Principale innovation de ce site : les profs sont nommés. Ce qui crée la polémique… et attire un public nombreux.

Le rapport Attali a, entre autres débats, lancé celui de l'évaluation des enseignants par leurs étudiants. Sans attendre, un site Web a décidé d'exposer les profs à la notation de leurs élèves, mais plutôt façon Attila. Déclenchant une vaste polémique.
Le site s'appelle note2be, vous ne pouvez pas ne pas en avoir entendu parler. Les élèves sont invités à noter sur 20 leurs profs, cités nommément, selon six critères (« clair ? “ ‘intéressant ? motivé ? etc.). Une moyenne est ainsi calculée.
La naissance du site a provoqué l'indignation des syndicats enseignants. La Cnil a été saisie par 17 plaintes, et doit rendre son rapport le 6 mars. Le syndicat Snes a également assigné en référé les fondateurs du site.
L'idée n'est pas nouvelle
Avec note2be, Stéphane Colas, co-fondateur, a voulu concrétiser une idée qu'il avait depuis les bancs de l'école. Il nous a expliqué comment Rue89 est en partie (et à notre grande surprise) à l'origine de cette idée :
Un jour, en lisant l'un de vos articles consacré au site allemand Spickmich.com, qui reprenait ce concept, je me suis dis que c'était le moment de lancer notre site en France. Donner la parole aux élèves de manière formalisée nous semblait souhaitable et légitime. Internet était le meilleur champ pour mettre cette idée en pratique.’
Le concept n'est pourtant pas si novateur. François Rolly a créé en 2004 le site jenotemonprof.com. Le principe est le même à une différence près, et pas des moindres : aucun nom d'enseignant ne figure sur ce site. Les seules informations disponibles sont l'établissement, la classe et la matière. Ce qui laisse supposer qui est le prof concerné, sans pour autant divulguer d'informations personnelles. Ce que François Rolly reproche au site note2be :
‘Donner le nom du prof sur la une du site ouvre la porte à toutes les dérives. Si un élève décide d'insulter un de ses profs, c'est carrément de la diffamation’
Le gouvernement condamne l'initiative
Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, a condamné ‘avec fermeté’ cette initiative. Claudie Martens, co-secrétaire générale du Snes, s'en insurge également :
‘Des informations personnelles sont mises sur la place publique. La méthodologie d'évaluation ne devrait pas dépendre de l'humeur d'un élève le soir, quand il rentre de l'école. N'importe qui peut écrire n'importe quoi. C'est la négation même de la relation entre un prof et un élève.’
Le site allemand spickmich.com a également été poursuivi en justice lors de sa création. Mais le droit européen lui a donné raison. Ce qui rassure Stéphane Colas :
‘On savait qu'on touchait à un domaine sensible. On a donc respecté scrupuleusement la loi. Nous nous appuyons sur la jurisprudence allemande, qui a gagné tous ses procès au nom du droit européen de la liberté d'expression.’
Candidature aux municipales retirée
Jusqu'au déclenchement de cette vaste polémique, Stéphane Colas faisait partie de la liste de Pierre Lellouche, candidat UMP dans le VIIIe arrondissement de Paris. Il a finalement préféré se retirer :
‘C'est une décision commune prise avec Pierre Lellouche. Avec une polémique aussi vigoureuse, ça devenait encombrant à la fois dans la campagne électorale, mais aussi pour le site. Le mélange des genres était permanent. Je voulais couper le lien.’
En attendant, le buzz médiatique profite d'abord au site. Lancé depuis seulement trois semaines, il compte déjà, selon ses fondateurs, 100000 visiteurs uniques par jour et un peu plus de 70000 adhérents.



















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De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H49 | 22/02/2008 |
En cette époque d'évaluation compulsive, il fallait bien que ça arrive.
Mais enfin, il faudrait peut-être commencer par se poser une question élémentaire : que valent ces évaluations ? Selon quels critères sont-elles établies ? Et surtout : quelle est la compétence des élèves en matière d'évaluation d'un enseignant ?
Est-il vraiment nécessaire de rappeler que la fonction première d'un enseignant est de transmettre un savoir et des techniques d'apprentissage ? Pas de remporter un concours de beauté oou un prix de popularité ?
Tout cela me paraît tout simplement grotesque. Natha a parlé de clientélisme scolaire, je parlerais plutôt de consumérisme, mais je crois bien que l'idée est la même (Natha, si je me trompe, n'hésitez pas à me tacler).
Un peu de nostalgie, camarades, pour l'édification des masses.
Il faudrait se rappeler la révolution culturelle et ces jeunes gardes rouges allant ridiculiser les mandarins en exaltant une certaine forme d'ignorance révolutionnaire (alors qu'il devrait être évident que l'ignorance ne profite jamais qu'aux détenteurs du pouvoir).
Il faudrait se rappeler Ricoeur la tête coiffée d'une poubelle en mai 68 (Ricoeur, merde ! ) et moqué par une bande de petits bourgeois prétentieux qui croyaient ainsi inverser les rôles. (A propos, ces petits bourgeois se sont depuis coulés bien confortablement dans les costumes qu'ils désignaient alors à la vindicte générale.)
Compte tenu de cette généalogie, il semble quelque peu paradoxal de constater qu'une telle idée vient d'un voisin de palier de l'UMP.
Et pourtant : liquider l'héritage de 68, disaient-ils… Tu parles ! Ils n'en gardent que le pire.
De Quirinus-K
23H49 | 22/02/2008 |
L'avis des élèves des élèves est intéressant, mais pas dans cette présentation.
Mettre ça en ligne c'est débile et ça craint.
Ca craint même pour les élèves. Le pouvoir de « flinguer » une personne dans ces conditions… n'est pas un bon pouvoir. C'est insécurisant pour les enfants.
Ca me rappelle les gardes rouges.
Vu comme ça… Il y en a un qui devrait démissionner.
Lui qui a tant bassiné son monde avec Ses évaluations
Son travailler plus. Ses objectifs chiffrés. Ses programmes et ses discours à géométrie variables…
Quelle M. ! ! ! Quel pays débile.
De MAGENTA
Pesteux génétique | 23H49 | 22/02/2008 |
Ne devraient s'exprimer sur ce sujet que des internautes ayant eu ou élevé des enfants, eux seuls sont aptes à se faire une idée de ce peuvent inventer ces charmantes têtes blondes : -)
à MAGENTA
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H58 | 22/02/2008 |
Tu plaisantes, j'espère ? Seuls qui n'en ont pas eu peuvent faire preuve d'une objectivité suffisante…
: -)
à thierry reboud
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 00H08 | 23/02/2008 |
Hoh, YEEEES !
à françoise.V
De MAGENTA
Pesteux génétique | 10H00 | 23/02/2008 |
Ha ,je retiens avec peine un cri de rage , moi un plaisantin ? ? ? ?
Quand on a élevé deux filles , on n'a plus envie de rire : -)
Thierry 20/20
Françoise 21/20 (suis stéphanois )
à MAGENTA
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 10H30 | 23/02/2008 |
Récupérez vite un brin d'humour, vous n'avez peut-etre pas fini de découvrir les frasques de vos « tetes blondes » !
Il n'y a meme pas 15 jours que mon pauvre père de 77 ans a découvert que sa fille chérie ne se génait pas pour signer à sa place les mauvais devoirs au bon temps du collège ! En imitant parfaitement sa signature, par dessus le marché !
Et j'en garde en réserve !
à françoise.V
De MAGENTA
Pesteux génétique | 14H22 | 23/02/2008 |
Arrêtes malheureuse , tu vas l'achever ce pauvre homme , laisses lui ses illusions ! ! !
De estelle6
00H01 | 23/02/2008 |
« déclenchant » au lieu de « déclanchant », « saisie de 17 plaintes » au lieu de « saisie par ». Je n'ai pas continué plus loin.
De EK
quelqu'un quelque part | 01H12 | 23/02/2008 |
L'idée de demander aux élèves de noter les profs est une bonne idée, mais il faudrait que cette notation soit organisée à l'intérieur des établissements scolaires, et à l'université aussi.
La publication des noms des profs sur internet n'apporte rien. La notation devrait être secrète, pour ne pas être influencée par les notes données par les autres. Il n'y a que les personnages publics qui peuvent être notés de manière publique.
Aujourd'hui ce sont des inspecteurs d'académie qui passent une fois tous les 10 ans qui notent les profs. Les élèves n'ont pas leur mot à dire. C'est dommage, c'est quand même les élèves qui sont les destinataires quotidiens du sens de la pédagogie ou non des profs.
D'une manière générale il serait bon que dans toute organisation, que ça soit au travail, dans les associations, à l'école, dans le domaine politique, les « dominés » puissent juger les « chefs ».
Si nous pouvions noter régulièrement le maire, les ministres, le Président sur quelques thèmes, ça serait pas mal, parce que les sondages ça reste une sorte de notation mais très élémentaire, pas satisfaisante.
à EK
De yoda26500
01H33 | 23/02/2008 |
Il ne faut pas tout mélanger. L'enfant n'est pas un citoyen, il n'a pas le droit de vote et pour cause, la société juge qu'avant la majorité, une personne n'est pas apte à porter jugement sur les élus politiques. Même si c'est arbitraire, il est difficile de fixer une norme autrement. Ainsi, l'enfant n'est pas un adulte en miniature, c'est un être spécifique que la société gère de manière spécifique. L'école est pour lui obligatoire et on lui demande son avis sur beaucoup de chose mais il n'est pas de sa compétence de juger le travail du professeur. Pour cela, il y a des inspecteurs (qui devraient être peut-être plus nombreux) et des chefs d'établissement.
Pour en revenir à l'école et plus spécifiquement à la classe, il ne s'agit pas d'un lieu où s'exerce la démocratie. Le professeur indique à l'élève quand il peut et/ou doit parler et on ne peut raisonnablement pas laisser les élèves prendre la parole quand ils le souhaitent à leur bon plaisir. Le professeur n'est pas élu par ses élèves, ou par les parents d'élèves. heureusement d'ailleurs, sans quoi, les professeurs, comme les politiques se mettraient eux aussi à mentir pour mieux se vendre. Quelle horreur !
Ensuite, il faut veiller à ne pas confondre. Le professeur n'est pas un chef, c'est un éducateur, un enseignant, un formateur et trop souvent une assistante sociale. Il n'est pas là pour faire du bénéfice et uniquement pour contrôler le travail des élèves. Il est avant tout là pour apporter une aide pédagogique, pour encourager, pour aussi remettre à leur place les élèves qui ont besoin d'être cadrés et je passe toutes la polyvalence dont doit faire preuve un enseignant en école, collège ou lycée.
Une dernière info. Je ne sais pas comment cela se passe dans le secondaire, mais dans le primaire et dans ma circonscription, les professeurs des écoles sont inspectés tous les trois ans. Enfin, on critique les notes toujours excellentes données lors des inspections. Mais même avec ces notes, le salaire des professeurs comme pour beaucoup d'autres métiers, n'a pas suivi l'inflation.
à yoda26500
De Dan51
11H40 | 23/02/2008 |
L'enfant n'est pas un citoyen, il n'a pas le droit de vote et pour cause, la société juge qu'avant la majorité, une personne n'est pas apte à porter jugement sur les élus politiques. Même si c'est arbitraire, il est difficile de fixer une norme autrement. Ainsi, l'enfant n'est pas un adulte en miniature, c'est un être spécifique que la société gère de manière spécifique. L'école est pour lui obligatoire et on lui demande son avis sur beaucoup de chose mais il n'est pas de sa compétence de juger le travail du professeur
Je suis désolée, c'est justement cette vision qui entraîne la société française dans la violence, l'incompréhension entre adultes et jeunes.
J'ai élevé mon fils en Allemagne et là les enfants sont pris au sérieux. Dans certaines villes, il existe aussi des « parlements d'enfants » et ils font des propositions souvent bien plus sensées que les adultes.
J'ai toujours parlé à mon fils - dès sa naissance- non pas comme à un être irresponsable mais comme à une personnalité. Je ne l'a jamais traité comme « immature », mais j'ai vu sa personnalité que j'ai toujours respectée. Et je lui ai toujours dit la vérité, prenant ses remarques au sérieux.
Les petits Allemands qui viennent en voyages de classe en France sont toujours stupéfaits de voir comment les Français sont maternés et considérés comme des bébés. D'ailleurs cela se voit dans les écoles, où il y a besoin de pions, cela n'existe pas du tout en Allemagne. Les enfants sont responsabilisés très tôt et ils apprennent très tôt à se prendre en main. Entre les cours, au collège, ils pouvaient sortir.
Je n'ai jamais donné à mon fils une heure à laquelle il devait rentrer, je l'ai responsabilisé, il rentrait de lui-même à l'heure qui était convenable. Nous n'avons jamais eu de discussions à ce sujet. Un soir, il avait 13 ans, il a raté le dernier bus et a dû traverser toute la ville à pied. Il n'a jamais plus râté le dernier bus pour rentrer.
Si je lui disais de « faire attention » quand il prenait le vélo, il me répondait : « Maman, tu sais, il peut toujours arriver quelque chose, même un météorite peut me tomber sur la tête quand je traverse un passage piéton ».
C'est toute la vision de la vie qui transparaît dans ces relations. Si on fait confiance, dès le départ, si on ne traite pas un enfant comme un chien qui doit obéir avant tout, l'enfant prend ses responsabilités.
J'ai vécu 2 ans à Paris et ce que j'ai vu m'a sciée. On traite les enfants comme des imbéciles en France.
Un petit exemple :
Je fais la queue à un distributeurs de billets, une mère est derrière moi avec son fils de 8 ans environ. Il veut aller dans la librairie qui est de l'autre côté de la rue pour pouvoir lire pendant que sa mère fait la queue. Et voici la réponse intelligente :
« Non, il est interdit aux enfants d'aller seuls dans une librairie ». Et voilà comment on responsabilise toute une population.
J'ai vu des centaines d'exemples semblables qui m'ont fait frémir.
Mon fils a passé 10 ans de sa scolarité en Allemagne où il était responsabilisé, et 2 ans 1ère et Terminale S en France. Il a vu l'immense différence et était souvent choqué.
Un exemple : En Allemagne, comme il parlait français à la maison, il a été dispensé des cours de français au collège/lycée, ne participait qu'aux devoirs sur table. Pendant les cours, il pouvait faire ce qu'il voulait, il avait choisi d'aller à la bibliothèque du collège/lycée et lisait des bouquins qui le passionnaient, par exemple de physique.
Arrivé en France, il parlait allemand depuis sa naissance et avait fait toute sa scolarité dans une école allemande, le prof d'allemand n'a pas permis qu'il soit dispensé des cours. Elle n'a pas voulu prendre la responsabilité. L'a envoyé au directeur qui lui non plus n'a pas voulu prendre la responsabilité. Il s'est emmerdé à écouter les élèves essayer de faire des phrases en massacrant la langue, le prof écrivait avec des fautes au tableau… je lui avais conseillé de ne rien dire, pour ne pas se la mettre à dos. Elle réussissait à lui mettre 17/20 à des devoirs où elle soulignait des parties de textes absolument correctes, les notant comme « fautes »… LAMENTABLE ! ! !
Au lycée, il y avait un cahier de correspondance entre les parents et les profs. Lamentable !
En Allemagne, les parents avaient tous le numéro de téléphone du prof principal, il y avait un dialogue normal entre le prof, les élèves et les parents.
Au lycée français, il devait demander la « permission » de sortir quand il n'avait pas cours. Alors qu'en Allemagne, cela aurait été considéré comme absolument ridicule…
Ce que yoda2600 écrit est symptomatique. C'est toute la vision de l'enfant qui est fausse en France.
Il faudrait responsabiliser les enfants dès le plus jeune âge, dès qu'ils commencent à comprendre, bien avant la maternelle, sans les stresser, juste à leur niveau.
Pour info, aujourd'hui, mon fils a 23 ans et a une place de chercheur dans un institut de recherche international réputé, voyage de conférence en conférence, parle 4 langues couramment, français, anglais, allemand, polonais - car il vit avec une ravissante Polonaise. Et le polonais lui permet de comprendre le tchèque et le russe, langue qu'il veut apprendre correctement ces prochains mois. Il est heureux dans sa vie, il fait ce qu'il a toujours voulu faire… et vit une vie sociale équilibrée…
Voilà, tout commence dans la toute petite enfance, un enfant est une éponge qui cherche à savoir, chaque enfant est un génie en puissance dans des domaines aussi divers que le sport, la cuisine, le dessin, l'art, etc…
Seulement on ne les considère pas comme des personnalités à part entière dès leur naissance, les abrutit et déresponsabilise…
Et on pense en France que seules les valeurs intellectuelles sont importantes, les génies manuels sont terriblement méprisés par cette Education nationale… où je mettrais volontiers tout à plat pour reconstruire autrement ce vieux mammouth sclérosé et hautain.
Et surtout très, très renfermé sur lui-même.
Mon fils me disait souvent : « Maman, c'est fou, dans ma classe ils ont une toute petite fenêtre ouverte sur le monde »… il me parlait de son bouquin de Géographie en 1ère S qui titrait en 2000 : « Le RAYONNEMENT de la France dans le monde »…
On inculque encore cette ineptie à des générations de petits Français au lieu de regarder un peu plus humblement ce qu'est vraiment la France dans la comparaison internationale.
Lisez en entier ce rapport du Haut Conseil de l'Education :
http://www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/42.pdf
Quand je pense que les profs ont tous des 18/20 ou 19,75/20 et qu'ils filent des 1/20 à des élèves devant toute une classe… Quel mépris de l'être humain.
Voilà notre beau système français… arrogant, suffisant, méprisant, et très refermé sur lui-même. comme le texte ci-dessus….
Dommage, dommage…
à Dan51
De Lucius Sergius
28239
Citoyen | 11H41 | 23/02/2008 |
Curieux, ça ne doit pas être partout pareil en Allemagne, parce que je n'en ai pas eu les mêmes échos(de la part d'Allemands justement).
« Pour info, aujourd'hui, mon fils a 23 ans et a une place de chercheur dans un institut de recherche international réputé, voyage de conférence en conférence, parle 4 langues couramment, français, anglais, allemand, polonais »
Oui, et bien j'ai fait partie d'une bande de copains genre bac+10 avec mentions max partout, dont une maîtrisant le français, l'anglais US, le russe, l'espagnol et le chinois (en grande partie du fait de ses origines et des endroits où elle avait étudié) et bien il y en a qui ont juste cumulé des contrats minables au sein d'organismes internationaux prestigieux, la plupart de leurs travaux ayant été signés une fois finis par des gens, eux bien en place, qui en comprenaient à peine le contenu. Par la suite ils ont donné dans le déclassement. Et aujourd'hui encore je vois des ingénieurs et chercheurs sous contrat mais sans relations gagner le smic après engagement (avec piaule attribuée pour ne pas être à la rue), le tout après un certain temps de chômage.
Nous ne faisons vraiment pas partie du même monde, ce qui explique votre discours.
Le réveil du monde de Disneyland sera très rugueux en France.
Delenda Carthago
à Lucius Sergius
De Dan51
19H48 | 23/02/2008 |
« Et bien il y en a qui ont juste cumulé des contrats minables au sein d'organismes internationaux prestigieux, la plupart de leurs travaux ayant été signés une fois finis par des gens, eux bien en place, qui en comprenaient à peine le contenu. Par la suite ils ont donné dans le déclassement.
Et aujourd'hui encore je vois des ingénieurs et chercheurs sous contrat mais sans relations gagner le smic après engagement (avec piaule attribuée pour ne pas être à la rue), le tout après un certain temps de chômage. »
Vous parlez de la France je suppose. Car le SMIC n'existe pas en Allemagne.
Et avant de juger ce qui se passe dans un pays (des amis m'ont dit…) il faudrait y vivre plusieurs années…
Nous ne vivons pas dans le même monde. Tout démarre dans l'enfance en effet. Car si les « gens, bien en place » signent, c'est que le système est pourri.
Ce qui est important pour un scientifique, ce sont les « papiers » qu'il publie, avec son nom justement. Et bien, dès le début, il a pu publier sous son propre nom, car c'est une question de respect de la personne, les « gens bien en place » intelligents, laissent les plus jeunes faire leur place en signant les papiers qu'ils ont écrit.
Je vous ai signalé que le système français était pourri, vous le confirmez. Le CNRS inclus où ce sont les syndicats qui font la loi… comme à l'Université et dans l'Education nationale d'ailleurs…
Je vous signale que je n'ai jamais fait partie des « nantis » et que j'ai élevé mon fils avec très peu de jouets, car nous ne pouvions pas les financer.
De totoshop
01H31 | 23/02/2008 |
Je me permets de venir ajouter ma petite pierre au débat.
Il me semble que cette idée fait principalement ressurgir un concept fondamental, celui du rôle de l'école.
Si l'on considere les colleges, lycées, comme des centres de formation professionnelle, alors l'idée de notation me parait cohérente, même acceptable - process classique de plan qualité.
Si l'on considère cependant ces mêmes établissements comme lieux de transmission du Savoir, de la Connaissance, de la Science, de l'Esprit Critique, alors cette métrique de notation est - de fait - caduque.
J'en viens donc à penser que ce principe de notation n'est point à débattre en tant que tel - mais il serait de bon ton de préciser une fois pour toute le rôle de l'école.
Ceci n'engage que moi evidemment.
à totoshop
De Dan51
11H26 | 23/02/2008 |
Si l'on considère cependant ces mêmes établissements comme lieux de transmission du Savoir, de la Connaissance, de la Science, de l'Esprit Critique, alors cette métrique de notation est - de fait - caduque.
Absolument pas !
Car il y a de bons « transmetteurs » du Savoir et de mauvais.
Ne pas vouloir l'admettre est déjà fausser toutes relations enseignant-élève et enseignant-parents.
à Dan51
De yoda26500
16H40 | 23/02/2008 |
La question ici n'est pas de savoir s'il y a de bons ou de mauvais transmetteurs de savoirs.
Premièrement la vision du professeur comme transmetteur ou émetteur d'un savoir que des élèves recepteurs devraient recevoir est totalement dépassée et archaïque.
Deuxièmement, ce n'est tout simplement pas aux enfants de décider si un professeur est compétent ou non. L'enfant, aussi responsable, épanoui, intelligent qu'il puisse être n'a tout simplement pas les compétences nécessaires pour exercer ce pouvoir.
à yoda26500
De Dan51
19H49 | 23/02/2008 |
Vous parlez d'excercer un pouvoir..
Je crois que vous n'avez rien compris…
De yoda26500
01H44 | 23/02/2008 |
Cette grande mascarade me donne la nausée …
Le débat de fond est ailleurs, ce n'est que la partie visible de la montée en puissance d'un courant de pensée qui, sous couvert de modernité et de progressisme, nous sert un système à la fois conservateur (morale, autorité, contrôle, répression, sanction, surveillance, …) et libéral (flexibilité, dérégulation, concurrence, capitalisation, finance, …) le même que les Etats-Unis vivent depuis deux décennies.
De Jhal
01H48 | 23/02/2008 |
C'est tout de meme interessant de voir qu'il y a des professions qui s'estiment en droit de ne pas etre jugées.
Je connais de nombreux sites qui jugent des films, des livres, des disques, nommément, de facon extremement arbitraires et parfois non assumés (pseudo en veux tu en voila, argumentaire inculte et j'en passe), et personne ne se offusque de leur contenu parfois blessant.
Pourtant cela touche directement à ce qu'un auteur, chanteur, realisateur donne à voir, lire ou ecouter, partageant ainsi un travail souvent de longue haleine.
à Jhal
De yoda26500
02H12 | 23/02/2008 |
Disons que les professeurs sont déjà « jugés » ou plutôt évalués par des professionels, les inspecteurs et les chefs d'établissement. Disons que les parents aux sein des Conseil d'Adinistration ont leur mot à dire. Disons que les élèves sont représentés par leurs parents mais aussi par des délégués élus. Disons aussi que l'administration encadre la fonction de l'enseignant. Ainsi, le prof n'est pas un électron libre qui fait ce qu'il veut contrairement à ce qu'on peu souvent le supposer.
Ensuite, il ne faut pas confondre le jugement de valeur et l'évaluation certificative qui atteste du niveau ou de la compétence de quelqu'un.
Aussi, l'art s'expose à la critique, mais là, on ne parle par d'oeuvres artistiques, les élèves ne sont pas des produits, fruits de la création des professeurs. Les livres, les films, les disques sont des objets sensibles, réels, intangibles, sur lesquels on peut éventuellement porter un jugement, et qu'on peut éventuellement acheter. Le professeur n'a rien à vendre et il ne produit que les conditions de l'apprentissage de ses élèves, autrement dit, rien qui ne puisse être directement observé. Car, la compétence, l'habileté, la capacité, la connaissance, le savoir ne sont pas directement observables.
Bref, les choses ne sont pas similaires entre l'auteur, le réalisateur, l'acteur, le chanteur … et le professeur, c'est pourquoi il y a nécessité de traitements différents d'un point de vue social.
à yoda26500
De Jhal
10H12 | 23/02/2008 |
tu confonds ici la création et la production.
De nos jours s'est tres galvaudé mais un artiste ne fait pas de « produit », il livre une partie de lui même.
Un producteur lui, transforme l'acte de creation en produit, et il se contrefiche de se que les « clients » en pensent du moment qu'ils achetent.
à Jhal
De yoda26500
16H25 | 23/02/2008 |
Dans tous les cas on est bien loin du métier d'enseignant voilà tout.
à yoda26500
De Jhal
21H52 | 23/02/2008 |
il est question de culture dans les 2 cas.
Ah non pardon, les profs, c'est « l'éducation ».
Le fait est que j'ai adoré les math et détesté l'histoire geo parceque tres tôt j'ai eu de bons et mauvais profs. Mais à moins d'aller dans le privé, on n'a pas tellement le choix, en fin de compte…
De peredespeuples
01H50 | 23/02/2008 |
Si vous pouviez aller me mettre quelques bonnes notes sur le site, ça ferait remonter ma moyenne !
De bertdo
Instituteur, mais marre de l'être. | 01H51 | 23/02/2008 |
Ce n'est pas parce qu'un site allemand propose une notation nominative que l'on doit faire la même chose en France.
Les dérives de toutes sortes ont toujours existées.
Soyons plus intelligents.
De Lidenbrock
02H13 | 23/02/2008 |
Reagardez bien, devant vous, le puzzle est en train de se mettre en place : disqualification des fonctionnaires traditionnellement les plus opposés à la droite (ce qui n'est plus vrai si j'en crois ce que je vois et entends autour de moi), désignation des intellectuels à la vindicte et la dénonciation (éh oui, les enseignants sont des intellectuels), remise en cause des missions et des réussites de l'Ecole,… d'ici à dix ans,à ce train-là, l'Education Nationale n'existera plus ou ne sera qu'une coquille vide.
Il ne faut pas beaucoup compter sur les personnels d'encadrement pour soutenir les enseignants en place. Certains rêvent déjà tout haut devant les élèves afin qu'ils notent leurs professeurs en faisant des rapports sur eux (ceci n'est pas un fantasme, mais un fait réel, peut-être et espérons-le minoritaire, mais les mots ont été dits par un personnel d'inspection en présence d'un enseignant).
Admirez la manoeuvre tant que vous voulez, mais regardez plutôt où elle mène inexorablement.
De Eden
... | 02H32 | 23/02/2008 |
Moi ce qui me fait peur, c'est cette promptitude à appeler à la censure de ce site, à son interdiction pure et simple. La CNIL n'est pas la STASI et la France n'est pas la Chine. Interdire un média ou un organe de presse est un acte grave, d'autres congrégations pourraient se prévaloir d'un tel précédent. « C'est vichy », « Délation », « Mais où va-t-on ? ». Les réactions quasi hystériques de certains sont complètement disproportionnées, voire dangereuse.Le truc est plutôt ludique, une petite revanche que s'accorde les chères têtes blondes. Je vis en Allemagne et, contrairement à ce qui se dit ici où là, l'immense majorité des profs prennent la chose avec humour et détachement. Une copine prof d'anglais et d'histoire (ici, les profs on 2 matières), m'a d'ailleurs confirmé que la notation des gamins correspond généralement à la réputation des profs notés. Restez cool, l'avis des élèves n'aura aucune influence sur la note administrative (18 en moyenne) que votre collègue inspecteur vous alloue une fois tous les cinq ans quand il a le temps de passer. Vous ne risquez absolument rien.
à Eden
De HLB
Paris | 03H17 | 23/02/2008 |
Vous êtes en Allemagne et nous sommes en France … Pays des droits … Ah ! vous connaissez …
Bon, pour vous dire que vous ne connaissez pas vraiment nos institutions, entre autres. Ainsi le système de notation des professeurs n'est pas le même qu'en Allemagne ; nous avons une note pédagogique ET une note administrative, et le « 18 » n'est pas vraiment la norme commme vous semblez le penser, d'autant que ces notes déterminent bien l'évolution de nos carrières (ce fameux « mérite » dont on nous rebat les oreilles depuis quelques temps est bien en place depuis le milieu du siècle dernier… ! ) ; ces « notes » sont établies, sur des bases *professionnelles*, contrôlables et contradictoires, par des autorités *compétentes* et *autorisées* (les élèves de maternelle - voir ci-dessous -, de primaire, de collège et de lycée ne le sont pas ! Comme dit une des signataires de la pétition que j'ai donnée plus haut - http://motstocsin.autonomie.org/html/actions/notetesprofs_fevr2008.htm - : « Les élèves ne pourront jamais noter objectivement et totalement leurs enseignants ; la modestie leur impose d'avoir à apprendre avant de juger. ») Il y a dans cette opération une substitution des rôles à des fins pas très claires …
Mais sous l'angle purement juridique, cette publication en ligne de données finalement personnelles pose tout de même un grave problème ! Non ? Et puisque vous faites partie de l'Europe, jetez donc un oeil sur les textes de la Cour européenne des droits de l'homme …
Par ailleurs ce site, c'est le grand n'importe quoi ! N'importe qui peut noter qui il veut n'importe comment ! A l'ère des adresses jetables, des IP masquées et des cyber-cafés, c'est une vaste mascarade. A but lucratif bien évidemment ! Point barre ! Relisez bien cette clause de leur « CGU » (Conditions générales d'utilisations) « L'utilisateur accorde à la société X, une licence gracieuse, mondiale et définitive pour utiliser sur tous médias existants ou à venir, les informations qu'il aura déposées sur le site. » Oui, vous êtes bien assis ? Cela ne vous choque pas ? Moi si ! Enormément !
Hervé
Il y a un tout petit de l'école maternelle de la rue Alfred Lacroix en Martinique de qui est un surdoué en informatique, et pas très gentil pour le collègue :
http://www.note2be.com/schools/16476 : -) Mais cette galéjade, ou foutage de gueule au choix, aura peut-être disparue quandd vous la chercherez … Vite une copie d'écran !
à HLB
De Dan51
20H05 | 23/02/2008 |
Nous sommes en France … Pays des droits … Ah ! vous connaissez …
Avez-vous une notion de ce qui se passe en Allemagne au niveau des droits. Par rapport à la France ? ? ? ? ?
La France a eu une histoire au niveau des « droits », mais sachez, cher HLB, que les « droits » des citoyens sont bien mieux protégés et respectés en Allemagne qu'en France.
Ce pays a souffert d'une terrible dictature et en a tiré des conclusions démocratiques qui font lourdement défaut en France, à commencer par les institutions de la Vème République, taillées pour un dictateur en puissance…
Je vous conseillerais d'acheter la Constitution de la République française et la Constitution de la République fédérale d'Allemagne et de les comparer point par point.
Vous seriez fort surpris…
Il serait grand temps de réformer la Constitution française… et de rendre au peuple le droit au pluralisme et au respect de ses citoyens…
D'autre part, je vous informe que je connais très bien les systèmes de notation en France, mon frère y est agrégé de maths et proviseur… son beau-père inspecteur d'Académie…