Une solution radicale contre les hausses de prix

L’interventionnisme de l’Etat, pour tenter de lutter contre l’augmentation excessive des prix de certains produits de consommation courante, semble impossible dans système mondialisé d’économie de marché. Alors, nos dirigeants politiques compatissent, vitupèrent contre les « capitalistes profiteurs », créent des commissions, contestent les chiffres relevés par des associations de consommateurs; bref, ils ne savent trop que faire!

L’empereur romain Dioclétien avait, en l’an 301 de notre ère, trouvé une solution radicale en promulgant un « Edit du maximum », qui contenait un tableau des prix maxima pour un millier d’articles, denrées alimentaires et autres, avec de minutieuses distinctions selon les qualités.

Pour les contrevenants, les sanctions étaient terribles: la mort pour celui qui vendait trop cher; la mort pour celui qui achètait trop cher; la mort également pour ceux qui refusaient de vendre ou dissimulaient des stocks.

Cet mesure économique énergique ne serait-elle pas à méditer par le Consul qui détient actuellement l’imperium en Gaule?

Ave Caesar, morituri te salutant!


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Par Stephann
14H29    03/03/2008

Devant les dérives capitalistes, le « tout argent », les problèmes de pouvoir d’achat, la smicardisation de la société etc.. Je me pose une question :

Le statut associatif empêche la plus part du temps de faire concurrence aux activités commerciales, ne serait il pas le moment de revoir ce statut et de permettre à des associations à buts non lucratifs d’acheter en gros et de revendre une certaine catégorie de produit de consommation (viande, beurre, poisson, légumes etc…).

Ces associations citoyennes ne seraient pas un obstacle à la concurrence, au contraire, elles lui donneraient un bon coup de fouet, elles pourraient rémunérer des salariés mais comporteraient dans leurs statuts l’obligation de ne réaliser aucun bénéfice.

Elles achèteraient des produits aux éleveurs, paysans, coopératives selon un barème négocié publiquement avec les producteurs.

Sincèrement en dehors d’empêcher les grossistes en tout genre et la grande distribution de s’en mettre plein les fouilles vous y voyez un obstacle vous ?

 
14H31    03/03/2008

Il y a une autre solution que cette proposition efficace de Dioclétien: le bandeau devant les yeux.

Refuser de voir, ou pire, prétendre n’avoir rien vu semble être l’option choisie par le gouvernement.

Je renouvelle ici mon témoignage:

Le matin même où Christine Lagarde a prétendu faire une visite impromptue à un hypermarché, certains hyper, tel le Auchan de Bagnolet ont pratiqué une étonnante valse des étiquettes. Et pour une fois il s’agissait de baisses aussi conséquentes que nombreuses puisque cela concernait la plupart des rayons du magasin. Pour exemple un paquet de pâtes vendu la semaine précédente 1,13€ passait subitement à 77cts!

Il est donc très amusant d’entendre Lagarde critiquer 60millions de consommateurs en expliquant que les hausses ne sont pas aussi massives que le magazine voulait nous le faire entendre.

Est-ce que le gouvernement nous prend pour ce que nous sommes?

 
21H38    03/03/2008

Je propose un autre mode d’intervention moins sanglant (je suis absolument contre la peine de mort).
Le boycott sélectif et tournant. Je m’explique. Comme nous ne pouvons pas nous passer de consommer au moins pour les produits de base, le principe est de choisir de boycotter un seul produit à la fois, pendant une période donnée (qui peut dépendre du cycle de rotation du produit). Puis ensuite de passer à un autre produit. Ceci pour donner des coups de semonce efficaces y compris à la portée des bourses plates qui sont prisonnières des produits de base à bas cout, et à qui l’on ne peut pas demander de se reporter sur des produits bio, ou du commerce équitable qui son plus chers. Le choix des cibles peut se faire en fonction de critères concertés : une firme qui exagère sur les prix, sur les conditions de travail (souvenez-vous de la peur qu’a eu Auchan quand des consommateurs se sont mêlés de défendre les caissières), etc.
Internet est un bon moyen de s’organiser.

 
Par Mancks
23H15    03/03/2008

Il faut revenir au principe des coopératives agricoles (pas celle que nous connaissons maintenant et qui exploitent les producteurs de fruits comme pour la pomme acheté 30 cent d’euros le kilo au producteur et vendue 2.5 ou 3 euros en grande surface), des coopératives auto-gérées et démocratiques comme dans les asturies avant et durant la révolution espagnole (coopératives ouvrières, ou l’ouvrier était mieux payé avec des conditions de travail meilleures, en plus elles étaient rentables).
En argentine ils ont fait ça aussi quand les multi-nationales se sont barrés lors du crack et que les ouvriers et employés ont remis en marche leur outil de production.
L’auto-gestion c’est pareil sauf que les dividendes ne vont pas dans la poches d’actionnaires véreux et mafieux. Puisque les actionnaires sont les travailleurs.
Les coopératives sont devenus des monstres capitalistiques qui broient les producteurs et les obligent à produire en intensif en bourrant la terre de pesticides et d’engrais.
Elles ne sont plus au service du producteur.
La véritable révolution est à portée de main et n’est pas celle que l’on croit. Elle ne réside pas dans de grandes théories et de grands bouleversements sociaux et politiques, la véritable révolution, c’est l’organisation des citoyens entre eux pour une nouvelle organisation des échanges économiques, et l’appropriation par ceux-ci de leur outil de travail, dans un échange plus juste des biens et services : l’auto-gestion.
Pas l’étatisation mais la gestion par les acteurs eux-même de leur outil de travail.
Mais cette idée fait peur aux acteurs mêmes, alors qu’ils n’ont besoin de personne pour faire tourner la boutique, et alors même que les directions sont incapables. Mais la tradition du chef, du patron est tellement ancrée que son absence effraie.
Pourtant qui se souvient que les tickets restos ( avec le point rouge )était une entreprise auto-gestionnaire ?

 
11H26    07/03/2008

C’est vrai que l’idéal est d’aller chez le producteur mais ce n’est pas évident pour les gens qui ne vivent pas en province. Personnellement j’achète mes légumes a la ferme, tout comme le miel , la confiture, pour les yaourt on peut acheter le lait et les faire soi même, c’est du travail , mais au moins on est a peu prés sur de ce que l’on mange. Pour la viande on peut aussi l’acheter directement a l’abattoir, qui de plus en plus ont des boutiques sur place.
L’histoire de la comparaison des prix est une fable, c’est impossible a cause de la diversité.

Certains d’entre vous ont ils remarqué l’affichage électronique « radio-commandé » qui remplace les étiquettes individuelles des produits.

J’en suis resté a une loi qui obligeait l’étiquetage individuel des produit, interdisant le réetiquetage , ceci semble avoir disparu et les grande surface peuvent changer les prix, en une fraction de seconde sur tout le magasin !