
L'assistanat archaïque encore trop souvent la règle en matière de coopération avec le tiers monde. Les récentes péripéties qui ont marqué l'exclusion du Tchad de l'ONG l'Arche de Zoé ont mis en lumière les dérives de certaines actions de coopération humanitaire avec l'Afrique.
Certaines initiatives, comme celle de l'école élémentaire de Bassiata, dans le quartier déshérité de Bobiel, à Niamey, prouvent pourtant qu'il est possible d'aider les pays en difficulté sans tomber dans l'assistanat, où les pseudo-coopérants tentent de se substituer aux initiatives locales.
Une nouvelle vie pour 230 élèves
Ce vendredi 22 février, d'un doigt ferme Aïcha a enclenché le commutateur permettant à son école du quartier Bobiel à Niamey de disposer enfin de l'électricité. Ce raccordement électrique a été financé par le produit d'une vente d'objets nigériens organisée à Paris par les amis de Bassiata une association qui soutient le développement de l'école. Cet équipement est une révolution : en 2008, on peine à imaginer cette situation pourtant courante dans le tiers monde : de nombreuses écoles publiques de Niamey ne disposent même pas de l'électricité. Alors, une école privée… Qui plus est une école dont un tiers des élèves sont des filleuls, c'est-à-dire bénéficiant d'un parrainage extérieur. 64 filleuls pour 230 élèves, tous issus de Bobiel, ce quartier périphérique bâti de banco et de cases en paille abritant les nomades peuhls ou touaregs qui affluent vers la capitale du pays.

On ne parvient ici que par des pistes défoncées, au prix d'ensablements fréquents. Sur un arpent de sable rouge, où il n'y avait rien, ont été construits deux groupes de trois classes, qui seront complétés, à la rentrée prochaine, par trois autres classes. L'électricité plus l'enseignement, c'est donc l'avenir. Surtout dans ce pays du Sahel, l'un des plus pauvres du monde, où l'espérance de vie est de 45 ans, où moins de la moitié des enfants sont scolarisés.
Assiata Bassia-Haïdara, Aïcha pour ses proches, est l'épouse d'un haut-fonctionnaire et la mère de cinq enfants. Institutrice puis directrice d'une école maternelle, horrifiée par le sous équipement scolaire flagrant de la capitale nigérienne, elle a conçu le projet assez fou de bâtir de toutes pièces une école maternelle-primaire dont les élèves seraient essentiellement des enfants du quartier, sans ressources donc privés d'accès à l'enseignement, des orphelins ou des enfants issus de foyers sans père.
A l'origine, ce projet disposait 5000 mètres carrés non viabilisés, donnés par le gouvernement, sur une zone sableuse, entre trois maisons en banco et des huttes de nomades. Mais aucune autre aide, ni publique ni privée.
Aïcha Bassia-Haïdara, qui ne voulait pas recourir aux mécanismes habituels de la coopération culturelle, aux relents néo-colonialistes, mobilise de multiples bonnes volontés, bientôt fédérées au sein d'une association.
Pour servir de cadre, elle fonde une société privée, vend ses propres biens pour assurer les premiers investissements. Des microcrédits et des dons en numéraire complètent l'apport dans un premier temps, jusqu'à que soient rassemblés assez de parrains pour donner une consistance au projet.
L'anti-Arche de Zoé
Le système se base sur le parrainage. A l'opposé de toute forme d'adoption, il s'agit de financer les études primaires d'un enfant, pour la somme de 200€ par an pendant six ans. Le parrain s'engage à renouveler son don tous les ans, jusqu'à la fin de la scolarité primaire.
Comme il faut trier parmi des centaines de candidatures, assisté par une médiatrice locale bénévole, un comité de sélection choisit les enfants. La priorité va aux enfants de familles très nombreuses, dont les parents sont dénués de ressources. Un bénéficiaire par famille, avec une exception pour les jumeaux. Le recrutement est limité au quartier pour éviter les aléas des transports. L'enfant entre en maternelle et passe de classe en classe jusqu'à la fin du primaire. Le programme scolaire est le même que dans les écoles publiques.
Les parrains peuvent connaître leur filleul, et même choisir d'aider un garçon ou une fille. Mais pas question de déraciner l'enfant. Il doit vivre dans sa famille. Un des parrains a demandé s'il pourrait recevoir son filleul pour les vacances. La réponse est non. L'enfant est nigérien, il doit rester dans son environnement.
Strictement laïque, l'école est bâtie selon les standards de l'UNESCO, les programmes sont ceux du Ministère de l'Education nigérien, les enseignants sont des instituteurs diplômés, soutenus par des assistantes maternelles pour la quarantaine d'enfants de la maternelle. Le taux de réussite à l'examen de fin d'études primaires atteint 100%. Ouverte il y a deux ans à la rentrée scolaire 2006, l'école comporte déjà deux groupes de trois classes. Un troisième bâtiment sera bientôt construit.
Mais le projet souffre du déséquilibre entre demande et capacité d'accueil. Tout au long de l'année, les mères ont beau pleurer, supplier, impossible de fléchir le comité de sélection, la direction doit refuser des enfants faute de places.
Trois des objectifs sont déjà atteints : la scolarisation de plusieurs dizaines d'enfants sans ressources, mêlés à de moins pauvres, gage de mixité sociale. Une nouvelle animation du quartier assurée par l'existence même de l'école. Et, immense sujet de satisfaction pour la directrice, la démonstration qu'au Niger une femme est capable de mener à bien un projet d'importance et de gérer des rapports à la fois nouveaux et normaux avec des Français qui soutiennent son action.





















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De meslay claude
agrégé sciences naturelles | 11H46 | 01/03/2008 |
Bravo pour cette initiative qui démontre une fois de plus que l'Afrique sera sauvée par les femmes. D'ici, nous suivons cela de loin avec au coeur la chaleur de l'Afrique qui nous a tant donné. Nous avons vécu 25 ans en Afrique subsaharienne Sénégal Côte d'ivoire et Cameroun et y avons rencontré des gens généreux et attachants. Comment les aider avec nos moyens, je dis bien aider par un soutien qui, même s'il n'est que financier ne doit pas être considéré comme une aumone. Les africains sont, à juste titre, fiers de leur passé que bien peu d'européens connaissent et que nous nous devons de respecter.
à meslay claude
De damiencireateau
pute a paris | 14H21 | 01/03/2008 |
encore une fois la france nous decois apres lenvoi des dechets toxique en cote d ivoire,le vols des matiere premiere en afrique,l arche de zoé,le soutien des regimes dictatoriaux en afrique ,le genocide au rwanda,la tuerie de villiers le bel. la france trouve un nouveau systeme LIGOTÉ les africains comme le faisaint le ku kux klan au USA dans les periodes barbares.
http://www.camer.be/index1.php ? art=1496
je prie tous francais a ne plus consommer les produits francais en guise de protestation pacique.
nous devons immobiliser l economie pour forcer le debat democratique sur la situation de l afrique que nous avion tant pillié
à damiencireateau
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 15H29 | 02/03/2008 |
Vous n'avez pas l'impression de pratiquer des dangereux amalgames en mettant sur le même plan le génocide au Rwanda et Villiers-le-Bel ?
Vous croyez sérieusement que les Français vont boycotter les produits français et asphyxier leur propre économie ?
Heureusement que vous ne représentez pas ceux qui militent contre la Françafrique…
à meslay claude
De richelieu94
10H50 | 03/03/2008 |
Sauver par les femmes, encore un discours tout fait qui ne repose sur rien… dommage pour un agrégé…
De freedid
12H57 | 01/03/2008 |
Vive l'implication intelligente de toutes les énergies et de toutes les compétences.
Dans le même genre d'initiative, au Cambodge il y a l'école hôtelière Salabai qui offre aux enfants défavorisés de la région de Siem Reap ( prés des temples d'Angkor )un an de scolarité professionnelle dans les métiers de l'hôtellerie.
L'école est soutenue par l'association Agir pour le Cambodge
Mon commentaire n'est pas là pour comparer les situations mais pour dire que cela marche.
Niger - Cambodge même combat, il faut tordre le cou à la misére
De Houvaton
13H03 | 01/03/2008 |
Cette article oublie quelques petits détails et ne restitue en rien le contexte d'une démocratie représentative dirigé par Mamadou Tandja, le clone d'Idris Déby au Tchad attenant, qui a lui aussi quelques difficultés depuis février de cette année avec les « rebelles » touaregs.
Le Niger : deux fois plus grand que la France en superficie pour 13 millions d'habitants vivant principalement de l'agriculure, et c'est tant mieux, au sud du pays traversé par un petit bout du fleuve Niger (qui arrose Niamey) de plus en plus pollué par les blanches sociétés industrielles européennes.
Les plus importantes ressources naturelles du Niger sont l'or, le fer, le charbon, l'uranium et le pétrole.
(Certains animaux, comme les éléphants, les lions et les girafes, sont en danger de disparition).
Par ailleurs, le Niger comprend les plus importantes réserves d'uranium du monde, dans la région d'Arlit exploitée par des filiales de la société française Areva. Elles ont pendant longtemps fourni l'essentiel de l'uranium utilisé en France comme combustible dans les centrales de production d'électricité et pour les armes nucléaires. Alors offrir un peu d'élec à l'école de Bassiatia, franchement il y a de quoi s'énerver. Aujourd'hui Arlit ne produit presque rien sauf quelques leucémies et malformations à la naissance chez la population touareg que l'ex Cogema n'a pas jugé bon d'informer lors de l'exploitation du minerai. Deux autres sites produisent à nouveau et comme Areva est de moins en moins apprécié la France envoie notre police former celle de Mamadou Tandja car outre un producteur d'uranium, le Niger est devenu un pays pétrolier qui a connu, de ce fait, en mars 2005, de fortes manifestations populaires. En effet, le pétrole y est apparu moins comme un miracle que comme un facteur de déstructuration d'une société en quête d'identité, du fait de la captation d'une rente par un groupe limité.
Cette article sirupeux et hypocrite pondu par un soit disant journaliste d'investigation ne prend même pas la peine de relever non plus que :
- les « Amis de Bassatia » sont sponsorisés par le Rotary Club de Saintes, par le groupe Total, par Dior et j'en passe,
- le lien ténu existant entre Eric Breteau et François Sarkozy, le fère cadet pédiatre de formation de « notre » Président, organiquement relié à Stéphanie Lefebvre à la fois directrice adjointe de Paris Biotech Santé Hopital Cochin et secrétaire générale trésorière de l'Arche de Zoé et j'en passe …
Honte à cet article, honte à ce pseudo journaliste qui nous trompe, honte à Rue89 « la Révolution de l'Info ».
(J'ai fait court, ça m'a pris 15 minutes pour me renseigner, autant pour faire ce résumé alors que je ne suis ni écrivain ni journaliste)
à Houvaton
De Philippe Madelin
(auteur)
Journaliste | 13H24 | 01/03/2008 |
Merci pour vos observations sympathiques. Par principe, je n'utilise jamais le moindre adjectif qualificatif. Vous pourriez m'imiter.
Pourquoi douter de ma qualité de journaliste d'investigation, dont je ne fais d'ailleurs pas état dans ce qui n'est qu'un reportage ?
Je n'ai pas à citer les sponsors - et il y en a d'autres - qui aident cette école, sans aucun enjeu économique. En revanche, je n'ai pas entendu parler du Rotary club de Saintes. Et de toute façon, pourquoi refuser une aide qui serait de toute façon sans condition ?
Il s'agit d'aider des enfants à accéder à la connaissance. Ce qui semble vous déranger.
Pour le reste l'amalgame avec les gens qui ont soutenu l'Arche de Zoë est d'autant plus malvenu que justement Bassiata inscrit son action à l'opposé. Est-il interdit de présenter les choses sous un jour favorable ?
Quant au climat politique au Niger, c'était hors de propos.
à Houvaton
De freedid
13H32 | 01/03/2008 |
Combien de nigériens connaissez vous personnellement ?
J'ai la la chance de côtoyer quasi quotidiennement un nigérien dans le cadre de mes activités professionnelles.
Nous avons passé certainement plus que 15 minutes ( a mon avis cela ce compte en heures) pour qu'il m'explique la situation et la complexité du Niger.
Je n'ai pas encore toute les cartes en mains mais je ne me permettrais pas d'avoir un avis aussi tranché que le votre.
Laissez l'association « les amis de Biassatia » se demerder, elle n'a pas besoin de vous. et la prochaine fois que vous aurez 2 x 15 minutes à perdre, utilisez les pour aider les pays en voie de développement, ça fera plus avancer le bouchon.
Merci d'avoir associé le fonctionnement de l'arche de Zoé à toutes les causes humanitaires, cela démontre bien que la nourriture intellectuelle du moment c'est l'amalgame ( comme pour critiquer les medias d'ailleurs )
Don't blame the medias, be the media
à Houvaton
De Pierre Haski
Rue89 | 13H40 | 01/03/2008 |
Vous n'aviez pas besoin d'aller très loin pour vous renseigner : Rue89 a écrit plusieurs fois sur les relations entre Areva et le Niger, sur la révolte des Touaregs et sur l'emprisonnement de journaliste (d'abord nigériens) par le régime de Niamey. Ca n'empêche pas que des initiatives comme celle-ci puissent avoir lieu et être saluées, le monde n'est pas totalement noir et blanc (sans jeu de mots, je le jure).
à Pierre Haski
De Houvaton
14H20 | 01/03/2008 |
Oui, mais Rue89 n'a jamais rien écrit sur le très étonnant lien ténu qui existe entre François Sarkozy et l'Arche de Zoé !
Le manichéisme que vous dénoncez, vous nous l'infligez à longueur d'articles à travers les sempiternelles élections françaises - municipales ces jours-ci - d'un régime de démocratie représentative dont on voit ce qu'elles peuvent donner au Niger et au Tchad, élections françaises manichéennes car fixée sur la stupide opposition droite gauche sans jamais nous gratifier d'un seul article sur l'incroyable et pleine de vitalité démocratie directe en Suisse systématiquement tue par les medias français.
Si vous vous rendez sur le site Paris Biotech Santé (sous-directrice Stéphanie Lefebvre, fille de Jean-François Dhainaut, qui est également secrétaire générale de l'Arche de Zoé ! ) cliquer en haut à gauche sur Actualité pour lire la « Mise au point » : 21 décembre 2007 : Apparaît alors sur cette page en bas le Contact Presse : Mary Sills 06 21 33 52 43 - mary.sills@free.f. http://www.parisbiotechsante.org/pbs6/
Or, d'après l'enquête de Léna Mauger du NouvelObs (semaine du jeudi 29 novembre 2007) Mary Sills est « une vétérante de l'humanitaire. Elle est l'ancienne attachée de presse de Bernard Kouchner . Elle l'a suivi partout pendant près de dix ans, au ministère de la Santé, à Ingérence Santé, son association. En fait, Mary Sills appartient au premier cercle du French doctor (aujourd“hui ministre des Affaires Etrangères), à ce petit groupe de fidèles soudés et solidaires. ”
Cliquez sur Organisation puis organigramme puis Comité d'évaluation et vous avez François Sarkozy …
Vous trouvez également ailleurs Guillaume Sarkozy, l'autre frère, nommé à la tête de Médéric depuis 2006 (Médéric en partenariat avec le géant Pfizer déjà épinglé au Nigéria en 1996) le grand dispositif pour soigner la maladie d'Alzheimer, grande cause nationale de not » président dès le début de sa fonction …
Et si cela intéresse notre grand journaliste d'investigation Philippe Madelin voici déjà quelques solides bases sur lesquelles il peut s'appuyer, et Rue89 d'en faire un article qui, par ce relais, se fera un plaisir de nous informer :
http://watchingsarko.canalblog.com/archives/2007/11/11/6844672.html
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2247/articles/a361338-lombre_…
à Houvaton
De Philippe Madelin
(auteur)
Journaliste | 14H47 | 01/03/2008 |
Désolé. Mais ces précisions certes intéressantes sont sans rapport avec mon papier.
Je vous rappelle mon texte précis, auquel vous auriez dû vous référer avant d'écrire :
« L'assistanat archaïque est encore trop souvent la règle en matière de coopération avec le tiers monde. Les récentes péripéties qui ont marqué l'exclusion du Tchad de l'ONG l'Arche de Zoé ont mis en lumière les dérives subies par certaines actions de coopération humanitaire avec l'Afrique. Elles ont démontré qu'il ne fallait pas confondre la coopération indispensable avec l'assistanat où les pseudo-coopérants tentent de se substituer aux initiatives locales.
A l'inverse de ce qu'il faut bien considérer comme un comportement erroné, certaines initiatives prouvent qu'il est possible d'aider les pays en difficulté sans dicter la loi aux responsables locaux.
à Philippe Madelin
De Houvaton
15H27 | 01/03/2008 |
Et d'une je répondais à Pierre Haski
Et de deux je vous soumets une proposition à laquelle vous ne répondez pas mais utilsez le terme « dérives subies par certaines actions de coopération humanitaire “ dans votre article. Qui sont les victimes selon vous ? Apparemment ça n'a pas l'air d'être les enfants ! ! ! Moi j'appelle ça trafic d'organes et tests en laboratoire sur cobayes humains non volontaires et toujours enlevés à leur mère car Déby retient toujours les 103 enfants à Djaména alors que 96 ont été formellement identifiés ayant un père et une mère ! Voir le Canard, entres autres, cette semaine qui lache cette info.
La question que je vous pose donc puisque ayant lu votre bio en tant qu'auteur de livres sur la politique franco-africaine (je résume) est : allez-vous prochainement nous gratifier d'un articles sur le très étonnant lien ténu qui existe entre François Sarkozy et l'Arche de Zoé !
Pas la peine de répondre, je sais que vous ne le ferez pas car si vous le faisiez vous souleveriez alors le voile sur les vraies prratiques des ONG (tout un article à faire là aussi) et condamneriez sans appel l'initiative charitative et hypocrite pour cette école de Bassavia.
Qu'on foute la paix aux africains, qu'on arrête de leur imposer toute une série de dictateurs créés par nos propres dictateurs, chez nous, issus d'une pseudo démocratie ‘représentative’, qu'on arrête de leur voler leurs richesses en polluant leurs terres, laissez-les tranquilles, à bas cette saleté d'ingérence initié par ce mafieux Kouchner payé par Total, et ils ne viendront pas se faire exploiter, payés au ‘noir’, dans les cuisines de nos restaurants parisiens ou brûlés vifs dans des hotels minables et dangereux de la region Ile de France.
De ibouse28
13H16 | 01/03/2008 |
Les « Humanitaires » sont les nouveaux missionnaires : Bourrages de crâne, mensonges, assassinats à répétition…Ce sont les « humanitaires » qui encouragent et cimentent le néocolonialisme, c'est eux-mêmes qui imposent des guerres en Afrique. Ils sont plus dangereux que les politiques. Ce sont des agents secrets, des vendeurs d'armes des recruteurs en mercénariat…
Ces humanitaires, qui ne veulent jamais remplir le tonneau, tuent l'Afrique à petit feu. Ils doivent déguerpir.
De par- ping
13H47 | 01/03/2008 |
on commençait à rêver …………..on déchante ! je suis en effet plus que d'accord ,pour ma modeste part ,que bien des « pauv » cons « devraient se “casser” de l'Afrique afin qu'elle puisse retrouver elle même le chemin ,et s'affranchir de tout néocolionialisme commercial ou humanitaire.Mais hélas mille fois hélas ce me semble être un rêve d'idéaliste humaniste peu en rapport avec la triste réalité du moment.j'attend la suite des commentaires avec impatience.
De Bongoman
insoumis | 15H27 | 01/03/2008 |
» »« Dans le même genre d'initiative, au Cambodge il y a l'école hôtelière Salabai qui offre aux enfants défavorisés de la région de Siem Reap ( prés des temples d'Angkor )un an de scolarité professionnelle dans les métiers de l'hôtellerie. » » » »
» »« Il s'agit d'aider des enfants à accéder à la connaissance. Ce qui semble vous déranger. » » »
» »« Niger - Cambodge même combat, il faut tordre le cou à la misére » » »
acceder a la connaissance ? ? ? ? avec des metiers de l'hotelerie ? ? ?
je vois que nous n'avons pas la meme conception de la « connaissance “ ou peut etre estimez vous que celle inculqué a ces pauvres enfants par vos soit disant asso humanitaires ,est suffisante pour ce que le futur leurs reserve ? ? ? quand a savoir travailler comme esclaves sous payé donc exploités sur leurs propre sol(comme nous avons pu le voir dans un docu a la tele il y a peu ! ! ! ! ) dans ces complexes touristiques qui poussent comme des champignons dans des pays sous devellopés et construit par d'enormes societes occidentale toujours volontaire a se faire du fric sans complexes ,sur le dos de la misere ! ! ! !
entierement d'accord avec houvaton ! ! ibouse28 et ping ! ! !
Y EN A MARRE DE LA FAUSSE AIDE HUMANITAIRE DE MERDE ! ! ! !
De Bongoman
insoumis | 15H37 | 01/03/2008 |
allez ! allez ! Monsieur Madelin ,vu votre CV ,je suis sur que vous etes au courant bien des « choses » qu'on aimerais bien savoir ! .. : )
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Madelin
à Bongoman
De Houvaton
16H37 | 01/03/2008 |
Waouh en effet ! Merci Bongoman, je m'étais, comme le riz, cantonné à sa bio sur Rue89.
» Collaborateur pigiste à TF1 à partir de 1975, journaliste réalisateur à FR3 en 1976/77, il (Philippe Madelin) devient journaliste permanent à TF1 de 1981 à 1995. Après son éviction de TF1 en 1995, à laquelle son livre L'or des dictatures donne un relief particulier par anticipation quand il relate les pérégrinations de « Bébé Doc » (Duvalier fils ) en France, il collabore comme pigiste à la radio BFM, puis comme enseignant invité au CFPJ (Centre de formation permanente des journalistes), de 1998 à 2005. Madelin collabore également au bulletin interne de l'Association des Auditeurs de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES). «
» L'Institut National des Hautes Études de Sécurité (INHES), successeur de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI), est un établissement public administratif directement rattaché au cabinet du ministre de l'Intérieur. »
J'avais déjà écrit ici que Rue89 était relié au ministère de l'Intérieur (Bonjour MAM) voilà qui est désormais prouvé. Connait du monde la « Révolution de l'Info » !
l'Association des Auditeurs de l'Institut national des hautes études de sécurité :
Son président
Bernard Hagelsteen, Préfet
Ses membres
Par décret en date du 6 décembre 2004, sont nommés membres du conseil d'administration de l'Institut national des hautes études de sécurité, en application de l'article 6 du décret n° 2004-750 du 27 juillet 2004 portant création de l'Institut national des hautes études de sécurité : Mme Bernadette Malgorn, Secrétaire générale du Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales ;
M. Frédéric Péchenard, Directeur général de la police nationale ;
Le Général Guy Parayre, Directeur général de la gendarmerie nationale ;
M. Henri Masse, Directeur de la défense et de la sécurité civiles au Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales ;
M. Jean-Marie Huet, Directeur des affaires criminelles et des grâces au Ministère de la Justice ;
M. Claude d'Harcourt, Directeur de l'administration pénitentiaire au Ministère de la Justice ;
M. Jérôme Fournel, Directeur général des douanes et des droits indirects au Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique ;
M. Bertrand Munch, Directeur de l'évaluation de la performance et des affaires financières et immobilières au Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales ;
M. Philippe Carré, Directeur des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement en qualité de représentant du Ministre des affaires étrangères et européennes ;
M. Gérard Dumont, Conseiller général des établissements de santé au Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports ;
M. Laurent Labaye, Général de corps aérien, Directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale et du Centre des hautes études militaires ;
M. René Dosière, Député de l'Aisne ;
M. Guy Geoffroy, Député de Seine-et-Marne ; M. Charles Pasqua, Ancien Ministre, Sénateur des Hauts-de-Seine ;
M. Paul Girod, Sénateur de l'Aisne ; M. Jean-Pierre Balduyck, Maire de Tourcoing ; M. Pierre Maille, Président du conseil général du Finistère ; M. Eric Doligé, Président du conseil général du Loiret ; M. Claude Baland, Préfet de la Seine Saint-Denis ; M. Patrick Riou, Inspecteur général de la police nationale ;
M. Edmond Buchheit, Inspecteur de la Gendarmerie nationale ; M. Alain Bauer, Président de AB Associates ;
M. Claude Tarlet, Président-directeur général de SOS Sécurité ; M. Jacques Pelissard, Président de l'Association des maires de France ;
M. Christian Fremaux, Président de l'Association nationale des auditeurs de l'Institut national des hautes études de sécurité ;
Mme Christine Aumont, Représentante du personnel de l'Institut national des hautes études de sécurité ;
M. Alain Aumonier, Représentant du personnel de l'Institut national des hautes études de sécurité.
CRAIGNOS DE CHEZ CRAIGNOS …
Pour ceux qui lisent trop rapide je rappelle la présence dans ce comité de M. Charles Pasqua (parce que c'est le plus connu dans cette joyeuse équipe), Ancien Ministre, Sénateur des Hauts-de-Seine. Ce decret date de 2004, l'a du le remanier un peu depuis Nicolas.
De raspou
15H41 | 01/03/2008 |
Il est en soi salutaire de rappeler, si besoin en était, qu'il y a beaucoup de pratiques de l'humanitaire fort différentes de cette caricature absurde qu'a été l'Arche de Zoé.
Cela étant, il aurait peut-être été intéressant de dire que le modèle décrit ici ne semble pas particulièrement original. Le parrainage d'enfants tel que vous le décrivez est pratiqué par des dizaines d'associations de par le monde, certaines sur une base individuelle (on paie les études de « son » filleul), d'autres sur une base collective (on contribue à sponsoriser une classe - ce qui est en soi plus sain mais plus difficile à « vendre » aux parrains).
Intéressant également aurait été de réfléchir à ce que ce type de modèle peut apporter au développement du système éducatif du Niger. Faire une école privée qui va offrir un avenir à 250 enfants, c'est très bien. Mais l'objectif de la coopération pour le développement devrait être plus largement d'oeuvrer pour améliorer le système éducatif nigérien dans son ensemble. C'est l'aboutissement d'une démarche où l'on passe de l'humanitaire (= aider des individus) à l'aide au développement (= améliorer un système).
C'est évidemment beaucoup plus compliqué que de construire et faire tourner une école, mais il y a des cas de belles réussites obtenues par des ONG françaises. Pour avoir travaillé dans ce secteur il y a quelques années au Vietnam, j'avais été marqué par la réussite exemplaire de deux projets : Handicap International avait monté un centre de formation professionnelle pour adolescentes défavorisés ; dans le domaine de la nutrition infantile, le GRET avait développé une farine que l'on pouvait produire localement. Dans les deux cas, la grande réussite avait été que les autorités vietnamiennes s'étaient emparés de ces projets pour les répliquer à grande échelle sur l'ensemble du pays.
A l'examen d'un projet de développement, il est important de se poser cette question de sa duplicabilité à grande échelle par les autorités nationales, au risque de se cantonner à des initiatives privées qui décrédibilisent par contraste le système public plutôt qu'elles ne lui donnent des pistes pour s'améliorer… (Il est en ce sens amusant de constater comment de grands défenseurs de l'éducation publique en France peuvent se faire les laudateurs d'initiatives privées dès qu'elles ont lieu sous d'autres cieux.)
Souhaitons donc à cette belle initiative nigérienne qu'elle ne demeure pas une oasis vivant de financements extérieurs et faisant quelques heureux (ce qui est déjà très bien) et beaucoup de déçus… Souhaitons qu'elle contribue à tirer vers le haut le système de tout un pays…
Je trouve que ces dimensions manquent à l'article, ainsi que d'autres plus techniques mais importantes (ex : provenance et montant des fonds récoltés, perspectives d'automisation financière, politique de recrutement et de rémunération des enseignants, approche pédagogique, etc.). Et vous auriez très clairement pu vous passer du cliché si facile sur le caractère « néocolonialiste » de la coopération « culturelle » (je suppose que vous voulez dire la coopération bilatérale française)… Il y a suffisamment d'analyses critiques pertinentes à faire sur la coopération française pour ne pas se contenter de cette pique banale et caricaturale qui témoigne mal de la diversité des situations et fleure bon le prêt-à-penser…
à raspou
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 15H37 | 02/03/2008 |
Pourquoi l'humanitaire se réduirait à l'aide aux individus ?
Quand des médecins forment d'autres médecins en établissant des cliniques mobiles, sont-ils en train d'aider simplement des individus et non de participer à la transformation d'un système ?
Quant à l'aide au développement, il faudrait commencer par réformer en profondeur son fonctionnement, à en croire Survie…
à Network 23
De raspou
03H29 | 03/03/2008 |
Tout est effectivement affaire de définitions. Pour moi, la formation de médecins s'apparente plus à une démarche « développement » qu'à une démarche « humanitaire », que j'assimile plutôt à de l'aide d'urgence. Mais on peut très bien soutenir une position différente, l'important étant de se mettre d'accord sur les termes.
Quelle aide au développement faudrait-il réformer ? Ce vocable peut concerner les ONG (dans toute leur diversité), les collectivités territoriales, les Etats, les Universités, les organisations internationales… Dans chacune des catégories, il y a des choses qui marchent bien et d'autres qui marchent mal, il faut sortir des généralités…
De Bongoman
insoumis | 16H08 | 01/03/2008 |
»« Il y a suffisamment d'analyses critiques pertinentes à faire sur la coopération française pour ne pas se contenter de cette pique banale et caricaturale qui témoigne mal de la diversité des situations et fleure bon le prêt-à-penser… » »
insinuez vous que ,qui ne vois pas les choses de votre point de vue,ne serais qu'un idiot lobotomisé ? ? ?
merci de nous laisser penser par nous meme ! !
à Bongoman
De raspou
16H25 | 01/03/2008 |
Je ne vois pas très bien comment vous déduisez cela de ce que j'ai écrit… Je dis juste que si l'on veut critiquer la coopération bilatérale française, il vaut mieux le faire de façon argumentée, en prenant en compte la diversité des actions qu'elle promeut ou soutient, plutôt que par une formule lapidaire caricaturale la renvoyant en bloc à du néo-colonialisme.
Pas de quoi s'énerver ou craindre que je veuille vous empêcher de penser par vous-même (comment le pourrais-je, d'ailleurs ? ).
De Bongoman
insoumis | 16H36 | 01/03/2008 |
» »« et fleure bon le prêt-à-penser » » » voila les mots qui me font penser que ……
je ne m'enerve pas monsieur ! et je ne craint rien non plus…de suite les grands mots .. nous sommes en france entre gens civilisés n'est ca pas … : )
De Bongoman
insoumis | 16H46 | 01/03/2008 |
cela dit ,la qualité d'un argument ne se mesure pas a son nombre de lignes et heureusement..
à Bongoman
De raspou
17H32 | 01/03/2008 |
Certes, mais détailler un peu son propos permet de l'étayer et de sortir des formules toutes faites dont on se dispense d'interroger la pertinence. Pour moi, accoler « aux relents néo-colonialistes » derrière « les mécanismes de la coopération culturelle », comme si ceux-ci ne recouvraient pas des finalités et des modalités d'une grande diversité, cela relève de la formule toute faite plus que du travail d'analyse.
Et ces formules toutes faites sont ce que j'appelle le prêt-à-penser.
Mais quelqu'un d'autre peut estimer que c'est une fulgurance de l'esprit résumée en un percutant aphorisme… Chacun sa sensibilité.
De Alfary
Ronchon | 17H01 | 01/03/2008 |
Reportage intéressant, à rebours de l'afro-pessimisme.
Il y a lieu, ne serait-ce que de ce point de vue, s'en réjouir.
J'ajouterai que de 1960 à 1990 (au moins) :
1) L'école primaire (élémentaire) était obligatoire et gratuite. Comme le système de Santé Publique.
2) Pour accentuer la nature prioritaire de l'Education, et attirer les talents, le président S. Kountché a multiplié (1977 ? ) le revenu mensuel des enseignants par deux, un genre de discrimination positive par rapport aux autres corps de la Fonction publique.
Le FMI porte une lourde responsabilité dans la dégradation du niveau d'éducation et de l'espérance de vie. Puisqu'il faut rappeler que la mise en œuvre des mesures d'ajustement structurel, conçue et piloter par le FMI s'est traduit par la réduction drastique du personnel (licenciements contre pécule, mise à la retraite d'office etc) et des ressources (préconisation de la fin de la gratuité totale des services éducatifs et de santé, sévère réduction budgétaire). La finalité étant de favoriser la création d'une offre de Soins et d'Education libérales… hors de portée d'une population globalement pauvre.
Si ce reportage ne fait pas de liens avec les conséquences du poids de la dette et les termes des échanges économiques Nord-Sud, il n'en montre pas moins que des réponses alternatives, adaptées et maitrisées se mettent en place et donnent de bons résultats.
J'aimerai en lire plus souvent, des informations afro-optimistes.
De freedid
17H00 | 01/03/2008 |
Super
Quand est ce que vous nous montez votre journal en ligne.
Je suis sur que Bongoman ( insoumis, je rigole) ferait un excellent rédacteur en chef et Houvaton le roi du scoop copier coller serait un super journaliste d'investigation.
Evidemment avec tous les scandales que vous allez dénoncer, vous allez attirer pleins de lecteurs et les annonceurs qui vont avec, vous faire plein de blé et sauver le monde a votre façon.
Bongoman, pourriez vous être moins méprisant envers les personnes qui travaillent dans l'hôtellerie ?
Est ce un degré de civilisation inaccessible pour vous ?
à freedid
De Bongoman
insoumis | 17H14 | 01/03/2008 |
je suis desolé que vous le preniez sur ce ton ..loin de moi l'idée de mepriser les metiers de l'hotelerie ! pour avoir pratiqué ,je sais que cesont des metiers tres penibles et j'ai pas mal d'amis qui sont dans la branche. je m'etonne simplement que les ONG n'est pas de l'idée d'inculquer autre chose que çe genre de metiers a des enfants issus de pays en developement qui aurons surement besoins d'ici quelques années et pour etre gereé de personnes possedants d'autres bagage, que celui de comis de cuisine ou de femmes de chambres…
excusez moi si je me suis mal exprimé
De Bongoman
insoumis | 17H03 | 01/03/2008 |
perso j'ai connu a paris un cineaste senegalais qui a fait un tres beau docu sur le village ou il est né …village qui vit dans l'harmonie la prosperité et la paix ou tout le monde mange a sa faim et ou tout les enfants vont a l'ecole….village ou aucunes ONG n'a jamais mis les pieds … ils ont choisi de vivre selon leur propre culture ! leurs propres traditions et cest tant mieux pour eux ! docu difusé sur arte ….evidement pas le genre de trucs qu'on pourrais voir sur TF1 et qui pourrais montrer au plus grand nombre que les africains savent tres bien se debrouiller tout seuls …c'est bien dommage et je le deplore
voila voilou ! ! : )
à Bongoman
De freedid
17H17 | 01/03/2008 |
Pouvez vous préciser le titre du film et le réalisateur.
En plus d'avoir un collègue nigérien, j'ai aussi un copain réalisateur sénégalais je peux vérifier facilement ce que vous avancez.
Si vous voulez élargir le débat le cinéma africain, autre aspect de la colonisation occidentale, alors là il va falloir argumenter.
Pour la plupart des africains le cinéma se cantonnent aux block buster américains, aux films hindous et aux films de karaté
La diffusion sur Arte n'est pas un gage d'honorabilité, ils leur arrivent de diffuser des choses pour des raisons contractuelles.
Tf1 diffuse des trucs nuls tout le temps, Arte accidentellement.