Sébastien Tellier : l'homme symphonique du XXIe siècle
Personnage atypique, adulé par la scène indé depuis quelques années, le créatif et surprenant Sébastien Tellier sort, le 25 février, son nouvel album, « Sexuality ». Derrière ce titre évocateur se cache sans doute l'un des grands disques de 2008. Véritable odyssée sonore et sensuelle, « Sexuality » signe un tournant dans la carrière de Tellier, génie fou de la pop synthétique pouvant littéralement tout se permettre.
Alchimie parfaite
C'est officiel, Sébastien Tellier n'est pas normal. On le savait déroutant et insaisissable, depuis son premier album, « L'Incroyable vérité », sorti en 2001. On le savait également capable d'enchaîner un tube immense (« La Ritournelle », en 2004) et une reprise de Christophe (« La Dolce vita », en 2006) sans jamais se défaire de son talent ni de sa classe. Mais, derrière l'évidente maîtrise dont il pouvait jusque-là faire preuve, un potentiel dément se faisait sentir et tentait de pointer le bout de son nez.
Son éclosion ne tient, peut-être, qu'à une alchimie de personnes. Au fait que, dans la conception de ce nouvel album, Sébastien Tellier se soit adjoint les talents -ô combien internationalement révérés- du Daft Punk Guy-Manuel de Homem-Christo. L'histoire de la musique est émaillée de ces associations musicales brillantes qui font qu'un disque passe du statut de « bon » à celui de « grand » : George Martin et les Beatles, David Bowie et Lou Reed, Martin Hannett et Joy Division, Nigel Godrich et Radiohead… Ici, la formule fonctionne idéalement et il apparaît évident que, non seulement ces deux talents se sont trouvés, mais qu'ils se sont surtout parfaitement bien compris.
Romance synthétique
Ainsi, grâce aux bons soins de son robotique producteur, Sébastien Tellier a su se laisser aller à ouvrir un peu plus grand encore les portes de son jardin intime. Tantôt rêveur, tantôt dragueur, mais jamais vulgaire, notre hôte passe d'un rythme et d'une langue à l'autre pour nous chanter, en anglais, français ou italien, sa vie de romantique du XXIe siècle.
Qu'il évoque la plage de Biarritz (« Roche »), qu'il convoque des chœurs surfs qu'on jurerait évadés de chez les Beach Boys (« Divine »), Tellier nous parle toujours d'amour, physique (« Pomme ») bien sûr, mais pas uniquement, tant il est vrai que si la sexualité est indéniablement présente, fêtée, célébrée, elle n'intervient qu'au bénéfice de l'album et n'alourdit jamais son propos.
Le garçon se laisse également aller sans problème à ses velléités symphoniques et synthétiques. Un titre tel que « Sexual Sportswear », premier extrait proposé, dans sa version single, comme amuse-gueule en attendant « Sexuality », en est l'illustration parfaite. Sur une nappe de clavier digne d'une B.O. signée Vangelis, Tellier tresse une mélodie entêtante à laquelle il donne toute l'assurance et l'emphase des pièces classiques.
C'est également sur « Sexual Sportswear » que la présence d'un Daft Punk derrière la console se fait la plus sentir. Les accointances des univers musicaux respectifs du duo électro et de Tellier étaient déjà bien affirmées, mais jamais encore leur complicité n'avait sonné si juste, n'était apparue aussi brillante.
Fascinant, autant par sa liberté de ton et d'écriture que par sa cohérence, « Sexuality » révèle toute l'ampleur des capacités de Sébastien Tellier, chanteur de charme pop qui, en onze « love songs » synthétiques, compose la bande originale idéale des romances du printemps 2008.
► « Sexuality », de Sébastien Tellier, sortie le 25 février prochain, chez Record Makers. Le single « Sexual Sportswear » est déjà disponible à la vente.
► Lire aussi : Du sexe en tube, l'interview de Sébastien Tellier par Arnaud Lievin
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De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 03H20 | 19/02/2008 |
Deux articles sur un même sujet :
Leçon de journalisme :
Si, dans la critique, vous voulez faire carrière : Quand vous aimez, pour accrocher le lecteur, vous ne devez pas vous limiter à une critique argumentée du sujet…
Comme l'article d'Arnaud Lievin, il vous faut débuter par une vacherie !
En l'occurrence là, un scud sur Olivia Ruiz.
Et ce, c'est, du Figaro a Libé en passant par Marianne ou les Inrocks…
Par exemple :
- Avant d'encenser le film de Jason Reitman « Juno » : flinguer et railler « Astérix aux Jeux Olympiques »
- Avant d'encenser une écrivaine : débiner Mazarine Pingeot…
- Avant d'encenser un quelconque philosophe : moquer BHL, Finkielkraut, Glucksmann…
- Avant d'encenser un comédien : brocarder Depardieu…
etc, etc…
Bref, pour faire de la réaction, vous auriez du dauber Guetta ou Sinclair (Ruiz ètant déjà prise)…
Ps : Mais bon, Sébastien Tellier c'est quand même du 70-80 : du Kraftwerk avec une bonne pincée de Jarre, une pincée d'Oldfield, et Cerrone à la batterie.
Perjo
De Alamain
08H18 | 19/02/2008 |
Génie ? …bon, reconnaitre quelqu'un comme génie, c'est aussi donner sa propre mesure …(grand bien lui fasse, je ne lui souhaite que du bonheur ! ! ! )…
musique d'ascenseur …4 ou 8 mesures qui tournent indéfiniment en boucle … c'est à peine vivant …
pour être complet, la pochette devrait -être un vasarely …
cela dit, si c'est si simple d'être « génial », il faut que je m'interroge …
De caramelsale
12H10 | 19/02/2008 |
« Sebastien Tellier a écrit la bande son idéale à ta vie de merde “ dit un autre (et meilleur, je pense), article…
http://www.dmute.net/chronique-album-23152_-_Sebastien-Tellier_-_Sexuali…
De sushi_destroy
14H59 | 19/02/2008 |
Les deux auteurs de ces articles feraient bien de prendre un peu de distance avec leur sujet.
Utiliser le terme « génie » en toute occasion lui fait perdre toute sa saveur.
De cosmicdadobert
16H57 | 19/02/2008 |
Je viens de visionner le clip youtube là haut et bien j'suis pas emballé du tout.
la ritournelle oui ce machin là non.
sorry ST.
De Raoul-Robert
16H01 | 22/02/2008 |
Contre-« leçon » de journalisme :
Le fait d'avoir utilisé le terme « génie » semble susciter pas mal de réactions également, et cet article, à part l'énumération d'associations « producteur-artiste », ne tombe pas dans le name-dropping, ni dans le flingage d'artistes.
Continuez comme ça, Thomas « 1000francs » ROZEC.