Sur le terrain

Cameroun : à Douala, la grève des transporteurs vire à l'émeute

La police antiémeutes intervient à Douala le 25 février (T. Ruben/Reuters).

Sur fond de protestation contre la modification de la constitution, le mot d'ordre de grève donné par les syndicats des transporteurs contre la hausse du carburant plonge la capitale économique du Cameroun dans le chaos.

Tôt dans la matinée, les rues étaient vides. Pas une voiture ni un benskineur (moto taxi) ne circulait. Ecoles, bureaux et commerces sont fermés. Le mot d'ordre de grève lancé par les syndicats des transporteurs contre la hausse des carburants, et basé sur le concept de « ville morte », est donc bien respecté.

Quelques picks-ups transportant des forces anti-émeutes passent en trombe. Déjà, on signale de violents affrontements entre gendarmes et jeunes d'un quartier périphérique de Douala, qui brûlent stations-service, pneus et voitures. Un habitant joint par téléphone témoigne :

« Il y a plusieurs barrages enflammés. Les gens sont très énervés. La police a bouclé le quartier. »

Mais très vite la situation dégénère et touche d'autres points de la ville. Plusieurs personnes font part de pillages et de coups de feu. Dans les quartier populaires, les jeunes commencent à poser des barrages empêchant les gens de passer en voiture. La sous-préfecture, le centre des impôts et la marie du cinquième arrondissement de la ville, fief d'une figure emblématique et contestée du RDPC le parti au pouvoir, ont brûlé.

Selon une radio locale, des policiers auraient été pris en otage par la population. Faisant allusion au harcèlement policier que subit quotidiennement la population, le présentateur indique que « le chasseur est devenu gibier ». A la sortie de Douala, les gendarmes ont fui leur poste.

« Si Paul Biya s'entête dans son projet, nous allons demander sa démission. »

Selon plusieurs informations non confirmées, il y aurait déjà plusieurs morts. Jean Michel Nitcheu, coordinateur du Social democratic front (SDF), principal parti d'opposition, enrage :

« Comme d'habitude, alors que les gens font une manifestation pacifique, les forces de l'ordre viennent provoquer la population, comme cela s'est passé après notre meeting. »

Selon la préfecture, l'armée intervient, la police étant débordée, ce qui a été constaté sur place.
Dès dimanche, des éléments de l'armée sont venus de Yaoundé, capitale politique, renforcer les effectifs de Douala en prévision de la grève du lendemain. Car la situation était déjà tendue le 24 février en raison des événements de la veille.

Une manifestation de plusieurs centaines de militants du SDF avait été brutalement réprimée par le cordon de sécurité déployé dès 5 heures du matin, faisant deux morts et plusieurs blessés. Les émeutes se sont poursuivies durant la nuit. Le SDF protestait contre la volonté du président Paul Biya de modifier la constitution afin de se représenter aux élections présidentielles de 2011. Au pouvoir depuis vingt-cinq ans, et effectuant son dernier mandat, il s'est déclaré favorable au projet proposé par ses partisans, lors de son discours de fin d'année. Selon le chef d'Etat, la majorité des Camerounais y est favorable.

Dès janvier, plusieurs marches de protestation de partis d'opposition et d'organisations de la société civile sont organisées. Le 18 janvier, le gouverneur de la province interdit toute manifestation publique. L'arrêté est perçu comme un bâillonnement de l'expression démocratique. Mais les marches se poursuivent, systématiquement réprimées par les forces de l'ordre. Une télévision locale, Equinoxe, a été fermée jeudi dernier par les autorités pour « non paiement de la licence ». Elle diffusait des images sur les manifestations.

La grève touche également Yaoundé et les grandes villes de l'Ouest. Jean Michel Nitcheu poursuit :

« Ces événements vont montrer à Paul Biya que le peuple adhère à la grève, qu'il s'oppose à la modification de la Constitution, qu'il est pour le changement et qu'il en a marre de vivre dans la misère. S'il s'entête dans son projet, nous allons demander sa démission. »

Pour Achille N'kotto, organisateur du « Front du non », la solution se trouve dans une « consultation de toutes les parties » :

« Si le pouvoir passe par la force, les violence risquent de continuer. »

Persistance des tensions sociales

Le Cameroun -17 millions d'habitants- est un pays qui va plutôt mal malgré une remise de dette de 3,6 milliards d'euros en avril 2006 par les bailleurs de fonds. Le PIB par habitant stagne et les prévisions de croissance sont passées de 3,2% en 2006 à 2,7% en 2007, bien en-deçà des 5% espérés. Des milliers de jeunes diplômés se retrouvent sans avenir professionnel et cherchent à quitter le pays. Depuis plusieurs années, les systèmes éducatif et de santé se dégradent.

Ces tensions sociales ne sont pas nouvelles : en octobre dernier par exemple, deux manifestations d'étudiants contre les coupures d'électricité à l'est du pays avaient occasionné la mort de deux personnes. La corruption n'est pas jugulée malgré quelques procès retentissants de gestionnaires d'entreprises publiques. Régulièrement, la presse locale relate des cas de détournements de fonds publics par de hauts fonctionnaires ou dénonce leur train de vie luxueux, ce qui alimente la rancœur de la population.

35 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de ecor1

De ecor1

sur le fil | 18H10 | 25/02/2008 | Permalien

Quelle calamité,

encore et toujours la meme rengaine africaine, un peuple dans la misère, une élite corrompue, une président qui aimerait bien l'etre a vie et au finish, après quelques coups de machette, un bain de sang dont dans 10 ans on apprendra que nous Européens ou mieux francais nous ne sommes pas étranger à l'affaire.

Ca me rend malade, mais bon c'est comme ca,

Portrait de Ndjocka

à ecor1 Portrait de ecor1 De Ndjocka

irrégulier | 19H33 | 25/02/2008 | Permalien

C'est aller un peu vite en besogne. De protestations légitimes contre la hausse du prix du carburant (que l'on entend ou entendra aussi en France) aux grands moulinets de machettes, il y a quand même un pas. Ce ne sont pas les mêmes causes qui ont engendré, ailleurs, les horreurs que vous évoquez. Ces echauffourées-ci ne produiront pas les mêmes effets. Le Cameroun n'est pas le Rwanda, Ecort1, (qui lui-même n'est pas le Kenya)…

Portrait de compte supprimé 23.01.09

à Ndjocka Portrait de Ndjocka De compte supprimé 23.01.09

20H01 | 25/02/2008 | Permalien

Pas seulement des manifs contre une hausse du prix du carburant :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/c…

Portrait de antilopours

à Ndjocka Portrait de Ndjocka De antilopours

eboueur lyon | 20H23 | 25/02/2008 | Permalien

d'accord avec toi le cameroun n'est pas le rwanda !
En tous cas,si la situation dégènère,j'espere que biya et sa clique(fruit de la françafrique), pourris jusqu'à la moelle, ne s'accrochent pas par tous les moyens pour conserver le pouvoir ! !
toujours facile pour eux de trouver un coupable au risque d'affrontements inter-ethniques ! !
dans la balance leurs fastueux train de vie pese plus lourd que des emeutes meurtieres ! ! !

Portrait de Azza

De Azza

Ingénieur en informatique scientifi... | 18H19 | 25/02/2008 | Permalien

Encore un dinosaure de la Françafrique qui tente d'imposer par la force la continuation de sa démocrature à une population qui n'en peut plus du népotisme et des élections truquées.

Jusqu'à présent, il a toujours pu compter sur le soutient de Paris pour faire des bras d'honneurs répétés à sa population qui n'ose plus rêver de sa liberté.

Petite info supplémentaire : alors que le Cameroun est doté de pétrole et de tas de ressources naturelles largement exploitées (beaucoup de bois, les forêts primaires étant mises à blancs par les Rougier et autres Boloré), la population est dans une telle misère que des instituteurs (non payés depuis des lustres, comme la plupart des fonctionnaires) se sont récement fait pincés à transformer leurs classes en ateliers clandestins.

Biya est une catastrophe, mais pour les présidents français qui se sont succédés jusqu'à maintenant, il est l'homme de la situation (n'oublions pas que c'est au Cameroun que Chirac a énoncé sa celebre phrase « l'Afrique n'est pas mure pour démocratie »).

Pour plus d'informations sur le Cameroun, lire absolument les livres de Mogo Béti, dont l'excellent « La France contre l'Afrique (retour au Cameroun) ». Lire aussi les ouvrages de Survie et de FX Verschave.

Portrait de ecor1

De ecor1

sur le fil | 18H39 | 25/02/2008 | Permalien

Ben ca me fait vraiment gerber, Tonton était de gauche, Chichi de droite, le résultat est le meme. Je ne sais donc pas pour qui il faut voter pour que mon pays arrete de soutenir des salopards et se comporte enfin dignement.

Portrait de athénaïs

à ecor1 Portrait de ecor1 De athénaïs

20H19 | 25/02/2008 | Permalien

Tonton n'a jamais été à gauche, il a fait semblant pour représenter une alternative qui lui permette d'être élu.Mais tonton n'a jamais été à gauche ou alors de temps en temps, pour faire plaisir…
Il a même appartenu au gouvernement de Vichy ou je me trompe ? Même De Gaulle qui était à droite résistait à l'époque….

Portrait de pascalides

à ecor1 Portrait de ecor1 De pascalides

21H09 | 25/02/2008 | Permalien

mon chr ecor, c'est pas de votre faute, en fait Sarko, comme tous le autres politiques est un fin manipulateur, et il a très bine roulé les français jusqu'ici.je parie deja qu'il ne sera pas réélu.

Portrait de destribat

à ecor1 Portrait de ecor1 De destribat

anti-corruption | 12H33 | 27/02/2008 | Permalien

La FranceAfrique n'a pas de couleur. Tonton a dénoncé cette pratique, mais il n'a pas pu y mettre fin.

Dans ce extrait, mitterrand critique bien le Gaullisme concernant sa politique Africaine, mais qu'a-t-il fait pour mettre fin à cette pratique ?

François Mitterrand cité par Laure Adler (L'année des adieux, Edit, Flamarrion, 1995) : « En effet, de nombreuses études économiques ont déjà montré que la zone franc, inventé par le Général De Gaulle, dans l'intérêt supérieur des Français, est faite pour pérenniser l'appauvrissement minutieux et le retard socio-économique corrélatif sournoisement programmé des peuples d'Afrique Noire. Jamais de Gaulle n'a voulu l'indépendance politique les Africains. Car, comme le précise le Président Mitterrand

“ C'est une immense tromperie que de faire croire, comme le font certains aujourd'hui, que De Gaulle a permis la décolonisation de l'Afrique. Quand j'entends l'hymne de la décolonisation gaulliste, j'en ai vraiment gros sur le cœur. La conférence de Brazzaville n'est pas le grand acte d'émancipation de l'Afrique Noire. De Gaulle avait échoué à Dakar. Il lui fallait séduire un certain nombre d'Africains. L'abolition du travail forcé dont il a parlé dans son discours à Brazzaville ne fut pas exécutée par lui. Il exclura alors toute possibilité pour les Africains d'accéder à la direction de leur propre pays. Or, au même moment, les Anglais vont accepter l'émancipation totale de colonies aussi importante que l'Hindoustan, le Pakistan ; les Hollandais vont accélérer l'indépendance de l'Indonésie dès 1941. Tous ces pays deviendront libres et souverain. De Gaulle, lui, n'a jamais songé au self-government. Il n'avait aucune vision historique sur l'Afrique. C'est de la pure et simple propagande que d'affirmer le contraire.

De Gaulle a demandé qu'on se soumette. Pour lui, on entrait dans la communauté si l'on refusait la souveraineté. La Guinée refusera. De Gaulle va à Conakry dans un Etat de crise extrême. Dans les vingt-quatre heures, tous les tiroirs des administrations françaises seront vidés, l'aménagement des routes sera suspendu et les livres de français enlevés de toutes les écoles de la Guinée. Désormais les livres pour les écoles proviennent de Prague et de Belgrade. Les livres en français n'arriveront que clandestinement. J'ai été un des rares parlementaires à retourner plusieurs fois en guinée. A l époque, on tombait sous la vindicte publique. J'ai vu, de mes yeux, les enfants Guinéens apprendre les mathématiques avec des professeurs Russes dont les propos étaient traduit par des Vietnamiens ”

Désolé pour cette sortie de route, c'était juste pour répondre au post.

Portrait de infiltré

De infiltré

20H01 | 25/02/2008 | Permalien

La France a tellement à gagner en soutenant des politiciens qui aiment et travaillent pour leur pays plutôt qu'armer des bouchers….

Soutenir un mec intelligent c'est travailler en bonne intelligence et donc parler des intérêts de chacun sans animosité.

Soutenir des dictateurs c'est donner une opportunité aux concurrents des entreprises françaises pour s'installer làbas et gagner des marcher en se proclamant chevalier qui a libéré le peuple du monstre français.

Soutenir des dictateurs c'est surtout nourrir la rancoeur de centaines d'africains qui nous le ferons payer lorsqu'ils réussiront à se débarrasser des charlatans au sommet de l'Etat.

le boomrang va faire très très mal…

Portrait de destribat

à infiltré Portrait de infiltré De destribat

anti-corruption | 12H30 | 27/02/2008 | Permalien

La France, du moins les dirigeants Français ont eu une vison à court terme. Il aurait été plus intelligent, plus porteur de soutenir les économies Africaines, d'aider à la transparence politique, de faire du transfert de technologies dans les ex-colonies.
Aujourd'hui on aurait délocalisé en Afrique Francophone sans problème de décalage horaire, ni de barrière linguistique et culturelle. Ces pays seraient de vastes marchés pour nos Peugeot et Renault et surtout on aurait réglé le problème de l'immigration. Dans les années 70, les paysans ivoiriens s'achetaient des Renault 4 sans problème, l'usine de montage Renault en Côte d'Ivoire tournait à plein régime. Aujourd'hui les mêmes paysans ont même du mal à scolariser leurs enfants.

Mais pour aider certaines grandes entreprises, on a mis en place un système pervers pour appauvrir volontairement une partie de l'humanité. Le résultat nous arrive en plein dans la figure aujourd'hui. Non seulement, on perd notre zone d'influence et les réserves de matières premières, mais les pirogues se remplissent pour débarquer sur les plages Européennes avec leur vague de malheur.

Portrait de destribat

à infiltré Portrait de infiltré De destribat

anti-corruption | 12H36 | 27/02/2008 | Permalien

Vous avez certainement raison , c'est pour cette raison qu'à Marcoussis, pour régler le problème Ivoirien Paris impose des ministres rebelles à Laurent Gbagbo.

Aujourd'hui Guillaume Soro (qui n'a même pas obtenu sa licence d'anglais) est devenu Premier Ministre imposé par les armes fourni par Paris.

Portrait de survivant

De survivant

20H52 | 25/02/2008 | Permalien

Eh ! oui l'Afrique noire en a plein le dos de subir l'oppression occidentale et qui arrive maintenant en douceur par l'Asie. Les prés carrés des anciennes colonies Européennes sont sur le point de tous éclater. Les peuples veulent gérer leur pays leurs ressources ils ont bien compris que les occidentaux plaçaient leurs têtes les armaient et appauvrissaient jusqu'à la famine les africains. Le plus effroyable c'est que se sont ces mêmes têtes qui dirigent les pays occidentaux.

Portrait de pascalides

De pascalides

21H01 | 25/02/2008 | Permalien

bonsoir chers amis,
parlant du Cameroun je crois que les choses ne seront plus comme avant

Portrait de pascalides

De pascalides

21H03 | 25/02/2008 | Permalien

il s'est enclenché ce week end, à Douala notemment, une crise qui fera parler d'elle pendant plusieurs jours encore

Portrait de vince_p

De vince_p

00H01 | 26/02/2008 | Permalien

Je crois aussi que cette crise pourrait aller loin. Déjà en 1992 Paul Biya avait perdu les élections présidentielles… mais par la grâce d'un subtil trucage il avait gagné quand même. Les camerounais ne l'ont pas oublié. L'heure des réglements de pourrait bien avoir sonné.
Et puis la bêtise des forces de l'ordre complètement dépassée ne va pas arranger les choses. Déjà le samedi 16 février, une manifestation avait eu lieu. Les gendarmes (les manges-mille) étaient intervenus en force. Après avoir arrêté le meneur, ils ont tiré sur la foule (personne n'avait été touché), et puis… pour finir en beauté, ils ont pillé les habitations à proximité.

Portrait de merssemic

De merssemic

08H43 | 26/02/2008 | Permalien

j'ai l'impression qu'en politique , surtout française, les gars honnêtes et de bonne foi ne courent pas les rues,ou du moins ne grimpent pas bien haut, mais en matière de françafrique, à ma connaissance, un seul parti a refusé les financement de campagne par des organisation étrangère, les verts. Ce qui fait survivre cette françafrique c'est surtout ça, l'acheteur devient l'acheté (lacheté ? ), toute la clique qui a succèdé à De gaulle a largement enrichi les dictateurs africains, et maintenant ces mêmes dictateurs sont tellement riches qu'ils peuvent financer les campagnes électorales des candidats français. Ségolène,Hollande,Sarko,Bayrou, tous ont rendu visite à Omar Bongo pendant la campagne, Bongo est aussi la première personne qui Sarko a remercié après son élection !

Si on veut enrayer ce système, un des premières clés se trouve dans le financement des partis, sans appuis monayables, la corruption ne survit pas aussi bien !

Portrait de samarcande

De samarcande

13H05 | 26/02/2008 | Permalien

Oui, la France, au Cameroun comme ailleurs en Afrique a des comptes à rendre. Mais qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas seulement d'exiger -et c'est nécessaire- la transparence sur toutes les petites ou grosses saloperies passées des politiques et des réseaux économico-militaro-mafieux de la Francafrique. Il faut aussi s'interroger gravement sur notre responsabilité commune de citoyens.
Le silence ou l'extrême discrétion de la plupart des médias sur ces questions dure depuis plusieurs décennies. Un silence lâche et coupable dont nous sommes collectivement et objectivement complices.
Oui, il va falloir dorénavant et lors de chaque « crise » africaine supporter légitimement l'étalage public et mondial des turpitudes françaises. Accepter enfin de reconnaître et de condamner l'arrogance, l'hypocrisie et le mensonge de ceux qui parlent et agissent impunément en notre nom sur le continent noir.
Il est plus que temps. Dans le cas contraire, au delà de la honte pour les générations futures, c'est à une montée prochaine et extrême des violences racistes à laquelle on pourrait assister. Les victimes seront innocentes.
Samarcande

Portrait de Azza

De Azza

Ingénieur en informatique scientifi... | 11H28 | 26/02/2008 | Permalien

Encore une fois, pour comprendre la situation au Cameroun, faites un petit tour sur le site de Survie (plus précisément sur le site de leur revue « Billets d'Afrique ». Il y a un moteur de recherche par mots clefs. Le lien ci-dessous donne la liste des derniers articles sur le Cameroun.

http://www.billetsdafrique.info/mot.php3 ? id_mot=35

Portrait de Venezuela

à Azza Portrait de Azza De Venezuela

vit aux Pays-Bas | 12H08 | 26/02/2008 | Permalien

Laissez tomber Azza. Ils ne veulent pas comprendre ce qui se passe en Afrique. C'est toujours les mêmes inepties.

Portrait de Azza

à Venezuela Portrait de Venezuela De Azza

Ingénieur en informatique scientifi... | 15H01 | 26/02/2008 | Permalien

Etes vous ironiques ?

En tout cas, je ne risque pas de « laisser tomber » comme vous dites !

Trop d'enjeux, trop de conséquences, là bas, mais aussi ici !

Portrait de parvath

à Azza Portrait de Azza De parvath

16H48 | 26/02/2008 | Permalien

Bonjour Azza
Vous avez raison… il ne faut pas laisser tomber… ce serait reconnaitre et accepter le « fatalisme » que l'on voudrait omniprésent sur le continent Africain …
En Afrique, à chaque élection présidentielle, la magouille et le pouvoir prends le dessus sur la « Démocratie » … résultat : le Peuple se rebelle … quoi de plus naturel ! ! !

Portrait de Michel5

à parvath Portrait de parvath De Michel5

17H13 | 26/02/2008 | Permalien

Oui, il a raison. Il faut faire entendre une autre voix, en France. Il faut continuer à dénoncer la françafrique, le pillage des richesses organisé, l'asphixie des populations… Et il faut que cesse le soutien aux dictateurs, afin que les populations puissent prendre leur autonomie. C'est un devoir de citoyen.

Portrait de parvath

De parvath

16H33 | 26/02/2008 | Permalien

Bonjour à Tous…
Je viens de « discuter » sur skype avec la famille au Cameroun … c'est grave ! ! !
Nos gens ont raison de se « révolter » …. trop c'est trop … et je crois que les Kamers ont été plus que patients …
Je vous rassure, je suis une pacifiste …MAIS … Nous sommes ici ou là … Eux sont là-bas,au « Pays » … livrés à eux-mêmes … et ce n'est plus supportable pour Eux ! ! !
Rien n'avance, tout recule … cette situation est inacceptable… tout augmente, nous avons du pétrole mais les Kamers ne peuvent plus payer l'essence… au marché, nos mamans ne peuvent plus acheter …. sans compter la population asiatique qui s'est installée au pays et qui se permet de s'infiltrer dans tous les domaines économiques… même sur les marchés à Douala ils vendent de l'eau, des beignets etc … ce n'est plus tolérable …
POPOL …. va te coucher … retourne dans ta chambre forte et fiche l'air au Kamers …

Portrait de gague

à parvath Portrait de parvath De gague

13H56 | 27/02/2008 | Permalien

bon courage pour votre famille. qu'il fassent attention à eux.mon pere est aussi la bas. ici pas un mot à la télé sauf 15 seconde sur la 1. une honte

Portrait de destribat

De destribat

anti-corruption | 12H41 | 27/02/2008 | Permalien

A lire cet article j'ai l'impression que nous sommes des vrais peureux en France.

Beurre, yaourts, pâtes, céréales, biscottes et autres jambons ont vu leur prix s'envoler de 5 à 48% entre novembre et janvier. (source Libération).

Et nous on fait quoi ? on dort ? en plus de ça on se fait traiter de pauvre con ! ! !

Portrait de gague

De gague

13H40 | 27/02/2008 | Permalien

une pensée pour mon pere qui vit à douala à maképé. je l'ai eu ce matin au tel. ca chauffe toujours. difficulté pour trouver de la nourriture. plus de tv ni radio. des militaires qui tirent. mais n'arrivent pas à remettre de « l'ordre ».

Normal la population en a marre. j'y etais à noel. j'ai eu trop mal au coeur. à quand ces vieux au pouvoirs se cassent ?

Portrait de parvath

De parvath

17H43 | 27/02/2008 | Permalien

Bonjour à Tous…

Il semble que le couvre feu militaire ait été décrété à Douala …. je viens de l'apprendre par mes gens au pays ….et toujours pas un mot au J.T. … si ce n'est pas du mépris .. faut m'expliquer ce que c'est …
Il parait que le centre ville à Akwa, est totalement dévasté …. il n'y a que les militaires qui soient véhiculés … le reste c'est « ville morte » …

Quitte le pouvoir Popol… si tu aimes vraiment le Cameroun et les Camerounais .. quitte le pouvoir … et laisse nous enfin respirer…..

Portrait de vince_p

De vince_p

23H03 | 27/02/2008 | Permalien

Ouais toujours rien au JT de France 2 ce soir. L'oncle d'un ami a vu 12 cadavres dans les rues de Douala. Ca commence à chauffer aussi en pays Bamiléké, 1 mort et au moins 7 blessés à Bafoussam. Le bilan commence à s'alourdir. Sur Camerounlink, on parle de 17 morts depuis le début. Il va en falloir combien pour que l'on commence à en parler en France ? Incroyable, c'est un vrai black out !

Portrait de gague

De gague

00H08 | 28/02/2008 | Permalien

bsr
c'est vrai sarko est au tchad le cameroun a porté de voix, mais apparement mde sarko est + importante que mes freres… vive le journalisme

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