Les coulisses, filmées, du tchat avec Martin Hirsch
Martin Hirsch a appris à taper à dix doigts grâce à un didacticiel... Première surprise de ce tchat : au bout cinq minutes, le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté a décidé de taper lui-même ses réponses. Plus rapide, plus confortable. Nous posons vos questions, il livre ses réponses.
Accompagné de deux conseillers en communication, l'ancien président d'Emmaüs n'a visiblement pas besoin de souffleurs : il maîtrise son sujet. Et lorsque les sujets politiques arrivent, il y répond avec... une certaine franchise. Même s'il lui faut quelques « relances » pour répondre à la question de son éventuelle démission au cas où il n'obtiendrait pas les crédits nécessaires pour le RSA (Revenu de solidarité active).
Au bout d'une heure, fin de l'exercice. « C'était fatiguant », dit-il, avant de se lancer dans une analyse politique sur les tests ADN pour les candidats à l'immigration, à propos desquels il juge que la gauche a fait preuve d'une « certaine tartufferie » :
Martin Hirsch n'est pas un politique comme les autres. Malgré un CV long comme le bras -Normale sup », DEA de neurobiologie et ENA-, il applique une méthode différente de ses collègues du gouvernement. Pourquoi est-il plus populaire que les autres recrues d'ouverture ? « Parce que je ne me suis pas vendu moi, j'ai vendu une idée. »
Autre sujet de débat : le logement. Depuis le scandale de l'appartement HLM du directeur de cabinet de Christine Boutin, il défend l'idée de vendre cette partie prestigieuse du parc social. Pour financer les immeubles dont les mal-logés ont vraiment besoin. Convaincant :
David Servenay
► Martin Hirsch : trois milliards pour le RSA ou la démission, le tchat du Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté avec les internautes de Rue89.
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Ce qui est à noter dans les réactions c'est d'une part ceux qui croient au bien fondé de l'engagement de Martin Hirsch au sein du gouvernement et ceux qui pensent que cet engagement qui fait l'impasse d'actions critiquables du gouvernement, comme l'ADN, la chasse aux sans papiers... démontre une certaine incohérence, donc une trahison de son auteur.
Mais il me semble que Martin Hirsch n'a jamais dit qu'il voulait changer le monde, pas plus que l'Abbé Pierre. Il veut simplement améliorer le sort des plus démunis.
Changer le monde est du ressort d'un parti politique, pas celui d'un seul homme, sauf s'il s'agit d'un philosophe et dans ce cas c'est un travail sur plusieures générations.
A mon avis Martin Hirsch veut des résultats tout de suite et tant pis si ces résultats profitent aussi à l'UMP s'ils ont déjà profité aux aux plus pauvres.
Et là on peut être d'accord ou pas avec lui, selon son degré de « pureté ».
En se souvenant de Robespierre qui disait : « Un pur trouve toujours un plus pur qui l'épure ».




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