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L'intégralité de l'entretien avec Daniel Bensaïd

Voici les « rushes », non coupés et non montés, de l'entretien tourné en février 2007 avec Daniel Bensaïd, dans son appartement à Paris.


Lire aussi : Daniel Bensaïd s'attaque à la « boursouflure » de BHL


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kawouede
15H46 23/02/2008

J’apprécie Daniel Bensaïd mais ce qui m’agace dans le discours (et la pratique) de la LCR c’est le refus de toute « compromission » et la logique de la « pureté révolutionnaire » qui l’empêche encore trop souvent de participer à des coalitions de pouvoir au niveau local (et national un jour ?).
N’est-ce pas là aussi un « discours idéologique » ? La politique n’est-elle pas par nature compromis ? (ce qui n’empêche pas qu’on pose des limites à la « compromission ») Ne peut-on pas imaginer une gauche de la gauche qui serait ainsi plus responsable ? Les Verts, qui portent les mêmes positions que la LCR sur plusieurs points (sans-papiers, exclusion, franchises médicales, etc.) ont fait un autre choix plus périlleux mais, à mes yeux, plus intéressant.

 
zoblugubre
18H23 23/02/2008

La LCR fait des alliances locales avec le PCF, les Motivés, LO, parfois les Verts.. Bref ceux avec qui le compromis n’est pas compromission.

Quant aux Verts, ils ont ratifiés le Traité de Lisbonne, bafouant ainsi la souveraineté populaire et plus généralement n’ont rien fait de conséquent quand ils en ont eu l’occasion. A trop jouer aux intrigues de palais(alliance avec le PS..) on en oublie ses buts et ses principes. Et puis, leurs positions ont beau être similaires sur certains points avec le Programme d’urgence sociale de la LCR, la Ligue reste tout de même dans une perspective de renversement du capitalisme et d’instauration d’un socialisme démocratique.. Tandis que les Verts ne vont pas au bout de leurs réflexions et se contentent de poser des cataplasmes sur les plaies ouvertes par le capitalisme spécutalif triomphant.

 
kawouede
23H19 23/02/2008

Ouh là. « poser des cataplasmes sur les plaies ouvertes par le capitalisme spécutalif triomphant »

Est-ce votre définition du réformisme ? je crains que oui, alors je ne pourrai plus jamais trouver grâce à vos yeux - ni vous faire entendre les autres manières de lutter contre le « capitalisme spéculatif triomphant ».

Bon renversement, et en attendant à la revoyure aux manifs.

 
zoblugubre
12H09 24/02/2008

Je ne parle pas d’un renversement violent, mais d’un profond changement de paradigme(par la voie démocratique)
Donc un réformisme. Mais un réformisme radical. Pas simplement de petits aménagements comme le proposent la sociale-démocratie. Le « socialisme du XXIe siècle », comme on commence à le dire.

Si votre réformisme a pour horizon un soi-disant capitalisme à visage humain, alors effectivement nos divergences sont profondes. Mais si vous pensez qu’un autre mode d’organisation est possible, alors nos différences se trouvent simplement dans le moyen d’y parvenir.