L'edito

Comment l'UMP tente de faire passer Sarkozy pour une victime

Nicolas Sarkozy se serait récemment plaint du peu d'empressement à le défendre au sein du gouvernement et de l'UMP, face aux attaques croissantes dont il fait l'objet. Message reçu cinq sur cinq : c'est désormais une déferlante de déclarations toutes plus fracassantes les unes que les autres, comme pour être bien certains d'être entendus… d'abord du Président !

La porte parole de l'UMP, Nadine Morano, a ainsi repris à son compte lundi le mot de Rama Yade à propos des journalistes -« charognards“-, et y a ajouté celui de ‘revanchards’, à propos des signataires de l”appel de Marianne contre la monarchie élective. Lundi aussi, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, parlait à ce propos d'initiative “grandiloquente et pathétique”. Le Premier ministre, François Fillon, avait donné le signal, la semaine dernière, en dénonçant la “chasse au Président” ; Aussitôt suivi, dans la même veine, par une extravagante comparaison de Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, avec les années 30 et un “fascisme rampant”.

A quoi doit-on cet emballement ? Il s'agit assurément d'une contre offensive concertée, dans la forme et sur le fond, pour reprendre l'initiative après une longue série de mauvaises nouvelles, et des sondages calamiteux pour le Président. Et surtout à trois semaines d »élections municipales auxquelles les candidats de la majorité se rendaient avec l'étendard en berne. Or rien de tel que de vigoureuses joutes verbales pour requinquer le moral des troupes.

Le discours des ministres a une faille majeure : il fait apparaître Nicolas Sarkozy comme une victime, qui serait la cible de basses attaques alors qu'il s'occupe jour et nuit du sort de la France. Ce serait sans doute audible pour une partie des Français si le président de la République avait retrouvé la sérénité dans l'exercice de sa fonction. Mais en déclenchant de nouvelles tempêtes inutiles comme dans l'affaire des enfants victimes de la Shoah, Nicolas Sarkozy remet au coeur du débat son propre style de gouvernement, le sentiment d'improvisation qui prévaut dans l'opinion.

Employer dès lors des mots agressifs pour contre-attaquer ne change rien : Nicolas Sarkozy ne regagnera pas la confiance de l'opinion par de telles tactiques. Ni sans doute par la surmédiatisation d'une opération de police comme celle qui s'est déroulée à Villiers-le-Bel.

Certes, il y avait de quoi être surpris par l'alignement des signatures au bas de l'appel publié par Marianne, de Dominique de Villepin à Noël Mamère en passant par François Bayrou et Ségolène Royal, une étrange coalition dont le seul dénominateur commun est l'hostilité à la personne de Nicolas Sarkozy. Mais ce dernier porte une sérieuse responsabilité dans le fait que le débat s'est déplacé des réformes à sa manière de gouverner. Du fond à la forme.

Il serait peut-être temps que les uns, et les autres, reviennent aux problèmes de fond.

Pierre Haski

► Edito diffusé mardi 19 février sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.

98 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de angie

De angie

08H56 | 19/02/2008 | Permalien

sarko, une victime ! tu parles…
tout ça pour essayer de rafler(ça il sait faire ! ! ! )quelques voix pour les prochaines élections…
personne n'est dupe…

Portrait de napakatbrax

à angie Portrait de angie De napakatbrax

09H49 | 19/02/2008 | Permalien

Sarkozy victime de l'amour… peut-être

http://lesmots.freelatitude.net

Portrait de Ehim

à napakatbrax Portrait de napakatbrax De Ehim

ehim.over-blog.com | 10H25 | 19/02/2008 | Permalien

Certains des traits qui caractérisent les sociopathes, selon Robert Hare, professeur émérite à la British University of Columbia (Canada), spécialiste mondial dans ce domaine, expliquent peut-être le comportement de quelques personnages politiques français actuellement au pouvoir, :
- De beaux-parleurs : ils sont souvent très doués à l'oral, d'autant qu'ils ne ressentent pas d'anxiété ou d'appréhension à parler en public. Ils ont réponse à tout et sont capables de moucher les meilleurs orateurs. Bagout extraordinaire, tchatche exceptionnelle, faconde hors-norme
- Charme, charisme, aura : les psychopathes sont souvent charismatiques. Certains se transforment en gourous dans des sectes. On leur prête naturellement des qualités de meneurs d'homme. Ce sont de grands séducteurs. Si vous les intéressez (parce que vous avez de l'argent, du pouvoir, du prestige), ils parviendront à gagner votre confiance
- Narcissisme : les psychopathes sont toujours très arrogants, mais certains parviennent à dissimuler ce trait de personnalité déplaisant sous une fausse modestie. Ils ont une vision grandiose de leur propre importance. Ils ont l'impression d'être des surhommes, des individus à part, des bienfaiteurs, des sauveurs. Ils se perçoivent comme le soleil de la scène sociale. Leurs démarches, toujours intéressées, seront souvent présentées comme des faveurs. Dans leur esprit, tout leur est dû car ils sont exceptionnels ; par conséquent, ils se servent. On parle souvent de leur « mégalomanie “ ou de leur ‘ égocentrisme .
- Manipulateurs hors-pair : il existe de multiples manières de manipuler autrui. Les psychopathes possèdent un répertoire de techniques de manipulation particulièrement riche. Ils mentent avec un aplomb déconcertant ; ils peuvent vous culpabiliser en évoquant des obligations familiales ou professionnelles ; ils ont recours à des expressions-cadenas pour vous obliger à penser comme eux. Par exemple : Quiconque pense le contraire est hypocrite .
- Les psychopathes sont des communicants instinctifs. Ils ont un talent naturel pour donner d'eux-mêmes une image très flatteuse. Ils se font valoir pour le travail et les réalisations de leurs collègues ; ils bidonnent leur CV ; ils arrangent leur histoire ; ils traquent férocement tous ceux qui dans leur entourage ont compris à qui ils avaient réellement affaire et seraient susceptibles de faire tomber le masque.
- La labilité logique : les psychopathes ont tendance à multiplier les erreurs de raisonnements. Ils accordent trop d'importance à certains faits, en minimisent d'autre. Leur esprit d'analyse, très sélectif, ne détecte que ce qui les arrange. Leur mémoire fonctionne de la même manière. Il leur arrive de se contredire dans une même phrase. Ils font des promesses qu'ils oublient peu de temps après. Ils commettent des lapsus, interprètent mal une situation. Tout cela pour vous manipuler. Après coup, ils vous diront qu'il s'agissait d'un malentendu .
- Les psychopathes sont toujours très agressifs et très combatifs. Ils ont aisément recours à des menaces. Ils conçoivent la vie comme une succession de combats avec, à chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont déterminés à faire ce qu'il faut pour sortir vainqueur. Ils ont aisément recours à des menaces. Ils conçoivent la vie comme une succession de combats avec, à chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont déterminés à faire ce qu'il faut pour sortir vainqueur.
- L'appétit de pouvoir : les psychopathes sont des control freak . Ils éprouvent le besoin de contrôler les gens qui gravitent autour d'eux et qu'ils perçoivent comme des objets ou des robots rats dont la seule fonction serait de subvenir à leurs besoins (psychologiques, matériels, sexuels). Ils sont dominateurs. Certains deviennent de parfaits tyrans domestiques. Ils occupent fréquemment des postes à responsabilité dans leur vie active. Ils s'entourent d'adjoints dociles et traquent tous ceux qui peuvent leur faire de l'ombre.
- Ils connaissent les paroles, mais pas la musique : le spectre émotionnel des psychopathes est pauvre. Ils apprennent tout au long de leur vie à simuler ces émotions qu'ils ne ressentent pas, notamment toutes celles qui relèvent de l'empathie et du sens moral : l'amour, l'attachement, la compassion, la honte, la tristesse, la dépression. On a souvent remarqué à leur propos qu'ils connaissent les paroles, mais pas la musique.
- Un style théâtral : les psychopathes ont tendance à en faire trop également sur le plan de la gestuelle. Ils ont un petit côté théâtral et parlent avec les mains, leur corps. Ils multiplient les mimiques, lèvent les yeux au plafond pour vous faire comprendre que vos propos sont stupides, ils soupirent, haussent des épaules, etc. Ils peuvent faire intrusion dans votre espace intime, vous toucher alors que vous les connaissez à peine. Ils outrepassent les étapes traditionnelles de l'amitié qui s'ébauche en s'efforçant de vous faire croire - trop vite - que vous êtes déjà les meilleurs amis du monde.
(Intégralité de l'article sur http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=33661)

http://ehim.over-blog.com

Portrait de joker

à Ehim Portrait de Ehim De joker

11H34 | 19/02/2008 | Permalien

Il faut lire « La part de l'autre » d'E. E. Schmidt. qui montre comment les traits de caractère susmentionnés ont amenés un certain AH à se faire passer tour à tour pour une victime, un sauveur tout en étant (et en ayant conscience d'être) un grand manipulateur et le mépris que cela implique envers « le peuple » qui l'a mené au poivoir et qu'il juge si facile de duper. Cela relève de la maladie mentale et Schmidt montre cela de façon originale et magistrale.

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De Alabama

12H38 | 19/02/2008 | Permalien

Votre post est très intéressant et me fait penser au « triangle “qu'on utilise notamment en psychologie - je pense- pour ‘expliquer’ le comportement des manipulateurs qui se la jouent ‘ bourreau-victime-sauveur’…

1) je t'en fais voir de toutes les couleurs => je suis BOURREAU
2) tu te révoltes, me balances des arguments qui me blessent : je suis en quelque sorte démasqué => me voilà VICTIME de ta vindicte
3) je suis tellement atteint par tes critiques,je souffre, je te le montre, tu t'excuses, te rapproches à nouveau de moi => je te pardonne,magnanime que je suis, et donc je suis ton SAUVEUR

bizarre, non ?

Portrait de Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse

à Ehim Portrait de Ehim De Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse

13H05 | 19/02/2008 | Permalien

Toute ressemblance avec un Président de la République existant ou ayant existé serait purement fortuite et indépendante de la volonté de l'auteur ; -)

Portrait de pablico

à napakatbrax Portrait de napakatbrax De pablico

16H19 | 19/02/2008 | Permalien

copie d'un post de hapo49130 (que je trouve très bon)

Un scoop : il parait que chaque bambin rentrant à la maternelle devra porter la mémoire d'un des membres de la famille Sarkozy martyrisé par les médias !

Portrait de FabiendeMénilmontant

à angie Portrait de angie De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 12H45 | 19/02/2008 | Permalien

Portrait de pablico

à angie Portrait de angie De pablico

14H57 | 20/02/2008 | Permalien

les abeilles, et les fourmis protègent leur reine…

Portrait de véro232

De véro232

09H05 | 19/02/2008 | Permalien

Le gourou/prophète NS à des problèmes mais ses adeptes sont là pour le protéger quoique qu'il fasse… Lamentable.
Pauvre france

Portrait de Lechat

à véro232 Portrait de véro232 De Lechat

esprit critique | 09H48 | 19/02/2008 | Permalien

Hier au grand journal il était CALIMERO ! ! ! !
Sarkozy est atteint entre autre du syndrome de l'orphelin
l'excellent site de DENIS TOURET

http://www.denistouret.net/constit/Sarkozy.html#orphelin
De son enfance, Nicolas Sarkozy n'a retenu que les humiliations. Celles d'être un fils d'émigré et de divorcés. En quête de reconnaissance, il n'a eu de cesse de se chercher d'autres pères.

………
Mais le jeune marié n'a pas l'âme d'un père de famille. C'est un dandy invétéré, dilettante, absent la plupart du temps. Le couple ne résiste pas aux frasques de Pal le magnifique. Nicolas Sarkozy vit très mal la séparation de ses parents. A cette époque, les enfants de divorcés sont montrés du doigt, comme des animaux de foire. Il n'a que 5 ans et redoute le regard des autres. D'autant que, très vite, sa petite taille lui pose un problème. Il est le vilain petit canard, le gosse au patronyme dont les sonorités viennent d'on ne sait où. Sarkozy ? C'est de quelle origine, dites-vous ?

Le syndrome de l'orphelin. Sarkozy est un homme en manque de père. Tout part de la légende d'un exilé venu de l'Est.
…………………………………….

Sarkozy a un besoin anormal d'etre aimé

Portrait de Gringo

De Gringo

| 09H10 | 19/02/2008 | Permalien

Sarkozy EST une victime, il est victime de son style de présidence, qui s'il fait « suffrage » aux Etats-Unis, fans de superproductions hollywoodiennes n'est pas efficace en France.

Portrait de NING

à Gringo Portrait de Gringo De NING

12H05 | 19/02/2008 | Permalien

A GRINGO

sarkozy etant divorce n « aurait meme pa pu etre
retenu dans les primaires des republicains

il est admiratif des USA mais sa vie tumultueuse
l aurait exclu tres vite des elections - cf Garry
Hardt qui s'affichait avec une maitresse ,ancienne
du monde du strip tease-

Aux USA , on ne rigole avec “'la bonne image lisse familiale''

Portrait de NING

à Gringo Portrait de Gringo De NING

12H05 | 19/02/2008 | Permalien

A GRINGO

sarkozy etant divorce n « aurait meme pa pu etre
retenu dans les primaires des republicains

il est admiratif des USA mais sa vie tumultueuse
l aurait exclu tres vite des elections - cf Garry
Hardt qui s'affichait avec une maitresse ,ancienne
du monde du strip tease-

Aux USA , on ne rigole avec “'la bonne image lisse familiale''

Portrait de marie 75

à Gringo Portrait de Gringo De marie 75 3563

13H01 | 19/02/2008 | Permalien

en France … les nuages financiers s'arrêtent aux frontières !
Sarko les bloquent avec ses petits bras ?
------------------------
Economie mardi 19 février 2008 , tsr ch

Crise du crédit : Credit Suisse pas épargné
19.02.2008 08 : 27

Le Credit Suisse reste bien moins touché par la crise que l'UBS. [Reuters]
Le Credit Suisse continue lui aussi à subir les répercussions de la crise du crédit. La deuxième banque helvétique déprécie 2,85 milliards de dollars (3,1 milliards de francs) dans ses crédits structurés sur le premier trimestre 2008.

Le bénéfice en sera réduit de 1 milliard de dollars au 1er trimestre. Ces dépréciations reflètent la nouvelle valorisation des positions de la banque dans le contexte actuel des marchés, lesquels font face à de forts vents contraires, a indiqué mardi la banque dans un communiqué.
Le toilettage des comptes a été effectué pour des crédits hypothécaires garantis par des actifs dans la banque d'investissement, plus spécifiquement dans une unité appelée Structured Credit Trading.

Les dépréciations pourraient en outre ne pas s'arrêter là puisque le Credit Suisse ajoute que les réductions finales dépendront du développement des marchés. La banque ajoute qu'elle va examiner si ces nouveaux amortissements ont un impact sur le résultat 2007, qui a été dévoilé il y a deux semaines.

ats/kot

Portrait de Infovite

De Infovite

Plébéien. | 09H19 | 19/02/2008 | Permalien

« Il serait peut-être temps que les uns, et les autres, reviennent aux problèmes de fond. »
Tout est dit car en ne se souciant que de la forme, la politique touche véritablement le… fond !
http://info-espress.over-blog.com/

Portrait de abcd

De abcd

retraitée | 09H20 | 19/02/2008 | Permalien

C'était cousu de fil blanc, malheureusement, l'offensive va porter ses fruits, car comme d'habitude ceux qui ont les moyens d'aller à la neige ont d'autres préoccupations ; mais la France n'est pas toute au ski, et les plus mécontents sont ceux qui restent. Les discours pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes ne passent plus, ils sont trop convenus et nous les écoutons d'une oreille plus que distraite.(voir le discours de Mr Apparu ces jours derniers)Mais en attendant, le rouleau compresseur des réformes avance sans état d'âme, et on nous le justifie parceque 53% d'entre nous parait-il l'ont souhaité ainsi(en fait 47%) ; un tel mépris, une telle dureté en politique, ressemble quand même plus à un bel entêtement qu'à une vision claire de l'avenir. Et ce n'est pas à la personnalité même du président que l'on s'attaque,(et qui ne mérite pas un tel intêret) mais au brouhaha incessant qui circule autour de lui, sans arrêt alimenté par ceux qui l'entourent et qui nous dirigent avec délectation, afin de brouiller les pistes et de rendre leur politique plus illisible.

Portrait de tsouimanga

De tsouimanga

09H22 | 19/02/2008 | Permalien

Si Mmes Yade et Morano traitent journalistes et opposition de « charognards », qui donc sont les charognes ? ?

Portrait de Bon Scott

à tsouimanga Portrait de tsouimanga De Bon Scott

09H35 | 19/02/2008 | Permalien

Nadine Morano, la fille cachée de Jean-Pierre et Marie-France Stirbois, marchant de poisson à Toule !

Portrait de athica

à tsouimanga Portrait de tsouimanga De athica

09H44 | 19/02/2008 | Permalien

Il faudrait rappeler a Mmes Yade et Morano que les charognards ne s'attaquent qu'aux charognes (corps d'un animal mort, abandonné et déjà en putréfaction. cf petit larousse). Les mots ont un sens Mmes…

Portrait de déluge

De déluge

menuisier | 09H26 | 19/02/2008 | Permalien

Un peu d'optimisme : C'est tout de même réjouissant que la fiction sarkozienne se fissure à ce rythme. Je ne m'y attendais pas aussi rapidement. Même sur France Inter on entends des journalistes qui persiflent, pas trops fort, mais quand même.
Mais bon y a encore quatre ans, en espérant qu'il ne déclenche pas une guerre pour se refaire, maintenant que l'armée est professionelle, ça lui serait plus facile. Une belle connerie de Chirac, la suprétion de la conscription…

Portrait de ras-la-patience

à déluge Portrait de déluge De ras-la-patience

10H04 | 19/02/2008 | Permalien

&déluge
vous trouvez que c'était normal et plus compliqué d'envoyer les appelés faire une guerre ? on envoyait des gosses de 20 ans participer à une guerre qu'ils réprouvaient sous les ordres de sous off incultes, vicieux, aigris et pour la plupart ; alcooliques. deux et demi de mes plus belles années de jeunesse ont été gommées totalement par ce système pourri, j'ai toujours été contre chirac, mais c'est bien la seule bonne mesure qu'il ait prise
je suis hors sujet, mais 50 ans après, on y pense encore.
pour sarko, d'accord avec vous je me réjouis de la chute.

Portrait de Quinine

à ras-la-patience Portrait de ras-la-patience De Quinine

traducteur et amoureux des chats | 10H28 | 19/02/2008 | Permalien

Je ne veux pas répondre pour Déluge (il doit être assez grand pour se défendre), mais je pense qu'il a voulu dire qu'aujourd'hui une armée de conscrits se rebellerait peut-être si on voulait l'envoyer en Afghanistan ou en Iraq faire des guerres qui ne sont pas les nôtres. J'y rêvais l'autre jour à la lecture d'un article de Rue89 sur les renforts français en Afghanistan.
Cordialement

Portrait de véro232

De véro232

09H26 | 19/02/2008 | Permalien

D'autant plus que Mme Rama Yade sait contacter les « charognards » pour qu'ils soient présents avec leurs caméras lorsqu'elle se déplace dans une commune pc ou ps afin que l'on puisse l'entendre sur toutes les chaines de télé… Quelle rigolade ce gouvernement.

Portrait de machinchose

De machinchose

09H34 | 19/02/2008 | Permalien

On se demande comment le pôvre Sarko aurait vécu un Mitterrand dans l'opposition (il accusait quand même de gaulle de commettre « un coup d'état permanent »).

On notera que les revenchards et les perdants sont aussi des leaders politiques de premier ordre. Ils sont pour certains dans l'opposition il est normal qu'ils s'opposent. En revanche il est beaucoup moins normal que la majorité prétendre interdire à l'opposition la critique légitime et totalement anormal que portant ce pauvre argumentaire ils le fassent avec un tel mépris et des amalgames aussi sinistres.

à propos de Charognards : on ne dira jamais assez que le charognard c'est celui qui se nourrit des morts. Yade n'est pas très aimable vis à vis de Sarko ou bien elle est complètement inculte. (mais on doit se souvenir du sinistre « chiens » de Mitterrand).

On pourra noter aussi le recours massif à la disproportion et à l'amalgame historique douteux. On connait le sens du point godwin sur le net : il marque la fin, l'impossibilité du débat. Le role dans la communiquation présidentielle des amalgames historiques douteux (litote) est le même : il empêche le débat.

Enfin on pourra noter que par ces recours historique les sarkozyste portent un coup très rude (et à mon avis pas du tout innocent) à une certaine oppostion militante. Le pétainisme lu par Badiou, le choix du mot « rafle », les mesure liberticides fréquentes (de plus en plus) et la façon dont on peut les qualifier de dérive fascisante… En créant la confusion, en mélangeant l'histoire, en la réduisant, en l'instrumentalisant, ils la vident de son sens, ils la détruisent et la piétinnent. Parallèlement ils portent plainte à tout bout de champ, ils harcèlent et hurlent litteralement à la moindre critique, créant un climat hystérique assez incroyable. Le jeu d'opposition de fond est aujourd'hui dans un brouillard conceptuel et médiatique absolument inédit. Les priorités sautent. les informations les plus graves ne sont plus débattues parce qu'on est occupé à traiter des mots, des scandales et des contre-attaques aux débats sur les mots et les scandales. Et parallèlement ce traitement est incontournable.

Alors on ne traite pas réellement dans le sens ou le débat n'aura finalement pas eu lieu de la justice, de la repression, de la carte judiciaire, des libertés, de la santé… on parle des termes du débats. On poursuit le discours de Latran, on le zappe pour celui de Ryad, on y revient quand arrive le Crif mais on se rabat aussitôt sur la shoah, pendant que Bruni compare le nouvel obs à la collaboration, qu'un militant est condamné pour outrage pour avoir comparé (vaguement) Sarkozy à Pétain, pendant que des lieutenant montent au créneau pour parler de procès stalinien (au moment ou l'express-pravda fait de la complaisance avec Carla BS)…

Il devient impossible de suivre. Il devient impossible de traiter dans le temps, dans la mesure.
Une sorte d'incroyablement bordélique mais dans une certaine mesure très efficace machine à broyer l'information a été mise en branle, elle ne sert à rien pour le président qui est dépassé par son usage, elle tue la presse et elle … sauve étrangement à la fois le gouvernement et l'opposition.

Le gouvernement qui peut mettre en branle une politique démentiellement rétrograde sans que personne n'en interroge ni le sens ni le fond.

L'opposition parce qu'elle vise le président, qu'elle a une matière quotidienne.

MAIS

Mais du coup le gouvernement reste populaire ce qui est une effroyable nouvelle

mais du coup l'opposition ne parvient plus à suivre le fond, ne parvient plus à se faire entendre sur la politique.

Cette énième opération de victimisation de Sarkozy (on s'amusera d'y voir la navrante Morano qui daubait en son temps sur royal-la victime) outre qu'elle met en lumière, de l'aveu même de la majorité et de notre président, l'incroyable faiblesse de la tête de l'executif est un piége antidémocratique de plus qui nous tombe dessus.

Je posais la question de la honte à M. Apparu, je la pose à nouveau. Qui sont ces gens qui acceptent cette manière de (de)faire de la politique ?

Portrait de marie 75

à machinchose Portrait de machinchose De marie 75 3563

17H05 | 19/02/2008 | Permalien

vidéo avec Guy Bedos qui vient parler de son livre « Sarko & Co ».
Extraits de l'émission « C A DIRE ? ! » du 15 Février 2008, avec Guy Bedos qui vient parler de son livre « Sarko & Co ».

… « Il n'en revient pas d'être président. Moi non plus pour tout vous dire et nous sommes quelques uns » …

http://www.dailymotion.com/search/s

Portrait de François Doutriaux

De François Doutriaux

Juriste et enseignant chercheur | 09H32 | 19/02/2008 | Permalien

votre conclusion soulève un probléme intéressant : le « style sarkozy » a des conséquences pratiques…

- lois « émotionnelles » passées sous la pression de microévénements surmédiatisés, sans réflexion ni projection à court ou moyen terme, voire sans nécessité autre que de satisfaire aux exigences d'une démagogie électotaliste (lois obsessionnelles sur la récidive par exemple).

- incohérence des politiques menées (ex : fonder sa politique économique sur les heures supplémentaires puis mettre en place le rachat des RTTs (ce qui est contradictoire) avant de viser la suppression de la durée légale du travail (ce qui supprimerait la notion même d'heures supplémentaires)).

- dégradation extrêmement rapide de l'image de la France à l'étranger (il suffit de lire la presse étrangère, de droite comme de gauche, ou d'analyser les rapports entre nicolas Sarkozy et les grands leaders européens).

- Obsession de l'état de l'opinion public, et donc des sondages (dont résulte la multiplication des annonces non préparées : 1,2 milliard de coût pour l'annonce « anticipée » de la cession partielle d'EDF, usine de Grandange, mémoire de la shoah, félicitations à Poutine, etc…).

- Instrumentalisation de la vie privée (un président dont on nous jurait la main sur le coeur que le retour de l'épouse peu avant le démarrage de la campagne n'était pas une manoeuvre politique : divorcé six mois aprés l'élection, remarié deux mois plus tard avec une jeune femme, objet promotionnel pour vente de voiture qui pose nue sur les murs italiens entre deux comparaisons de la presse française et des collabos. Son ex-épouse remariée prochainement avec celui-là même pour lequel elle avait quitté le candidat. Tout cela donne une image trés singulière de la France, en interne comme à l'étrager, et illustre surtout la manipulation dont les français ont fait l'objet pendant la campagne).

- réforme « canada dry » (ça ressemble à une réforme, ça a le goût d'une reforme, mais ça n'est pas - faute de substance - une réforme : loi sur le service minimum dans les transports, réforme des universités, etc..).

- Clientélisme (10 milliards au bas mot de cadeaux fiscaux (paquet fiscal I, prélévement forfaitaire pour la fiscalité des actions, avance sur augmentation pour le troisième âge à un mois des municipales, etc…), soit +25% du déficit public annuel).

- Fait du prince (la pathétique affaire du scooter concernant son fils, le blocage de la parution du livre ruptures de Portelli pendant la campagne, les interdictions de publication, la poursuite en justice du nouvel obs, etc…)

Tout cela est-il vraiment une question de forme ?

Il est permis d'en douter : dans un régime « monarchisé » (rappellons à Nicolas Sarkozy, qui ne connait pas la définition du terme « Monarchie » au regard de sa réponse à la pertinente question du patron de libé, qu'il vient du grec « monos » (seul) et « archein » (commander) soit le « pouvoir d'un seul », et non un « pouvoir héréditaire »), tout part du souverain et tout retourne au souverain.

Le « style Sarkozy » est à mon sens, dans un pays où le parlement a été transformé en chambre d'enregistrement, le rôle du gouvernement réduit à de la simple figuration et les contrepouvoirs traditionnel partiellement muselés, une véritable question de fond…

Portrait de Gringo

à François Doutriaux Portrait de François Doutriaux De Gringo

| 09H33 | 19/02/2008 | Permalien

Ce qui est inquiétant aussi dans le style Sarkozy, c'est qu'il a demandé à son ancien mentor de rédiger des modifications à la Constitution, probablement pour avaliser sa pratique des institutions et que si c'est le cas, quand ce sera fait, on aura de moins en moins de leviers d'opposition…

Portrait de Lairderien

De Lairderien

10H18 | 19/02/2008 | Permalien

Entièrement d'accord avec votre analyse M. Doutriaux, l e''style' » sarkozy est bien une question de fond.

La forme et le fond se confondent si bien que rien ne peut plus être séparé.

Par ailleurs pour s'occuper du fond, encore faut'il avoir la possibilité de le faire.

Tout le monde critique l'opposition, mais je rappelle que la majorité détient tous les pouvoirs nationaux :
parlement super godillot, conseil constitutionnel, médias (quel temps de parole pour l'opposition qui elle au moins n'est pas totalement muselée par une ligne officielle de type stalinienne comme à l'UMP ou c'est le président toujours vrai chef du parti qui donne le ton ? ? ? )

Enfin quand un seul homme, monopolise la parole avec une connerie par jour, comment peut on encore s'occuper du fond ? ? ?

Il ne reste bien que la forme, fondamentale, qu'il faut changer pour enfin pouvoir s'occuper un peu plus sereinement du fond.

Lairderien

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