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A Grenoble, le rugby est un sport gay friendly

La Mêlée alpine, club de rugby gay grenoblois (DR).

(De Grenoble) La tendance « gay friendly » du rugby français se confirme. Figure de proue, le Stade français, ses innovations vestimentaires (du rose, des fleurs) et son incontournable calendrier de joueurs nus, posant dans des positions équivoques. Mais des équipes de joueurs homos se sont aussi formées, comme la Mêlée alpine à Grenoble.

La ville n'a pas d'équipe dans l'élite du Top 14. Il y a bien une tradition rugbystique, et un club historique en Pro D2, le FCG. Et puis il y a la Mêlée alpine. Un club comme un autre, avec un effectif, un maillot bleu… et une orientation sexuelle assumée : quatorze des quinze joueurs que compte l'équipe sont homosexuels.

« On est d'abord là parce qu'on aime ce sport »

Christophe Solignac, entraîneur-joueur, a créé le club en 2004. Il a eu l'idée en lisant un article dans le magazine Têtu, consacré au club parisien Les Gaillards, à l'époque unique exemple d'équipe gay en France (on en compte aujourd'hui six).

« J'ai participé à des forums de discussions avec les créateurs du club, et puis le recrutement s'est fait sur Internet, sur des sites de rencontres pour homosexuels. »

Petit à petit, l'effectif grossit, alimenté par des passionnés de la région. « A l'origine, il y avait avant tout le plaisir personnel », souligne-t-il. Le fondateur revendique une enfance baignée dans le rugby ; chez lui, la passion prend le pas sur le militantisme gay. Le club n'organise pas d'actions spécifiques de défense des droits des homosexuels. Leur seule revendication : prouver que les gays aussi peuvent jouer au rugby.

Le site internet du club par exemple, affiche sans ambages la réalité : « La Mêlée alpine, l'équipe gay de rugby de Grenoble. » S'il n'est pas obligatoire d'être homosexuel pour intégrer l'équipe (qui n'appartient pas à une ligue affiliée à la Fédération française de rugby), autant dire qu'il vaut quand même mieux être à l'aise avec le sujet.

Le milieu du rugby, une « grande famille » plutôt tolérante ?

En se fiant aux clichés circulant sur le sexisme des joueurs de rugby, on imagine les difficultés d'intégration de la Mêlée alpine. Et pourtant : « Notre expérience a toujours été positive », affirme Christophe Solignac, « le rugby est un peu comme une grande famille ».

Dans l'élite du rugby français, aucun joueur n'a jamais publiquement affirmé son homosexualité. Le sujet est même souvent prétexte à des blagues, de plus ou moins bon goût, dans les vestiaires (le fameux « coup de la savonnette », par exemple).

Lorsqu'on lui parle des propos lestes que tiennent parfois les joueurs de rugby à l'endroit des homosexuels, Christophe Solignac ne cille pas. « Evidemment, je ne veux pas généraliser, car je sais que certains ont eu des problèmes sur les terrains de rugby. »

« On pousse, on n'est pas des tapettes ! “

Les membres de l'équipe qui jouaient dans des clubs ‘traditionnels’ auparavant expliquent volontiers qu'ils n'y subissaient pas de brimades ou de discriminations particulières. Rejoindre la Mêlée alpine leur a cependant permis d'afficher ouvertement leur homosexualité sur le terrain. A Grenoble, où ils affrontent le plus souvent des équipes ‘hétéros’, il n'y a jamais eu de débordements ou d'insultes homophobes.

Il ya peu, les joueurs rencontraient leurs homologues parisiens des Coqs festifs et lyonnais des Rebelyons, pour une journée de rencontres amicales. Le spectateur moyen peut sourire en entendant certaines phrases, comme ce ‘on pousse, on n'est pas des tapettes ! , qui prend forcément un sens particulier dans le contexte.

Au programme de la journée : apéro, matchs et troisième mi-temps dans un bar du centre-ville. Rien que de très banal, finalement. Et c'est sûrement la plus grande victoire de la Mêlée alpine.

56 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Xa_chan

à Yann_Bertrand Portrait de Yann_Bertrand De Xa_chan

(nippon ni mauvais) | 17H11 | 25/02/2008 | Permalien

Oui, mais on pourrait vous retourner l'argument : « pourquoi en parler » ? En quoi l'existence de cette Mêlée Alpine est-elle une nouvelle qui fait avancer (ou reculer) le combat pour la fin des discriminations envers les homosexuels ?

Parce que là, votre article nous dit que l'initiative est sympathique, que les gens sont ouverts puisqu'ils acceptent également les non-gays dans leur équipe, bref que tout va bien et que ce n'est surtout pas du militantisme pro-gay.

Bon, et alors ? Ca nous mène où ?

Je suis également dubitatif sur la conception du journalisme que vous semblez indiquer. Je reprends vos mots : « il m'a semblé intéressant de relayer cette information, c'est-à-dire de faire le travail d'un journaliste ». C'est là aussi que ça me gène. Pour moi, un journaliste n'est pas qu'un « transmetteur » d'information, c'est aussi quelqu'un qui propose une analyse, que ses études ou son expérience lui permettent d'étayer. Après, on est d'accord ou pas avec l'analyse en question, mais au moins il y a une analyse.

Je trouve que simplement relayer une information, ce n'est finalement n'être qu'un D. Pujadas ou un P. Poivre d'Arvor : on transmet, on informe, mais on ne propose pas de réflexion. Ca n'est pas vraiment être journaliste.

Je base ma réflexion sur ma propre expérience : je fus pendant quelques temps (époque bénie ! ) journaliste BD dans un magazine national. Si je n'avais fait que relayer l'information, à savoir le contenu de l'album chroniqué, j'aurais eu plus vite fait de recopier le dossier de presse. Justement, la presse BD ne se justifie que si, au delà de la présentation de l'album, elle propose une analyse des thèmes de l'album, du style graphique, des influences, etc…

A mon avis, ce travail s'applique à tous les champs d'action du journalisme. Personnellement je m'en fous que G.W. Bush prenne telle ou telle décision si aucun journaliste n'est capable de me proposer une analyse ou des indications qui me permettent de comprendre les tenants et les aboutissants…

Portrait de A.V.

à Xa_chan Portrait de Xa_chan De A.V.

tamagotchi89 | 18H22 | 25/02/2008 | Permalien

Mais qu'est-ce que tu veux comme analyse sur un club de rugby gay ? ! … Une thèse de doctorat ? !
Si tu a fait du journalisme, tu dois savoir que toutes les infos ne passent pas par un long processus de décryptage et de réflexion.
Tu sais, les plus grandes discussions ne remplacent pas l'expérience. Incruste-toi un de ces quatre dans une troisième mi-temps, ça vaut toutes les théories.

Au fait ! J'attends toujours ta blague sur les hétéros…

Portrait de Xa_chan

à A.V. Portrait de A.V. De Xa_chan

(nippon ni mauvais) | 18H27 | 25/02/2008 | Permalien

Ce n'est pas le club de rugby gay que je veux voir analysé, mais ce que révèle socialement, politiquement, économiquement, que sais-je encore, l'existence même de ce genre de clubs !

Et justement, pour les gens qui n'ont pas la possibilité de « faire l'expérience » (désolé, je n'ai pas de club de rugby gay sous la main ^_^), c'est là que l'analyse devient indispensable. Après, ben si l'analyse nous a intéressé, libre à nous de confronter cette analyse à notre propre expérience et de la remettre en cause ou d'aller dans son sens. Mais au moins il y a eu une analyse qui sert de base de réflexion.

Mais bon, je peux comprendre que réfléchir c'est fatigant et qu'il est plus simple « d'avaler » l'info brute…

Portrait de A.V.

à Xa_chan Portrait de Xa_chan De A.V.

tamagotchi89 | 18H34 | 25/02/2008 | Permalien

Tu veux savoir ce que l'existence d'un club de rugby gay révèle « socialement, politiquement, économiquement » ? …
Non mais je rêve !
L'homophobie, ça te dit quelques chose ?

Portrait de Xa_chan

à A.V. Portrait de A.V. De Xa_chan

(nippon ni mauvais) | 18H51 | 25/02/2008 | Permalien

eh bien alors pourquoi l'article ne me dit rien de l'homophobie qui règne (ou règnerait) dans la région de Grenoble ? Je n'en sais rien moi, je n'habite pas dans cette région !

Le club a été créé par des homosexuels de la région passionnés de rugby, bon ok, alors ça veut dire que c'était un besoin ressenti de leur part ? Qu'ils avaient expérimenté de l'homophobie là où ils jouaient ? Ou alors qu'ils se sentent plus à l'aise en jouant avec d'autres joueurs gays ?

Je ne sais pas toi, mais moi j'aimerais bien savoir…

Portrait de play75010

à Xa_chan Portrait de Xa_chan De play75010

Développeur WEB | 12H25 | 26/02/2008 | Permalien

Hello Xa_chan.

Homophobie à Grenoble ? Non, pas seulement.

Il suffit de voir les dérapages dans tous les sports et les plus connus venant des stades de foot du PSG ou de Marseille.

Il y a environ 400 assos LGBTIs (Lesbien Gay Bi Trans et Intersexe) en France. Dont une bonne partie concernant le sport et les loisirs.

Je fais partie de 4 de ces assos et je suis aussi le webmaster du site des événements gays et lesbiens http://www.zelink.com

Pour moi, une asso gay a toute sa valeur quand ses membres veulent :
1) se retrouver entre gays (par exemple une asso de lutte contre les discriminations faites envers les gays).
2) ouvrir un environnement gay friendly où les gays comme les autres peuvent se retrouver en sachant que leur sexualité ne sera pas un problème.

Beaucoup de gens vivent leur homosexualité sans avoir recours à une communauté. Et c'est tant mieux. Mais, pour d'autres, cette communauté est nécessaire pour faire des rencontres ou bien avoir un sentiment d'appartenance.

Dans un monde idéal, tout le monde se mélangerait. Mais nous ne vivons pas dans ce monde. Pour une grande partie des homos, on nous apprend dés le plus jeune âge que nous sommes différents, il faut alors vivre dans le repli, dans la crainte des railleries. Ca a forgé mon esprit et c'est certainement l'origine de mon désir de partager mes moments de sport avec d'autres gays (j'ai dû me faire traiter de tapette dès l'âge de 7 ou 8 ans lors des cours d'EPS).

Portrait de Tita

à Yann_Bertrand Portrait de Yann_Bertrand De Tita

oiseau | 17H50 | 25/02/2008 | Permalien

Cher Yann Bertrand

Je n'ai pas voulu vous blesser ou vous ennuyer avec mes propos, si tel fut le cas, j'en suis désolé.

Ceci étant dit, je sais aussi que généralement, nous n'avons pas conscience de véhiculer du racisme, du sexisme, de l'homophobie, du rejet des handicapés, etc… par nos actes, paroles, comportements, que généralement nous considérons comme normaux. On se rend compte souvent de l'existence de ce genre de discrimination quand on en est victime.

Je n'affirme pas que cette absence de conscience est votre cas. Je dis juste que l'on peut interpréter l'article dans ce sens car l'article porte sur l'existence de ce club (comme si un club de rugbymen homosexuels était suffisamment extraordinaire, inhabituel ou contre-stéréotypique pour faire une information médiatique).

Vous auriez sans doute échappé à cette possible critique si le fil directeur eut été les stéréotypes erronés de l'homosexualité, ou bien si le fil directeur était le besoin exprimé par les membres de ce club d'affirmer leur homosexualité (comme une sorte de de mouvements sociaux, d'exhibitionnisme, ou que sais-je ? ). Ces aspects ont été abordé, mais trop rapidement, alors que, à mon sens, ils sont ce qu'il y a de plus intéressants.

Portrait de Flexiloop

De Flexiloop

17H27 | 25/02/2008 | Permalien

Apparemment, la plupart des réponses passent totalement à côté du problème. La plupart des sports sont homophobes et tout le monde le sait. Alors, je comprends que certains gays préfèrent faire du sport avec leurs camarades homos pour éviter les blagues bien grasses qui collent, les encouragements durant l'effort du genre « un peu de courage, t'es pas une fiotte ».
Alors oui, je les comprends !

Portrait de Xa_chan

à Flexiloop Portrait de Flexiloop De Xa_chan

(nippon ni mauvais) | 17H44 | 25/02/2008 | Permalien

Oui mais, l'article l'indique : « Le spectateur moyen peut sourire en entendant certaines phrases, comme ce “on pousse, on n'est pas des tapettes ! ”, qui prend forcément un sens particulier dans le contexte. »

Comme quoi, les « tics » de langage se retrouvent partout… ; )

Portrait de Flexiloop

à Xa_chan Portrait de Xa_chan De Flexiloop

18H42 | 25/02/2008 | Permalien

On ne parle pas des spectacteurs mais des JOUEURS ! C'est justement les « tics » de langage que certains veulent éviter en jouant dans des équipes gays, c'est tout !
Désolé mais les « tics » de langage genre « tapette », « bougnoule », « blanche-neige », « bol de riz », très peu pour moi !

Portrait de machinchose

à Flexiloop Portrait de Flexiloop De machinchose

19H11 | 25/02/2008 | Permalien

ben ça va vite devenir formidable le monde ou on ira chacun jouer dans notre coin en laissant les pires conneries garder le pouvoir.

Et puis comme ça on ne corrigera rien, on restera chacun entre nous… (bon ça va être sacrément rude pour le bisexuel maghrebin ou pour l'homo noir catholique ou pour le militant UMP hétéro qui en a une toute petite -parce que dans les vestières je veux pas dire mais la connerie elle est assez universelle- ou pour le musulman versaillais qui ne sait pas trop).

Que l'on ne soit pas au moins étonné de cette tendance grandissante à mettre les gens sous des étiquettes ultra réductrices m'afflige.

- Tu connais bidule ?
- non c'est qui ?
- tu sais mon pote musulman !
- ah lui ! oui, celui qui discutait avec Truc !
- Truc ?
- mais oui le copain homo de Bidulette
- ah oui Truc ! d'ailleurs en parlant de bidulette elle le voit toujours son copain noir ?

Je rêve d'un monde où la même conversation aurait donné :

- tu connais bidule ?
- non qui est ce ?
- mais si ! mon pote qui était là la dernière fois avec qui tu as parlé de cinéma et qui n'était pas d'accord avec toi sur l'analyse de « pauv » con » de sarkozy.
- Ah ! lui ! je vois, il connaissait Truc.
- Truc ?
- Truc, celui qui est parti avec Bidulette faire du trekking au Nepal.
- Ah oui ! D'ailleurs en parlant de Bidulette elle le voit toujours ce violonceliste qui vivait à Besançon ?

(j'exagère mais c'est pour me faire comprendre)

Et y a un club pour les homos ultra virils et un club pour le homos qui le sont plutôt moins ? (je dis ça parce que ça me fait penser à un épisode de l'excellente série six feet under dans lequel un couple d'homos va dans un club de paintball homo. Il y a les durs, les costauds, les forts et virils contre les gringalets)

Portrait de pibales

De pibales

18H28 | 25/02/2008 | Permalien

dANS LE RUGBY IL Y A des homos comme partout pourquoi se revendiquer homos.
Quand on arbitre on sefait souvent traiter d'homosexuel en termes plus abrégés mais là c'est une insulte.

Portrait de traxdata

à pibales Portrait de pibales De traxdata

educateur | 23H35 | 25/02/2008 | Permalien

Et pourquoi pas se revendiquer ?
Ici dans le cas en espèce « revendiquer » c'est aussi une manière d'exister là ou la société ne reconnait pas tel ou tel…
C'est aussi une manière de dire justement ok y a pâs encore de « place » pour cette visibilté ? Mais j existe, nous existons…j ai nous avons envie , besion de le dire…besoin d'exister ! ; -)

Portrait de Mon-Al

à traxdata Portrait de traxdata De Mon-Al

roturière :-) | 11H22 | 26/02/2008 | Permalien

Je me demanderai toujours POURQUOI les homos se « revendiquent » comme tels ? Et surtout pour jouer au rugby ! ! C'est débile : on joue différemment quand on est hétéro ? Cette manie de vouloir absolument être « fier » de sa sexualité n'est rien d'autre qu'une façon de s'exhiber ! ! ! Bien sûr que les homos ont envie de vivre, d'exister ( ! ! ! ) comme tout le monde, mais pourquoi mettre sa sexualité sur la table sans arrêt ? Les homosexuels ont avant tout le droit à la discrétion de vivre comme il leur plait.
Cette équipe de la Mélée Alpine est une grande ânerie. Quant aux « plaisanteries » des vestiaires, plus elles sont grosses, plus elles sont stupides et plus elles font se marrer leurs auteurs et auditeurs…dans les vestiaires des stades et même dans les regroupements de sportifs, çà vole bas, ce ne sont pas des clubs littéraires. Les plaisanteries sont aussi bien sur les préférences sexuelles que sur les belges que sur le voisin de l'équipe d'en face…

Portrait de vaugoubert

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De vaugoubert

16H41 | 27/02/2008 | Permalien

Disons que pour affirmer ce genre de choses sur les plaisanteries de vestiaires,tu n'appartiens probablement pas à une minorité régulièrement raillée.
Etant homo, je peux te dire que les blagues lourdes au sport ou ailleurs sont particulièrement chiantes.
Même avec des amis ou collègues, il y a aussi des limites à ce que l'on est prêt à tolérer.
Une fois, un de mes collègues m'a fait une blague particulièrement débile devant mes étudiants. Je le lui ai fait remarquer en lui demandant de s'abstenir à l'avenir. Ce con a refusé d'admettre le côté déplacé de la chose (j'ai oublié ce que c'était, mais je lui avais déjà dit que j'appréciais moyennement une blague de même nature faite en privé) si bien que je lui ai rétorqué avec le sourire que moi, je le ressentais, et que s'il recommençait, il aurait droit à mon poing dans la gueule. Depuis, il évite.
Faire du sport, entre autres, c'est s'exposer à ce genre de situations sans avoir la possibilité de riposter (verbalement) et de manifester son désaccord, en étant obligé de s'écraser et de s'assoir sur sa fierté.
C'est plutôt désagréable et donc je comprends parfaitement cette initiative. C'est parfois la seule manière de créer un environnement dans lequel la sexualité n'est pas un problème, quitte à l'ouvrir aux hétéros.

Portrait de Gina Grimont

De Gina Grimont

19H22 | 25/02/2008 | Permalien

Ah bon ! Mais je croyais que tous les joueurs de rugby étaient homosexuels ! Comme les footballeurs d'ailleurs..

Portrait de netchou

De netchou

assis devant le clavier,m'sieur le ... | 19H22 | 25/02/2008 | Permalien

Je ne savais point l'existence de telles équipes,c'est bien que l'on avance dans ce sens là ,que la tolérance l'emporte sur l'imbécilité et la méchanceté.Et à ceux qui craindraient le communautarisme dans le sport,je signalerai qu'il existe dans ma région et ce depuis des décénnies un club de foot ou la formation est composée d'Arméniens et cela n'a jamais empécher les joueurs de pratiquer leur jeu et même de se battre comme n'importe quelle équipe de gosses passionnés.Comme le disait l'autre ,ensemble tout est possible.Signé un hétéro qui ne peut plus supporter le foot que l'on nous propose et le rugby que l'on est en train de nous imposer.Vive le sport ! (pour les autres).

Portrait de Jonas2

De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H30 | 25/02/2008 | Permalien

A une époque où le sujet était un peu plus brûlant que maintenant - du moins je le crois - , Jean-Louis Bory disait en parlant de son homosexualité un truc du genre « je n'en n'ai pas honte mais je ne m'en glorifie pas non plus. »
Alors les p'tits gars, jouez avec le maillot que vous voulez et brandissez d'abord votre amour du beau jeu. Le reste on s'en fout.

Portrait de traxdata

De traxdata

educateur | 19H31 | 25/02/2008 | Permalien

Bien au moins le sujet à le mérite d'alimenter le dialogue et je trouver moi que c'est un bon papier, pour une fois on parle pas de « bling bling » ouff.

Flexiloop a,à mon sens un peu raison , les sportifs sont pas homophobes par nature, mais la nature des sportifs est majoritairement hétéro c'est tout simple.
Et les clubs sportifs sont juste un reflet de la société, c'est à dire héterophile naturellement, voir homophobe souvent…
Quoiqu'il en soit il reste très difficile de vivre en tant qu'homo que ce soit en tant qu'individu affiché homo ou pas, dans quelque partie de la société que ce soit, même si apparement il n'y a pas de problemes, je dis bien apprement, les sous entendus s'échappent parfois, les messes bassent etc…les ricannements en douce etc…
Et puis il n'y a pas une manière d'être homosexuel, il y en à plein, des gens éfféminés, des gens passent partout, des gens, des gens masculins, des gens très masculins et ont peut retrouver quasi ce genre de categories chez les heteros…
En fait ce qui gène c'est la terminaison sexuée, homo-sexuel, ce qui renvoi à l'intimité,et en tant non pas que rugbyman, mais que ex judoka, et ex karateka, pendant plus de 15 ans, je peux dire que ça n a pas toujours été agréable de « recevoir » les blagues homophobes des vestiaires, une fois, deux fois ça va, ça passe, mais à la longue ça fait chier.. et puis si toujours entendre parler de la femme de l'un et de l'autre , des gosses de lun et de l autre, sans jamais pouvoir parler de sa propre vie d'homme homo simplement, naturellement…autant nos vies privées d'homos n'interessent pas et ne permettent pas d'en parler à l'hetero de base dans le vestiare et on perut le comprendre,juste par ce qu'il s'en fout de nos histoires de « pd » , et que nous on s en fout de sa femme qui à pas voulu faire l'amour depuis une semaine…
Tant que le sterotype de la cage aux folles ne sera que la seule image retenue par la base du monde hetero concernant les gays,et tant qu'il n y aura pas un statut social banalisant et octroyant les memes droits de vie sociétale que les heteros, nous devront , faire à part parfois, et nous retrouver en équipe de rugby, pour être ensemble dans une activité, ou dans un bar gay…
S'afficher comme club de rugby gay friendly ,et aller à la rencontre des autres clubs permet au moins de donner une image classique de l'homme, qu'il n y a pas que des gens efféminés et frêles, chez les gays, et que justement ce genre de démarche s'inscrit positivement envers l'autre différent, qui nous connait mal, ou pas du tout, car tout le monde sait que l'on à peur de ce que l'on ne connait pas ( peur de l'etranger, peur de demain etc…), et que homo ou hetero dans un vestiaire comme je l'ai lu plus haut ne signifie pas heureusement pas partouze…
Jean-louis ( Saône et Loire)

Portrait de Jiim

De Jiim

20H11 | 25/02/2008 | Permalien

Il y a un paradoxe.
Je trouve que cet article en lui-même présente peu d'intérêt, pour les raisons énoncées par Tita. Mais le paquet de commentaires suscités, en revanche, donne du sens à ce papier, parce qu'il le révèle comme support de débat.

A mon sens, le problème principal de cet article est de nature journalistique. Comme le dit Tita, faire de la seule existence cette équipe un sujet, c'est dire que c'est exceptionnel, rare, insolite. Mais ça, ce n'est pas une info.

Un canard à trois pattes, c'est aussi insolite. Un bouilleur de cru c'est rare, Pernaut en remplit son 13h… Je suis homo, certes, et je m'intéresse peu au rugby, c'est vrai. Mais je suis, avant tout, avide d'une presse qui se pose des questions.

J'aurais trouvé plus intéressant, effectivement, qu'on s'interroge vraiment sur l'objectif de ce type d'équipe. Pourquoi des homosexuels préfèrent se regrouper pour faire du sport, ou d'autres activités ? Que vont-ils chercher dans ce type d'assos ? En quoi certaines pratiques communautaristes sont parfois, hélas, un moyen pour trouver plus sûrement des regards sans préjugés, sans que le communautarisme soit une fin en soi, etc…
Ce sujet aurait pu etre mieux exploité. Dommage.

PS : et oui à une presse orthographe-friendly !

Portrait de traxdata

à Jiim Portrait de Jiim De traxdata

educateur | 23H44 | 25/02/2008 | Permalien

Ici dans le cas en espèce c'est une visibilté, encore maintenue dans l'ombre et gardée et entravée par certains principes moraux issus souvent des religions, et particulièrement la religion chretienne
C'est aussi une manière pour un groupe ou une communauté au sens large du terme,de dire nous existons, même si vous ne voulez pas nous voir.
C'est une manière aussi de dire à l autre, j'existe à coté, puisque je suis pas accepté à part entière avec ce qui fait mon identité…mais ce serait bien qu'on se rencontre… !

Portrait de sinclair

De sinclair

20H50 | 25/02/2008 | Permalien

C'est une idée on pourrait étoffer les classes féminin et masculin de celles gay et lesbiens et indécis. Ce qui ferait cinq catégories de jeux pour chaque classe d'age.

Au fait cela pourrait intéresser nombre de sport comme le tennis par exemple.

Portrait de vol19

De vol19

awash | 22H38 | 25/02/2008 | Permalien

En accord avec un certain nombre de posts, je crains, l'observe, c'est déjà là que nous allions dans une société mosaïque avec ses groupes, ses codes, ses conventions, ses inclus et ses exclus, son emprise sur ses membres, le mépris ou la paranoia des « out-groups »… ajouter un peu d'ésotérique la-dedans, un peu de féodalité et de corporatisme… ça permettera à certains politiques d'affirmer que ce n'est plus à l'Etat de régler les problèmes des citoyens mais aux communautés…
Le problème, c'est la loi des groupes, qui tient plus de la mère abusive, que du droit ; la justice qui y est rendue relève de l'arbitraire. Plus de liberté ? Pas sûr.

C'est assez insupportable d'ailleurs aujourd'hui cette impossibilité à être appréhendé comme une personne singulière mais de devoir être filtré à travers des catégorisations (statut social, sexualité, etc…) Vous portez une chemise untel alors vous êtes çà, et si vous avez tels goûts alors vous êtes dans telle sous-case… D'autant plus que l'on ne laisse plus l'espace de conversation, ni le temps pour que ça puisse s'échanger, c'est supposé être une essence, d'emblée. Vous avez telle voiture, vous habitez là, tel métier, telle école, telle entreprise, telle marque de…, tel sport, telle… Vous fréquentez tel lieu… bibliothèque, piscine… De l'air… !

Au delà des questions d'identités sur lesquelles tant de gens se jettent, dans le narcissisme ambiant, le problème est bien de prendre conscience (comme celà a déjà été souligné dans le post de machinchose il me semble) le risque social, diviser pour règner…« chacun dans son pré et les vaches seront bien gardées », cette communautarisation est encouragée par le pouvoir actuel…

Dernier point, je vais me faire mal voir mais tant pis, l'homophobie sans doute,il semble de moins en moins. La violence dans les milieux homos, sous différentes formes, il semble que ce ne soit pas une fiction non plus.
Pas sûr que dans les groupes il y ait moins de violence, celle-ci existe à des degrés divers de partout dans toute la société.
On ne peut que cadrer, réguler, et encore, à certaines époques ? Pas sûr que ça se règle uniquement par l'imaginaire.

Portrait de sanlucar

De sanlucar

04H36 | 26/02/2008 | Permalien

je suis gay et je comprends parfaitement les motivations de ces joueurs : simplement être soi-même au grand jour sans risquer de se faire insulter ou moquer

Portrait de albin

De albin

journaliste, écrivain & éditeur | 10H36 | 26/02/2008 | Permalien

Et si on s'en foutait du communautarisme ? Si un type veut créer un club de rugby avec des nains, des gays, des blondes, des blacks, des turcs, des belges, des flamands, … et qu'il parvient à convaincre ses amis… le reste on s'en fout, non ? Je ne comprends plus la sociologie à deux balles que nous avons tous et qui permet de discriminer quiconque ne fait pas quelque chose de pseudo universel…
Est-ce que quelqu'un a déjà critiqué l'équipe de foot de la police ou des pompiers ? Est-ce aussi communautariste ? Je dis ceci : un mec ou une nana aimerait (c'est son rêve) créer une équipe de foot avec des extra-terrestres… elle en trouve onze… ils jouent et puis BASTA ! ! ! !

Portrait de bigoun

De bigoun

14H04 | 26/02/2008 | Permalien

Réponse a Xa_cham
il existe depuis longtemps des équipes de foot communautaire et dans tous les coins de france.
cependant je pense que ce n'est pas comparable

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