Tchat

Martin Hirsch : trois milliards pour le RSA ou la démission

Le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté a répondu ce lundi aux internautes de Rue89.

Martin Hirsch à Rue89, lundi (Guillemette Faure)


Les réponses de Martin Hirsch


Dinane : Pouvez-vous nous expliquer ce leurre incrusté dans la notion de RSA selon lequel le chômage résiderait non d'un manque d'emploi mais d'un manque de volonté de travailler ?

Martin Hirsch : Le RSA ne part pas de l'idée que les gens ne voudraient pas travailler. Le RSA part de l'idée qu'il n'est pas juste de travailler gratuitement et qu'il y a beaucoup de travailleurs pauvres en France. Le RSA est tout sauf un jugement moral sur le comportement des personnes. Ceci dit, depuis trois ans que je trvaille sur le RSA, on n'a jamais prétendu que le RSA en lui-même créait de l'emploi et qu'il se substituait à des politiques de l'emploi, mais qui doit venir remédier à une égalité que tout le monde reconnaît.

Rue89 : Certains experts contestent la vertu redistributive du dispositif, n'avez-vous pas l'impression de légitimer une norme de « travail pauvre ». Dans l'Eure, par exemple, département pilote du RSA, la moitié des bénéficiaires sont à temps complet. Que répondez-vous à cette critique ?

Martin Hirsch : Le travail pauvre, on ne l'invente pas avec le RSA. En France, on l'a nié pendant des années. En France, on s'est moqué d'autres pays en disant : « Ils ont peut-être moins de chômage mais ils on des travailleurs pauvres. » Mais on se réveille avec la gueule de bois, avec du chômage et des travailleurs pauvres. En se contentant simplement d'attendre que tous les emplois de mauvaise qualité se transforment en emplois à plein temps, bien payés et à durée indéterminée, les travailleurs pauvres d'aujourd'hui en pâtiront. Le travail pauvre existe aujourd'hui et on essaye d'y apporter les réponses les plus rapides, même si on a parfaitement conscience que cela doit s'accompagner d'une pression sur les employeurs.

La deuxième réponse, c'est que le RSA, je ne l'ai pas inventé tout seul. On l'a construit avec les syndicats, avec les associations, avec les collectivités territoriales pour trouver une solution à un système qui était bloqué et qui pénalisait les personnes peu qualifiées avec des salaires à bas niveaux. On l'a conçu comme un « compromis », entre des intérêts contradictoires.

Poyro : Un simple petit calcul : la loi TEPA (Travail emploi pouvoir d'achat) votée en juillet 2007 coûtera 15 milliards d'euros, il y a 7 millions de « pauvres » en France, donc 15 milliards divisés par 7 millions = 2142 €/an/pauvre ou encore 178€/mois/pauvre. Monsieur Hirsch, que pensez-vous de ces chiffres en tant que ministre du gouvernement qui a voté la loi Tepa et dont les caisses sont maintenant vides et en tant qu'ancien membre d'Emmaüs France ?

Martin Hirsch : Votre calcul est probablement juste et il tombe assez pile sur ce qu'on prévoit pour le RSA : en moyenne, si on prend le scénario central du Livre vert, on apporte environ 150 euros par mois aux ménages qui bénéficieront du RSA. Ceci dit, la question n'est pas simplement de rajouter des milliards aux milliards. Il y a des libéraux qui sont contre le RSA parce qu'elles considèrent qu'il y a déjà trop de dépenses sociales, trop de soutien aux bas revenus. Donc, l'enjeu, c'est de voir si les milliards nécessaires pour le RSA, ils vont vraiment aider les personnes à sortir de la pauvreté. Ce qui est troublant c'est que depuis des années, les dépenses sociales augmentent sans cesse, sans que la pauvreté diminue, sans que l'exclusion recule. C'est pour cela qu'on expérimente et c'est pour cela que je ne souhaitais pas appliquer le RSA d'un coup mais avoir d'abord une somme modeste pour lancer les expérimentations et voir si on avait des arguments solides pour « mettre le paquet » ensuite.

Rue89 : Aujourd'hui, le RSA représente 192 euros en Charente-Maritime et 252 euros dans l'Oise : est-ce une bonne chose de laissez les conseils généraux gérer l'enveloppe du RSA ?

Martin Hirsch : C'est une des très belles questions qui se posent. Il faut concilier deux choses : l'impératif de solidarité nationale, et la confiance au acteurs locaux. Je crois que dans ce domaine la décentralisation est utile et que les conseils généraux doivent pouvoir adapter le système aux réalités locales. Jusqu'à présent on avait un système absurde. Les conseils généraux avaient la responsabilité financière mais devaient appliquer des règles de calcul définies par décret, nationalement. Je pense que le RSA doit pouvoir être adapté sous la responsabilité politique des conseils généraux à condition que cela se fasse dans un cadre national. Notamment, il me paraît inconcevable que le niveau de base, le revenu minimum puisse fluctuer d'un département à l'autre. Mais tout ceci justifie amplement le débat. C'est une des quinze questions du Livre vert.

Beeks : Avez-vous vraiment l'impression d'être plus dans l'action dans ce gouvernement qu'à la tete d'Emmaüs ?

Martin Hirsch : Non, pas plus, mais différemment. Je pense que ce que j'ai appris et vécu en militant douze ans à Emmaüs m'aide à tenir un cap, et à ne pas me détourner d'un objectif, quelque soit le contexte. Avant mai 2007, j'ai eu du mal à avancer ce sujet, car le gouvernement de l'époque ne voulait pas le faire. Je pense qu'on a bien avancé au cours des derniers mois et que le plus dur reste à faire…

Kereven : Même avec votre projet de RSA, n'avez-vous pas l'impression d'être une caution, une sorte de faire-valoir absolument inutile, mais qui, comme un bibelot, fait joli sur l'étagère gouvernementale ?

Martin Hirsch : Merci pour le joli, me dit-on dans les locaux de Rue89. J'entends d'autres s'esclaffer en trouvant que je n'ai pas une tête de bibelot. si les réformes sur lesquelles je travaille vont jusqu'au bout, si elles produisent les effets attendus, si elles réduisent la pauvreté, si elles permettent à des centaines de milliers de personnes de la relégation sociale, je n'aurais pas l'impression d'avoir été inutile. Et comme je n'aime pas l'inutilité, je n'aime pas les cautions, je n'aime pas beaucoup le bibelot, je fais le maximum pour que cela marche.

Page : Trouvez-vous normal qu'un jeune employé de vie scolaire dans un collège, à temps partiel bien sûr (il n'a pas le droit de travailler plus pour gagner plus, uniquement de travailler plus pour gagner la même chose), ne puisse pas comme les autres, cumuler les trois premiers mois le RMI et son très maigre salaire ?

Martin Hirsch : Non, je ne trouve pas cela normal. La preuve ? Dans les programmes expérimentaux, on propose à ces personnes là de pouvoir bénéficier du RSA et donc du cumul. Certains départements ont accepté, d'autres non, ce qui illustre le dilemne de la question précédente sur les marges de manoeuvre laissés aux départements. J'ajoute qu'il y a quelque chose de profondément injuste dans ces contrats aidés qu'on bloque à temps partiel. Au début, il y a vingt ans, ils étaient à temps partiel, parce qu'on voulait que les personnes puissent bénéficier d'une formation le reste du temps. Et petit à petit, on a oublié la formation (même dans l'éduc nat) et on a gardé le temps partiel, pour que cela coûte moins cher. La réforme des contrats aidés qu'on prépare dans le grenelle de l'insertion devrait faire sauter ce verrou et d'autres avec.

Jean T. Douglas : Vous êtes chargé de mettre en place le RSA. C'est une association (l'Ansa), dont vous avez été fondateur et président, qui va gérer le budget alloué par votre Commissariat. Comment garantissez-vous la transparence financière de cette mesure ? Les comptes de l'association seront-ils rendus publics ? Qui sera chargé de la vérification de son budget ?

Martin Hirsch : Non, l'association que j'avais créée ne reçoit pas les fonds du RSA : les fonds du RSA sont versés par convention dans les départements expérimentateurs. En revanche, nous continuons à travailler avec cette association que je dirigeais avant d'être nommé haut commissaire, qui recevait une subvention pour faire du travail de terrain et qui le fait dans le même esprit. Cette association a pignon sur rue, des instances démocratiques, est soumise aux contrôles de ces comptes. Les départements ne sont pas obligés de travailler avec elle. Elle est composée de gens qui croient à l'expérimentation sociale et à la lutte contre la pauvreté. Elle a un commissaire aux comptes, ses comptes peuvent être examinés par la Cour des comptes.

Patdu49 : Vous dites avoir « inventé le RSA avec des syndicats », lesquels s'il vous plaît ? Moi qui milite depuis des années, je n'ai vu nulle part, mais absolument nulle part, une possibilité de donner mon avis sur le RSA ?

Martin Hirsch : Eh bien donnez votre avis ici ou sur le site grenelle-insertion.fr. Mais dans chaque département où nous travaillons, nous avons mis en place des groupes de travail avec des allocataires du RMI ou de l'API, il y a des centaines de personnes qui ont participé et participent à ses groupes de travail, elles sont representées dans un « collège » à part entière de nos groupes de travail du grenelle, au même titre que les syndicats, les associations, ou les élus. Et on reçoit beaucoup de contributions de personnes individuelles confrontées aux difficultés du chômage du RMI, de la précarité, de l'ass, etc. Vous êtes du Maine-et-Loir, nos programmes ont été conçus avec une personne qui travaillait au CCAS d'Angers justement pour son expérience de la participation des allocataires du RMI à une politique sociale.

Network 23 : 1/Que pensez-vous des revendications, à gauche, pour l'instauration d'un Revenu universel garanti ? 2/Comment accepter de participer à un gouvernement qui vote le bouclier fiscal bénéficiant aux 1000 contribuables les plus riches de France ?

Martin Hirsch : Le Revenu universel garanti n'est pas un concept de gauche ! Regardez qui le défend. je pense même que cela peut être dangereux, car on prétend donner à tous et on donne du coup très peu à tout le monde et les plus vulnérables doivent se débrouiller avec cela parce que la société s'estime quitte à leur égard. Je ne crois donc pas au Revenu universel garanti. Je crois qu'il faut garantir un minimum et qu'il faut ensuite aider les personnes à dépasser le plus vite possible ce minimum sans jamais être pénalisé.

Le RSA ? C'est un bouclier social pour les pauvres. En effet, avec le bouclier fiscal, on garantit aux plus riches que quand il gagne plus, ils gardent toujours 50% dans leur poche. Avec le RSA, on garantit aux personnes les plus pauvres que quand elles regagnent de l'argent, elles gardent 70% dans leur poche.

Rue89 : Le RSA est un concept de gauche dans un gouvernement de droite ?

Martin Hirsch : Je pense, oui. Le côté « solidarité » est nettement de gauche, le côté « activité » plutôt de droite. Sérieusement, on essaie depuis le début, bien avant mai 2007, de faire avancer le RSA avec des conseils généraux de gauche et de droite, avec des syndicats de salariés et des organisations d'employeurs, avec des associations et avec les personnes concernées et on essaie de le maintenir un peu en dehors du débat politique traditionnel.

Régis : Est-ce que vous vous sentez bien au sein de ce gouvernement où notre Président n'a de cesse que de parader dans le luxe et de s'afficher avec multitudes de signes d'aisances et de richesses ? Croyez-vous en la valeur d'exemplarité ?

Martin Hirsch : Je n'ai pas accepté cette fonction pour me sentir bien. Je me suis posé la question pour ma propre situation en rentrant au gouvernement, c'est pour cela que j'ai demandé à ce que ma rémunération ne soit pas celle prévue, mais soit abaissée pour être celle que j'avais comme haut fonctionnaire. Je me suis par ailleurs exprimé sur l'exemplarité sur le problème des logements du parc public, il y a quelques mois.

Vincelle : Accepteriez-vous de donner une partie de vos indemnités de Haut commissaire à des pauvres ? Car après tout, vous leur devez vos revenus : s'il n'y avait pas de pauvres… pas de Haut commissaire ! Au fait, quels sont vos revenus ?

Martin Hirsch : Je suis très bien payé. je gagne 9000 euros par mois et j'ai renoncé à 3000 euros par mois pour la raison que vous dites. Par ailleurs, depuis des années, je reverse l'intégralité de ce que je pourrais percevoir pour les livres que j'écris et pour les conférences données à des associations ou à des personnes en difficulté. Cela me paraît tout à fait normal.

Patdu49 : Vous avez répondu à coté de la plaque à Page, tout à l'heure, je ne vois pas comment un jeune pourrait cumuler du RMI avec un stage bidon style CAE (Contrat d'accompagnement dans l'emploi) vu que les moins de 25 ans n'ont pas droit au RMI. La prostitution chez les jeunes, les jeunes qui roulent sans permis, les jeunes qui sont obligés de trafiquer pour survivre, etc. sont en explosion aujourd'hui…

Martin Hirsch : Justement, dans le Livre vert, nous ouvrons le débat sur le RSA : doit-il être ouvert aux moins de 25 ans ? La question a été fermée pendant 20 ans avec le RMI, elle peut se reposer avec le RSA.

Thierry Saillot : J'ai longtemps eu le plus profond respect pour votre personne et votre action. Comment pouvez-vous justifier aujourd'hui d'apporter votre soutien à un gouvernement qui pratique les rafles dans les écoles et les déportations d'enfants. A quel part de vous même avez-vous dû renoncer ? Dans quel but et pour quel profit ?

Martin Hirsch : Dans quel but ai-je accepté d'être membre du gouvernement ? Pour essayer de construire une politique de lutte contre la pauvreté, pour mettre en place le Revenu de soidarité active, pour forcer à ce qu'il y ait un objectif de réduction de la pauvreté. Pour cela, je n'ai renoncé à rien, à aucune de mes convictions. La question s'est posée il y a quelques mois de restreindre les possibilités d'accès aux centres d'hébergement aux sans-papiers. Finalement, après une polémique assez vive, on a obtenu au contraire de faire reconnaître l'accueil inconditionnel dans ces centres. Si je n'ai pas renoncé à mes convictions, je tiens aussi à ce qu'il y ait une certaine rigueur dans les mots. On peut être contre les politiques d'immigration, mais les mots « rafles » et « déportation d'enfants » font référence au régime de Vichy et je ne partage pas du tout cet amalgame.

Rue89 : Vous étiez pourtant contre le système des franchises médicales et l'amendement ADN : vous sentez-vous isolé aujourd'hui au sein de ce gouvernement ?

Martin Hirsch : Sur les franchises médicales, j'ai proposé un système alternatif qui s'appelle le bouclier sanitaire. Je suis estomaqué par l'absence de débat sur ce sujet. Si on est vraiment contre les franchises, qu'on travaille alors à des alternatives. Il y en a une sur la table, il y a un rapport qui explique comment cela peut marcher et on a l'impression qu'il est plus facile de dire « à bas les franchises » que de réflechir à ce que pourrait être un système plus juste. Vous meme que pensez vous du bouclier sanitaire ? Quant aux tests ADN, j'ai déjà dit plusieurs fois ce qu'il en était.

Rue89 : On vous prête le propos suivant : « Si je n'ai pas trois milliards, je démissionne. » Vous confirmez les avoir tenus ou non ?

Martin Hirsch : Ce qui est clair c'est que je suis venu pour faire le RSAa, pas au rabais mais avec l'argent nécessaire pour que cela améliore la situation des personnes qui ont les revenus les plus faibles. Je pense que personne n'ignore que je ne suis pas venu pour autre chose. Dans le Livre vert, nous esquissons des scénarios. Le scénario optimal est compris entre 2 et 3 milliards d'euros. C'est tout l'enjeu des semaines qui viennent de stabiliser un scénario chiffré et de convaincre que cela vaut la peine d'y mettre les sommes nécessaires. Vous remarquerez que je suis souvent entre deux critiques opposées : les uns me disent que le RSA, ce n'est pas une bonne idée ; les autres qu'il faut vraiment y mettre les moyens.

Rue89 : Cela veut dire qu'une démission n'est pas exclue…

Martin Hirsch : oui.

Complément quelques secondes plus tard : Et cela veut aussi dire que je fais le maximum pour obtenir cet argent, pour faire cette réforme.

Rineva : Cautionnez-vous la déclaration de votre collègue Rama Yade, qui déclare, au sujet de l'emploi du répulsif Malodor « que dans une ville, il faut tout essayer » ? Et s'il vous plaît, pas de langue de bois du genre : elle s'est mal exprimée ou elle a été mal comprise. Elle a dit ce qu'elle a dit, point barre ! On sait que la dame est une spécialiste du rétropédalage. Merci de prendre une position claire.

Martin Hirsch : Ma position est claire depuis le début. J'ai dit dès que j'avais appris cette utilisation à la fin du mois d'août que c'était indigne. J'avais à l'époque appelé le maire d'Argenteuil pour qu'il y renonce, ce qu'il a fait. On ne peut pas dire et faire plus clair. Quant à Rama Yade, il me semble qu'elle a dit dans un deuxième temps qu'elle était contre.

Rue89 : Pourquoi êtes-vous le premier membre du gouvernement à être inscrit sur Rue89 ?

Martin Hirsch : Je ne voudrais pas compromettre Rue89 qui s'est fait accuser d'être à la solde de l'UMP sous prétexte que j'y étais invité.



La politique de Martin Hirsch


Voici les points que nous avions soulevés avant le tchat pour susciter les questions des internautes.

Pouvoir d'achat en berne et hausse des inscrits à l'ANPE, dont le nombre progresse de 0,7% en janvier : les Français vivent moins bien. A l'automne, Martin Hirsch constatait déjà que le taux de pauvreté s'était » sensiblement aggravé » . Neuf mois après son arrivée dans un gouvernement où il a joué l'ouverture en tant que personnalité estampillée de gauche, quel bilan pour l'ancien président d'Emmaüs France ? Si Hirsch a accepté de participer à ce gouvernement, c'est parce que Nicolas Sarkozy lui a proposé de mettre en œuvre la mesure qui lui est chère, le Revenu de solidarité active (RSA). Ce mécanisme vise à encourager la reprise d'activité en permettant de cumuler -en partie et de manière dégressive- salaire et minima sociaux pendant une durée pouvant aller jusqu'à trois ans, de manière dégressive. Ce dispositif, qui concerne pour l'heure les bénéficiaires du RMI et de l'Allocation parent isolé, a démarré au titre d'expérience pilote dans certains départements, depuis le vote de la loi Tepa (ou » Loi en faveur du Travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat » ), à l'été 2007. Au total, 34 départements sur 100 seront concernés par cette mesure au 1er mars. Pour généraliser sa mise en place à l'échelle de toute la France, il faudra cependant attendre une nouvelle loi, que les services du Haut commissaire espèrent pour l'automne. A mi-parcours de l'étape expérimentale, le bilan du Revenu de solidarité active reste cependant flou et le principe s'attire des critiques.

Le RSA varie d'un département à l'autre


Exemples tirés du Livre vert publié par Martin Hirsch le 2 mars. A cette date, 3000 foyers avaient reçu le RSA dans dix départements pilotes comptant 23 000 allocataires du RMI.

• En Charente-Maritime, 400 foyers ont touché un RSA de 192 euros par allocataire. Dans l'Eure, le montant moyen est de 252 euros.

• Dans l'Oise, seules 13% des allocataires du RSA sont en CDI. En Charente-Maritime, 28% sont en CDI ou en CDD de plus de six mois, pour 27% en contrat aidé, dont les trois quarts dans le secteur marchand. Dans l'Eure, 45% des allocataires RSA sont en CDD de moins de six mois et seule la moitié a un emploi à temps complet.

• De mai à novembre 2007, sept départements ont concrètement mis en œuvre la mesure : Eure, Charente, Côte-d'Or, Oise, Val-d'Oise, Vienne et Loir-et-Cher. En décembre, Hérault, Marne et Loire-Atlantique rejoignent le dispositif. Puis, début 2008, dix-huit autres départements, dont les Bouches-du-Rhône, l'Ille-et-Vilaine et la Seine-Saint-Denis.

Le dispositif manque de visibilité. François Bayrou s'est récemment pris les pieds dans le tapis en gageant sur le pateau télévisé de l'émission » A vous de juger » , sur France 2, que la mesure était inefficace. Pour cela, il arguait du témoignage d'assistantes sociales à Pau… où le dispositif n'est pas encore testé, comme le montrait Rue89. Notre article a donné lieu à de nombreux commentaires d'internautes, parmi lesquels des travailleurs sociaux spécialisés dans l'insertion. Certains déplorent ignorer si le RSA a été lancé dans leur propre département. D'autres soulignent la lenteur de sa mise en place. C'est donc une impression de flou qui se dégage sur le terrain, accrue par le fait que la mise en place du RSA relève des départements, au coup par coup. En Seine-Saint-Denis, une assistante sociale de terrain fait savoir que » ça vient à peine de commencer dans seulement quelques villes » . Dans les Bouches-du-Rhône, également pilote, tout le département ne sera finalement pas concerné par la mesure mais seulement les quartiers Nord, à Marseille. Chargée de l'insertion au Conseil général des Bouches-du-Rhône et syndicaliste SDU-Clias, Martine Migliore précise que l'expérimentation n'a commencé officiellement qu'au 1er janvier et qu'on est » loin de pouvoir en mesurer les effets » . En réalité, les départements ont dû se porter candidats au RSA en amont. Une première vague d'expérimentations a commencé au mois de novembre, la seconde salve ayant démarré seulement à partir du 1er janvier 2008. Mais, outre l'impression de flou qui se dégage de cette montée en charge progressive, c'est la départementalisation des normes de l'emploi et de l'insertion que critiquent les détracteurs du RSA.

Le RSA est-il contreproductif ? L'ambition de Martin Hirsch vise à encourager la reprise d'activité, notamment en rendant plus incitatif, financièrement, de reprendre un emploi - même avec un faible volume horaire. Or, pour l'économiste Jean-Luc Outin, par exemple, c'est une fausse bonne idée. L'universitaire de Paris I était déjà hostile à l'Allocation compensatrice de revenu, un concept qui inspire directement le RSA et qui avait été modélisé dès 1999 par Roger Godillot, alors conseiller social de Michel Rocard. En fait, pour Jean-Luc Outin, le RSA consacre, à son tour, l'emploi à temps très partiel :

 » A plus long terme, on est en train de mettre en place une norme générale de travail pauvre. Sans compter qu'on n'a pas défini ce qu'on appelait activité : est-ce que le temps imparti à la formation peut être inclus dans le dispositif ? »

Jean-Luc Outin va plus loin et critique » la bien-pensance de gauche qui sous-tend le dispositif » :

 » En centrant les efforts sur l'incitation à la reprise d'activité, on a renoncé à augmenter les minima sociaux, qui sont pourtant d'autant plus faibles qu'ils ont décroché par rapport au niveau des prix. C'est un choix politique et social discutable alors qu'on aurait pu décider de revaloriser d'abord les minima sociaux. En créant le RSA, on évite de se poser la question essentielle : est-il acceptable de vivre avec 440 euros lorsqu'on est au RMI alors que le seuil de pauvreté est à 817 euros ? »

Martin Hirsch, » trois milliards ou bien s'en va » ? Le coût du Revenu de solidarité active reste encore à évaluer avec précision. Pour l'heure, le Haut commissariat estime que le RSA reviendrait à » entre 1000 et 2000 euros par personne » . Mais Martin Hirsch aura-t-il les moyens qu'il réclame depuis son arrivée au gouvernement ? Alors que le dispositif qu'il a initié attaque sa phase consultative avec la publication d'un » livre vert » qui sera ouvert aux commentaires jusqu'en mai, l'ancien responsable associatif menacerait de claquer la porte s'il n'obtient pas les » trois milliards » qu'il escompte. Bluff ou limites de l'ouverture ? Alors que l'Elysée presse le pas, l'ancien président d'Emmaüs aura-t-il les moyens d'imposer son calendrier et sa méthode de concertation ? Lui qui s'était vu imposer les franchises médicales quelques temps à peine après avoir rejoint le gouvernement Fillon sait qu'il joue, lui, sa crédibilité auprès des interlocuteurs de terrain.



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363 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Auda Louis

à patdu49 Portrait de patdu49 De Auda Louis

Retraité du BTP | 15H24 | 03/03/2008 | Permalien

Oh ! non,je ne suis pas de cette gauche pourrie qui a cours en ce moment,j'ai trop souffert de ses mensonges,de ses erreurs,du mal qu'elle a fait à ma profession et a toute la classe ouvrière en lui mentant effrontément(possibilité de gagner beaucoup sans rien faire,le patron est l'ennemi ! etc….)
Oui,je suis retraité du bâtiment et des travaux publics,j'étais conducteur de travaux,j'ai travaillé en galerie en faisant les trois huit,dans les barrages pour edf,et ailleurs,j'ai été dans toute la France et partout,je n'ai rencontré que l'incompréhension de la gauche et encore plus de l'extrème gauche qui n'a jamais fait qu'encourrager la fainéantise et quelques fois le sabotage ! les grèves pour rien(quelque fois elles sont utiles)sans jamais proposer quelque chose de concret,de constructif,d'intelligent,avec eux ce n'est que chaos ! rien,du vide….
Ceci dit,ma retraite ne regarde que moi mais quand je le peut,je suis encore au service des autres et je les aide autant que je le puis !
Mon éducation ne me permet pas de vous tutoyer,mais je puis vous dire que de ce que j'ai fait,beaucoup de monde en profite et pour longtemps,je voudrais savoir s'il en est de même pour ce que vous faites ?
Je puis encore vous dire que,parmis ceux qui ont travaillé avec moi,j'ai beaucoup d'amis et qu'ils appréciaent mes actions,j'ai toujours aidé les bons ouvriers,et ils m'en savent gré.

Portrait de anne56

De anne56

10H09 | 03/03/2008 | Permalien

Les politiques ont tellement l'habitude de répondre, soit par la langue de bois, soit en répondant à côté de la question (voir Madame Dati), soit en assénant des contre-vérités que j'aimerais voir un journaliste qui non seulement pose des questions en laissant l'interwievé répondre à sa guise, mais qui le mette face à ses contradictions et le pousse dans ses retranchements !
Tous les journalistes présents à la conférence de presse du président Sarkozy le 8 janvier ont regretté qu'il n'y ait pas de « droit de suite ». Malheureusement, je trouve qu'ils ne l'exercent pas souvent !

Portrait de jjezfm

De jjezfm

Internaute | 10H37 | 03/03/2008 | Permalien

le RSA m'apparaît d'une utilité très limitée, et je m'étonne que M. Hirsch, qui est au contact de gens en situation fragile, ait pu y croire.

d'abord, sur le principe, j'en ai archi marre qu'on rajoute chaque fois une couche de mesurette sans évaluer l'application et les résultats de la multitude de mesures qui existe déjà

ensuite, les chômeurs en difficulté ne touchent que rarement l'équivalent d'un SMIC en allocations.
l'incitation financière ne sert à rien, vu qu'ils ne demandent pas mieux que de trouver un travail, même à temps partiel
pour eux, un 60% ou un 80% du SMIC ne représente pas de perte financière par rapport à ce qu'ils ont, M. Hirsch devrait le savoir

inversement, ceux pour qui cela représenterait une perte financière peuvent encore espérer retrouver un travail rémunéré au SMIC ou plus et ne seront pas intéressés

en résumé, le RSA est une idée qui me semble déconnectée de la réalité. du même goût que l'exonération d'impôt proposée par Villepin aux chômeurs qui changent de région. Comme si les chômeurs payaient souvent de l'impôt sur le revenu et avaient les moyens de changer de région… complètement à côté de la plaque

Portrait de patdu49

à jjezfm Portrait de jjezfm De patdu49

chomiste du maine et loire | 11H58 | 03/03/2008 | Permalien

jjezfm,

tu marques : « un 60% ou un 80% du SMIC ne représente pas de perte financière par rapport à ce qu'ils ont, M. Hirsch devrait le savoir »

c'est totalement FAUX ..
ça represente au contraire UNE PERTE .. même au SMIC dans une majorité de cas, ça représente une perte de bosser, par rapport aux pourtant misérables allocations de survie.

sinon je partage ta conclusion le RSA faut etre completement à coté de la plaque, ou avoir une ame d'esclavagiste .. souhaiter aux autres ce qu'on ne voudrait certainement pas pour nous même ou pour nos enfants …

Portrait de el loco

De el loco

éducateur spécialisé | 10H45 | 03/03/2008 | Permalien

voila les questions que je souhaiterais voir poser à MR HIRSCH :

« monsieur Hirsch

vous créez le RSA avec l'intention louable de faire revenir au travail des milliers de personnes. vous savez bien sur, par votre expérience professionnelle passée, que les personnes aux RMI ont très souvent des parcours de vie très difficile ?
cette situation implique, très souvent, de traiter les dégâts psychologique qu'ils ont subis et/ou subissent encore avant même d'entamer un travail d'insertion quel qu'il soit ! hors aujourd'hui certaines actions en ce sens sont arrêtés (tel que les relais d'aide et d'écoute psychologique par exemple), les subventions ayant été brusquement supprimés par les DDASS (et par conséquent par le gouvernement auquel vous appartenez). comment envisagé, alors, d'aider ces personnes pour leur permettre d'accèder au RSA ? cela concerne une bonne moitié des bénéficiaires du RMI actuel (en tout cas dans les zones que je connais). au vue de cet exemple (qui n'est pas isolé), concentré les efforts des politiques publiques vers la remise au travail des personnes (qui est le crédo de MR Sarkozy), ne risque t'il pas de creuser d'avantage les inégalités ?

enfin , et c'est une autre question : comment pouvez vous accepter d'entendre voir de constater certaines actions, de la part de certain membres de ce gouvernement (voir de Mr Sarkozy) des propos qui frise, parfois, avec le racisme et l'intolérance et rester membres de celui-ci ? “

j'espère que cet exercice de TCHAT sera plus productif que le dernier

Portrait de sery

à el loco Portrait de el loco De sery

20H13 | 03/03/2008 | Permalien

EL LOCO preche pour sa chapelle

Confier les avccidentes de la vie a des educateurs specialises c'est ouvrir la voie a leur psychiatrisation sous pretexte d'assistance psychologique

Qu'EL LOCO retourne donc aux trisomiques et aux SDF impenitents , associaux et jeunes en rupture grave il a ete cherement forme pour cela.Si cea lui depait qu'il retourne a ses etudes il n'a jamais brlle que la

Portrait de el loco

à sery Portrait de sery De el loco

éducateur spécialisé | 08H53 | 04/03/2008 | Permalien

dommage pour vous je ne bosse pas avec des adultes accidenté de la vie mais avec des jeunes relevant de la protection de l'enfance et d'autres part votre mépris pour le public avec lequel je travail ne trouve chez moi que du mépris pour votre modeste personne

quand à ma formation si vous habitez la haute normandie elle vous a couté 15000 euros environ

Portrait de goutefut

De goutefut

11H24 | 03/03/2008 | Permalien

Après le passage R. Dati qui est un monument de langue de bois de l'intéressée, Rue 9 devenant un médianet reconnu les sujets, pardon les féaux de Sarko vont se précipiter pour être sur le site, uniquement pour faire croire qu'il sont dans la mouvance com.
Donc pour ma part je reste dun fidèle de la diffusion de nouvelles VRAIES, mais faire la courte échelle aux agités juste avant les municipales, très peu pour moi.

C'est vrai qu'il était bien Martin du temps des Compagnons, et qu'il était plus qu'utile, avec une étiquette d'engagé pour une cause, mainteant c'est la caution humanitaire de Sarko.

Portrait de Tinhinane

De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 11H38 | 03/03/2008 | Permalien

Parmi les multiples raisons qui maintiennent de nombreuses personnes dans un statut précaire il y a, entre autres, la méconnaissance de leurs droits, ce qui arrange de nombreux employeurs, malheureusement les différents services créés soi-disant pour aider ces « galériens » à changer de case, notamment dans le domaine professionnel, appliquent principalement des emplâtres sur des jambes de bois.

Pourquoi contribuez-vous à la politique « bonne conscience » à bas prix en continuant à mettre en place des dispositifs « d'aliénation » ?

Vis-à-vis des plus vulnérables parmi nous il est toujours question d'actions sur les conséquences et jamais sur les causes. Nous bâtissons des murs qui occultent leur horizon et nous les culpabilisons pour leur incapacité à le franchir alors qu'ils sont pieds et poings liés. Pourquoi les politiques veulent-ils toujours réinventer la poudre au lieu de consolider des initiatives qui ne demandent qu'à éclore ? Un dispositif chasse un autre sans aucune évaluation ni correctif.

Portrait de patrick114

De patrick114

psychiatre à st anne | 12H32 | 03/03/2008 | Permalien

ça fait plus d'un an qu'on ma diminué ma pension d'invalidité qui n'étais déja pas bien épaisse j'ais juste vielli et j'arrives a plus rien et je suis FATIGUE merci de ne pas avoir oublié les accidentés de la vie je m'en suis bien rendue compte MERCI

Portrait de patrick114

De patrick114

psychiatre à st anne | 12H33 | 03/03/2008 | Permalien

pourquoi je peux pas laisser mon avis vécues merci rue 89

Portrait de Ades

De Ades

12H42 | 03/03/2008 | Permalien

Pourquoi ne faites vous pas plus de pub autour du Grenelle de l'insertion ?

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

12H59 | 03/03/2008 | Permalien

hirsch, carte postale du jour UMP du jour, vient de passeer sur ITV pour … ne rien dire et ne pas répondre aux questions.
C'est minable ! ! !
Mais une carte postale, une ! ! !
Bon courage surb R89, mais sans moi !
Une carte postale contre un sondage bien timbré !

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

13H01 | 03/03/2008 | Permalien

ce soir un émlission à 2Oh5O sur travailleurs pauvres sur canal plus.
La réalité !
Pas le baratin !

Portrait de freestyler

De freestyler

13H46 | 03/03/2008 | Permalien

Ca va faire un an qu'on nous dit : vous voulez gagnez plus, alors travaillez plus ! Soit.

Alors, j'aimerais savoir ce que Mr Hirsch pense des actionnaires qui gagne toutjours plus sans jamais rien foutre tout en favorisant les pertes d'emploi.
Quel merveilleux concept que celui de faire du fric avec le travail des autres, en bref du vampirisme.

Portrait de breakfast

De breakfast

15H20 | 03/03/2008 | Permalien

Bonjour,

Ravie de pouvoir vous poser deux questions via rue89 :

1/Mr Hirsh pas trop difficile de travailler dans un gouvernement obsédé par les hautes finances et le cac 40 ? .(N'est ce pas Mesdames carla et rachida gucci ? ).

2/Pensez vous qu'en éliminant tous les sans papiers de france comme le fait actuellement le gouvernement auquel vous appartenez,la france irait mieux ?

http://demarchcitoyenne.skyrock.com/
Le blizZard vient de frapper sur nos commune ! )

Portrait de ARFF

De ARFF

14H11 | 03/03/2008 | Permalien

Monsieur Hirsh,

Quand allez vous enfin oser parler des sujets qui fâchent ?
Quand allez vous vous oser aborder la tragi-comedie de la valeur travail/argent dans une societé mondialisée où l'argent, déjà décrédibilisé parce que fabriqué ex-nihilo, est en plus privé, détenu par les banques et le monde virtuel financier, et ne provient quasiment plus du travail des « occidentaux ».
Quand allez vous enfin oser dire que le système économique a besoin de nous comme consommateurs et NON travailleurs ? Et que ce système a aussi besoin de consommateurs pauvres pour les produits de masse.
En gros pour parler comme votre pote président, Quand allez vous arrêter de nous prendre pour des cons, et peut-être aborder la question d'un Revenu Universel afin de mieux repartir les soi-disant richesses et permettre au monde de respirer ?

Portrait de Babalawo

De Babalawo

docteur es "ju-ju" | 14H30 | 03/03/2008 | Permalien

Monsieur le Haut Commissaire,

Comme on dit chez nous :
 » la part de l'antilope revient toujours au léopard . », ou bien : « Jamais le maïs n'a raison contre la poule ».
Que vous inspirent ces proverbes africains ?

Portrait de Enguerrand

à Babalawo Portrait de Babalawo De Enguerrand

poubellier au Zimbabwe | 15H14 | 03/03/2008 | Permalien

Chez nous, on dit :

« Mieux vaut se tenir à l'étronc qu'à la branche ».

Comptez vous rester encore longtemps dans ce

gouvernement ?

Portrait de gife

De gife

14H41 | 03/03/2008 | Permalien

monsieur hirsch
que pensez vous de cette affaire de l'iumm et du medef ces sommes enormes ces indemnités énormes
ces magouilles et surtout votre cher sarkozy savait ces freres savaient
et puis dans le désordre mais tout cela est lié par le cynisme et le mépris de tout ces patrons et politicards qui nous donnent envie de vomir
que penser vous du salaire du chanoine ?
et de celui de ministre de l'interieur qu'il a conservé comme president
il faudrait le rappeller tous les jours pour ne pas oublier
la politique est dans le détails
mais comment faites vous pour travailler avec eux
etes vous pareil ?
surement car il n'y a pas un mot de votre part
pas de critiques
je suis la pour travailler c'est un peu court
ne soyez pas si politiquement correct c'est rageant

Portrait de lamproie

De lamproie

mareyeur | 15H38 | 03/03/2008 | Permalien

Monsieur HIRSH

Comment peut-on être membre d'un gouvernement ?

Offrant des cadeaux fiscaux exorbitants aux plus riches de la nation.

Cautionnant les magouilles d'un MEEDEF toujours plus en prise avec le pouvoir.

Avalisant les connivences présidentielles avec le grand patronnât.

Applaudissant au respect d'un ordre retrouvé lorsque l'on jette à coup de matraque des sans abris à la seine.

Se targuant d'être le gouvernement du pouvoir d'achat alors que désormais même les classes moyennes sont en danger de grandes pauvreté.

Monsieur HIRSH êtes vous en train de recruter pour l'association de feu l'abbé pierre ?

Portrait de goliath

De goliath

15H46 | 03/03/2008 | Permalien

Question pour M.Hirsh : j'ai du respect pour votre démarche-rappelons-nous la phrase de Sartre selon laquelle « ils n'avaient pas les mains sales mais ils n'avaient pas de mains“- mais peut-on dissocier le RSA du reste de la politique du gouvernement ? Vous avez protesté contre les franchises mais plus généralement l'inspiration politique de ce gouvernement n'est-elle pas plutot contre ce qui a fait l'originalité etl'unité de ce pays depuis 1945 à savoir la remise en cause d'une solidarité collective et de son corollaire un mécanisme de redistribution dont l'impot est le symbole ? Que peut signifier dans ce contexte un RSA au seuil de pauvreté si celui-ci doit devenir la norme pour une part de plus en plus importante de la population. Cache-misère ou vrai progrès social, telle est la question ?

Portrait de lamproie

De lamproie

mareyeur | 15H47 | 03/03/2008 | Permalien

Monsieur HIRSH

Comment peut-on être membre d'un gouvernement ?

Offrant des cadeaux fiscaux exorbitants aux plus riches de la nation.

Cautionnant les magouilles d'un MEEDEF toujours plus en prise avec le pouvoir.

Avalisant les connivences présidentielles avec le grand patronnât.

Applaudissant au respect d'un ordre retrouvé lorsque l'on jette à coup de matraque des sans abris à la seine.

Se targuant d'être le gouvernement du pouvoir d'achat alors que désormais même les classes moyennes sont en danger de grandes pauvreté.

Monsieur HIRSH êtes vous en train de recruter pour l'association de feu l'abbé pierre ?

Portrait de Xoloscuintle

De Xoloscuintle

Secrétariat | 16H05 | 03/03/2008 | Permalien

Il faut lui dire que le DALO est une entourloupe car il ne résouds rien ! ! ! ! Il manque le fameux organisme qui davait aider les jeunes à payer les 2 mois de cautions et je suis garant « obligatoire “ pour mes deux enfants alors que les prix des loyers sont de 480 euros pour 45 m carré en moyenne sur Lyon ou la banlieue ! ! !

Ou sont les projets pour les jeunes et mal logés ? ? ? ? COmme d'habitude des promesses pour tenter de calmer les gens dans le besoin ! ! !

Le Fameux RSA est aussi une entourloupe pour faire baisser le cout du travail comme le veulent ses amis du MEDEF !

Mr Hirsh n” a rien à proposer que du vent ! ! COmme son ami NIColas 1er !

Portrait de josepha

à Xoloscuintle Portrait de Xoloscuintle De josepha

17H47 | 03/03/2008 | Permalien

Je suis entierement daccord avec car aprés le poste que occupe Mr Hirsh, qui si je me souvient bien était le second de L'ABBE PIERRE rien n'a été fait. Et je suis sure que rien ne se feras. Le fameux gouvernement présent n'en à rien à f… du sort des sans abris et des jeunes mal logés. C'est pour cela qu'il n'est pas la peine de questionner ce Mr Hirsh il est bien au chaud LUI ! ! !
Il ne nous reste plus qu'a voter à gauche aux municipales

Portrait de Paff

De Paff

Citoyen lambda | 16H07 | 03/03/2008 | Permalien

Est ce qu on parle des moyens ?
combien donné aux riches en juillet et pour combien de personnes ?
combien donné aux pauvre en transitant par M Hirsh et pour combien de personnes ?

Portrait de kdb

De kdb

16H12 | 03/03/2008 | Permalien

hommes politique sortez de votre bulle !
alors que mr le Chevalier continu ca greve de soint ! ! ! dans l'indifférence des médias…..

les détenteurs de L'AAH ce voient contraint avec la franchise médicale a ne plus trop ce suivre**FINANCES OBLIGE !
donc vous comprenez l'homme politique pour moi n'est plus l'ami des français

La branche maladie de la sécurité sociale est déficitaire de 6 milliards d'euros ? ? ? ? ?

Or, Philippe Seguin, homme de droite et actuellement Président de la Cour des comptes a évalué que si les Stock-options étaient normalement assujetties aux cotisations sociales comme les autres revenus, cela rapporterait 3 milliards d'euros à la branche maladie de la Sécurité sociale, soit la moitié du déficit affiché !
(voir : « Rapport de la Cour des Comptes sur la sécurité », 11/09/2007 www.ccomptes.fr/cc/Publications-RELFSS.html)

donc vous comprener Mrs les politique que je ne vous croie plus………….

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Hi-Han | 16H20 | 03/03/2008 | Permalien

Mon fils a retrouvé du travail (par l'intermédiaire d'un copain à lui, pas grâce à l'ANPE ! ) mi décembre.
Il l'a signalé à l'Assédic et continu à percevoir l'ASS qui est présentée comme cumulée avec son salaire.
Est-ce un effet de votre intervention ?
Personne ne lui a parlé de cette disposition.
Est-elle interdite de pub au sein de l'ANPE ?

P.S. Celà se passe entre la Loire et la Haute Loire.

Portrait de patdu49

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De patdu49

chomiste du maine et loire | 18H17 | 04/03/2008 | Permalien

servais

pour repondre à ta question

il peut cumuler pendant 3 mois ASS + revenu travail

ensuite il aura 150€ pendant 9 mois en + de son salaire.

sauf erreur de ma part, (ou plafond à ne pas depasser) car tellement compliquées les mesures avec rustines etc ..

par contre attention à l'APL qui elle peut etre du coup réduite par 2, voir supprimée, avec effet retro actif, si jamais il oublie de prevenir la CAF.

attention aussi en ASS, car accepter des petits boulots qui n'ouvrent pas assez de droit ASSEDIC, mais qui peuvent faire sortir de la condition de « demandeur d'emploi » (bref nous faire radier de l'anpe), car si aucune perspective d'un emploi solide ensuite, en cdi.

on arrive vite alors à ne plus rentrer dans le cadre de l'ASS, car on ne justifie plus de 5 ans d'activité au cours des 10 dernieres années le jour ou on « redevient » demandeur d'emploi « officiellement », et à ce moment là, on bascule automatiquement au RMI ..

et là le RMI c'est 50€ de moins que l'ASS pour survivre.
et les plafonds sont ultra bas, par exemple si en couple il est avec une personne qui gagne 700€ à mi temps, on lui sucre son RMI car ça depasse le plafond de richesse « couple ».

c'est dailleurs comme ça que les chiffres du chomage baissent, car les personnes ne percevant plus rien, s'auto radient elles mêmes de l'ANPE, plutot que de subir des controles mensuels trop souvant culpabilisants et infantilisants.
et l'ANPE pour les non rémunérés, prend toutes les aises pour les faire sortir des statistiques des demandeurs d'emploi de toutes façons .. soit en les metant en catégorie 2 à 8. soit carrement en leur suggerant carrement de se desinscrire parfois.

et pour les personnes en ASS ils mettent aussi la pression pour faire basculer vers le RMI ..
on me l'a encore suggéré la semaine passée lors d'un controle de la DDTEFP qui sajoute aux controles mensuelles ANPE, qui sajoute au controle semestriel de ressources ASSEDIC, qui s'ajoute à la declaration mensuelle assedic de situation.

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Hi-Han | 16H56 | 03/03/2008 | Permalien

L'Abbé Pierre avait apostrophé la foule en disant :

« Vous avez tous du sang sur les mains, autant que ces désespérés qui pour sortir de leur désespoir prennent les armes ».

Cette violence, nous aimerions que vous la partagiez, elle est en fait en deçà de ce qu'elle devrait être, vu le nombre de victimes que fait cette société basée uniquement sur l'argent.
Lorqu'on voit des multinationnales basées en Suisse, payer des milices en Colombie pour exterminer les paysans qui ne veulent pas quitter leur terre où se trouve du charbon et quand les actionnaires de ces entreprises acceptent cela, où va-t-on ?

Reportage fait par la RTBF en 2007.« Question à la une ».
L'entreprise en question a refusé de les reçevoir.

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