Riches d'oeuvres d'art inestimables, les lieux de culte ont du mal à se protéger du pillage tout en restant ouverts aux fidèles.
Delacroix, Poussin, Joseph-Marie Vien… Pour voir ces signatures, ce n'est pas au musée qu'il faut se rendre mais dans les églises de France. En libre accès. Un libre accès qui comporte un risque : le pillage. Depuis plusieurs années, les lieux de culte ont été la cible de » gangs » , selon François Mathieu, de la Commission d'art sacré de Paris :
» Ils s'installent et ratissent une région pour revendre en Europe et ailleurs. Ils connaissent parfaitement la valeur de l'objet sur le marché, contrairement aux curés. Il y a un trafic sur toute l'Europe, c'est une mine inépuisable. »
A dix heures, l'église Saint Roch, dans le premier arrondissement de Paris, est complètement déserte, comme la plupart des lieux de culte entre deux offices. Pourtant, cette église fait partie de celles qui comptent le plus d'œuvres d'art et a déjà été victime de vols. Comme la « Résurrection de Lazare » de Joseph-Marie Vien, en août 2004. Le tableau a été retrouvé deux ans plus tard à Vienne, en Autriche. Pour Rue89, le chanoine Fournier revient sur cet épisode :
Les voleurs opèrent en plein jour, en l'absence de gardien, ou de nuit pour de plus gros cambriolages. Les églises étant désertes entre les offices, les voleurs prennent de moins en moins de précaution. Dans une église parisienne, un homme est ainsi parti avec deux chandeliers de 50 kilos sans que personne ne réagisse.
Seule solution pour empêcher ce phénomène : recruter un agent de sécurité ou fermer l'église entre deux offices. » Impossible » répondent unanimement les curés. Plusieurs autres mesures ont donc été prises. La commission d'art sacré a ainsi distribué à tous les lieux de culte un guide intitulé » Protection et conservation des œuvres d'art » . Il y est préconisé de n'avoir qu'un seul accès extérieur, de vérifier portes et fenêtres, de ranger les échelles dans un lieu sûr…
A ces mesures de prévention du diocèse s'ajoutent celles du ministère. Mais Stéphane Théfo, capitaine de police attaché au ministère de la Culture, s'inquiète du manque de réaction des hommes d'Eglise :
» Rares sont les curés qui ont conscience du patrimoine qu'ils ont entre les mains. Certains ne font rien. »
Des filières étrangères très demandeuses
Le problème est que, contrairement aux curés, les voleurs savent ce que cherchent les receleurs. Ainsi, à l'église Saint-Roch, le chanoine Fournier ignorait le coût d'un tableau de Joseph-Marie Vien. Sur le site de vente aux enchères de Drouot, un tableau signé de cet artiste du XVIIIe s'élève pourtant à 500000 euros.
D'autres œuvres sont inestimables, comme les deux statuettes en bois de sainte Anne (XVe siècle) et Saint Joseph (XVIIe) dérobées en juillet 2005 à l'église Saint-Jacques du Haut-Pas, dans le Ve arrondissement.
Où se vendent toutes ces œuvres ? Les filières étrangères, notamment les Pays-Bas, la Belgique et l'Italie sont les plus demandeuses d'art religieux. La législation y est moins précise et beaucoup moins répressive que le code pénal français. Pourtant, selon Stéphane Théfo, toutes ces œuvres ne partent pas à l'étranger malgré la répression en France :
Souvent pointés du doigt, les antiquaires deviennent parfois receleurs à leur insu, comme l'explique Antoine de Cassagne, secrétaire administratif du syndicat national des antiquaires :
» Les antiquaires ne sont pas des enquêteurs ! La seule obligation est de tenir un registre de police. Nous n'avons pas les moyens de faire une enquête pour savoir si cette personne est propriétaire. »
Les antiquaires qui ont pignon sur rue sont régulièrement sollicités, comme Daniel Gauthier, antiquaire au village Saint Honoré :
» Il ne se passe pas une semaine sans que quelqu'un passe cette porte avec un objet sous le bras. Récemment, un jeune homme m'a proposé un très beau dessin de Cocteau. Il était certainement volé. Souvent c'est au feeling. »
Michel Gomez, président du Syndicat national du commerce de l'antiquité et de l'occasion rappelle les règles pour éviter tout abus :
Un registre d'œuvres d'art volées existe bien à l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturel, mais il reste inaccessible. Le procédé pour savoir si une œuvre est volée reste aléatoire.
En attendant d'avoir accès à ce registre et pour ne pas être accusé de recel (jusqu'à cinq années d'emprisonnement et 375000 euros d'amende), l'antiquaire doit se connecter à la base de données d'Interpol sur Internet et contacter l'office de lutte contre le trafic de biens culturels. A lui de faire toutes les démarches, en plus de remplir le livre de police.
Enfin, que curés et antiquaires se rassurent : le trafic d'œuvres d'art est peu à peu délaissé au profit du trafic de métaux…





















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De yapadebug
14H46 | 18/02/2008 |
La protection du patrimoine artistique des églises n'incombe t-il pas aux communes plutôt qu'aux curés ?
à yapadebug
De Madmad
passante | 16H45 | 18/02/2008 |
Selon la fameuse loi 1905, en fait, ça dépend de quoi : pour les bâtiments, oui en général (d'où une polémique il y a peu au sujet d'un clocher abattu ou à abattre car il engloutissait une trop grande part des dépenses communales pour une ouverture mensuelle de l'église). Pour ce qu'il y a dedans, certaines choses oui (voir les scandales au début du siècle au sujet des « inventaires » : iconographie assez abondante sur la question…), d'autres appartiennent aux associations créées pour les gérer.
Il y a aussi des choses à l'état etc., en bref c'est assez complexe et si vous vous intéressez de près à la question, je vous conseille d'aller faire un tour sur legifrance : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do ? cidTexte=LEGITEXT0000060701…
à Madmad
De yapadebug
18H15 | 18/02/2008 |
Merci de votre réponse.
Ceci explique cela, peut-être ? Ne pouvant identifier un unique responsable, tout le monde se décharge et tout est laissé à l'abandon.
à yapadebug
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 00H06 | 19/02/2008 |
Profitez-en pendant qui n'a encore des zéglises ! D'ici peu elles seront toutes abattues car plus rentables.
De sumacel
14H47 | 18/02/2008 |
Il paraît que dans le Ve arrondissement de Paris, des gens qui n'ont à première vue rien de dangereux délinquants, ont volé non seulement tout le contenu d'une église, mais son contenant avec ! Sans même chercher à la cacher, ni à l'exporter.
Depuis 30 ans que ça dure, personne ne bouge…
Sachant cela, je ne vois pas bien quels moyens on met en oeuvre pour retrouver deux candélabres…
à sumacel
De MAGENTA
Pesteux génétique | 10H07 | 19/02/2008 |
Deux candélabres ? ? Jean Valjean is back ? ? ? ? ?
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 15H52 | 18/02/2008 |
En déroulant le titre, j'ai eu peur !
Je croyais qu'il était écrit : « Les églises , proies faciles pour les trafiquants d'âmes » !
Ouf , l'honneur est sauf !
Peut être que des sponsors pourraient aider :
« L'auréole ! passkeu je le vaux bien » ! etc..
à Charles Mouloud
De MAGENTA
Pesteux génétique | 17H13 | 18/02/2008 |
Ce pôv Charles avec ses mauvais yeux et ses pôv vieilles mains tremblantes sur le clavier ! ! !
à MAGENTA
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H25 | 18/02/2008 |
Tu devrais prier pour le salut de mon âme damnée !
à Charles Mouloud
De zénon denon 84
Bonne | 19H52 | 18/02/2008 |
Que voila une remarque qui me plait bcp !
Au fait c'est quand qu'on le recherche
votre bras droit !
ça devrait se trouver,voyez un brocanteur .
à zénon denon 84
De zénon denon 84
Bonne | 19H57 | 18/02/2008 |
P S : je m'adressais à charles Mouloud de 17h35 OK
De ROBES_PIERRE
rectificateur | 15H57 | 18/02/2008 |
pourquoi ne pas mettre un gendarme devant chaque église ? comme ça l'union sacrée de la matraque et du goupillon que d'aucun essaie de réaliser sous d'autres formes pourrait se faire officiellement ou encore par exemple on aurait pu voir des curés bénir les forces de l'ordre allant raffler les sans papiers dans le 13ème…
à ROBES_PIERRE
De Madmad
passante | 16H14 | 18/02/2008 |
C'est un peu facile et pas du meilleur goût…
à ROBES_PIERRE
De JeanCardinal
20H18 | 18/02/2008 |
Les églises chrétiennes en France sont à peu près les seules organisations à se bouger sur la questions des sans-papiers (en sus des associations).
Extrait de la déclaration de la conférence des évêques de France à l'occasion de la dernière loi sur l'immigration.
En ces jours où les parlementaires sont appelés à se prononcer une fois encore au sujet d'un projet de loi sur l'immigration, nous éprouvons l'urgence de faire entendre notre voix.
« L'Eglise se sent le devoir d'être proche, comme le bon samaritain, du clandestin et du réfugié, icône contemporaine du voyageur dépouillé, roué de coups et abandonné sur le bord de la route. (1) » Cette parole de Jean-Paul II n'a rien perdu de son actualité. Elle justifie à elle seule, par sa référence à l'Evangile, que les chrétiens refusent par principe de choisir entre bons et mauvais migrants, entre clandestins et réguliers, entre citoyens pourvus de papiers et d'autres sans papier.
Quels qu'ils soient, ils sont nos frères et soeurs en humanité.
http://www.cef.fr/catho/actus/dossiers/2007/immigration/
A noter aussi les protestations (et prières) collectives à Toulouse et à Marseille au sujet des centres de rétention et du projet de directive européenne sur la possibilité de maintenir un sans-papier 18 mois en centre de rétention.
http://www.franciscainstoulouse.fr/frame.htm
Bref on est très loin des curés fonctionnarisés chargés de couvrir les basses oeuvres du pouvoir. La séparation de l'Eglise et de l'Etat a fort heureusement libéré l'Eglise de ce genre de choses.
à JeanCardinal
De MAGENTA
Pesteux génétique | 23H59 | 18/02/2008 |
Oui ,c'est un peu ce que je me disais en regardant un documentaire sur la ville de Lourdes ou l'on voyait de gras prélats passer la nuit dans de (très )bons hotels ,certainement par charité chrétienne pour ne pas déranger les moines qui auraient pu leur libérer une cellule !
Charité bien ordonnée etc ..etc…
De marie 75 3563
16H06 | 18/02/2008 |
relire les grands cimetières sous la lune de bernanos … on y voit les curés espagnols confesser les condamnés à mort par l'armée de Franco !
Le plus beau livre sur guerre d'espagne !
à marie 75
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H35 | 18/02/2008 |
C'est une impression, ou tu rames là, Marie.
Enfin, si c'est le cas, j'aimerai bien savoir pour qui ?
De marie 75 3563
16H08 | 18/02/2008 |
pour les oeuvres d'art (dans les petites églises de campagne) faire faire des copies et le faire savoir.
Pas d'autre solution !
à marie 75
De Madmad
passante | 16H22 | 18/02/2008 |
Si, une autre bonne solution adoptée par certaines petites églises : isoler les oeuvres de valeur dans une chapelle latérale (plusieurs si besoin est) FERMEE par une grille solide, faite sur mesure éventuellement (besoin d'être close du haut en bas, faute de quoi on peut passer les oeuvres par-dessus).
Cela permet à la fois la protection des oeuvres et leur mise en valeur (en aménageant l'espace, on peut songer à leur éclairage etc.) sans perturber l'utilisation du lieu de culte.
Mais encore une fois, comme pour les copies, cela a un coût.
Et puis cela ne permet pas de protéger certaines oeuvre de grande taille ou qui ont été créées pour s'inscrire dans un environnement précis (entre deux piliers, au-dessus de l'autel etc.)…
De MAGENTA
Pesteux génétique | 16H25 | 18/02/2008 |
Ben ,les curés de tous poils ont volé et détourné des héritages pendant des centaines d'années ,vendu des indulgences , ces richesses n'ont pas été le fruit d'un travail trop harassant, ce n'est que le retour de bâton de l'histoire mais ils pourront ce consoler avec le fric de l'assurance , ils savent bien que ces voleurs grilleront en enfer pour l'éternité et c'est long.
à MAGENTA
De Madmad
passante | 16H30 | 18/02/2008 |
Je crois que vous ne situez pas bien le problème :
il y a des oeuvres visibles gratuitement pour tous (n'importe qui peut entrer dans une église, je vous le rappelle, à moins d'être en maillot de bain ou autre tenue inappropriée) et dans leur contexte - ce qui est rare / pas le cas dans les musées - qui disparaissent pour passer dans des collections privées, donc invisibles du grand public.
Les curés n'ont a priori pas grand'chose à voir là-dedans, et d'ailleurs, ils ne doivent pas beaucoup profiter des oeuvres vu le peu de temps dont ils disposent (et le nombre de paroisses à déservir en campagne).
Ces richesses ne sont d'ailleurs pas leur possession propre (voir loi 1905 + en tirer les conclusions qui s'imposent par rapport à l'assurance).
Quelqu'un qui a l'air si soucieux du bien commun devrait il me semble réagir autrement pour être cohérent avec son discours.
Mais la polémique ne cherche jamais à être cohérente…
à MAGENTA
De ROBES_PIERRE
rectificateur | 19H52 | 18/02/2008 |
et même allez voir comment les curés sont à l'origine de la mafia en Sicile grâce à un système d'indulgences …l'auteur du livre est un Italien Camilieri, mais le titre m'échappe… alors que les curés se fassent voler ce qu'ils se sont attribués me laisse penser qu'il y a une justice divine, le problème c'est que je ne crois en aucun dieu et n'ai aucun respect pour ceux qui se mettent à genoux devant un dieu quelqu'il soit ….un homme, c'est fait pour vivre debout ….que les églises se vident c'est très bien, on pourra les transformer en bistrots où il fera frais l'été…. ou alors en piscines, faut voir …Monsieur le curé, un demi bien frais SVP…
De Krysalia
16H28 | 18/02/2008 |
je me rappelle d'avoir vu plusieurs reportages sur ce sujet exact il y a près de 10 ans, avec le journaliste qui remontait les filières belges de revente des objets d'art cultuels. Manifestement ce n'est pas nouveau, alors on peut dire que non seulement ceux qui sont responsables de la sécurité de ces objets ne font rien, mais en plus ils ne font rien depuis un bout de temps !
à Krysalia
De Madmad
passante | 16H37 | 18/02/2008 |
Tout à fait juste, le problème est là depuis longtemps.
Seulement, il s'amplifierait (comme la désertification des églises et donc le peu d'attention des gens en général par rapport à ces lieux et ce qui s'y passe)(sans compter que plus personne ne craint de brûler dans les flammes de l'Enfer ad vitam eternam pour vol de chandelier plaqué or).
Mais pour la sécurité, le problème est toujours le même : qui paiera ?
C'est pour cela que la quasi-totalité des églises de campagne ou petites villes sont désormais fermées en journée, avec la mention de la personne à contacter pour avoir la clef…
à Madmad
De topperheadon
employé marketting à Lille | 17H46 | 18/02/2008 |
En Italie (du moins à Rome), les Eglises sont ouvertes à des heures precises pour certaines d'entre elles (les plus petites en fait), pour eviter ce genre de problemes. L'Eglise San Luigi des Francesi par exemple, qui renferme plusieurs tableaux de Caravage par exemple (tableaux que je n ai pas pu voir, c etait fermé ! ! ).
De TARPON
16H29 | 18/02/2008 |
Tout est revendu sur ebay : au fait ,du 18 au 25 fevrier greve mondiale sur ebay.
à TARPON
De Madmad
passante | 16H32 | 18/02/2008 |
Grève sur Ebay ? On veut des précisions ! ! !
Merci pour le tuyau en tous cas.
…mais le 18, c'est aujourd'hui ? ! je vais voir !
De DanBe
17H12 | 18/02/2008 |
La cathédrale de Tournai (Belgique) a été braquée ce lundi matin par plusieurs individus.
Après avoir menacé le gardien et maitrisé des touristes étrangers dont un diplomate américain, les voleurs n'ont pas hésité à démolir les armoires à la masse. Ils se sont emparés de plusieurs pièces d'art dont la célèbre Croix Byzantine. Les auteurs ont pris la fuite dans la direction de Mons et de la France. La police a perdu leur trace.
La Croix Byzantine est une croix de bénédiction d'origine orientale. Il s'agit d'une croix pattée constituée de plaques d'or assez épaisses et ornée de perles, pierres précieuses et pâtes de verre. La face présente un cristal de roche qui permet d'entrevoir un minuscule fragment de la vraie croix. Elle est ornée de quarante-huit pierres précieuses réparties en quatorze rangées.
De topperheadon
employé marketting à Lille | 17H19 | 18/02/2008 |
ce qui est aussi inquietant, outre le vol, c est la possibilité de degrader assez facilement ces oeuvres. Si on peut sortir en plein jour avec, je ne vois pas ce qui empecherait un detraqué ou un cretin de bousiller une toile…
J ai visité St Pierre de Rome, et j ai été choqué de voir qu'un malade avait attaqué La Pieta. Desormais, elle se trouve derriere une vitre, il faudrait peut etre envisagé ce genre de systeme, couteux certes, mais pas superflu.
De zenane
17H58 | 18/02/2008 |
Voler ? Non ce n'est pas du vol, puisque d'une part ces œuvres d'art ne leur appartiennent pas, l'Eglise et le pillage des ressources ! D'autre part, l'art n'appartient à personne, même le fait que ce serait l'auteur qui serait propriétaire est discutable !
Ensuite si ces gens prennent ces œuvres d'art dans une logique de profit et d'acquisition personnelle, ceci n'est pas acceptable !
Que l'Eglise continue d'abriter ces oeuvres, cela ne me pose pas de problèmes, puisque c'est un lieu ouvert. Cependant ça ne doit pas conduire à y introduire un aspect sécuritaire. Oh que non ! Et les curé-(e)-s ont bien raison de ne pas vouloir le faire !
Le peuple humain a voulu la propriété ! Le peuple humain a voulu le profit ! Bien, voilà à quoi nous en sommes réduit ! Bravo à nous ! Capitalisme de merde, l'art n'est pas à vendre.