Tribune

Le devoir de mémoire, nouvelle religion civile

Nous voici donc arrivés au stade infantile du devoir de mémoire : comment peut-on refuser » ce cadeau de la mémoire » de milliers d'enfants morts dans la Shoah, s'offusque aujourd'hui Nicolas Sarkozy. Déjà, l'intention culpabilisante se fait jour. Le refus de satisfaire la demande de notre président ne peut qu'exprimer une belle et honteuse ingratitude.

Depuis quelques décennies, l'instauration du devoir de mémoire, comme nouvelle » religion civile » , est présentée par l'Etat comme un moyen d'éduquer les citoyens. Qu'il s'agisse des anciens déportés ou des anciens esclaves, leur souvenir aurait pour fonction de lutter contre le racisme et l'antisémitisme. Le devoir de mémoire est également mis en avant par les pouvoirs publics pour favoriser un sentiment d'appartenance à la communauté nationale. La reconnaissance des mémoires plurielles permet en effet d'intégrer -du moins symboliquement- diverses communautés dans une histoire commune.

Le travail de mémoire n'est pas étranger à l'école

Les journées de commémoration et les multiples inaugurations de lieux de mémoire constituent autant de pratiques rituelles visant, pour l'Etat, à rassembler les individus du temps présent. Il faut préciser que cette politique de mémoire a d'abord et avant tout été suggérée par les diverses communautés, du moins leurs porte-parole qui n'ont cessé de demander la reconnaissance de leur mémoire dans l'espace public.

Mais qu'en est-il de la nouvelle proposition du chef de l'Etat ? Quelles fonctions peut-elle remplir ? La reconnaissance de la mémoire de la Shoah dans la société française fait partie d'un processus historique depuis longtemps engagé. L'école s'est investie de manière très forte dans un travail de mémoire sur ce génocide. Des interrogations justifiées sont d'ailleurs apparues pour savoir de quelles manières le sujet devait être abordé dans les salles de classe.

Le risque de transmettre un sanctuaire creux

En en faisant un temps d'enseignement à part, centré exclusivement sur la souffrance des victimes, ne risque-t-on pas en effet de transmettre un sanctuaire vide de toute intelligibilité du passé ? Concernant la fonction sociale d'une politique de mémoire, le souci de réparation symbolique de la part de l'Etat vis-à-vis de la communauté juive a abouti au discours du président Chirac en 1995. Il reste évidemment l'argument de la nécessaire lutte contre l'antisémitisme toujours d'actualité : il faudrait former les esprits dès le plus jeune âge pour éradiquer toute pensée et tout acte à l'encontre les juifs, au sein de notre France multiethnique.

La relation de cause à effet entre enseignement de la mémoire de la Shoah et baisse de l'antisémitisme, a toujours été espérée et revendiquée par la communauté juive auprès des différents gouvernements depuis une trentaine d'années. Souscrivant à cette analyse les ministres successifs de l'Éducation nationale ont eux-mêmes fait du devoir de mémoire de la Shoah un instrument majeur de la lutte contre l'antisémitisme à l'école. L'efficacité de cet instrument demeure cependant -malheureusement- tout à fait hypothétique.

La recherche à tout prix du » symbolique »

Plutôt qu'une énième injonction visant à prescrire dans les moindres détails la transmission d'un savoir, laissons aux enseignants la liberté pédagogique qu'ils sont en droit d'assumer entièrement. La recherche à tout prix du » symbolique » ne peut tenir lieu de principe éducatif. L'acte du pédagogue se nourrit sans cesse d'un questionnement personnel sur l'objet qu'il doit transmettre. Gardons en mémoire que l'école de la République a formé des générations de citoyens sur la pertinence d'un tel positionnement.

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Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 23H40 | 18/02/2008 | Permalien

« Il est dangereux quoi qu'en disent les médias
Elle est dangereuse sa politique de l'immédiat »

http://kproduktblogspot.com

Portrait de marie 75

à skalpa Portrait de skalpa De marie 75 3563

11H10 | 19/02/2008 | Permalien

le temps (suisse ) :

Le débat sur la mémoire de la Shoah enfièvre la France

FRANCE. L'hostilité n'a pas fléchi depuis que le président a annoncé son projet de « confier » la mémoire des enfants déportés aux écoliers. Les réactions sont aussi réservées en Suisse.

Angélique Mounier-Kuhn
Mardi 19 février 2008

La controverse déclenchée par le projet de Nicolas Sarkozy de « confier » la mémoire des 11400 enfants français morts en déportation aux écoliers de 10-11 ans, en fin d'école primaire, ne désenfle pas. Lundi, l'Union des déportés d'Auschwitz a à son tour « désapprouvé » l'annonce faite mercredi passé par le président de la République lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Ce commentaire s'est ajouté à la déferlante de réactions, franchement hostiles pour la plupart, qui se succèdent depuis que Nicolas Sarkozy a estimé nécessaire que chaque élève connaisse « le nom et l'existence d'un enfant mort pendant la Shoah ».

Insoutenable et injuste

Non consultés, les enseignants ont été les premiers à protester. Mais le désaveu le plus cinglant est venu vendredi de Simone Veil, ancienne ministre et autorité morale très respectée en France. Juive rescapée des camps de concentration au sortir de l'adolescence, elle a jugé le dessein présidentiel « inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger cela à des petits de 10 ans ! On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. »

Ressassés en boucle par les médias français ce week-end, ces propos ont poussé l'entourage du président à une mise au point : la mémoire d'un enfant victime de la Shoah pourrait être confiée non pas à un écolier mais à une classe entière. En outre, une réunion rassemblera dès mercredi des professeurs et des historiens pour élaborer « une démarche pédagogique pour répondre à l'intuition du président », a indiqué Xavier Darcos, ministre de l'Education.

Réprobation nette

Ce projet suscite également des réactions en Suisse. « Nous restons dans l'attente de connaître sa mise en application concrète, déclare Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (Cicad). L'initiative part d'une bonne intention, mais cela n'exclut pas la nécessaire consultation des enseignants et des pédagogues concernés. »

Or du côté des pédagogues, précisément, la réprobation est nette. Charles Heimberg, qui enseigne la didactique de l'histoire à l'Université de Genève et à l'Institut de formation des maîtres, s'avoue ainsi « profondément choqué par cette déclaration. Ce n'est pas au politique de dire comment doit se faire la classe. C'est une aberration quand on sait la complexité de la transmission de l'histoire de la Shoah et ce qu'elle met en jeu sur le plan personnel ou affectif. Les modalités de cet enseignement ne peuvent pas se décréter. Elles ne doivent pas non plus s'imposer de la même manière dans toutes les situations. » L'historien s'insurge tout autant contre l'expression « devoir de mémoire » auquel il préfère celle de « travail de mémoire ». « Ce n'est pas la moralisation de la mémoire qui permet d'amener un élève à réfléchir. La mémoire n'existe que si elle se nourrit de l'histoire. » Preuve que ces questionnements sont aussi présents chez nous qu'en France, Charles Heimberg participe à une enquête sur les difficultés que peuvent rencontrer les professeurs dans l'enseignement de la Shoah.

« Ce qui me frappe, c'est qu'à travers ce type d'action on n'incite les enfants à ne parler que des victimes, remarque pour sa part Michèle Fleury, historienne genevoise et anciennement collaboratrice à la Commission Bergier. L'idée de Sarkozy ne me rebute pas en soi, mais on pourrait faire un travail plus complet : quel contexte, qui a aidé les Allemands, qui a fermé les yeux ? Depuis des années, on ne parle que des victimes. C'est très émotionnel. Mais qu'est-ce que cela explique ? »

« Il faut donner aux enseignants les moyens de faire leur travail, de retracer les itinéraires des enfants déportés. C'est une façon de leur enseigner la dignité humaine et la liberté », rétorque l'historien Serge Klarsfeld, dont les travaux de recherche ont permis d'établir la liste de ces enfants et de constituer pour chacun un dossier. L'une des rares personnalités en France à défendre l'idée de Nicolas Sarkozy, dont il relève tout au plus qu'elle a été « exprimée de façon rigide », il se propose de tenir ses archives à la disposition des professeurs.

Idéologies extrémistes

Selon lui, cette démarche « qui existe déjà dans beaucoup d'établissements scolaires » n'est pas « faite pour traumatiser des enfants mais pour les impressionner dans le sens favorable du terme. Un tel enseignement marque à 10 ans. Il permet de se prémunir contre les méfaits des idéologies extrémistes, de développer une réserve vis-à-vis de la démagogie avec l'exemple le plus récent de la barbarie en France et en Europe. » « Beaucoup craignaient que Sarkozy ne mette fin à l'œuvre de mémoire entamée par Jacques Chirac. Or, se félicite Serge Klarsfeld, il continue et va au-delà. »

Portrait de leconcombrevert

à marie 75 Portrait de marie 75 De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 12H27 | 19/02/2008 | Permalien

À lire aussi l'interview de Esther Benbassa :

Enseigner la Shoah par l'émotion produira plus d'oubli que de mémoire

http://www.humanite.fr/2008-02-16_Societe_-Enseigner-la-Shoah-par-l-emot…

Portrait de Ehim

à leconcombrevert Portrait de leconcombrevert De Ehim

14H04 | 19/02/2008 | Permalien

Si devoir de mémoire il y a, c'est celui du programme du Conseil National de la Résistance, pour lequel un certain nombre de nos aïeux ont donné leur vie pendant l'Occupation, face aux barbares nazis et aux réactionnaires qui collaboraient avec eux :

- « la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine “
.
- ‘ un plan complet de sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'Etat
.
- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs vieux jours.’
.
- que les enfants français ‘ puissent bénéficier de l'instruction et accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents.
.
- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'Etat, des puissances d'argent.
.
- l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie.

Programme dont Sarkozy essaie de nous faire oublier le souvenir et dont la Droite au pouvoir détruira le peu qu'il reste après les élections municipales.

http://chroniques-sarkosiennes.over-blog.fr

Portrait de marie 75

à leconcombrevert Portrait de leconcombrevert De marie 75 3563

14H22 | 19/02/2008 | Permalien

Bakchich TV

mardi 19 février 2008 par Serge Faubert

Personne n'y a prêté attention mais dans son discours au dîner du CRIF, le Président de la République a bel et bien annoncé qu'il entendait introduire un enseignement religieux à l'école publique.
-------------------------------------------« 
allez voir les videos de Bakchich à ce propos !
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Bakchich » décrypte le propos présidentiel, qui évoque des rencontres avec des « religieux » engagés, et livre les pièces du dossier.

C'est l'autre bombe du discours prononcé par Nicolas Sarkozy au dîner annuel du CRIF, le 13 février. Une bombe encore plus lourde de conséquences que la proposition de confier aux élèves de CM2 la mémoire des 11 000 enfants français juifs exterminés par les nazis.

En violation du principe de séparation de l' »Eglise et de l'Etat, le Président de la République a tout simplement annoncé son intention d'introduire à l'école publique un enseignement religieux. Une intention formulée en ces termes : « Nos enfants ont aussi le droit de rencontrer, à un moment de leur formation intellectuelle et humaine, des religieux engagés qui les ouvrent. »

« Formation intellectuelle et humaine ». Que faut-il entendre par là ? Que tous les enfants de France ont le droit de se rendre, en dehors de leurs heures de cours – sauf dans le cas d'un établissement confessionnel, bien sûr - dans une église, une synagogue ou une mosquée ? Mais ce droit, acquis, n'est nullement remis en cause par qui que ce soit. Aucune menace ne plane.

S'agit-il des aumôneries installées à proximité des établissements scolaires ? Là encore, leur existence n'est pas en péril.

Pour Sarko, morale laïque et morale religieuse sont complémentaires
C'est donc bien dans l'enceinte de l'école, lieu privilégié de la « formation intellectuelle et humaine » que cette rencontre avec des religieux doit intervenir. Le cheminement rhétorique qui conduit à cette annonce est, sur ce point, sans équivoque.

Premier mouvement, Nicolas Sarkozy se prononce pour l'enseignement d'une morale laïque à l'école. Il souligne aussitôt que morale laïque et morale religieuse sont complémentaires. Dès lors, il peut revendiquer – c'est le troisième mouvement de la démonstration – une place pour l'enseignement religieux, au moins équivalente à celle qu'occupera l'enseignement de la morale laïque.

Raisonnement dont on discerne tout de suite la faille : la laïcité, par un tour de passe-passe sémantique (laïcité/ morale laïque), devient une… confession parmi d'autres, alors qu'elle se borne à organiser leur coexistence. (La version longue de l'intervention présidentielle est ici) :

Formulation mal maîtrisée ? Improvisation ? Pas du tout. Quelques phrases plus loin l'annonce présidentielle est répétée : « Je pense que si nos jeunes peuvent, à un moment de leur vie, être initiés à ces questions-là, c'est mieux que s'ils ne le peuvent pas. Ils en feront ce qu'ils en voudront, mais nul n'est en droit de présumer à leur place. »

Dans l'esprit de Nicolas Sarkozy, cette initiation religieuse s'adressera donc à tous les enfants, quelle que soit leur confession ou leur absence de confession. Et on peut supposer qu'elle ne sera pas ponctuelle. Pour que les religieux en question « ouvrent [les enfants] à la question spirituelle et à la dimension de Dieu », il faudra certainement plus d'une réunion.

Bref, le catéchisme est de retour dans l'école publique.

Une annonce éclipsée par celle du parrainage des enfants de la Shoah
Pourquoi personne n'a réagi, demandera-t-on ? La charge émotionnelle que représente le souvenir des 11 000 enfants français de confession juive morts dans les camps, et la proposition de parrainage qui lui a été associée, ont, ce soir-là, bouleversé et déconcerté l'assistance du dîner du CRIF.

En outre, y assistaient majoritairement des convives engagés dans une démarche religieuse. Le propos présidentiel ne les aura pas fait autant sursauter – même si leur attachement à la laïcité républicaine n'est pas en cause – que s'il s'était agi, mettons, d'une réunion de libres penseurs. La cascade de réactions politiques qui a suivi la proposition présidentielle sur la mémoire du génocide a fait le reste. L'annonce de l'introduction d'un enseignement religieux est tombé dans les oubliettes.

Le chef de l'Etat en a trop dit ou pas assez. A tout le moins, ce propos appelle des explications de la part de celui qui l'a prononcé. Pour l'heure, ce vœu pieux ressemble furieusement à une déclaration de guerre à la loi de 1905.

Portrait de Sylvie Martin

à marie 75 Portrait de marie 75 De Sylvie Martin

matheuse | 17H55 | 19/02/2008 | Permalien

Je n'avais effectivement pas perçu cette partie du discours, et j'irai vérifier sur pièces.

Je ne suis pas sûre que rencontrer un prêtre catholique, un pasteur protestant, un représentant de l'islam (mufti ? imam, je ne sais pas comment dire), un représentant du bouddhisme, et un représentant du judaïsme, rabbin ou autre, et enfin une version ou une autre des courants de pensée athées (Onfray ? Sous-Onfray ? La Libre Pensée ? L'Union Rationaliste ? ) soit de nature à endoctriner les enfants.

Ça peut être transformé en revue ethnologique assez facilement, surtout s'il y a des costumes un peu amusants : -) : -) ou des tics un peu incompréhensibles.

Les enfants de la région parisienne qui auront la chance de pouvoir observer toute la procession vont pouvoir rigoler un grand coup, et le tout pourra être aisément transformé par les parents en une grosse rigolade. En plus, eux, ils auront peut-être droit à un sikh, à un hindouïste, à un moine orthodoxe et même plusieurs, parce qu'il y a des tas et des tas de variations chez les Chrétiens orientaux. Un zoroastrien, ça sera plus difficile parce qu'ils ne sont vraiment plus très nombreux…

C'est tellement bête que je me roule par terre d'avance, en pensant à ce que ça donnerait…

En tous cas, moi, je veux une invitation au carnaval, sinon je pleure !

Portrait de noubadekau

à marie 75 Portrait de marie 75 De noubadekau

19H30 | 19/02/2008 | Permalien

« Ont aussi le droit…“pas le devoir.
J'y vois une possibilité de refus catégorique.

Portrait de LeGardian

De LeGardian

indépendant | 00H00 | 19/02/2008 | Permalien

D'ici à ce qu'un jour un gamin morbide défouraille à tout va dans son bahut…pour sur que, pour le coup, le pari sera réussi, on sera Américain pour de bon

Portrait de Peet

De Peet

retraité Girondin heureux d'être li... | 00H01 | 19/02/2008 | Permalien

« Plus jamais ça », voilà ce qui est écrit après chaque confrontation guerrière….or que voyons-nous, ou plutôt que nous donnes-t-on à voir ? une succession de guerres, de génocides, de luttes, dans lesquelles les enfants restent les premières victimes….aussi aujourd'hui lorsque le Président de 53% des électeurs décide de manière arbitraire et démagogue de culpabiliser les élèves de CM2 (qui bien souvent n'y comprennent rien ! ) par rapport aux enfants juifs, je dis non non non ! ! ! !
pourquoi oublier les enfants victimes, du Rwunanda, du Darfour, de l'Erythrée, et de tant d'autres conflits ou cataclysmes…ils sont encore vivants, mais affamés, exploités, torturés, rien pour eux….si peut-être dans 60 ans, lorsqu'ils seront morts….Alors Monsieur Sarkozy si vous voulez être humain pensez à tous ces enfants qui aujourd'hui « crèvent » de faim, de misère, et de la barbarie des humains…mais hélas pour eux, ils ne rapportent rien pour les élections à venir….triste monde ! ! ! ! A nous dissuader de voter…

Portrait de Numerosix

De Numerosix 14499

Prisonnier dans le village global | 00H37 | 19/02/2008 | Permalien

Quand s » amoindrissent les grandes religions , le culte des morts revient au galop ..Exemple , au 19em siecle , le Pantheon republicain , l » occultisme etc ..

Lire , pour ceux que ça interesse Le XIXe siècle à travers les âges , de Philippe Muray .

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Retraité | 02H13 | 19/02/2008 | Permalien

Sarko a pondu son oeuf quotidien et en dépit des avis négatifs de tous ceux qui connaissent la psychologie enfantine, il s'accroche à son bébé.
Il ne sait pas encore que la manière d'apréhender une situation pour les enfants est l'identification.
Mais il semble qu'il ne soit pas le seul dans ce cas.
Tous les UMPistes que j'ai entendu sur ce sujet à la radio disent qu'il n'y a aucun risque d'identification.
Alors s'ils le disent…
C'est qu'on leur a dit de le dire, et qu'ils n'en comprennent pas plus.
Et en les poussant un peu plus loin ils vous répondrons ce qu'ils disent chaque fois qu'ils sont coincés : Mais « il » a été élu pour faire ce qu« il » fait.
Encore heureux qu'ils ne disent pas : « il » fait où on lui dit de faire.
Pauvres de nous !

Portrait de Lairderien

De Lairderien 22751

02H33 | 19/02/2008 | Permalien

Tout ce qu'il fait comme toujours c'est de brasser de l'air et nous enfumer avec une nouvelle connerie sortie de nulle part.

Mais qu'on on brasse de l » air on fait du vent…

Et qui sème le vent récolte la tempète !

Bon sang, 4 ans c'est long

Portrait de re-belle

De re-belle

mère au foyer | 03H43 | 19/02/2008 | Permalien

rappelez-vous ce qu'il a dit notre très cher président ! ! ! …

« ce n'est pas nous qui avons créer la solution finale ! ! ! … »

il a oublié une chose, sous pétain :
- 100 000 policiers français
- 3 000 policiers allemands
-2 000 000 de déportés

donc, si nous n'avons pas inventé la solution finale, nous y avons contribué ! ! ! …

dans son devoir de mémoire, il oublie que la françe était loin d'etre une colombe blanche ! ! ! …

le devoir de mémoire c'est dire toutes les facettes de l'histoire, meme les plus obscures de notre pays si on veut construire un avenir ! ! ! …

les juifs étaient en majorité des victimes, mais il ne faut pas oublier aussi LES TZIGANES, LES HANDICAPES, LES HOMO-SEXUELS, LES CLOCHARDS, LES VAGABONDS, LES HOMMES DE COULEURS OU LES NON-EUROPEENS,LES RESSISTANTS…ETC ! ! ! …

l'histoire sélective est un mensonge d'état qui peut que nuire

Portrait de zut

à re-belle Portrait de re-belle De zut

07H45 | 19/02/2008 | Permalien

…et d'abord les communistes et les syndicalistes.

Portrait de Gringo

à re-belle Portrait de re-belle De Gringo

| 10H28 | 19/02/2008 | Permalien

et les écrivains et intellectuels…

Portrait de lioe

à Gringo Portrait de Gringo De lioe

berlin | 11H15 | 19/02/2008 | Permalien

Ah bon il y en a encore ?

Portrait de Gringo

à lioe Portrait de lioe De Gringo

| 11H58 | 19/02/2008 | Permalien

Ben oui, 2 : Guaino et Guéant ; -)

Portrait de Sylvie Martin

à re-belle Portrait de re-belle De Sylvie Martin

matheuse | 14H09 | 19/02/2008 | Permalien

Un zéro en trop, sûrement : il y a eu 141 000 déportés, d'après l'Institut d'Histoire du Temps Présent :

http://www.memoire-net.org/article.php3 ? id_article=98

qui se décomposent comme suit :

- 75 000 environ pour des raisons raciales ( 2 500 survivants)Il convient d'ajouter 4 000 victimes mortes ou exécutées pendant leur internement en France.

- 66 000 environ pour des raisons diverses dont 42 000 pour faits de résistance ( 23 000 survivants).

Mais ce n'est pas la fin du débat, car il y a débat sur le nombre de déportés « raciaux ».

La dernière estimation est la suivante :

« Après plus de cinq années de recherches, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation arrive au nombre de 85.000 déportés partis de France en raison des mesures de répression prises par l'occupant nazi et le régime de Vichy. “86.827 déportés recensés au total, dont 10% de femmes, répartis en :
- 86.048 arrêtés par mesure de répression et envoyés dans le système concentrationnaire nazi,
- 779 déportés arrêtés par mesure de persécution. Ce recensement inclut des déportés qui ne figurent encore dans aucun mémorial français (‘ demi-juifs ’ et conjoints d'aryens déportés à Aurigny, Juifs déportés depuis le zone rattachée au Commandement militaire allemand de Bruxelles, Tsiganes). C'est pourquoi le titre de l'ouvrage mentionne ‘ et dans certains cas de déportation de persécution ’.”

87000+75000=162000 déportés. Sûrement pas deux millions.

Portrait de zut

De zut

07H49 | 19/02/2008 | Permalien

Jankélevitch avait écrit un très beau texte pour contester le devoir de mémoire dans le Monde. Je dirais il y a une quinzaine d'années. Quelqu'un est-il capable de le retrouver ? Merci

Portrait de Au Nom de la Prose

à zut Portrait de zut De Au Nom de la Prose

09H50 | 19/02/2008 | Permalien

Bonjour
Vous ne confondez pas avec l'interview de Jacques Derida dans le Monde des Débats de 1999 ? : « Le siecle et le pardon »
« Qu'est-ce que le concept de pardon ? D'ou vient-il ? S'impose-t-il a tous et a toutes les cultures ? Peut-il etre porte dans l'ordre du juridique ? Du politique ? Et a quelles conditions ? Mais alors qui l'accorde ? Et a qui ? Et au nom de quoi, de qui ? »
Voici le lien à toutes fins utiles http://www.hydra.umn.edu/derrida/siecle.html

Portrait de Le_Baron_N

De Le_Baron_N

Spéculateur | 10H05 | 19/02/2008 | Permalien

Une histoire de mémoire :

Puisqu'un mot n'en vaut un autre, observons que l'homme politique n'est pas l'historien ; mettre en lumière un fait historique pour servir le dessein politicien est le terrain sur lequel plus d'un ont su glisser. Ainsi, il en va du devoir de mémoire politisé. Il nous faut enseigner à nos têtes blondes ce que fût l'horreur de l'extermination infantile, certes. Faut il pour autant enterrer plus encore sous les cendres de l'oubli des bambins qui ne peuvent pas pas être assimilés à la « Shoah » puisque simplement handicapés ou filles et fils de communistes, résistants, Africains, Antillais, Arabes (ordre alphabetique), Peuples Nomades, … Et faut il taire le courroux limousin qui évoque les minots d'Ouradour ?

L'horreur nait de l'oubli oui ; mais un casting de victimes ici n'a pas lieu d'être. Le marketing politique trouve sa limite dans la panélisation des martyrs..

Foutu mémoire vraiment,

Le Baron N.

Portrait de Gringo

De Gringo

| 10H27 | 19/02/2008 | Permalien

Plus qu'abolir les différences entre l'élève de CM2 (français et laïc comme il se doit) et l'enfant déporté de la Shoah (juif et pas nécessairement français d'ailleurs), j'ai l'impression qu'un tel parrainage aura plus tendance dans l'esprit de l'enfant à marquer une différence.

Portrait de Nol le fol

De Nol le fol

10H55 | 19/02/2008 | Permalien

Enfin un article qui met à nu le coeur du problème : rien ne prouve qu'enseigner la shoah fasse mécaniquement reculer l'antisémitisme, comme le postulent nos politiques. En réalité, la shoah, bien qu'évidemment délicate à enseigner, est dans l'ensemble bien traitée par les enseignants, qui y consacrent du temps. Il n'y a pas de problème pédagogique d'enseignement de la shoah. On peut l'enseigner dix fois plus, ça ne changera rien au néo antisémtisme répandu notamment dans la population musulmane, qui tient à la comparaison avec le conflit en Palestine et au sentiment confus que la mémoire juive est « mieux traitée » que celle des autres victimes de l'histoire.
Ce qui serait par contre judicieux, ce serait d'enseigner davantage la situation au proche-Orient et sa dimension historique, de T. Herzl à A. Sharon.

Portrait de Deborah

De Deborah

11H00 | 19/02/2008 | Permalien

Ce « devoir de mémoire » Primo Levi le demandait. Mais à coup sûr, il n'imaginait sûrement pas ce qu'il en adviendrait : du pathos en bouillie, inintelligible. quant au « plus jamais ça », voilà qui ne mange pas de pain : « ça » - mais c'est quoi ce « ça » ?
La rescapée que je suis - parents assassinés à Auschwitz (je ne vous parle pas de shoah parce que ce mot étranger n'a pas de verbe) - souhaite qu'on enseigne l'Histoire à des élèves suffisamment matures pour comprendre analyser poser des questions et aptes à comprendre ce qu'il faut comprendre de cet épisode effroyable de l'histoire de l'antisémitisme. Je ne veux pas que mes petits-enfants soient conditionnés à l'école dans un pathos bien pensant dont nul ne sait ce qu'il en fera dix ou quinze ans plus tard.
Par ailleurs, ce ne sont pas les enseignements qui manquent à l'école ou au lycée ; il y a des cérémonies annuelles avec le travail qui les précèdent, des plaques commémoratives apposées sur les écoles parisiennes et pour certains lycées - Molière à Paris par exemple - du travail réalisé avec d'autres lycées européens (évidemment pas par des enfants au berceau).
Je remarque au passage qu'on ne parle pas des victimes des bombes d'Hiroshima et Nagazaki, des vitctimes de l'agent orange au Vietnam, des enfants palestiniens privés de soins et durement touchés, physiquement et psychologiquement sans parler des enfants palestiniens morts nés parce que les mères n'ont pas eu l'autorisation de franchir les checkpoints israéliens pour se rendre à l'hôpital. Ah oui, ça ne se passe pas en Frane, et je mélange tout.
Mais non, je ne mélange pas tout. Je dis que quel que soit l'ampleur et la nature d'un crime contre l'humanité, un crime de cette nature reste un crime. Et je dis que le TRAVAIL de mémoire (et pas ce « devoir » qui n'a plus de sens tant il est mis à toutes les sauces) devrait nous guider pour faire cesser tant de crimes dont on préfère ne pas parler et ne pas montrer.

Portrait de riverain désinscrit

De riverain désinscrit

11H16 | 19/02/2008 | Permalien

M.Sarkozy le religieux poursuit son discours compassionnel : de plus, pas n'importe où ni n'importe quand…
Cette nouvelle lubie n'est qu'une pièce de plus dans la mise en place d'une politique extérieure dangereuse pour la France.

Je refuse - sans honte ni ingratitude - sa religion (« civile ») y préférant l'histoire. Ce n'est pas à lui de définir ce qui est bon pour mes enfants, qu'il s'occupe déjà des siens.

Portrait de franet

De franet

12H07 | 19/02/2008 | Permalien

Combien serait-il resté de ces pauvres victimes si dans les années 30 on avait appliqué nos lois actuelles sur les étrangers ? ?
Car beaucoup l'étaient, réfugiés d'Allemagne d'Espagne ou d'Italie, sans papiers.

Portrait de daniel

De daniel

12H16 | 19/02/2008 | Permalien

Devoir de mémoire : c'est bien à cela que servent les cours d'histoire non ?

Bon, disons Ok pour mettre un accent particulier sur les victimes innocentes de la Shoah, mais n'oublions pas tous les autres, sinon, cela pourrait créer du ressentiment envers la communauté juive, déjà objet de tous les fanstasmes conspirationistes.

Portrait de sev

De sev

12H30 | 19/02/2008 | Permalien

Petite préccision : l'histoire, c'est le recit du passé de manière neutre. C'est à dire, on ne prend pas parti, on confronte les sources, on explique les faits. La mémoire, c'est l'appropriation affective du passé,on est plus dans la neutralité. Je suis professeure d'histoire et pas de mémoire. Certes dans ma pratique, je fais souvent état des mémoires d'un évènement, et il est facile de tomber dans le douloureux, le scandaleux, le pathétique, bref l'emotionnel ! mais cela n'est pas la pratique de l'histoire. C'est d'ailleurs le piège contre lequel on met en garde les étudiants en histoire.

Portrait de parousnik

De parousnik

12H29 | 19/02/2008 | Permalien

Il en a rien à foutre des victimes de l'holocauste pas plus qu'il est touché par les millions de victimes mortes, esptropiées ou irradiées des guerres crapuleuses anglo-saxonnes actuelles.

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

12H37 | 19/02/2008 | Permalien

SarkoL'ump devrait arrêter son shoah business. Voudrait-il relancer l'antisémistisme en France qu'il ne ferait pas mieux.
Darkos a créé une nouvelle commission … Grand bien lui fasse !
Combien ça coûte ?

La technique story-telling des cartes postales quotidiennes du Kaiser Sarkocoke - maintenant - nous INDIFFERE. Les Français en font un classement vertical immédiat. Ras les tiroirs de sa civilisation de
l'inculture !

Les enseignants ont toujours su faire connaître la déportation des juifs, et cela sans programme présidentiel.
Parler de la déportation est plus facile que de démontrer le système Vichy et les responsabilités françaises pour notre leader minimo.

Relire Maurice Rajfus sur le rôle de la police fse durant l'occupation. Ses parents ayant été déportés, il ne peut être taxé d'antisémistisme.

To day, le vent printanier ne soufflerait-il pas dans quelque ministère ?
Rue de la terre aux curés… dans le 13ème … ce fut la curée !
Devrons-nous, encore une fois, avoir honte d'être français ?