Dans son discours à Dakar cet été, le Président dissertait sur les handicaps de « l'homme africain ». Deux livres lui répondent.

Voici deux livres que Nicolas Sarkozy pourrait utilement consulter ce mercredi, pendant les quelques heures de vol entre Paris et N'Djaména. Deux ouvrages qui le flatteront : ils ont tous deux été écrits en réaction à son discours de Dakar l'an dernier, qui avait déjà fait couler pas mal d'encre. Mais qui l'agaceront, aussi, assurément car ce sont d'implacables réquisitoires contre ce rendez-vous manqué de Nicolas Sarkozy avec l'Afrique.
Les titres sont eux-mêmes explicites : « L'Afrique répond à Sarkozy, Contre le discours de Dakar », rédigé par un collectif d'intellectuels africains, et « L'Afrique humiliée », signé par Aminata Traoré, ancienne ministre malienne de la Culture, devenue l'une des intellectuelles africains les plus engagées en faveur d'une « rupture mentale » entre le continent noir et l'ancienne puissance coloniale.
Le passage qui avait le plus choqué, c'est évidemment le passage où Nicolas Sarkozy explique aux Africains que « le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. (…) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès ». L'« homme africain » n'a pas apprécié.
« La francophonie, escroquerie planétaire »
Le paradoxe de « L'Afrique répond à Sarkozy », c'est qu'il n'a pas été écrit que par de jeunes excités anti-Sarko, que l'on pourrait laisser à leur marginalité. Au contraire : le coordinateur de l'ouvrage, Makhily Gassama, fut conseiller du président sénégalais Léopold Sedar Senghor et responsable de plusieurs instances de la Francophonie. Il est également professeur de lettres, animateur de radio…
C'est dire que sur la relation franco-africaine, il a tout vu. Or, sous sa plume, on tombe sur ce jugement sur « le vaste mensonge de la francophonie, cette honteuse escroquerie planétaire ».
De tous ces textes, ce qui ressort c'est à quel point Nicolas Sarkozy a raté une magnifique occasion de rompre avec plusieurs décennies de ce qu'on a baptisé du méchant mot de « Françafrique ». Pendant la campagne électorale, il avait promis cette « rupture », y compris sur la politique africaine, et son ministre de la coopération, Jean-Marie Bockel, s'est exclamé en janvier dans Le Monde : « La Françafrique est moribonde. Je veux signer son acte de décès. » Et d'exprimer son impatience vis-à-vis d'une « rupture [qui] tarde à venir ».
Comme l'écrit l'un des contributeurs du livre, Mwatha Musanji Ngalasso, professeur de sociolinguistique à Bordeaux3, « on attendait (…) la rupture. Ce fut la cassure » :
« Nicolas Sarkozy a rassuré les pouvoirs en place. Mais il s'est aliéné les jeunes, les dirigeants de demain. Rarement président français aura fédéré autant de voix contre lui, tant il a été critiqué, conspué, vilipendé au sein même du “pré carré‘ francophone.’
Ce linguiste a trouvé le discours ‘arrogant’, ‘paternaliste’, ‘néocolonialiste’, ‘fumeux’, ‘archaïque’, ‘ringard’, ‘démagogique à souhait’, etc. Fermez le ban. Excessif ? Injuste ? Ces lignes doivent être prises pour ce qu'elles montrent : la blessure ouverte par un discours (dû à la plume du conseiller de l'Elysée, Henri Guaino) à côté de la plaque.
Aminata Traoré et le racisme de l'Occident
Chez Aminata Traoré aussi, les mots sont rageurs. Ecrits vite, parfois mal, ils disent sa colère après le discours de Dakar.
Abordant pêle-mêle l'immigration choisie, Brice Hortefeux, le Mali, sa production de coton et les clandestins de Ceuta, Aminata Traoré désigne le mal par un mot simple : racisme. L'Occident n'aime pas les Noirs, le président français a transmis. Ses phrases dégoulinaient, écrit-elle, de condescendance et d'ignorance. Parfois de cynisme.
Lorsqu'il a assuré à la jeunesse africaine qu'elle n'était pas une oubliée de l'aventure humaine, Nicolas Sarkozy oubliait alors ceux qu'il jette dehors, ceux qu'il empêche de voyager, ceux qui sont mis au ban des sociétés blanches.
De longs passages sont consacrés aux parcours de ces jeunes maliens ou sénégalais, morts pour avoir tenté de quitter l'Afrique. Parfois sous les balles des policiers aux frontières entre le Maroc et l'Espagne. Ce qu'elle appelle ‘la sous-traitance de la violence’ au Maghreb est ce que l'Europe désigne comme la lutte commune de la Méditerranée contre l'immigration illégale.
Elle observe qu'après son allocution, certains ont applaudi Nicolas Sarkozy. Une réaction analysée comme un syndrome du ‘bourreau aimé et révéré’. Au coeur de la singulière relation entre la France et l'Afrique, Aminata Traoré dénonce cet indépassable mépris des uns et ce surprenant déni de l'autre :
‘Le pire est que nous, Africains, ne voulons souvent pas admettre la résurgence du racisme anti-Noirs, de peur de devoir se battre contre un adversaire redoutable parce que extrêmement puissant : la France et l'Europe unies dans un même combat.’
Après ce mauvais départ, Nicolas Sarkozy peut-il retrouver les voies et moyen d'un dialogue avec l'Afrique et les Africains ? Ce n'est pas son escale tchadienne qui l'y aidera : son principal objectif est d'obtenir la grâce d'Idriss Deby pour les six membres de l'Arche de Zoé, un événement qui a, là encore, choqué de nombreux africains et brouillé l'image de l'ancienne puissance coloniale, prédatrice enrobée de bons sentiments. Et le soutien à un autocrate arrivé au pouvoir par les armes, alors que règne encore la plus grande incertitude sur le sort d'opposants civils disparus pendant les récents combats, n'est pas de nature à assurer la moindre ‘rupture’.
Renouer avec l'Afrique devrait pourtant être une priorité de la diplomatie sarkozyenne, à condition que Paris soit vraiment capable de tourner la page de la Françafrique.
Zineb Dryef et Pierre Haski
► L'Afrique humiliée, d'Aminata Traoré, éd. Fayard, 294 p., 18€.
► L'Afrique répond à Sarkozy, Contre le discours de Dakar, ouvrage collectif. ed. Philippe Rey, 479 p., 19,80€.




















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à TARPON
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 15H51 | 27/02/2008 |
L'afrique est une priorité pour la France, parceque comme le dit Bongo, « L'afrique sans la France, c'est une voiture sans chauffeur et la France sans l'Afrique, une voiture sans carburant ».
Le diesel que tu fous dans ta caisse à ton avis il vient d'où ? Sais tu que le golfe de Guinée est hérissé de plate formes ? Que ta table de jardin viens du Cameroun, tout comme ta porte d'entrée, que tous tes objets en aluminium viennent du Togo ? les composants de ton téléphone portable en grande partie du Congo Kinshassa ?
Quelle ignorance !
Le fric qui a financé la campagne de Sarko, a ton avis il vient d'où ? Pourquoi crois tu qu'il a reservé sa première visite internationale à Bongo ?
Et comment tu veux que le continent décole si a chaque fois que des gens se soulèvent contre le dictateur mis en place par Paris, ils ont affaire au 1er RPIMA ?
Tous les pays qui ont réussi à sortir de l'orbite Française ont connu une amélioration de leur situation.
Donc, oui, l'Afrique rêve de se passer de la France. Mais la France n'a pas l'air d'avoir compris !
à Azza
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 16H07 | 27/02/2008 |
C'est pas terrible de citer O. Bongo.
à Venezuela
De lioe
berlin | 16H46 | 27/02/2008 |
Malheureusement pas plus qu un autre en Afrique
à Azza
De TARPON
17H40 | 27/02/2008 |
je pense que vous devriez mettre vos manuels à jour : ne pas confondre minerais et produits et arreter de faire croire que l'afrique detient tout le petrole du monde ,c'est pas gentil pour chavez et nos grands amis arabes mais c'est dans la tendance africaine de prendre le blanc pour un con ; je crois plutot que la France reve de se voir debarassée de l'afrique .La realite est qu'il fait encore plus chaud en Afrique qu'en Corse.
à TARPON
De destribat
anti-corruption | 18H18 | 27/02/2008 |
AREVA, COGEMA, TOUAREG , coup d'état au Niger, Séni Kountché, tout cela ça ne te dit rien ?
ELF, Sassou, Lissouba, Angloa, trafic d'armes, rien non plus ?
Bouygues, Bolloré, port d'Abidjan, 3ème pont d'Abidjan, cacao ?
Au fait il parait que Bouygues fait du pétrole maintenant en Côte d'Ivoire.
à TARPON
De martin citron
stagiaire en Colombie | 18H39 | 27/02/2008 |
Personne n'a dit que l'Afrique détenait tout le pétrole du monde vous avez du mal a comprendre ou quoi ?
Simplement il y en a c'est sur, c'ests pas le 1er producteur au monde non plus. Mais les pays du golfe que vous citez ou le Venezuela n'ont pas une telle variété de ressources(or, cuivre, argent, diamants, aluminium, uranium,…)de plus le contient produit de nombreu produits agricoles(cacao, café, bananes…)qui ne poussent pas en France continentale.
La France, a part du charbon et du minerai de fer(qui ne sont plus exploités) qu'a t-elle comme ressources ?
C'est pour ça qu'elle pille l'Afrique.
à martin citron
De TARPON
21H01 | 27/02/2008 |
Qu'est ce que vous attendez pour boycotter les telephones portables ,café,bananes ? Vous en bouffez ou pas ? ça vous gene pas les grandes pensees humanitaires en sirotant votre jus recolté par un mome de six ans ?
à TARPON
De martin citron
stagiaire en Colombie | 21H54 | 27/02/2008 |
Au moins j'ai des pensées, contrairement a d'autres, et j'essaye de faire de mon mieux meme si il n'est pas possible d'éviter tous les produits fabriqués dans des conditions ignobles. Cependant il y a des choses a faire.
Par exemple acheter des bananes de Martinique(ou d'autres produits agricoles venant des DOM-TOM), qui coutent certes plus cher mais sont produits dans des conditions plus respectables, acheter des produits commerce équitable comme le café, le thé, le chocolat, le sucre…
C'est sur que c'est pas facile de savoir tout ce qui se passe ni comment sont faits les produits ou d'où ils viennent. Pour les portables ça fait pas si longtemps que ça que je suis au courant, mais avec un peu de reflexion et de recherche on peut se tenir informé et essayer de limiter ce genre d'achats.
Le mieux serait encore de pouvoir acheter ce qu'on veut sans qu'on cautionne les activités douteuses des entreprises françaises ni que l'on contribue a l'exploitation de ce continent.
Et ça il n'y a pas 36 façons d'y arriver, il faut arreter d'exploiter les africains comme on le fait et au lieu de soutenir des dictateurs, essayer d'aider ces pays a avoir un gouvernement démocratique et stable.
En espérant que vous vous mettrez a penser(meme rien qu'un petit peu) et a agir au lieu de gueuler a tort et a travers pour défendre l'ignoble système actuel.
à TARPON
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 19H04 | 27/02/2008 |
Vous êtes un imbécile : les plate formes, je l'ai ai vu. Je suis même allé dessus (Congo Brazza 1998) !
Renseignez vous sur les estimations de reserve de l'Angola, du Nigeria, du Congo Brazza ou du Gabon avant de dire des conneries. Surtout, le pétrole Africain à l'avantage d'être hors cartels. Au contraire du pétrole moyen oriental ou sud américain, le pétrole Africain est contrôlé par des créatures téléguidées de Paris. Ca aide pour jouer sur le cours du marché !
Par ailleurs, si l'Afrique ne contient pas toutes les réserves mondiales, le continent contient l'essentiel des reserves exploité par des compagnies FRANCAISES !
Par ailleurs, ce n'est pas parceque les matières premières ne représentent qu'une faible partie du coût d'un produit manufacturé qu'elles ne sont pas indispensables. Justement : le faible prix est la conséquence de l'asservicement des états producteurs. C'est comme si vous disiez que parce que le gaz ou l'essence ne coute pas grand chose dans votre budget annuel, vous pourriez vous en passer ! Je vous assure que sans essence ou sans gaz, vous ne seriez pas fier et vous pourriez toujours essayer de faire marcher votre caisse à 20 plaques !
Mais je ne vois pas l'intérêt de polémiquer avec vous. Les lecteurs ont déja compris que vous étiez un troll et c'est ce qui est suffisant.
Allez tout de même un dernier pour la route : pourquoi Sarko va-t-il si souvent en Afrique si l'Afrique n'a pas d'intérêt ? Pour son bronzage ?
Quand je pense à des gens comme Yorongar qui crèvent sous les coups de barre de fer des copains de Sarko, Mitterand ou Chirac, vos commentaires me semblent microscopiques.
Quand à la tendance Africaine de prendre le blanc pour un con, c'est le summum de votre argumentation débile ! Et les zoos humains au jardin d'aclimatation, c'était des blancs qui étaient dedans ?
Allez,
Casse toi, casse toi pauvre con !
à Azza
De TARPON
21H09 | 27/02/2008 |
Et en ce moment avec ton cours de geographie miniere de cours preparatoire ,tu nous prends pour qui ? Qu'est ce qui t'empeche de creer des usines de transformation de TON minerai et de te fabriquer TES telephones portables ? Les chinois sont en train de vous bouffer vos mines et votre petrole et pourtant on t'entend pas t'en plaindre .C'est vrai qu'eux amenent aussi la main d'oeuvre .Sarkozy a raison ; l'Afrique est majeure et elle est assez grande pour s'en sortir toute seule.Les Africains ont surtout compris dans ce discours : « plus de fric » .C'est surtout ça qui passe mal.
à TARPON
De martin citron
stagiaire en Colombie | 23H00 | 27/02/2008 |
« Qu'est ce qui t'empeche de creer des usines de transformation de TON minerai et de te fabriquer TES telephones portables »
-Le manque d'argent(ben oui il en faut quand meme pas mal pour monter des entreprises)
-Les gouvernements et administrations pourris jusqu'au l'os soutenus par la France(qui facilitent pas l'apparition de concurrence surtout si elle peut pas les arroser)
-La situation délicate dans beaucoup de pays d'Afrique, guerres, famines, épidémies…avez vous déja fait tourner une usine/une mine dans un pays en guerre, sans l'armée pour proteger vos installations ce qu'elle fait pour des compagnies françaises ? (normal elle soutiennent le régime alors il leur renvoie l'acenseur)
-Le manque flagrant d'infrastructures, difficile de faire tourner une usine sans électricité(argent détourné par les gouvernements corrompus, toujours soutenus par le France)
-…..
Evidemment tous ces problèmes s'accumulent(ex pas d'argent et pas de courant=pas possible d'acheter des groupes électrogènes pour éclairer la mine et encore moins de construire une centrale…)
Concernant la Chine, elle exploite des ressources en Afrique mais c'est sans commune mesure avec ce qui se passe avec la France.
Vous savez ce que fait la Chine aussi : elle vend des biens manufacturés en Afrique, a des prix très bas(j'avais vu un sujet sur des mobylettes chinoises dans un pays d'Arique de l'ouest relativement accessibles pour la population), ce que pas une seule entreprise française a tenté de faire. Elle ne considère pas l'Afrique comme un immense supermarché en libre service sans caisses ni vigiles mais comme un espace d'échange.
Cependant je ne pense pas que leurs objectifs soient plus louables que les notres.
L'Afrique a besoin d'aide pas de beaux discours.
Vous dites : « Les Africains ont surtout compris dans ce discours : “plus de fric” .C'est surtout ça qui passe mal »
Ah bon, parcequ'on leur donne des millions de milliards d'€ ?
Renseignez vous, l'aide a l'Afrique donnée par la France ce n'est rien a coté de tout ce qu'on a fait la bas au fil de l'histoire et de ce qu'on continue a leur faire.
De plus une grande partie de l'aide, pour ne pas dire la majorité retourne en France.
Exemples : Tous les travaux d'infrastructures effectués en Afrique, qui les réalise ? Bouygues Afrique(entre autres entreprises françaises) l'argent que perçoivent les gouvernements ou va t-il ? Dans des achats de matériel français, notamment les armes bien utiles pour maintenir les dictateurs au pouvoir.
à TARPON
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 11H38 | 28/02/2008 |
D'abord, mon Coco, il ne s'agit pas de MON minerai, mais de celui des Africains. Je suis Français d'origine Italo-germanique et personne n'est en train de me bouffer quoi que ce soit.
Quand au cours de géographie minière de cours préparatoire, il a tout de même l'avantage d'être basé sur des faits vérifiés (je ne savais pas que les élèves de CP faisaient des séjours off-shore sur les champs pétroliers de N'Kossa ! ). Oui, j'ai vu la forêt de plate-formes qui pompent à tout berzingue au large de pointe noire. Oui, j'ai vu la rafinerie flottante géante NKP de Elf Congo. Oui, j'ai vu les supertanker à la queue leu leu attendant le remplissage comme des caddies à la caisse de Carrefour un samedi après midi…
Ensuite, en ce qui concerne l'action des chinois en Afrique, je ne crois pas que ceux-ci se soient déja illustrés en envoyant leur parachutistes « nettoyer » une cité minière comme le fit la legion française sur Kolwesi (à ce propos, Sarko prévoit de célebrer les trente ans de cette opération délirante).
Enfin, pour pousuivre dans le cours de géographie minière, tu ignores peut être qu'AREVA est en train de développer au niger la seconde mine d'URANIUM au monde et que c'est du niger que sort l'essentiel du combustible nucléaire qui te sert à chauffer ton petit posterieur.
Quand au Fric que la France apporterait à l'Afrique, si tu avait un peu plus fréquenté les cours préparatoires (ceux où on fait de la géographie minière, comme les rapports du PNUD par exemple) tu aurais peut être appris que pour 1$ qui rentre en Afrique, il y en a presque 2 qui sortent. Le continent est un des endroits du monde ou la rentabilité des investissement est la plus élevée, avec des taux qui ont fait la fortune de Bolloré comme de bien des milliardaires Français.
Désolé, tu es un ignorant qui se ratrappe à la propagande débile qu'on nous sert actuellement sur les méchants chinois. Mais tu ne sais en fait pas grand chose de toi même. Ou alors, j'attends que tu nous fournisses des informations précises.
Et en parlant de Bolloré, une petite info en prime : A votre avis, qui va s'occuper de la logistique de l'Eufor en trimbalant une grosse partie des consommables via le port de Douala et le chemin de fer Cameroun-Tchad dont il a la gestion ?
Et voila comment en jouant des épaules dans le coin, Sarko fait plaisir aux amis…. Mais rappelez vous que les vacances à Malte étaient évidement sans contrepartie !
à TARPON
De destribat
anti-corruption | 10H56 | 29/02/2008 |
J'ai déjà répondu ici à un article en disant que les Africains étaient aujourd'hui pragmatique. C'est comme dans le vie lorsque tu as un nouvel ami.
Contrairement à l'Europe, la Chine vient en Afrique rien que pour trouver des matières premières pour son industrie. Elle a une autre approche faite de don et accepte dans certains cas d'être payé en matière première lorsqu'elle construit une route.
La chine ne veut pas imposer ses religions, sa culture, son mode de vie, installer des bases militaires, la Chine ne veut que du business.
Cette nouvelle approche crée cependant de grave problème écologique : exploitation des forêts équatoriales.
à TARPON
De Incorrect
22H44 | 28/02/2008 |
C'est con pour toi Tarpon, mais j'arrive pas à afficher les 5 pastilles…sache que les derniers votes c'est moi mais avec 5 pastilles.
à TARPON
De destribat
anti-corruption | 17H41 | 27/02/2008 |
Pourrais-tu m'expliquer pour quoi les grandes compagnies Immobilières Parisiennes ont toues des agences, des filiales à Abidjan ? Qui sont ses parisiens qui achètent tant des biens immobiliers à Abidjan ou les Ivoiriens qui achètent des appartements à Paris pour que ses agences aillent s'installer à Abidjan ?
Pourquoi Paris ne veut pas fermer sa base militaire à Abidjan et dans d'autres lieux du continent ?
Pourquoi Paris maintient son droit de véto dans les CA des 3 banques centrales de la zone CFA ?
Pourquoi, pourquoi….. ?
Des petites questions pour t'inviter à réfléchir un peu , à chercher et aller au-delà des informations bien formatées depuis 50 ans que te donne un presse complice par son silence.
à destribat
De TARPON
21H24 | 27/02/2008 |
Combien reste t'il de français en cote d'ivoire ?
à TARPON
De martin citron
stagiaire en Colombie | 22H54 | 27/02/2008 |
Pas beaucoup justement mais c'est en partie a cause de ce qui s'y passe, et de ce qui s'y est passé.
Après tout ce qu'ils ont subit, le retour de baton peut-etre très violent, ça explique en partie le nécéssité d'arreter de prendre les africains pour des cons parceque quand ils en auront marre on aura jamais assez de soldats la bas pour proteger tous nos ressortissants et tous nos interets.
Et rassurez vous en Cote d'Ivoire meme si il ne reste pas beaucoup de français, nos entreprises tournent toujours et l'argent rentre dans les caisses.
à TARPON
De destribat
anti-corruption | 00H44 | 28/02/2008 |
Tarpon dernier chiffre du consulat de France à Abidjan, il y a actuellement plus de Français en Côte d'Ivoire qu'avant les évènements de 2004 (rapatriement à la suite du bombardement de Bouaké), chiffre confirmé par le Ministère des Affaires étrangères.
Mais personne n'en parle, cela rendrait Gbagbo sympathique, lui qui veut rompre avec la FrançAfrique.
De the prophet of rage
15H39 | 27/02/2008 |
J'avais critiqué ici, le fait que les médias français ne faisaient que la promotion de livres qui parlent de l'afro-pessimisme, suite à l'article honteux de Hubert Artus concernant Léonora Miano. Rue89 répare cette injustice, même si j'aurais aimé voir l'interview de Aminata Traoré ou d'autres intellectuels qui ont participé au livre « L'afrique répond à Sarkozy ».
De mariebart75
15H43 | 27/02/2008 |
son ego surdimensionné l'a encore poussé à commettre une faute grave vis à vis des Africains. Espérons que ce peuple comprendra que Sarkozy parle en son nom et pas à notre place.
malgré la majorité qui a élu Mr Sarkozy,qu'il ne se leurre pas aujourd'hui, il ne doit pas être sans savoir que, contrairement à ses dires, il n'est pas le président de tous les Français, de loin s'en faut ! ! ! !
à mariebart75
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 15H57 | 27/02/2008 |
que CES peupleS conprendrONT…
Désolé pour la pseudo leçon, je suis sûr que l'erreur est involontaire, mais elle montre bien comment la culture Française a interriorisé une vision brouillée de l'Afrique, sans prendre conscience de son importance dans le fonctionnement de notre pays qui n'est en réalité jamais allé au bout de la décolonisation (le Franc CFA en est l'exemple le plus criant puisqu'il montre déja que les Africains ne contrôlent pas leur propre monnaie ! ! ! ).
Savez vous qu'il n'y a encore pas si longtemps, un homme comme Chrales Pasqua faisait jusqu'à un voyage par semaine en Afrique ? L'afrique est au coeur du système economique-politique-stratégique français. Elle a été le trou noir par où passaient toutes les magouilles politico financières des 40 dernières années. Les liens entre al classe dirigeante Française et les dictateurs africains sont si ténus qu'un homme comme Bongo peut faire chanter toute la classe politique Française (FN compris)…
Et pourtant, jusqu'à il y a peu, l'Afrique n'occupait quasiment aucun espace dans les médias…
à Azza
De Houvaton
23H31 | 27/02/2008 |
« Et pourtant, jusqu'à il y a peu, l'Afrique n'occupait quasiment aucun espace dans les médias… »
Faut dire aussi qu'il y a peu internet n'existait pas et forcèment les medias sont obligés de suivre …
C'est sur internet et surtout pas chez les medias officiels que je m'informe et apprends … très vite !
(grâce, par exemple, à des commentaires comme le vôtre et beaucoup moins avec les articles de Rue89. Sans les commentaires en-dessous des articles de ce journal « indépendant », je ne posterais pas ce commentaire à l'heure qu'il est)
Je pense même que sans internet jamais nous n'aurions connu le nom même de l'Arche de Zoé et cette histoire à Abéché. Le ministère français de l'intérieur auquel tous les directeurs de chaînes s'adressent pour savoir ce que doit ou ne doit pas savoir l'électeur français n'auraient pas relayés l'info. Point.
Nous, internautes libres et curieux, sommes plus forts que le Canard.
à Houvaton
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 11H43 | 28/02/2008 |
Allez y tout de même doucement : ils sont quand même très fort au Canard !
Le jour ou ce journal disparaitra, on sera vraiment mal !
à Azza
De manju35
12H05 | 28/02/2008 |
deux que je te remercie…………
à Azza
De Houvaton
13H06 | 28/02/2008 |
Azza, au royaume des aveugles les borgnes sont rois !
Le Canard n'a rien d'extraordinaire en ce sens qu'il est ce que devrait être n'importe quel journal d'information. Le Canard se borne, avec beaucoup d'humour certes, à relever de ci de là quelques grosses magouilles à la superficie du monde « politique ».
Le Canard aurait l'occasion de faire sauter 1000 fois la République avec 1% seulement de faits avérés et étayés relayés par de simples internautes sur internet. Je n'ai jamais autant appris qu'en fouillant (il faut fouiller quand même, recouper, vérifier etc )sur Internet. Le Canard désormais me paraît bien fade. J'ai des dizaines d'exemples à citer, on en reparlera peut-être, le premier étant mon premier commentaire dans cette article. Ok le Canard rappelle que les 103 enfants sont retenus par Déby mais ne va plus loin, Launa Mauger du NouvelObs est allé beaucoup plus loin et puis brusquement plus rien : plus de nouvelle de Léna et la version à nouveau édulcorée de l'affaire tchadienne par le NouvelObs … Quant à l'affaire du « tueur en série » Patrice Alègre, le soutien sans faille du Canard pour Marc Bourragué toujours magistrat et même promu alors même qu'il est largement impliqué dans cette affaire dans le rapport Bréard qui dort à la Chancellerie, là c'est carrément une honte.
Ben oui, quelquefois les réveils sont difficiles.
à Azza
De marie 75
19H02 | 29/02/2008 |
pas naif le regard belge :
(…) les Allemands, redoutent d'être instrumentalisés par la France. Ils sont très attentifs au fait que des opposants politiques furent portés disparus dès les premiers jours des combats, alors que, selon Amnesty International, les Français savaient où ils étaient détenus…
Cependant, ainsi que le relève Philippe Leymarie, le « spécialiste défense » de RFI, la véritable raison du désengagement annoncé est d'ordre matériel : « Hélicoptères Puma vieux de 38 ans, Transall datant de 40 ans, avions ravitailleurs achetés dans les années 60, les armées françaises ne peuvent plus assurer l'ensemble de leurs missions… »
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AFRIQUE / Chronique d'un désengagement annoncé… par Sarkozy au Cap
La France va réduire sa présence en Afrique
COLETTE BRAECKMAN
jeudi 28 février 2008, 20 : 54
La France redéfinit son rôle militaire sur le continent noir. Parce qu'elle n'est plus seule. Et qu'elle manque de moyens.
afp
C'est en Afrique du Sud, alors que son épouse parcourait les ruelles d'un bidonville, que le président Nicolas Sarkozy a annoncé la renégociation de tous les accords militaires de la France en Afrique. Auparavant, il avait assuré que « la France n'a pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique ».
Ces accords de défense représentent un maillon essentiel de la présence française en Afrique. Signés dans les années 60, au lendemain des indépendances, ils répondaient à deux objectifs qui s'expliquaient dans le contexte de la guerre froide : empêcher la pénétration communiste dans les pays voisins de la Guinée qui avait totalement rompu avec la métropole et empêcher la déstabilisation de « régimes amis ». Ces derniers garantissaient les intérêts économiques de la France dans ses anciennes colonies et renforçaient sa position sur le plan international, entre autres lors des votes à l'Assemblée générale des Nations unies.
La remise en cause des accords de défense implique la fermeture d'un certain nombre de bases dites « prépositionnées » et une réduction significative des 9.000 soldats déployés sur le continent. Paris dispose toujours de trois bases permanentes, Djibouti (2.900 hommes), le Sénégal (1.150 hommes) et le Gabon (800 hommes). Dans deux autres pays, le Tchad et la Côte d'Ivoire, la présence française ne se justifie pas par des accords de défense stricto sensu, mais par des engagements ponctuels… qui ont duré très longtemps. En Côte d'Ivoire, c'est depuis 1978 que 900 hommes sont installés du côté de l'aéroport d'Abidjan, une implantation décidée du temps du président Houphouët-Boigny. Mais avec l'arrivée au pouvoir du socialiste Laurent Gbagbo, les relations avec l'ancienne métropole se sont tendues et l'Opération Licorne (2.400 hommes) s'est interposée entre les forces gouvernementales et les rebelles occupant les provinces du Nord. Or, aujourd'hui, Guillaume Soro, l'un des fondateurs de la rébellion, est devenu le Premier ministre d'un Laurent Ggbagbo qui se dirige vers des élections alors que la France catalyse les rancœurs des ennemis d'hier, qui lui reprochent d'avoir fait trop, ou trop peu. La Côte d'Ivoire, devenue inconfortable pour l'armée française et qui se reconstruit avec l'aide de la Chine, sera la première touchée par le désengagement.
Restent la Centrafrique et le Tchad, au sort étroitement lié. Au Tchad, la présence militaire française se justifie par un dispositif temporaire qui s'est prolongé de 1986 jusqu'à nos jours : il s'agissait de décourager l'appétit libyen, à une époque où le colonel Kadhafi, qui considérait les pays du Sahel et d'Afrique centrale comme sa base d'expansion stratégique et politique, était le grand rival de la France dans la région. Durant la période coloniale déjà, « Fort Lamy », le nom initial de N'Djamena, était d'abord une base d'où l'armée française pouvait contrôler les autres marches de l'« empire », le Niger, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville. En Centrafrique, le président François Bozizé est atteint par les courants de déstabilisation qui viennent du Soudan via le Tchad et les 400 militaires français qui s'y trouvent sont garants de la stabilité du régime, récemment légitimé par des élections.
S'il est relativement facile de remettre en cause les accords de défense officiels, le président Sarkozy aura cependant plus de mal à abolir les clauses secrètes qui lient l'armée française à plusieurs capitales d'Afrique francophone, des clauses fréquemment invoquées pour justifier des interventions controversées au bénéfice des dirigeants en place. La plus dramatique de ces interventions a été le soutien apporté en 1990 au régime Habyarimana, où l'armée française a combattu aux côtés d'une armée rwandaise et de miliciens qui finirent par commettre le génocide de 1994.
Au Tchad également, lors de la dernière attaque menée jusque dans la capitale par une rébellion venue du Soudan, l'armée française ne s'est pas seulement interposée : selon de nombreux témoignages, elle a mené des opérations de reconnaissance aérienne, a livré des munitions et a aidé le régime Déby à se maintenir.
Mais aujourd'hui, l'armée française n'est plus seule : par manque de moyens et parce que l'échec rwandais a marqué un tournant, Paris préfère désormais partager charges et responsabilités avec ses partenaires européens. En 2004, l'Opération Artemis menée en Ituri ne réussit pas seulement à ouvrir la voie aux Nations unies et à entamer la pacification du « grand nord » congolais, elle marqua le premier déploiement d'une force européenne sur le continent. Si Artemis fut un succès, de même que la sécurisation des élections congolaises en 2006, l'intervention européenne au Tchad risque de susciter plus de controverses : plusieurs partenaires, dont les Allemands, redoutent d'être instrumentalisés par la France. Ils sont très attentifs au fait que des opposants politiques furent portés disparus dès les premiers jours des combats, alors que, selon Amnesty International, les Français savaient où ils étaient détenus…
Cependant, ainsi que le relève Philippe Leymarie, le « spécialiste défense » de RFI, la véritable raison du désengagement annoncé est d'ordre matériel : « Hélicoptères Puma vieux de 38 ans, Transall datant de 40 ans, avions ravitailleurs achetés dans les années 60, les armées françaises ne peuvent plus assurer l'ensemble de leurs missions… »
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 15H44 | 27/02/2008 |
Il y a quelques années, je suis venu, comme beaucoup, assister à la cérémonie donnée en l'honneur de François Xavier Verschave tout récemment disparu. C'était dans le Vième arrondissement de Paris.
Il y avait beaucoup de monde mais je n'avais pas pu ne pas remarquer Yorongar qui expliquait le rôle qu'avait joué pour lui, en tant qu'opposant démocrate Africain, ces quelques Français qui s'étaient manifestés pour dire qu'ils n'acceptaient pas ce que la France commettait en leurs nom.
Verschave avait précédement du faire face à un terrifiant procès pour offense à chef d'état étranger intenté par Sassou N'Guesso (le Draculescu du Congo Brazzaville), Omar Bongo (le pote à Sarko) et le Warlord Idriss Deby (tous représentés au tribunal par le roi des avocats des causes pourries : Vergès).
Yorongar est un très ancien opposant à Déby. Il a été arrété et torturé plusieurs fois. Il a même été invité en France par l'assemblée nationale afin de pouvoir se faire soigner des blessures infligées pendant ses détentions. En particulier des coups de barre de fer dans le dos. Si Deby n'avait pas triché aux dernières élections, avec encore une fois l'appui de Paris (Ah Chirac ! ! ! ), Yorongar serait certainement aujourd'hui le président du Tchad.
Mais aujourd'hui, il est peut être mort.
Et ça, ça me fait vraiment mal.
Alors, vas-y Sarko, vas lui lêcher les pompes à Deby… Au moins, cela nous éclaire sur ce que tu vaux vraiment.
Quand à vous Bernard Kouchner et Rama Yade, ça vous fait quoi de vous retrouver aujourd'hui avec cette affaire sur les bras ? vous vous sentez comment ?
Mais répondez nous bon sang !
Ne venez plus jamais nous parler de vos convictions et de vos idéaux !
à Azza
De MèreEvé
témoin | 17H56 | 27/02/2008 |
L'hommage à Verschave c'était le 29 juin 2005. Très émouvant et particulièrement Yorongar en effet. Depuis, Odile Tobner, veuve de Mongo Béti, qui fait partie des 23 auteurs de « l'Afrique répond à Sarkozy » et a rédigé un très bel essai « Du racisme français - quatre siècles de négrophobie » aus Arènes est devenue présidente de l'association Survie à la suite de FX Verschave.
Merci aux auteurs pour cet article, je l'avais réclamé dans un autre commentaire dernièrement.
Je le recommande à tout curieux qui veut approfondir ses connaissance sur la politique africaine de la France - même (et surtout ? ) aux dégoutés de Sarko, car ce n'est pas lui l'élément central finalement, mais son discours à l'université Chaikh Anta Diop le prétexte justifié à une réaction et explication fort utiles.
à MèreEvé
De Houvaton
23H46 | 27/02/2008 |
Pris sur … internet :
Charles Pasqua gagna en 1999 un procès en diffamation contre François-Xavier Verschave qui fut condamné au franc symbolique pour son livre Françafrique où il accusait Charles Pasqua d'avoir couvert la livraison du terroriste Carlos contre « un appui aux opérations de “nettoyage ethnique” du régime soudanais ». Le tribunal notera dans ses attendus que Monsieur Verschave « a manqué à son obligation de prudence » en personnalisant « la responsabilité politique de la France et présentant Monsieur Pasqua, Ministre de l'Intérieur, comme complice des crimes les plus abominables ».
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Qui a mis le pied à l'étrier en « politique » à N. Sarkozy ? Charles Pasqua (et Balkany entre autres).
Elle est belle la Justice en France. Ils sont propres les ministres de l'Intérieur, intègres et courageux les journalistes.
à Houvaton
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 11H51 | 28/02/2008 |
J'ai mis ci-dessous un petit résumé (page wikipedia sur FXV) de l'épisode des procès des trois chefs d'état.
Par ailleurs, dans son livre Françafrique, Verschave ne s'était pas contenté d'allumer Pasqua sur l'affire Carlos, mais également sur des faits très graves de complicité de trafic de drogue :
« Pasqua, un émule de Foccart, fait déjà parler de lui chez Pernod-Ricard, quel est son rôle ?
C'est assez complexe… La stratégie de la guerre froide s'est appuyée sur des réseaux d'initiés liés par le secret dont le fonctionnement exact n'est pas toujours facile à établir. Par exemple Pasqua a bâti toute sa carrière politique sur une sorte d'anti-américanisme, or ses amis et lui-même sont très proches des républicains de George Bush. C'est typiquement un homme de l'ombre, faisant partie des services de sécurité du gaullisme.
Dans “la Françafrique” publiée en 98, j'explique que Pasqua a été à l'origine de la French Connection, cette distribution de drogue aux USA servait entre autre à financer les actions des services secrets français… Pasqua m'a fait un procès en diffamation pour ce livre sur un seul point qui concernait le troc entre le terroriste Carlos et un soutien français au régime soudanais… Il n'a pas osé faire un procès en diffamation sur cette question de la French Connection !
Dans “la Françafrique”, vous évoquiez aussi le cas d'une certaine Jacqueline Hémard qui avait reçu l'asile politique aux USA…
C'est l'épouse d'un héritier du groupe Pernod-Ricard, il y a aussi son ami Ali Bourequat, un ancien prisonnier politique au Maroc, qui avait entendu l'histoire de la french connection de la part de ses codétenus au bagne de Tazmamart. ( on soupçonnait l'entreprise, dont le directeur de l'époque s'appelait Charles Pasqua, de trafic de drogue en se servant du Maroc des 60's comme plaque tournante, avec la complicité d'Hassan II ). Ces deux personnes ont été obligées de s'enfuir aux USA ( en 1995 ) où elles ont obtenu l'asile politique ce qui est rarissime. »
extrait d'un interview de FXV trouvée sur ce site :
http://yiking001.free.fr/francois.htm
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Procès de trois chefs d'État [modifier]
Ce procès lié au livre Noir silence et relaté dans Noir procès, fut intenté par trois chefs d'États africains « amis de la France », Omar Bongo, Idriss Déby, Denis Sassou-Nguesso, pour offense à chef d'État étranger contre François-Xavier Verschave et Laurent Beccaria, directeur de la maison d'édition qui publiait l'ouvrage.
Défendus par Maître Jacques Vergès, les trois chefs d'État durent s'incliner devant la justice française en première instance et furent déboutés en appel sur le fond et sur la forme. En effet, la cour a disposé que pour se conformer à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme, le délit d'offense à chef d'État étranger doit être constitué d'une intention délictueuse, qui n'a pas été démontrée. Néanmoins, la cour est restée prudente sur la véracité des faits rapportées par la défense, et notera dans ses attendus : « il apparaît que les documents versés et les témoignages recueillis au cours de la procédure, qui n'ont pas vocation à établir la preuve complète et parfaite des allégations contenues dans l'ouvrage, et qui doivent être accueillis avec la prudence qui convient aux analyses de personnes dont certaines sont ouvertement hostiles aux chefs d'État mis en cause, établissent non seulement l'importance et l'actualité des sujets évoqués mais aussi le sérieux des investigations effectuées. »
Les chefs d'États déboutés ne portèrent pas l'affaire en cassation.