Tchat

Martin Hirsch : trois milliards pour le RSA ou la démission

Le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté a répondu ce lundi aux internautes de Rue89.

Martin Hirsch à Rue89, lundi (Guillemette Faure)


Les réponses de Martin Hirsch


Dinane : Pouvez-vous nous expliquer ce leurre incrusté dans la notion de RSA selon lequel le chômage résiderait non d'un manque d'emploi mais d'un manque de volonté de travailler ?

Martin Hirsch : Le RSA ne part pas de l'idée que les gens ne voudraient pas travailler. Le RSA part de l'idée qu'il n'est pas juste de travailler gratuitement et qu'il y a beaucoup de travailleurs pauvres en France. Le RSA est tout sauf un jugement moral sur le comportement des personnes. Ceci dit, depuis trois ans que je trvaille sur le RSA, on n'a jamais prétendu que le RSA en lui-même créait de l'emploi et qu'il se substituait à des politiques de l'emploi, mais qui doit venir remédier à une égalité que tout le monde reconnaît.

Rue89 : Certains experts contestent la vertu redistributive du dispositif, n'avez-vous pas l'impression de légitimer une norme de « travail pauvre ». Dans l'Eure, par exemple, département pilote du RSA, la moitié des bénéficiaires sont à temps complet. Que répondez-vous à cette critique ?

Martin Hirsch : Le travail pauvre, on ne l'invente pas avec le RSA. En France, on l'a nié pendant des années. En France, on s'est moqué d'autres pays en disant : « Ils ont peut-être moins de chômage mais ils on des travailleurs pauvres. » Mais on se réveille avec la gueule de bois, avec du chômage et des travailleurs pauvres. En se contentant simplement d'attendre que tous les emplois de mauvaise qualité se transforment en emplois à plein temps, bien payés et à durée indéterminée, les travailleurs pauvres d'aujourd'hui en pâtiront. Le travail pauvre existe aujourd'hui et on essaye d'y apporter les réponses les plus rapides, même si on a parfaitement conscience que cela doit s'accompagner d'une pression sur les employeurs.

La deuxième réponse, c'est que le RSA, je ne l'ai pas inventé tout seul. On l'a construit avec les syndicats, avec les associations, avec les collectivités territoriales pour trouver une solution à un système qui était bloqué et qui pénalisait les personnes peu qualifiées avec des salaires à bas niveaux. On l'a conçu comme un « compromis », entre des intérêts contradictoires.

Poyro : Un simple petit calcul : la loi TEPA (Travail emploi pouvoir d'achat) votée en juillet 2007 coûtera 15 milliards d'euros, il y a 7 millions de « pauvres » en France, donc 15 milliards divisés par 7 millions = 2142 €/an/pauvre ou encore 178€/mois/pauvre. Monsieur Hirsch, que pensez-vous de ces chiffres en tant que ministre du gouvernement qui a voté la loi Tepa et dont les caisses sont maintenant vides et en tant qu'ancien membre d'Emmaüs France ?

Martin Hirsch : Votre calcul est probablement juste et il tombe assez pile sur ce qu'on prévoit pour le RSA : en moyenne, si on prend le scénario central du Livre vert, on apporte environ 150 euros par mois aux ménages qui bénéficieront du RSA. Ceci dit, la question n'est pas simplement de rajouter des milliards aux milliards. Il y a des libéraux qui sont contre le RSA parce qu'elles considèrent qu'il y a déjà trop de dépenses sociales, trop de soutien aux bas revenus. Donc, l'enjeu, c'est de voir si les milliards nécessaires pour le RSA, ils vont vraiment aider les personnes à sortir de la pauvreté. Ce qui est troublant c'est que depuis des années, les dépenses sociales augmentent sans cesse, sans que la pauvreté diminue, sans que l'exclusion recule. C'est pour cela qu'on expérimente et c'est pour cela que je ne souhaitais pas appliquer le RSA d'un coup mais avoir d'abord une somme modeste pour lancer les expérimentations et voir si on avait des arguments solides pour « mettre le paquet » ensuite.

Rue89 : Aujourd'hui, le RSA représente 192 euros en Charente-Maritime et 252 euros dans l'Oise : est-ce une bonne chose de laissez les conseils généraux gérer l'enveloppe du RSA ?

Martin Hirsch : C'est une des très belles questions qui se posent. Il faut concilier deux choses : l'impératif de solidarité nationale, et la confiance au acteurs locaux. Je crois que dans ce domaine la décentralisation est utile et que les conseils généraux doivent pouvoir adapter le système aux réalités locales. Jusqu'à présent on avait un système absurde. Les conseils généraux avaient la responsabilité financière mais devaient appliquer des règles de calcul définies par décret, nationalement. Je pense que le RSA doit pouvoir être adapté sous la responsabilité politique des conseils généraux à condition que cela se fasse dans un cadre national. Notamment, il me paraît inconcevable que le niveau de base, le revenu minimum puisse fluctuer d'un département à l'autre. Mais tout ceci justifie amplement le débat. C'est une des quinze questions du Livre vert.

Beeks : Avez-vous vraiment l'impression d'être plus dans l'action dans ce gouvernement qu'à la tete d'Emmaüs ?

Martin Hirsch : Non, pas plus, mais différemment. Je pense que ce que j'ai appris et vécu en militant douze ans à Emmaüs m'aide à tenir un cap, et à ne pas me détourner d'un objectif, quelque soit le contexte. Avant mai 2007, j'ai eu du mal à avancer ce sujet, car le gouvernement de l'époque ne voulait pas le faire. Je pense qu'on a bien avancé au cours des derniers mois et que le plus dur reste à faire…

Kereven : Même avec votre projet de RSA, n'avez-vous pas l'impression d'être une caution, une sorte de faire-valoir absolument inutile, mais qui, comme un bibelot, fait joli sur l'étagère gouvernementale ?

Martin Hirsch : Merci pour le joli, me dit-on dans les locaux de Rue89. J'entends d'autres s'esclaffer en trouvant que je n'ai pas une tête de bibelot. si les réformes sur lesquelles je travaille vont jusqu'au bout, si elles produisent les effets attendus, si elles réduisent la pauvreté, si elles permettent à des centaines de milliers de personnes de la relégation sociale, je n'aurais pas l'impression d'avoir été inutile. Et comme je n'aime pas l'inutilité, je n'aime pas les cautions, je n'aime pas beaucoup le bibelot, je fais le maximum pour que cela marche.

Page : Trouvez-vous normal qu'un jeune employé de vie scolaire dans un collège, à temps partiel bien sûr (il n'a pas le droit de travailler plus pour gagner plus, uniquement de travailler plus pour gagner la même chose), ne puisse pas comme les autres, cumuler les trois premiers mois le RMI et son très maigre salaire ?

Martin Hirsch : Non, je ne trouve pas cela normal. La preuve ? Dans les programmes expérimentaux, on propose à ces personnes là de pouvoir bénéficier du RSA et donc du cumul. Certains départements ont accepté, d'autres non, ce qui illustre le dilemne de la question précédente sur les marges de manoeuvre laissés aux départements. J'ajoute qu'il y a quelque chose de profondément injuste dans ces contrats aidés qu'on bloque à temps partiel. Au début, il y a vingt ans, ils étaient à temps partiel, parce qu'on voulait que les personnes puissent bénéficier d'une formation le reste du temps. Et petit à petit, on a oublié la formation (même dans l'éduc nat) et on a gardé le temps partiel, pour que cela coûte moins cher. La réforme des contrats aidés qu'on prépare dans le grenelle de l'insertion devrait faire sauter ce verrou et d'autres avec.

Jean T. Douglas : Vous êtes chargé de mettre en place le RSA. C'est une association (l'Ansa), dont vous avez été fondateur et président, qui va gérer le budget alloué par votre Commissariat. Comment garantissez-vous la transparence financière de cette mesure ? Les comptes de l'association seront-ils rendus publics ? Qui sera chargé de la vérification de son budget ?

Martin Hirsch : Non, l'association que j'avais créée ne reçoit pas les fonds du RSA : les fonds du RSA sont versés par convention dans les départements expérimentateurs. En revanche, nous continuons à travailler avec cette association que je dirigeais avant d'être nommé haut commissaire, qui recevait une subvention pour faire du travail de terrain et qui le fait dans le même esprit. Cette association a pignon sur rue, des instances démocratiques, est soumise aux contrôles de ces comptes. Les départements ne sont pas obligés de travailler avec elle. Elle est composée de gens qui croient à l'expérimentation sociale et à la lutte contre la pauvreté. Elle a un commissaire aux comptes, ses comptes peuvent être examinés par la Cour des comptes.

Patdu49 : Vous dites avoir « inventé le RSA avec des syndicats », lesquels s'il vous plaît ? Moi qui milite depuis des années, je n'ai vu nulle part, mais absolument nulle part, une possibilité de donner mon avis sur le RSA ?

Martin Hirsch : Eh bien donnez votre avis ici ou sur le site grenelle-insertion.fr. Mais dans chaque département où nous travaillons, nous avons mis en place des groupes de travail avec des allocataires du RMI ou de l'API, il y a des centaines de personnes qui ont participé et participent à ses groupes de travail, elles sont representées dans un « collège » à part entière de nos groupes de travail du grenelle, au même titre que les syndicats, les associations, ou les élus. Et on reçoit beaucoup de contributions de personnes individuelles confrontées aux difficultés du chômage du RMI, de la précarité, de l'ass, etc. Vous êtes du Maine-et-Loir, nos programmes ont été conçus avec une personne qui travaillait au CCAS d'Angers justement pour son expérience de la participation des allocataires du RMI à une politique sociale.

Network 23 : 1/Que pensez-vous des revendications, à gauche, pour l'instauration d'un Revenu universel garanti ? 2/Comment accepter de participer à un gouvernement qui vote le bouclier fiscal bénéficiant aux 1000 contribuables les plus riches de France ?

Martin Hirsch : Le Revenu universel garanti n'est pas un concept de gauche ! Regardez qui le défend. je pense même que cela peut être dangereux, car on prétend donner à tous et on donne du coup très peu à tout le monde et les plus vulnérables doivent se débrouiller avec cela parce que la société s'estime quitte à leur égard. Je ne crois donc pas au Revenu universel garanti. Je crois qu'il faut garantir un minimum et qu'il faut ensuite aider les personnes à dépasser le plus vite possible ce minimum sans jamais être pénalisé.

Le RSA ? C'est un bouclier social pour les pauvres. En effet, avec le bouclier fiscal, on garantit aux plus riches que quand il gagne plus, ils gardent toujours 50% dans leur poche. Avec le RSA, on garantit aux personnes les plus pauvres que quand elles regagnent de l'argent, elles gardent 70% dans leur poche.

Rue89 : Le RSA est un concept de gauche dans un gouvernement de droite ?

Martin Hirsch : Je pense, oui. Le côté « solidarité » est nettement de gauche, le côté « activité » plutôt de droite. Sérieusement, on essaie depuis le début, bien avant mai 2007, de faire avancer le RSA avec des conseils généraux de gauche et de droite, avec des syndicats de salariés et des organisations d'employeurs, avec des associations et avec les personnes concernées et on essaie de le maintenir un peu en dehors du débat politique traditionnel.

Régis : Est-ce que vous vous sentez bien au sein de ce gouvernement où notre Président n'a de cesse que de parader dans le luxe et de s'afficher avec multitudes de signes d'aisances et de richesses ? Croyez-vous en la valeur d'exemplarité ?

Martin Hirsch : Je n'ai pas accepté cette fonction pour me sentir bien. Je me suis posé la question pour ma propre situation en rentrant au gouvernement, c'est pour cela que j'ai demandé à ce que ma rémunération ne soit pas celle prévue, mais soit abaissée pour être celle que j'avais comme haut fonctionnaire. Je me suis par ailleurs exprimé sur l'exemplarité sur le problème des logements du parc public, il y a quelques mois.

Vincelle : Accepteriez-vous de donner une partie de vos indemnités de Haut commissaire à des pauvres ? Car après tout, vous leur devez vos revenus : s'il n'y avait pas de pauvres… pas de Haut commissaire ! Au fait, quels sont vos revenus ?

Martin Hirsch : Je suis très bien payé. je gagne 9000 euros par mois et j'ai renoncé à 3000 euros par mois pour la raison que vous dites. Par ailleurs, depuis des années, je reverse l'intégralité de ce que je pourrais percevoir pour les livres que j'écris et pour les conférences données à des associations ou à des personnes en difficulté. Cela me paraît tout à fait normal.

Patdu49 : Vous avez répondu à coté de la plaque à Page, tout à l'heure, je ne vois pas comment un jeune pourrait cumuler du RMI avec un stage bidon style CAE (Contrat d'accompagnement dans l'emploi) vu que les moins de 25 ans n'ont pas droit au RMI. La prostitution chez les jeunes, les jeunes qui roulent sans permis, les jeunes qui sont obligés de trafiquer pour survivre, etc. sont en explosion aujourd'hui…

Martin Hirsch : Justement, dans le Livre vert, nous ouvrons le débat sur le RSA : doit-il être ouvert aux moins de 25 ans ? La question a été fermée pendant 20 ans avec le RMI, elle peut se reposer avec le RSA.

Thierry Saillot : J'ai longtemps eu le plus profond respect pour votre personne et votre action. Comment pouvez-vous justifier aujourd'hui d'apporter votre soutien à un gouvernement qui pratique les rafles dans les écoles et les déportations d'enfants. A quel part de vous même avez-vous dû renoncer ? Dans quel but et pour quel profit ?

Martin Hirsch : Dans quel but ai-je accepté d'être membre du gouvernement ? Pour essayer de construire une politique de lutte contre la pauvreté, pour mettre en place le Revenu de soidarité active, pour forcer à ce qu'il y ait un objectif de réduction de la pauvreté. Pour cela, je n'ai renoncé à rien, à aucune de mes convictions. La question s'est posée il y a quelques mois de restreindre les possibilités d'accès aux centres d'hébergement aux sans-papiers. Finalement, après une polémique assez vive, on a obtenu au contraire de faire reconnaître l'accueil inconditionnel dans ces centres. Si je n'ai pas renoncé à mes convictions, je tiens aussi à ce qu'il y ait une certaine rigueur dans les mots. On peut être contre les politiques d'immigration, mais les mots « rafles » et « déportation d'enfants » font référence au régime de Vichy et je ne partage pas du tout cet amalgame.

Rue89 : Vous étiez pourtant contre le système des franchises médicales et l'amendement ADN : vous sentez-vous isolé aujourd'hui au sein de ce gouvernement ?

Martin Hirsch : Sur les franchises médicales, j'ai proposé un système alternatif qui s'appelle le bouclier sanitaire. Je suis estomaqué par l'absence de débat sur ce sujet. Si on est vraiment contre les franchises, qu'on travaille alors à des alternatives. Il y en a une sur la table, il y a un rapport qui explique comment cela peut marcher et on a l'impression qu'il est plus facile de dire « à bas les franchises » que de réflechir à ce que pourrait être un système plus juste. Vous meme que pensez vous du bouclier sanitaire ? Quant aux tests ADN, j'ai déjà dit plusieurs fois ce qu'il en était.

Rue89 : On vous prête le propos suivant : « Si je n'ai pas trois milliards, je démissionne. » Vous confirmez les avoir tenus ou non ?

Martin Hirsch : Ce qui est clair c'est que je suis venu pour faire le RSAa, pas au rabais mais avec l'argent nécessaire pour que cela améliore la situation des personnes qui ont les revenus les plus faibles. Je pense que personne n'ignore que je ne suis pas venu pour autre chose. Dans le Livre vert, nous esquissons des scénarios. Le scénario optimal est compris entre 2 et 3 milliards d'euros. C'est tout l'enjeu des semaines qui viennent de stabiliser un scénario chiffré et de convaincre que cela vaut la peine d'y mettre les sommes nécessaires. Vous remarquerez que je suis souvent entre deux critiques opposées : les uns me disent que le RSA, ce n'est pas une bonne idée ; les autres qu'il faut vraiment y mettre les moyens.

Rue89 : Cela veut dire qu'une démission n'est pas exclue…

Martin Hirsch : oui.

Complément quelques secondes plus tard : Et cela veut aussi dire que je fais le maximum pour obtenir cet argent, pour faire cette réforme.

Rineva : Cautionnez-vous la déclaration de votre collègue Rama Yade, qui déclare, au sujet de l'emploi du répulsif Malodor « que dans une ville, il faut tout essayer » ? Et s'il vous plaît, pas de langue de bois du genre : elle s'est mal exprimée ou elle a été mal comprise. Elle a dit ce qu'elle a dit, point barre ! On sait que la dame est une spécialiste du rétropédalage. Merci de prendre une position claire.

Martin Hirsch : Ma position est claire depuis le début. J'ai dit dès que j'avais appris cette utilisation à la fin du mois d'août que c'était indigne. J'avais à l'époque appelé le maire d'Argenteuil pour qu'il y renonce, ce qu'il a fait. On ne peut pas dire et faire plus clair. Quant à Rama Yade, il me semble qu'elle a dit dans un deuxième temps qu'elle était contre.

Rue89 : Pourquoi êtes-vous le premier membre du gouvernement à être inscrit sur Rue89 ?

Martin Hirsch : Je ne voudrais pas compromettre Rue89 qui s'est fait accuser d'être à la solde de l'UMP sous prétexte que j'y étais invité.



La politique de Martin Hirsch


Voici les points que nous avions soulevés avant le tchat pour susciter les questions des internautes.

Pouvoir d'achat en berne et hausse des inscrits à l'ANPE, dont le nombre progresse de 0,7% en janvier : les Français vivent moins bien. A l'automne, Martin Hirsch constatait déjà que le taux de pauvreté s'était » sensiblement aggravé » . Neuf mois après son arrivée dans un gouvernement où il a joué l'ouverture en tant que personnalité estampillée de gauche, quel bilan pour l'ancien président d'Emmaüs France ? Si Hirsch a accepté de participer à ce gouvernement, c'est parce que Nicolas Sarkozy lui a proposé de mettre en œuvre la mesure qui lui est chère, le Revenu de solidarité active (RSA). Ce mécanisme vise à encourager la reprise d'activité en permettant de cumuler -en partie et de manière dégressive- salaire et minima sociaux pendant une durée pouvant aller jusqu'à trois ans, de manière dégressive. Ce dispositif, qui concerne pour l'heure les bénéficiaires du RMI et de l'Allocation parent isolé, a démarré au titre d'expérience pilote dans certains départements, depuis le vote de la loi Tepa (ou » Loi en faveur du Travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat » ), à l'été 2007. Au total, 34 départements sur 100 seront concernés par cette mesure au 1er mars. Pour généraliser sa mise en place à l'échelle de toute la France, il faudra cependant attendre une nouvelle loi, que les services du Haut commissaire espèrent pour l'automne. A mi-parcours de l'étape expérimentale, le bilan du Revenu de solidarité active reste cependant flou et le principe s'attire des critiques.

Le RSA varie d'un département à l'autre


Exemples tirés du Livre vert publié par Martin Hirsch le 2 mars. A cette date, 3000 foyers avaient reçu le RSA dans dix départements pilotes comptant 23 000 allocataires du RMI.

• En Charente-Maritime, 400 foyers ont touché un RSA de 192 euros par allocataire. Dans l'Eure, le montant moyen est de 252 euros.

• Dans l'Oise, seules 13% des allocataires du RSA sont en CDI. En Charente-Maritime, 28% sont en CDI ou en CDD de plus de six mois, pour 27% en contrat aidé, dont les trois quarts dans le secteur marchand. Dans l'Eure, 45% des allocataires RSA sont en CDD de moins de six mois et seule la moitié a un emploi à temps complet.

• De mai à novembre 2007, sept départements ont concrètement mis en œuvre la mesure : Eure, Charente, Côte-d'Or, Oise, Val-d'Oise, Vienne et Loir-et-Cher. En décembre, Hérault, Marne et Loire-Atlantique rejoignent le dispositif. Puis, début 2008, dix-huit autres départements, dont les Bouches-du-Rhône, l'Ille-et-Vilaine et la Seine-Saint-Denis.

Le dispositif manque de visibilité. François Bayrou s'est récemment pris les pieds dans le tapis en gageant sur le pateau télévisé de l'émission » A vous de juger » , sur France 2, que la mesure était inefficace. Pour cela, il arguait du témoignage d'assistantes sociales à Pau… où le dispositif n'est pas encore testé, comme le montrait Rue89. Notre article a donné lieu à de nombreux commentaires d'internautes, parmi lesquels des travailleurs sociaux spécialisés dans l'insertion. Certains déplorent ignorer si le RSA a été lancé dans leur propre département. D'autres soulignent la lenteur de sa mise en place. C'est donc une impression de flou qui se dégage sur le terrain, accrue par le fait que la mise en place du RSA relève des départements, au coup par coup. En Seine-Saint-Denis, une assistante sociale de terrain fait savoir que » ça vient à peine de commencer dans seulement quelques villes » . Dans les Bouches-du-Rhône, également pilote, tout le département ne sera finalement pas concerné par la mesure mais seulement les quartiers Nord, à Marseille. Chargée de l'insertion au Conseil général des Bouches-du-Rhône et syndicaliste SDU-Clias, Martine Migliore précise que l'expérimentation n'a commencé officiellement qu'au 1er janvier et qu'on est » loin de pouvoir en mesurer les effets » . En réalité, les départements ont dû se porter candidats au RSA en amont. Une première vague d'expérimentations a commencé au mois de novembre, la seconde salve ayant démarré seulement à partir du 1er janvier 2008. Mais, outre l'impression de flou qui se dégage de cette montée en charge progressive, c'est la départementalisation des normes de l'emploi et de l'insertion que critiquent les détracteurs du RSA.

Le RSA est-il contreproductif ? L'ambition de Martin Hirsch vise à encourager la reprise d'activité, notamment en rendant plus incitatif, financièrement, de reprendre un emploi - même avec un faible volume horaire. Or, pour l'économiste Jean-Luc Outin, par exemple, c'est une fausse bonne idée. L'universitaire de Paris I était déjà hostile à l'Allocation compensatrice de revenu, un concept qui inspire directement le RSA et qui avait été modélisé dès 1999 par Roger Godillot, alors conseiller social de Michel Rocard. En fait, pour Jean-Luc Outin, le RSA consacre, à son tour, l'emploi à temps très partiel :

 » A plus long terme, on est en train de mettre en place une norme générale de travail pauvre. Sans compter qu'on n'a pas défini ce qu'on appelait activité : est-ce que le temps imparti à la formation peut être inclus dans le dispositif ? »

Jean-Luc Outin va plus loin et critique » la bien-pensance de gauche qui sous-tend le dispositif » :

 » En centrant les efforts sur l'incitation à la reprise d'activité, on a renoncé à augmenter les minima sociaux, qui sont pourtant d'autant plus faibles qu'ils ont décroché par rapport au niveau des prix. C'est un choix politique et social discutable alors qu'on aurait pu décider de revaloriser d'abord les minima sociaux. En créant le RSA, on évite de se poser la question essentielle : est-il acceptable de vivre avec 440 euros lorsqu'on est au RMI alors que le seuil de pauvreté est à 817 euros ? »

Martin Hirsch, » trois milliards ou bien s'en va » ? Le coût du Revenu de solidarité active reste encore à évaluer avec précision. Pour l'heure, le Haut commissariat estime que le RSA reviendrait à » entre 1000 et 2000 euros par personne » . Mais Martin Hirsch aura-t-il les moyens qu'il réclame depuis son arrivée au gouvernement ? Alors que le dispositif qu'il a initié attaque sa phase consultative avec la publication d'un » livre vert » qui sera ouvert aux commentaires jusqu'en mai, l'ancien responsable associatif menacerait de claquer la porte s'il n'obtient pas les » trois milliards » qu'il escompte. Bluff ou limites de l'ouverture ? Alors que l'Elysée presse le pas, l'ancien président d'Emmaüs aura-t-il les moyens d'imposer son calendrier et sa méthode de concertation ? Lui qui s'était vu imposer les franchises médicales quelques temps à peine après avoir rejoint le gouvernement Fillon sait qu'il joue, lui, sa crédibilité auprès des interlocuteurs de terrain.



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pays de gex | 13H20 | 02/03/2008 | Permalien

Arrêtez de vous foutre de nous, les solutions existent ! Y en a marre de dire on va mettre un bout de scotch ici et ça va boucher la fuite ! c'est le barrage tout entier qu'il faut démanteler !
Commençons déjà par reprendre la production de monnaie aux banques privées.
Ensuite l'état peut prêter de l'argent à taux d'intérêt 0 et hop le pouvoir d'achat est relancé !
Y a tellement de manières d'y arriver.
Sauvez un pays pauvre, mangez un multimilliardaire.
ou j'aime bien aussi : sauvez l'économie, mangez un trader

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17H20 | 02/03/2008 | Permalien

Bien sûr que les solutions existent mais ce n'est pas, hélas, Rue89 et sa pseudo Révolution de l'info qui va nous en informer.

Parmi les nombreuses solutions il y en a une qui a tout particulièrement retenue mon attention : c'est l'article 11 de notre Constitution qui permettrait avec un seul amendement, un seul, d'ouvrir la voie aux référendums d'initiatives citoyennes dans chaque municiplalité (commune, arrondissement, régions, nation) car le coeur de la solution est là, bien plus important que les français l'imaginent.

Ouvrir la voie, ouvrir aux voix du peuple. Les Suisses ont optés pour ce système depuis 1891 avec comme préalable des grandes dates chez eux comme 1291 et 1848.

Voilà le résultat chiffré de ce que peut donner une démocratie directe et ne me dites que ce sont grâce aux banques car, là, les banques n'y sont pour rien :

A prix des produits de consommation pratiquement égaux en France et en Suisse (on en trouve certains 30% moins chers en Suisse mais la moyenne se situe entre 0 et 20% plus cher en Suisse, pas plus si on tient compte de l'ensemble des produits proposés par le marché) :

France :
TVA 19,6 bientôt 25%
Taux de chomage réel à multiplier par deux car l'INSEE ne tient compte que de la catégorie 1 des demandeurs d'emplois (immédiatement disponibles pour un emploi à plein temps)
Salaire moyen : 2000 euros
Taux de pauvreté à partir de moins de 817 euros
% de ce taux / population (impossible à chiffre bravo l'INSEE, autour de 30% au pifomètre …)
Qualité des services publics : le foutoir et de plus en plus.
Etat des routes, voiries etc : lamentable et ça pue de plus en plus.

Suisse :
TVA 7,6 % (le plus bas au monde ! )
Taux de chomage réel : jamais dépassé la barre des 5% et là c'est toutes les catégories
Salaire moyen : 3000 euros
Taux de pauvreté à partir de moins de 1450 euros (oui oui vous ne rêvez pas et impôts déduits en plus ! )
% de ce taux / population : 8,5% (oscille d'une année à l'autre entre 7 et 9,5 %)
Qualité des services public : au top niveau (rapide, efficace et en plus avec le sourire ! )
Etat des routes, voiries etc : au top niveau.

Pourquoi de tels écarts ?
Tout simplement parce que chaque canton (l'équivalent des communes en France) a son « trésor public » voté, administré, géré, contrôlé par le peuple principalement par votations populaires. Résultat : transparence totale, aucune magouille, chaque franc suisse, et ce serait pareil avec des euros,utilisé à bon escient, aucun détournement d'argent public.

Alors la question à Martin Hirsch : quand va-t-il me rendre mon pognon car j'en ai marre lui et sa clique mafieuse de les loger, des les habiller et de les nourrir avec mes impôts directs (revenus, taxe d'habitation, taxe foncière etc etc etc) et indirects (Tva) ?

Question à Rue89 : A quand un article, et un vrai, pas avec vos pseudos journalistes qui se couchent devant chaque dossier brûlant comme celui-ci ou comme sur l'étonnant lien ténu qui existe entre Eric Breteau et François Sarkozy, sur la démocratie directe, son mode d'emploi (fort simple), ses conséquences (heureuses) ?

Portrait de Les Chats

à Houvaton Portrait de Houvaton De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H33 | 02/03/2008 | Permalien

J'ai toujours dit que les citoyens avaient plus de bon sens que les politiques. Vous en donnez la preuve.
Je crois surtout que les politiques ne veulent pas que les citoyens se mèlent trop de leurs affaires, des fois que ça les empêcherait de magouiller dans notre dos.
Merci Houvaton.

Portrait de Houvaton

à Les Chats Portrait de Les Chats De Houvaton

21H07 | 02/03/2008 | Permalien

Merci Les Chats, pour en savoir plus :

http://www.linternaute.com/savoir/impots-europe/tva.shtml

Quant à l'impôt sur le revenu ben il faut être vraiment riche, en Suisse, pour s'en acquitter.

Autrement dit, je récapitule, avec minimum trois fois moins d'impôts que nous les Suisses ont un niveau de vie et une qualité service public au top niveau alors qu'elle est de plus en plus exécrable en France.

Cela signifie clairement que tous nos impôts sont détournés. Le détournement d'argent public en France, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, n'est pas marginal. Non il est systématique. Vous pouvez être sûr chers français, j'en suis un, que chaque euro que l'Etat ou votre mairie vous prélève sera soit mal utilisé soit ira directement dans la poche des ministres, députés, sénateurs, conseillers généraux, chefs de partis quelle que soit la couleur de ce parti et surtout surtout, on l'oublie toujours, vers les hauts salariés d'une kyrielle d'associations, la plus importante (en volume de subventions) en France étant l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), viennent ensuite les associations sportives, charitatives, la liste est longue est je sens que je vais me faire beaucoup d'amis …

Rien à cirer, j'aime pas les mafieux et encore moins ceux qui se laissent dépouiller par les mafieux. C'est à cause d'eux qu'une partie des français qui bossent, ou veulent juste vivre en paix, se sentent impuissants.
Cependant, il est toujours possible d'exiger la démocratie directe chacun devant sa mairie le 1er mercredi et le 1er samedi de chaque mois à 14 heures avec le badge, ou l'équivalent, DD comme Démocratie Directe pour revenir chaque mois de plus en plus nombreux et en avertir la population. Le but étant de payer moins d'impôts pour vivre mieux, augmenter notre pouvoir d'achat comme le font les Suisses en stoppant net toutes les magouilles, à la source. Je lance l'dée, à vous de suivre. Battons le fer tant qu'il est chaud.

Pour ceux et celles qui souhaitent en savoir plus sur la démocratie directe voir mon deuxième commentaire et celui de « par-ping » (désolé, mais vu que Rue89 n'en parle pas, garde le silence comme les autres medias sur la DD … autant profiter de cette tribune n'ayant rien à vendre ni qui que ce soit à promouvoir) sur l'article Guerini-Gaudin et le « racisme anti-corse ».

Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick

à Houvaton Portrait de Houvaton De www.laguerredesmots.com-yannick

pays de gex | 08H13 | 03/03/2008 | Permalien

Je sais je vais chercher mes clopes et mon essence en Suisse : -)
Vais me renseigner là dessus, merci beaucoup

Portrait de Malened

à www.laguerredesmots.com-yannick Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick De Malened

22H24 | 03/03/2008 | Permalien

Déjà, en Suisse, pas d'armée de métier, sacrée économie, non ? pas de bombinettes, pas de sous-marins nucléaires, et j'en oublie… On essaie quand, en France ? je crois bien que les 3 milliards nécessaires pour aider « les pauvres » seraient vite trouvés…

Portrait de sarkvadore

à Malened Portrait de Malened De sarkvadore

03H11 | 04/03/2008 | Permalien

c est sur qu en france, je vois pas la menace ! je dis ca via l europe, biensur !

Portrait de Molto

à Houvaton Portrait de Houvaton De Molto

20H48 | 03/03/2008 | Permalien

Un bon livre sur le sujet : « Abus de pouvoir », de Vincent Quivy, aux Editions du Moment.

La quatrième de couverture commence ainsi :
« Avantages colossaux, passe-droits innombrables, pouvoir sans limite : certains élus de notre République ont perdu le sens de la modestie et du service public. Véritables princes de l'Ancien Régime, épris de luxe et d'apparat, ils évoluent dans un univers clos qui, derrière les bonnes intentions affichées, n'est ni vertueux ni transparent. Ministres, dirigeants ou “barons locaux”, ils accumulent mandats, revenus et prérogatives, dirigeant en seigneurs et maîtres une démocratie d'apparence ».

Bonne lecture ! ! ! ! ! ! !

Portrait de SB68

à Molto Portrait de Molto De SB68

15H44 | 04/03/2008 | Permalien

Ca me fait penser à Santini, qui, quoique mis en examen, se présente quand même à Issy les Moulineaux. Il a pas la honte ce type.

Portrait de jide

à Houvaton Portrait de Houvaton De jide

jide.romandie.com | 23H29 | 03/03/2008 | Permalien

A propos de la Suisse : faudrait se renseigner sérieusement avant de dire des conneries : Les cantons ne sont absolument pas l'équivalent des communes. Ce sont des « républiques », et il y en a 22 en Suisse (je vous passe les détails sur les demis-cantons). L'impôt sur le revenu, tout le monde le paye. Tout le monde.
D'autre part, les finances publiques ne sont pas si roses-transparentes que certains semblent penser. Et le système social, s'il n'est pas a la traîne, n'est pas a la pointe non plus. Sans parler du système de santé, privé.
Alors, oui, les salaires sont plus haut en Suisse, mais les frais fixes sont plus élevés aussi (le pouvoir d'achat restant supérieur).
Pour exemple, et pour un salaire global du ménage de 4000 euros, nous payons 500 euros par mois d'assurance santé (sans complémentaire, pour une famille de 4 personnes). Les frais dentaires sont exclus de ce calculs, il se payent intégralement (compter 100 euros de l'heure). La garderie pour mes enfants (la seule du village, pas le choix) nous coûte 700 euros par mois (y compris pour mon fils de 4 ans, pas d'école avant l'an prochain).
Alors, encore une fois, se renseigner avant de peindre le pays de cocagne sans le connaître.

http://jide.romandie.com

Portrait de Houvaton

à jide Portrait de jide De Houvaton

23H48 | 03/03/2008 | Permalien

http://www.linternaute.com/savoir/impots-europe/revenu.shtml

Impôt sur le revenu (comparez svp avec les autres pays dans le lien ci-dessus) :

Suisse : taux à partir de 27 401 euros de revenus
De 1 % à 11,5 %
2 tranches de revenus

Particularités :
Impôts cantonaux et communaux (taux maximum de 19%)
Retenue à la source pour les revenus immobiliers
Impôts éclésiastiques dans certains cantons

Impôts sur la fortune : Oui au niveau des cantons (maximum 4,5 ‰)
A partir de 100 000 francs suisses de patrimoine (64 000 euros)

Etonnant votre blog : pour un suisse je trouve que vous vous interessez uniquement à la … France.

Quant à la terminologie que j'utilise faut pas chercher non plus la petite bête et vous racontez n'importe quoi car un canton suisse n'est en rien une république : vous devez confondre avec San Marino en Italie.

Portrait de jide

à Houvaton Portrait de Houvaton De jide

jide.romandie.com | 09H59 | 04/03/2008 | Permalien

Je persiste :
http://www.ne.ch/
http://www.jura.ch/portal/site/acju/
http://www.ge.ch/
Le mot « république » est dans l'intitule officiel de ces cantons.
L'impôt sur le revenu se paye des le premier franc.
J'ajoute qu'il y a une taxe particulièrement injuste : la valeur locative : un propriétaire paye un impôt sur la valeur de location de l'appartement ou de la maison qu'il possède et habite. Comme s'il payait un impôt sur le revenu de son loyer qu'il se verserai a lui-même. (http://www.vdfisc.ch/vl.htm)

Qui a dit que j'était suisse ?

http://jide.romandie.com

Portrait de Houvaton

à jide Portrait de jide De Houvaton

11H03 | 04/03/2008 | Permalien

Très bien, autant pour moi !
Je me suis planté sur le mot République : vous aviez entièrement raison. Je le retiendrai, c'est comme ça qu'on apprend et j'apprends.
Moi, ce qui m'intéresse c'est la démocratie directe et le fait qu'il n'y ai pas de présidentielles en Suisse. J'ai pris les principaux indicateurs économiques en comparatif avec la France. Avouez quand même qu'il n'y a pas photo !
Ensuite dans le détail il y a forcèment des incohérences mais il existe justement ces « initiatives » (vous connaissez j'espère ? ) pour tenter d'y remedier sans passer par les élus. Les lois en suisse se font et se défont d'une façon beaucoup plus démocratique qu'en France. Etes vous au moins d'accord sur ce point ? J'ai maintenant clairement compris que vous étiez français en Suisse ce qui n'était pas clair du tout dans votre charmant exposé en me traitant de pov con d'entré de jeu.

Je n'ai pas dit que tout était rose en Suisse, par contre côté service public, voiries, entretien etc franchement c'est le top.

Alors ma question : franchement, fort de l'expérience suisse et française que vous avez, qu'auriez-vous préféré ?
- naitre et rester / vivre en France ou
- naitre et rester / vivre en Suisse ?

C'est tout.

Où y-a-t-il le plus d'avantages en tant que citoyen dans la Cité, toute catégories sociales confondues, en France ou en Suisse ?

Portrait de jide

à Houvaton Portrait de Houvaton De jide

jide.romandie.com | 14H39 | 04/03/2008 | Permalien

Pas si simple : Avec de l'argent, je reste en Suisse. Par contre sans argent, je vais en France ou il est beaucoup plus facile de se débrouiller. En d'autre termes les salaires et le niveau de vie sont plus élevés en Suisse, mais la différence est moins grande que la différence de salaire pourrait le suggérer.
Je dirais qu'il y a autant de différence entre la France et la Suisse qu'entre le Portugal est la France ou entre le Maroc et le Portugal. Sans parler des différences régionales, énormes dans tous les cas.
Alors, quelle France, quelle Suisse ? Paris vs. Zurich ? D'Ariège vs. Genève ? Grenoble vs. le Jura Bernois ?

http://jide.romandie.com

Portrait de Houvaton

à Houvaton Portrait de Houvaton De Houvaton

12H14 | 04/03/2008 | Permalien

HONTE A RUE 89

J'avais mis le lien direct sur l'article Guerini-Gaudin de Rue89 qui est entré dans mon commentaire, a effacé le lien pour mettre à la place « article Guerini-Gaudin et le “racisme anti-corse”.

Outre le fait que bonjour allez le retrouver ! c'est très grave en matière de liberté et sauvergarde de l'expression. Il y a à la fois abus de confance et atteinte à l'intégrité du texte de la part de Rue89.

Autrement dit vous pouvez “retoucher” n'importe quel commentaire, une fois qu'on a le dos tourné.

CRAIGNOS DE CHEZ CRAIGNOS RUE89 LA REVOLUTION DE L'INFAUX

Portrait de Compte supprimé le 24 aout 2

à Houvaton Portrait de Houvaton De Compte supprimé le 24 aout 2

| 12H55 | 04/03/2008 | Permalien

Victime d'un complot ?

ça fout les boules ! ! !

Portrait de Houvaton

à Compte supprimé le 24 aout 2 Portrait de Compte supprimé le 24 aout 2 De Houvaton

17H39 | 04/03/2008 | Permalien

J'aimerais t'y voir toi !

On te supprime un lien (interne à Rue89) afin de ne pas faire un copié-collé et on te le remplace juste par le titre de l'article impossible à retrouver ou alors il faut y passer trois plombes. Autrement dit tu peux être sûr que personne ne s'y rendra !

Tu réagirais comment toi si cela t'arrivait, toi inscrit depuis 20 heures ?

En plus c'était intéressant.

Portrait de Tinhinane

à Houvaton Portrait de Houvaton De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 11H55 | 03/03/2008 | Permalien

De nombreuses critiquent adressées à Rue89 me semblent inappropriées. Je crans que certains riverains confondent un média libre, indépendant économiquement et éditorialement, avec un organe de presse de parti politique. Si la plupart des contributeurs de Rue89 ne cachent pas leur sensibilité de gauche ils n'ont pas pour autant fondé un parti politique.

Je n'ai jamais été à l'aise dans une « cellule familiale » trop fermée. Et si Rue89 devenait un lieu où n'auraient droit au chapitre que ceux qui pensent comme moi j'irai chercher ailleurs les controverses. Le conflit peut-être fécond et est salutaire pour la dynamique de la pensée. Mes plus belles découvertes je les ai faites en m'aventurant sur des terrains inconnus, là où ma vigilance était en alerte et mon esprit en éveil.

Portrait de Servais-Jean

à Tinhinane Portrait de Tinhinane De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 15H38 | 03/03/2008 | Permalien

@ Tinhinane

Ayant, moi aussi, « Voix au chapitre » je ne peux qu'être d'accord avec vous.
Pour le droit aux chapitres, je ne pense pas que quelqu'un l'ait jamais contesté, peut être André Breton ?

Portrait de ART MONIKA

à Houvaton Portrait de Houvaton De ART MONIKA

18H46 | 03/03/2008 | Permalien

Houvaton est bien agressif avec Martin Hirsch et Rue 89, qui ne méritent pas toutes ces algarades.

Hirsch a le sentiment qu'il va pouvoir faire quelque chose. Il tente. Il sent que la corde est raide. Laissons-le avancer sans lui envoyer des pierres. Il tombera sur un roc, et sans doute le sait-il très bien. C'est pourquoi il accepte de dire le mot « démission ».

Rue 89 interviewe un homme intéressant et fait intervenir divers questionneurs. Je ne vois rien là qui doive susciter toutes ces attaques.

Quel rapport entre Martin Hirsch, Eric Breteau et la démocratie directe ?

Portrait de Houvaton

à ART MONIKA Portrait de ART MONIKA De Houvaton

19H52 | 03/03/2008 | Permalien

Martin Hirsch est un proche (voir sa bio) de Bernard Kouchner.

Si vous vous rendez sur le site Paris Biotech Santé directrice adjointe Stéphanie Lefebvre, fille de Jean-François Dhainaut, qui est également secrétaire générale et trésorière de l'Arche de Zoé ! cliquer en haut à gauche sur Actualité pour lire la « Mise au point » : 21 décembre 2007 : Apparaît alors sur cette page en bas le Contact Presse : Mary Sills 06 21 33 52 43 - mary.sills@free.f. http://www.parisbiotechsante.org/pbs6/

Or, d'après l'enquête de Léna Mauger du NouvelObs (semaine du jeudi 29 novembre 2007) Mary Sills est « une vétérante de l'humanitaire. Elle est l'ancienne attachée de presse de Bernard Kouchner . Elle l'a suivi partout pendant près de dix ans, au ministère de la Santé, à Ingérence Santé, son association. En fait, Mary Sills appartient au premier cercle du French doctor (aujourd“hui ministre des Affaires Etrangères), à ce petit groupe de fidèles soudés et solidaires. ”
Cliquez sur Organisation puis organigramme puis Comité d'évaluation et vous avez François Sarkozy …
Vous trouvez également ailleurs Guillaume Sarkozy, l'autre frère, nommé à la tête de Médéric depuis 2006 (Médéric en partenariat avec le géant Pfizer déjà épinglé au Nigéria en 1996) le grand dispositif pour soigner la maladie d'Alzheimer, grande cause nationale de not » président dès le début de sa fonction …

La démocratie directe, ayant pour autres conséquences vertueuses de rendre la presse plus indépendante du pouvoir lequel pouvoir présidentiel en Suisse n'existe pas de toute façon (un ou une Président -e nommé par 7 parlementaires chaque année c'est tout et pas de présidentielle en Suisse), une affaire comme celle de l'Arche de Zoé n'aurait pas été censurée en Suisse, et d'ailleurs elle ne l'est pas, mais surtout en amont une telle ONG n'aurait jamais disposée de moyens logistiques aussi importants en catimini et à l'heure qu'il est 103 enfants dont 96 ont été formellement identifiés comme ayant soit une maman soit un papa soit les deux à la fois ne seraient pas retenus (voir le Canard cette semaine), comme ils le sont encore à Djaména par le dictateur Déby soutenu par la France, c'est-à-dire précisément par Kouchner notre ministre des Affaires Etrangères grand ami de Martin Hirsch.

Cela vous va comme explication où dois-je continuer ?

http://watchingsarko.canalblog.com/archives/2007/11/11/6844672.html

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2247/articles/a361338-lombre_…

Portrait de Radadalamechantesorciere

à ART MONIKA Portrait de ART MONIKA De Radadalamechantesorciere

Ensemble tout devient beurk | 14H06 | 04/03/2008 | Permalien

Putain ce que tout ce monde est dur avec le seul mec qui est dans ce gouvernement pour aider les français à s'en sortir.
Ce type a prouvé par le passé qu'il bossait pour les pauvre, alors pourquoi ne pas lui accorder quelque crédit ?
Il est très courageux en plus d'avoir accepté cette mission, sachant qu'il allait se faire cracher à la gueule par tout le monde à gauche, plus les rombières de droite. Même les socialistes critiquent des idées qu'ils auraient dû avoir depuis très longtemps. Sans compter l'extrême gauche qui comme solution nous sort des idées datant d'octobre 1917, qui comme tout le monde sait, ont rendu les gens de l'Est très prospères et heureux !
Peut-être qu'il s'est fait avoir, mais en attendant pourquoi ne pas le laisser faire ? Pourquoi le critiquer comme n'importe quel politicien véreux ?
ce qu'il fait ne peut pas se concrétiser en 6 mois.
Peut-être qu'il n'est pas dans le bon gouvernement, peut-être qu'il n'a pas la bonne solution, mais en attendant mieux on n'a que lui. En plus, c'est le seul du gouvernement qui ose ouvrir sa gueule face à Sa Majesté.

Portrait de rothkostang

à Houvaton Portrait de Houvaton De rothkostang

21H26 | 03/03/2008 | Permalien

Cher Houvaton,

Je me permets de corriger votre vision très simpliste de votre comparaison France-Suisse.
Pour situer, je suis francais travaillant en Suisse et vivant en France.
Vos données sont justes, TVA, taux de chomage,…
Vous etes vous posez la question de la protection sociale ? Et bien, elle est quasi inexistante. De plus, compte tenu de leur politique d'immigration très controlée, ils se donnent le droit de recruter les compétences dont ils ont besoin et pas plus. C'est donc un peu plus facile de sortir ce genre de stats.

D'autre part, je vous encourage à lire le dernier livre de Martin Hirsch « La chomarde et le haut commissaire ». ça fait réfléchir et apporte énormément d'éclairages sur l'impact que peut avoir ce genre d'initiative.

A bon entendeur…

Portrait de Houvaton

à rothkostang Portrait de rothkostang De Houvaton

22H14 | 03/03/2008 | Permalien

Et d'une ce ne sont pas des stats mais des agrégats, ce qui n'a rien à voir. Ou si vous préférez, ce ne sont pas des projections mais des données brutes et corrigées, palpables, réelles. On ne construit rien de solide sur du vent.

Et de deux vous racontez n'importe quoi car, c'est juste un exemple, la part la plus importante du budget - conséquent - consacré à l'aide sociale en Suisse est consacré aux jeunes avec totale transparence comdab, au FS près, qu'on peut consulter sur internet entre autres.
En France la politique droite gauche fait tout le contraire et sacrifie une génération entière, c'est qui est un crime, car le Rmi ou autres aides ne sont même pas alloués aux jeunes de moins de 25 ans s'ils sont en difficultés économiques. On leur propose le basket, la police ou l'armée de métier s'ils ne sont pas contents sauf que ces gentils métiers sont financés avec nos impôts ce qui plombe encore plus le budget national ! Génial non ?
En Suisse, un jeune en stage touche jusqu'à 850 euros d'aides. En France des bac+5 en stage sont quelquefois carrément pas payés et vont où, les meilleurs, à l'étranger ! Mais surtout et là j'ai quelques doutes sur la réalité de votre « séjour » en Suisse, les jeunes sont incités à bosser par un investissement fort simple et très efficace : ils sont tout simplement très bien payés dès le départ ! Et puisque tous les suisses ont du travail plus un salaire conséquent, les mutuelles et assurances sont plus importantes qu'en France. C'est tout mais le suisse lambda, contrairement aux français lambda, a les moyens de faire face de par ces dispostions économiques et sociales préétablies, peut payer, a les moyen de payer ce qui une fois de plus ne plombe pas leur « tésor public ».

Et de trois, épargnez-moi votre pub déjà proposée par la même Chloé Leprince dans un article précèdent, article brillamment démoli par le commentaire de Weicha.

Voilà les chiffres, amusez-vous bien et apprenez au lieu de vouloir manipuler les français avec des affirmations tendancieuses, sournoises et non étayées :

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/13.html

Portrait de Maria Rosa

à Houvaton Portrait de Houvaton De Maria Rosa

22H40 | 03/03/2008 | Permalien

Hummm… vous oubliez une partie du paysage suisse, me semble-t-il… C'est un pays qui sert depuis longtemps de paradis fiscal. Il est donc assis sur les milliards de francs suisses, de dollards ou d'euros, de tous ceux qui cherchent à dissimiler leurs revenus, artistes, industriels, financiers de France et d'ailleurs, du monde entier en fait, dictateurs compris. Tout cet argent permet de confortables revenus à cette démocratie que vous présentez comme exemplaire. Elle le serait davantage si elle levait totalement le secret bancaire, afin de restituer aux différents pays et à leurs contribuables l'argent qui leur revient et qui leur est volé par ces fraudeurs.

Portrait de Houvaton

à Maria Rosa Portrait de Maria Rosa De Houvaton

23H24 | 03/03/2008 | Permalien

Le secret bancaire a été levé depuis plus de 12 ans par
Carla del Ponte, suisse du Teyssin, qui a eu la chance (jusqu'ici ! ) de ne pas se faire exploser comme le juge Falcone. C'est également à elle qu'on doit l'arrestation des criminels de guerre, serbes notamment, jugés au TPI. Beaucoup n'ont pas été arrêtés, un petit coup de fil de l'Otan les avertissant au passage.

Les clichés ont la vie dure en France qui ne balaie toujours pas devant sa porte concernant les comptes du Crédit Agricole ou de Suez etc. Nos chers medias, très indépendants, préfèrent nous parler de Carla Bruni que de Carla Del Ponte qui mériterait le prix Albert Londres et Prix nobel réunis pour son courage, son combat contre le crime organisé, sa compétence et son intégrité.

Portrait de Bongoman

à Maria Rosa Portrait de Maria Rosa De Bongoman

insoumis | 09H42 | 05/03/2008 | Permalien

Quand on vois ce que les politiques (véreux) en place au gouvernement de notre république('bananière) font (détournements abusifs ect ect ..) de l'argent des contribuables ,je comprends que certains préfèrent placer leurs capitaux en suisse ! ! ! la bas au moins ça profite a des gens qui peuvent Grâce a ça vivre un peu mieux que d'autres ! tout n'est pas perdu pour tout le monde ! !

Portrait de Network 23

à Houvaton Portrait de Houvaton De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 23H00 | 03/03/2008 | Permalien

La Suisse n'est pas la France. Votre comparaison est fallacieuse, et le fait d'attribuer à la démocratie directe à la suisse la raison des différents chiffres est effarant.

Enlevez les comptes numérotés en Suisse et dites-moi comment se portera le pays du chocolat…

Enfin, loin de moi l'idée de dénigrer la démocratie directe, mais il faut quand même faire attention à ce qu'on dit.

L'Etat paie les routes, une commune n'a pas d'argent pour ça.

Et si vous jetez un oeil sur le bouquin City of Quartz de Mike Davis, vous verrez que les ghettoes à Los Angeles ont été délibérément construits après la 2nde Guerre mondiale par des riches & blancs qui votaient la « sécession » de leurs belles et vertes communes pour ne plus payer d'impôts à LA downtown.

Résultat ?

Emeutes de Watts, 1965, émeutes de LA (Bloods & Crips) 1992, et aujourd'hui Schwarzeneger…

Ca fait réfléchir sur la « démocratie directe » et la « démocratie participative », surtout quand ce sont les riches et les Blancs qui en profitent en premier…

Portrait de Houvaton

à Network 23 Portrait de Network 23 De Houvaton

23H31 | 03/03/2008 | Permalien

Tout et n'importe quoi ! le premier tunnel ferrovière reliant deux vallées a été financé par les deux cantons concernés et rien d'autres. Il en va ainsi pour tous les cantons avec l'aide du trésor fédéral si besoin est, je dis si besoin est.

Portrait de patdu49

à www.laguerredesmots.com-yannick Portrait de www.laguerredesmots.com-yannick De patdu49

chomiste du maine et loire | 08H55 | 03/03/2008 | Permalien

salut,

à 1300€ net pour une personne seule, c'est déjà pas suffisant, on est dans la survie, on ne vit pas.

demonstration chiffrée, précise, argumentée, 1500€ net de revenus, vu le cout de la vie actuelle, c'est un GRAND minimum ou devrait se situer le SMIC en 2008, pour qq chose qui ressemblerait à un début, à un semblant de vie décente.

vraiment un grand minimum, à 1500€ net, c'est en faisant hyper attention à tout, le moindre eccart ou coup dur peut, là encore, etre fatal.

info : RMI france 390€ (440 si sdf)
si vous vous mettez en couple et partenaire gagne 700€ au boulot : rmi = ZERO
jeunes moins de 25 ans : ZERO euro
SMIC france 1000€ net

RMI DANEMARK : 1200€ net

richesses en france : ont été MULTIPLIEES PAR 5 ces 30 dernières années, rendez le pognon.

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