
La loi sur la rétention de sûreté a été publiée mardi matin au journal officiel. Vendredi, Nicolas Sarkozy avait demandé au président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, de faire des propositions pour une application immédiate de cette mesure. Un recours constitutionnellement impossible, après la décision des sages, jeudi, d'en censurer le caractère rétroactif. D'où la polémique sur les blogs des experts.
Le texte prévoit notamment la création de centres dans lesquels des criminels jugés dangereux pourront être enfermés, à leur sortie de prison, pour une durée indéterminée. Une mesure partiellement validée jeudi, par le Conseil constitutionnel : la loi s'appliquerait uniquement aux fait commis après sa publication au journal officiel. Mais le chef de l'Etat entend modifier la décision des sages. Objectif ? Obtenir la possiblité d'appliquer immédiatement de la loi. Un recours qui va à l'encontre de l'article 62 de la Constitution :
« Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ».
Un principe de droit que Nicolas Sarkozy voudrait subordonner à la protection des victimes potentielles :
« L'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés (…) reste un objectif légitime pour la protection des victimes. »
La loi s'appliquera t-elle maintenant ou dans quinze ans ?
Pour Maître Eolas, la volonté de Nicolas Sarkozy de contourner la décision du Conseil constitutionnel s'apparente à un « coup d'Etat light », comme il le mentionne sur son blog « Journal d'un avocat » :
« Là, le gouvernement va droit dans le mur et je doute qu'il puisse l'ignorer (…). Je n'imagine pas un seul instant que le Conseil constitutionnel laissera passer une chose pareille sous prétexte qu'on l'aurait affublé du cache-sexe de “mesure de sûreté” (…). Pour un président qui inscrit son action dans l'immédiateté et le résultat instantané, le voilà contraint de se projeter dans l'avenir, pire : dans l'après-lui, et on sait que ce n'est pas dans la nature du personnage (…). Un coup d'Etat light ? “
Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, s'agace quant à lui sur son blog, des reproches faits au président :
‘Il demande au premier président de la Cour de cassation, plus haut magistrat de France, comment on doit interpréter la décision du Conseil constitutionnel sur la rétention de sûreté, (décision très ambiguë : faut-il appliquer ou non cette nouvelle loi ? ) : aussitôt cris d'orfraies, le président met en danger les libertés et la Constitution ! Excusez du peu.’
Si le Conseil constitutionnel maintient sa décision de ne pas valider la rétroactivité de la loi, la rétention de sûreté de pourra pas s'appliquer avant quinze ans, comme le précise Philippe Bilger, avocat général près de la cour d'appel de Paris, sur son blog ‘Justice au singulier’ :
‘A suivre à la lettre la décision du Conseil constitutionnel, qui conformément à l'article 62 de la Constitution n'est susceptible d'aucun recours et doit s'imposer à tous, et plus qu'à tout autre au président de la République, la rétention de sûreté ne pourra être mise en œuvre qu'à partir de 2023.’
Des moyens de contourner la loi ?
Demander à la Cour de cassation de contourner la loi apparaît pour le moins paradoxal. Ce que le blog Diner's room, qui traite l'actualité politique et juridique, qualifie de ‘perversité institutionnelle’ :
‘Outre qu'il est piquant de confier au gardien constitutionnel de la liberté individuelle le soin de rogner les garanties contre la privation de liberté -comme le rappelle justement Eolas-, solliciter la haute magistrature judiciaire pour inspirer le législateur dans une œuvre de contournement du Conseil constitutionnel me paraît empreint de quelque perversité institutionnelle. Et pour tout dire, indigne de la fonction.’
La Cour de cassation aurait-elle donc les moyens de contourner la loi ? Philippe Bilger s'interroge et fait appel à… Zorro pour la solution :
‘Alors, comment faire ? Comment faire autre chose sans toucher à ce qui est devenu une prescription absolue ? Zorro est demandé à la Cour de cassation. Quelles solutions possibles ? Jeter l'éponge, dire non ? J'en doute. Avec des trésors d'ingéniosité et de subtilité, réussir le miracle de satisfaire le président de la République tout en rendant hommage à la décision du Conseil ? Dire oui tout en refusant ? Refuser tout en acceptant ? Pourquoi pas ? Les hauts magistrats ont des ressources insoupçonnées. Qu'ils n'oublient pas tout de même que nous les aurons à l'esprit et à la vigilance !
La mesure s'appliquerait uniquement aux détenus, qui auraient reçu des soins médicaux et psychiatriques, adaptés à leur peine de prison. Diner's room évoque la création d'une nouvelle loi, comme seul moyen pour le président de contourner la décision des sages :
Autant dire que la seule volonté du président -ou de quiconque- est impuissante à surmonter la censure du Conseil. A moins d'une loi nouvelle. Le législateur est tout à fait fondé à voter les textes qui lui plaisent et susciter la minutie du Conseil constitutionnel. Autrement dit, il est nécessaire que la personne ait pu bénéficier de soins pendant sa détention, même s'il n'en a pas profité.(…) En tirant beaucoup, on peut écarter la détention et limiter la contrainte au seul bénéfice d'une prise en charge médicale inefficace. Mais cela supposerait alors que la personne dangereuse ait eu une possibilité effective.’
‘Une loi dégueulasse’
Le député PS Pierre Moscovici ne mâche pas ses mots sur son blog, avant de revenir sur ceux de Robert Badinter, ancien ministre et président du Conseil constitutionnel :
‘Au départ, une loi dégueulasse. Puis une décision modérée du Conseil constitutionnel qui s'impose à tous. Et la machine s'emballe.(…) Tout cela est vertigineux, lamentable, triste. Oui, comme le dit Robert Badinter avec sa force habituelle : Nous vivons une période sombre pour notre justice.’ J'ajoute, pour ma part, que c'est une période sombre pour la République et la démocratie en France.”
La remise en question des droits de l'homme est au cœur des craintes des magistrats. Comme l'illustrent certaines lignes de Diner's room :
“A supposer qu'il le fasse, la France n'aurait plus des droits de l'homme qu'un souvenir pâle.(…) C'est étonnant, mais à ce point, on en vient presque à regretter Jacques Chirac.”





















147
(Pour réagir, connectez-vous)
à pReSiDeNt AvErTi
De freenours
magistrat en retraite | 17H16 | 28/02/2008 |
Étant moi même magistrat à la retraite, j'ai le plus grand doute sur la qualité de magistrat de l'auteur de ces lignes.
D'abord il éviterait d'écrire en majuscules, ce qui sur Internet équivaut à crier. C'est mal élevé, et peu compatible avec l'exercice de fonctions où l'on doit s'efforcer de conserver le respect d'autrui, même si actuellement l'exemple contraire paraît venir de haut.
Ensuite il saurait, par exemple, que l'abolition de la peine de mort n'est pas une idée saugrenue de la gauche, mais qu'en 1980, lors du débat budgétaire, les crédits du bourreau ont été refusés par une majorité de députés y compris de droite, dont un certain Jacques Chirac. Il avait fallu l'engagement du ministre de la Justice d'alors, monsieur Peyrefitte, RPR, d'organiser un débat parlementaire spécifique et de ne procéder en attendant à aucune exécution, pour que le budget de la justice soit adopté en seconde lecture. L'abolition de la peine de mort a été un vote consensuel sur lequel les traités européens empêchent de revenir, sauf à quitter l'Europe.
Pour le reste, depuis le temps que l'on réprime, si la répression était efficace il y a longtemps qu'elle aurait réussi à éradiquer criminalité et délinquance. Aux USA on applique beaucoup la perpétuité à la quatrième infraction délictuelle et la peine de mort, ils ont multiplié par trois en vingt ans le nombre des détenus, et pourtant leurs taux de délinquances et de criminalité n'ont pas bougé d'un quart de point, et restent 10 à 15 fois supérieurs aux nôtres, produits pas si paradoxaux que ça de notre supposé laxisme. Et s'il n'y a aucune différence de criminalité entre les États qui appliquent la peine de mort et ceux qui la refusent, on s'est par contre aperçu qu'on y exécutait environ 10% d'innocents.
La raison est très simple, c'est qu'il n'y a pas les criminels d'un coté et les honnêtes gens de l'autre, où les fous et les gens sensés, mais que le passage à l'acte est produit par la rencontre d'une personnalité et de circonstances, comme on le voit bien d'ailleurs lors des guerres. Je connais un ancien appelé parachutiste, catholique, bon époux et bon père de famille, un homme intègre et que j'estime, qui se demande encore douloureusement comment il a pu se laisser aller à violer une gamine tunisienne de 13 ans lors des opérations de Bizerte à l'été 1961.
Et donc neutraliser l'auteur identifié d'un acte n'empêche pas qu'il soit, en quelque sorte, remplacé par quelqu'un d'autre qui commettra un acte de même nature si la pulsion le prend, et les crimes et délits, du moins ceux dont on parle ici, se commettent par pulsion plutôt que par réflexion. Car si la pulsion vient de l'individu les occasions viennent de la société, et il y a toujours assez d'individus susceptibles de céder à des pulsions pour que la criminalité n'évolue pas si les circonstances sociales n'évoluent pas non plus. Ce n'est pas un hasard si les sociétés européennes sont quinze fois moins criminogènes que la société américaine malgré tout l'arsenal législatif de cette dernière.
D'ailleurs, les crimes sexuels dont on parle se commettent pour moitié en famille, là ou auteurs et victimes sont commodément rapprochés. La première mesure de prévention consisterait à mettre des verrous intérieurs à toutes les chambres de filles. Après tout, le nombre des vols de voitures a bien été divisé par deux en cinq ans avec les nouveaux systèmes de clés électroniques.
Cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas punir les auteurs d'actes délinquants ou criminels, mais seulement qu'il est complètement fantasmatique de s'imaginer une société sans crimes, et donc sans victimes se demandant douloureusement ce qu'elles ont bien pu faire pour mériter ce qui leur est arrivé. Ben, rien, justement, et c'est bien ça qui fait mal. Mais qu'à fait le malade fauché par le cancer à la fleur de l'âge ou l'enfant écrasé par la voiture d'un ivrogne ? Et l'être humain, condamné à mort dès sa naissance ? Et pour la peine, la culture française traditionnelle est « pas moins qu'il n'est juste, pas plus qu'il n'est utile ».
Alors, cette loi se résume à corriger les verdicts des jurés populaires des cours d'assises, qui ne prononcent pas assez de perpétuité au goût de nos éradicateurs, en la rajoutant après le jugement. Problème, c'est que le taux de récidive des criminels sexuels est de 1%, je dis bien « un pour cent ». Faut-il « par précaution » infliger la même mesure aux 99 autres, sachant que les psychiatres se refusent à émettre le moindre pronostic sur la dangerosité, qui n'est pas une notion médicale ? Il me semble que c'est bien quelque chose de ce genre que l'on reproche aux magistrats d'Outreau, d'avoir cru des enfants et d'avoir par précaution maintenu en prison les coupables par eux désignés. Cherchez l'erreur …
C'est que les citoyens jurés populaires, ils sont certes capables de réagir comme tout le monde lorsque on leur demande au Télécon ou dans un sondage « êtes vous pour les assassins ou pour leurs victimes ? » Mais lorsque ils se retrouvent à la cour d'assises à suivre les débats en observant accusé et victime, à discuter entre eux, à écouter les professionnels, leurs cerveaux se réveillent sous l'aiguillon de leur conscience et de leur envie de bien faire, et leurs décisions ne sont pas celles souhaitées par ceux qui s'imaginent encore qu'ils vont « répondre » au problème de la délinquance et de la criminalité.
Commençons par améliorer le taux d'élucidation des enquêtes de police en donnant des moyens de police scientifique dignes de ce nom (deux tiers d'échecs actuellement), continuons par une loi pénitentiaire permettant de faire ce qu'il est possible de faire pendant la détention, développons la libération conditionnelle qui réduit de moitié le taux de récidive, là aussi en y mettant les moyens, et on aura déjà fait un grand pas.
Et, de grâce, lâchez un peu l'épitoge aux juges en arrêtant de faire de la justice un enjeu de politique politicienne démagogique. Le grand avocat Moro-Giefferi le disait déjà au siècle dernier : lorsque l'opinion publique, cette prostituée, franchi la porte du prétoire, la justice en sort par la fenêtre.
De Sylvie et Nicolas
20H22 | 26/02/2008 |
Ce 26 février, l'entretien publié dans Le Parisien est proprement hallucinant.
Pendant la dernière campagne présidentielle, beaucoup d'observateurs de gauche ont désapprouvé les plus virulentes des attaques politiques contre le candidat de l'UMP, expliquant qu'on ne pouvait le comparer à tous les fâcheux personnages. Or, nous assistons aujourd'hui à une attaque sans scrupule de l'Etat de droit, menée par le biais d'un populisme odieux.
En voici un extrait, que je commente un peu.
NICOLAS TEINDAS. Le Conseil constitutionnel a validé une partie de la loi sur la rétention de sûreté, mais en a censuré une autre sur la rétroactivité. Est-ce à dire que tout est négociable ?
Le Conseil constitutionnel a dit que la peine de rétention de sûreté n'est pas anticonstitutionnelle. Cela veut dire qu'un criminel dangereux ne retrouvera pas la liberté quand il aura purgé sa peine, mais quand il ne sera plus dangereux pour la société : c'est un grand changement.
[Si le Conseil constitutionnel avait reconnu la rétention de sûreté comme une « peine » privative de liberté, il aurait sans aucun doute censuré intégralement le projet de loi. Ce type n'a vraiment aucune rigueur intellectuelle. Et la seconde phrase est en contradiction avec la première, puisqu'il admet alors que la « peine » prend fin avant la rétention de sûreté. Bonjour l'esprit - confus - de la loi ! D'accord sur la réalité du changement, que je déplore : mirage du « risque zéro » et rétention pour « crime virtuel ».]
Ce que je n'accepte pas, c'est quand on dit : ça vaut pour l'avenir, ça ne vaut pas pour le passé. Ca veut donc dire qu'un serial-violeur condamné il y a six mois et qui va sortir dans vingt ans, ne se verra pas appliquer la loi. Il pourra violer à nouveau alors que le serial-violeur qui a violé après l'adoption de la loi, lui n'aura pas le droit de sortir. On aura donc deux catégories de serial-violeurs : celui qui sera libre parce qu'il aura été condamné juste avant la loi, et celui qui n'aura pas le droit de sortir parce qu'il aura été condamné juste après.
[L'incrimination étant présentée à titre d'exemple - passons même sur le « serial » -, voilà que le chef de l'Etat, le « garant de la Constitution » se permet de remettre en cause l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. Monsieur « n'accepte pas » le principe fondamental de la non-rétroactivité. Et bravo pour le raisonnement, c'est du niveau CM2.]
Imaginez que c'est votre petite fille. Vous l'acceptez ? J'aimerais qu'on ne mette pas ce principe de la rétroactivité au service des criminels les plus dangereux. Si dans dix ans une famille vient me voir en me disant : M. Sarkozy, cet homme a déjà violé et il s'est attaqué à ma petite fille. Vous aviez dit que vous feriez voter une loi sur la rétention de sûreté, pourquoi ne s'est-elle pas appliquée ?
[Pour le coup de la « petite fille », si je me lâche, c'est moi qui vais tomber sous le coup de la loi … ****** !
PS : Pourquoi irait on te voir dans dix ans ? Eh, j'espère bien que tu auras quitté l'Elysée. Mince ! Quand je pense qu'il sera membre de droit du Conseil constitutionnel…]
Vous m'imagineriez répondre : Madame excusez-moi c'était il y a dix ans, mais il a été condamné huit jours avant le vote de la loi, ça ne s'applique pas, le Conseil constitutionnel a dit ce n'était pas rétroactif. Ça ne pose pas un problème ? Je veux pouvoir appliquer cette loi aux criminels les plus dangereux. Ça ne veut pas dire qu'ils doivent rester à vie en prison. J'ai pris la décision de créer un hôpital prison à Lyon. Il faut en finir, on ne peut plus mettre des fous en prison, il faut les mettre dans une structure hospitalière où on les soigne. Je tiens à l'affirmer je ne céderai pas, le principe de précaution doit s'appliquer aux victimes.
[Mais que faut il finir ? Aujourd'hui, en cas d'irresponsabilité au moment des faits, l'individu est interné en psychiatrie et donc soigné. Qui va en prison n'est généralement pas « fou ». Ce qu'il fallait voter en revanche, c'était l'amélioration du suivi socio-médical des détenus. Et citoyen, nul ne te demande de « céder » ce qui ne t'appartient pas, puisque la question de la rétroactivité a déjà été tranchée par le Conseil constitutionnel. Moi, j'ai bien du accepter ton élection au suffrage universel. Ou alors ? Révision de la Constitution par le parlement en Congrès ? ]
http://sylvie-nicolas.dyndns.org/bilanSarkozy.php
De Cercle_Vicieux
Étudiant IEP Strasbourg | 20H56 | 26/02/2008 |
Cette loi est une honte pour la France et la République, autant que la tentative de contournement de la Constitution et du CC, en violation des articles 5 et 62 de la constitution.
Comment réagir devant cette méprise affichée des institutions et des textes fondateurs de la Vème République ? Comment réagir devant la contradition d'un homme qui se dit gaulliste, tout en ne respectant pas les textes voulus par De Gaulle ?
Comment interpréter cette claire confusion des pouvoirs, où l'exécutif se mêle au judiciaire, en violation de l'article 16 de la DDHC ?
C'est l'indignation et le dégoût qui l'emporte je dois l'avouer.
Merci à Mr. Badinter de sa réaction, à un moment où la gauche dans son ensemble semble si perdue (amorphe ? ).
J'ai mal à ma France.
à Cercle_Vicieux
De pReSiDeNt AvErTi
Magistrat | 21H36 | 26/02/2008 |
RIEN NE T'EMPECHES DE QUITTER LA FRANCE SI TU Y ES SI MAL ! cette loi existe dans bcp de pays dit democratiques ? ce qui est une honte pour la france c'est de permettre à des predateurs de sortir des dizaines de fois et de recidiver ! si tu n'es pas ok avec cela tu es un fou dangereux ! moi je prefere qu'on enferme a vie un cingle plutot qu'il tue sans arret des enfants et des gens innocents !
à pReSiDeNt AvErTi
De luz
09H14 | 27/02/2008 |
Rien n'empêche de changer la France non plus.
De Cercle_Vicieux
Étudiant IEP Strasbourg | 21H20 | 26/02/2008 |
Premièrement, le respect est la base du débat, donc calmez vos ardeurs : )
Ensuite, je ne réfute pas qu'il y a peut être des choses à changer sur la manière dont sont traités les délinquants sexuels par exemple.
Est-ce que la solution est de les condamner une deuxième fois pour une chose qu'ils pourraient faire ? Vous soutenez donc que vous pourriez condamner quelqu'un pour quelque chose qu'il n'a pas fait ? Cela ne vous interpelle-t-il pas ?
On l'a vu récemment, il y a un énorme travail à faire sur la façon dont sont soignés les criminels sexuels en rétention. C'est là qu'il faut réformer !
Une dernière chose qui me gène, les malades mentaux, les délinquants sexuels, les pédophiles, ils restent des êtres humains, et doivent être traités en tant que tels.
On se croirait au XIXème siècle voir plus loin encore ! Cette façon de montrer les criminels comme des monstres , c'est proprement démagogique.
Cette affaire me rappelle un épisode de la campagne présidentielle, au cours duquel Sarkozy avait expliqué lors d'un entretien avec Michel Onfray qu'il croyait la pédophilie héréditaire …
Quelle conception de l'homme ! C'est effarant.
à Cercle_Vicieux
De pReSiDeNt AvErTi
Magistrat | 22H17 | 26/02/2008 |
la seule facon de soigner des tueurs recidivistes c'est de les tuer et de ne plus jamais les laisser recidiver ! jespere qu'on va remettre la peine de mort et qu'on va changer la constitution dans ce sens, qui a tué doit etre tué ! et cela empeche la recidive je le redis et 80% es francais sont pour le retablissement de la peine de mort pour les crimes d'enfants de vieux et de personnes torturé et acte de barbarie ! j'aimerais savoir toi si tu etais en face d'un tueur tu sais que ta derniere heure va venir que tu vas mourir ce que tu penserais juste avant qu'il ne te tue, tu voudrais qu'il se fasse choper apres que tu sois morte ou si tu prefererais qu'il vive tranquille et continue à en tuer d'autres ? poses toi la question assez de blabla sur ce sujet, tuer est la pire chose quon peut faire a une personne ! ! ! ! nul part et dieu sait qu'au quebec on tente tout meme la castration physique et chimique rien ne fonctionne la caSTratation n'empeche pas les pulsioNS de meurtre qd un pedo criminel est castré il ne peut pas violer mais se venge en tuant avec encore plus d'ardeur ! pour moi une chose est clair, je ne cherche aucune excuse a ces gens alors qd je te lis tes propos qui dise :
« Est-ce que la solution est de les condamner une deuxième fois pour une chose qu'ils pourraient faire ? »
« Vous soutenez donc que vous pourriez condamner quelqu'un pour quelque chose qu'il n'a pas fait »
*****je dis que tu dois avoir une case en moins ds tes propos, il reste condamné pour ce qu'ils ont fait au premier degré, si ils ont tué une fois ,cela merite qu'ils y reste en taule siils peuvent recidiver au dela de la peine bien sur ! car tt les gens qui vivent sur cette terre vivent jusqu'a mourir sans jamais avoir tué qqun qd on est normal, ona pas besoinde tuer pr vivre non ? !
ton discours victimiste est honteux de dire que :
« les malades mentaux, les délinquants sexuels, les pédophiles, ils restent des êtres humains, et doivent être traités en tant que tels »
POUR MOI CE NE SONT PLUS DES HUMAINS, DE TUER DES PETITS GARCONS ET PETITE FILLE SANS DEFENSE LES VIOLER ET LES TUER LES DECOUPER ETC LES BOUFFER OU LES BRULER OU LES VIOLER QD ILS SONT MORTS CEST UNE HONTE TU VEUX D'AUTRES DETAILS ? PARCE QUE CE SONT LES DETAILS CE QUE FONT CES FOUS ! TU APPELLES CA HUMAIN TOI ILS RESTENT HUMAIN ? ES TU HUMAINE ? QUEL RESPECT POUR LES FAMILLES QUI ONT PERDU UN MOME DE DIRE CELA QUELLE HONTE DE TA PART !
à pReSiDeNt AvErTi
De Lugi
11H07 | 27/02/2008 |
Fat, la présomption de récidive.
« Les malades mentaux, les délinquants sexuels, les pédophiles » jugé et condammé, une fois sortis de prison, ont ils plus de chances de commettre un crime que ceux qui n'en ont jamais fait ?
Je ne suis pas sûr, mais l'internement en asile psychiatrique pour des personnes jugées non responsables de leurs actes, existe en France. Cela relève pour moi du médical, et il n'y a nul besoin de le systématiser judiciairement.
De demian
21H37 | 26/02/2008 |
« Dans un communiqué, l'UMP “se réjouit” que “les Français approuvent très majoritairement l'action du président de la République”. Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian accuse donc l'opposition d'aller “à l'encontre des choix des Français” »
Ah les sondages, c'est tellement mieux quand ils nous arrangent…
et les 36% ? ! c'est de l'acharnement médiatique qu'on vous dit !
à demian
De pReSiDeNt AvErTi
Magistrat | 22H05 | 26/02/2008 |
LES 36% SONT DES FOUS ! ! ! COMMENT PEUT TON ETRE CONTRE CETTE LOI DEFENDRE DES CRIMINELS QUELLE HONTE !
à pReSiDeNt AvErTi
De demian
22H19 | 26/02/2008 |
Euh ! d'accord avec vous en ce qui concerne les 36%…
« Avec seulement 36% de bonnes opinions, contre 58% de mauvaises, Nicolas Sarkozy atteint un niveau d'impopularité rare pour un Président de la République. »
à demian
De pReSiDeNt AvErTi
Magistrat | 22H21 | 26/02/2008 |
qd on gouverne onne le fait pas en vertu des sondages, gouverner ce n'est pas forcement plaire , gouverner cest faire ce qui est necessaire pour notre pays et pour son avenir ! si tu veux te lancer en politique tu peux le faire !
à pReSiDeNt AvErTi
De la champenoise
22H08 | 27/02/2008 |
Si seulement vous et le président nous lachiez un peu la grappe, ça nous ferait des vacances.
De pReSiDeNt AvErTi
Magistrat | 22H37 | 26/02/2008 |
sarkozy a les couilles il fait ce qu'il a dit tout ce qu'il a dit il est en train de le faire ! bravo president ! et MERCI POUR TOUTES LES VICTIMES !
à pReSiDeNt AvErTi
De Chaussette ventriloque
01H43 | 27/02/2008 |
Il va de reculade en reculade.
Et volontairement en plus. Il sait très bien que ses propositions sont inapplicables.
Mais l'effet d'annonce fait joli.
Quant à toi, tu es agressif, vulgaire et irrespectueux envers les autres commentateurs.
Tu souhaites répondre à la barbarie par la boucherie. Pour moi la société doit montrer l'exemple et ne pas répondre de manière enflammée.
Tu dis à de nombreuses reprises que 80% des français sont pour le retour de la peine de mort,
quelle est ta source ?
De Cercle_Vicieux
Étudiant IEP Strasbourg | 22H48 | 26/02/2008 |
@ Président Averti :
Vous avez vos convictions et j'ai les miennes, je ne pense pas que cela puisse changer, laissez moi cependant vous dire ceci :
vous etes apparemment magistrat et vous osez approuver l'action de ce gouvernement, qui se place contres tous les principes fondamentaux régissant le droit français, avec pour seul soucis de « remettre la peine de mort », et de tuer les tueurs, vous plaçant de fait dans une position de tueur a votre tour, enfin bref. La méprise du droit par le président ne semble absolument pas vous gêner, vous « magistrat ». Étrange, non ?
Et puisque vous semblez tant admirer le Président de notre République, je vais vous parler à sa manière : Casse toi Pauvre CON.
à Cercle_Vicieux
De pReSiDeNt AvErTi
Magistrat | 22H51 | 26/02/2008 |
VOS INSULTES NE FERONT PAS REVENIR LES AMES QUI SONT MORTES SOUS LE COUP DE TUEURS D'ENFANTS DE PREDATEUR IL Y A UN BOSS DESORMAIS EN FRANCE ET IL S'APELLE NICOLAS SARKOZY LIBRE A VOUS DE VOUS CASSER COMME DIT LE PRESIDENT SI VOUS ETES PAS HEUREUX EN FRANCE !
à pReSiDeNt AvErTi
De peut-être
08H20 | 27/02/2008 |
Bis : casse pauvre con !
à pReSiDeNt AvErTi
De luz
09H24 | 27/02/2008 |
Ils vous laissent l'acces à internet à l'hopital psychiatrique ? ?
à pReSiDeNt AvErTi
De guerzit
Incomprenant majeur | 16H02 | 27/02/2008 |
Gnagnagnagnagnagnagna…………….
à Cercle_Vicieux
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 01H13 | 27/02/2008 |
Rassurez vous, Cercle Vicieux,
la semaine passée ce troll-FN se présentait encore en « avocat » ce qu'il n'est pas plus que magistrat.
De TrikPat
23H01 | 26/02/2008 |
22 000 morts dans des accidents domestiques
Combien de morts au travail, mais encore trop sur le bitume etc. …
Et maintenant, les supposés récidivistes représentent combien de victimes potentielles ? ? ?
L'omniprésident se dévoile, dictateur en puissance ? Que propose les socialistes (prêts dans un premier temps à valider le parrainage des enfants juifs gazés par Hitler …. je pouffe)en face de cette forfaitur. Au lieu de se montrer plus beau que le beau. Ils sont mignons les camarades, mais leurs cris d'orfraies ne résonnent pas encore dans les quartiers du pays
Cette branlette intellectuelle me fatigue, votez appelez à voter massivement le 09 Mars et on voit après pour virer ce baltringue, honte du pays des droits de l'homme.
En attendant, qui organise quoi, dans ce foutoir (désolé, semaine pluvieuse ? ? ? ,les photos de manif sous la pluie sont moins belles qu'au mois de Mai) et mes mocassins à 1000 balles ne vont pas supporter etc …. certes, mais arrêtez de baver une fois dans vot'coin, et descendez à Bastille, pour les bobos parisiens par exemple, là ça aurai de la gueule vos discours sur qui viole ou pas la constitution.
Aillez les coui…. de nos ancêtres qui certes ne communiquaient pas avec des I'Beauf désimlockés, mais n'avaient peur de personne avec leur fourche en coupant la tête de Louis le seizième …..
Très cordialement, Patrick
De grossomodo
00H03 | 27/02/2008 |
J'ai été trés, mais vraiment trés étonné que l'interdiction déguisée de la parution d'un livre et l'éjection indirecte d'un directeur de journal par le ministre de l'intérieur, futur président de la République (avec un R majuscule car j'aimerais qu'elle reste respectable notre République), n'ai pas provoqué en son temps, de réactions plus vives. Je m'attendais à ce que à l'occasion d'une contrariété politique - les contrariétés sentimentales ayant été exploitées - ce comportement antidémocratique - atteinte à la libertde la presse - ressurgisse. Pas déçu avec la tentative de contournement de la décision du Conseil Constitutionnel ( là, des majuscules pour diverses raisons). A suivre.
De trotter
00H50 | 27/02/2008 |
En passant sur la tentative de rendre la loi retroactive, question naive à laquelle j'ai du mal à trouver une réponse claire :
Je ne comprend pas, il me semble qu'on enfermait déjà en asile les gens jugés fous dangeureux (avec aide medicale adaptée), ou est-ce que je me trompe ?
Si c'était déjà le cas, qu'est ce que cette loi apporte de nouveau ?
De FdT
En pleine décroissance | 01H40 | 27/02/2008 |
Cette loi fait froid dans le dos.
Sur quel critère pourra-t-on déterminer si un détenu en fin de peine est encore dangereux ? Après une expertise psychologique ? Mais qui nous garantira que d'une part cette expertise sera faite d'une manière totalement indépendante sans servir les intérêts d'individus ayant décidé d'enfermer indéfiniment un prisonnier ? La voie ouverte à des détentions arbitraires. Et d'autre part nous savons tous que les expertises psy n'ont rien de fiables !
Quoiqu'il en soit l'idée même d'enfermer un individu sous prétexte de sa potentielle dangerosité pour la société est absolument ignoble.
Pour que cette loi soit acceptable il faudrait la réaménager de la sorte : AVANT que les détenus aient fini de purger leur peine les transférer dans un centre spécial les préparant a réintégrer la société. Des centres dans lesquelles ils seront encadrés par une équipe d'éducateurs (psychologues, psychiatres…) où ils seront initiés à diverses activités enrichissantes…ces centres devraient également être ouverts aux gens de l'extérieur afin que les prisonniers puissent entretenir des contacts sociaux avec le monde qui les attend…cette idée est appliquée par la Norvège :
http://www.youtube.com/watch ? v=et9qB4qjdQs
De Argos
08H05 | 27/02/2008 |
Je crois que je vais faire mon coming out, comme certains colocs de la rue … je commence à regretter ChiChi
De peut-être
08H17 | 27/02/2008 |
Pauvre con et pauvre constitution.
De la_princesse_du_sang
08H59 | 27/02/2008 |
rrrooooohhh mais j'ai compris !
« président averti » c'est sarko incognito ! ! !
coucou nicolas ! on t'a reconnu !
De Papillon de Guyanne
éxilé en cavale | 09H17 | 27/02/2008 |
La seule retention de surete qui me plairait serait celle du notre president adore….par son avocat ! ! ! 15 ans : pas assez ! ! Qu'il soit interdit de parole pour une trentaine d'annees serait un bon debut !
De mathieu-s2
09H21 | 27/02/2008 |
Croire que la détention arbitraire est le seul moyen pour éviter les crimes c'est vraiment ne pas beaucoup réfléchir !
D'autre part, ce n'est pas demain la veille que Bodin et Heaulme sortiront…
Il me semble que le Parlement pourrait trouver avec cette affaire l'occasion de faire un bon travail : enquêter précisément sur la population concernée et sa problématique, fournir un rapport parlementaire et ouvrir un nouveau volet de la politique pénale avec pour finalité l'élimination des récidives, notamment par la mise en oeuvre des lois existantes…
Ce matin, sur France - Culture,Robert Badinter a rappelé l'ensemble des possibilités d'ores et déjà ouverte par les lois existantes… Il se trouve qu'elles ne sont pas mises en oeuvre faute de moyens. Il est plus facile pour un Président de tenir des discours et une posture démagogique que d'impulser une politique concrète et efficace dans l'intérêt de nos concitoyens !