
Daniel Bensaïd s'attaque à la « boursouflure » de BHL
Le philosophe de la LCR signe un court pamphlet contre l'intellectuel et défend les idées de la gauche radicale.

Daniel Bensaïd est un philosophe paradoxal. Spécialiste de Walter Benjamin et de Karl Marx, il s'en prend à BHL dans un pamphlet aussi court que brutal. Parfois à l'emporte-pièce -il a expédié les 150 pages en « deux-trois semaines“-, le théoricien de la LCR fustige le ‘nouveau théologien’, chantre de la ‘gauche gouvernante et bourgeoisante’. Non sans verve et quelques arguments.
Les 6+1 péchés capitaux de la gauche radicale
Tout commence par les ‘six péchés capitaux’, dont la gauche radicale serait, selon BHL, coupable :
- l'antilibéralisme
- le nationalisme
- l'anti-américanisme
- le fascislamisme
- la tentation totalitaire
- le culte de l'Histoire
Un clin d'oeil du mécréant Bensaïd qui, plongeant dans leurs pensées communes des années 70, revisite les thèmes développés par BHL dans ‘Ce grand cadavre à la renverse’. Décortiquant point par point l'argumentation du nouveau philosophe, il remet quelques pendules à l'heure. Sur le manque de précision de l'écrivain, ses raccourcis, ses fulgurances parfois trop rapides.
Arrive ensuite le septième péché, ‘mortel’ celui-ci, car enroulé dans le maelström de l'actualité du Proche-Orient. Daniel Bensaïd a été très agacé par les critiques récurrentes sur l'antisémitisme de la gauche radicale. D'où le pamphlet…(Voir la vidéo)
Cela donne aussi des formules lapidaires, pour miner le moral ou l'avenir de l'intéressé (p.115) :
‘Requiem. Préposé à la diplomatie humanitaire, Bernard-Henri Lévy ferait un parfait Kouchner, sac de riz en moins, pour cette gauche moderne et rénovée. Pour la misère au coin de la rue’ qui, on ne l'a pas oublié, n'est pas son fort, il s'en remettrait aux tâcherons de la politique.”
La bataille des intellectuels pour “l'imaginaire culturel”
Outre Bernard-Henri Lévy, le théoricien de la Ligue communiste révolutionnaire cherche aussi à régler quelques comptes. Alain Finkielkraut, Daniel Trom, Eric Marty sont aussi visés par la diatribe, pour avoir commis des pamphlets aussi rugueux sur la gauche radicale.
L'enjeu ? Peut-être la faculté de (re-)modeler le paysage intellectuel français dans une époque où les idées flottent. Mais aussi la capacité à façonner un “imaginaire culturel”, comme si le travail d'un intellectuel contemporain consistait essentiellement à élaborer la doxa, l'opinion d'une époque.
Est-ce la faille de son raisonnement ? Accepter pour lieu de polémique le terrain même de son adversaire affaiblit sans doute la portée de la critique. Pour autant, Daniel Bensaïd se place dans un cadre résolument collectif (celui d'un parti politique), là où ses comparses en concept ont depuis longtemps adopté le code des usages médiatiques. En clair : tous pour sa pomme et chacun pour soi.
Or, Bensaïd estime qu'il faut absolument contrôler les effets pervers des “logiques médiatiques”. (Voir la vidéo)
Au passage, le compagnon de route de la “Ligue” en profite pour dresser l'inventaire des impasses trotskystes : l'Afghanistan, les orientations de la lutte armée en Amérique du sud… En somme, une trop grande naïveté face à la vision militariste de la société prônée les “grand frères” en communisme.
“Un nom pour la LCR ? Pourquoi pas ‘Jours de fête'… puisque Olivier est facteur’
Habile dialecticien, Daniel Bensaïd a décidé de concentrer ses efforts sur la rénovation du parti. Comprenez la Ligue communiste révolutionnaire, dont il fut dès 1969 membre du bureau politique avec Alain Krivine et Henri Weber. Bien que légèrement en retrait, il continue de suivre les débats de la LCR et son porte-parole-facteur, ‘Olivier’ comme il l'appelle. Besancenot pour les autres, décrit comme un ‘sésame’ vers les classes populaires.
Fort des succès électoraux de leur candidat, les partisans de la LCR veulent ‘assurer une cohérence’ avec les luttes sociales. Là aussi, le bretteur toulousain aimant la castagne, Bensaïd s'en prend au PS et au plébiscite des adhérents en faveur de Ségolène Royal en posant une bonne question… (Voir la vidéo)
► Un nouveau théologien : Bernard-Henri Lévy de Daniel Bensaïd - Nouvelles éditions lignes - 158p., 12,5€.
Photo : Audrey Cerdan
Lire aussi :
► L'intégralité de l'entretien avec Daniel Bensaïd
► Alain Badiou : ‘Il y a une barbarie sarkozienne’
► Onfray : ‘Il y a un défaut d'intelligence tous azimuts’
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à V comme vendetta
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 03H05 | 25/02/2008 |
Prof à l'ENS, c'est pas payé par l'Etat ça ?
à Network 23
De V comme vendetta
Ecrivain | 23H53 | 25/02/2008 |
Finkelkraut, radical ?
à V comme vendetta
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 01H21 | 26/02/2008 |
Ok, une réponse un peu moins conne : ca vous étonne vraiment qu'un des principaux lieux de production de la pensée (de droite comme de gauche) soit parmi les professeurs, c'est-à-dire des fonctionnaires ?
Ou vous pensez que pour être radical, faut soit faire le hippie et vivre dans une grotte, à la Thoreau, soit jouer à l'apprenti révolutionnaire et braquer des banques (certes, en prison, on peut méditer sur la liberté et écrire de beaux livres, voire, mieux que des « boîtes à outils » utilisables par n'importe qui, des « bombes » qui n'explosent qu'une fois, là où on veut…) ?
Jusqu'à peu, c'était un des paradoxes qui faisait toute la démocratie, que l'Etat finance des recherches à long terme, pouvant même aboutir à des critiques radicales de son fonctionnement (de droite comme de gauche - Maurras & tous ceux qui ont tourné autour de l'Action française, Aron, et tous ceux qui tournent aujourd'hui autour du Cercle de l'Oratoire…).
Y a pourtant une bonne raison : ca permet à l'Etat et à la société de se réformer, en mieux (ou en pire - ca dépend du point de vue, et des idées adoptées). Un Etat qui ne permet pas une pensée libre de se développer vit dans l'idéologie totale, et tôt ou tard, il s'effondre à force de se mentir à lui-même (oh ! que tu es beau ! oh ! que tu es performant ! )…
En tout cas, Sarkozy partage votre analyse : il faut arrêter de payer des chercheurs, c'est pas bon pour la droite ! Il risque de se rendre compte que ne pas en payer, c'est pas bon pour la société tout court, ou la chère « puissance » française, mais comme on dit, il comprend vite, faut lui expliquer lentement…
De NLK
14H44 | 23/02/2008 |
Ben voyons, toujours plus à gauche, et avec de la haine pour les modérés, les sociaux démocrates, les réformateurs (à les mots) --- comme au bon vieux temps --- laissons bien surtout le centre en friche, à disposition de l'aile gauche de l'UMP, à Bayrou à la limite --- et l'UMP gagnera encore les 3 prochaines présidentielles comme elle a gagné les 3 dernières.
à NLK
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H23 | 23/02/2008 |
Si le PS était véritablement social-démocrate, il y aurait au moins matière à discuter.
Le problème, et vous représentez peut-être cette illusion, c'est qu'on a trop tendance à croire au PS que Strauss-Kahn est un modèle de social-démocrate. Désolé, reprenez vos classiques, il n'en est rien.
Tant que le PS n'aura rien de mieux à proposer qu'une sorte d'aménagement confortable de la politique économique et sociale de la droite, je préférerai aller chercher ailleurs une pensée neuve.
Le débat n'est pas tant entre réformisme et révolution qu'entre résignation et volonté politique.
à NLK
De janpoleroy
15H31 | 23/02/2008 |
Je ne vois pas où est la haine à dénoncer la dérive droitière d'une partie de ce qu'il est convenu d'appeler la gauche. Quand la « realpolitik » veut que l'on gère toujours plus à droite et qu'on libéralise toujours plus les marchés, et quand cette gauche là ne remets pas en question -où sur la marge- cette gestion là, alors on est en droit de s'interroger sur la valeur des mots (droite/gauche) et d'aller voir ailleurs des cieux plus conformes à nos idéaux.
Car s'il faut troquer son « blanc bonnet pour un bonnet blanc », moi je n'hésite pas et choisis le bonnet rouge (profond).
à janpoleroy
De NLK
15H40 | 23/02/2008 |
Chacun ses définitions, vraie droite = Berlusconi, Tatcher, Bush.
En France faudrait chercher du coté de Madelin ou de Villiers pour trouver aussi à droite, Sarko c'est la droite un cran en dessous, de la droite teinté de rose pour occuper le centre et pousser la gauche vers ses démons extrème, habile mais malsain, comme Chirac en fait malgré tout ses efforts pour paraitre tout beau tout neuf.
Par contre à gauche DSK n'est pas plus à droite que les autres sociaux démocrates européens. C'est l'incarnation d'une gauche de gouvernement dans tout ce qu'il y a de plus efficace et de plus raisonnable (encore des mots qui vont pas plaire à tous ici)
à NLK
De janpoleroy
00H34 | 24/02/2008 |
Que signifient ces distinctions vaseuses entre droite, droite « un cran en dessous » et je ne sais quelle autre droite deux ou trois crans au dessus ou en dessous … ? ?
« Pousser la gauche vers ses démons extrêmes » ? J'aimerais en effet que le PS sans idées (et sans idéal) aille voir du côté de la LCR pour lui en piquer quelques unes. Là enfin, il redeviendrait peut-être un parti de gauche.
« C'est l'incarnation d'une gauche de gouvernement » écrivez-vous, pour gérer les affaires de la même manière que le fait la droite (n'oubliez pas, Jospin fut le champion des privatisations), moi je ne vois pas la différence avec l'original.
Gauche efficace ! En effet, tellement efficace qu'après 3 années de gouvernement Jospin, ils n'ont même pas passé le premier tour des Présidentielles en 2002.
Excusez-moi, j'ai une autre notion de l'efficacité.
Bref, si vous vous dites de gauche, faites un peu de ménage dans vos rangs, surtout au sommet, et éliminez tous ces ambidextres, un peu à gauche, beaucoup à droite… et choisissez des gens comme Emmanuelli.
à janpoleroy
De NLK
11H34 | 24/02/2008 |
Plus le PS ira vers la LCR moins les centristes, du PS, du Modem ou à la gauche de l'UMP, suivront et plus l'UMP parviendra à occuper le centre et gagner. Pour battre l'UMP il faut lui prendre le centre, pas le lui laisser pour grapiller les voies de l'extreme gauche qui ne veux meme pas -- surtout pas -- gouverner et agir, juste occuper l'espace médiatique, se faire valoir, et au final faire perdre la gauche.
C'est une illusion de croire que la majorité veux des idées de la LCR, meme si par ici elles sont populaires, ailleurs elles servent d'épouvantail, dans le reste de l'Europe elles paraissent complètement à coté de la plaque et font plutot rire qu'autre chose.
à NLK
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H30 | 24/02/2008 |
Excusez-moi, NLK, acceptez-vous de répondre à cette question que je me pose : battre l'UMP, c'est bien joli, évidemment.
Pour faire quoi ?
à thierry reboud
De NLK
13H29 | 24/02/2008 |
Pour faire une politique de centre gauche, à l'image de ce que font les autres parties de centre gauche européens quand ils sont au pouvoir, avec non pas une seule priorité mais un équilibre entre les priorités légitimes de partage et de responsabilisation, de croissance et de développement durable, sans etre prisonnier d'aucun tabous, sans « ni ni », et sans de « jamais ceci ou cela », en s'autorisant à privatiser là ou c'est bon pour le pays tout en augmentant certains impots quand c'est juste et souhaitable, lancer des mouvements à l'initiative de l'état et financé par l'impot plutot que laisser faire le privé quand c'est mieux ainsi dans l'interet général, et le contraire dans les cas ou l'état a toutes les chances de faire moins bien et pour plus cher.
Je voudrais du pragmatisme de gauche ayant de bonne chance de réussir, comme cela reussit régulierement ailleurs en Europe, plutot qu'avoir a choisir entre du pragmatisme de droite (ce qu'essaie de nous vendre Sarko) et de l'idéologie d'extrème gauche pure et dure, à contre-courant du reste de l'Europe, et qui ne sera jamais mis en oeuvre facon LCR.
à NLK
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H40 | 24/02/2008 |
Merci d'avoir pris le temps de me répondre.
Le problème que me posent les partis que vous appelez de centre gauche, c'est qu'au final je vois bien en quoi ils ont mis en oeuvre une politique de centre droit. De ce point de vue, le PS français s'inscrit parfaitement dans ce schéma.
J'ai milité au PS entre 1983-84 (municipales à Dreux) et 1991 (guerre du Golfe), précisément au nom d'un principe de réalité qui me paraissait plus urgent que la stricte application d'un catéchisme socialiste pur et dur. Or, pardonnez-moi, mais il me semble qu'on a laissé en route à peu près toutes les ambitions (même mesurées) de transformation sociale. Je dis bien : transformation. Nous en sommes maintenant, en France, à des tentatives plus ou moins affirmées d'aménagement de l'état des choses. (Je ne parle même pas de Blair, puisque mon opinion est qu'il a carrément dynamisé le modèle improprement qualifié de néo-libéral. Avec une gauche à la Blair, pas besoin de droite.)
Tout ça pour vous dire que la question du pragmatisme en politique ne m'est pas tout à fait étrangère.
Pragmatiquement parlant, justement, le seul moyen d'arrimer à gauche le PS (sans lequel nous ne pourrons rien faire), c'est bel et bien de le lester d'un poids suffisant sur sa gauche. Livré à lui-même, le PS dérive à droite, et il me semble que la démonstration en a été faite par le PS lui-même.
Que la LCR (ou le futur parti qui est dans les tuyaux) ne soit pas l'alpha et l'oméga d'un programme de gouvernement, j'ai envie de vous dire que vous prêchez un converti. (C'est du reste la raison pour laquelle je ne milite pas à la Ligue, mais que je n'en suis qu'un sympathisant critique.)
Dans la perspective que je défends, il faudrait évidemment que la LCR accepte enfin de se mettre au travail (municipal, départemental et régional, au moins) dans le cadre d'alliances avec le PS.
Selon moi, de telles alliances devraient se conclure sur des bases bien définies, devraient se conclure dans le but d'obtenir de réelles avancées sur des points jugés prioritaires (par exemple, à Lyon où j'habite, obtenir de Collomb le retour de la gestion de l'eau en régie municipale).
Je suis bien obligé de reconnaître que, pour le moment du moins, la LCR est très loin de tout cela. Ma seule consolation (qui me désespère plus encore), c'est que le PS en est tout aussi éloigné. Mais, dans cette perspective, des réflexions telles que celle que propose Bensaïd me paraissent autrement fécondes que les anathèmes de Lévy.
à thierry reboud
De NLK
20H08 | 24/02/2008 |
Vu mais comment dire, j'en vois des tas de différences entre droite et gauche classiques sans aller chercher la LCR ou le FN.
Et je préfère de loin Blair à Sarko et Blair à la LCR, et Blair à Tatcher. Blair c'est une envolée des dépenses médicales au Royaume Uni comme jamais, tout le contraire de Tatcher, et tout ce que le PS ou Sarko ne peut pas faire faute de moyens.
Et donc comme je disais vouloir un PS très à gauche c'est laisser Sarko occuper tout le centre et rassembler tous ceux nombreux qui ne veulent justement pas ou plus d'un PS prisonnier du PC hier ou de l'extrème gauche demain, de ses vieux dogmes, tournée vers le passé et opposée à l'Europe telle qu'elle est, et qui va plutot mieux que la France, que ce soit en Espagne, Irlande, Scandinavie, et meme en Allemagne avec Merkel.
à NLK
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H51 | 24/02/2008 |
Bon, sur vos appréciations concernant Blair, je vous les laisse volontiers. Je crains qu'elle ne soient dues à rien d'autre que, d'une part, un effet de contraste avec Thatcher et, d'autre part, un effet d'éloignement.
Si vous m'avez bien lu, je ne dis pas que je veux un PS très à gauche : à gauche me suffirait. (Sauf si revendiquer le pouvoir pour l'exercer et transformer la société, c'est être très à gauche. Dans ce cas, évidemment…)
Désolé, si le PS doit se contenter de gérer la maison en s'efforçant que ça ne soit pas trop douloureux pour le petit personnel, je me demande quelle est sa véritable utilité pour ceux qui (comme moi) espèrent de lui autre chose. Après tout, un Bayrou ferait peut-être aussi bien.
Voilà en quoi un Bensaïd (entre autres) pourrait être utile à la gauche : il pourrait avec profit y être lu et sa réflexion exploitée pour retrouver les voies d'un réel changement. Réformisme ou révolution, ce n'est pas vraiment la question. J'ai tendance à penser qu'un réformisme fort serait plus efficace, encore faudrait-il qu'il soit mis au service d'objectifs forts et qui ne se contentent pas de la gestion des affaires courantes.
Notez bien que je ne conteste pas votre orientation politique. Elle est très légitime, et de plus elle est (pour le moment au moins) majoritaire à gauche.
Simplement, suivant l'idée que je me fais de la gauche au pouvoir, elle tombe à côté. Et, comme je serais étonné d'apprendre que je suis le seul dans ce cas, je vous souhaite bien du plaisir pour recoller les morceaux.
Exprimé crûment, ça donne ça : pourquoi voterais-je pour le PS sinon pour dégommer la droite ? Vous savez, ce petit jeu finira bien par me lasser.
à thierry reboud
De NLK
23H09 | 24/02/2008 |
Quoi qu'on en dise Blair a durablement renforcé son pays au plan économique tout en pratiquant une politique plus à gauche que Sarko qui lui ne renforce rien du tout.
Il a été ré-élu et a pu inscrire son action dans la durée. Son bilan est autrement plus positif que celui d'un Chirac dans le meme temps.
Dans le monde réel, qui n'est pas celui révé par beaucoup de lecteurs de Rue89, c'est un exemple de politique réformatrice raisonnable et efficace, de centre gauche ou de centre droit c'est une question de point de vue, mais certainement pas de droite dure, et qui a pu s'inscrire dans la durée car elle a su convaincre les électeurs plus que quelques mois.
Ah si le PS pouvait en dire autant, et surtout en faire autant niveau pragmatisme, et victoires aux élections sur un programme, et pas juste sur un rejet de Sarko.
à thierry reboud
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 01H38 | 26/02/2008 |
Espérons que non (que ça ne vous lassera pas) !
Je suis tombé par hasard sur cette citation d'un article de Lipset, de 1960, qui considérait l'abstention électorale comme un « bienfait » pour la démocratie :
« Un problème important pour les théoriciens de la démocratie (sic), c'est de savoir quel peut être le pourcentage optimal de participation électorale qui permet à une société de maintenir ses institutions démocratiques sans que l'âpreté des luttes de partis menace sa cohésion »
(cité p.19 par Gilles Chatelet, http://www.ciph.org/fichiers_papiers/papiers25.pdf)
Bref, une « démocratie », pour ces théoriciens qui réduisent la politique à une étude de marché, c'est lorsque celle-ci a suffisamment montré que l'alternance électorale ne change(rait) rien pour dégoûté suffisamment de monde de voter. Ca donne les résultats d'abstention américains…
Ce que n'a pas prévu Lippman, c'est qu'aux Etats-Unis, l'abstention ne rime pas avec dépolitisation, mais juste avec anti-parlementarisme (dont il ne devait pas avoir la même expérience que nous autres, vieux Européens…).
Du coup, ca fait proliférer milices privées, « justiciers » qui flinguent les wetbacks qui osent traverser le Rio Grande, « survivalists », Oklahoma City, sectes millénaristes, gangs anti-avortement, ayatollahs anti-darwiniens, hallucinés terroristes de Gaia et tout ce terreau entre New Age, conspiracy theory, guns & bunkers pour la 3e guerre mondiale…
Bref, l'âpreté des luttes de parti ne diminue pas une seule seconde, si ce n'est qu'au lieu d'avoir des partis bien organisés, on a des myriades de groupes dont le FBI a bien du mal à garder la trace - et absolument aucun projet politique digne de ce nom.
De A.V.
tamagotchi89 | 14H55 | 23/02/2008 |
BHL. Ouaif… A 19 ans, j'ai lu « La barbarie à visage humain ». J'étais mort de rire. Est-ce que ce dandy vaut vraiment un bouquin ? …
De zoblugubre
15H15 | 23/02/2008 |
Pourquoi l'avoir invité à parler d'un pamphlet tout à fait anecdotique et pas de son dernier livre de réflexion, Eloge de la politique profane ? Et pourquoi aussi ne pas faire un vrai article de fond sur la transformation en cour de la LCR ?
Ah, et tant que j'y suis : sur quels critères décidez-vous « d'épingler » certains commentaires ? A mon humble avis, vous ne mettez pas en avant les plus intéressants, ni les mieux notés, je suis donc perplexe.
en attente de vos réponses
Merci d'avance.
De Raoh
Enragé | 16H00 | 23/02/2008 |
Si un jour, on pouvait arrêter de dire que ces gens là sont des philosophes, on fera un pas vers un peu d'humilité et on comprendra aussi tout de suite que ce sont des gugus sans raison. Des gens comme BHL, Luc Ferry et ces « nouveaux philosophes » à 17 ans en préparant le bac, j'avais compris qu'ils n'étaient que des prétendants, des bouffons de la télé. A ce propos : Lucien, Philosophes à vendre. Ceci dit qu'on s'attaque un peu à BHL, ça fait du bien, parce que lui rabattre le claquet est loin d'être difficile.
à Raoh
De Raoh
Enragé | 16H36 | 23/02/2008 |
Je me réponds à moi-même. Oserais-je me contredire ? Simplement pour expliquer : Le texte de Lucien « Philosophes à vendre » : Lucien fait son marché des philosophes. Il rencontre Socrate, Diogène, etc. qui a chaque fois lui vendent leur pensée (on les vend comme esclaves). Il se moque d'eux et la Philosophie personnifiée vient à la rescousse de ces « philosophes ». Lucien s'explique : il dénonce les faux philosophes, les prétendants, ceux qui se vendent, qui font de la pensée un marché. Pour un type du 2e siècle, Lucien a tapé juste. Dire qu'en 2008, on ne lui arrive pas à la cheville en mettant en scène des BHL et des Onfray comme des penseurs ! 2000 ans de perdus pour la société !
De Quirinus-K
17H00 | 23/02/2008 |
Tous Manichéens sauf moi.
De le furtif
celibataire | 17H12 | 23/02/2008 |
Un site qui réspire la democratie et l'honneté,dans un monde de desinformation.
Bravo à toute l'equipe du rue 89
Amicalement Anouar du desert qui déguste son thé sans moderation ,je vous envoie un peu de soleil
De Vérochiao
17H22 | 23/02/2008 |
En effet, après le soutien (honteux ? ) de la LCR à l'invasion par l'URSS de l'Afghanistan, Daniel Bensaïd pourrait nous parler de la Taxe de Tobin ; voir l'article Alain Lipietz, député Européen (les VERTS) sur la « Taxe de Tobin : le coup de poignard dans le dos de la LCR et de LO » : http://lipietz.net/spip.php ? article217
De survivant
18H00 | 23/02/2008 |
On peut comparer la politique toute idéologie confondue à la religion. Pour les chrétiens pour ne parler que d'eux puisque chaque religion à son messie. Il y a 2008 ans un petit barbu s'est pointé et à décider qu'il serait le fils de dieu et depuis bingo le lavage de cerveau bat son plein. Revenons à la politique. Chaque parti a besoin de porter à sa tête un leader qui détient pour celui qui veut l'entendre ainsi la vérité et le mieux à même d'endoctriner les citoyens qui pensent se reconnaître dans ses idées. La réalité c'est que les hommes ont besoin de s'identifier à un penseur et tant que les sociétés fonctionneront sur ce système les êtres humains ne seront jamais égaux. « Non les braves gens n'aiment pas que l'on ne pense pas la même chose queux » chanson de brassens reprise par sensémilia. L'humain sera égal à son semblable lorsqu'il pourra penser seul et décider seul de sa vie.
De zoblugubre
18H05 | 23/02/2008 |
@Vérochiao : Sans parler de leur responsabilité dans l'échec de la candidature unitaire aux présidentielles 2007.
à zoblugubre
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 21H55 | 23/02/2008 |
Sans contester la part réelle de responsabilité de la Ligue dans cet échec, il serait tout de même juste de reconnaître qu'elle est très largement partagée.
Buffet ou Bové ne sont pas non plus exempts de reproches dans cette histoire.
De nada
18H21 | 23/02/2008 |
Moi je me fous de tout !
De zoblugubre
18H27 | 23/02/2008 |
et tout te le rend bien ?
De avertir le President
avocat | 18H49 | 23/02/2008 |
dommage mon post de debut etait le meilleur et on l'a supprimé pas grave ? VOILA OU STOPPE LALIBERTE DEXPRESSION PRNE PAR LA GAUCHE BIEN PENSANTE MA FOI ! rue 89 NE DURERA PAS ETERNELLEMENT : )
à avertir le President
De jac le rat
aventurier | 22H11 | 23/02/2008 |
Mais alors, où donc parleras-tu ?