Les sociologues utilisent de moins en moins le concept de » classes » sociales. Vulgarisé par Karl Marx et ses nombreux exégètes, il semblait, depuis longtemps déjà, devenu impropre à désigner les groupes dont notre société est composée.
Dans sa version basique c'est la propriété des biens de production qui distingue les classes. Certains en sont propriétaires, et peuvent les affecter à telle ou telle production ; d'autres n'ont aucune propriété, et sont donc contraints de vendre leur travail aux premiers ; les deux classes s'affrontent autour du partage de la plus value que les premiers, en exploitant leur capital, » extorquent » aux seconds.
Financiarisation du capital et nouveaux acteurs
Les théoriciens marxistes ont ensuite enrichi le concept en distinguant d'autres classes, notamment les exploitants agricoles, la » petite bourgeoisie » (commerçants, artisans, cadres) et, en définissant, aux côtés des propriétaires-actionnaires, des » possesseurs » du capital (PDG salariés, cadres de direction), qui en ont la maîtrise d'usage sans en avoir la propriété.
Mais la diversification considérable des » métiers » des industries diverses, comme le développement du tertiaire, que les marxistes stricts ont quelque difficulté à intégrer, ont rendu flou le concept même de » classe » . Ce flou a été accru par la financiarisation du capital des entreprises, qui le met entre les mains de millions d'actionnaires. Du moins est-ce l'apparence, car le vrai pouvoir actionnarial est entre les mains d'institutions financières, hier les compagnies d'assurances et les banques, aujourd'hui, en plus, les » fonds » financiers de diverses natures. Mais, de toutes façons, les représentants de ces institutions financières n'ont plus rien à voir avec les » capitalistes-propriétaires » du XIXe siècle.
En face d'eux , les millions de salariés n'ont, dans leur masse, plus grand-chose de commun, tant en niveau de vie qu'en mode de vie, avec les » prolétaires » de l'époque de Marx.
» L'érosion » économique des classes moyennes
Apparut alors, avec l'élévation générale du niveau de vie, le concept vague de » classes moyennes » , groupe central massif de 20 ou 30 millions d'actifs , ne laissant au dessus d'eux que quelques milliers de vrais propriétaires-actionnaires, ou de » grands patrons » et » en dessous » un ou deux millions d' » économiquement faibles » . Insensiblement, l'utilisation de la » place dans la production » pour distinguer les classes a donc cédé la place à une ventilation nouvelle des citoyens en fonction de la profession, les fameuses » catégories socio-professionnelles » , et de leur revenu.
Mais, depuis dix/quinze ans, ces classes moyennes sont soumises à une » érosion » économique. Cette sorte d' » euthanasie » , comme celle que l'inflation avait fait subir aux petits rentiers, entre 1914 et la Seconde Guerre mondiale, s'est exercée d'abord sur les jeunes ; la difficulté de trouver un premier emploi, la » galère » des CDD, l'augmentation des prix des logements, ont fait baisser leur pouvoir d'achat moyen par rapport à celui des générations précédentes.
Puis, pour toutes les tranches d'âge, la » mondialisation » , avec son cortège de fermetures -cette semaine encore Kleber Colombes à Toul et Miko à St Dizier l'illustrent- a détruit de nombreux emplois d'ouvriers, employés et cadres, avec de moindres indemnités de chômage ou des nouveaux emplois moins bien payés. Du côté des travailleurs indépendants, c'est évidemment la concurrence du grand commerce qui fragilise leur situation économique.
Pour toutes ces tranches de revenus, la poursuite de l'augmentation du prix du logement et des charges afférentes, les augmentations des prix de l'énergie, des transports, de ce que l'on appelle les » dépenses contraintes » , leur laissent des sommes moindres pour les autres consommations, et leur donnent le sentiment d'une baisse du pouvoir d'achat. Les baisses d'impôt on concerné principalement les couches les plus aisées et les impôts locaux n'ont pas cessé d'augmenter.
Bref, nombre de membres de ces classes moyennes se sentent appauvris, menacés d'une sorte de relégation économique. Sous ces » classes moyennes » , constituant pour elles un enfer ou elles craignent de tomber, le nombre des vrais » relégués » n'a pas cessé d'augmenter depuis vingt ans. Mendiants, SDF, travailleurs pauvres constituent la queue de ce peloton de la pauvreté, traduisant une réelle » prolétarisation » des strates inférieures des revenus. La France ne compte-t-elle pas 7 millions de » pauvres » à 60% du revenu médian ?
L'illusion d'un » marché mondial des dirigeants »
Mais, parallèlement à ces évolutions, depuis une dizaine d'années, » en haut » , à l'opposé, les dirigeants des sociétés grandes et moyennes, leurs principaux collaborateurs, certains commerçants et membres de professions libérales, se sont fortement enrichis. Qu'ils aient été bénéficiaires des dividendes ou plus values des sociétés, qu'ils aient bénéficié de hausses d'honoraires, ou de prix pour un certain nombre de commerçants, et, tous, des baisses d'impôts récentes, leurs revenus nets et leur pouvoir d'achat se sont fortement élevés par rapport à ceux des » classes moyennes » .
A la pointe extrême de ce groupe de » riches » , les patrons des grandes sociétés affichent des revenus de plusieurs millions d'euros par an. Se retrouvant dans les mêmes conseils d'administrations et les même comités de rémunération, ils se sont accordés les uns aux autres des salaires mirifiques au prétexte d'un » marché mondial des dirigeants » qui n'a aucune réalité.
Mieux ! En 2007, 77% d'entre eux se sont attribués de fortes hausses : 12% pour les salaires et 40% si l'on inclut bonus et stock-options. Les bénéfices qui génèrent ces bonus et plus values ont, de plus, souvent pour origine le maintien de bas salaires ou l'introduction d'automatisations inutiles, qui détruisent des emplois, comme ceux des caissières, dans les magasins Carrefour en grève à Marseille.
Pire encore ! Ils sont souvent fondés sur les hausses de rendement financier obtenues par les délocalisations génératrices du chômage. Ces super-nantis ne sont, certes, qu'une minorité. Mais ils incarnent, aux yeux des classes moyennes menacées et des » pauvres » tout le groupe social, plus large, qui se détache du reste de la population, par des privilèges financiers croissants.
L'inégalité, sujet sensible en France
La France n'a pas le monopole de cette scandaleuse fuite en avant des hauts revenus. L'Allemagne la connaît aussi, comme en témoigne le scandale fiscal dévoilé en cette fin de semaine. Là-bas aussi, les classes moyennes ont le sentiment d'une inégalisation de la société à leur détriment, et ressentent la même frayeur de la chute dans la pauvreté. Mais notre pays est plus sensible sur ce point.
Même si c'est une comparaison très formelle, les » devises » des deux pays diffèrent. La devise de l'Allemagne, historiquement divisée est : » Unité, droit et liberté » . L' » égalité » n'y est pas inscrite alors qu'elle est au centre de celle de la France. Tous les efforts faits ces dernières années, pour invalider cet idéal, le remplacer par l'équité, ou ridiculiser l' » égalitarisme » , n'y ont pas changé grand-chose.
Même s'ils sont individualistes, et plus enclins que les Européens du Nord à frauder le fisc, les Français supportent mal un affichage trop voyant des inégalités. Les inégalités de statut ont été à l'origine de la Révolution de 1789. Les » classes » , au sens marxien, ont peut être disparu, mais les privilèges financiers croissants ne sont-ils pas en train de catalyser les mêmes antagonismes qui secouèrent la France durant tout le XIXe siècle ?





















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De Infovite
Plébéien. | 13H17 | 18/02/2008 |
Les mêmes antagonismes ?
Mille fois « oui » car il y en a marre d'être pris pour des c… !
http://info-espress.over-blog.com/
à Infovite
De Ehim
ehim.over-blog.com | 16H59 | 18/02/2008 |
Jérôme Vermeulen, psychologue, www.lepsychologue.be/psychologie/psychopathe-sociopathe.asp parle de cette catégorie d'individus qu'on appelle les sociopathes en ces termes :
« Si son intelligence est médiocre, il fera partie de ces petits malfrats passant une bonne partie de leur temps en prison pour vol, agression, ou meurtre. Sans emploi ou vie sentimentale stable.
S'il est plus intelligent, il pourra survivre sans se faire prendre, parfois dans des situations de semi-marginalité. Je ne peux m'empêcher comme nombre de mes compatriotes, de repenser à Marc Dutroux, véritable prédateur, assassin d'enfant sans aucun état d'âme…
S'il est très intelligent et issu d'un milieu social favorisé par exemple, il sera particulièrement doué pour la dissimulation et l'exploitation des failles du système. Par exemple homme politique ou responsable d'entreprise, il escroquera sans remords, s'enrichira sans scrupule sous des abords a priori respectables, tentera de se “placer” là où il y a de l'argent à se faire et du pouvoir à exercer. Parfois avec beaucoup de réussite ! “
Pour ce qui concerne la France, on voit bien maintenant que, après la destruction du mouvement syndical et des services publics où les syndicats étaient les mieux implantés, l'objectif final a été atteint par la prise de contrôle des médias par les amis des sociopathes au pouvoir. Les forces susceptibles de réagir aux inégalités croissantes sont maintenant neutralisées.
Le rapprochement de la France avec les Etats-Unis, déjà sous contrôle des sociopathes, est un signe parmi d'autres de cette collusion entre les dirigeants internationaux appartenant à cette catégorie, comme la relégation du Parlement au rang de chambre d'enregistrement, la personnalisation du pouvoir dans les mains d'un hyperactif instable qui décrédibilise la fonction et se crée des obligations personnelles vis-à-vis ‘ d'amis qui contrôlent l'économie.
Bref, tout a été fait pour que la France soit désormais elle aussi sous le contrôle de cette minorité d'individus insensibles au sort de leurs semblables et seulement préoccupés de leur ego et de leur fortune. On peut dire que la boucle est bouclée, que tous les aménagements que les gens normaux avaient obtenus pour mener une vie normale dans un pays normal sont maintenant menacés. Pour ceux qui sont encore sceptiques, l'avenir devrait leur prouver assez rapidement ce qu'il en est.
http://ehim.over-blog.com
De lamichael
13H26 | 18/02/2008 |
COMMENT ?
Une nouvelle révolution se prépare ?
Tout va bien alors.
à lamichael
De angie
15H20 | 18/02/2008 |
chuuuuuut ! ! ! Big Brother nous regarde… derrière ses ray-ban…
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 14H32 | 18/02/2008 |
Aprés avoir injecté 15 milliards dans la poche des moins démunis,le gouvernement se rend compte qu'il n'en retire aucun effet sur la croissance.
Mais en donnant de l'argent à ceux qui en ont déjà suffisament pour bien vivre, le gouvernement pouvait se douter que cette manne serait utilisée à des placements financiers contre productifs pour l'économie. Et il n'est pas nécessaire de sortir de l'ENA pour comprendre cela.
Santini dit aux syndicats de la fonction publique qu'il est facile de comprendre que les caisses sont vides. Mais qui les a vidées les caisses ?
Lutte des classes oui mais il n'y a plus que trois.
La première est celle des grands patrons industriels ou financiers.
La deuxième est celle qui génère du profit à la précédente soit les ouvriers, les employés, les cadres, et ceux qui leur permettent de fonctionner soit les commerçants, les artisans, les agriculteurs, les professions libérales, médicales, judiciaire, etc.
La troisième est celle de ceux qui auraient leur place dans la deuxième mais qui par goùt du pouvoir et de l'argent se mettent au service des « grands » pour leur faciliter la tâche de mettre en coupe réglée le reste de la population, tout en espérant, non pas arriver au niveau de ceux qu'ils servent, mais en recevoir quelques menus avantages symboliques ou alors sonnants et trébuchants.
Mais cela coùte trés cher à leurs compatriotes qui,heureusement, n'y comprennent pas grand chose. Il faut dire à leur décharge que les petites carottes qu'on leur lance de temps en temps les empèche de trop penser
De déluge
menuisier | 14H59 | 18/02/2008 |
« le retour de la lutte des classes ? ».
Je ne m'étais pas apperçu qu'elle ait disparue.
Ce n'est pas parceque l'on ne nomme plus quelque chose que ce quelque chose disparait.
Ne pas confondre réalité et discour dominant.
De sigmundfrit
15H09 | 18/02/2008 |
On redécouvre le fil à couper le beurre ou l'eau chaude.
C'est évident, malgré le déni de l'existence des classes sous influence de la pensée économique américaine, que celles-ci n'ont jamais cessé d'exister sous le régime capitaliste, et jusqu'à preuve du contraire, on est sous le régime capitaliste dont la classe bourgeoise se définit par l'appropriation des moyens de production.
Les 30 dernières années, cette structure de la société capitaliste a été un peu moins lisible.
C'est d'une part que la production de biens immatériels(internet, les services, l'informatiques, etc…)nous oblige à repenser une autre façon de concevoir la production des biens et l'appropriation du capital. Mais après analyse on perçoit que ces biens immatériels sont des biens de production ayant une valeur marchande, donc générant une plus value, tout comme un bien physique.
D'autre part c'est l'association capital/travail, sous forme de fonds de pension aux Etats-unis et de la participation en France qui a jeté un trouble sur la division entre les classes. Il est évident que le fait que des salariés deviennent à leur tour un petit peu capitalistes a pu remettre cette analyse en question. Cependant les scandales récents (Enron par exemple) montrent bien que le pouvoir est resté entre les mains des capitalistes et que ces salariés n'ont aucune influence sur le capital qu'ils ont contribué à constituer.
En ce qui concerne l'identification des classes.
Il y a certes les grands patrons dont la rémunération fait la une des journeaux, mais il y a aussi et surtout les capitalistes qui ne vivent que de leurs rentes et s'enrichissent de l'appauvrissement des salariés sans faire autre chose que d'encaisser leurs plus values. Il semble que ceux-ci soient de plus en plus nombreux et concentrent entre leurs mains de plus en plsu de richesses.
Quant à la troisième classe, elle a toujours existé pour Marx. Il la nomme Petite Bourgeoisie, classe dont les intérêts sont écartelés entre ceux du capital, qu'elle sert, et ceux des salariés (classe ouvrière pour Marx, mais l'appellation n'est plus d'actualité dans nos contrées du fait de la disparition des usines) auxquels elle appartient malgré tout.
On ne peut pas comprendre en dehors de cette lecture scientifique, par exemple la remise en cause actuelle des systèmes de protection des salariés et de l'actualisation des salaires ni les délocalisations. Aujourd'hui en occident, la répartition des richesse produites entre le capital et le travail est malheureusement chaque jour de plus en plus en faveur du capital.
Les systèmes de protection sont en fait des salaires différés qui « pésent sur le coût du travail » c'est à dire en termes plus crus, qui diminuent le rendement du capital, puisque la plus-value ne peut selon Marx ne venir que du travail humain.
Fondamentalement, malgré certaines périodes profitables aux salariés (les trentes glorieuses), le rapport n'a pas changé et l'affrontement entre les classes est d'actualité, il s'est même étendu à toute la planète. Je ne suis pas sur que la balance soit en faveur des salariés aujourd'hui, et j'espère sincèrement que la maxime de Marx « socialisme ou barbarie » ne nous révèle pas un futur proche fait de guerres et de misère. L'histoire nous dit que la façon qu'a la société capitaliste de résoudre ses contradictions internes (par exemple la lutte entre capital financier et capital industriel) consiste en la destruction massive des forces de production, c'est à dire la guerre…
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H20 | 18/02/2008 |
Le tonneau de poudre est bien visible , mais ou est la meche ? Et qui va oser l » allumer ?
à Numerosix
De angie
15H23 | 18/02/2008 |
@ Numerosix
TOUS ! on va TOUS l'allumer : l'union fait la force…
De guerzit
Incomprenant majeur | 15H27 | 18/02/2008 |
Ah ! ! Ca ira ! Ca ira ! Ca ira ! ! !
De Saheyus
Rêveur invétéré | 19H07 | 18/02/2008 |
Il me semble que Marx lui-même considérait que, pour qu'il y ai classe, il fallait qu'il y ai conscience de classe. Aussi, avec une classe de grands propriétaires rassemblée comme jamais pour défendre ses intérêts (et un Président qui affiche clairement s'en soucier également), il est tout naturel que, par contre-coup, la classe du prolétariat, c'est à dire des exploités, reprenne conscience de son existence. C'est là un effet pervers des résultats du capitalisme : en ayant les yeux plus gros que le ventre, le capitalisme se dévoile pour prendre encore plus d'ampleur, mais il ne se rend pas bien compte des risques que cela implique pour lui-même.
Et les exploités dont je parle, ils sont nombreux, la grande majorité de population. Elle regroupe aussi bien les très pauvres (les précaires, SDF, RMIstes, etc), les pauvres (les temps partiels, les smicards, petits retraités), la « classe moyenne », et même les personnes un peu aisées. Tout ça sans compter les immigrés, les malades, et tous les indésirables que l'on n'a de cesse d'enfoncer ces derniers temps. En gros, une bonne part ceux qui ne font pas partie des 10% des Français les plus riches, ces 10% de Français qui détiennent 50% du patrimoine. Un écart digne de celui entre les pays riches et le Tiers-Monde.
Mais ainsi va le monde, la classe moyenne redoute le smic et sert d'argument pour ne pas l'augmenter. Les pauvres craignent les très pauvres, fuient le chômage comme la peste, et on brandit le spectre de la précarité, non seulement pour leur tenir la bride, mais aussi pour leur fournir un bouc émissaire (le fameux glandeur). Et même les très pauvres finissent par avoir de la rancoeur pour ceux, encore plus misérables qu'eux, comme l'immigré.
En définitive, la politique actuelle entretien tant que possible le sentiment de malaise que peut avoir une tranche de la société vis-à-vis de toutes tranche de la société plus pauvre qu'elle. Comme si le monde, dans son ensemble, était vraiment pauvre, comme s'il n'y avait pas de quoi nourrir tout le monde, comme si la lutte à mort, venue du fin fond des âges, était encore d'actualité, et légitime.
Je ne peux qu'espérer être né assez tard pour voir tout ça s'écrouler. On a bien le droit de rêver.
à Saheyus
De déluge
menuisier | 22H03 | 18/02/2008 |
Sans faire dans l'orthodoxie marxiste, une classe existe, qu'elle ait conscience d'elle même ou pas. Par contre ladite conscience de sa propre nature est une condition nécessaire à la manifestation de sa volonté (par définition on pourrait dire). D'où la négation proclamée, la « ringardisation » de cette façon synthétique d'analyser la société. Et la complexification artificielle et voulue des sous groupes à l'infini.
Désolé, c'est un poncif qui a dut apparaître je ne sais combien de fois ici, mais en divisant (et surtout en empêchant de voir les convergences objectives), on règne peinard.
C'est ma marotte, mais tout commence par les mots et les concepts. Le reste suit.
à déluge
De J.C.M.
13H50 | 19/02/2008 |
Bonjour déluge.
Vous faites de « l'orthodoxie marxiste “ , et vous avez tout à fait raison… il ne faut pas vous en excuser !
C'est la moindre des choses de respecter le vocabulaire scientifique d'une pensée.
Ne pas écrire : ‘ biens de production … mais : moyens de production …
Ne pas écrire : vendent leur travail … mais : leur force de travail …
… ça change tout !
Tout économiste compétent le sait.
Cordialement.
J.C.M.
De Alexad
23H43 | 18/02/2008 |
Le retour ? Ah, oui c'est vrai, l'expression était devenue triviale ! ! ! ! ! !
De Xoloscuintle
Secrétariat | 10H28 | 20/02/2008 |
la lutte des classes n'est pas morte comme on voudrait bien nous le faire croire ! Plus que jamais d'actualité car avec la paupérisation galopante des classes ouvrières employées, et même la classe moyenne qui est dans le collimateur de l'état les rmistes (8 millions ! ) il se pourrait qu'un beau matin nous soyons tous dehors pour réclamer le fruit de notre travail ! Il y a trop d'injustice pour que les vieux réflexes ne reviennent pas et la grêve en est une aussi car partout en France dans le Privé il y a des grêves mais on n'en parles pas sauf localement ! Alors pour la prétendue mort de la lutte des classes on repasseras là ! Tant qu'il y aura des classes sociales il y auras des luttes sociales entre ces classe s il faut pas rêver Mrs les Bourgeoix c'est un réflexe de survie et sans doute le seul que Darwin n'a pas eu le temps d'étudier car c'est inhérent à la nature Humaine ! !
De baclum
06H01 | 21/02/2008 |
Chuttttttttt ! !
Mme Parisot a dit qu'elle rêglerait le problème « en interne » ……« nul besoin de légifèrer sur les parachutes en or » a-t-elle précisé ….. Du coup Sarkosy a oublié son discours dans lequel il dénonçait les dérives des grands patrons ! ! ! ! .
Parlons religion, parlons de l'ordre moral, parlons de mêmoire… parlons de l'église de Sarkologie et du messie nouveau ! ! ! ! !