Depuis le début du mois, l'université de Poitiers est en ébullition. Le 9 février, Benoît Fleury, ex-chef du GUD, un groupuscule d'extrême droite, a été reçu major de l'agrégation en histoire du droit, lui permettant une affectation à la faculté de Poitiers. La présidence, soutenue par les étudiants et enseignants, se mobilise pour empêcher sa nomination. Une polémique qui relance un vieux débat : faut-il tenir compte de l'appartenance politique des professeurs d'université ? Sur la toile, les avis divergent. Radicalement.
Dans un communiqué publié lundi, le conseil demande au président de la République de s'opposer à l'affectation de Benoît Fleury à Poitiers. Les étudiants ont adressé une lettre à Nicolas Sarkozy :
« C'est ici le risque d'un trouble certain de l'ordre public. Certains perturberont ses cours, d'autres s'y opposeront. Cette probable polarisation idéologique et physique est susceptible de nous replonger dans des affrontements qu'a déjà connu cette ville dans les années 90.“Nous en appelons à votre réflexion, et demandons à ce que vous refusiez l'affectation de Benoît Fleury dans le corps professoral français.”
Un passé lourd, rejeté par l'université
Benoît Fleury a dirigé le GUD (Groupe union défense) à Assas. Un mouvement violent créé en 1968 et dissous en 2000, connu pour ses positions clairement racistes et antisémites. Dans une interview donnée à l'Echo des Savanes en 1999, celui qui se faisait surnommer “Lord”, clamait son idéologie “fasciste, au sens italien du terme”, estimant qu'il fallait “rayer Israël de la carte”, et revendiquant son admiration pour le national-socialiste belge Léon Degrelle.
Benoît Fleury est aussi un bagarreur. Ce qui lui vaut à plusieurs reprises l'exclusion d'Assas, pour injures racistes, antisémites et agressions. Il écope même de trois mois de prison en 1998, pour avoir attaqué d'autres militants d'extrême droite. Un passé lourd, que l'université de Poitiers rejette en bloc.
En 2000, le leader du GUD semble se calmer. Chargé de travaux dirigés à Rouen, puis maître de conférence à l'université de Montpellier I, ses condamnations sont amnistiées, ce qui lui permet de se présenter au concours pour l'agrégation d'histoire du droit. Chose faite, il se heurte désormais au refus du cercle universitaire.
Sur la pétition mise en ligne sur Internet contre l'affectation de Benoît Fleury, la faculté estime que son affectation “va à l'encontre des valeurs humanistes et républicaines défendues par l'institution”.
Douze professeurs de l'école ont de leur côté signé une déclaration publique, dans laquelle ils rappellent qu'ils ne remettent pas en cause la “souveraineté d'un jury de concours”, et font valoir leur attachement à leur “discipline et à son rayonnement” :
“La loi française, en accord avec le droit européen, réprime les actes et discours racistes, antisémites et négationnistes. Les enseignants d'une discipline à la fois historique et juridique doivent se sentir particulièrement responsables du respect de ces dispositions destinées à protéger la dignité humaine contre la haine et le mensonge”.
“L'hypocrisie de l'université”
L'appartenance politique comme critère pour affecter un prof dans une université ? Une vision qui ne fait pas l'unanimité. Pour Philippe Bilger, avocat général près de la cour d'appel de Paris, le passé politique de Benoît Fleury ne doit pas faire exception à la règle universitaire. Il dénonce sur son blog “Justice au singulier”, “l'hypocrisie” de la fac de Poitiers :
“Le président de l'université Jean-Pierre Gesson s'est fendu d'une déclaration qui constitue une merveille sur le plan de l'hypocrisie et de la défausse. (…) Abriter le droit, la liberté d'expression sous la morale, c'est les démonétiser, violer leur essence.‘Je préfère le roc des principes aux fluctuations des affinités dans ce domaine fondamental pour la démocratie. Honte sur Poitiers si Benoît Fleury n'y est pas affecté.’
Même son de cloche sur le blog Libertés Internet. Jacques Poumarede, professeur d'histoire du droit à l'université de Toulouse I, considère que les principes démocratiques doivent s'appliquer à tout le monde, dans un post intitulé ‘L'humanisme sélectif de l'université de Poitiers’ :
‘Bel exemple de l'hypocrisie bien pensante et de la démocratie à sens unique. (…) Si Fleury est amnistié et qu'il a cessé de propager des idéologiques racistes et violentes, de quel droit lui interdirait on de jouir des mêmes droits que tout autre diplômé de l'agrégation ? La Démocratie, c'est pour tout le monde, ou alors c'est pour personne…’.
La reconnaissance de l'extrême droite
Mais ce qui inquiète surtout les étudiants de Poitiers, ce sont les félicitations des groupes d'extrême droite à Benoît Fleury pour être sorti major du concours d'agrégation. Comme s'il était toujours l'un des leurs. A l'exemple du blog de ‘l'union des patriotes’, groupe d'extrême droite, qui présente ses ‘sincères félicitations’, à celui qu'ils appellent leur ‘camarade’ :
‘Bien connu de nos milieux comme un sympathique petit rat noir d'Assas à la fin des années 90, Benoît Fleury vient de démontrer, une fois de plus, qu'il avait de nombreuses aptitudes intellectuelles, n'en déplaise aux détracteurs bobo-libéralo-gauchistes, amateurs de poncifs débiles : il vient de réussir le très difficile concours d'agrégation de Droit et, excusez du peu, s'octroie même la première place, celle de major. Toute l'équipe d'Union des Patriotes te présente ses sincères félicitations, camarade ! .
























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De Alexandre
21H50 | 28/02/2008 |
IL y a des lois et jusqu'à preuve du contraire le délit d'intention n'existe pas.
Les fachistes ne sont parfois pas ceux que l'on croit…
Vous ne le raterez sans doute pas s'il fait un écart, mais attendant laissez-le tranquille.
à Alexandre
De LeGnoll
10H10 | 29/02/2008 |
« IL y a des lois et jusqu'à preuve du contraire le délit d'intention n'existe pas. »
Vraiment ? Alors parlez moi de la rétention de sureté je vous prie. Qu'est ce, si ce n'est un délit d'intention ?
Les établissements pénitentiaires français auraient ils dénicher leurs « précog' » ? Minority Report ne serait il point que de la fiction ?
Je reste toutefois entièrement d'accord avec la fin de votre réponse. Il ne sert à rien de crier au loup avant d'en avoir vu le poil. Il mérite un poste pour ses compétences formelles en méthodologie et capacité d'apprentissage. Reste à voir s'il sera digne de le conserver en faisant montre de rigueur intellectuel en affichant pas ses convictions politiques et raciales.
Malheureusement je n'ai guère d'espoir, ayant pu voir à plusieurs reprises des maitres de conf » noyauter autours d'eux des groupes de résistances aux mouvements étudiants, et allant souvent trop loin dans leurs « recommandations ».
De banville
21H56 | 28/02/2008 |
« salut à tonton Adolphe »
Nan banastere, la nazis et leurs lois sur l'adn, on les a chassés il y a quelques mois ! ! ! ….
tu te rappelles au meeting du zenith, avec carla, et josianne….
Les nazis, les facistes et autres forces du mal se sont enfuis devant le magnifique discours émouvant de noel, Noel ! ! enfin ! ! ! Noel mamere ! !
A pres, on s'est fait un resto japonais à coté avec les tekos du dernier film de klapish ; ; ; ; C'était sympa
Mes amis, les forces du bien triomphent toujours…
à banville
De banastere
22H04 | 28/02/2008 |
ouhlà ! ! de plus en plus embrouillé ton discours. Prends tes cachets et va faire dodo, et sans bière ce coup ci. Et ne met pas Wagner pour t'endormir, ça va encore te donner envie d'envahir la Pologne.
à banastere
De banville
22H36 | 28/02/2008 |
mais non banastere c'est finit le troisieme reich, je sais bien que tu vois des troisiemes, quatrieme, cinquieme, sixieme reich partout…..
..mais non c'est finit le national socialisme, en 1945…aujourd'hui tu as l'islamisme, le communisme, de nouvelles formes de facisme….c'est un peu relou mon enfant de ressortir tout le temps le refrain nazi…Quel age as tu ? ? Que tu es amusant ! Tu sais ton probleme n'est pas si grave que ca, et ca se soigne facilement (enfin tout depend de ton age)….quitte le communisme et rejoins le mouvement democrate imaginaire…..
à banville
De DBL8
Retraité | 09H03 | 29/02/2008 |
ça se soigne, ça se soigne, tout dépant comment ! !
Le moins cher faisable en tout cas.
Peut-être comme en Chine ?
De Bardamu
difficile | 22H11 | 28/02/2008 |
J'espère que ce jeune professeur aura la bonne idée de saisir la Halde, pour qu'il lui soit fait justice de cette tentative caractérisée de discrimination directe en raison d'opinions politiques.
à Bardamu
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 01H53 | 29/02/2008 |
Bonne idée. Espérons aussi que la HALDE ne discrimine pas entre les demandes qu'elle reçoit.
Vu le taux de discriminations en France, disons, il faut combien de temps pour pouvoir bénéficier d'un logement social ? 10 ans ? 20 ans ?
Bon, dans 30 ans la HALDE aura surement du examiné tous les dossiers qui sont (devraient ? ) être sur ses bureaux, et pourra passer à celui de ce cher professeur (qui, soit-dit en passant, non seulement a le droit d'enseigner, mais en plus enseignera, sauf si vous penser qu'une pétition l'en empêchera - donc, il n'est pas victime de discrimination pour le moment, pauvre bout'd'chou…)
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 22H18 | 28/02/2008 |
A un moment, il faudrait quand même arrêter les conneries (excusez si je suis vulgaire).
Soit Fleury est apte et compétent pour dispenser l'enseignement pour lequel il a été recruté, soit il ne l'est pas.
S'il ne l'est pas, le scandale est considérable. S'il l'est, fin de l'histoire.
Pour ce que j'en sais (c'est-à-dire pour ce qu'on nous en dit), il n'y a aucun obstacle. J'observe que personne ne semble douter ni de ses compétences, ni de son aptitude (notamment au regard d'un éventuel casier judiciaire). Point barre.
Il serait tout de même temps que nous sachions appliquer à des adversaires (voire à des ennemis) politiques les règles dont nous souhaitons bénéficier.
Soit, au premier chef, la liberté d'opinion.
Sauf erreur de ma part, la guerre civile de 18h41 n'a pas encore commencé.
De Otto67
22H39 | 28/02/2008 |
Le pire c'est que les étudiants de Poitiers ne se rendent meme pas compte ils pensent etre dans leur droit.
De christophe2
23H02 | 28/02/2008 |
N'importe quoi cette histoire !
Et pourquoi pas des commissaires politiques pendant qu'on y est !
De Sacha_49
vue du ciel | 23H13 | 28/02/2008 |
Je me permets de raconter un peu comment se passaient les cours avec lui que j'ai eu en première année de droit. Généralement, il se mettait à l'aise en cours en fumant quelques cigarettes. Puis, il racontait chaque semaine une nouvelle anecdote sur sa petite fille qui venait de naitre a l'époque…Non pas que cela était dérangeant, mais bon quand cela occupait la moitié du cours…Parce que bien sur, c'est sans compter qu'il répondait au téléphone sans se géner…Donc tout cela cumuler avec les histoires de chasse à courre avec ses amis, je doute qu'il soit un très bon exemple de respect des règles en général…Le fait est que de toute facon, c'est un mauvais prof.
Et si je peux faire avancer le débat, la seule chose dont je me souviens venant de lui est que la monarchie vaut bien mieux que la démocratie…
En tout cas, vu du ciel, on ne voit que son petit foulard aristo…
à Sacha_49
De Otto67
23H25 | 28/02/2008 |
Il racontait des anecdotes sur sa petite fille qui venait de naitre a l'époque.
C'est mignon…
à Sacha_49
De banville
23H39 | 28/02/2008 |
je confirme, il avait un cheich toujours autour du coup, et etais toujours en cuir
De EK
quelqu'un quelque part | 23H21 | 28/02/2008 |
Il parait qu'Hitler était un peintre minable. Mais s'il avait été un peintre merveilleux, est-ce que ça aurait changé qqch ?
Il y a assez d'étudiants brillants en France qui veulent devenir prof d'histoire du droit. Personne ne nous oblige à choisir un horrible raciste, antisémite, facho.
L'erreur a été d'amnistier ce gros facho. Je me fous pas mal qu'il soit considéré comme brillant.
Je refuse que des étudiants en droit soit formé par un fasciste.
On veut garder en prison à vie des dangereux criminels. Ici, il s'agit de ne jamais pardonner un fasciste. On ne le tue pas, on ne l'enferme pas, mais on l'empêche de verser son poison dans le cerveau de jeunes étudiants.
Qu'il écrive des livres d'histoire du droit s'il a envie, il trouvera des acheteurs : des racistes et l'équipe du jury qui l'a si bien noté.
Ou bien qu'il soit vendeur de cacahouètes.
à EK
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 01H57 | 29/02/2008 |
Eric-Emmanuel Schmitt traite ce sujet avec son livre « La part de l'autre ».
Et si Hitler, peintre raté, avait été reçu à l'Ecole des Beaux-Arts de Vienne à laquelle il a postulé deux fois sans succès ? Comment aurait évolué le jeune Adolf Hitler s'il s'était consacré à une vie d'artiste ?
Comment ce succès au concours d'entrée aurait-il influé sur sa personnalité en construction ?
Schmitt prend comme point de départ le jour des résultats du concours, et divise par la suite son roman en deux récits :
l'un tourne autour d'Hitler et sa vie telle qu'elle a été, et nous montre comment l'enfant frustré est devenu le monstre par définition.
l'autre imagine ce qu'aurait été la vie d'Adolf H, étudiant aux Beaux-Arts.
Les deux récits évoluent parallèlement sans jamais se croiser, mais les résonances entre le fictif Adolf H et le réel Hitler sont frappantes et encouragent à réfléchir sur la part de l'autre, c'est-à-dire la part d'humanité de chaque individu, celle par laquelle il laisse pénétrer les influences extérieures.
Eric Emmanuel Schmitt, qui s'est appuyé sur des biographies et ouvrages historiques autour d'Hitler, dresse un portrait psychologique de l'homme et part de la théorie selon laquelle Hitler a été ce qu'il a été du fait de ses frustrations,et des échecs successifs au point de bâtir sur les bases d'un psychisme affecté le dessein tragique que l'on connaît.
Au contraire, par sa fictive admission aux Beaux-Arts, l'auteur imagine un Adolf H. qui, encouragé à s'ouvrir aux autres, décide par là de réfléchir sur lui-même, de comprendre ses faiblesses, de régler les conséquences de son enfance difficile .(grand moment que celui de la rencontre entre Adolf H et Sigmund Freud ! ).
Schmitt montre simplement comment le rapport aux autres (et par conséquent à soi) peut transformer une personne. Hitler et Adolf H. ont un même passé, mais à la suite du résultat à ce concours, vont emprunter des chemins qui font d'eux des êtres complètement différents, aux destins opposés.
Ce livre est terriblement passionnant. D'abord parce qu'il est fin et intelligent dans son portrait psychologique des deux « façettes » Hitler et Adolf H. Ensuite parce que le talent de l'auteur nous entraine dans l'abîme que l'on connait,mais aussi dans une projection lumineuse d'une Histoire qui aurait pu être radicalement différente.
Enfin car la partie consacrée à Hitler est juste historiquement, et celle consacrée à Adolf H. est troublante d'inventivité et de pertinence.
Bon , çà fout les boules et les larmes ne sont pas loin, une fois le bouquin terminé.
à Charles Mouloud
De FdT
En pleine décroissance | 02H27 | 29/02/2008 |
Superbe commentaire.
Cela me fait penser à cette information apparue récemment : Kaing Guek Eav qui a dirigé pendant 3 ans le centre de détention et de torture S21 au Cambodge a récemment pleuré ses victimes et demandé pardon. Je ne doute pas de la sincérité de ses pleurs et cela démontre bien que même les pires monstres peuvent garder en eux une part d'humanité au même titre que chacun d'entre nous a au fond de lui la potentialité de devenir un monstre lorsque certains concours de circonstances le permettent…et c'est peut être ce qu'il y a de plus d'effrayant dans le psychisme humain…
De schuckberry
00H27 | 29/02/2008 |
il est peut-être intelligent mais on revient à lintelligence corrosive et non pas créatrice.on est intelligent avec et non contre §.
De Alt-Z
Jeune délibéral. | 00H54 | 29/02/2008 |
Il faut le laisser professer. Aux étudiants de ruiner intelligemment ses cours si ceux-ci sentent le brun. Pour le reste, il ne sera pas plus dangereux que des dizaines d'autres… Car le problème est un peu le même qu'avec les médias : on a beau énoncer des vérités, ce qui importe c'est la manière de le faire, et surtout toutes celles qu'on oublie.
De FdT
En pleine décroissance | 02H03 | 29/02/2008 |
Scandaleux. Quelle preuve d'intolérance pour des gens prétendus ouverts !
Le bonhomme en question n'aurait-il pas eu le temps de mûrir et changer en 8 ans ? En dehors d'un engagement idéologiquement et éthiquement douteux a-t-il été effectivement responsable d'actes criminels ? Et même en admettant qu'il ait gardé ses convictions politiques passées c'est son droit le plus absolu dans une démocratie !
Quelle est donc cette méthode maoïste de plus en plus en vogue actuellement d'exiger de certaines personnes des excuses publiques et auto-critiques pour leurs opinions passées ? ! Dernièrement on a même vu un élu de Villeurbanne exiger d'une jeune française d'origine turque de reconnaître publiquement le génocide arménien ! La France dérive dangereusement vers le totalitarisme de la bien-pensance…
L'important est de savoir si ce professeur sera capable d'exercer son métier d'enseignant de manière responsable et professionnelle. Si oui il n'y a aucune raison de l'exclure.
N'oublions pas cette petite phrase de Raoul Vaneigem : « Autorisez toutes les opinions, nous saurons reconnaître les nôtres. »
De kdb
02H13 | 29/02/2008 |
petite rectification mussolini et leon degrelle n'étaient
pas d'extrème droite mais socialiste
De Dobe
04H21 | 29/02/2008 |
Chapeau pour le mec sachant que malgré son orientation politique, a réussi la prouesse de devenir major en agrégation d'histoire dans un pays comme la France. Ce doit être une tronche.
De Jibus
citoyen du vaste monde | 06H59 | 29/02/2008 |
Pour moi, la Fac, c'était il y a 25 ans !
Le Gud le disputait alors à l'Unef-ID en matière de sectarisme politique.
Comme tous les sectaires le sont, les servants rasés du Gud étaient de fieffés abrutis à la réflexion aussi courte qu'un dîner de famine.
Le délégué de l'Unef-ID de ma fac, lisait « La Forge » ( ! ), journal albanais - rédigé en français - d'informations ( ! ), et tempêtait même que les régimes chinois et soviétiques étaient révisionnistes ! ! ! ! un vrai démocrate de Gauche…
Pour en revenir à ce major de promo de l'agreg, il serait scandaleux que de pseudo-démocrates s'érigent en juges pour l'empêcher d'enseigner.
Comme certains posteurs l'on dit : La fac peut se vanter d'avoir été choisie par ce prof, dont l'excellent cursus universitaire, sera à même de servir les intérêts des étudiants-diants-diants. À eux de s'assurer de la droiture du discours dudit prof au regard de la loi.
En le condamnant a priori, l'effet sera inverse de celui recherché, donc pas glorieux.
issu de Occident, Devedjian ne peut aujourd'hui être traité de fasciste, et pourtant, je l'aime pas celui-là.
Jospin n'a pas été traîné dans la boue pour avoir, un jour, tiré sur le pétard ! Et je ne l'aime pas non plus.
De Papillon de Guyanne
éxilé en cavale | 09H00 | 29/02/2008 |
Malgre mon aversion reelle pour ces gens d'extreme droite, je ne suis pas sur que les anciennes filiations de cette personne soit une raison valable pour l'empecher d'enseigner en Faculte !
Nous avions eu ce meme genre de debat sur ces 3 policiers d'Amiens qui proferaient des insultes racistes apres les heures de boulot : le debat que nous avions fini par avoir etait la liberte et la peur que nous avons tous a nous voir fiche (politique, religion, origines, orientation sexuelle, etc…) et CA devrait etre, encore ici, le fond du probleme : est-on pret a empieter sur nos libertes pour justememnt preserver celle-ci ? ? ?
Je sais que cela peut-etre dangereux pour ces eleves qui suivront ses cours mais j'ai confiance en l'esprit critique de notre jeunesse et dans sa capacite a faire la part des choses ! ! En fait il vaut mieux combattre leurs idees en public plutot que de les rendre hors la loi et les voir devenir cachees car elles en seront plus dangereuses ! !
La laicite devrait etre la vraie solution mais a l'instar des preservatifs qui devrait etre la solution contre la transmission des mst, on sait tous qu'elle ne peut etre la seule solution ! ! !
De Chénine
09H12 | 29/02/2008 |
Etant juriste et ayant fait 7 années d'études à la fac de droit, je me permet d'apporter quelques précisions. Vous essayez de faire passer Benoit Fleury pour quelqu'un de dangereux parce qu'intelligent…
Alors la première chose c'est que quelqu'un qui choisit « histoire du droit » c'est que c'est pas le plus fort. Histoire du droit, c'est pas de l'histoire et c'est pas du droit. Les étudiants qui choisissent ça c'est parce qu'ils se sont fait jeter de tout les DEA ou DESS qu'ils avaient demandé ! ! !
De plus cet abruti, prend comme exemple le régime fasciste italien. Ce qui démontre qu'il est vraiment très limité intellectuellement. Car c'est le modèle politique le plus mauvais et le plus désorganisé de l'histoire des idées politiques.
Je comprend que ce Fleury a du faire histoire du droit. Parce qu'il aurait pas pu faire de la science politique.
Pour finir, à son concours pour devenir prof, il a finit premier. Mais ne vous y m'éprenez pas il y a de grandes chances pour qu'ils aient étés DEUX candidats, pour demander un poste en histoire du droit…
à Chénine
De plum-o-vent
10H25 | 29/02/2008 |
votre précision appelle une question : que représente l'histoire du droit dans le cursus universitaire ?
Par ailleurs, bien qu'étant à l'opposé des idées de ce monsieur, je ne vois pas comment on pourrait lui interdire d'exercer, sinon on retombe dans le même problème que la loi Dati, juger quelqu'un sur des actes qu'il n'a pas encore commis.
A l'université d'être vigilante, et au moindre dérapage, enclencher une mesure d'exclusion.
à Chénine
De Zohar
10H36 | 29/02/2008 |
ridicule
voici la liste des admi, par ordre de « mérite »
Benoît FLEURY
Jeanne-Marie TUFFERY ép. ANDRIEU
Xavier GODIN
Jacques PERICARD
Christophe ARCHAN
Aram MARDIROSSIAN
Stéphane PILLET
Jean-Chistophe GAVEN
Nicolas LEROY
David KREMER
ils étaient 37 à concourir
http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_c…
à Zohar
De Chénine
11H04 | 29/02/2008 |
37 candidats ! ! ! Putain, c'est impressionnant ! Ca change des councours (juridiques) de la fonction publique ou il y a 9000 candidat ! Non, mais sans déconner ce que j'veux dire c'est que la voie qu'il a choisit elle est résiduelle. Son povoir de nuisance idéologique quasi-innexistant. J'ai pas le souvenir d'un grand historien du droit qui est révolutionné la matière juridique. Il me semble, de mémoire, que les matières en histoire du droit c'est « histoire du droit des chemins forestiers » ou « histoire des eaux »… Enfin des trucs du genre. A part prof. (pour avoir des classes de 5 ou 6 étudiants), il aurait pu faire documentaliste aux archives de son département. Dans ce cas je pense que là ça aurait pu être encore plus dangereux pour nous ( Bhhou… cette idée me fait frémir…) !
à Chénine
De DBL8
Retraité | 11H30 | 29/02/2008 |
Vous vous dites « juriste » ?
Cela ne vous rend pas plus intelligent pour ça, à la lecture de vos posts.
Comme me disait mon maitre d'apprentissage : une tête bien pleine c'est comme un pot de chambre, il ne faut pas la secouer, la merde éclabousse ! !
Vous êtes en train de bouger ? ! Car là sa gicle ! !
à DBL8
De Chénine
12H08 | 29/02/2008 |
Merci monsieur, pour vos compliments. Ils me vont droit au coeur.
Cependant, si j'ai précisé que j'étais juriste ce n'est nullement afin de prétendre à une intelligence suppérieuure, mais seulement pour relever que je connaissait bien le domaine de l'histoire du droit. Il me semble en plus que comparer la culture ou la réflexion (même mauvaise, et c'est votre jugement) à de la merde… Ca montre votre grande ouverture d'esprit. Toute réflexion, toute tête « trop » pleine serait que de la merde ! J'ai déjà souvent entendu ce « vieux » discours. Mais je m'en tiendrais là pour ne pas être désobligeant.
Notez en plus, que vous n'hesitez pas non plus à étaler votre culture (et vos proverbes) aussi rétrogrades qu'ils soient à la vue de tout le monde, sinon vous n'auriez pas fait ce commentaire.
Gardez vos leçons d'un autre age, parce que si vous vous penchez bien sur votre proverbe, vous vous rendrez compte qu'il pronne le fait d'avoir la tête vide… C'est votre choix.