Le Monde peut-il échapper à Lagardère ?
La crise est terminée, mais la situation financière du quotidien l'oblige à une recapitalisation risquée pour son indépendance.

Le quotidien du soir, Télérama et Courrier International vont-ils passer sous le contrôle du conglomérat proche du pouvoir ? Perdront-ils leur indépendance éditoriale ? C'est ce que redoutent certains acteurs de la crise de cet hiver, qui vient de s'achever. L'ex-figure tutélaire Alain Minc, le patron du groupe Eric Fottorino et la représentante des journalistes Béatrice Gurrey répondent à Rue89.
Une crise violente, des noms d'oiseaux, des accusations de coups bas de toute part… Le Monde revient de loin. Le président du conseil de surveillance, Alain Minc, a démissionné le 11 février, en même temps que celui de la société des rédacteurs du Monde (SRM), Jean-Michel Dumay. Ces derniers mois, ils n'avaient cessé de s'écharper par médias interposés, et pendant les réunions du conseil. Ils se quittent ennemis à vie.
Le journaliste Eric Fottorino, jusqu'alors directeur du quotidien, a été élu à la présidence du groupe, qui édite aussi Télérama, Courrier international, Les Cahiers du cinéma, Le Monde diplomatique, La Vie… Avant de prendre du champ, Alain Minc s'est déclaré, dans Le Figaro, « ébloui » par l'« habileté politique » de Fottorino.
Mais le groupe est loin d'être tiré d'affaire : il vient d'annoncer 20 millions d'euros de pertes en 2007, et cumule 150 millions d'euros de dettes. Un plan d'économies va être mis en place, et une recapitalisation est évoquée.
Lagardère et le groupe de presse Prisa veulent le « contrôle absolu » du capital
C'est là qu'intervient Lagardère, premier actionnaire externe avec 17% du capital (et 35% de la vache à lait du groupe, Le Monde interactif). En compagnie du groupe de presse espagnol Prisa (15% des parts), le conglomérat de médias, d'aviation et d'armement vient de présenter un projet de prise de contrôle absolu du capital, qui passerait par le rachat de 70 millions d'euros d'obligations remboursables en actions (ORA) souscrites sous l'égide du tandem Minc-Colombani pour financer sa stratégie d'expansion. Selon ce projet, Prisa se porterait garant de l'indépendance éditoriale.
Car le groupe Lagardère, dont le président se considère comme le « frère » de Nicolas Sarkozy, est connu pour ses interventions liberticides dans ses médias (censure dans le JDD, renvoi du patron de Paris Match Alain Genestar en 2005…) D'où l'émoi des journalistes du groupe et d'une partie du grand public, qui redoute que le « quotidien de référence » devienne un quotidien de « révérence ».
Pour Alain Minc, c'est la seule solution
Selon Alain Minc -dont le successeur Louis Schweitzer n'accorde pas encore d'interview en tant que président du conseil de surveillance du Monde-, cette solution est la seule envisageable, et le plus tôt sera le mieux. Le conseiller officieux de Nicolas Sarkozy répond aussi à ceux qui l'accusent d'avoir « vendu Le Monde à Lagardère ». (Voir la vidéo).
Ceux qui restent aux commandes du Monde pensent différemment. Actionnaire de référence de son journal, la Société des rédacteurs refuse que sa position dans le capital soit diluée.
Un autre groupe de presse étranger à la rescousse ?
Sa présidente, Béatrice Gurrey, annonce à Rue89 que « plusieurs autres solutions » qu'une montée de Lagardère-Prisa sont envisageables pour redresser le groupe. (Voir la vidéo).
Au moment de son élection, Eric Fottorino s'est engagé à créer une commission qui réfléchira aux conditions de la recapitalisation. Il rappelle que celle-ci n'est pas urgente, et lui non plus n'exclut pas qu'un autre actionnaire y participe. Sa préférence irait à un groupe de presse européen. (Voir la vidéo).
La clé de ce dossier réside donc dans les très confortables pouvoirs accordés en 2005 par Minc et Colombani -avec l'assentiment de la SRM de l'époque- à Lagardère et Prisa : ils ont le droit d'agréer tout nouvel actionnaire, et leur part dans le capital ne peut pas se diluer. Dans ce contexte, et comme le rappelle Alain Minc, on ne voit pas pourquoi ils se laisseraient convaincre…
Vidéo : Audrey Cerdan (Rue89)
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De jissé
Ingé retraité | 14H54 | 17/02/2008 |
La nostalgie reste mais « Le Monde » n'est plus ce qu'il était.
Et pourtant dieu - foi de mécréant - sait si j'y étais « accro ».
Pologne « socialiste » ( Poznan, années 75 - « Mme » est originaire de là-bas).
J'avais l'habitude de demander « Le Monde » (souvent « introuvable') dans un “Kiosk” tenu par une personne de la génération d'avant-guerre, qui parlait de façon parfaite un français un peu suranné.
Un jour elle me répond : “Hélas non, monsieur, aujourd'hui il n'y a pas de journaux français”
Avec un regard amusé vers la pile invendue de “L'Humanité”
Bonne fin d'aprèm » à tous. (ou presque).
Jc
De Job
15H12 | 17/02/2008 |
Prisa, actionnaire étranger, passif, complètement indépendant de l'Etat, garantie d'indépendance du Monde ? C'est ce que nous raconte Mr Minc. Je voudrais amener un élément récent qui contredit complètement cela.
Il concerne l'*excellente* journaliste mexicaine Carmen Aristegui. Celle-ci, que l'on peut toujours suivre sur CNN en espagnol, animait un programme de radio, « Hoy por hoy » au ton très libre sur la radio Radio W, propriété conjointe de Prisa, espagnole, et de Televisa, énorme groupe de télévision mexicain (pensez à une TF1 à la puissance trois). Prisa était dans ce cas là présentée comme garantissant l'indépendance de la radio et donc du ton de « Hoy por hoy ». Il y a quelques mois, les prises de position répétées et courageuses de la journaliste, en particulier sur les lois iniques en matière de télévision (car favorisant… Televisa) ont fortement agacé les dirigeants de Televisa. Et que croyez-vous qu'il advint ? Prisa, qui ne voulait pas hypothéquer ses possibilités de développement en Amérique Latine en se fâchant avec Televisa, a lâché en rase campagne la journaliste vedette de ``sa' » radio, dont le contrat n'a pas été renouvelé. La nouvelle a profondément choqué les Mexicains car Aristegui est une des rares journalistes à courageusement et méthodiquement analyser les travers de la société mexicaine (corruption, sort des populations indiennes…)
En bref, Prisa n'a à présent *aucune crédibilité* en matière de protection de l'indépendance éditoriale.
De aumusee
en direct de l'élysée Montmartre | 15H51 | 17/02/2008 |
A ne pas oublier : à part quelques titres, peu nombreux, la presse aujourd'hui est détenue par des industriels, des investisseurs, qui veulent du fric : à travers les publicités notamment.
Ces gens se moquent (le mot est faible) du contenu.
La presse de Lagardère, c'est du caniveau, du cirage, de l'étron déjà solidifié.
Mais que faire devant la puissance de l'argent ? Etre heureux que le canard et rue 89 puissent vivre.
De vol19
ailleurs | 16H04 | 17/02/2008 |
En accord avec l'analyse partagée dans la plupart des posts précédents : un décrochage déjà ancien du journal, globalement une faiblesse de la presse neutre en ce qui concerne l'analyse et la contextualisation des faits. On pourrait rajouter manque de journalisme d'investigation.
Le problème de la presse, c'est la distribution du papier… il y a un ans environ, il était annoncé une nouvelle technologie venant d'angleterre, à savoir un écran 21x30 cm environ flexible, un peu comme une pochette plastique qui aurait permis de télécharger les données du journal et de les lire dans les mêmes conditions de confort qu'un magazine papier. A quel prix.. ? Parfois la technologie change certaines données.
Quant à la presse d'opinion et ses avatards… vendredi un flash actualité sur « radio classique » (LVMH), 3 nouvelles toutes référencées selon « le figaro »…tiens donc !
De fredmanquilitleweb
16H44 | 17/02/2008 |
Croyez vous que l'actionnaire lagardère va rester les bras croisés sur le contenu éditorial, vaste plaisanterie ! Il n'accepterait pas de perdre de l'argent si n'est pas pour avoir le contrôle des idées du monde, de toute façon la partie est déjà jouée, regardez le contenu du monde, et vous verrez un contenu vaguement social-libéral à la minc…
De ileona christophe
17H54 | 17/02/2008 |
Par 1popo, ce pourrait être moi : je ne resterai pas un jour de plus abonnée si Lagardere prend le controle du Monde.
Et j'appellerai à un grand mouvement en ce sens…..
Je suis horrifiée de ce qui se passe en France depuis 8 mois : cette conjonction des milieux d'affaires et d'un Président dont l'équilibre mental est suspect, celà ne vous rappelle rien ?
De loller
18H18 | 17/02/2008 |
Que chacun - chaque courant - puisse s'exprimer dans la grande presse est un risque commercial bien grand pour l'annonceur. L'on verrait des articles accusateurs ou moqueurs pour nos bâtisseurs d'empires, côtoyer des publicités remisées au rang de réclames ineptes, quittant l'ossature éditoriale, et les journalistes seraient aptes à rentrer dans le lard de gens qui n'auraient plus la moindre influence sur leur carrière.
L'angoisse, quoi. Le grand vide sidéral et la peur de la mort financière. Une brèche dans un système psychotique de la concurrence non faussée mais uniformisante car contrôlée par les multinationales, appliquée finalement à la presse comme ce fut le cas pour la lessive ou les automobiles. Tant qu'il restera un secteur de l'économie en dehors de cette vision très novlangue de la liberté d'entreprendre, il y en a certains qui vont mal dormir. Et qui sommes-nous, ignobles bourreaux, pour leur souhaiter l'insomnie ?
L'instrument du déni est ici Mr Minc. Car que font ces philantropes, oui ces aventuriers bienfaiteurs, dis-je, dans les marécages de la basse rentabilité, voire les dangereuses tourbières du déficit ?
Bien que désavoué par la plupart des professionnels et une impressionnante quantité de lecteurs pour ses fantastiques compétences managériales, pour son sens de la mesure et de l'à propos décisionnels, Mr Minc demeure, fier de son carnet d'adresses et gonflé de cette suffisance qui l'autorise à nous asséner ses pensées au format poche assez régulièrement, au service de ces industriels, indéboulonnable, inamovible symbole de la pensée contemporaine « qui va dans le bon sens », au même titre que Bernard Henri Levy ou, plus généralement, Claude Guéant, Henri Guaino ou Steevy du Loft.
Les patrons de presse, de nos jours, sont des héritiers : ça a moins de reconnaissance pour le populo, un héritier, et ça a l'habitude de ne pas s'emmerder avec le luxe, vu que ça connait rien d'autre.
D'aucun véritable insulte vivante à l'intelligence, un autre incompétent notoire décomplexé, tel autre cavalier mondain (c'est rafraîchissant, ce parfum d'ère victorienne) méprisent tant les « temps de cerveau disponible », pardon, les lecteurs, qu'ils recourent à cet entremetteur pour s'assurer que des apparences qui ne trompent plus personne seront sauves.
En raillant un peu un intertitre, si « Lagardère et le groupe de presse Prisa veulent le “contrôle absolu” du capital », à mon avis, ils devraient consulter un spécialiste. Ca se traite, les délires de contrôle total.
A quand une loi salvatrice, limitant une part d'actionnariat en société de presse à moins de 5% ?
Pas tout de suite, j'en ai bien peur, car il me semble voir encore des patrons stressés de perdre leurs rentes de monopole et d'avoir à batailler pour mériter leur fortune, dans les rangs.
De machinchose
22H58 | 17/02/2008 |
Quand je lis le triste Ridet ou quelques papiers du monde j'avoue que je suis partagé.
Depuis la mobilisation pour « sauver » Libé et le lamentable résultat que nous avons aujourd'hui. (une trahison)
eh bien… je suis tenté de me dire : après tout, qu'importe ! après tout ils l'ont cherchés ! après tout je ne les lis plus depuis quelque temps tant ils m'ont déçu ! après tout, place à ceux qui sauraient être indépendant.
Pourquoi doit on se mobiliser pour sauver ces titres qui nous prennent pour des cons ?
Pourquoi s'épuiser à sauver Libé qui nous insulte dans un édito sur deux ?
Pourquoi s'inquiéter du monde qui a accepté tant de compromission ?
De Phil_isis
expat en Angleterre | 19H06 | 17/02/2008 |
Pouvez-vous expliquer pourquoi vous qualifiez le Monde Interactif de « vache a lait » du Groupe Le Monde ? Signifiez-vous par la qu'il amene la majorite des recettes du groupe (ca m'etonnerait).
Meme si c'etait le cas il faidrait tout de meme ne pas oublier que la quasi totalite du contenu du monde.fr est constituee des articles du journal papier, sans lequel le site web serait une coquille bien vide.
Par ailleurs, le monde.fr - meme s'il se vante d'etre le plus visite des ites francais - est d'un niveau bien moyen en comparaison de ce qui existe a l'etranger, avec une mise a jour completement aleatoire (a l'heure ou j'ecris la page d'accueil nous offre un article sur la mise en concurrence des ecoles primaires datant du 20 decembre dernier).
De Lairderien
20H40 | 17/02/2008 |
En tant que journal de référence le Monde est mort.
Parmi ses assassins : le couple infernal Minc/Colombani !
Ne rêvons pas, les soubresauts du cadavre ne sont que des spasmes post mortem.
Qoiqu'il arrive maintenant ce journal sera « 'un autre Monde' » et rejoindra la cohorte des médias à la solde des puisances financières, bref un journal de désinformation supplémentaire, malheureusement.
Pourvu que je me trompes, c'est mon seul souhait.
Il ne nous reste plus qu'à soutenir les initiatives comme RUE 89 qui nous apporte une grosse bouffée d'oxygène, plus les moyens de donner notre opinion de citoyen lambda, quasi en direct, ce qui est sans prix (mais a un coût que nous ne devons pas négliger et être prêt à supporter,en fonction de nos moyens ! ! ! )
Lairderien
De Foret22
réactionnaire mais pas conservateur | 21H16 | 17/02/2008 |
Les journalistes du Monde croient encore au Père Noël …
Pour au moins 2 raisons ! ! !
Ils pensent faire un journal de référence, quand ils ne font d'un journal d'opinion - plus que discutable - angélisme de gauche et donneur de leçons de morales bien pensantes
Ils pensent pouvoir pactiser avec des actionnaires . Actionnaires qui par nature veulent un retour sur investissement (autrement « ils » auraient investi VIA une fondation …)
Bref, ces gentils journalistes veulent donner des leçons de vie à la terre entière, tout en étant d'une naïveté époustouflante …
De Olivier Nouaillas
journaliste | 22H21 | 17/02/2008 |
C'est toujours rageant de voir oublier parmi les titres phares du groupe Le Monde,
l'hebdomadaire La Vie (170.000 exemplaires), fondé en 1945 par Georges Hourdin, un laïc, totalement indépendant de l'Eglise, et pétri de christianisme social et
d'humanisme. Et par ailleurs, ami de Beuve-Mery, le fondateur du Monde.
Moi qui suis un fidèle lecteur-internaute de Rue 89, notamment pour ces infos durant cette dernière crise du groupe, ce serait sympa de ne pas l'oublier la prochaine fois…
Olivier Nouaillas,
journaliste à La Vie
et ancien président de la Société Civile des personnels
de la Vie Catholique (SCPVC) de 2003 à 2006,
actionnaire à hauteur de 13 % du groupe La Vie-le Monde
à Olivier Nouaillas
De Augustin Scalbert
(auteur)
Rue89 | 07H27 | 18/02/2008 |
Je bats ma coulpe : vous avez d'autant plus raison que le rachat des Publications de la Vie Catholique (PVC), qui éditent notamment La Vie et Télérama, restera le principal événement de la stratégie d'expansion de Jean-Marie Colombani et Alain Minc. Pas besoin d'attendre la prochaine fois, c'est rajouté.
De pomponette
=^..^= | 22H32 | 17/02/2008 |
« Alain Minc s'est déclaré, dans Le Figaro, “ébloui” par l'“habileté politique” de Fottorino »
Minc l'hôpital qui se moque de la charité…
Ni Lagardère ni Guillaume Sarkozy le vrai frère de Sarkozy, ce journal mythique y perdrait toute sa crédibilité …
à pomponette
De machinchose
22H55 | 17/02/2008 |
vous voulez sans doute parler du peu qu'il lui reste…
De Zicatela
23H41 | 17/02/2008 |
A la lecture quotidienne d'une partie de la presse britannique (Guardian, Independent), espagnole (El Pais, El Mundo) et italienne (La Stampa, La Reppublica), je trouve les commentaires sur la qualité présumée médiocre du Monde bien sévères. Ce quotidien reste d'un (très) bon niveau et a su, ces dernières années, s'ouvrir avec un certain bonheur à des domaines (Sport, modes de vie) qui ne cessent, logiquement, de gagner de la place dans tous les quotidiens européens. Le problème du Monde, c'est sa sous-capitalisation. Le manque de fonds propres et les déficits risquent effectivement d'entrainer Le Monde dans des bras peu recommandables du type Lagardère. C'est dommage, c'est même à éviter, mais Le Monde a-t-il vraiment le choix ? Pour éviter la perte de pouvoir des journalistes et l'arrivée du grand méchant loup capitaliste, il ne reste plus qu'à lancer une grande souscription populaire…
à Zicatela
De Seam
Chargé d'études | 12H36 | 18/02/2008 |
Enfin un avis mesuré ! Ca change un peu du « de toutes façons c'est de la merde, c'était mieux avant ».
Mais c'est tellement à la mode de trouver Le Monde nul et corrompu.
à Seam
De I.P
Flat4 | 00H29 | 19/02/2008 |
Trouver le monde nul et corrompu c'est has been.
La hype du moment est de trouver nuls les gens qui pensent que le monde est nul.
De Rez
En Alsace, au fond à gauche. | 00H47 | 18/02/2008 |
Ca sent le désabonnement de la « vache à lait »…
De Andromede
08H31 | 18/02/2008 |
Je suis exactement dans la situation civile et psychologique de 1popo.
Lecteur du Monde depuis 40 ans, le départ de Minc et de Colombani laisse espérer un nouveau départ vers une crédibilité recouvrée.
Recapitaliser ? sans doute, mais pourquoi avec Lagardère et Prisa seuls ? Les « magouilles » de Minc ne tiennent plus sauf si elles sont écrites quelque part.
Quant à la société des lecteurs, parodie de démocratie interne, la chute de ses actions de 50% suffit à montrer le désintérêt du lectorat pour cette officine de Minc. Sans doute qu'en la réformant les lecteurs militants reviendraient …
De André Dupneu
chef du contentieux | 09H37 | 18/02/2008 |
Monsieur Minc !
C'est quoi cette avidité du pouvoir qui vous aveugle et vous rend hystériquement obnubilé par la gestion (avérée catastrophique DE VOTRE FAIT) du Monde, au point que vous vous permettez, alors que vous avez d'ores et déjà démissionné, d'envisager et planifier l'avenir financier de ce groupe.
Faites donc comme Jean-Michel Dumay, fermez-la ! Et dégagez l'horizon, vous pourrissez tout ce que vous approchez et/ou touchez.
En attendant, vous me copierez cent fois Spinoza, le masque de la sagesse de Patrick Rödel. Vous êtes supposé le connaître par coeur, puisque vous ne l'avez pas écrit.
De Quinine
10H33 | 18/02/2008 |
Je ne sais pas si Le Monde échappera à Lagardère, mais j'ai échappé au Monde de Colombani (après trente années de fidélité, quand même…) et je ne m'en porte pas plus mal.
De FSALD
12H29 | 18/02/2008 |
En fait A.Minc, prend les gens pour des imbéciles pour être poli.La situation du Monde actuelle est largement imputable à ce duo « magique » Colombani-Minc. En fait Minc tire les ficelles depuis le début, le spécialiste de la finance c'est lui. Ils ont fait croire à la SRM que l'on pouvait faire du Monde un grand groupe de presse en s'engageant dans une politique d'acquisition sans en avoir les moyens par l'endettement et en mettant dans la niche les prédateurs Lagardère et Prisa, il n'y avait plus qu'a attendre que le fruit soit mûr…
L'urgence au Monde c'est de se recentrer sur son coeur de métier celui de publier une Presse libre et indépendante des lobbies politiques et financiers quitte à vendre quelques actifs. Par exemple le Monde interactif soit disant la vache à lait du groupe et dont Lagardère détient 35% et le pouvoir absolu en pillant les news du Monde et le travail de ses journalistes sans payer ce travail. Les GoGos qui croient que le Monde.fr c'est le Monde se trompe comme dans la pub, ça ressemble, ça a le goût mais ce n'est pas le Monde.
Le groupe Lagardère s'est construit avec l'appui des poltiques il s'est refait une santé encore avec les politiques qui lui ont « bradé » l'aérospaciale et Airbus
Aujourd'hui après avoir vidé EADS de sa substantifique moelle, voilà Lagardère « recentré » sur les médias avec l'appui de Minc. En Fait derriere tout ça, il y a la volonté de restructurer les Médias Français avec la bénédiction de Sarkozy. En organisant une sortie « honorable » de Bouygues dans TF1, afin qu'il se concentrer sur le béton et le nucléaire avec Aréva, au profit de Lagardère qui lui rachéterait les parts dans TF1 sont rêve affiché, vendant celles qu'il détient à… Bolloré celui qui paie volontier sa contribution de 1% de ses profits à …Minc ! Tiens, tiens, tiens le revoilà.
De Aspiral
13H29 | 18/02/2008 |
Si l'information n'a pas de prix ; elle a un coût ! Phrase bien connue : qui va payer ? qui surtout va contrôler le comité de rédaction ? Comment l'équipe de rédaction va-t-elle se sélectionner, étant bien entendu qu'il faut s'entendre sur les choix rédactionnels. ON sait depuis Gödel que l'objectivité n'existe pas même en mathématique. Depuis cette époque, c'est l'efficacité et la prédictibilité qui définissent la validité d'une « information » scientifique, appelée « modèle ».
Au delà d'un souci légitime pour une « bonne » information, la question de l'effet de raisonnance, comme dans une caisse, des informations choisies (on ne peut faire autrement) et traitées (on ne peut non plus faire autrement) pose la question de l'amplification des croyances collectives que la presse en général et les journalistes en particulier, renforcent, sans doute jusqu'à l'explosion collective, ne pouvant pes légitiment donner crédit à des analyses ou des propositions qu'ils ne comprennent pas. Notre civilisation toute entière est bloquée dans son évolution par le complexe de Colomb, qui explique comment de bonne foi on ne peut donner suite à ce qu'on ne comprend pas, même si c'est fondé dans l'expérience.http://www.aspirale.be/Textes/Le%20complexe%20de%20Colomb.htm
Avec ou sans lagardère, les média enveniment la pensée collective de la pensée unique du mythe scientifique.
De Jean Bachèlerie
15H50 | 18/02/2008 |
Minc l'imposteur :
Alain Minc est non seulement un gestionnaire calamiteux mais un imposteur, qui prétendait faire du Monde un groupe de presse, tout en maintenant son indépendance, et faisant appel à un endettement inconsidéré. Les petits conseils de Minc sont meuriers, comme son passé en atteste.
Maintenant la réalité est plus forte que les tours de passe passe du prestidigitateur de la Finance. A Minc voulait faire du Monde un groupe Le Monde, un groupe appartenant à l'un des ses clients et amis : Lagardère et ou Prisa.
Le Monde s'il veut redevenir un quotidien de référence et non de révérence, doit bâtir son indépendance financière.
Pour cela tous les moyens juridiques pour faire annuler les clauses interdisant l'arrivée de nouveaux actionnaires par les groupe Lagardère et Prisa doivent être recherchés ? Cela ressemble fort à une clause léonine.
Le Monde est à rebâtir, que la SRM et la société des lecteurs lancent un appel à tous ceux qui veulent que la liberté de la presse ne soit pas un vain mot.
Jean Bachèlerie
De joelbasco
16H23 | 18/02/2008 |
Le plus surprenant dans cette affaire est le rôle d'Alain Minc. Détestable personnage, issu de la haute fonction publique, qui a très vite préféré les sirènes du privé plutôt que le service public.
Cet homme est un cerveau, au propre comme au figuré. Extrêmement intelligent, il aura toute sa vie intringué, calculé, arrangé, tricoté, détricoté, etc. Sans aucune morale (il a trahi la plupart de ceux qui lui ont fait confiance) si ce n'est celle de son intérêt personnel et des bénéfices qu'il pouvait tirer de ces situations. Piètre industriel (on se souvient de son dramatique passage chez Olivetti), il a toujours joué avec l'argent des autres, pour, au final, engranger pour son propre compte.
Le Monde n'appartient ni à MM. Lagardère ou Minc, ni à Prisa. Le Monde doit appartenir à ses journalistes et à ses lecteurs. C'est ce qui le rend différent.
Si Le Monde passe chez Lagardère après que Libé est passé chez Rotschild, nous n'aurons plus qu'à nous accrocher à RUE89 et à @si.
www.echevarria.blog.lemonde.fr
De André Dupneu
chef du contentieux | 19H03 | 18/02/2008 |
Lisez ceci :
Parmi les membres du Siècle, anciens ou nouveaux, membres de droit ou invités, citons entre autres :
Claude Bébéar, Jean-Marie Colombani, Alain Minc, Maurice Lévy, Rachida Dati, Eric Besson, Anne Sinclair, Jean-Pierre Chevènement, Hubert Védrine, Elisabeth Guigou, Alain de Pouzilhac, Serge July, Patrick Poivre d'Arvor, Dominique Strauss-Kahn, Jacques Rigaud, Simon Nora, Thierry Breton, Nicole Notat, Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin, François Fillon, Lionel Jospin, Laurent Fabius, Louis Schweitzer, Michel Pébereau, Odile Jacob, Claude Imbert, Laurent Joffrin, Denis Jeambar, Anne-Marie Couderc, Marc Tessier, David Pujadas, Jean-Marie Messier (écarté poliment après le scandale Vivendi), Emmanuel Chain, Edouard de Rothschild, Jean-François Copé, Michèle Cotta (première femme acceptée en 1983), Bernard Boulito, Robert Badinter (démissionnaire), Teresa Cremisi, Richard Descoings, François Nourissier, Noëlle Lenoir, Sylvie Pierre-Brossolette, Martine Aubry, Bernard Kouchner, Louis Gallois, Antoine Bernheim, Olivier Schrameck, Luc Ferry, Jean-Claude Trichet, Philippe Jaffré, Bertrand Collomb, André Lévy-Lang, Renaud Denoix de Saint-Marc Pierre Bilger, Gérard Worms, Etienne Davignon, Ernest-Antoine Seillière, Jean Peyrelevade, Michel Bon, Louis Gallois, Martine Aubry, Jean-Christophe Le Duigou, Bertrand Eveno, Bernard Pivot, Hélène Ahrweiller, Lisette Mayret, Simone Rozès, Françoise Chandernagor, Pascal Lamy, Arlette Chabot,…
http://www.republique-des-lettres.fr/10268-le-siecle.php
Et ceci :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Si%C3%A8cle#Quelques_membres_du_Si.C3.A8…
On vit un siècle plein de désespoirs ? A qui la faute ? Angoisses de citoyens pressés d'en finir avec la vraie presse, digne d'une démocratie ?
De unagi
Fatalitas | 19H24 | 18/02/2008 |
rétrécissement du pôle presse aux supports ayant une image à haute valeur ajoutée. En France cela correspond à « paris match » et « elle ». Des réductions d'effectifs sont annoncées avec « guichet » de départ. les mags papier vont disparaitre à la faveur du média internet. Deux buts, un contrôle des couts, de fonctionnement of course mais aussi d'achat fournisseurs, achat qui comprennent les articles et les droits de reproduction photos.
Les cessions images sortent du cadre « normal » et peuvent donner lieu à des tarifications incroyablement basses, le média internet est nouveau et sort du cadre législatif tel qu'on le connaissait.
reproduisez le processus dans tous les pays ou ghfp est présent, fondez en seule les différentes régies publicitaire et hop le tour est joué.
Lagardere, « mon frère » ambitionne le montage « France » d la deuxième plus importante régie ;
Ensuite pour l'information……
De Compte supprimé le 23 janvier 10
en territoire apache | 13H06 | 19/02/2008 |
pfff , j ai entendu mr Minc sur france inter ce matin
fat , imbu de lui meme ,d une outrecuidance a la limite
de l insulte le mot de Napoléon a propos de Talleyrand ne m a
paru s appliquer aussi parfaitement a ce « petit maitre »
qui n est en fait qu un valet : a la reflexion larbin
me semble plus approprié
De parousnik
14H12 | 19/02/2008 |
Comment se fait-il que les personnels et invités visibles des médias ne soient pas plus représentatif de la complexité culturel française ? Et particulièrement dans l'audiovisuel public ? Nous n'avons plus droit qu'à des contre-façons de l'information…