dakar !
kif, kif ! ! ! ! ! le sarko !

Portrait de destribat

à marie 75 Portrait de marie 75 De destribat

anti-corruption | 02H43 | 09/03/2008 | Permalien

Marie il n'y a pas que le parlement. Le terrain sur lequel se trouve le palais de la Présidence de la République de Côte d'Ivoire appartient à la France et depuis 1940, la Côte d'Ivoire paye un loyer à la France.

Imaginé un seul instant si la préfecture du Bas-Rhin appartement encore aux Allemands.

La France a-t-elle besoin de cet argent ? Non, c'est juste comme un signe, un symbole. (Pour dire nous sommes encore chez nous)

Laurent Gbagbo aurait pu faire comme un bon dictateur et reprendre les terrains de force. Mais il a demandé aux autorités Françaises de négocier le rachat de ces terrains.

Voici un domaine ou Sarko peut appliquer rapidement la rupture.

Portrait de marie 75

à destribat Portrait de destribat De marie 75 3563

10H19 | 09/03/2008 | Permalien

merci d'avoir rajouté cela.
J'avais appris cela hier soir à table avec des invités de côte d'Ivoire. J'étais comme assommée ! ! ! !
Les propos de Sarko, du pipeau !
C'est sur des « détails » (qui n'en sont pas) qu'on juge de la néocolonisation ou la poursuite de la colonisation.
Ecoeurant ! !

Portrait de jer

De jer

23H10 | 08/03/2008 | Permalien

Comme on parle beaucoup d'avenir des relations franco africaines, peut etre serait il necessaire avant toute chose d'envisager de regarder la « sante » du continent africain qui ne peut que conditionner ces futures relations. Parlons du futur avec des references du passe sans se projeter en avant, et ses futures relations que nous souhaitons tous meilleures ne le seront pas.

Comme je me suis deja exprime sur le sujet sur agoravox, en reponse a un article, je prefere vous donner le lien, plutot que de prendre une page entiere ici encore.

du futur et du present de l'Afrique :

http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=36809#commentaire1636667

Ce que j'en pense, regardez sur la meme page, y a un gros pave.. c'est moi.

Le debat ne s'est pas engage la bas, esperons qu'il prendra forme ici, surtout en ce qui concerne le Tchad, pivot de la crise Darfour/Soudan, de part la presence de centaines de milliers de refugies, de part les attaques recentes et toujours plus pressentes sur la Capitale, de part biensur la presence francaise, garant d'une certaine souverainete et rempart devant la propagation du conflit vers le Magrebh qui pourrait signer le debut d'une deflagration gigantesque sur le continent africain. La question est surtout pose aux opinions africaines.

Portrait de cooper59

De cooper59

pour la decroissance ! | 23H54 | 08/03/2008 | Permalien

je ne pense pas qu'il y aura un deballage en cas de rupture , si rupture il y a , tout le monde sera d'accord pour faire ça en douceur , aucun dirigeant des pays concernés n'aurait interet a mettre des batons dans les roues de ce processus , en tout cas il est clair que Sarko doit aller jusqu'au bout , il parle de ce changement de politique depuis pas mal de temps .

Portrait de intrepide77

De intrepide77

00H05 | 09/03/2008 | Permalien

j'ai vécu 10 ans en afrique dont la moitié à libreville. des expulsions de français il y a 40 ans ça se pratiquait déjà ce n'est pas nouveau . la nouveauté en france c'est la traque de l'africain (entre autres) depuis quelques années . ne nous étonnons pas de la réaction même tardive d'o. bongo . ça s'appelle « la rupture » , ça n'existe pas que chez nous .le temps est venu pour l'afrique de se gérer toute seule si elle veut grandir.

Portrait de TNTGlobeTrotter

De TNTGlobeTrotter 35114

Ingénieur | 00H07 | 09/03/2008 | Permalien

Et après, je me demande ou il va chercher L'uranium, Le manganèse, Le pétrole, … . Notre très cher Président ! ! !
La rupture aussi ? ? ?

Portrait de destribat

à TNTGlobeTrotter Portrait de TNTGlobeTrotter De destribat

anti-corruption | 02H49 | 09/03/2008 | Permalien

Facile pour avoir l'uranium. Si le Niger veut donner les concessions à un autre, on fera comme d'habitude, coup d'état, notre nouvel ami Kadhafi armera pour notre compte la rébellion Touareg, quelques Euros aux militaires de l'armée régulière, des 4x4 l'affaire est réglée.

Et Bouygues, où fera-t-il son 1.5 milliard de CA dans les TP ? Car tous ses marchés obtenus en Afrique ont été sous la bienveillance de la françafrique.

Portrait de cooper59

à destribat Portrait de destribat De cooper59

pour la decroissance ! | 10H51 | 09/03/2008 | Permalien

c'est comme ca que ça se passe exactement ! il suffit d'envoyer un mec là bas avec du cash et c'est reglé ! je rappelle qu'il faut etre deux pour qu'il y ait corruption , le corrupteur et le corrompu , c'est basique mais certains font mine de l'ignorer comme ce journaliste gabonais qui a ecrit une prose digne d'un journaliste roumain epoque Ceaucescu dans un autre sujet sur l'Afrique ! En tout cas si la Francafrique pouvait s'arreter ça serait parfait , si c'est Sarko qui le fait , tres bien , peu importe la couleur du chat pourvu qu'il chasse les souris ! mais j'y crois pas trop pour tout dire !

Portrait de suffren

à cooper59 Portrait de cooper59 De suffren

19H12 | 09/03/2008 | Permalien

….prose de journaliste roumain epoque Ceaucescu…c est Wamsaya qui va pas etre content Mais je partage votre avis

Portrait de batila

De batila

entrepreneur international | 03H11 | 09/03/2008 | Permalien

A ce que je sache, mais je suis peut-être naïf, la france comme tout pays acheteur de matière première(MP), paye ces MP.
La question est de savoir si le prix payé correspond au cours internationaux, non ?
Si le prix est bon, peut-on parler de pillage ?
D'autant que la MP a besoin d'être raffinée et ça coûte aussi très cher.
J'aimerai que ceux qui pense que l'achat d'une MP non raffinée est du pillage, en tire les conséquence. C'est une remise en question générale du principe de commerce.
Certain pays ont pris de mauvaises habitudes. D'ailleurs, je trouve stupide l'idée selon laquelle la part de richesse dû aux MP d'un pays doit être reversée aux habitants de ce pays en éspèce sonnante, et qu'ils puissent en disposer à leurs guises. Si un état préfère éponger sa dette ou épargner pour des jours difficiles, où est le mal, si le produit en revient au pays dans son ensemble ? N'y a-t-il pas une forme éloquente d'égoïsme, à vouloir s'octroyer individuellement, une partie des richesses de son propre pays, alors que l'exploitation de ces MP ne durera pas longtemps à l'échelle du pays ?
Cependant, considérer que les seules richesses d'un pays sont ces MP, me parait une insulte à l'intelligence des hommes et à leurs capacités à faire vivre leurs pays comme ils l'entendent.
Qui sommes-nous pour penser qu'il n'en sont pas capable ? Qui sommes nous pour penser que c'est mieux chez nous ? Que notre « modèle » de société est un modèle tour court ? Quel genre d'hommes sommes-nous, si nous nous contentons de belles phrases et de jolis discours ? N'est ce pas là, sinon du racisme, de l'arrogance bien de chez nous ? J'ai été choqué par le discours de Guaino que Särk a lu au Sénégal, pas très loin de l'ile de Gorée -quelle provocation ! Mais certains discours Arrogo-angélique (lu ici), me donne presqu'autant envie de vomir.
N'oubliez pas que c'est de morts dont on parle, d'être humains qui vivent sans rien dans le ventre, qui marche pour l'eau, qui cherche tout le temps à se nourrir, à fuir les guerres, qui sont parqués dans des camps ou massacré par leurs concitoyens qui ont été sur-armés. Et qu'un miséreux ne viendra jamais expliquer ses malheurs sur le net, à moins qu'on lui tende un micro, car il n'a pas que ça à faire. Le miséreux se fiche pas mal de la fierté des classes moyennes qui ne veulent pas entendre certains mots… Ils veulent manger, voir leurs enfants grandir dans la paix, comme tout être humain sur terre. Mais il n'y ont pas droit car d'autre ce sont nourri avant eux sur la bête (la terre). Il n'y plus rien pour eux -comme pour beaucoup depuis la nuit des temps. Et ils en crèvent. Comme des chiens. Ils n'ont pas de clavier sous la main, car ils n'ont pas de quoi se nourrir. Et personne n'en parle, car ça fait tellement longtemps que ça dure que l'on a oublié. On préfère parler de la « françAfrique » et du pillage des MP des pays Africains. Comme en France, où l'on préfère parler du divorce d'untel, plutôt que des manifestations (discutables du reste), des manifestations plutôt que des sdf et des sdf parisiens plutôt que des sdf de Trou-du-Cul-en-Velay, dont on parle plus d'ailleurs que de la vieille qui crève seule dans sa maison vide, invisible, silencieuse.
D'ailleurs, vu comment on traite nos vieux, comment peut on encore imaginer que nos conseils seront écoutés sur un continent dont les anciens ont une place centrale dans la société ?
Questions.

Portrait de wamsaya

à batila Portrait de batila De wamsaya

bête à poils | 03H35 | 09/03/2008 | Permalien

Que dire de la présence d'AREVA au Niger ? Il me semble que l'entreprise achète l'uranium en-deçà des cours internationaux. Il me semble aussi qu'un émissaire chinois a été enlevé alors qu'il venait proposer un « deal » moins sous-évalué (http://www.continentalmag.com/archives/articles/63_actu_niger_areva), et organiser une concurrence propre à ré-évaluer justement le prix de l'uranium. Je crois me rappeler également que le patron d'AREVA Niger a été expulsé à la suite d'évènement peu transparents. Sincèrement, ces propos sont d'une naïveté hallucinante. Le prix de l'uranium au Niger n'est pas fixé par le marché mais est le produit des négociations entre le gouvernement Nigérien, récemment fort peu satisfait du résultat, avec Areva. Quant-à dire que les africains ne sont pas plus bêtes que nous, certes, encore faudrait-il que, dans un processus démocratique souvent empêché en partie par la France (Tchad ? Togo ? , ils puissent décider de leur politique économique. On sait bien que les politiques d'ajustement structurel du FMI ne sont pas vraiment propices au développement d'économies indépendantes, mais organisent une division internationale de la production (la fameuse théorie des avantages comparatifs) dans laquelle, pour faire vite, l'Afrique s'est vue assignée la position de gisement géant. Qui souhaite vraiment, en sein des instances décisionnelles jouissant d'un véritable pouvoir, vois l'Afrique s'emparer de ses ressources et en assurer la transformation et la mise en valeur ? ? ? ?

Portrait de TARPON

à wamsaya Portrait de wamsaya De TARPON

16H39 | 09/03/2008 | Permalien

Vous comptez tous les africains vivant en France et vous avez en partie l'explication du deal Areva.Les algeriens de la premiere generation en France ont financé le FLN et continuent indirectement à financer l'algerie,le Maroc itou .L'immigration est une source de revenus souvent la plus importante pour certainns de ces pays.Le Mali,pays desertique par excellence ne peut compter que là dessus .Et il n'a pas grand chose à offrir en echange.
Pour en revenir à Areva,souhaitez vous voir votre note d'electricité doubler ou continuer votre contrition ?

Portrait de destribat

à TARPON Portrait de TARPON De destribat

anti-corruption | 16H47 | 09/03/2008 | Permalien

Et l'exploitation des ressources minières, ça ne rapporte pas grnd chose ? Laa mise en place des régimes de collabos, c'est juste pour aider les Africains ?

Sais-tu quan d et pour quoi le premier coup d'état en Afrique a été fait ?

Concernant le coup de force en Côte d'Ioire, patience les militaires vont commencer à parler (ceux qui ont formé les rebelles), des rebelles repentis sont prêts à donner leur source de financement…..

Portrait de wamsaya

à TARPON Portrait de TARPON De wamsaya

bête à poils | 02H42 | 10/03/2008 | Permalien

Franchement, vos arguments sont à côté de la plaque. Pensez-vous que ce soit notre note d'électricité soit en lien avec les coûts de l'uranium ? Je pense pour ma part que ce sont surtout les bénéfices d'Areva qui sont concernés. La formation des prix n'a plus grand chose à voir de nos jours avec le prix consenti aux fournisseurs, mais bien davantage avec l'élargissement des marges des distributeurs. Quant à vos remarques sur ces pays qui n'auraient pas grand chose à offrir en échange, c'est sûr qu'un pays désertique est difficile à mettre en valeur si l'on confine son économie à l'agriculture, qui plus est à des monocultures (le coton par exemple, merci le FMI). Quant à dire que le deal Areva est le produit des migrations nigériennes…ça dépasse de loin le consternant. Je vous en prie, ne lancez pas des affirmations sans savoir. Si c'était le cas, la France aurait fort mal remplie sa part du contrat, avec ses lois sur l'immigration de plus en plus hystériques.
Enfin, il y a une différence je pense entre la contrition et la reconnaissance de faits peu glorieux pour nos élites politiques et économiques. Arrêtons de nous balancer en permanence cet argument de la contrition, c'est juste un moyen a-argumentatif de couper court à la discussion.

Portrait de marie 75

à batila Portrait de batila De marie 75 3563

12H57 | 11/03/2008 | Permalien

pour la province, dans l'ain :

Anne Cécile Robert,
Juriste et journaliste au Monde Diplomatique présentera son livre
« L'Afrique au secours de l'Occident »

Jeudi 13 mars à 20h30
Salle polyvalente
Grièges (ain)

Et si c'était l'Occident, et non l'Afrique, qui avait besoin d'aide ? Et si c'était au continent africain de venir au secours de l'Occident ? Ce livre, volontairement provocateur, propose de renverser radicalement le regard porté sur notre « monde mondialisé ». Alors que, dans sa version capitaliste globalisée, le modèle occidental est en train de mettre à sac la planète, l'Afrique pourrait, en puisant dans son patrimoine culturel, apporter une vision plus harmonieuse et plus équilibrée du rapport entre les humains et la nature.

Sans idéaliser une Afrique mythique ni nier la dramatique situation dans laquelle se trouve souvent le continent noir, le livre suggère que le prétendu « retard » de l'Afrique ne serait que l'expression d'une formidable résistance culturelle à un modèle économique dévastateur.

Il propose, en délocalisant le regard en Afrique, une critique radicale de nos modes de vie et des valeurs de la mondialisation libérale.

Portrait de charlec

De charlec

03H09 | 09/03/2008 | Permalien

La presse est là pour nous informer mais de nos jours il ya des images qui font le tour du monde a la vitesse de la lumiere Il est aussi blessant que choquant de voir ses images degradantes d'enfants squeuletique ,ou mangeant dans les poubelles que d'etaler sur la place publique les richesse des presidents africains Ne pourrais t'on pa avoir un peu de retenu a ce niveau Car personne ne sort grandi de ces deballage Depuis les Duvaallier ettous ces dirigeants qui favorise la cote d'azur de leur frasques Et des presidents français qui ont du compté leu diamants

Portrait de wamsaya

De wamsaya

bête à poils | 03H12 | 09/03/2008 | Permalien

Ce qui est trop souvent occulté, me semble-t-il, dans la présentation des relations franco africaines est le fait qu'elles s'expliquent davantage, dans leur forme, par l'existence de réseaux que par une lecture en termes de relations internationales. En d'autres termes,il est difficile d'y voir clair si l'on s'en tient à une explication par les intérêts nationaux. La lecture se fait beaucoup plus cohérente lorsque l'on s'intéresse aux intérêts des personnes et à leur inclusion à l'intérieur de réseaux politico-économiques dont les intérêts africains sont pour le coup beaucoup plus clairs. Juste pour prendre un exemple parlant, le fait que Mr Sarkozy,au lendemain de son élection à la présidence de la république profite du yacht de Mr Bolloré valait déclaration de politique extérieure à l'égard de l'Afrique. Si l'on examine la politique africaine de la France depuis les années 60, force est de constater que l'intérêt national a fort peu pesé sur les choix stratégiques.

Portrait de Peureux anonyme

De Peureux anonyme

08H18 | 09/03/2008 | Permalien

« à condition que Nicolas Sarkozy définisse clairement quelle politique africaine il veut, au-delà des (plus) belles paroles du Cap »

Tant que l'on raisonnera comme cela, le dictateur de la France et les dictateurs de l'Afrique pourront s'arranger pour piétiner leurs peuples respectifs. Tout d'abord les peuples africains, car ils sont les plus faibles, mais aussi le peuple français.

On ne peut pas s'en remettre à un dictateur, fut il élu, pour développer des fonctionnements démocratiques. Les dictateurs n'ont d'intérêt que pour faire face à des situations très dangereuses pendant des durées très limitées. Ce n'est manifestement plus le cas de la France, ni même de l'Afrique.

L'avenir démocratique de l'Afrique nécessiterait-il la fin de la dictature élective en France ?

Portrait de Courageux anonyme

De Ouiquende à Rome

10H16 | 09/03/2008 | Permalien

Les relations Franco Africaines, le conflit Israélo Palestinien voila des sujets pour lesquels il est dur de se faire une opinion tranchée. Comment définir une attitude entre colonialisme et partenariat avec des pays Africains souvent dirigés par le sectarisme et l'affairisme.Quant au conflit Israélo Palestinien même la lecture du livre la Discorde ne m'a pas permis de me faire une réelle opinion. J'aimerais bien rencontrer des âmes apaiséés avec lesquelles échanger des avis tout aussi apaisés !

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

10H23 | 09/03/2008 | Permalien

Un lycéen rennais menacé d'expulsion
Notre bonne ville de Rennes a le triste privilège d'etre le théatre des immondices sarkoziennes.

Après la rétention d'un bébé de 16 mois, qui a perdu 1kg8 , un lycéen angolais, Julio est actuellement au centre de rétention de St Jacques de La Lande.

Des profs et des élèves présents devant le CRA samedi à l'occasion d'un rassemblement en faveur des sans papiers, ont fait savoir avec beaucoup d'émotion dans la voix les conditions de l'arrestation et le déroulement des test auxquels il a été soumis :

Au cours d'une promenade scolaire, arrestation d'élèves de couleur noire,

embarquement immédiat de l'un d'entre eux,garde à vue,

puis pour examens relevant du traitement du bétail et du temps de l'esclavage : tests osseux, examen de la pilosité, examen des organes sexuels. Tout cela pour dérterminer si Julio est mineur ou non….

A VOMIR ! ! !

Julio passe lundi matin au Tribunal Administratif., il pourra alors etre expulsable.

http://sanspapiers.blogs.liberation.fr/sans_papiers/2008/03/julio-lve-re….

Au cours de ce rassemblement, des personnes ont rapporté que les gens du voyages dont le campement jouxte le CRA ne peuvent pas dormir la nuit car ils ententendent les cris des détenus….

Portrait de francodiac

De francodiac

retraité en AFN | 11H46 | 09/03/2008 | Permalien

L'entêtement. Il est indéniable que ce sentiment perdure depuis un demi-siècle aussi bien qu'en Afrique que du côté de l'ancien colonisateur. Celui-ci ayant installé dans le continent africain « libéré » des hommes à lui pour gouverner - uniquement pour d'éventuels profits économiques - a toujours fermé les yeux sur les dérives (pouvoir quasi dictatorial et corruption honteuse)de ses « associés », sans se rendre compte que d'autres nations importantes ne lui laisseraient pas longtemps le champ libre compte tenu des richesses minières des dits pays. Et voilà qu'aujourd'hui « l'ancien complice » se détourne de son ex-tuteur, car il sait qu'il peut désormais trouver ailleurs des appuis politiques et financiers autrement plus importants que ceux de la France.
Dans cette nouvelle donne, le nouveau concept lancé par la présidence française, à savoir l'« Euro Méditerranée », par le biais des nations du sud de Mare Nostrum, serait l'unique bouée de sauvetage pour souder un partenariat, naturel et nécessaire, entre la Vieille Europe et l'Afrique.
A une seule condition et de taille, que les « européens » comme l'Italie, l'Espagne, voire même la Belgique et l'Allemagne, et surtout la France, cessent de se comporter comme des donneurs de leçons vis à vis de leurs interlocuteurs, ceux-ci n'étant plus des marionnettes. Tous ces états africains émergents et très riches - du moins pour une grosse partie d'entre eux - se doivent d'être enfin considérés comme des partenaires fiables. Malheureusement la France dans ce domaine continue de faire fausse route en considérant ce continent uniquement comme un marché à « exploiter », en se vantant de vendre là-bas des usines nucléaires, armes ou TGV.

Portrait de anacaona

De anacaona

12H11 | 09/03/2008 | Permalien

Loin de moi l'idée d'applaudir Omar Bongo pour qui je n'ai qu'une estime fort limitée (doux euphémisme…) mais cette affaire a le mérite de poser un problème crucial concernant les relations que les Français entretiennent avec les pays en développement. Vivant en Guyane française, je vous livre deux exemples qui permettront de sortir du champ strictement africain :

- Pour se rendre au Surinam, pays frontalier, les ressortissants français doivent demandant au Consulat un visa, qu'ils obtiennent dans la journée pour la somme de 30 euros. Beaucoup s'insurgent contre cette somme. Renseignement pris, un Surinamais qui veut se rendre en Guyane (beaucoup y ont de la famille installée depuis des lustres, parfois naturalisés français, et puis quand bien même, nous on ne connaît personne au Surinam et on aime bien y aller, pourquoi pas l'inverse ! ))doit payer 60 euros pour obtenir un visa, être muni d'un certificat d'hébergement établi par quelqu'un qui vit en Guyane et qui doit justifier de ressources assez conséquentes. Récemment, un membre d'une délégation de la Chambre de commerce de la Guyane s'est fait refouler à l'aéroport de Paramaribo faute de visa et a été renvoyé à Cayenne par le premier avion. Moi, je dis BRAVO…

- Pour nous rendre au Brésil, seul un passeport français suffit. Les Brésiliens doivent effectuer les mêmes démarches sus-citées. L'an dernier, une amie brésilienne,enseignante de français à Belem a cru qu'elle ne parviendrait jamais à arriver à temps pour assister à un colloque international sur la francophonie qui se tenait à Cayenne. Des copains étaient prêts à aller la récupérer à la frontière pour la faire passer clandestinement… ce qui fut évité de justesse parce que l'un d'entre eux avait un contact à la préfecture ! NO COMMENT

Cela me rappelle l'histoire de cette femme malienne, médecin spécialiste des maladies infectieuses dans son pays, retenue trois jours à Roissy alors qu'elle était invitée à un congrès… sur les maladies infectieuses en Afrique.

Toute notre société a été gagnée par la peur de l'Autre. Difficile de faire comprendre à beaucoup qu'on peut venir d'un pays pauvre, avoir envie ou besoin d'aller en France, pour la connaître, pour échanger des savoirs et des expériences, pour visiter sa famille ou ses amis. L'Etranger ne peut que vouloir déposer ses valises définitivement et profiter de notre merveilleux système social…Et je ne parlerai pas des immigrés économiques ; s'ils parviennent à survivre des années dans la clandestinité, en travaillant, c'est bien qu'ils ont une utilité sociale, non ?

I have a dream. Ce que je voudrais, c'est la réciprocité. Un musicien marocain venant donner un concert en France est envoyé en rétention (cas véridique) ? Allez, un peu de courage, les Marocains, refusez d'accueillir les charters de retraités qui déboulent à Marrakech ! Un Algérien menacé de mort par les islamistes et réfugié en France(c'était en 1993) n'arrive pas à obtenir un visa de tourisme pour que sa mère de 75 ans vienne le voir.Cas véridique toujours. Un peu de courage, les Algériens, ne négociez plus de contrats avec la France.

Utopie bien sûr ; car les pays pauvres ne peuvent pas se permettre de faire ce type d'économies et les riches continueront à croire que la planète entière, ou presque, est leur terrain de jeu.

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

12H18 | 09/03/2008 | Permalien

La kabylie … afrique du nord… je sais, mais vous ne savez pas que :

Farid REKAB, un chanteur kabyle engagé menacé d'expulsion
Farid REKAB, un chanteur kabyle engagé menacé d'expulsion

ven, 07/03/2008 -
http://www.kabyle.com/farid-rekab-un-chanteur-kabyle-engage-menace-dexpu…

Notre rédaction vient d'apprendre par l'intermédiaire de Tassadit FERRANI, la mise en détention du chanteur kabyle engagé Farid REKAB par la police du HAVRE le 05 février 2008.

Faute de présenter un titre de séjour régularisé, Farid REKAB a été transféré au centre de rétention de OISSEL à ROUEN (78000), Un appel est lancé à la communauté amazighe pour le soutenir et empêcher la reconduite à la frontière de ce militant exemplaire de la cause kabyle.

FARID REKAB Chanteur interprètre de l'oeuvre de Matoub Lounès Compositeur de chanson kabyle engagée en Centre de Rétention de Rouen Farid Rekab réside en France, précisément à Paris depuis plus de 4 ans.

Il a été arrêté tout d'abord le 10 novembre dernier par les agents de police du commissariat de la Goutte d'Or à Paris 18ème car il n'a pu présenter un titre de séjour régularisé. Relâché quelques temps plus tard, le voici de nouveau mise en détention en Normandie pour les même motifs. « Farid Rekab est un chanteur kabyle engagé sur le combat de Lounès Matoub qui a été assassiné le 25 juin 1998.

Il lutte pour la reconnaissance de l'identité berbère et à ce titre est menacé par les intégristes et les islamistes.

Avant son arrivée en France, il était membre permanent au sein de la Fondation Lounès Matoub en Kabylie. Responsable de la commission artistique et fondateur du comité local, il subissait des pressions et des intimidations à cause de son combat pour une culture berbère démocratique et laïque.

La carrière artistique de Farid Rekab a été semée d'embûches, freinée à chaque fois parce qu'il interprète admirablement les chansons de Lounes Matoub. Il véhicule son message avec courage, en faisant fi des menaces qui pèsent sur tous ceux qui refusent le silence imposé autour du crime programmé du poète chanteur Lounès Matoub. »

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ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers

Portrait de Otto67

De Otto67

15H18 | 09/03/2008 | Permalien

Soyez rassuré Pierre Haski il n'y a pas de probleme entre le continent noir et l'ancienne métropole des lors que cette derniere n'aura plus rien a voir avec ce qu'elle était.
L'Arche de Zoe ? pourquoi personne n'a remarqué que 90 % des enfants enlevé était de sexe masculin ?
Ainsi on fait venir des garcons africains et des filles de l'Est ? mais qu'est ce que ca veut dire ?

Portrait de Tita

De Tita

oiseau | 16H14 | 09/03/2008 | Permalien

Connaissez-vous l'expérience de la classe divisée ?

Une institutrice des USA pensait que pour comprendre la discrimination, il fallait l'avoir vécus. De ce fait, un jour, cette institutrice divisa sa classe en deux groupes selon la couleur des yeux des enfants. Puis, à ses élèves elle affirmait que les enfants qui avaient les yeux marrons étaient peu intelligents, distraits, violents, etc. Pour preuve, un élève untel aux yeux marrons avait oublier ses affaires. Pour preuve, un autre élève aux yeux marrons s'était battu la semaine derrière, etc. Alors, en marque de leur discrimination, les élèves aux yeux marrons devaient porter un col afin qu'on puisse les distinguer des autres enfants. A l'inverse, les enfants aux yeux bleus représentaient des êtres supérieurs, intelligents, etc. Ils disposaient par conséquence de plus de droits que les enfants aux yeux marrons (par exemple, une récréation plus longue, etc.).
Lors de cette journée, l'institutrice constata que lorsque les enfants avaient un statut inférieur (yeux marrons), leurs résultats scolaires étaient moindre et leurs attitudes étaient radicalement changées (têtes basses, etc.). Inversement, les enfants ayant le statut de supérieur (yeux bleus) avaient un air dédaigneux et réussissait mieux les tests. Le lendemain de ce « tests grandeur nature », elle a inversé les rôles. Les yeux marrons étaient dit supérieur et les yeux bleu devenaient les inférieurs pour les mêmes résultats relatifs aux statuts : les yeux marrons jadis discriminés devenaient les dominants et réussissaient bien mieux les tests.

Cette institutrice fut vite assez célèbre. Elle fit quelques conférences sur le sujet et y répliquait l'expérience avec les adultes. Pour avoir vu une de ses conférences, ce que je trouvais formidable, c'était sa capacité à enfermer un individu « dit inférieur » dans un raisonnement idéologique. Pour schématiser elle avait deux stratégies :

1) Si l'individu « inférieur » se révolte, il est montré du doigt comme démontrant le stéréotype de sa sauvagerie, de sa violence et que, par conséquence, il mérite son statut d'inférieur. Par ailleurs, nous (les statuts supérieurs) devons le canaliser pour l'aider à « grandir » ou à trouver sa place (celle qu'on lui laisse bien sûr).

2) Lorsque l'individu « inférieur » ne se révolte pas, c'est montré comme étant bien la preuve qu'il sait où est sa place et qu'il légitime le rapport hiérarchique entre inférieur et supérieur. Enfin, l'individu « inférieur » qui ne se révolte pas est valorisé dans une comparaison avec celui qui se révolte (diviser pour mieux régner et éviter la contagion de la révolte).

Bref, quelque soit la réaction de l'individu dit inférieur, il était piégé.

Qu'entendons-nous à propos de « l'africain » sinon, des discours assez semblables, des discours qui enferment, des discours qui tentent de légitimer notre présence (nos pillages ? ) par leur infériorité ou notre supériorité ?

Par un colonialisme politique ou économique, on a exploité l'africain et on l'exploite encore. On ne lui a souvent pas laissé plus de « place dans l'histoire » que celle de l'esclavage. Enfin, quand ils se révolte, quand il ose dire « non », quand il ose simplement ne pas obéir à la sacro-sainte volonté du blanc, on ramène au galop nos vieux stéréotypes du sauvage violent, de « l'homme sans histoire », (etc.) pour mettre en exergue nos vertus de paix (la paix est toujours avantageuse à ceux qui sont en position de dominants – et qui sont les dominants ? ) et de droit de l'homme universelle (du moins, universelle chez les occidentaux pour les occidentaux).

C'est pourquoi j'approuve ce bon article. C'est pourquoi aussi, je pense sincèrement que les mécanismes qui régissent la francafrique sont encore, très emprunt de racisme et de discrimination tout autant que de légitimation du pillage occidental.

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