VOS REACTIONS

Quelques mauvaises pensées autour du contrat d'EADS aux Etats-Unis

Le mal pensant apprenant qu'EADS vient de remporter le contrat du siècle et des précédents, 35 milliards de dollars pour la fourniture à l'armée américaine de 179 avions ravitailleurs, en reste gallois, pardon pantois ! Boeing, challenger malheureux se plaint, on le ferait à moins, notre président exulte et rend hommage au seul génie français. C'est être un peu chauvin, mais après tout nos partenaires européens n'ont qu'à se féliciter eux-mêmes de cette bonne nouvelle.

Le mal pensant trouve urticant le fait que le montage se fera aux USA, mais Dame ! on n'y peut rien. Le dollar n'arrêtant pas de baisser c'est là le moyen de réduire nos coûts. On dit aussi que ce contrat ne changera rien à la vente par Airbus, à ses sous-traitants de 6 ou 7 de ses usines, allègement des charges oblige, ainsi sous-traite-t-on éventuellement quelques licenciements qui faits par d'autres auront moins de retentissements que s'ils étaient faits par Airbus. Qu'y peut-on ? S'agissant du dollar le risque n'est après tout pas très grand ; ces 35 milliards de dollars penvent être vendus sur le marché à terme, ainsi aux ajustements de dates près, le produit de la vente sera-t-il arrêté, par ailleurs achetant nous mêmes en dollar, s'il venait à baisser nous ne ferions jamais que gagner sur nos achats, ce que nous perdrions sur notre vente, non ! décidément le problème n'est pas là. Qu'a donc en tête le mal pensant ? Vendre, implique une maîtrise des coûts ; reviennent à l'esprit de mal pensant quelques dépassements célèbres qui affectèrent nos grands chantiers publics ou privés (en vrac : Eurotunnel, la Grande Bibliothèque, l'Opéra Bastille, le Charles de Gaulle, le Rafale, l'AMX56, le Concorde, le France, les Halles, bien d'autres encore. Nos voisins font-ils mieux que nous ? Pas sûr).

Qu'en est-il de la profitabilité de ces fabuleux contrats qu'on ne saurait, bien évidemment, regarder d'un strict point de vue comptable ? Le mal pensant, bêtement, petitement, s'interroge, 35 milliards de dollars ? S'agit-il du prix catalogue, du prix toutes remises déduites, pénalités de retard comprises. Il est des commandes qui vous ruinent. Pour que Monsieur tout le monde, morose, pessimiste, largement informé de la dette nationale, de tel ou tel gouffre financier, des délocalisations, faillites et pandémies, relève la tête et ait lui aussi envie de faire cocorico, avec les grands, les décideurs, les grosses têtes, le Président ne pourrait-on pas à l'avenir, l'informer de la profitabilité de ces grands contrats ? Non ! Décidément les pensées du mal pensant prêtent tellement à rire que le secret défense se tient les cotes.


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Art-35_Constitution-1793 | Pour une Republique Bonsensiste!!
16H05 02/03/2008

Ce contrat me semble être un « piège » a EADS.
Ce ne serait pas la première fois que l’industrie Européenne se fait piéger.

Imaginez une clause bien alambiquée qui fasse que le contrat puisse être « cassé » APRÈS de gros investissements, voir après la livraison de 1 ou 2 appareils . EADS pourrait alors se voir très affaiblie et a la merci d’une OPA ou rachat d’une firme Américaine ?

Pour ce qui concerne le secret défense il ne s’applique qu’au « pompes » a Dumas reliées par je ne sait quel lacet du Lichtenstein aux vedettes de Taïwan !

 
eric_strasbourg
23H22 02/03/2008

l’autre piège, à mon sens: la prochaine fois que se présentera une possibilité de guerre « rentable » pour notre industrie, en Irak ou ailleurs, nos dirigeants résisteront-ils ???

 
Art-35_Constitution-1793 | Pour une Republique Bonsensiste!!
16H00 02/03/2008

pensanr ? Le mal pensanr, bêtement, petitement, s’interroge, 35 milliards de dollars?

Attention la Frappe

 
Pierre Haski | Rue89
16H05 02/03/2008

corrigé, merci!

 
comptecourant
16H16 02/03/2008

Tout à fait, la presse fait les choux gras de ce mirifique contrat, mais je me gausse moi aussi. 35 milliards de dollars nous dit-on, à diviser par 2 puisqu’il s’agit d’une commande pour 2 constructeurs dont 1 français, à diviser par 3 au coût de l’euro, avec les frais que reste-t-il ? Pas grand chose. Passons vite à autre chose pour alimenter la chronique mortifère de notre économie nationale ….

 
François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
16H47 02/03/2008

petite précision anecdotique :

la conclusion de ce contrat - qui n’a été rendu possible que par l’alliance d’EADS avec une entreprise locale - est liée à l’annulation de la première mouture de l’appel d’offre publique pour…corruption.

Ce qui a obligé la commission de l’armée américaine, une fois n’est pas coutume, à plus de transparence dans l’attribution du marché…

Ceci étant, je m’étonne des commentaires récurrents relatifs à la faiblesse du Dollar en parité de taux de change à l’égard de l’Euro.

Et alors?

Cette faiblesse n’a pas empêché Airbus de boucler cette année le plus gros carnet de commande de son histoire.

Je ne comprends pas que l’on considère que remporter un contrat de 35 milliards de dollars (23 milliards d’euros et non 12, comme vous l’indiquez. De plus, la part d’eads sur ce contrat et sans commun mesure avec celle de son partenaire) ne soit pas une excellente performance pour une entreprise française. Ce d’autant plus que l’essentiel du contrat sera réalisé dans la zone dollars, et donc sans influence des différentiels de taux de change.

Ce contrat - qui n’est pas le premier du genre - est également un excellent moyen pour eads de conquérir des « parts de marché » sur le colossal budget militaire américaine (17% du PIB des états-unis pour cette année, plus de 700 milliards sans tenir compte des surinvestissements pour la guerre en Irak).

Que l’on soit contre la guerre en Irak est légitime, de même que de critiquer le budget militaire délirant des américains, hors de toute proportion et de toute mesure (au coeur de la guerre froide, il ne dépassait pas 14% du PIB).

En revanche, d’un point de vue strictement économique, la conclusion de ce contrat est une excellente opportunité.

Le CA extraterritorial des entreprises françaises, l’un des plus importants du monde, dépasse les 600 milliards d’euros annuels.

La conclusion d’un tel contrat s’inscrit dans une logique de développement économique extrêmement favorable à la France qui, contrairement aux idées reçues (et colportées par des libéraux obsédés par la « compétitivité coût ») profite bien davantage de la mondialisation qu’elle ne lui nuit.

La France est de mémoire le 4° exportateur mondial de matériel militaire. On peut déplorer cet état de fait mais, sauf à renoncer à tout complexe militaro-industriel (ce qui serait moralement souhaitable, en tout cas à l’exporation), on ne peut regretter que celui-ci fonctionne…

Considérer un contrat de cette nature comme un « piège » (en quoi?je ne comprends pas votre positionnement sur ce terrain) ou une fausse bonne nouvelle est pousser un peu trop loin l’idéologie.

La marge opérationnelle de telles opérations de fourniture de matériel (sans même prendre en compte la maintenance et la fourniture de piéces détachées, qui est plus rentable encore, sur de trés longue périodes de surcroit) est généralement trés importante.

Cela représente autant de fonds injectés à terme dans l’économie nationale (certes en creusant un peu plus notre déficit commercial. Et alors?).

Comment ne pas s’en réjouir?

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
18H25 02/03/2008

@François Doutriaux,

et qui a fait annuler ce contrat ? le sénateur de l’Arizona, comme le rapporte ici Les Echos :
http://www.lesechos.fr/info/aero/300246251.htm
reprenant une dépêche AFP

l’info n’est certes pas neuve. LCI et i>Télé en parlaient hier en boucle (je n’ai pas pensé à regarder BFM).

Mc Cain, l’homme qui a la frite ? Ce qui me troue le c…, c’est la réaction de notre CHER président, qui semble tomber des nues et découvrir ce contrat, alors qu’il sait pertinemment que 500 avions sont à remplacer. dons que si les 179 premiers ne posent pas de problèmes juridiques ou de crash, il y aura encore des sous.

mais bizarrement, le terme de « transfert de technologie » n’est pas usité comme il l’est lorsqu’une telle chose se passe en Chine ou en Inde ! 25 000 emplois aux USA et nada pour la France. mazette ! voilà qu’il faut se féliciter…

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
18H51 02/03/2008

tout à fait ^^

Sur votre dernière remarque, je livre à votre sagacité deux statistiques qui me paraissent intéressantes :

Selon l’INSEE et avec une définition large, les délocalisations « détruisent » 15 000 emplois annuellement en France. A comparer avec les 40 000 emplois créés par les seuls IDEs (investissements directs étrangers) dans notre pays.

Au niveau européen sur la période 2002/2007, et en additionnant délocalisation (133 220) et sous-traitance à l’étranger (27 112), le rapport ERM (european restructuring Monitor) relève une suppression annuelle moyenne de 30 000 postes par an, soit 0,03% de la population active européenne. Un chiffre insignifiant (notamment par la France, le pays le plus attractif d’Europe) avec les créations de poste du fait d’investissements étrangers.

Je ne comprends pas ce qui justifie (si ce n’est dans le but d’alimenter les obsessions libérales de comrpession des salaires en matière de « compétitivité coût ») la peur des Français à l’égard des délocalisations. Si elles peuvent être tragiques au plan local sans prise en charge sociale et publique appropriée, elles constituent en France un épiphénoméne, insignifiant sur le plan macroéconomique.

L’activité internationale de nos entreprises est l’une des plus élevées du monde : comment peut-on s’en plaindre alors que cela représente autant de prise de positions sur des marchés étrangers?

Certes, cela nous rapporte énormement de bénéfices directs…et creuse notre déficit commercial. Et donc?

Nada pour la France?

Si ce n’est en millions d’euros annuels rappatriés en France et injectés dans notre propre tissu économique, en investissement (et donc en embauche)potentiel, en impôt sur les sociétés, en renforçement de l’un des fleurons technologiques et l’une des plus grandes entreprises européennes, etc…

La confusion dans l’esprit de nos concitoyens du libéralisme et de la mondialisation est un phénoméne intéressant, qui ne se lasse pas de me surprendre, tant nos concitoyens se trompent d’adversaire.

D’autant plus intéressant qu’il ne profit, au final, qu’aux intérêts des libéraux.

A lire certains commentaires sur le contrat d’EADS, on croirait retrouver les cris d’orfraie de l’ensemble de la presse sur la prétendue tragédie de notre déficit commercial…

Aurait-il été souhaitable que ce contrat nous échappe, et aille comme c’est l’usage habituel à une entreprise américaine?

Pourquoi? Quel intérêt européen et national?

Quant aux transferts de technologie, je ne vois pas trés bien où vous voulez en venir : quels transfert de technologie dans un accord europe/amérique sur de l’avionique civile (sauf erreur de ma part, ces appareils ne sont pas militarisables)?

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
17H12 03/03/2008

@François Doutriaux,

je ne suis pas juriste, pas enseignant, pas chercheur…

et ne trouve pas l’intérêt d’un tel contrat (à part un « cocorico »… européen) que notre CHER président fait mine de découvrir…

à qui profitent ces millions ou ces milliards ?

si chaque résident français percevait chaque mois 50 ou 100 € supplémentaires, ne serait-ce pas plus bénéfique pour le commerce local ou l’économie locale que ces délocalisations, qu’elles soient outre-Atlantique, chinoise, outre-rhinoises ou autres ?

désolé de ne pas comprendre votre raisonnement.

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
in girum
17H29 02/03/2008

une autre mauvaise pensée à propos du contrat EADS

179 ravitaileurs en vol pour l’US army, ça ne serviraient pas à la guerre, par hasard?

ou je me plante, l’esprit mal tourné?

 
François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
18H20 02/03/2008

il s’agit trés clairement d’un contrat militaire.

La France est l’un des premiers pourvoyeurs mondiaux dans ce domaine, même si nous excellons davantage - en matière de vente - dans la logisitique et les communications.

Notre matériel militaire au sens strict est souvent trés « performant » mais également beaucoup trop cher, sans compter que nous avons l’habitude de refourguer à nos clients étrangers le matériel qui ne passe pas nos tests qualités en interne.

Ceci étant, et à moins d’interdire totalement l’exportation de matériel militaire, la France faisant partie des rares pays a (vaguement il faut bien l’admettre) tenter de moraliser ses échanges internationaux en la matière (BASM, Mines, pays susceptibles d’utiliser l’armement contre des civils, etc…), un contrat militaire relève encore de l’économie traditionnelle.

Eut égard aux sommes engagées (de manière aberrante et autodestructrice à terme) par l’amérique dans le domaine militaire, il n’est pas forçément choquant que la France s’installe sur ce marché. Ce d’autant plus lorsque le matériel cédé n’est pas à strictement parlé destiné à occire des êtres humains.

Le débât sur la conciliation de la moralité et du commerce est éternel, mais ne soyons ni naïfs ni aveugles : il est strictement impossible d’interdire totalement la vente dans le domaine militaire.

Lorsque nous cédons de l’électricité à des pays qui ont préféré développé leur armée plutôt que de se doter d’infrastuctures publiques adéquate, nous contribuons indirectement à leur effort militaire.

L’effort doit à mon sens s’appliquer sur la diplomatie internationale et l’encadrement des menées militaires, et pas sur l’armement proprement dit (en dehors bien entendu des aspects les plus problématiques : armes chimiques ou bactériologiques, BASM, mines, nucléaire conventionnel non stratégique, etc…).

Pour ne prendre que cet exemple : on reproche (à juste raison) à la Francafrique de participer du maintien au pouvoir de dictateurs de tous poils depuis des décennies. Plutôt que d’utiliser nos installations militaires locales fort nombreuses afin de protéger les populations et de peser sur les pratiques dictatoriales de certains dirigeants locaux…nous décidons de rappatrier nos hommes et notre équipement.

Cette politique est en accord avec la réduction des budgets militaires et nous permettra de réduire partiellement nos déficits dans ce domaine.

Elle va également laisser les mains libres aux dictateurs susnommés.

En nous retirant, nous faisons leur jeu par notre passivité.

C’est, d’une certaine manière, la perpétuation de la Francafrique.

Comme le définissait l’un de nos généraux il y a quelques années (critiquant l’aspect aberrant selon lui de la politique de « zéro perte » et de « dégâts collatéraux admissibles » américaine) : la raison d’être d’un soldat est de mourrir pour que vivent les civils (et pas le contraire ajoutait-il).

L’armée n’est pas criticable en soi. Ce que l’on peut critiquer en revanche, c’est la manière dont on s’en sert…

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
18H27 02/03/2008

@in girum,

l’esprit me semble très bien tourné… hélas !

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
léo solo
19H38 02/03/2008

Quelle belle perspective.
Quel beua projet.

Travailler dans une entreprise qui fabrique des avions militaires.
Pour ravitailler des avions chasseurs et des avions bombardiers.

C’est y pas beau ça.

Vont pouvoir balancer du napalm, des l’agent orange des mégabombes joliement baptisées « faucheuses de paquerettes »…

La guerre permanente, ça fait tourner l’économie.

Tiens, je vais aller m’acheter un flingue.

 
François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
20H19 02/03/2008

si cela peut vous réconforter, Joseph Stilglitz, prix nobél d’économie, publie demain un ouvrage passionnant sur la guerre en Irak.

Il y chiffre le coût global des dépenses américaines à 3 000 milliards de dollars, soit l’équivalent de 8 millions de logement, 50 ans de couverture sociale pour l’ensemble de la population américaine, des bourses d’études pour 43 millions d’étudiants, etc…

plus de cinq fois les besoins annuels cumulés chiffrés par les ONGs pour résoudre les problémes de la scolarisation des enfants, de l’accés aux soins, de l’accés à l’eau potable, de la sous et malnutrition, de la lutte contre les 5 principales maladies infectieuses, et ce à l’échelle de l’ensemble de l’humanité…

C’est aussi 600 fois l’aide annuelle américaine au continent africain.

Il y démontre que loin de rapporter de l’argent et de faire tourner l’économie, la guerre en Irak a plombé les approvisionnements américains en pétrole (passé entre temps de 25 à 100 dollars le baril), durablement essouflé l’économie américaine, et forçé le pays à emprunter à ses principaux concurrents, notamment la Chine, les pays les plus industrialisés refusant désormais - faute de solvabilité et du fait de l’obligation imposée par les américains d’un remboursement en dollars - de finançer à perte le développement économique américain.

Les américains, notamment et surtout du fait de la guerre, ont maintenant si peu de fonds propres qu’ils doivent se retourner vers les fonds asiatiques ou - ironie de l’histoire - moyen-orientaux, pour sauver les fleurons de leurs institutions bancaires mis en danger par la crise des subprimes. Quitte à y risquer leur indépendance à terme…

Loin de faire tourner l’économie, la seule guerre en Irak est l’une des causes sousjacentes majeures à la crise économique mondiale qui s’annonçe (voir qui se confirme, au stade où nous en sommes) et à la récession qui menace l’amérique.

Si cela peut vous « consoler », la guerre est en train de devenir l’un des fléaux économiques majeurs de notre époque.

Comme la guerre froide fut en son temps l’une des causes majeures de l’effondrement du bloc soviétique, les élans guerriers de l’amérique sont en passe de provoquer sa propre chute, ou au moins de l’accélerer…

Peut-être cela permettra-t-il à nos dirigeants, férus de pragmatisme économique, de modérer leurs ardeurs militaires dans le futur, comme ce sont les pressions des industriels aprés la prise de conscience du coût économique des problémes environnementaux qui a finalement permis de timides avançées dans ce domaine…

Et n’allez pas vous acheter un flingue, vous financeriez le lobby militaro-industriel ^^

 
léo solo
20H46 02/03/2008

Merci pour le conseil dans votre ultime phrase.

Aucune crainte..

C’était au deuxième degré et viens de voir « no country for old men. »
Il y a des dizaines d’années déjà j’avais été marqué par les premières scènes aériennes dans « le fond de l’air est rouge ».

J’aime le cinéma et aussi les devinettes. Je vous en pose une.
D’après vous, de quel document est extrait ceci :

« La solidarité internationale ne saurait s’accomoder des tensions et guerres entretenues par les grandes puissances pour le contrôle économique, politique et culturel du monde. Les dangers induits par ce développement des conflits, l’immensité des besoins élémentaires qui restent à couvrir du côté des plus démunis et du gaspillage frénétique des ressources du côté des plus aisés, exigent une mise en oeuvre urgente de NOUVELLES FORMES DE COOPERATION ECONOMIQUE ET POLITIQUEE INTERNATIONALE »

 
Art-35_Constitution-1793 | Pour une Republique Bonsensiste!!
22H36 02/03/2008

Vous avez raison Manufrance n’existe plus ! Il vous faudra acheter un Berretta ou un Baikal, a la rigueur un Mauser !

 
Art-35_Constitution-1793 | Pour une Republique Bonsensiste!!
22H44 02/03/2008

Mais voyons, nos ingénieur vont mettre un « Trap software » pour les immobiliser, voir les crasher en cas d’utilisation Agressive ! (humour noir)

 
Léon Labbé
23H38 02/03/2008

Pour Léo :

Un flingue ? Pour vous protéger des durs de la C.G.T. auxquels vous voulez oter l’outil de travail ?
Georges Marchais, lui, défendait très bien cet outil…

 » Merde à Vauban «  .

 
léo solo
00H19 03/03/2008

Leon
vous regardez par le petit bout de la lorgnette.

Moi aussi, la prenant dans le bon sens, je regarde ce qui arrive.

Et figurez vous que ce n’est point celle d’un fusil.

 
expat
20H20 02/03/2008

Je dois etre vraiment debile, mais si l’argent est paye a des employes americains aux etats-unis et en fait a une usine americaine en Amerique (meme si le ficelles sont tirees depuis l’Europe) je ne vois pas bien ou l’argent revient? Dans les stock options et parachutes dores des cadres superieurs euorpeens?

 
affreuxjojo
20H32 02/03/2008

Il est sans doute simpliste de dire que la mondialisation « profite davantage à la France qu’elle ne lui nuit ». « La France » peut-elle être considérée comme une entité homogéne ou tout le monde aurait les mêmes intérêts (vision résumée par le concept de patriotisme économique)?
Que la mondialisation soit très largement profitable à un certain nombre d’entreprises travaillant largement à l’import-export fait peu de doute. Ces entreprises sont dans une situation idéale: s’approvisioner là ou les coûts sont les plus bas, vendre là ou les marges sont les plus hautes. Les deux pouvant se faire ailleurs qu’en France, que reste t’il de français dans ce genre d’activité ? Le nom de l’entreprise, son histoire?
Dans de telles conditions la rentabilité des entreprises s’améliore nettement et la mondialisation profite donc aux actionnaires de ces entreprises. Pour les salariés, c’est évidemment plus discutable. S’approvisioner au moindre coûts, c’est parfois faire appel à des sous-traitants extérieurs, c’est parfois délocaliser. Cette mise en concurrence des salariés, à l’echelle planétaire, a des conséquences concrètes: cadences, renoncement plus ou moins volontaire à des acquis sociaux, fermetures de sites.
Les intêréts des salariés et des actionnaires divergent donc souvent. Finalement,la mondialisation n’a pas réellement résolu le conflit capital-travail, cette relation pouvant être aussi bien être complémentaire (distribution équitable de la plus-value) que conflictuelle (accaparation de la plus value, pour parler comme Marx; non re-distribution de la richesse créée, pour employer un language plus actuel. Ce problème de re-distribution n’est pas un a-priori idéologique flou, c’est, au contraire, une réalité économique mesurable et mesurée. La mondialisation a permis d’augmenter de façon significative la part de la rémunération du capital(rémunération des actionnaires) au détriment de la part attribuée du travail. Le financement de la protection sociale étant assis sur les salaires, il ne faut donc pas s’étonner si les caisses de sécurité sociales et de retraites sont en difficulté. Pour Phillipe Séguin, président de la cour des comptes (que l’on peut difficilement qualifier de dangereux gauchiste) un prélévement minime sur les stock-options suffirait a combler les déficits sociaux. Qui en a aujourd’hui la volonté politique?
La mondialisation, quelqu’en soit les avantages par ailleurs, peut donc objectivement être vue comme une revanche du capital sur le travail, comme une redoutable machine propre à ruiner l’état providence et les systèmes de protection sociale mis en place depuis la révolution industrielle. Alors, à qui profite la mondialisation?

 
léo solo
20H48 02/03/2008

ÔTAN
suspend ton vol !

 
François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
22H35 02/03/2008

Pardonnez-moi mais je suis en profond désaccord avec vous. Plus précisement, je suis parfaitement d’accord avec vous sur le fond, mais je ne comprends pas le lien que vous établissez entre la mondialisation et les égarements de notre pays en matière de redistribution des richesses.

Vous faites à mon sens une assimilation entre libéralisme et mondialisation.

1° La redistribution dont vous parlez n’a nullement eu besoin de la mondialisation. L’explosion des revenus des fractiles supérieures de la population française sur la période 1998/2007 (+42%, à comparer avec +4,6% pour 90% de la population) est un retour à…la France des rentiers de la fin du 19° siècle, qui présentait des statistiques similaires. Et sans que la mondialisation ai à y voir en quoi que se soit. Elle est par ailleurs, contrairement à l’idée reçue, essentiellement liée au fonctionnement national : explosion des salaires des dirigeants, de l’immobilier, des dividendes versées et des placements boursiers d’un côté. Quasi-Gel des salaires, diminution des subventions sociales, effondrement du pouvoir d’achat réel en matière de dépenses contraintes de l’autre(L’INSEE est en train de réaliser qu’on mange assez peu d’écrans plasmas, et que considèrer que la part du logement dans le budget est de 6% (ce qui est vrai si l’on intégre les propriétaires ayant achevé de payer leur logement) est également parfaitement stupide pour une bonne part de la population…mais il lui aura fallu du temps…)

2° La part des investissements étrangers de nos entreprises concernées par la délocalisation est infime (5% pour les marchés proches (europe, afrique du nord) et 1% pour les marchés éloignés (Inde, CHine)). Encore est-elle essentiellement provoquée par la volonté de s’installer sur un marché local bien plus que par celle de diminuer les coûts (ces diminutions sont extrêmement relatives et ne concernent que des marchés spécifiques : télémarketing par exemple pour le service, ou production/approvisionnement en matière première, dans un pays dont l’industrie représentent à peine 13% du PIB).

3° Je ne comprends pas pourquoi vous liez l’explosion des revenus du capital (phénoméne extrêmement ancien, même s’il a fortement accéléré sur la dernière décennie) à la mondialisation. L’augmentation des dividendes versées, l’explosion des trés hauts salaires, celle des valeurs immobilières ne sont pas liées à la mondialisation (sauf à considérer qu’il s’agit d’une « contamination » du monde anglo-saxon, mais nous l’avons largement dépassé sur ce terrain et il n’est qu’à traverser la manche pour en trouver les principaux défenseurs. Nul besoin de mondialisation sur ce point). Elle est l’alibi de la politique de compression des salaires et de durcissement des conditions de travail menées par nos dirigeants depuis une quinzaine d’année, mais en quoi en est-elle la cause réelle? Les délocalisations sont un épiphénoméne sur le plan macroéconomique. Le fantasme d’un travailleur français compétitif au seul regard de son coût horaire avec un travailleur chinois ou indien (payé 50 euros par mois) est une aberration économique, d’autant plus stupide que la France offre l’un des coûts unitaires salariaux les plus bas de l’OCDE.

4° L’immense majorité de la richesse produite en France provient de son marché intérieur (le 6° mondial pour seulement 1% de la population mondiale) et du dynamisme de la consommation de ses ménages. Si la politique actuelle (paupérisation de l’essentiel de la population, explosion des hauts revenus qui consomment comparativement trés peu) est aberrante - voire suicidiare - sur le plan économique (sans même évoquer les facteurs philosophiques ou moraux), quel est le rapport avec la mondialisation? D’aprés l’INSEE, 4% seulement des revenus des fractiles supérieurs proviennent d’investissements étrangers. La quasi-totalité de l’explosion de ces patrimoines se fait donc sur le territoire national.

5° L’obsession libérale de la compétitivité coût (extrêmement pardoxale dans l’un des pays les plus compétitifs du monde sur ce terrain (2° de l’OCDE), pays qui consacre plus à la défiscalisation des bas salaires et aux subventions aux entreprises (65 milliards en 2007) que ce que rapportent ces mêmes entreprises par le Biais de l’IS (55 miliards)) n’est pas liée à la mondialisation, mais à un présupposé idéologique dont se nourrissent les libéraux français (les voir conspuer les 35 heures, qui ont apporté en 4 ans 10% de gain de productivité et permis un quasi gel des salaires sur la même période, reste savoureux…).

6° Quant à la citation de monsieur Seguin, quoi qu’un peu exagérée, elle est parfaitement justifiée. On peut aller bien au delà : les dépenses militaires annuelles de l’amérique suffiraient à régler 80% des principaux probléme (sousnutrition, accés à l’eau potables ou aux soins, maladies infectieuses, scolarisation, etc…) à l’échelle de l’humanité. En quoi est-ce un probléme de mondialisation? La France est un pays extraordinairement riche (5° puissance mondiale, repassée devant la Chine cette année) dont les caisses seraient vides (et encore, elles ont pu assumer 15 milliards de paquet fiscal au bénéfice de 10% de la population pour l’essentiel). Il s’agit d’un probléme de volonté politique nationale, de prépondérance d’une approche libérale de la société. Pourquoi l’attribuer à la mondialisation? Le courant de pensé ultralibérale est né…en France, à la fin du 19° siécle!

7° Je nous crois pour l’essentiel d’accord sur le fond. Je ne comprends pas, simplement, pourquoi la lutte contre l’idéologie dominante, qui renoue depuis dix ans avec de trés anciens excés, se confond intellectuellement avec la lutte contre la mondialisation?

Quant à revenir au sujet premier : entre les IDEs étrangers (2° mondiaux), la création d’emploi qui en découle sur le territoire national, le CA exceptionnel des entreprises hors du territoire national (635 milliards en 2007, bien plus que nos exportations!), la place de la France en ce qui concerne les siéges sociaux de multinationales (2° mondiale également), etc…

Pourquoi devrions-nous ne pas nous en réjouir (car cela nous enrichit en tant que collectivité) parceque nos dirigeants politiques et nos leaders économiques se sont assujettis à une idéologie inégalitaire et socialement injuste?

Appauvrir collectivement le pays ne fera qu’accélérer le processus de paupérisation qui frappe la majorité de sa population.

Se battre pour une répartition plus appropriée des richesses, pour une redistribution plus juste, pour une meilleure rémunération du travail (ce pour quoi, paradoxalement au regard de sa politique, Nicolas Sarkozy avait été élu…) n’est pas se battre contre la mondialisation. Avec ou sans elle, les phénoménes que vous décrivez existent. Ils n’en sont pas dépendants, si ce n’est sur le terrain limité (quoi qu’en plein expansion) des rachats d’entreprises. Encore celui-ci profite-t-il largement à l’Europe (et notamment à la France), à voir la vitesse à laquelle nous investissons dans ce domaine.

Encore une fois, je pense que nos concitoyens se trompent de combat…

 
affreuxjojo
01H10 03/03/2008

Mon commentaire comprend effectivement un certain nombre de raccourcis. L’accroissement rapide des disparités de revenus est certainement plus lié au dévellopement du modèle néo-libéral qu’a la mondialisation proprement dite. Cela est exact sur le plan strictement économique. Mais le fonctionnement d’une société ne repose pas uniquement sur les réalités économiques objectives (sur lesquelles nous faisons sensiblement le même constat). Ce fonctionnement n’est pas purement mécanique. L’appropriation d’une part de plus en plus élevée de richesses par une minorité ne pourrait se réaliser sans un travail idéologique en profondeur vissant à faire accepter cette répartition inégalitaire par le plus grand nombre. Dans ce travail idéologique la mondialisation à un rôle prépondérant en étant utilisée pour justifier à peu près n’importe quoi: les revenus hallucinants des grands patrons (qui partiraient a l’étranger si ces revenus étaient inférieurs); les taux de rendements de plus en plus élevés des investissements (qui autrement iraient se placer ailleurs); les reculs sociaux sans fin ( sinon les emplois partent à l’étrangers); les cadeaux fiscaux( pour enrayer la fuite des cerveaux) etc, etc. Tout ces arguments répétés sans fin peuvent être simultanément redoutablement efficaces et rigoureusement faux . En ce sens la mondialisation peut se définir comme un outil puissant au service du néo-libéralisme.

 
François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
01H28 03/03/2008

Nous sommes donc parfaitement d’accord ^^

Le probléme est qu’en reprenant l’argumentation spécieuse des néo-libéraux, nous ne faisont que les accréditer.

Les éléments que vous mentionnez sont particulièrement parlant : le départ des emplois à l’étranger, la fuite des cerveaux, les départs des grands patrons, l’investissement étrangers en france…

Autant d’éléments qui relèvent du mythe et ne résiste à aucune analyse statistique sérieuse.

Je pars du principe qu’il faut justement démonter ces mythes et revenir à une approche pragmatique et factuelle de ces divers phénoménes.

Si la mondialisation a le dos large, elle ne porte en réalité qu’une part de responsabilité insignifiante dans l’évolution actuelle de la société française.

En ce sens, il me paraît trés important de démontrer que cette évolution trouve sa source dans le lobbying intensif d’une frange ultraminoritaire de la société française, et se fonde sur des contre vérités.

Il est donc essentiel de mettre en avant que la mondialisation profite bien davantage à la France qu’elle ne lui nuit : peut-être pourra-t-on alors jeter les bases d’une évolution positive sur ces différents sujets.

Tant que la dialéctique néo-libérale n’aura pas été mise en lumière pour ce qu’elle est, je ne pense pas que l’on puisse espérer un tel débât.

La mondialisation est à la politique économique actuelle ce que le sentiment d’insécurité est à notre politique criminelle.

Un alibi fort pratique et qui permet de justifier l’injustifiable…

 
léo solo
11H01 03/03/2008

« Si la mondialisation a le dos large, elle ne porte en réalité qu’une part de responsabilité insignifiante dans l’évolution actuelle de la société française. »

L’utilisation de l’adjectif « insignifiante » est significatif de la présence d’un point pour le moins aveugle.

Rappeler dans un premier temps que 80% des lois françaises sont des déclinaisons des lois européennes chasse un peu de brouillard.

Rappeler que l’AGCS (accord général sur le commerce des services) promu dans le cadre de l’OMC, est l’alpha et l’omega structurel des relations (concurrentielles) entre pays, terriroires , entreprises et personnes nous permet d’y voir définitivement clair et dès lors lutter sans défaut.

Ajouter à ceci que des volontés politiques nationales visant à instaurer un monde démocratique solidaire et écologique sont indispensables permet d’aller au delà d’une argumentation d’adaptation à CETTE mondialisation.

 
C. Creseveur | scénariste
10H52 03/03/2008

Sur le montant il n’y a effectivement pas de quoi se gausser, et Louis Gallois a d’ailleurs des réactions ambiguës qui trahissait cela: d’un côté il précisait que 179 commandes sur environ 1150, ce n’était pas énorme (d’autant que si on le divise par 2, et qu’on y ajoute le coûts d’installation de l’infrastructure, ect. l’intér^t devient moindre); de l’autre il exultait (le cocorico forcé, s’il veut garder son poste).

Une question me taraude: cette commande subite ne serait-elle pas liée à des promesses d’engagement aux côté des US en Afghanistan?

Car sur le papier ça ressemble furieusement à un contrat de « compensation ».

 
romi45 | découvre l'information
12H40 04/03/2008

La suite de l’affaire

Le Congrès américain entend examiner le contrat d’EADS avec le Pentagone

WASHINGTON (AFP) - La présidente démocrate de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi a affirmé lundi que le Congrès « devait examiner » le contrat des avions ravitailleurs de l’armée de l’Air remporté par l’européen EADS, maison-mère d’Airbus, allié à l’américain Northrop Grumman.

« La décision de l’armée de l’Air d’accorder le contrat de la modernisation nécessaire de la flotte d’avions ravitailleurs à Northrop Grumman et Airbus soulève des questions graves que le Congrès doit examiner de façon approfondie », a déclaré Mme Pelosi dans un communiqué.

« Quelles sont les implications de sécurité nationale liées à l’utilisation d’un avion fourni par une société étrangère pour cette mission essentielle? » demande notamment Mme Pelosi.

A la surprise générale, le Pentagone a choisi vendredi EADS et Northrop Grumman pour ravitailler en vol les avions de l’armée de l’Air, au détriment de son rival Boeing.

Ce méga-contrat porte sur 179 appareils pour quelque 35 milliards de dollars.

« Vu les ramifications de cette décision pour les Etats-Unis, l’armée de l’Air doit expliquer au Congrès comment elle correspond aux besoins à long terme de notre défense et des Américains », assure Mme Pelosi.

« A-t-on prêté suffisamment d’attention à l’impact de ce contrat sur les emplois en Amérique et sur notre sphère technologique? », demande encore la plus haute responsable du Congrès.

L’attribution du contrat des avions ravitailleurs à EADS, une véritable gifle pour l’avionneur américain Boeing, avait déjà provoqué la colère des sénateurs de l’Etat de Washington (nord-ouest) et du Kansas (centre), qui ont écrit lundi au secrétaire à la Défense Robert Gates pour lui demander que l’armée de l’Air justifie sa décision à Boeing d’ici à la fin de la semaine.

La sénatrice démocrate de l’Etat de Washington Patty Murray s’est montrée particulièrement en colère, estimant que le contrat représente « un plan de relance européen financé par les contribuables américains », alors qu’il faudrait selon elle « investir dans l’industrie aéronautique américaine et ses emplois à hauts salaires et hautes qualifications ».

L’US Air Force avait attribué à l’origine, en 2003, un contrat de location-vente à Boeing pour ses ravitailleurs. Mais ce contrat avait finalement été annulé après la découverte d’irrégularités, qui ont valu la prison à deux responsables de l’avionneur américain, et poussé le secrétaire à l’Armée de l’air américaine de l’époque à la démission.

John McCain, sénateur de l’Arizona et actuel candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle américaine de novembre, avait à l’époque activement dénoncé la connivence entre le Pentagone et Boeing dans cette affaire.

Le contrat avait ensuite été remis en jeu.

Boeing présentait une version dérivée de l’avion-cargo B767-200, le KC-767.

EADS offrait de son côté une version modifiée de son Airbus A330, le KC-30, dont il vante les capacités d’emport supérieures (226 passagers et 32 palettes, contre 190 et 19).

Jouant sur la corde du patriotisme économique, le groupe européen a promis qu’il délocaliserait à Mobile (Alabama, sud) l’assemblage de l’A330 cargo, créant 300 emplois directs supplémentaires en plus des 1.000 générés par la production des ravitailleurs.

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François Doutriaux | Juriste et enseignant chercheur
18H07 04/03/2008

la capacité des politiques américains - qui dirigent un pays dont la survie économique est cofinançée à perte par le reste du monde depuis cinquante ans - à raconter n’importe quoi sur le terrain économique me laissera toujours pantois.

Evoquer un « plan de relance européen finançé par les contribuables américains » est déjà burlesque lorsque l’on compare les performances économiques des deux zones sur tous les terrains, mais lorsqu’on tient compte du budget militaire américain (plus de 700 milliards de dollars annuels sans compter le surcoût de la « guerre » Irakienne pourtant officiellement terminée depuis plusieurs années), on bascule dans le grand n’importe quoi.

Qu’un organisme public soit tenu de « justifier » auprés de l’un des concurrents la perte d’un appel d’offre illustre avec saveur la cocneption économique censément « libérale » des états-unis.

En dépît de leurs efforts méritoires pour se hisser à leur niveau, les politiques français ont encore du chemin à parcourir. Laissons leur du temps cependant, ils ont largement prouvé ces sept dernières années leur motivation dans ce domaine….