Les Albanais du Kosovo vont faire la fête toute la nuit. Mais leur bonheur d'accéder ce dimanche à l'indépendance fera-t-il de nouveau le malheur des Balkans ? Leur proclamation unilatérale d'indépendance, soutenue par une partie de l'Union européenne et les Etats-Unis, rouvre-t-elle la boîte de Pandore mal refermée de l'ex-Yougoslavie ? Le dossier est complexe et à plusieurs dimensions.
Le statut légal
L'indépendance du Kosovo n'est pas de même nature que celles qui l'ont précédée dans l'éclatement de la Yougoslavie dans les années 90 et 2000. La Slovénie, la Croatie et les autres, jusqu'au Monténégro, le dernier à avoir rompu avec la Serbie en juin 2006, étaient des Républiques fédérées au sein de l'ex-Yougoslavie. Alors que le Kosovo était une Région autonome à l'intérieur de la République de Serbie. Ca n'est pas qu'une nuance : dans un cas, il s'agit d'un divorce entre entités qui avaient été artificiellement mariées, de l'autre, les Serbes ont le sentiment qu'on leur arrache une partie d'eux-mêmes.
D'autant plus que par une ironie cruelle de l'histoire, c'est dans cette petite région du Kosovo (à peine 11000 Km carrés) que se situe un des mythes fondateurs de leur histoire, la bataille de Kosovo Polje, en 1389, entre les Serbes et l'empire Ottoman, un équivalent serbe du Vase de Soissons pour les Français… Au fil des siècles, toutefois, les populations d'origine albanaise sont devenues majoritaires au Kosovo, bien que ce soit le coeur spirituel de la nation serbe. Ils constituent aujourd'hui plus de 90% des deux millions d'habitants du Kosovo, une proportion qui a augmenté après la fuite de plus de 200000 Serbes lors de la guerre de 1999.
Cette différence de statut entre la République fédérale de Slovénie, la première à quitter la Yougoslavie en 1991, et la Région autonome du Kosovo qui se sépare dimanche de la Serbie, explique la montée brutale de tension, alors que, par exemple, la sécession du Monténégro, il y a moins de deux ans, s'est déroulée sans le moindre soubresaut. Même si, au-delà de la dimension légale et du statut, c'est la même logique de séparation et d'émergence d'entités étatiques « ethniquement pures » (brrr) qui est en marche.
L'histoire récente
Contrairement aux autres Républiques issues de l'ex-Yougoslavie, qui ont acquis leur indépendance à l'issue des guerres des années 90, ou par un divorce relativement à l'amiable dans le cas du Monténégro, l'indépendance du Kosovo est l'aboutissement d'une défaite mal digérée par la Serbie lors de l'intervention de l'Otan en 1999, et restée sans issue légale claire. Depuis, le Kosovo vit sous administration des Nations Unies et sous protection de la KFOR, la force de l'Otan. Toutes les négociations sur un statut définitif du Kosovo ont échoué, malgré les médiations internationales. Entre l'exigence des Albanais du Kosovo d'accéder à l'indépendance, et le refus catégorique de la Serbie, même post-Milosevic, il n'y a eu aucun compromis possible.
De manière prévisible, donc, la Serbie s'oppose bec et ongle à cette indépendance. Des manifestations de protestation ont eu lieu à Belgrade derrière une grande banderole proclamant « il restera à nous ». Les Serbes se solidarisent en particulier avec les quelque 120000 Serbes qui vivent encore au Kosovo, dans des enclaves protégées par la KFOR. Le nouveau Kosovo promet un respect des droits des minorités, mais les Serbes redoutent que leurs relations, déjà tendues, avec la majorité albanaise, ne devienne intenable une fois le cordon rompu avec la « mère patrie » serbe. Un cocktail dangereux puisque c'est le sort de la minorité albanaise de Serbie qui a provoqué la guerre du Kosovo en 1999, et certains redoutent que l'inversion des rôles ne débouche un jour, sinon sur une guerre, au moins sur une montée des violences.
Le contexte diplomatique
L'indépendance du Kosovo provoque de nouvelles grandes manoeuvres diplomatiques, et constitue un nouveau test à la fois de la cohésion de l'Union européenne, mais aussi des relations entre les Occidentaux et la Russie. L'UE, autre ironie de l'histoire, est actuellement présidée par la Slovénie, la République qui a donné le coup d'envoi de l'éclatement de la Yougoslavie en 1991… La majorité des Etats de l'UE s'apprête à reconnaître le Kosovo indépendant, « une responsabilité européenne », selon l'expression de Bernard Kouchner, lui-même ancien Représentant de la Communauté internationale à Pristina. Mais il n'y aura pas unanimité des « 27 » : la Grèce s'oppose farouchement à cette démarche, au nom d'une solidarité orthodoxe et, sans doute, de craintes pour ses propres tentations séparatistes internes. L'Espagne est plus que réticente pour les mêmes raisons de séparatisme, craignant un précédent pour le pays basque ou la Catalogne. Mais il n'y a pas, au sein de l'UE, le climat de crise qui avait tant pesé en 1991, lorsque la France et l'Allemagne s'opposaient sur la reconnaissance de la Slovénie et de la Croatie. D'autant que les reconnaissances se feront sur une base bilatérale et pas collective, histoire de ne pas trop mettre en avant les divisions persistantes. L'Europe s'est toutefois mise d'accord pour dépêcher au Kosovo une force de police de 2000 hommes pour cette période de tensions.
La Russie est elle aussi farouchement opposée à l'indépendance du Kosovo. Pendant la guerre de 1999, elle s'était déjà opposée à l'intervention de l'Otan. Aujourd'hui, dans une phase de réaffirmation de sa puissance avec Vladimir Poutine, elle hausse le ton, même si elle n'a que peu de moyens de s'opposer à cette indépendance qui, déclarait récemment le ministre russe des Affaires étrangères, « saperait les fondements de la sécurité en Europe ». Moscou convoquera sans doute une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour marquer sa mauvaise humeur, mais cette instance est paralysée par le retour des politiques de grandes puissances, et ne sera certainement pas en mesure de décider quoi que ce soit. Cette affaire obscurcit un peu plus les relations entre la Russie et les Occidentaux, mais ne provoquera assurément pas la rupture.
Rester vigilants
Dans les Balkans, il faut se méfier des menaces d'en découdre : ne pas les prendre au sérieux risque de permettre le pire. Mais il ne faut pas non plus surestimer la théâtralisation des antagonismes.
En 1991, le reste du monde n'avait pas voulu voir les signes avant-coureurs de ce qui allait suivre, c'est-à-dire une décennie de massacres, d'épuration ethniques, de violations flagrantes des droits des minorités. Les signes étaient pourtant là. Un modeste témoignage : en janvier 1991, je me trouvais à Belgrade pour « couvrir » une réunion de la dernière chance destinée à éviter le déclenchement de la première guerre du Golfe. Pendant que les ministres négociaient, je discutais avec plusieurs journalistes yougoslaves. Un Croate me confiait qu'on le traitait de « fasciste » et d'« Oustachi » (les collaborateurs croates des nazis) lorsqu'il arrivait à Belgrade… Un correspondant de la BBC me racontait que ses deux derniers dîners avec des Yougoslaves de différentes origines s'étaient terminés en pugilat… Une journaliste bosniaque musulmane me disait qu'elle se sentait « yougoslave » et pas « Musulmane », mais qu'ils étaient sans doute dix dans tout le pays à penser comme ça ! Je ne comprenais rien à ce qui se passait, obnubilé par ce qui me semblait beaucoup plus grave, la guerre qui menaçait dans le Golfe. Quelques mois plus tard, la guerre éclatait dans les Balkans pour ne s'arrêter que des années après, et un éditorial du New York Times résumait mon sentiment : faisant le même constat que moi, il soulignait que le monde n'était pas capable de gérer deux crises à la fois, et n'avait pas su empêcher celle des Balkans. En ira-t-il autrement cette fois au Kosovo ? Il appartiendra effectivement à l'Europe de servir de force de stabilisation, de force tampon pour empêcher les débordements, qu'il s'agisse du sort des Serbes du Kosovo qui ne doivent pas subir aujourd'hui ce qu'ils faisaient eux-mêmes subir aux Albanais…, ou les relations volatiles entre le Kosovo et la Serbie. Assurément, à défaut de réconcilier l'irréconciliable, les forces d'interposition de l'Otan sont là pour longtemps…




















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De punsola
14H23 | 17/02/2008 |
Sur ce sujet, il faut avoir un certain recul historique.
Tout d'abord la bataille du champ des merles (Kosovo polje) comme acte fondateur de la Serbie est un mythe.
A cette bataille, participaient également, en nombre non négligeable, des albanais, des croates et des hongrois.
Ensuite il faut voir que ce sont les grandes puissances, donc nous, qui avons tracé les frontières lors de différents traités. Un des projets voulait même ne pas créer d'Albanie. L'Albanie a finalement été créée mais en laissant le Kosovo en dehors. Le Kosovo est donc passé du joug turc au joug serbe. C'est peut être la responsabilité que nous avons qui fait que nous sommes mal à l'aise sur le sujet.
Ce n'est d'ailleurs pas un cas isolé. Toute l'histoire des Balkans après le joug turc est fait de traités injustes, concoctés par les grandes puissances, préparant à de nouvelles guerres. Pour citer un exemple parmi de nombreux autres, le traité de San Stefano établissait les frontières de la Bulgarie dans le respect des populations (territoires comprenant une majorité de bulgares). L'Allemagne, inquiète de ce nouvel Etat, allié naturel des russes, a imposé une réduction du territoire de la Bulgarie.
à punsola
De Salaves
Métallo | 18H21 | 17/02/2008 |
Les albanais comme les bosniaques, (qui eux sont des serbes et des croates)se sont convertis à la religion des vainqueurs turcs, l'islam. Pendant des siècles ils ont formé les contingents de janissaires. Ils pillaient et massacraient les villages restés chrétiens et ce avec l'absolution des autorités civiles et militaires des turcs occupants. Petit à petit ils se sont emparés des terres des serbes du Kossovo, qui tout naturellement se réfugiaient dans des parties chrétiennes plus denses pour y rechercher une certaine protection.
Il était quand même plus facile d'être du côté des vainqueurs que de leur résister comme l'on fait les serbes pendant des siècles.
à Salaves
De noubadekau
19H14 | 17/02/2008 |
Une question peut être un peu idiote mais quelqu'un pourrait il me rappeler qui était Skandergerg ?
J'avoue avoir lu quelque chose à son sujet mais je crois que je confonds un peu tout…si ququ'un pouvait éclairer ma lanterne…merci.
à noubadekau
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H30 | 17/02/2008 |
Georges Kastriote, dit Skanderbeg, a mené la résistance des Albanais aux Ottomans de 1438 à 1468.
à thierry reboud
De noubadekau
19H48 | 17/02/2008 |
Voilà…merci pour la précision !
à noubadekau
De Cratère
12H24 | 18/02/2008 |
Même Husein Gradaščević pendant qu'on y est…
De Peureux anonyme
15H12 | 17/02/2008 |
Le Kosovo est à l'épicentre de conflits qui durent depuis 2000 ans. Croire qu'une déclaration d'indépendance soutenue par un corps expéditionnaire étranger va régler durablement l'affaire parait douteux. Quelques rappels :
1) L'ex Yougoslavie est à la limite des empires romains d'Orient et d'Occident. Conséquences : les uns sont de tradition Catholique et les autres de tradition Orthodoxe ; les uns écrivent avec l'alphabet latin, les autres en cyrillique.
2) L'ex Yougoslavie est aussi à la frontière entre la « Chrétienté et l'“Islam”. L'Empire Ottoman était venu venu jusque là. La Chrétienté était prétendument défendue par l'Empire Austro Hongrois (catholique que ne pouvaient sentir les orthodoxes serbes ou grecs) et par l'Empire Russe (orthodoxe, que ne pouvaient sentir les croates et les slovènes catholiques). En prime quelques populations musulmanes, résultant d'une immigration et plus souvent d'une conversion de populations précédemment chrétiennes, ont fait souche en Albanie et au Kosovo. Ces populations, réputées collabos des ottomans, sont exécrées aussi bien par les catholiques que par les orthodoxes.
3) L'opposition entre germano-autrichiens et russes pour la domination des Balkans s'est ravivée à la chute de l'Union Soviétique. La faiblesse russe s'est traduite par le démantèlement, à l'initiative de l'Allemagne, d'une Yougoslavie, résultat de deux guerres mondiales qui avaient vu la défaite allemande.
4) Les Etats Unis apparaissent comme un nouvel intervenant. Ils ont organisé l'expédition de l'OTAN au Kosovo malgré le Veto de la Russie sous un prétexte humanitaire qui s'est révélé fallacieux. Ils en ont retiré des bases militaires en Hongrie et une poussée de l'OTAN à l'est.
5) la démographie de toutes ces régions est caractérisée par une fécondité des plus basses : 1,3 enfants par femme, à l'exception de l'Albanie qui en affiche plus de 2.
On peut conjecturer, avec quelques chances de succès, que la question des Balkans va être réglée par l'écroulement démographique (puis politique et militaire) des sociétés chrétiennes et par une probable poussée de population musulmane venant surtout d'Afrique. La déclaration d'indépendance du Kosovo ne serait que le prélude à une montée en puissance des populations du Sud en Europe Méditerranéenne.
Nos enfants verront bien.
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 16H16 | 17/02/2008 |
J'ai bien peur que le nationalisme finira par faire éclater l'europe.
Back to the 19th century ? Et à quand l'éclatement de la France, de la Belgique, des Pays-Bas, de l'Allemagne, de la Finlande, et puis : rebelote pour la dèr de dèr ?
à leconcombrevert
De compte supprimé
retraité | 17H47 | 17/02/2008 |
ce n'est certes pas souhaitable mais c'est une sombre perspective helas.on croit toujours trop vite à la fin du malheur.on faittoujours trop vite confiance à l'homme et à son intelligence.je crois au contraire quele pire est toujours sûr, etsouhaiteme tromper.
à compte supprimé
De Mon-Al
roturière :-) | 20H03 | 17/02/2008 |
Les Balkans ont toujours été une poudrière…Et la déclaration de la Serbie qui a voué aux gémonieS les pays qui reconnaitront le Kosovo (avec Poutine derrière) ne me dit rien qui vaille…
à Mon-Al
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 09H53 | 18/02/2008 |
Oui, c'est surtout la présence de Poutine derrière qui peut inquiéter. La Serbie n'a pas encore assez de poids à elle toute seule pour menacer le monde. La Russie de Poutine, si.
De parousnik
16H21 | 17/02/2008 |
Les certains Etats d'Amérique du Nord vont bientôt se retrouver départements d'outre-mer de la couronne Espagnole puisque l'Ispanisme domine là-bas. La Californie dans le giron de l'europe ?
De riverain désinscrit
16H51 | 17/02/2008 |
Il y a une logique à ces « séparations ». Pourquoi ignorer l'histoire de l'Europe (ne serait-ce que celle du XIXe siècle) qui a été faite à coups de conquêtes, d'écrasement des minorités que l'on a intégré de force pour la création de pays « unifiés ». Chaque minorité en Europe se réveille (religion, ethnie, langue…)
Sans en faire une comparaison, qui n'aurait aucun sens, mais simplement une liste : Flamands et Wallons, Tchéquie et Slovaquie, les états du « Royaume uni », les ex-Républiques soviétiques, chacun recherche ses sources, ses racines, ses cultures.
Dans quelques états, la notion de régions ou de provinces qui gèrent une certaine autonomie, n'est-elle pas déjà l'anticipation d'un morcellement ?
à riverain désinscrit
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H04 | 17/02/2008 |
Pour paraphraser un slogan qui date de 1968 :
Nous sommes tous la minorité de quelqu'un, quelque part, quelque fois, chaqu'un de nous.
Est-ce raison suffisante pour morceler les états ?
L'état est où doit du moins par essence être une structure sans racines, sans culture, sans sources, sans religion.
à leconcombrevert
De riverain désinscrit
17H32 | 17/02/2008 |
l'histoire de l'homme est une histoire tribale, ce mot recouvrant selon la période et/ou l'endroit un nombre et un mélange de composants.
Un état peut se créer une unité par une Histoire commune il n'empêche que chacune des pièces du puzzle qui le constituent, conserve sa langue (par ex. Bretagne, Alsace, Basque, Picard, Occitanie…) ses croyances, son mode de vie.
c'est un refus du nivellement, de l'acculturation.
à riverain désinscrit
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H52 | 17/02/2008 |
À condition que chaque chose reste à sa place et que le tout garde l'équilibre, pourquoi pas. Mais un monde constitué de 10.000 Liechtenstein, bonjours les dégats. N'oublions pas que il n'y a que l'organisation en états qui peut (quand leurs dirigents le veulent bien) nous protéger contre les puissances économiques .
à riverain désinscrit
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H38 | 17/02/2008 |
« Dans quelques états, la notion de régions ou de provinces qui gèrent une certaine autonomie, n'est-elle pas déjà l'anticipation d'un morcellement ? »
Historiquement, du moins pour l'Allemagne, ce serait plutôt le contraire, bien que des mouvements « folklo-politiques » continuent à exister. Je pense que la plus part du temps il s'agit de conflits économiques qui sont amplifiés sur fond de « cultures régionales ». C'est bien ce qui c'est passé pour la Slovénie (province la plus riche), la Croatie …. . Une fois qu'on enclenche le mouvement tout s'éffondre.
à leconcombrevert
De riverain désinscrit
17H47 | 17/02/2008 |
j'ai bien compris que celui à qui on prête l'unification de l'Allemagne (Otta von Bismarck) avait rapproché les différents royaumes. Ce que je voulais dire c'est que ces diffrentes provinces n'ont jamais cessé de rêver à un retour à l'autonomie (même en continuant à être « fédérées »).
l'Espagne et ses provinces, le Royaume Uni (Parlement d'Ecosse, Irlande du Nord), France et ses Régions, l'Allemagne et ses Länder
à riverain désinscrit
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H19 | 17/02/2008 |
C'est trop d'honneur pour Bismarck. Il n'a fait que enregister un mouvement qui avait debuté bien avant lui.
L'union douanière de l'Allemagne date de 1818,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zollverein
l'unification politique dans une conféderation sous le roi de Prusse élu empereur qui laissait encore un vaste champ de competences aux Laender date de 1871.
C'est seulement avec la constitution de 1919
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_Weimar
que l'Allemagne est veritablement devenue un état unifié, qui fut malheureusement de courte durée….
à leconcombrevert
De riverain désinscrit
18H44 | 17/02/2008 |
j'ai bien souligné « à qui l'on prête »… mais puisque vous citez Wiki (qui n'est pas une source fiable à 100%) voici ce qui est écrit : « Mais l'unité allemande est largement l'œuvre d'Otto von Bismarck. »
à riverain désinscrit
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H47 | 17/02/2008 |
D'accord pour « largement » alors.
(Je ne fais pas à 100% confiance à Wiki, je l'utilise seulement pour illustrer mon propos.)
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H08 | 17/02/2008 |
KOSOVO : LINDÉPENDANCE,
ET APRÈS ?
(17 février 2008)
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-02-17-Kosovo
___________ _______________
Le Kosovo vient de proclamer, ce 17 février, de manière unilatérale
son indépendance. Cette décision, longtemps attendue, est présentée
comme inéluctable après léchec programmé des discussions entre Belgrade
et Pristina. Parviendra-t-elle à calmer les tensions engendrées par le
statu quo qui prévaut depuis linstauration du protectorat international
en 1999, ou ne risque-t-elle pas, au contraire, de rallumer tous les
brasiers mal éteints de la région ? Et que sera le Kosovo de demain,
« indépendant » mais sous contrôle, et sans aucune perspective économique
viable ?
Durant deux années, le gouvernement serbe et les autorités albanaises
du Kosovo ont mené des « négociations » qui, par bien des aspects, nont
été quun théâtre de faux-semblants. Dentrée de jeu, les Etats-Unis
avaient fixé les règles, en déclarant que lissue lindépendance
était inéluctable. Alors que cette option était et demeure inacceptable
pour Belgrade, aucune tentative réelle de dégager un compromis na jamais
été entreprise. Pour sa part, la Serbie avait fondé toute sa stratégie sur
le soutien de la Russie et sur les principes du droit international,
réclamant le respect de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des
Nations unies, qui reconnaît explicitement la souveraineté serbe sur
le Kosovo.
Daprès les dirigeants de Pristina, la proclamation dindépendance du
Kosovo est censée résulter dun processus « concerté » avec les
principaux acteurs de la scène internationale. Pourtant, la cacophonie
semble lemporter. En effet, lUnion européenne est profondément divisée
sur le sujet. Certains de ses Etats membres (lEspagne, la Grèce, Chypre,
la Roumanie et la Slovaquie) nenvisagent pas de reconnaître immédiatement
lindépendance du nouvel Etat, même sils ne devraient pas sopposer à
lenvoi de la mission européenne Eulex, qui reprendra une partie des
compétences détenues depuis juin 1999 par la Mission des Nations unies
au Kosovo (Minuk), notamment dans les domaines de la police et de la
justice.
Lire la suite de cet article inédit de Jean-Arnault DÉRENS :
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-02-17-Kosovo
De survivant
17H25 | 17/02/2008 |
Indépendance kosovare ou restructuration de l'OTAN ? Le gendarme du monde ne serait-il pas en train de nous refaire une nouvelle guerre froide ou très chaude cette fois-ci ? En se servant de l'Europe qui par définition de fait du traité de Lisbonne voté le 4/02/08 les 27 pays de l'union qu'ils le veuillent ou non font partis de l'otan. En proclamant l'indépendance du kosovo et en adoptant cette stratégie qui va déstabiliser un peu plus la Russie et raviver le conflit tchétchène. Les usa ne font que conforter par cette pseudo indépendance leur pouvoir militaire et la mainmise sur les énergies pétrolières. L'Europe est maintenant le laquais politique, militaire, énergétique, agricole, des usa qui veulent se positionner comme ils l'ont toujours fait en maître du monde et garder cette entité.
De aupetitallot
18H12 | 17/02/2008 |
Le Kosovo vient de proclamer son indépendance vis à vis de la Serbie. Cette indépendance, annoncée depuis plusieurs semaines par les médias occidentaux , a été soutenue par l'ONU et les Etats-Unis. La France a suivi le mouvement. Nicolas Sakozy en visite dans une école primaire en fin de semaine a fait remarquer que la carte de l'Europe au mur de la classe allait devoir etre changé pour faire place au Kosovo…
Aucune voix ne s'élève clairement face à cette indépendance mis à part celle du premier ministre serbe Boris Tadic. La Russie est la seule a avoir publiquement soutenue la Serbie.
Les États Unis après avoir démantelé les empires européens ,avec l'aide des soviétiques ,démantèlent les nations européennes.
Processus visant a asseoir leur hégémonie et leur contrôle sur le monde, les Etats-Unis voient d'un bon oeil l'indépendance du Kosovo.
Cette indépendance appuyée par les nations européennes est d'une hypocrisie criante.
Alors que le Royaume-Uni refuse l'unification irlandaise, l'indépendance de l'Ecosse ; la France refuse l'indépendance Corse ; l'Espagne les indépendances catalane, basque…Ces mêmes nations acceptent une indépendance Kosovarde !
Cette indépendance va sans nul doute dans le sens d'une europe fédérale sous contrôle américain, les Etats-Unis d'Europe.
L'Union des Nations européennes étant le dernier rempart face à l'hégémonie américaine les Etat-Unis soutiennent et favorisent la mort de celles-ci.
En plus de mettre en péril les souverainetés nationales, l'indépendance kosovarde fragilise les balkans. Les nations des balkans comportent toutes de fortes minorités religieuses, qui suite au kosovo pourraient réclamer leur indépendance ; le problème pourrait toucher aussi bien la Roumanie que la Turquie.
Le soleil se couche sur Mitrovica et le drapeau serbe est en berne ; les Etats-Unis d'Amérique affirment encore un peu plus leur domination sur le monde…
à aupetitallot
De noubadekau
19H23 | 17/02/2008 |
Encore une fois, pour ce qui est du pays Basque,il n'y a jamais eu d'organisation de référendum vis à vis de la population et de toutes façons le résultat aurait été négatif, il n » y a, à ma connaissance aucune revendication d'habitants de la Corse ou de la bretagne en ce qui concerne une quelconque indépendance, je ne parle pas des minorités agissant pour leurs propres intérêts.
Le problème Balkanique est infiniment plus complexe, car hélas, teinté de relents religieux et de haines séculaires.
à aupetitallot
De RoPen
en retraite, ce n'est pas une profe... | 12H54 | 19/02/2008 |
Non, vous vous tromper, les Nations Unis n'ont pas reconnu cette « indépendance » et ne peuvent le faire. L'Espagne non plus. Et il y a aussi la Chine qui s'y oppose. Russie + Chine, çà fait déjà beaucoup de monde.
Hélas, les Nations-Unis pourraient bien en mourrir. Mais c'est peut-être aussi dans le plan américain
De Salaves
Métallo | 18H45 | 17/02/2008 |
Ce n'est pas le Kosovo qui a proclamé son indépendance, mais les « albanais du Kosovo » comme le souligne l'article.
Je me demande bien comment ils vont faire les kanaks de Nlle Calédonie quand ils voudront déclarer leur indépendance, eux qui sont maintenant minoritaire dans leur propres pays ?
De Buzhidao
Carte de presse n°343-F (oui, je sa... | 18H50 | 17/02/2008 |
Très intéressant. Mais on écrit « Vase de SoissonS ». cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Vase_de_Soissons
à Buzhidao
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 19H45 | 17/02/2008 |
oups ! pardon, je corrige. Merci !
De Palavazouilleux
19H36 | 17/02/2008 |
Atomisation à l'est….
Exaspération des nationalismes….
Où va cette Europe qui se prétend référence universelle ?
L'avenir n'est-il pas au vivre ensemble afin de métisser nos différences ?
Est-il au chacun chez soi ?
Une constellation d'imbéciles heureux qui sont nés quelque part ?
Je n'applaudis pas à la création d'un antépénultième état sur les ruines de ce qui fut la Yougoslavie.
Je sens poindre de nouvelles et fatales aberrations.
Dont les territoires ne se limiteront pas à cette terre à la fois si proche et si lointaine.
Padanistes. Corses. Basques. La liste est longue.
Très longue.