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Comment le PS a perdu le tiers de ses troupes

Les anciens sont déçus par Royal, les nouveaux par l'accueil que leur a réservé le parti : près de 80 000 adhérents ont déserté.

Meeting de Ségolène Royal pendant la campagne (Gilles Vidal).
Cliquez ici pour voir le panoramique de Gilles Vidal en plein écran

Pendant que les ténors du PS s'enlisent dans leurs querelles de chapelles, les adhérents s'en vont. Au service communication du parti, on n'apprécie d'ailleurs pas trop les questions sur les chiffres :

« Seul un officiel peut vous parler et d'ailleurs, vous n'aurez pas de chiffres. On ne les communique pas. »

Après plusieurs coups de fil, le PS finit par nous fournir une réponse. C'est rude : des 218 000 adhérents de l'année 2006, il n'en reste, selon Yves Bonnefoy, président du Bureau national des adhésions, que 140 000. Un chiffre probablement surévalué, grincent certains cadres du parti, qui accusent la campagne d'adhésion « à 20 euros » (contre au moins 55 euros précédemment) lancée en mars 2006.

A l'époque, des jeunes et des femmes étaient certes venus grossir les rangs du parti. Mais aux réunions de sections, notamment à Paris, une fédération forte de 70 000 adhérents au plus fort de la mobilisation, les nouvelles recrues s'étaient faites invisibles.

A quelques semaines de la désignation du candidat socialiste à la présidentielle, au mois de novembre, les secrétaires de section décident même d'établir une nouvelle règle du jeu : pour voter, il faut s'être présenté au moins une fois dans une réunion. Gagné : les nouveaux se sont bousculés pour avoir le droit de glisser leur bulletin dans l'urne.

Des vieux militants déçus par Ségolène Royal

Depuis cette soirée de primaires, c'est le calme. Un responsable du XIIe arrondissement avoue que sa section, qui avait gagné 800 personnes, est aujourd'hui redescendue à son niveau d'avant, soit quelques 600 adhérents. Parmi ces démissionnaires, des « vieux » militants. Arrivé en 1996, Eric Besançon, 46 ans, n'a pas renouvelé sa cotisation cette année :

« Après dix ans au PS, deux choses m'ont traumatisées : le sourire de Ségolène Royal au soir de la défaite et son volte-face sur le Smic à 1 500 euros. Je ne la supporte plus et j'ai voulu manifester ma colère. »

Saine ou pas, sa colère est surtout passagère. Eric l'a décidé, il retournera au PS… sauf si Ségolène Royal prend les rênes du parti. Ce rejet de l'ex-candidate a motivé la décision de partir chez beaucoup de militants de longue date.

A 54 ans, Patrick Soulier a passé dix-huit ans dans des réunions de section à Cesson-Sévigné (Ille-et-Villaine) :

« Je suis arrivé en 1990, après le Congrès de Rennes. Je voulais faire avancer les choses. J'ai failli partir en 1997 quand Lionel Jospin a initié la privatisation de France Télécom. Puis à nouveau en 2005, à cause de l'Europe. Et j'ai finalement plié bagages en 2006 après la désignation de Ségolène Royal. »

Qualifiant la présidente de la région Poitou-Charentes de « candidate des sondages », Patrick Soulier déplore sa désignation par des « gens peu fiables ». Il n'est pas le seul à fustiger ces « adhérents à 20 euros ».

De nouveaux camarades éphémères, « sans fidélité au parti »

Les militants de longue date ne sont pas les seuls à déserter. Une grande partie des nouveaux adhérents, attirés par la candidature de Ségolène Royal, n'ont finalement pas renouvelé leur carte.

Un secrétaire fédéral y voit une absence de politisation de ses éphèmeres camarades :

« Ce sont des gens sans fidelité au parti. Ils n'ont pas fait campagne. Peu d'entre eux sont venus voter au projet. Le contenu leur importait beaucoup moins que les candidats. »

Mais cette sévérité a lourdement pesé dans leur décision de fuir. Etudiant, Yann a poussé les portes de sa section dans le Val-de-Marne en 2006. Plein de l'envie de voir gagner Dominique Strauss-Kahn, il est allé aux réunions, a participé à des groupes de discussions, a collé des timbres sur des enveloppes, a tracté. Avant de déchanter :

« J'en ai eu marre qu'aux réunions, on me reproche mes questions. J'en ai eu marre que tout soit compliqué. Les autres adhérents nous traitaient comme des fans de la Star Ac'. Je suis parti. »

Farid Taha est aujourd'hui au MoDem. Il se souvient de ses deux mois à la section de Compiègne (Oise) en 2002. Voici le témoignage qu'il nous a envoyé par mail : « J'ai demandé à adhérer à la fédération de l'Oise et un syndicaliste de la CFDT travaillant avec moi m'a conseillé de voir une des responsables locales à Compiègne. On m'a fait attendre presqu'une bonne heure dans un local de permanence électorale exiguë sans trop m'adresser la parole.

“J'ai payé ma cotisation et je suis parti avec un bout de papier annonçant la réunion publique du surlendemain. J'y suis allé, découvrant pour la première fois une réunion politique avec d'un côté des chaises et des militants qui écoutent (ils n'avaient pas encore inventé la démocratie participative) et de l'autre une estrade avec des cadres qui parlent.

‘J'ai posé une ou deux questions qui se sont soldées par une réponse catégorique du genre c'est pas le moment'.’

Un mode de fonctionnement poussiéreux et décourageant

Pour Rémi Lefebvre, politologue spécialiste du socialisme français, également membre de Gauche Avenir, club de réflexion de l'aile gauche du parti, cette opération à bas prix a été bricolée dans l'urgence et l'amateurisme :

‘L'UMP, à la même époque, pesait lourd en terme de militants. Le PS n'avait pas le choix, ils leur fallait tenter quelque chose.’

A l'époque, le parti ne comptait que 130 000 militants. Jack Lang, responsable de cette campagne, y a beaucoup mis du sien. Sur la forme : accueil des nouveaux, déplacements, nouveau site Internet. Sur le fond : discours très antisarkozyste et nouveau mode de désignation.

Lang avait annoncé, à l'époque, être candidat à la candidature, avant de soutenir Ségolène Royal. Un responsable socialiste persifle : ‘Il a été zélé parce qu'il se voyait déjà président…’

L'affluence des nouveaux adhérents a ainsi été mal accueillie par des sections dont le mode de fonctionnement, poussiéreux, n'a pas su s'adapter.

‘Les partis surévaluent toujours leurs adhésions.’

Un an après, le Parti socialiste, qui a tant communiqué les chiffres de ses nouveaux adhérents, se fait discret lorsqu'il s'agit de soustraire. Suffisamment vague, le secrétaire aux Fédérations Kader Arif reconnaît que la majorité des partants se compte parmi les adhérents à 20 euros. Pour Rémi Lefebvre, ‘c'est certainement bien pire que ce qu'ils annoncent. Les partis surévaluent toujours leurs adhésions.’

Pour ça, les comptables n'ont même pas besoin de recourir au mensonge. Il suffit de conserver les fichiers d'une année à l'autre, sans faire de mise à jour… Estelle continue ainsi de recevoir du courrier de sa section parisienne, alors qu'elle a quitté le PS en février 2007.

Yves Bonnefoy, président du bureau national des adhésions, concède qu'il est difficile d'établir le nombre exact, notamment en raison de ce double comptage : celui des adhérents dont la cotisation est à jour, et le ‘corps électoral’ constitué par l'ensemble des adhérents des deux dernières années.

Si un adhérent a payé sa cotisation en 2006, il reste pris en compte dans les fichiers et peut, pendant deux ans, renouveler sa carte à tout moment pour participer aux votes internes. Un système complexe qui explique en partie le flou des chiffres.

‘Le parti où ils sont le plus nombreux, c'est chez les anciens.’ Rengaine en vogue dans les années 70 pour railler les vagues de désertions qui touchaient le PCF, elle s'est appliquée dès la fin des années 80 aux socialistes.

‘Cette chute des adhérents socialistes est exceptionnelle’

La décrue, d'environ 25% officiellement, est ‘normale après une campagne’, insiste Solférino. Notamment après une défaite. ‘Ils viennent faire un tour pendant la campagne et repartent. Les réunions politiques de base ne sont pas spécialement rigolotes’, dédramatise un socialiste, avant d'observer que ‘l'amplitude des marées est impressionnante’. Rémi Lefebvre rétorque qu'en France, ‘si le turn-over est très élevé et le taux de fidélité à un parti très faible, cette chute des adhérents socialistes est exceptionnelle’.

En public, les socialistes minimisent. En privé, ils laissent entrevoir leur découragement. Un responsable souhaitant rester anonyme avoue :

‘L'attractivité dans ce parti est faible… Entre les dirigeants mous, ceux qui ont rejoint Sarkozy et l'absence totale de programme, il n'y a aucune raison de venir chez nous.’

Lire aussi : PS : où sont passés les nouveaux adhérents ?

► Mis à jour le 25/01/08 à 11h49 : En 1997, il s'agissait de la privatisation de France Télécom et non d'EDF

261 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de thierry reboud

à bilou. Portrait de bilou. De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H21 | 25/02/2008 | Permalien

Ah bon, une femme… Michèle Alliot-Marie, par exemple ? Ou Rama Yade ? Ou Christine Lagarde ?
En quoi le fait que le président soit une présidente constitue-t-il un programme politique ?

Portrait de bilou.

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 23H23 | 25/02/2008 | Permalien

Je pense que c'est la moindre des choses que le poste soit réformé pour être plus adapté à la circonstance.

Portrait de thierry reboud

à bilou. Portrait de bilou. De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H40 | 25/02/2008 | Permalien

Je ne comprends pas.
En quoi la fonction interdit-elle en quoi que ce soit d'être exercée par une femme ?

Portrait de bilou.

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 23H48 | 25/02/2008 | Permalien

Elle ne l'interdit pas, je dis qu'elle n'est pas adaptée, on pourrait faire appel à des historiens et des scénaristes pour imaginer une intronisation plus soignée

Portrait de thierry reboud

à bilou. Portrait de bilou. De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H50 | 25/02/2008 | Permalien

Je ne comprends toujours pas.
Vous me parlez de cosmétique et de théâtre, là ?

Portrait de hagalma

De hagalma

23H13 | 25/02/2008 | Permalien

Au jour d'aujourd'hui, j'entends principalement deux oppositions à la politique en place : celle du peuple, celle d'une partie de la droite. Le peuple en ce que le Président au bout de 10 mois a réussi à se mettre à dos une large majorité de l'électorat. Une partie de la droite séculière en ce que son mentor lui fait faire bien du souçi : candidat idéal, avait-elle dû penser, pour faire passer un certain nombre de pillules (et apparemment après les municipales, ça va pas rigoler beaucoup), elle craint manifestement la chienlit avec son hyperactif.
Le P.S (mais devrait-on dire les P.S ? )semble réduit à humer le vent, en tous les cas pour les questions économiques (encore qu'avec l'affaire CM 2 et devoir de mémoire, ce fut du même accabit). Si c'est ainsi, c'est peut-être que la politique française actuelle n'est pas lisiblement libérale. Faudra-t-il qu'elle le devienne comme jamais en France pour que le P.S redevienne alors audible dans son projet ?

Portrait de jac le rat

De jac le rat

aventurier | 23H24 | 25/02/2008 | Permalien

PS absolument illisible.
Cour de récréation…Grandes gueules…Egos, etc…
Epuisant.Décevant.
Au service du peuple, ou de pseudo-idées, ou d'image personnelle ?
En l'état des choses, je voterais par défaut,
une fois de plus.
Celà dit, SR me paraissait incarner l'idée d'un « grand rêve », au moins ça.

Portrait de Otto67

De Otto67

23H38 | 25/02/2008 | Permalien

Franchement lors de la derniere campagne présidentiel meme Arlette Laguiller était meilleur que Royal !
Il faut dire ce qui est !

Portrait de pReSiDeNt AvErTi

à Otto67 Portrait de Otto67 De pReSiDeNt AvErTi

Magistrat | 23H48 | 25/02/2008 | Permalien

parles pas des mortes .. laguiller est foutue ! auto suicide !

Portrait de leconcombrevert

à pReSiDeNt AvErTi Portrait de pReSiDeNt AvErTi De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 23H54 | 25/02/2008 | Permalien

Y a des mortes qui sont des revenant(e)s, méfiez vous. Les murs et les serrures n'ont plus de sécrèts pour ces êtres …..

Portrait de pReSiDeNt AvErTi

à leconcombrevert Portrait de leconcombrevert De pReSiDeNt AvErTi

Magistrat | 00H00 | 26/02/2008 | Permalien

sarko l'a embauché pour faire le menage a l'elysee arlette ! elle reprises ses chaussettes et lave les string a carla !

Portrait de jac le rat

à pReSiDeNt AvErTi Portrait de pReSiDeNt AvErTi De jac le rat

aventurier | 23H59 | 25/02/2008 | Permalien

Mais non ! ! ! Elle va changer de pseudo ! ! !

Portrait de bilou.

De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 23H53 | 25/02/2008 | Permalien

pourquoi pas ?

Portrait de pReSiDeNt AvErTi

De pReSiDeNt AvErTi

Magistrat | 00H06 | 26/02/2008 | Permalien

allez bye les biloutes

fermes bouc ( fermes ta bouche )
tané é va kereda !

Portrait de bilou.

à pReSiDeNt AvErTi Portrait de pReSiDeNt AvErTi De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 00H18 | 26/02/2008 | Permalien

**** *** ****** *** !

Portrait de vaudieu

à pReSiDeNt AvErTi Portrait de pReSiDeNt AvErTi De vaudieu

cineaste | 01H15 | 26/02/2008 | Permalien

Ti, t'é va prenne ene giffe dans t'gueule, t'é vas fair el tour d'et maronne sin touquer les bords, vas t'camucher ouc t'é veu, je prin et té vas braire, biloute.

Portrait de cooper59

De cooper59

pour la decroissance ! | 00H13 | 26/02/2008 | Permalien

parles pas chti , touche pas a mon patois ! surtout quand on sait pas .

Portrait de pReSiDeNt AvErTi

à cooper59 Portrait de cooper59 De pReSiDeNt AvErTi

Magistrat | 10H30 | 26/02/2008 | Permalien

vive les chti's : )

Portrait de parousnik

De parousnik

00H15 | 26/02/2008 | Permalien

Ses petits chefs depuis mai 81 n'ont cessé de mépriser le peuple à coup de louches de caviar , d'arnaques en tout genre, de mensonges électoraux, pour terminé par la trahison et viol de la Constitution, avec leurs complices de l'UMP. Tous, Jospin Hollande, Lang, Royale, Rocard, Dray,Strauss-khan, Fabius etc ne sont que des leurres à la solde des Nantis Ils occupent le terrain, parasitent le parti pour éviter qu'une véritable opposition naisse dans notre pays. Il faut étêter ce parti, tous les virer… mais trop tard le Parti Socialiste est mort le 4 février 2008.

Portrait de DBL8

à parousnik Portrait de parousnik De DBL8

Retraité | 06H55 | 26/02/2008 | Permalien

Sans oublier que pour Huchon nous attendons toujours des articles « pas faux cul ».
Que devient son procès ?
Passe-t-il de bonne nuits là ou ils habitent, pas trop de dégradations autour de chez lui ?

Portrait de Bardamu

De Bardamu

difficile | 00H27 | 26/02/2008 | Permalien

Allons, allons, je vous sens tous un peu désabusés, chers, quoique sinistres, amis.

Vous faites la fine bouche à propos du PS, « ils sont trop roses et bons pour des goujats »…

Mais dans quelques semaines, quand le PS aura taillé des croupières à l'UMP, vous vous tiendrez tous par la main en dansant la gigue sur l'air d'« on a gagné ».

Portrait de parousnik

à Bardamu Portrait de Bardamu De parousnik

17H30 | 26/02/2008 | Permalien

Non, ce n'est pas le PS qui taille des croupières mais les absences intellectuelles de Sarkozy qui s'en charge. Ils vont se contenter de glaner si l'UMP est sabordé… et crier victoire. Mais cette victoire c'est à Sarkozy qu'ils la devront et les remerciements viendront ensuite… Ils lui ont déjà offert le 4 février un acompte, soyons certain que le solde suivra…

Portrait de Marx Du_Veuzit

De Marx Du_Veuzit

00H50 | 26/02/2008 | Permalien

Comment rester dans un parti qui n'a plus rien de socialiste ? Le socialisme a depuis longtemps déserté le PS. Pourquoi y rester ? Quel espoir porte-t-il ? Les commentaires d'Hollande, de Royal sur les frasques présidentielles relèvent de la leçon de morale (efficacité pathétique) quand il faudrait proposer les moyens de changer le monde et la vie.

Portrait de bilou.

à Marx Du_Veuzit Portrait de Marx Du_Veuzit De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 00H59 | 26/02/2008 | Permalien

Je ne comprends pas les gens qui disent qu'elle n'avait pas de programe, le pacte présidentiel était précisemment un bon moyen pour changer tout ça, chaque problème que l'on rencontre aujourd'hui a sa solution dedans, on s'en rend bien compte au fur et à mesure.

Portrait de enfant-de-marih

De enfant-de-marih

03H00 | 26/02/2008 | Permalien

J'ai toujours ete un sympatisant du PS mais je n'ai jamais pris de carte car trop chere. Ce qui fait de partit un parti elitiste (gauche caviar) mais dont le fonds de commerce est tout de meme le monde ouvrier et le petit peuple sans cesse et toujours oppresse.

Il faut revoir les structures depenser moins et mieux. ET puis et surtout cesser toutes ces divisions internes. Cette guerre des chefs qui est nuisible et Sarko l'a bien compris et mise sur cela pour affaiblir une gauche deja malade

Avec les pantalonnades du nain sauteur ca ne devrait pas etre difficile de profiter de ca pour reprendre la main. Il faut un vrai leader ! ! ! Un qui ait des couilles ! ! !

Portrait de Lairderien

à enfant-de-marih Portrait de enfant-de-marih De Lairderien

10H02 | 27/02/2008 | Permalien

Il suffit de regarder il y en a UNE qui répond à votre attente ! ! ! ! ! ! !

Portrait de Romain G.

De Romain G.

(étudiant) | 03H05 | 26/02/2008 | Permalien

Fidèle lecteur de Rue89 depuis quelques mois, cet article qui me concerne un peu personnellement m'a fait franchir le pas de l'inscription, donc Bonjour tout le monde ; )

Je suis moi-même un de ces « adhérents à 20 euros », avec la particularité d'avoir pris ma carte après l'élection présidentielle de mai 2007.

En effet, la déception face à l'élection de Nicolas Sarkozy, et les perspectives ombrageuses d'un nouveau quinquennat « à droite toute » m'ont placé dans une situation où j'estimais que la position de citoyen observateur ne suffisait plus, et qu'il était temps de s'engager.

Après avoir adhéré par Internet sur le site du PS, j'ai franchi la porte de la section locale de ma ville, où j'ai de prime abord été accueilli froidement. En effet ici aussi la désertion des « adhérents à 20 euros » avait été très forte après le vote pour la désignation de la candidate à l'élection présidentielle.

Ces débuts ne s'annonçaient pas les meilleurs du monde, loin s'en faut, mais j'ai poursuivi mon idée et après avoir assisté à plusieurs réunions de section, j'ai pu trouver mes marques et m'intégrer pleinement dans la « faune » de la section.

Par la suite, j'ai pu pleinement participer à différents ateliers (forums de la rénovation, préparation des municipales…) très enrichissants, et où les possibilités d'exprimer ses idées et de débattre ont été importantes.

Je suis aujourd'hui pleinement acteur de l'activité de ma section, et figure sur la liste conduite par le PS pour les municipales de ma ville.

Ce préambule me semblait nécessaire (toutes mes excuses si vous l'avez trouvé trop long) pour démontrer qu'il y a quand même quelques « adhérents à 20 euros » qui arrivent à s'épanouir pleinement au sein du PS ; )

A mon sens le réel problème qu'a suscité cette campagne d'adhésion à 20 euros est la non-adaptation préalable des sections pour accueillir ce nouveau flux de militants.

J'ai la chance d'être dans une section à taille humaine, d'une ville de moins de 50 000 habitants, mais de par mon expérience j'imagine assez bien les difficultés d'intégration qu'ont pu rencontrer les nouveaux adhérents, et les pousser à déserter leurs sections.

Après, il est vrai que la baisse du nombre d'adhérents après la défaite semble assez logique. De plus, ce système d'adhésion à bas prix a certes permis de booster le nombre total d'adhérents, mais d'une façon assez artificielle dans le sens où quelques clics sur Internet n'impliquaient pas forcément dans l'esprit des nouveaux adhérents de s'investir beaucoup plus dans leurs sections locales.

Cette perte importante du nombre d'adhérents doit donc être relativisée en gardant en tête qu'elle résulte d'une situation qui avait permis artificiellement de gonfler les rangs du parti.

Il sera intéressant d'observer les fluctuations à moyen terme, pour pouvoir véritablement juger d'une évolution (à la hausse ou à la baisse) de la base militante du Parti Socialiste.

Portrait de SJ

De SJ

03H25 | 26/02/2008 | Permalien

D'autres sont partis au Modem où il y a plus de cohérence.

Le PS ne tient que parce que c'est un parti qui permet de se faire élire aux élections, et il y a beaucoup de place. Cette situation de rente permise par notre mode de scrutin est un plus puissant fédérateur que les idées. Elle structure toute notre vie politique et ses effets sclérosants sont néfastes.

Portrait de bilou.

à SJ Portrait de SJ De bilou.

Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 10H42 | 26/02/2008 | Permalien

Le PS tient parcequ'il a une histoire, c'est le plus beau parti de tous les partis

Portrait de DBL8

De DBL8

Retraité | 06H41 | 26/02/2008 | Permalien

« J'en ai eu marre qu'aux réunions, on me reproche mes questions » vous ne pensiez « SÉRIEUSEMENT » pas que vous pouviez penser et dire autre chose que ce que la ligne qui a été définie ? Je suis surpris à chaque fois que je lis ce genre de propos, vouloir garder la liberté de s'exprimer et être adhérent à un parti politique, ça ne va pas ensemble.

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