Depuis le début du mois, l'université de Poitiers est en ébullition. Le 9 février, Benoît Fleury, ex-chef du GUD, un groupuscule d'extrême droite, a été reçu major de l'agrégation en histoire du droit, lui permettant une affectation à la faculté de Poitiers. La présidence, soutenue par les étudiants et enseignants, se mobilise pour empêcher sa nomination. Une polémique qui relance un vieux débat : faut-il tenir compte de l'appartenance politique des professeurs d'université ? Sur la toile, les avis divergent. Radicalement.
Dans un communiqué publié lundi, le conseil demande au président de la République de s'opposer à l'affectation de Benoît Fleury à Poitiers. Les étudiants ont adressé une lettre à Nicolas Sarkozy :
« C'est ici le risque d'un trouble certain de l'ordre public. Certains perturberont ses cours, d'autres s'y opposeront. Cette probable polarisation idéologique et physique est susceptible de nous replonger dans des affrontements qu'a déjà connu cette ville dans les années 90.“Nous en appelons à votre réflexion, et demandons à ce que vous refusiez l'affectation de Benoît Fleury dans le corps professoral français.”
Un passé lourd, rejeté par l'université
Benoît Fleury a dirigé le GUD (Groupe union défense) à Assas. Un mouvement violent créé en 1968 et dissous en 2000, connu pour ses positions clairement racistes et antisémites. Dans une interview donnée à l'Echo des Savanes en 1999, celui qui se faisait surnommer “Lord”, clamait son idéologie “fasciste, au sens italien du terme”, estimant qu'il fallait “rayer Israël de la carte”, et revendiquant son admiration pour le national-socialiste belge Léon Degrelle.
Benoît Fleury est aussi un bagarreur. Ce qui lui vaut à plusieurs reprises l'exclusion d'Assas, pour injures racistes, antisémites et agressions. Il écope même de trois mois de prison en 1998, pour avoir attaqué d'autres militants d'extrême droite. Un passé lourd, que l'université de Poitiers rejette en bloc.
En 2000, le leader du GUD semble se calmer. Chargé de travaux dirigés à Rouen, puis maître de conférence à l'université de Montpellier I, ses condamnations sont amnistiées, ce qui lui permet de se présenter au concours pour l'agrégation d'histoire du droit. Chose faite, il se heurte désormais au refus du cercle universitaire.
Sur la pétition mise en ligne sur Internet contre l'affectation de Benoît Fleury, la faculté estime que son affectation “va à l'encontre des valeurs humanistes et républicaines défendues par l'institution”.
Douze professeurs de l'école ont de leur côté signé une déclaration publique, dans laquelle ils rappellent qu'ils ne remettent pas en cause la “souveraineté d'un jury de concours”, et font valoir leur attachement à leur “discipline et à son rayonnement” :
“La loi française, en accord avec le droit européen, réprime les actes et discours racistes, antisémites et négationnistes. Les enseignants d'une discipline à la fois historique et juridique doivent se sentir particulièrement responsables du respect de ces dispositions destinées à protéger la dignité humaine contre la haine et le mensonge”.
“L'hypocrisie de l'université”
L'appartenance politique comme critère pour affecter un prof dans une université ? Une vision qui ne fait pas l'unanimité. Pour Philippe Bilger, avocat général près de la cour d'appel de Paris, le passé politique de Benoît Fleury ne doit pas faire exception à la règle universitaire. Il dénonce sur son blog “Justice au singulier”, “l'hypocrisie” de la fac de Poitiers :
“Le président de l'université Jean-Pierre Gesson s'est fendu d'une déclaration qui constitue une merveille sur le plan de l'hypocrisie et de la défausse. (…) Abriter le droit, la liberté d'expression sous la morale, c'est les démonétiser, violer leur essence.‘Je préfère le roc des principes aux fluctuations des affinités dans ce domaine fondamental pour la démocratie. Honte sur Poitiers si Benoît Fleury n'y est pas affecté.’
Même son de cloche sur le blog Libertés Internet. Jacques Poumarede, professeur d'histoire du droit à l'université de Toulouse I, considère que les principes démocratiques doivent s'appliquer à tout le monde, dans un post intitulé ‘L'humanisme sélectif de l'université de Poitiers’ :
‘Bel exemple de l'hypocrisie bien pensante et de la démocratie à sens unique. (…) Si Fleury est amnistié et qu'il a cessé de propager des idéologiques racistes et violentes, de quel droit lui interdirait on de jouir des mêmes droits que tout autre diplômé de l'agrégation ? La Démocratie, c'est pour tout le monde, ou alors c'est pour personne…’.
La reconnaissance de l'extrême droite
Mais ce qui inquiète surtout les étudiants de Poitiers, ce sont les félicitations des groupes d'extrême droite à Benoît Fleury pour être sorti major du concours d'agrégation. Comme s'il était toujours l'un des leurs. A l'exemple du blog de ‘l'union des patriotes’, groupe d'extrême droite, qui présente ses ‘sincères félicitations’, à celui qu'ils appellent leur ‘camarade’ :
‘Bien connu de nos milieux comme un sympathique petit rat noir d'Assas à la fin des années 90, Benoît Fleury vient de démontrer, une fois de plus, qu'il avait de nombreuses aptitudes intellectuelles, n'en déplaise aux détracteurs bobo-libéralo-gauchistes, amateurs de poncifs débiles : il vient de réussir le très difficile concours d'agrégation de Droit et, excusez du peu, s'octroie même la première place, celle de major. Toute l'équipe d'Union des Patriotes te présente ses sincères félicitations, camarade ! .




















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De cooper59
pour la decroissance ! | 11H28 | 29/02/2008 |
j'aime pas trop les anciens du Gud ou d'Occident mais j'aime pas beaucoup non plus qu'on emmerde ce type là maintenant ! comme disait l'autre ( je sais plus si c'est Clovis ou la mere Denis ) je deteste leurs idées mais je suis pret a tout pour qu'ils puissent continuer a s'exprimer ! en gros ! ce sujet me met mal a l'aise , je m'eloigne donc un peu du troupeau .
De BRISEIS
12H35 | 29/02/2008 |
Comment l'université peut elle se passer d'un élément brillant (reçu major) sur le prétexte des opinions politiques.
Nous avons eu un premier ministre adepte d'une secte clandestine troskiste, un dirigeant d'un quotidien du soir issu du même moule, un président de la république décoré de la francisque, la vème république est issue d'un complot dont on fétera cette année le cinquantenaire, etc, etc…
Alors pourquoi tout d'un coup cette ostracisme ? Ce qu'il a fait n'est pas pire que les quelques exemples ci dessus
Laissons cet homme enseigner et jugeons le sur la qualité de son enseignement.
Ou alors mettons le dans un centre de rétention…
De Romainal
Citoyen du monde | 13H45 | 29/02/2008 |
Comment peut-on lutter contre des idées, si ces idées sont tues ?
Quand la société comprendra-t-elle, en feuilletant son histoire, qu'interdire ou censurer, c'est, indirectement, promouvoir ! ! Quand ? ?
De TARPON
13H54 | 29/02/2008 |
qui a donné la parole en France sinon MITERRAND ? on enseigne HEIDEGGER,Nietzsche depuis deux siecles et ça ne gene personne…pourtant l'ideologie nazie est portee par les deux ,l'un dans ses ecrits ,l'autre dans son histoire.Mon directeur de These sur Nietzsche etait un ..juif .Alors les Mickeys ,encore une poussée de bien-pensants ?
à TARPON
De A.V.
tamagotchi89 | 22H08 | 29/02/2008 |
T'as fait une thèse sur Nietzsche comme moi j'en ai fait une sur Mickey.
De banville
14H35 | 29/02/2008 |
ca censure pas mal sur rue 89, quand le discours n'est pas lisse, sarkoziste ou socialiste….on devrait ecrire au debut des forums : interdit aux bien pensants et hommes de droite, ne peuvent s'exprimer que les anciens lecteurs de libé….
à banville
De lioe
berlin | 14H57 | 29/02/2008 |
Mais ou avez vous vu que cela censurait ? Si vous preniez la peine de relire les posts precedents vous remarqueriez que les avis sont partages.Ce qui prouve qu il n y a pas censure.Arretez donc de vous plaindre et continuer a debattre(tant mieu si vous n etes pas d accord avec la pluspart des internautes de ce site)
Si vous cherchez des gens qui seront systemetiquement d accord avec vous et bien changer de site´ !
De politic-art
Etudiante en droit | 14H55 | 29/02/2008 |
Benoit Fleury a des idées nauséabondes.
Mais pour l'avoir eu en cours, je peux aussi affirmer qu'il n'a jamais tenté de nous les faire passer.
Peu importe qu'il soit un bon prof (et c'est pourtant le cas ! ), dès lors qu'il a réussit son concours ce serait scandaleux et injuste qu'une nomination lui soit refusée.
Prendre en compte les opinions politiques, aussi extreme et écoeurantes soient elles pour décider qui peut enseigner ou non, est anti démocratique, et pourrait donner lieu à des dérives graves.
Pour ma part, je prends mes responsabilités, et je ne vais plus à ses cours. Mais je ne signerais aucune pétition pour qu'il n'obtienne pas son poste.
De A.V.
tamagotchi89 | 16H46 | 29/02/2008 |
Pour brandir le droit contre la pétition de Poitiers, il faudrait d'abord savoir dans quelles circonstances Benoît Fleury a été amnistié. Le GUD fût fondé sur les cendres d'un groupuscule d'extrême-droite d'Assas, dissout en 1968 : Occident, dans les rangs duquel on trouvait Patrick Devedjian et Claude Goasguen, tout deux anciens avocats.
Caroline Vigoureux pourrait-elle nous apporter quelques lumières là-dessus ? …
De Pierrrrre
17H42 | 29/02/2008 |
…Je vous lis…
…vous me faites peur…
…Vous êtes effrayants,…
…et si ce monsieur est fasciste,
…il n'a aucune crainte à avoir,…
…ses idées les plus abjectes d'exclusion de l'autre sont répandues,…
…même chez ceux qui aiment à s'afficher comme adversaires du fascisme. …
De Robert Marchenoir
17H50 | 29/02/2008 |
« Une polémique qui relance un vieux débat : faut-il tenir compte de l'appartenance politique des professeurs d'université ? », écrit Rue 89.
Cette blague… La question ne se pose que lorsque cette appartenance se situe à droite ! Car être de gauche, dans la plupart des universités, est une condition indispensable pour prétendre faire carrière.
Il suffit de se rappeler les hurlements des hordes pétitionnaires et intello-médiatiques à l'encontre de Pascal Salin, économiste mondialement réputé et président du jury d'agrégation en économie : il avait le tort d'être un libéral proclamé, et même d'avoir présidé la société du Mont-Pèlerin, club hyper-sélectif fondé par Hayek lui-même, et ayant compté une tripotée de prix Nobel en son sein…
Mais s'il fallait s'arrêter à des broutilles comme l'excellence académique pour sélectionner les professeurs d'université, en France, où irait-on ?
De BigTReunion
17H49 | 29/02/2008 |
Je pense que les gens qui font preuve de mansuétude à l'égard de ce sinistre individu ne connaissent pas réellement l'idéologie de cet ex-groupuscule d'extrême-extrême droite. Ultra fascisante, plus que violente, mouvement para-militaire elle se situe plus qu'à l'extrême. Je l'ai « fréquenté » à l'époque des manifs anti-devaquet (1986) et me suis souvent « coltiné » à eux(au propre comme au figuré). Quand on prétend à un poste dans l'éducation nationale (ou le service public en général) on est représentant de l'état français et dépositaire des idées et valeurs de la république. Ce n'est visiblement pas le cas de ce Mr, même si il dit qu'il ne fait plus partie de cette mouvance. Il n'y a qu'à voir l'estime que lui porte toujours ces ex-camarades pour se dire qu'il ne doit pas encore se trouver très loin d'eux…
De Patrick.PIKE
21H59 | 29/02/2008 |
J'ai déjà soumis un commentaire sur le blog de Philippe Bilger où je disais être très partagé entre ma tolérance et mon refus de la violence.
Je ne reviendrai pas sur le passé sur cet ancien dirigeant du GUD. D'autres avant lui ont adhéré aux idées de ce mouvement crée par G. Longuet, issu d'Occident, et auquel ont participé des hommes politiques comme Madelin, Goasguen ou encore dans un autre domaine Basile de Koch mais qui se sont amendés, à tout le moins ont quelque peu édulcoré leurs propos.
Je veux donc bien faire crédit à B. Fleury de cette hypothèse, puisqu'en toute logique, les choses étant ce qu'elles sont, ce poste lui revient de facto. Encore est-il soumis à l'approbation du Chef de l'Etat, ce qui justifie la démarche du président du conseil d'administration de la faculté.
Il a le droit d'enseigner à Poitiers. A ceux qui craignent des dérapages intolérables, la surveillance s'impose, sans à priori ni acrimonie, en toute sérénité.
A qui refuse le principe de la rétention de sûreté, fondée sur le simple procès d'intention d'une action non commise mais jugée probable, il ne peut qu'être dans la même logique et ne pas faire cet identique procès au nom d'un passé dont on pense qu'il ne pourra que resurgir.
Ne serait-ce que pour ça, il est nécessaire que B. Fleury puisse enseigner à Poitiers. On ne peut avoir deux langages.
De Stephann
Etudiant Lyon | 10H58 | 01/03/2008 |
Pourquoi ne s'exprime t'il pas ce Benoît Fleury ?
En tout état de cause, major de l'agreg ou pas le GUD c'est quand même une abomination, des étudiants houlligans qui tabassent en société, il faudrait au moins que ce type publie un texte dans lequel il dénonce par le menu les actions du groupe dont il à été le chef et explique précisément les raisons de sa repentance…
De isabelle voisin
paris | 11H05 | 01/03/2008 |
Au-delà de la polémique qui consiste à savoir si ce monsieur est en droit d'enseigner alors même qu'il est arrivé en première place au concours, il me semble plus interessant de se demander ce qui, aujourd'hui, a permis à un défenseur de telles thèses d'être reçu à cette place d'honneur. Si les participants au concours sont anonymes, le jury, lui, ne l''est pas… Un vent d'extrème droite soufflerait-il actuellement sur l'intelligentia ?
De cooper59
pour la decroissance ! | 11H55 | 01/03/2008 |
oh la la ! moi qui suis a gauche de la LCR me voilà en train de prendre position dans cette histoire de faf qui me concerne pas ( a part le fait que j'ai eu a l'occasion des « discussions animées » avec ce genre de paroissiens ) . Mais franchement , je m'adresse a tous les defanseurs de la democratie et de la liberté d'expression , laissez ce mec bosser tranquillement , y'a encore des fachos tous frais dehors , dans certaines manifs , alors si vous voulez en casser un peu c'est pas ici que ça se passe ! le vent d'extreme droite qui souffle sur l'intelligentia c'est pas nouveau , mais c'est pas en faisant tout un pataques de cette histoire d'ancien du Gud que vous luttez efficacsement contre l'extreme droite ! le probleme maintenant c'est pas les Madelin ou les Devedjian et les autres abrutis c'est les identitaires , les skins etc etc , allez a plus !
De cooper59
pour la decroissance ! | 13H14 | 01/03/2008 |
bravo aux militants d'extreme gauche ( on va les appeler comme ça ) qui ont ete se friter avec les fachistes en Espagne cette nuit ! ils leurs ont mis une bonne fessée .
De aludra
15H44 | 01/03/2008 |
Rien ne m'étonne dans un pays où s'applique la loi de 1991, dite « Fabius-Gayssot », contre la liberté d'opinion et d'expression.
De panik
17H29 | 01/03/2008 |
J'ai cru comprendre que les opinions politiques de M. Fleury relevaient du racisme et de l'antisémitisme, et que les méthodes de débat du GUD utilisaient beaucoup plus de barres de fer et de bras levés qu'il n'est absolument nécessaire…
Ceci ne constitue-t-il pas un délit en France ?
Quant à l'affirmation « j'ai changé », on l'a déjà entendue dans la bouche de NS (peu convaincant après vérification), et elle est implicite dans le discours de nos (ex-)ministres issus d'Occident et d'Ordre Nouveau, sans être confirmée par une position claire de l'UMP vis-à-vis de l'extrême droite (même violente et fasciste)…. M. Jack Dion a beau expliquer dans Marianne que Fleury a cessé toute activité politique visible depuis 2000, il oublie de rappeler que c'est parce que le GUD a été dissous…
Moralité : quand on est universitaire en France, mieux vaut avoir des compétences en combat rapproché anti-coco qu'être un quelconque lampiste (même brillant)
De fouade
23H50 | 01/03/2008 |
pierre tu es partout ?
et tu porte toujour tes oeillets
De albert1936
03H12 | 02/03/2008 |
C'est le genre d'affaire à double tranchant. En effet, lorsqu'on n'aime pas les fachos les empêcher de polluer une fac peut apparaitre à première vue positif.
Mais prenons un autre exemple : un prof membre d'une organisation altermondialiste. Est-ce que les mêmes personnes refuseraient son entrée ? Ce genre de critère est très dangereux car on ne sait jamais où il s'arrête. Faut-il interdire la fonction de prof de fac à tous ceux qui ont ou ont eu une carte dans une organisation politique ?
Ce genre de problème est aussi arrivé en Allemagne : http://fastrasbg.lautre.net/ ? Mannheim-Contre-les-interdictions
Il est plus intelligent de laisser ce facho rentrer, jugeons-le sur pièce, sur ses agissements, si nécessaire dénonçons-les. S'il outrepasse ses fonctions de profs ou agit de façon inacceptable, là oui agissons.
Limiter la liberté des ennemis de la liberté, c'est risquer d'avoir moins de liberté pour tout le monde. On ne lutte pas avec les armes de ses ennemis.
De Danielle29
17H54 | 02/03/2008 |
L'enfer est pavé de bonnes intentions…
Refuser cette nomination, quoi qu'il en coûte à nos convictions, serait ouvrir la porte bien dangereuse de l » arbitraire. Nous sommes encore en démocratie, il existe des lois qui condamnent le racisme et l'antisémitisme : à chacun donc d'exercer sa citoyenneté attentive et vigilante.
De nils
19H17 | 05/03/2008 |
Bonjour,
Quelqu'un aurait -il des éléments pour expliquer la corrélation que l'on peut établir entre l'histoire du droit et l'antisémitisme ? Ainsi pour les plus célèbres qui ont pu se revendiquer de cette discipline on trouve Gollnisch et g Frêche. Je ne connais guère le contenu de cette discipline mais elle ne doit probablement pas apporter une légitimation à ces idées. OU alors mimétisme de ces individus, ou il s'agit tout simplement d'une coïncidence ?
La question est posé.