Tribune

Pourquoi Nicolas Sarkozy et le paysan africain ne peuvent se croiser

Nicolas Sarkozy revient cette semaine sur le continent africain, six mois après le fameux discours de Dakar. Il débarque sans nul doute à Johannesburg et Pretoria avec force de patrons du CAC 40, et tout autant de certitudes.

Que surtout, il se garde bien de redonner la leçon sénégalaise, sous peine de grand ridicule. Il arrive dans un pays en pleine expansion économique, avec près de 8% de croissance l’an, où l’autorité politique ne se mêle pas de tout et de rien, et où le chef de l’Etat ne traite pas le passant effronté de « pauvre con ».

Par chance, Nicolas Sarkozy ne croisera pas le paysan africain qu’il a chargé, au Sénégal, de tous les maux. Dans les faubourgs de Joburg, il se reconnaîtra plus dans les Etats-Unis qui lui sont si chers, que dans le cœur de l’Afrique qui ne bat pas au même rythme que le sien.

A des centaines, voire des milliers de kilomètres, immuable, « le paysan africain -celui du discours de Dakar- qui depuis des millénaires vit avec les saisons », s’éveillera avec le soleil, nullement frappé par le retour tapageur en Afrique du président français.

Un demi-siècle de condescendance européenne

C’est de ce paysan, celui sur lequel Nicolas Sarkozy fait porter le poids des malheurs de l’Afrique, puisque non productif et rousseauiste, dont il faudrait à nouveau parler à Pretoria, et de lui seul. Car ce paysan, qu’il s’agisse de celui qui taille ses caféiers en Angola, plante son mil au Cameroun, ou son sorgho au Kenya, vaut plus qu’une algarade. Le discours de Dakar restera emblématique. Il représente à lui seul un demi-siècle de condescendance européenne, et marque une borne incontournable dans l’esprit des puissants du Nord : mettre le paysan africain sur la voie du progrès.

Malheureusement, dans l’esprit de Nicolas Sarkozy, le progrès signifie vitesse, production, rentabilité, communication, croissance. En Afrique, cela se traduit par : exode rural, désertification, entassement dans des agglomérations invivables, sous-emploi, malnutrition, épidémies, frustrations, exode ou tentative d’exode clandestin vers des eldorados de progrès -l’Europe- nouvelles frustrations, chômage, exploitation, respect des objectifs de Brice Hortefeux, et retour au pays sous bonne escorte (dans un Airbus d’une compagnie aérienne libyenne ? ).

Aussi, le paysan africain, celui qui « jamais ne s’élance vers l’avenir », se réjouira, à l’aube pastel, d’avoir échappé au discours de Dakar. J’ai suffisamment taillé la route africaine pour toucher au bonheur originel : celui d’un simple village, le chant des femmes, le sourire des enfants qui jouent avec un rien, un endroit du monde « où tout recommence toujours, où la nature commande tout », comme le déplore le président de la République, et « où il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès ».

Le progrès, c'est l'arrêt de la course contre la montre

L’aventure humaine ne vaut-elle pas le simple amour pour sa famille, le besoin de vivre avec et sur sa terre ? Le progrès n’est-il pas au contraire, l’arrêt de la course de la montre, l’extinction des écrans, juste un peu de considération pour cette « nature qui commande tout » ? L’Afrique se consume de croissance mal maîtrisée, de terres abandonnées, de songes chimériques. L’autosuffisance n’est pas un gros mot, mais très certainement la seule alternative raisonnable à l’ambition équilibrée et pérenne à laquelle aspirent légitimement les sociétés africaines. Cette autosuffisance permettra la déconcentration des mégapoles, qui favorisera le codéveloppement tant célébré.

Une odeur de bons de commandes

Les discours de notre VRP présidentiel fleureront cette semaine les bons de commande. Nous aurons de belles images d’une fin d’été austral, mais aucune de l’agriculteur-planteur-éleveur, vilipendé six mois plus tôt, sur le dos duquel pourtant repose l’avenir du continent.

L’espoir reste donc dans les mains calleuses de ce paysan africain, qui n’a rien entendu des paroles d’un politicien pressé à Dakar, et qui, avec son ou ses épouses, nourrit sa famille, enrichit sa terre, écoute le ciel, se gorge de pluie joyeuse, parle aux oiseaux tisserins, communie avec les anciens, et goûte, simplement, au bonheur.

Ce simple bonheur, en Afrique, ici, ou ailleurs.


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sumacel
04H12 27/02/2008

Monsieur le géostratège,

Ainsi donc, selon vous, le discours de Dakar de Sarkozy, qui reprochait au « paysan africain » de refuser le progrès ne serait pas condamnable pour ce qu’il considère l’homme africain comme un arriéré, mais plutôt parce qu’il prétend donner à l’homme africain la possibilité même du progrès ?

Selon vous (à moins que je n’aie rien compris à votre propos, ce qui reste possible), l’homme africain devrait rester dans son village, avec « ses mains calleuses », comme vous dites, et « se gorger de pluie joyeuse » ?

Serait-ce pour que vous continuiez à le dépouiller de ses diamants ?

Foutez-lui enfin la paix, à l’homme africain !

 
guerzit
10H36 27/02/2008

« Foutez-lui enfin la paix, à l’homme africain ! »

C’est exactement ça… La fameux paysan africain a t’il besoin du témoignage vibrant d’un petit blanc urbain pour éclairer sa pauvre vie…

« Rousseauiste » dit l’auteur pour décrire ce paysan mignon dans son champ sec mais sympa au milieu des cases (ouah! bien aérée ces cases).

Là je me trouve obligé de réagir un peu vivement.

Rousseau était une merde paranoiaque et froide. Ses écrits sont un rammassis de conneries, de fadaises à peine romantiques. Laissez ces gentils afrcuaons si sympas hors de cela.

A la limite, ne les associez pas à des analyses macro-chiatiques mondialistiques. Je crois que l’Afrique souffre aussi de tant de fausses sollicitudes ethnocentrées…

 
cooper59 | pour la decroissance !
09H02 27/02/2008

bravo Mr Crouzet , ça c’est un article ! qui finalement nous donne le veritable eclairage de la politique economique et de progres des mecs du CAC et de Davos . En esperant que les paysans aux mains calleuses n’en auront rien a faire de cette delegation de fumeurs de cigares , rollex au poignet , blackberry dans le costard cravate et Mont blanc dans la mallette qui courrent partout , contrats de vente en main et qui sont toujours prets a dealer un reacteur nucleaire , meme au diable pourvu qu’il porte un costard aussi ! Ils courrent tellement vite qu’on a meme pas le temps de leurs dire que leur monde on en veux pas !

 
skalpa | actif et militant ?
09H11 27/02/2008

C’est vrai que cet article fleure bon les bons sentiments.
Malheureusement, tous les paysans africains n’arrivent pas à nourrir leur famille, certains nourrissent leur famine…

l’Afrique est un continent de 944 000 000 habitants, avec combien de diversité.
Alors positifs et négatifs, foin de stéréotypes!

http://kprodukt.blogspot.com

 
PMB | Lecteur écriveur
10H54 27/02/2008

Cet article ne fleure pas les bons sentiments, il fleure le respect et la connaisssance intime d’un continent qui n’a pas été survolé comme un vulgaire Salon de l’Agriculture.

Chers riverains, au lieu de vous focaliser sur la poésie de ce texte pour la trouver ridicule voire déplacée, focalisez-vous sur ce qu’il dénonce.

C’est moins confortable.

[edit] Je viens de relire l’ensemble du texte de Crouzet. Faites-en donc autant, on verra si vos critiques sont toujours aussi pertinentes.

 
Bardamu | difficile
10H58 27/02/2008

Le discours de Dakar ne faisait que reprendre les éléments d’un texte de Hegel célèbre de « La raison dans l’histoire ».

Mais votre éloge du « chasseur-cueilleur » africain, si authentique, si près de la nature dont il sait épouser les rythmes, bref en dehors de l’histoire humaine et de la culture, est très proche du discours de Hegel…

 
sumacel
11H19 27/02/2008

Pour ceux qui n’ont pas compris la vivacité de ma précédente intervention, je me permets de rappeler que Mr Crouzet gagne sa croûte dans l’extraction du diamant en Afrique australe. Ce qui, à mes yeux délégitime son texte, voire le rend odieux.

 
PMB | Lecteur écriveur
11H37 27/02/2008

Merci pour cette précision.

Mais cela ne délégitimerait que sa personne, pas les idées de son texte, que je partage sans rousseauisme, et que je mets en parallèle avec un Rebonds de ce jour dans Libé : http://www.liberation.fr/rebonds/312345.FR.php

Et j’espère que Crouzet va revenir répondre aux commentaires !

 
marie 75
11H21 27/02/2008

Pourquoi ne peuvent-ils se croiser?
Parce qu’ils n’ont aucun lieu de rencontre, pour vérifier que la Rolex de notre Vrai Routard Populiste est à l’heure du soleil.

On a pillé l’Afrique …
De la famille à la famine …
Le Rousseauisme … c’est tout juste bon pour Carlita, quand elle cueille un bouquet à La Lanterne!
Et Elle et son homme s’offriront un WE en Afrique Australe, mais pas sous la case de l’oncle Tom.

Tous les hommes naissent libres et égaux en droit, certains sont plus « égaux » que d’autres, nous font savoir les africains.

 
Bardamu | difficile
11H42 27/02/2008

« On a pillé l’Afrique »? Ca se discute. Par exemple, la colonisation de l’Algérie par la France n’a quasiment rien rapporté à l’économie française et au contraire lui a coûté très cher (voir travaux de Jacques Marseille)

Quand bien même ce serait le cas, il n’y a pas à s’excuser en permanence d’avoir été les plus forts. les rapports entre Etats ont toujours été des rapports de force, cela choque peut-être notre sensibilité moderne, mais l’histoire s’est faite ainsi.

Je ne vois pas que les arabes aient l’idée saugrenue de « demander pardon » à l’Espagne, qu’ils ont conquise, colonisée et « pillée » pendant presque huit siècles…

Nous-mêmes d’ailleurs, devrions demander des comptes aux italiens. je n’ai toujousr pas avalé la conquête de la gaule par César, et la dispartition de la culture celtique… Portons plainte!

 
PMB | Lecteur écriveur
12H37 27/02/2008

« la colonisation de l’Algérie par la France n’a quasiment rien rapporté à l’économie française »

Mais alors, on est des cons ? On les a exploités-massacrés-humiliés pour rien ? Oh là là là là là…

PS La culture celtique n’a pas disparu. Venez en Bretagne ou dans tout autre pays de l’arc celtique, je vous préviens que ça barde ! (Mais pas trop Amu : c’est là que le FN fait ses plus mauvais scores ;-)

PS Envoyez-moi vos mensurations et les clés de votre maison. Si je suis plus fort que vous, je viendrai vous péter la tronche, péter la tirelire et péter la ceinture de chasteté de Mâme Bardamu. Et bien entendu, avec votre philosophie de la vie, vous aurez la sagesse de ne pas venir exiger que je m’excuse ? Hein ?

 
Bardamu | difficile
14H02 27/02/2008

Non, l’Algérie a été conquise pour des raisons essentiellement politiques, un dérivatif pour détourner l’attention des français sur autre chose que la politique intérieure. Du classique.

La culture celtique antique a entièrement disparu, faute de documents écrits, il en reste quelques traces folkloriques, en effet… Peu de choses.

Quant à votre humeur belliqueuse, elle est divertissante, mais n’a rien à voir avec le constat banal que les rapports entre Etats dans l’histoire ont été des rapports de force…

Habib Bourguiba l’avait bien compris, en rappelant cette évidence : « nous avons été colonisés parce que nous étions colonisables »« .

La Realpolitik s’embarrasse peu de morale, je vous l’accorde, c’est sans doute déplorable, mais il ne semble pas que cela soit prêt de changer.

 
PMB | Lecteur écriveur
14H49 27/02/2008

Oh vous savez, mon humeur était moqueuse, pas belliqueuse, Mme Bardamu continuera de vous voir seul seigneur et maître. Peut-être en concevra-t-elle quelque regret ;-)

N’empêche, il eût été amusant de vous voir dans une situation où le grand blanc supérieur que vous devez êtes aurait été inférieur.

Quant à la culture celtique réduite au folklore, il serait bon que vous alliez au-delà du périph. De bonnes librairies, à Quimper et ailleurs, n’ayant rien à voir avec les biniouseries botrelliques, vous diraient ce qu’il en est vraiment.

« La Realpolitik s’embarrasse peu de morale » : elle est surtout conne, les USA l’ont vu en Afghanistan où, pour chasser la peste communiste, ils ont cultivé le choléra benladeniste.

 
Bardamu | difficile
15H02 27/02/2008

On ne peut faire grief aux USA d’avoir armé les islamistes contre les russes en Afghanistan.

Ce serait comme reprocher aux alliés de s’être unis avec Staline contre Hitler…

 
PMB | Lecteur écriveur
15H18 27/02/2008

- Allez dire ça aux Afghans et aux proches des victimes des Twins Towers.

- Staline n’est pas venu s’installer en Europe et les chars russes n’ont pas remonté les Champs-Elysées en 1968.

Bon, je ne vous convaincrai pas et vous ne me convaincrez pas, je vais donc m’en tenir là et vous laisser, si vous répondez, le dernier mot. Si ça peut vous faire plaisir… ;-)

 
marie 75
12H48 27/02/2008

jacques marseille … excellent porte parole UMP!

Et les croisades???
Vous avez oublié …
Lire Prawer, une des meilleures oeuvres sur les croisades!
Et puis … passez ca à Marseille!!!
On y voit que la « reconquête du tombeau du Christ » n’était pas si désintéressée. Une des premières escales du très saint Louis? Alexandrie : le grenier de l’Egypte…
Un hasard!!!!

On s’excuse pas … on n’oublie rien … on s’habitue c’est tout (c’est du Brel!).

 
Bardamu | difficile
14H14 27/02/2008

Les croisades ont été extrêmement coûteuses et n’ont RIEN rapporté à l’Occident.

L’historien Jacques Le Goff (encore un UMP sans doute…) disait, par manière de plaisanterie, que ce que les croisés avaient ramené de plus important, c’était… l’abricot!

Mais je suis content de voir que vous pouvez faire autre choses qu’encombrer le fil des commentaires de vos laborieux et interminables « copiés-collés », qui n’ont le plus souvent rien à voir avec la choucroute…

 
marie 75
15H47 27/02/2008

Décidemment, la presse étrangère vous dérange.
Je continuerai donc à en passer.
Merci de votre feed-back, fort encourageant et de votre reconnaissance, implicite bien sûr, de mes compétences intellectuelles.

Je vous laisse à votre noyau d’abricot.
Le Goff vous aurait parlé de bien d’autres choses. Quant à Duby……..
Les royaumes chrétiens d’Orient, le développement du commerce maritime, les techniques de la civilisation arabe (fort supérieure à la nôtre à l’époque) … aucun bénéfice économique dans tout cela!
Vous avez raison!!!! Un noyau d’abricot, rien de plus!

Mais lisez donc Prawer … vous y découvrirez les « bienfaits » de la société occidentale armée, partant « sauver le tombeau du Christ ».

 
alex75003
13H03 27/02/2008

oui vous avez raison, si on exclue :
- le trésor d’Alger récupéré lors de la conquête et utilisé par Charles X (cf livre de Pierre Péan),
- les céréales emportés vers la France lors des disttes des années 1865 provoquant la famine en Algérie,
- fournir des terres aux paysans alsaciens et lorrains après la défaite de 1870 en expropriant les algériens de leurs terres,
- une terre d’éxil pour certains communards,
- une entrée stratégique en Afrique du Nord et en Afrique plus généralement,
- la chair à canon lors des deux guerres,
- les minerai,

et j’en passe. On ne comprend pas pourquoi la France y tenait tellement,

 
Unstern
15H32 27/02/2008

Votre post accumule les contre-vérités, en toute connaissance de cause, et de la façon la plus nauséabonde qui soit.

Malgré votre pseudonyme, vous semblez n’avoir guère fréquenté l’œuvre de Céline. Dans notre littérature, le « Voyage au bout de la nuit » est l’un des premiers textes à décrire et à critiquer les supposés « bienfaits » de la colonisation.

Lisez aussi, et sans œillères — si vous en êtes capable, ce dont je doute — le « Voyage au Congo » de Gide, qui décrit très précisément l’exploitation ou plutôt le dépecage de l’Afrique par le système colonial. Et aussi la mentalité écœurante de la plupart des colons.

À l’automne 2005, Arte a diffusé un remarquable documentaire sur la colonisation du Congo belge, alors possession privée du roi Léopold II. C’était l’époque du boom du caoutchouc. Le monarque imposa la culture de l’hévéa aux dépens des cultures vivrières, ce qui causa évidemment des milliers de morts dues à la sous-alimentation. De plus Léopold faisait fixer, pour chaque village, la quantité de caoutchouc brut à rapporter mensuellement à ses sbires. Les villages qui n’y parvenaient pas étaient pillés et incendiés, et leurs habitants massacrés. Les hommes de main chargés de cette sinistre besogne percevaient une petite somme pour chaque Africain tué. Pour prouver la véracité du chiffre de morts qu’ils annonçaient, ils devaient couper la main droite de chaque victime et la rapporter à l’administration coloniale. Alors seulement ils touchaient l’argent… Le bilan des victimes se chiffre en centaines de milliers de morts. Il est inutile, je crois, que je continue.

Votre discours post-spenglérien est totalement écœurant. Non seulement il prend acte de la suprématie du fort sur le faible, mais il la célèbre et prétend la consacrer comme une loi historique. C’est bien la peine de citer Hegel (de façon hautement contestable) pour aboutir à célébrer la loi de la jungle — ce qui va à l’encontre de la pensée hégélienne ! (Bien que se réclamant de Hegel, Spengler était, tout comme vous, un piètre hégélien.) Cette loi de la jungle, grâce à la grotesque fiction de la « main invisible du marché », est au cœur de l’actuelle idéologie néo-libérale, laquelle est aussi dépourvue de fondements logiques que la métaphysique de Thomas d’Aquin.

Vous prétendez congédier le débat (« l’histoire s’est faite ainsi ») pour une raison bien simple : vous et vos semblables, vous avez tout intérêt à ce que le débat n’ait pas lieu.

Ah oui, à propos de l’Espagne. Les Arabes l’ont effet conquise sur les Wisigoths, qui l’avaient conquise sur les Romains, qui l’avaient conquise sur les Ibères, etc. Mais si les Arabes ont CONQUIS l’Espagne, ils ne l’ont pas COLONISÉE (et encore moins PILLÉE) : les richesses créées restaient dans le pays. Et jamais l’Espagne ne fut plus riche que sous la domination des Omeyyades. Je ne suis nullement un sympathisant du Hamas ou du Hezbollah (dont les méthodes politiques sont hélas bien éloignées de celles des califes omeyyades). Mais vos affirmations aussi mensongères qu’anti-arabes appelaient une mise au point.

Autre chose : les techniques agricoles des Arabes, bien plus efficaces que celles de leurs prédécesseurs, firent de l’Espagne un vaste jardin où l’on mangeait à sa faim. Autre chose encore : la politique religieuse du califat de Cordoue était d’une grande tolérance. Juifs, musulmans et chrétiens cohabitaient en bonne intelligence, et c’est précisément à Cordoue, capitale du califat, que Maïmonide, ce grand penseur juif, élabora son œuvre.

Bref, l’ignorance (feinte ou réelle) le dispute en vous à la mauvaise foi. Pourquoi n’iriez-vous pas plutôt exposer vos thèses sur le site de « Valeurs Actuelles » ou celui de « Présent » ? Vous y retrouveriez vos amis…

 
PMB | Lecteur écriveur
16H13 27/02/2008

Merci Unstern. Impressionné je suis, limite vénèr de ne pas savoir pondre des pavés aussi documentés que ça. Rien ne résiste aux faits.

Je suis particulièrement intéressé par votre parallèle avec le discours sur « la main du marché et gnagnagna »
Que cet état de fait existe n’en fait pas un loi, et une loi qu’on ne devrait pas combattre. Au contraire.

Surtout que tous les bardamu qui la prônent sont les premiers à pigner quand c’est eux qu’elle emmerde (excusez moi, une poussée de sarkozyte).

 
Bardamu | difficile
00H10 28/02/2008

C’est étrange cette manie de trouver « nauséabonde » toute pensée non conforme à la bien-pensance généralisée, dont votre commentaire se fait le reflet fidèle. A cet égard, il est intéressant, non par son contenu, évidemment, mais en tant que symptôme de ce déréglement olfactif décidément répandu qui tient lieu d’arguments à ceux qui n’en ont guère.

Vous me renvoyez à la lecture de Céline, ce dont je vous remercie, j’ignore en effet tout de cet auteur, comme mon pseudonyme l’atteste. Admirable lucidité.

Voyons plus loin : Vous décrivez les horreurs de la colonisation du Congo belge. C’est fort bien, mais je parlais de l’Algérie, et du bilan économique de la colonisation. Le rapport m’échappe. Mais empiler des morts et les atrocités est un procédé courant : on essaie de susciter l’indignation pour empêcher la réflexion. Routine de l’amalgame.

Après le « nauséabond », l’ »écoeurant ». Nous progressons. Spengler, la loi de la jungle, Hegel, la main invisible du marché, Saint Thomas (tout surpris de se retrouver dans cette galère!)… L’entassement est comique.

Essayons de débrouiller cet inventaire à la Prévert :

J’ai cité Hegel, sans d’ailleurs du tout m’en réclamer, l’Etat hégélien n’est vraiment pas ma tasse de thé, pour indiquer la source principale du discours de Dakar. C’est tout. Merci de me qualifier de piètre hégélien, c’est pour moi un compliment.

Je ne fais pas de la loi du plus fort un principe historique : c’est un principe historique.

Vous en déduisez que j’approuve ce principe, c’est évidemment faux. Je pointe seulement le ridicule qu’il y a à exiger en permanence de l’Occident une repentance anachronique pour un expansionnisme pratiqué par toutes les civilisations, comme politique de puissance. Y compris la civilisation arabo-musulmane, qui ne prospéra que grâce au Jihad, c’est-à-dire au fil de l’épée.

Quant à la « main invisible du marché », c’est plutôt de l’archéo-libéralisme que du néo-libéralisme, si je puis me permettre. Je ne vous sens pas très au fait de la pensée libérale : lisez donc les libertariens comme Nozick au lieu d’empiler des poncifs antilibéraux qui feraient rougir José Bové!

Gardons le meilleur pour la fin : il est donc mensonger et anti-arabe de dire que l’Espagne a été colonisée, c’est-à-dire exploitée et pillée par les arabes?

Elle n’a pas été pillée parce que « les richesses créées restaient dans le pays »? Oui, dans les poches des maîtres!

Oui, les arabes firent de l’Espagne un jardin, comme les français firent de l’Algérie un jardin : pour leur compte personnel et non pour celui des autochtones! On croit rêver en lisant le portrait idyllique que vous dressez de cette entreprise coloniale : méfiez-vous, vous êtes en train de verser dans l’idéologie des « bienfaits de la colonisation »! Pour quelqu’un d’aussi politiquement correct, ce serait un comble!

Il ne manquait plus qu’un myhe irénique à votre commentaire pour être complet : celui de l’Andalousie heureuse, si tolérante et fraternelle, dont les historiens ont fait litière depuis longtemps : les chrétiens et les juifs y vivaient en état de « dhimmitude », comme sous-citoyens simplement tolérés par des maîtres musulmans dans un pays conquis. Rien de nouveau sous le soleil.

Merci de votre proposition d’ »émigration » vers d’autres sites, qui témoigne d’une réelle volonté de dialogue bien réconfortante, et merci encore de votre si pittoresque intervention.

 
Unstern
03H46 28/02/2008

@ Bardamu

1º. — « “On a pillé l’AFRIQUE « ? Ca se discute.» : voilà, sauf erreur, ce que vous écriviez au début du post auquel j’ai répondu. J’étais donc fondé à prendre l’exemple du Congo belge. Lequel, vous le saurez peut-être un jour, se trouve en Afrique. Tout comme l’Algérie, qui était votre exemple.

2º. — S’agissant de Céline, je ne crois pas que vous soyez allé bien avant dans sa lecture, guère plus loin en tout cas que l’invention laborieuse d’un pseudonyme. Contrairement à ce que vous semblez vous imaginer, lire un livre, ce n’est pas se contenter de l’ouvrir et de regarder vaguement le texte, en tournant de temps à autre une page histoire de faire quelque chose. Si vous aviez réellement lu — ce qui s’appelle lire — le « Voyage », vous nous épargneriez (et à vous-même tout d’abord) bien des âneries prétentieuses sur « le bilan économique de la colonisation », comme vous dites si joliment.

3º. — « … y compris la civilisation arabo-musulmane, qui ne prospéra que grâce au Jihad, c’est-à-dire au fil de l’épée » : je ne résiste pas au plaisir de vous citer littéralement. Décidément, cher Bardamu, vous êtes plus prodigue de perles que de mots d’esprit. Ici, toutefois, vous décevez un peu. De vous on attendait mieux, en somme, que l’ânerie classique (Islam = Jihad), aujourd’hui tout au plus digne de ces pages culture de « Femme actuelle » qu’à n’en pas douter vous parcourez avec un vif intérêt chez votre coiffeur. Bref, on espérait une platitude qui dans sa nullité eût quelque allure. Hélas. Dès leur apparition, les thèses de Samuel Huntington ont fait s’écrouler de rire tous les islamologues de la planète… On n’en parle déjà plus aujourd’hui, sinon pour s’en moquer aimablement, comme je me permets de le faire. Et si, libéralisme à part, vous vous mettiez un peu au fait de ce qui se publie ?

4º. — Quel drôle d’historien vous faites. Mélangeant allègrement époques et concepts, vous considérez la conquête arabe comme une « entreprise coloniale ». La colonisation, par les Occidentaux, du Maghreb ou de l’Afrique noire a consisté à s’approprier les ressources naturelles et leur exploitation, à imposer aux populations locales une structure sociale où ces derniers formaient la catégorie inférieure, la plus démunie du point de vue économique, juridique et culturel. Et, naturellement, à les exclure du partage des richesses. Cela n’a strictement rien à voir avec la situation de l’Espagne musulmane. Les produits de l’activité économique y alimentaient la consommation locale, ou bien entraient dans le circuit des échanges transméditerranéens. Même les métaux extraits du sol espagnol étaient travaillés sur place. Cette agriculture, cet artisanat et ce commerce prospères étaient loin de profiter aux seuls musulmans. La dhimma, c’est-à-dire la condition de dhimmi (mais où diable êtes-vous allé pêcher cette invraisemblable « dhimmitude » ???) n’impliquait aucune dépendance religieuse ou économique des chrétiens et des juifs, qui assuraient une large partie des activités d’artisanat et de commerce et, faut-il le rappeler, avaient toute liberté pour pratiquer leurs cultes respectifs. Enfin, ces minorités juive ou chrétienne jouaient un rôle politique considérable (tout au moins compte tenu de leur faible effectif) : non seulement parce qu’elles étaient extrêmement présentes dans le commerce, mais aussi parce que c’est parmi elles (surtout parmi les juifs) que le pouvoir califal recrutait ses interprètes et ses conseillers politiques. Certains chrétiens d’al-Andalus étaient fort aisés, et l’on connaît le cas de plusieurs juifs conseillers du calife qui furent possesseurs d’une fortune considérable. Tout cela, cher Bardamu, pour en venir à ceci : d’une part, le fonctionnement politique, économique et socio-culturel d’al-Andalus est absolument distinct de celui des territoires que plus tard les Européens contrôlèrent et exploitèrent en Afrique sous le nom de « colonies ». Et il faut, d’autre part, une rare bêtise pour appliquer, comme vous le faites, ce dernier terme à l’entité historique bien particulière que fut al-Andalus.

5º. — Je ne m’intéresse guère à la « pensée libérale », car depuis le XXe siècle ces deux mots sont devenus à peu près incompatibles. Je me borne à remarquer, non sans amusement, que la thèse de Nozick sur l’« État minimal » ne diffère pas fondamentalement de la pensée des libéraux du XVIIIe siècle : vous vous rappellerez peut-être (si ce n’est pas là trop espérer de vous) que les Girondins souhaitaient « réduire Paris à 1/85e d’influence » (il n’y avait alors que 85 départements)… Comme vous le savez, l’économie est une chose beaucoup trop sérieuse pour qu’on la confie aux économistes, ces modernes Diafoirus, ou a fortiori aux banquiers. Et de même, me semble-t-il, la politique est une chose beaucoup trop importante pour qu’on l’abandonne aux philosophes, eussent-ils pour nom Robert Nozick.

6º. — « L’intelligence n’est pas votre fort » : c’est le compliment que l’on est tenté de vous adresser, en paraphrasant Valéry — un auteur que vous feriez bien de lire. Il aurait été fastidieux, vous en conviendrez, de faire ici un relevé complet des approximations, amalgames, rapprochements abusifs et autres « non sequitur » dont votre prose est richement émaillée. C’était de plus inutile car, en vieux routier de la provocation de bas étage, vous savez assez bien où vous les avez placés. Reste à deviner ce qui vous pousse, semaine après semaine, à venir sur ce forum pour y semer contre-vérités, sous-entendus, procès d’intention ou fausses évidences, et y exhiber un savoir qui, comme on disait au XVIIe siècle, « a tôt fait de montrer la corde ». Il y a des gens qui se passionnent pour les mots croisés. D’autres pour les réussites. D’autres encore font entrer des petits bateaux dans des bouteilles. Votre passion à vous, c’est l’ergotage compulsif et le sophisme tendance cheap. Selon le joli mot de Stendhal, à l’instar « des commis-voyageurs d’il y a trente ans, vous faites du paradoxe ». Je ne sais trop ce que vous essayez de prouver à vous-même en vous livrant à cette occupation, disons, quelque peu régressive. Le certain, c’est que vous n’avez pas le moindre désir de dialoguer de bonne foi avec autrui : vous êtes bien trop attaché à vos idées, ou plutôt à ce qui vous en tient lieu. C’est pourquoi il serait totalement inutile de prolonger cette discussion : on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif (connaissiez-vous ce charmant proverbe ?). Et comme, faute de véritables arguments, vous êtes inépuisable en raisonnements aussi creux que débiles, je serais inévitablement forcé de me répéter. C’est d’ailleurs, pour votre part, ce que vous avez déjà commencé à faire.

 
Bardamu | difficile
00H30 29/02/2008

Amusant, un peu hystérique quant à la forme, mais un effort louable d’argumentation pour le fond.

1° Le contre-exemple de l’Algérie prouvait que le « pillage » de l’Afrique par la colonisation n’était pas une vérité révélée. Vous faites diversion en parlant du Congo. Ignoratio elenchi, mon cher Vadius.

2° Merci de vos conseils de lecture, j’en fais grand cas. Bébert en a même souri comme le chat du Cheshire.

3° Où voyez-vous que je me réclame de Huntington? La civilisation arabo-musulmane ne prospéra que grâce au Jihad, c’est—à-dire au fil de l’épée. Simple constat. Avez-vous quelque chose à objecter? A part des cabrioles sous gaz hilarant et d’improbables « islamologues », derrière lesquels vous vous abritez prudemment? Epargnez-nous l’argument d’autorité, refuge éternel des demi-habiles et des penseurs aux culottes aussi courtes que leurs idées.

4° Là, vous voilà pris en flagrant délit : s’étonner du mot « dhimmitude » donne à votre exposé ce parfum si caractéristique de « Wikipediatude » qui trahit des connaissances fraichement acquises et donc mal assimilées. Mais votre bonne volonté est à porter à votre crédit.

On vous pardonnera donc même une énorme bourde comme : »la condition de dhimmi (mais où diable êtes-vous allé pêcher cette invraisemblable « dhimmitude » ???) n’impliquait aucune dépendance religieuse ou économique des chrétiens et des juifs,  ».

Sinon, mon impression première se confirme : vous qui n’avez pas de mots assez durs pour stigmatiser la colonisation occidentale chantez les louanges de la colonisation (eh oui, il faut vous y faire, c’est bien l’expression adéquate, et toutes vos cavillations littéraires sur la différence des systèmes ne peut rien y changer…) de l’Espagne par les arabes.

Bienfaits de la colonisation donc, mais seulement quand elle est arabe.

Bientôt, vous allez sans doute nous dire que la traite négrière orientale, dont les arabes furent les principaux acteurs, était une chance pour l’Afrique!

5° Il n’y a rien de honteux à avouer qu’on n’a pas lu Nozick (la structure du système éducatif français s’y oppose presque mécaniquement), dites-le franchement au lieu de nous proposer un commentaire maladroit qui ne fait que souligner votre ignorance… C’est sans doute une source importante de ce que vous croyez être de l‘« antilibéralisme » et qui n’est que paresse intellectuelle et génuflexion devant la verbigération doxique du moment. Mais je ne veux pas accabler une « fashion victim ».

6° Je rougis de vous voir si concerné par mon humble personne que vous prenez la peine d’établir un diagnostic complet sur mon état psychique.

Attention cependant à vos références! Valéry! Vous vous fourvoyez. Méfiez-vous, la police de la pensée pourrait vous faire payer cher ce genre de faiblesse coupable pour un penseur qui n’a pas reçu l’aval de l’orthodoxie sinistre…

Je prends, malgré cela (mais que je ne vous y reprenne plus!), bonne note de vos remarques sur mes graves défaillances cognitives, surtout que votre ton péremptoire est vraiment attendrissant : quel besoin d’amour derrière ces insultes proférées sans conviction, comme d’un petit garçon qui trépigne de rage pour se faire entendre des grands… C’est touchant.

Un bémol cependant : conclure en permanence vos interventions par « inutile de dialoguer avec vous, car vous ne dialoguez pas même quand vous dialoguez » finit par sentir son procédé!

Mais vous avez égayé ma soirée, et de cela, je vous suis reconnaissant.

Je suis votre valet, monsieur, à vous lire.

 
bavarde33 | fonctionnaire/écrivaine
13H03 03/03/2008

la joute ou la passe d’armes entre vous deux « unstern » et « bardamu » au sujet d’un sujet récurrent le colonialisme (je résume..!) est sublime….! sans concession..pleine d’humour, avec une nuance dans l’humour cependant, vous bardamu votre humour est incisif, bourré de style, plein de tac….presque du Molière !! mais pour « unstern » agressif , et ça c’est pas bien….

merci pour ce moment!!!!!!!!!

je suis vôtre dame, monsieur, à vous lire!!!!!!!!!!!

 
cooper59 | pour la decroissance !
12H07 27/02/2008

pour ma part je ne parle plus de Sarko ni de la « premire dame de France » , vous ne me verrez pas sur la plupart des sujets concernant Sarko , pour une raison bien simple : j’ai dechiré ma carte d’electeur le soir des elections ! Et j’en ai marre de voir tous ces internautes critiquer Sarko plutot que son « systeme » , critiquer Sarko plutot que la politique economique du FMI ou de la Banque Mondiale , critiquer Sarko , en meute , et ne jamais denoncer les profits indecents du CAC 40 et des positions du Medef , comme ci quand Sarko ne sera plus a la tete du pays tous les problemes seront reglés ! Arretez un peu avec Sarko et sa bonne femme , on est pas dans un roman photo ! Chirac ou Sego ne sont pas non plus des « genies » du bien , et tout ça demontre un sacré malaise dans la « maturité » des electeurs de ce pays !

 
marie 75
12H52 27/02/2008

certains de nos anciens se sont fait fussiller pour le droit de vote!
Ne pas l’oublier!

Si les critiques tombent sur cet individu, c’est qu’il est l’image même de cette politique économique.
Tu noteras que je n’ai pas noté le nom du frénétique.

 
abcd | retraitée
19H09 27/02/2008

Et il faudrait arrêter,par exemple,sous couleur d’humanitaire, d’envoyer des bouquins et des cours écrits en français pour maintenir un lien artificiel, dont ils ne veulent plus;pour qui nous nous prenons pour agir de la sorte? L’humanitaire ne fait du bien qu’à ceux qui le pratiquent, mais ils ne pourront pas effacer des siècles de main mise sur ces pays.Aidons les à vivre debout, seuls, et sans attendre d’eux un quelconque retour ; tout le monde sait que l’Afrique est le théatre d’influences américaines, chinoises, doublées de catholiques et d’islamistes,qui s’entredéchirent pour obtenir les richesses que nous n’avons plus.

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
11H31 27/02/2008

Article interessant parce qu’ il met l’ accent sur la symbolique de la visite de Sarko en Afrique du Sud , l’endroit ou les courageux blancs protestants racistes qui se levent tot ont vaincu la civilisation des Zoulous faineants ..
Pour ce qui est de la description des charmantes petites familles paysannes qui grattent la terre dans la joie , j’ ai quand meme un doute ..
Je connais pas l’ Afrique , mais je connais un peu les paysans de l’ Inde , du Nepal et de la thailande ..
C’est sur , c’est tres beau , quand on fait du tourisme ..

 
Vincent Crouzet | Ecrivain
11H33 27/02/2008

Bon…

C’est le petit blanc urbain (réponse à guerzit) qui répond. Le paysan africain n’est pas le seul concerné… Le texte porte principalement sur l’idée que nous nous faisons les uns les autres du « progrès ». J’aurais pu évoquer le paysan ardéchois de la même manière. Certains, effectivement, rapprochent le progrès de la vitesse, de la production, du confort (très matériel - tv-bagnole-tél portable…)… Peut-on tolérer, seulement tolérer que d’autres imaginent le « progrès » autrement ?Progresser, c’est devenir meilleur, simplement. « Un homme meilleur » est-ce celui qui dispose de 180 chaînes satellites ? Ou bien celui qui nourrit sa famille sur sa terre ? Il ne s’agit pas de bons sentiments, mais juste de s’arrêter un instant sur un peu de sens. Par ailleurs, en réponse à ceux qui ne voient dans l’Afrique que famines, guerres tribales, HIV et autres malédictions, je suggère d’urgence un séjour sur le continent africain, pour se débarasser justement des poncifs d’usage. Le bonheur est dans la brousse ! Bien à vous tous.

 
lioe | berlin
11H48 27/02/2008

Lorsque l homme « blanc urbain » aura cesse de considerer que le bonheur depend du progres, la condescendance laissera place a l egalite et au respect.
Merci pour votre precision, au plaisir de vous relire

 
Vincent Crouzet | Ecrivain
11H44 27/02/2008

sumacel s’excite…

S’occuper de la géostratégie du diamant, dénoncer les effets criminogènes de la contrebande des pierres (blanchiment, financement de réseaux mafieux, structuration de monopoles, exploitation des populations sur les zones d’extraction… voir mon roman « Rouge Intense ») ne me paraît pas tout à fait en adéquation avec la réputation de pilleur de diamants de l’Afrique australe que me fait sumacel…

Le malheureux auteur « nécessiteux » que je suis, aimerait peut-être parfois bénéficier du confort que lui offrirait la condition de diamantaire forban…

Bien à vous tous

 
cooper59 | pour la decroissance !
12H09 27/02/2008

Surnacel fait quoi comme boulot ? question a deux euros .

 
laurentdub
12H18 27/02/2008

Le développement africain en est à ses balbutiements dans une grande majorité des pays qui le composent. Aujourd’hui que nous avons la chance de mesurer le coût environnementale du développement économique « à l’occidentale », notamment au regard des catastrophes qui se préparent en Chine et en Inde. Crouzet parle de « croissance mal maîtrisée, de terres abandonnées, de songes chimériques » et d‘« exode rural, désertification, entassement dans des agglomérations invivables, sous-emploi, malnutrition, épidémies, frustrations »…

Il n’a pas tort, c’est souvent le résultat de décennies d’agriculture intensive non maitrisée. L’Afrique est toujours, en grande partie, vierge. Il serait donc bienvenu de préserver ce continent en y promouvant un développement enfin respectueux de l’environnement et des africains. Les laisser s’accomplir plutôt que de maintenir une certaine « Françafrique »…

Que ce soit en finançant des armées, en soutenant des régimes non démocratiques, ou en gardant la main mise sur les richesses de ses anciennes colonies, La France ne joue pas le jeu de l’Afrique. Un des exemple le plus récent, le génocide rwandais: http://www.contre-feux.com/international/rendre-a-lhistoire-le-genocide-…
Ou bien encore le soutien inconditionnel de nos gouvernements à Ibriss Déby au Tchad, et bien d’autres encore…

L’Afrique est à 60% rurale. Le développement de l’Afrique passe donc par un développement de la vie rurale dans tous ses aspects, en restant au diapason avec la nature et les différentes cultures du continent.

 
Vincent Crouzet | Ecrivain
12H24 27/02/2008

Bonjour PMB,

Merci pour vos commentaires, je file sur Rebonds pour jeter un oeil. Concernant Rousseau, qui déclenche les passions, je voulais simplement indiquer que dans l’esprit de Nicolas Sarkozy (ou plutôt d’Henri Guaino, laissons à l’auteur…), le paysan africain était « rousseauiste », qualification péjorative d’usage. C’est vrai que le paysan africain n’a que faire de Rousseau, voir même d’Hegel (voir Bardamu)…

Bien à vous

 
PMB | Lecteur écriveur
13H40 27/02/2008

L’Afrique a vécu pendant des siècles au « rythme immuable » de sa civilisation qui, après tant d’autres esprit supérieurs, a fait s’apitoyer le marionnettiste de NS, j’ai nommé Guaino. Ce rythme était le sien, il était un équilibre basé sur le fonctionnement en ethnies, les religions animistes, et la ruralité chasse-cueillette-agriculture. Il n’était pas parfait (le nôtre l’était-il, notre passé nous permet-il de donner quelque leçon), mais c’était le sien, et rien ne nous autorise à dire que les Africains n’y étaient pas globalement heureux. Est-on nécessairement plus heureux avec une cravate qu’avec un os dans le nez.

Et voilà qu’au XIX° siècle sont arrivés en masse et en envahisseurs les Occidentaux. Totalement pénétrés de leur supériorité en tout. Persuadés d’être face à des infra-humains. Auto-investis de deux missions : a/ piller les ressources matérielles et humaines, b/ civiliser (en fait, imposer leur seule civilisation, étant donné qu’ici il ne faudrait pas donner à ce mot son sens mélioratif mais son sens neutre : ensemble des pratiques d’un groupe humain donné. Notre civilisation, dans l’absolu, n’est pas meilleure que la leur, elle est différente – et effectivement, comme l’a dit Bardamu, plus puissante).

Le résultat est qu’on a imposé à ces peuples des changement qui nous ont pris des siècles. Qu’on l’a fait en ridiculisant et surtout en détruisant tout ce qui les faisait fiers d’être Africains : coutumes, religions, culture et art, en leur imposant d’autorité et d’un coup nos costumes, nos frontières, nos structures, notamment politiques. Si vous croyez que la BD Tintin au Congo est ce qui se fait de mieux en matière de supériorité bienveillante, c’est que vous ne connaissez pas les Casseboufigue en Afrique (Guy Sabran, GP, 1946) : des gamins débrouillards qui manipulent des peuplades tour à tout naïves, cupides, feignasses, cruelles, mais en permanence admiratives devant ces Blancs si parfaits, si aptes à résoudre tous leurs problèmes.

Ben, pour les problèmes, ils ont vu.

 
zbigniew
12H30 27/02/2008

Un très bon livre de sociologie à vous conseiller: Le savant et le populaire, de Grignon et Passeron.
Ils distinguent deux écueils symétriques: le misérabilisme (en gros, Sarkozy), et le populisme (vous, un petit peu).En Afrique, les gens ne sont peut-être pas arriérés, mais ils ne sont pas non plus complètement heureux, insouciants, etc: pas parce qu’ils sont Africains, mais parce que ce sont des êtres humains, et que la réalité n’est jamais simple.
Critiquer l’un des écueils au nom de l’autre n’est jamais très percutant.
Et pourtant, la critique est possible, et souhaitable.

 
marie 75
12H35 27/02/2008

parce que … il n’a même pas été capable de rencontrer les paysans français !
Le matin (suisse) :
PARIS - NOSTALGIE
(..) Un président de la République qui insulte quelqu’un, c’est insulter tous les Français.»(…)

Coucou, revoilà Chirac!

Pour Jacques Chirac, la visite de la «plus grande ferme de France» constitue toujours «un des grands moments de l’année».
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Comme au bon vieux temps, l’ancien chef de l’Etat français a caressé les vaches, serré des centaines de mains et dégusté les produits du terroir

- 26/02/2008
Le Matin & les agences

Il n’aurait raté ça pour rien au monde. L’ancien président français Jacques Chirac a passé près de quatre heures hier au Salon de l’agriculture pour une visite aux antipodes de celle de Nicolas Sarkozy. Pendant trois heures quarante-cinq, il a sacrifié au rituel immuable de ses visites à «la plus grande ferme de France».

Caresses aux vaches, dégustation de produits du terroir, bises aux enfants, photos avec les visiteurs et encouragements aux agriculteurs, «bonjour», «tous mes voeux de réussite», «voilaaaaaâ»: rien ne manquait à cette visite au parfum de nostalgie. «Cela me fait toujours plaisir, c’est un des grands moments de l’année», a-t-il confié sans s’étendre sur ses sentiments.

Jacques Chirac, qui effectuait sa troisième sortie publique depuis l’inauguration vendredi avec Nicolas Sarkozy de l’Historial Charles-de-Gaulle aux Invalides, est juste apparu plus fatigué qu’il y a un an. Tout au long de la visite, il n’a cessé de s’appuyer sur l’épaule du président du salon, Christian Patria. Au bout d’une heure et demie, il s’est arrêté sur un stand pour se reposer à l’écart de la foule et des journalistes.

L’ancien président a reçu un accueil très chaleureux de la part des agriculteurs comme des visiteurs. Des applaudissements ont fusé à plusieurs reprises sur son passage.

Beaucoup ont comparé sa visite à celle de Nicolas Sarkozy samedi lors de l’inauguration du salon, au pas de charge et marquée par son algarade très médiatisée avec un visiteur. «Il est extraordinaire, près du peuple, très cordial, s’est enthousiasmé Jean-Pierre Ahanda, un Parisien fan de Jacques Chirac. Sarkozy, ça n’a absolument rien à voir. Un président de la République qui insulte quelqu’un, c’est insulter tous les Français.» Didier Fleury, un ancien boucher, constatait: «Chirac, c’était quand même autre chose.»

Reconnaissance éternelle
Les agriculteurs, dont beaucoup vouent une reconnaissance éternelle à Jacques Chirac depuis son passage au Ministère de l’agriculture au début des années 1970, partageaient ce sentiment. «Le président Chirac, on le sent plus terroir. Le président Sarkozy a tout à montrer à ce niveau-là», confiait Jean-Michel Curien, éleveur de vosgiennes.

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«J’aurais pas dû lui dire: casse-toi»

L’insulte «pauvre con» lancée par Nicolas Sarkozy à un homme qui l’invectivait continuait hier à provoquer des remous, après la révélation qu’une phrase de regret du président français avait été ajoutée par la présidence après un entretien à un journal.

Sarkozy a semblé esquisser un mea-culpa dans un entretien avec des lecteurs du journal Le Parisien publié hier. Mais les conditions de l’interview ont fait surgir une nouvelle polémique. Le chef de l’Etat a été interrogé notamment par ces lecteurs sur le désormais célèbre «Casse-toi, pauvre con» lancé samedi à un homme qui l’avait insulté au Salon de l’agriculture et refusé de lui serrer la main.

Pratique courante

La phrase de regret exprimée par Sarkozy «je n’aurais pas dû lui répondre» a été rajoutée, après l’entretien, par la présidence française, qui a relu le texte, une pratique courante en France, mais de plus en plus critiquée. Cette phrase de Nicolas Sarkozy n’a «pas été prononcée devant nos lecteurs» qui ont rencontré le président à l’Elysée, a reconnu le directeur adjoint de la rédaction du quotidien, Jean-Baptiste de Montvalon.

Selon le verbatim de l’entretien, le président a en revanche dit: «J’aurais pas dû lui dire: casse-toi.» Le fait que les lecteurs qui ont rencontré Sarkozy «retrouvent dans le journal quelque chose qu’ils n’ont pas entendu» pose «quand même problème, et on s’en expliquera à l’intention de nos lecteurs», a déclaré M. de Montvalon.

 
Lanonyme | courageux
13H02 27/02/2008

Bon, petite Marie,
Tu commence à me flégon les yeucous avec tes tartines indigestes!
T’as pas d’amis ?
Tu nous fais braire avec tes copier-coller,qui sont les témoins de ta vie par procuration.
Si t’as pas d’idées propres, sors, lis, vas au ciné….et réfléchis !
En plus , avec ton pseudo tu devrais être plus économe de tes propos et de tes apparitions .
Je vous salue, Marie.
Le bonjour à Jo, à l’âne et au boeuf.
Au fait , le petit , il grandit bien ?

 
PAULA17
13H48 27/02/2008

BRAVO !!!! Ras le bol de la revue de presse internationale, je suggère à RUE89 de supprimer la Rubrique AILLEURS, qui nous permet de nous informer outre l hexagone.

 
Vincent Crouzet | Ecrivain
12H41 27/02/2008

Réponse à zbigniew

Tout à fait d’accord sur la partie « la réalité n’est jamais simple ». On a tous nos problèmes, ici ou ailleurs. Sur le couplet « populisme »… no comment.

Réponse à laurentdub

Merci Laurent de reparler du Rwanda, pour lequel nous (la France) n’avons pas eu le geste de Bill Clinton (que je n’idolâtre pas, loin de là, en prévention aux futures interventions des internautes), de demander, simplement, le pardon.

Bien à vous deux

 
Houvaton
14H30 27/02/2008

Les premières lignes de l’article commençaient mal et puis ce fut le bonheur.

L’auteur nous rappelle que l’Afrique ce sont d’abord les villages avec une forme de démocratie directe et une simplicité de vivre qui n’est ni simpliste ni suicidaire. Je n’irai pas jusqu’aux peintures naïves du douanier ni du phisosophe (Rousseau) mais quatre siècles de « civilisation » européenne et quatre décennies d’intox hollywoodienne rendent méfiant le touriste lambada qui prèfère s’enfermer dans les clubs med, tour opérator et à travers qui font de moins en moins recette sur l’immense continent africain.

Bon d’accord c’est bien, article pertinent mais j’aurais également aimé dans ce périple sarkozien rempli de kérozène et de contrats qui polluent la vie des africains, j’aurais aimé une petite note sur l’escale - prévue et annoncée par l’Elysée - au Tchad :
- Sur les 103 « orphelins » 96 ont des parents identifiés mais sont toujours retenus par le dictateut Déby à Djaména. Pourtant, comme le dit le Canard aujourd’hui, « il ne semble pas qu’ils aient, eux, beaucoup enfreint le Code pénal ».
- Sur le sort des députés de l’opposition tchadienne, enlevés à leurs famille lors de l’attaque des forces rebelles repoussée par la France, dont le fameux Yorongor qui accuse le frère de Nicolas, François Sarkozy, d’être mélé à ce qui pourrait être un trafic d’organes ou de tests sur cobayes humains de par sa pésence au comité d’évaluation de Paris Biotech Santé Hopital Cochin dont la directrice adjointe est aussi sécrétaire générale de l’Arche de Zoé. (Ici je résume, mais je ne suis pas le seul à me poser des questions, il y a aussi Léna Mauger du NouvelObs et aussi, même si ce n’était pas son but, le seul reportage diffusé à l’antenne de France3 début janvier un dimanche soir à 23h00 (!!!) sur cette affaire qui est loin d’avoir livrée tous ses secrets).

Et toujours rien sur cette affaire, aucun article proposé aux lecteurs du grand journal indépendant Rue89, la Révolution de l’info …

Que pense l’auteur des deux liens ci dessous ? Y a-t-il oui ou non matière à se poser des questions et surtout à vouloir creuser, fouiller, continuer l’enquête journalistique déjà initiée mais stoppée net début janvier, sur la base de faits avérés ci-dessous ? Est-ce moins important que « touchemoipas, tu me salis » ?

http://watchingsarko.canalblog.com/archives/2007/11/11/6844672.html

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2247/articles/a361338-lombre_…

Pourquoi Rue89 ne relaie-t-elle pas l’info, la vraie, celle qui est censurée par les medias officiels ? Avez-vous des nouvelles de Léna Mauger à défaut d’en avoir du député Yorongar ?

 
Vincent Crouzet | Ecrivain
15H10 27/02/2008

Bonjour Houvaton,

Je suis désolé, je n’ai pas de commentaires particuliers « intelligents » sur le Tchad, l’Arche de Zoé et ses suites, mais juste une réflexion sur une méthode pratiquée par Eric Breteau, réflexion qui rejoint quelque part ma contribution. Breteau et son équipe se sont permis de transformer des enfants en bonne santé en les « déguisant » en enfants souffrants (bandages sur des plaies imaginatives, etc…) pour justifier leur intervention. Cette pratique est symptomatique. Les occidentaux ingérents doivent nécessairement trouver en Afrique des enfants malades, malnutris… C’est vrai pour une part du continent africain, c’est faux pour la très grande majorité des populations, particulièrement les populations rurales, non touchées par la malnutrition ou les épidémies. Et bien non, en Afrique, il y a aussi des enfants aimés, bien nourris, en bonne santé, et qui jouent comme tous les enfants du monde (et qui, bémol occidental, commencent à bosser très tôt. Mais qui sommes-nous, en fait, pour juger ?). Cela me ramène au commentaire d’un internaute qui ne voit que la misère dans les villages d’Asie qu’il traverse. Que ce soit au sujet du fameux « paysan africain » ou pour tous les « bons sauvages », nous n’avons que compassion et ingérence. Nous sommes donneurs de conseils (comment, mais comment peut-on - je reviens sur le discours de Dakar - se permettre de donner de pareilles leçons, imagine t-on Poutine ou Bush discourir à Paris afin de remettre sur la voix du progrès le paysan français ?). Nous serions bien à même d’en prendre aussi, des conseils, auprès des autres, de tous les autres.

Je ne suis pas polémiste (c’est pourquoi j’évite de parler de l’affaire tchadienne, que j’appréhende mal), mais j’avais ça sur le coeur depuis longtemps.

Bien à vous

 
Houvaton
16H02 27/02/2008

Je ne suis pas polémiste non plus, je suis simplement à la recherche de la vérité sur cette affaire dont les buts réels sont étouffés par les medias et passés sous silence par Rue89.

Je veux savoir ce que seraient devenus ces enfants si l’avion avait décollé d’Abéché pour atterir ensuite à Vatry dans la Marne avec arrêt à Djaména et Madrid. Je veux savoir ce qu’ils seraient devenus une fois arrivés en France en sachant que le logisticien de l’Arche de Zoé Christophe Letien dit clairement - et sur ce point il dit la vérité - que les familles d’accueil allaient devoir attendre longtemps avant d’accueiller les « pauvres orphelins grands bléssés de guerre du Darfour en feu ». Je veux donc savoir ce à quoi et à qui ils étaient destinés. Sur le reportage de France3, les membres de l’Arche, pour ne pas éveiller les soupçons du personnel tchadien mis en congé avant la déportation vers la France, évoquent le but de l’opération « humanitaire » en utilisant le terme « vaccination finale » (ce qui d’ailleurs amuse beaucoup Emilie Lelouch, pas moi).

Avez-vous lu la délaration liminaire sur l’urgence d’intervenir au Darfour du président Nicolas Sarkozy juste après ses pleins pouvoirs présidentiels ? Cette déclaration en milieu clos mais qu’on retrouve sur internet est le clone des « justifications » de l’Arche de Zoé sur son site qui existe toujours.

Il n’y a pas deux ou trois faisceaux de convergence qui se dirigent droit vers Paris Biotech Santé et les labos pharmas mais des dizaines …

Il est urgent de trancher le noeud gordien de cette affaire car, justement, ce qui vous tient à coeur et ce que vous souhaitez avec tant de verve dénoncer éclatera alors au grand jour, ça et bien d’autres choses.

 
Bongoman | insoumis
19H42 27/02/2008

houvaton
je suis entierement d’accord avec toi quand au silence de la presse sur l’affaire de l’arche de zoe…

 
k@rine | citoyenne
19H12 27/02/2008

voici un autre lienhttp://luna7.unblog.fr/2008/02/13/francois-sarkozy-lie-a-larche-de-noe/
qui va dans le sens de l’article du nouvel obs.C’est effrayant ce que l’on peut y apprendre

 
Vincent Crouzet | Ecrivain
15H40 27/02/2008

… il s’agit de la « voie du progrès »… bien entendu… (rapport à ma réponse à Houvaton).

 
Annie
19H11 27/02/2008

La question posée est importante. On veut voir l’Afrique se développer, mais selon quel type de développement? Parlons-nous du développement à l’occidental qui consiste à fabriquer, vendre et acheter des cochonneries dont personne n’a besoin? d’un développement qui offre des débouchés lucratifs aux entreprises européennes? d’un développement déjà amorcé qui crée des fractures irréductibles entre une petite élite et le reste de la population?
Je sais qu’il y a l’argument d’une part qu’il est difficile de refuser aux pays africains le développement dont nous avons « bénéficié ». Mais la bataille est un peu la même que celle que certains mènent contre la mondialisation. Se développer oui, mais sans vendre son âme.

 
abcd | retraitée
19H19 27/02/2008

Je m’autorise à dire : je viens de relire Les Confessions de Rousseau, que je n’avais pas relues depuis le lycée ; ben mon colon!!ce ne fut pas triste .Il n’y a pas plus imbu, plus content de lui que ce personnage à l’égo surdimensionné; je ne l’avais pas vu ainsi auparavant, ou bien sont-ce les défauts de ses qualités comme nous a dit notre président? Du coup je vais me méfier du qualificatif Rousseauiste. A part ça, je n’avais rien d’autre à dire…(0 vote)

 
Bongoman | insoumis
19H48 27/02/2008

BARNABU????

 » »« Conquête de l’Algérie : 1830 à 1871 

Cette période marque la fin de la domination ottomane et début de la domination française. D’abord nommés Possessions françaises dans le Nord de l’Afrique, que le général Soult appelle à tout hasard Algérie en 1839,[7] ces territoires prendront officiellement le nom d’Algérie, le 14 octobre 1839.[8]

Cette période est d’abord l’affaire des militaires. La colonisation de l’Algérie par la France fut sanglante puisque la conquête s’est traduite par l’extermination du tiers de la population algérienne. Pour donner une idée de la violence avec laquelle les populations indigènes étaient traitées citons le lieutenant-colonel de Montagnac, le 15 mars 1843, qui écrivit dans une lettre à un ami : « toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe : l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied. Qui veut la fin veut les moyens, quoiqu’en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que s’il leur arrive de m’amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre. […] Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens. » »«  »

peut etre Monsieur Barnabu est il un descendant direct de cet ignoble individu ??

«  »Les croisades ont été extrêmement coûteuses et n’ont RIEN rapporté à l’Occident »??????

«<>

Avant d’avancer vos inepties MOnsieur Barnabu, peut etre devriez vous, vous cultiver un peu plus que ça!!…..mais j’imagine, a vous lire que vous preferez , compulser les depliants du FRONT NATIONNAL et vous torcher le c… avec les pages de l’histoire !!!!!

SALAM!