Les Albanais du Kosovo vont faire la fête toute la nuit. Mais leur bonheur d'accéder ce dimanche à l'indépendance fera-t-il de nouveau le malheur des Balkans ? Leur proclamation unilatérale d'indépendance, soutenue par une partie de l'Union européenne et les Etats-Unis, rouvre-t-elle la boîte de Pandore mal refermée de l'ex-Yougoslavie ? Le dossier est complexe et à plusieurs dimensions.
Le statut légal
L'indépendance du Kosovo n'est pas de même nature que celles qui l'ont précédée dans l'éclatement de la Yougoslavie dans les années 90 et 2000. La Slovénie, la Croatie et les autres, jusqu'au Monténégro, le dernier à avoir rompu avec la Serbie en juin 2006, étaient des Républiques fédérées au sein de l'ex-Yougoslavie. Alors que le Kosovo était une Région autonome à l'intérieur de la République de Serbie. Ca n'est pas qu'une nuance : dans un cas, il s'agit d'un divorce entre entités qui avaient été artificiellement mariées, de l'autre, les Serbes ont le sentiment qu'on leur arrache une partie d'eux-mêmes.
D'autant plus que par une ironie cruelle de l'histoire, c'est dans cette petite région du Kosovo (à peine 11000 Km carrés) que se situe un des mythes fondateurs de leur histoire, la bataille de Kosovo Polje, en 1389, entre les Serbes et l'empire Ottoman, un équivalent serbe du Vase de Soissons pour les Français… Au fil des siècles, toutefois, les populations d'origine albanaise sont devenues majoritaires au Kosovo, bien que ce soit le coeur spirituel de la nation serbe. Ils constituent aujourd'hui plus de 90% des deux millions d'habitants du Kosovo, une proportion qui a augmenté après la fuite de plus de 200000 Serbes lors de la guerre de 1999.
Cette différence de statut entre la République fédérale de Slovénie, la première à quitter la Yougoslavie en 1991, et la Région autonome du Kosovo qui se sépare dimanche de la Serbie, explique la montée brutale de tension, alors que, par exemple, la sécession du Monténégro, il y a moins de deux ans, s'est déroulée sans le moindre soubresaut. Même si, au-delà de la dimension légale et du statut, c'est la même logique de séparation et d'émergence d'entités étatiques « ethniquement pures » (brrr) qui est en marche.
L'histoire récente
Contrairement aux autres Républiques issues de l'ex-Yougoslavie, qui ont acquis leur indépendance à l'issue des guerres des années 90, ou par un divorce relativement à l'amiable dans le cas du Monténégro, l'indépendance du Kosovo est l'aboutissement d'une défaite mal digérée par la Serbie lors de l'intervention de l'Otan en 1999, et restée sans issue légale claire. Depuis, le Kosovo vit sous administration des Nations Unies et sous protection de la KFOR, la force de l'Otan. Toutes les négociations sur un statut définitif du Kosovo ont échoué, malgré les médiations internationales. Entre l'exigence des Albanais du Kosovo d'accéder à l'indépendance, et le refus catégorique de la Serbie, même post-Milosevic, il n'y a eu aucun compromis possible.
De manière prévisible, donc, la Serbie s'oppose bec et ongle à cette indépendance. Des manifestations de protestation ont eu lieu à Belgrade derrière une grande banderole proclamant « il restera à nous ». Les Serbes se solidarisent en particulier avec les quelque 120000 Serbes qui vivent encore au Kosovo, dans des enclaves protégées par la KFOR. Le nouveau Kosovo promet un respect des droits des minorités, mais les Serbes redoutent que leurs relations, déjà tendues, avec la majorité albanaise, ne devienne intenable une fois le cordon rompu avec la « mère patrie » serbe. Un cocktail dangereux puisque c'est le sort de la minorité albanaise de Serbie qui a provoqué la guerre du Kosovo en 1999, et certains redoutent que l'inversion des rôles ne débouche un jour, sinon sur une guerre, au moins sur une montée des violences.
Le contexte diplomatique
L'indépendance du Kosovo provoque de nouvelles grandes manoeuvres diplomatiques, et constitue un nouveau test à la fois de la cohésion de l'Union européenne, mais aussi des relations entre les Occidentaux et la Russie. L'UE, autre ironie de l'histoire, est actuellement présidée par la Slovénie, la République qui a donné le coup d'envoi de l'éclatement de la Yougoslavie en 1991… La majorité des Etats de l'UE s'apprête à reconnaître le Kosovo indépendant, « une responsabilité européenne », selon l'expression de Bernard Kouchner, lui-même ancien Représentant de la Communauté internationale à Pristina. Mais il n'y aura pas unanimité des « 27 » : la Grèce s'oppose farouchement à cette démarche, au nom d'une solidarité orthodoxe et, sans doute, de craintes pour ses propres tentations séparatistes internes. L'Espagne est plus que réticente pour les mêmes raisons de séparatisme, craignant un précédent pour le pays basque ou la Catalogne. Mais il n'y a pas, au sein de l'UE, le climat de crise qui avait tant pesé en 1991, lorsque la France et l'Allemagne s'opposaient sur la reconnaissance de la Slovénie et de la Croatie. D'autant que les reconnaissances se feront sur une base bilatérale et pas collective, histoire de ne pas trop mettre en avant les divisions persistantes. L'Europe s'est toutefois mise d'accord pour dépêcher au Kosovo une force de police de 2000 hommes pour cette période de tensions.
La Russie est elle aussi farouchement opposée à l'indépendance du Kosovo. Pendant la guerre de 1999, elle s'était déjà opposée à l'intervention de l'Otan. Aujourd'hui, dans une phase de réaffirmation de sa puissance avec Vladimir Poutine, elle hausse le ton, même si elle n'a que peu de moyens de s'opposer à cette indépendance qui, déclarait récemment le ministre russe des Affaires étrangères, « saperait les fondements de la sécurité en Europe ». Moscou convoquera sans doute une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour marquer sa mauvaise humeur, mais cette instance est paralysée par le retour des politiques de grandes puissances, et ne sera certainement pas en mesure de décider quoi que ce soit. Cette affaire obscurcit un peu plus les relations entre la Russie et les Occidentaux, mais ne provoquera assurément pas la rupture.
Rester vigilants
Dans les Balkans, il faut se méfier des menaces d'en découdre : ne pas les prendre au sérieux risque de permettre le pire. Mais il ne faut pas non plus surestimer la théâtralisation des antagonismes.
En 1991, le reste du monde n'avait pas voulu voir les signes avant-coureurs de ce qui allait suivre, c'est-à-dire une décennie de massacres, d'épuration ethniques, de violations flagrantes des droits des minorités. Les signes étaient pourtant là. Un modeste témoignage : en janvier 1991, je me trouvais à Belgrade pour « couvrir » une réunion de la dernière chance destinée à éviter le déclenchement de la première guerre du Golfe. Pendant que les ministres négociaient, je discutais avec plusieurs journalistes yougoslaves. Un Croate me confiait qu'on le traitait de « fasciste » et d'« Oustachi » (les collaborateurs croates des nazis) lorsqu'il arrivait à Belgrade… Un correspondant de la BBC me racontait que ses deux derniers dîners avec des Yougoslaves de différentes origines s'étaient terminés en pugilat… Une journaliste bosniaque musulmane me disait qu'elle se sentait « yougoslave » et pas « Musulmane », mais qu'ils étaient sans doute dix dans tout le pays à penser comme ça ! Je ne comprenais rien à ce qui se passait, obnubilé par ce qui me semblait beaucoup plus grave, la guerre qui menaçait dans le Golfe. Quelques mois plus tard, la guerre éclatait dans les Balkans pour ne s'arrêter que des années après, et un éditorial du New York Times résumait mon sentiment : faisant le même constat que moi, il soulignait que le monde n'était pas capable de gérer deux crises à la fois, et n'avait pas su empêcher celle des Balkans. En ira-t-il autrement cette fois au Kosovo ? Il appartiendra effectivement à l'Europe de servir de force de stabilisation, de force tampon pour empêcher les débordements, qu'il s'agisse du sort des Serbes du Kosovo qui ne doivent pas subir aujourd'hui ce qu'ils faisaient eux-mêmes subir aux Albanais…, ou les relations volatiles entre le Kosovo et la Serbie. Assurément, à défaut de réconcilier l'irréconciliable, les forces d'interposition de l'Otan sont là pour longtemps…





















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à noubadekau
De Madmad
passante | 10H11 | 18/02/2008 |
Je n'ai jamais dit qu'ils revendiquaient quoi que ce soit à ce niveau, c'est un constat.
Pour le reste, je sais bien que les monuments sont éloquents partout. Il y a cependant des endroits où ils parlent un peu plus…
(A titre de curiosité, voici la curieuse mention finale de la plaque de la petite église de Vernusse (Allier) :
»…glorieusement tombés au champ d'honneur de la guerre européenne 1914-1919 »)
Quant à l'élément fondateur, il me semble hélas que cela est vrai. Et je m'arrête là car on s'éloigne un peu du Kosovo…
à pablico
De DBL8
Retraité | 19H22 | 17/02/2008 |
Il y a des jours ou vous devriez vous taire !
Lorsque vous vous réveilliez, commencez par faire le vœux de la fermer !
Incroyable de lire ça, et surtout que quelqu'un l'ait écrit.
Et dire qu'il y en a qui ont trouvé sa utile ou +…
à DBL8
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H32 | 17/02/2008 |
Rien à dire, vos arguments sont précis et pertinents.
à DBL8
De pablico
19H46 | 17/02/2008 |
bien vu ton post mérite le prix Sulitzer.
on a rien compris
à otto didakt
De punsola
16H06 | 17/02/2008 |
Pour le Comté de Nice c'est une bonne question.
Le rattachement par referendum est une annexion déguisée.
Si on avait donné un vrai choix aux Niçois ils auraient sans doute choisi l'indépendance.
Ayant à choisir entre la France et l'Italie, ils ont choisi le moindre mal.
à otto didakt
De noubadekau
19H03 | 17/02/2008 |
En tant que Basque de souche, de culture et d'amour de la liberté je peux vous dire que le peuple Basque a depuis longtemps répondu à ces interrogations, en particulier à Bilbao, il y a quelques années, où nous avons été des centaines de milliers à répondre « ya Basta » aux dérives terroristes de crétins qui nous pourissent la vie depuis 1959,date de la création d'
Euzkadi Ta Askatasuna !
à noubadekau
De pablico
20H33 | 17/02/2008 |
Pourquoi les catalans, s'en sortent bien mieux ?
à pablico
De F.T.P.M.O.I.
13H08 | 18/02/2008 |
L'Espagne, dans sa grande sagesse, fait bien de refuser de reconnaître l'indépendance du Kosovo.
à noubadekau
De RoPen
en retraite, ce n'est pas une profe... | 17H22 | 19/02/2008 |
Si les albanais en avaient fait autant avec l'UCK ils n'en seraient pas là aujourd'hui.
Car leur « indépendance » est loin d'être la fin de leurs malheurs.
Et je gage que l'Europe en aura vite assez !
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 12H54 | 17/02/2008 |
À l'heure où les pays Européens essayent de supprimer les frontières pour que tout le monde vive ensemble comme une grande famille, ça sonne comme un anachronisme.
à Dominique MAMERE
De compte supprimé
retraité | 15H16 | 17/02/2008 |
qu'il y ait une volonté de supprimer les frontieres, oui, c'est une évidence.Mais de là à affirmer que c'est pour que tout le monde vive come une grande famille, cela serait trop beau.
Je crois plutôtqu'il y a une volonté bien affirméede la part de Bruxelles et de ses technocrates, de supprimer tous les etats- nations de maniere à mieux exercer sur nous une influence que je juge tres negative.Ne faisons pas d'angelisme vis à vis de l'europe.N'oubliez pas qu'une majorité de francais l'a refusée au referendum et qu'on vient de nous l'imposer en douce ;
Pour en revenir au kosovo, c'estloin d'êtreterlminé vous verrez.
à compte supprimé
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 16H56 | 17/02/2008 |
« Ne faisons pas d'angelisme vis à vis de l'europe. N'oubliez pas qu'une majorité de francais l'a refusée au referendum »
Alors là vous allez vite en besogne… Les Français sont contre la constitution OUI, mais ça ne veut pas dire qu'ils sont contre l'Union Européenne.
J'ai voté résolument contre la constitution européenne mais je suis pro-européen. Je ne veux pas d'une europe ultra-libérale qui déconsidère ses citoyens, je veux une europe qui protège, une europe sociale qui lutte contre la précarité, qui partage davantage. Ça, on ne nous l'a pas proposé, par contre les avantages pour le patronat au détriment des travailleurs pauvres, ça oui on sait faire. Non merci.
à Dominique MAMERE
De compte supprimé
retraité | 17H35 | 17/02/2008 |
aloes nous sommes d'accord sur l'europe ! ! !
à compte supprimé
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 18H11 | 17/02/2008 |
Cool : )
Dis donc Alphonse, ça te dirait de passer à la maison faire une partie de pétanque et manger une tartiflette avec nous ? N'oublie pas d'apporter une bonne bouteille de Bordeaux bien chambrée. Ad'tal !
à Dominique MAMERE
De compte supprimé
retraité | 20H16 | 17/02/2008 |
c'est bien la première fois que l'on me fait une réponse aimable ici etje l'apprécie à sa juste valeur.je ne dis pas non, merci ! ! ! !
à compte supprimé
De forwhomthebellstolls
13H28 | 18/02/2008 |
« c'est bien la première fois que l'on me fait une réponse aimable ici “…
Ah, si au moins tous les poujadistes de gauche et de droite du monde pouvaient se donner la main ! ! !
Pas vrai Alphonse ? ? ?
à Dominique MAMERE
De Madmad
passante | 19H22 | 17/02/2008 |
supprimer les frontières ? Oui, si on les prend uniquement dans le sens de passage avec passeport etc.
Car pour ce qui est du reste, il y aurait plutôt une montée des identités régionales avec parfois revendications indépendantistes à la clef. Honnêtement, à part pour les questions de voyages (personnes ou marchandises), je n'ai pas l'impression de voir beaucoup d'Européens pressés de voir disparaître leurs chères frontières… leurs chers pays… leurs chères identités (nationales ou pas)…
à Madmad
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 19H31 | 17/02/2008 |
Moi si j'étais président il n'y aurait tout simplement plus de frontières avec les pays qui seraient d'accord avec l'abolition des frontières. Libre circulation des personnes et des marchandises avec n'importe quel pays applicant ces règles simples.
à Dominique MAMERE
De Utilisateur désinscri
19H53 | 17/02/2008 |
vous me faites penser à un temps bienheureux, avant la première guerre mondiale, lorsque les gens voyageaient sans pasport - Stefan Zweig le raconte dans son autobiographie « Le monde d'hier »
à Dominique MAMERE
De Mon-Al
roturière :-) | 19H57 | 17/02/2008 |
Vous rêvez, Mon Cher, vous rêvez ….
à Dominique MAMERE
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 09H49 | 18/02/2008 |
Je ne crois pas que ce soit un anachronisme, malheureusement. C'est l'effet boomerang de l'Europe telle que les technocrates nous la concoctent : l'Europe est tellement perçue comme un « machin » bureaucratique qui prend des décisions jugées arbitraires pour l'un et pour l'autre que le sentiment engendré est bien souvent la peur. Et ce sentiment n'est sans doute pas atténué en France par le fait que la consultation populaire sur ce thème ne semble plus à l'ordre du jour…
Il est compréhensible que lorsqu'on parle d'ouverture, d'internationalisation, de relativisation des frontières et des systèmes politiques, certains aient envie de se replier sur eux-mêmes.
En fait, ce n'est peut-être même pas l'Europe qui est en cause, mais la mondialisation dans sa dimension économique. Les gens ont tellement peur de cette mondialisation qui semble ne profiter qu'à une infime partie de la population humaine que ces mouvements « indépendantistes » ou « séparatistes » sont peut-être une réaction psychologique de l'ordre du « regroupons-nous entre nous (lire : ethnie pure, berk) et nous serons plus fort pour affronter les autres ».
Il y a aussi un schéma général de destruction des anciens cadres : voir tout ce qui se passe en Afrique, dans des pays pourtant réputés calmes, où la plus petite étincelle ravive des tensions ethniques qui nous semblent à nous, européens, passablement incompréhensibles. Il ne faut pas oublier que bon nombre de ces pays ne correspondent strictement à rien en termes de structure ethnique du continent africain. La colonisation a fait qu'on a regroupé des ethnies qui n'avaient pas forcément l'habitude de vivre ensemble auparavant… Les vieilles haines et les vieilles rancunes ne s'oublient pas comme ça, regardez le temps que ça a pris à la France, l'Allemagne et l'Angleterre pour nouer des relations purement pacifiques et collaborer à l'édification de l'Europe…
Alors non, je n'ai pas de réponse sur le Kosovo, mais je ne crois pas qu'on puisse considérer cela comme un anachronisme…
De cooper59
pour la decroissance ! | 13H21 | 17/02/2008 |
Vu ce qu'il s'est passé je ne vois pas d'autres solutions que l'independance du Kosovo , tres majoritairement musulman , je n'en suis pas pour autant anti serbe primaire , les deux camps ont commis des crimes de guerres ; meme dans le cas de cette independance , l'ONU devra camper encore là bas au minimum 20 ans ! alors autant passer a la vitesse superieure tout de suite , entre nous : je suis plutot pessimiste .
à cooper59
De compte supprimé
retraité | 15H20 | 17/02/2008 |
Et son quoile fait qu'une religion soit majoritaire impose t il une secession du pays d'origine ? Si les protestantsétaient majoritaires en France,demanderaient ils leur independance ? Vous le trouveriez peut être plus normal si les musulmans étaient majoritaires chez nous ? non, bien sûr : vousauriezdu écrre albanaisetnon musulmans.
à compte supprimé
De cooper59
pour la decroissance ! | 19H11 | 17/02/2008 |
j'essaye d'ecrire ce que je pense de façon la plus naturelle possible , je n'ai pas envie de reflechir 107 ans avant de taper sur le clavier , ça manque peut etre un peu de precision mais au moins c'est sincere , et a peu pres comprehensible. je m'excuse donc aupres des Albanais ! lol !
De Utilisateur désinscri
13H40 | 17/02/2008 |
cet article est très bien,il relate objectivement l'histoire passée et récente du Kosovo ce qui n'est pas évident dans le cadre restreint d'un article ! merci monsieur !
le Kosovo est une poudrière ! les bélligerants serbes ne vont pas renocer à attaquer le Kosovo dont le peuple ne va pas se laisser faire !
je n'entre pas dans les détails de l'article dont la lecture suscite des questions compliquées, y donner un avis tant soit peu raisonnable demanderait à écrire tout un livre
juste ceci :
dans votre article vous ne parlez pas de la période (longue ! )du règne de Tito qui a donné naissance à la guerre des années 90 et à l'éclatement de l'ex-Yougoslavie dont le Kosovo faisait partie ; j'ai vécu 26 ans dans ce pays artificiellement formé ; les gens ne parlaient jamais du Kosovo comme d'une partie de la Serbie, c'était toujours le Kosovo, sous-entendus les Albanais, un peuple à part entière, soumis comme les autres peuples à la pensée unique du Parti ; l'histoire a démontré ce que cela veut dire
le Kosovo a le droit d'exiger son indépendance ; seulement, il n'est pas seul dans son exigeance ; les enjeux politiques et militaires, nationax, européens et internationaux vont essayer de le faire taire ; mais réussit-on jamais à faire taire un peuple qui demande à être libre ?
à Utilisateur désinscri
De compte supprimé
retraité | 17H42 | 17/02/2008 |
vous connaissez mieux la question que moi :
cependant,si je veux bien accepter l'expression « les belligérants serbes“(encore que la majeure partie des serbessoient des gens comme vous et moi, pacifistes) je pense que vous occultez bien vite l'existence parmi les albanais et surtout de l'uck, de partisans d'une grande albanie, pas du tout pacifistes, eux et aucontraire tres belligérants.Et si vous pouvez dire aujourd'huique le kosovo a le droit de prendre son independance, pourquoi pas ? Mais direzvous demain qu'il a le droit dese rattacher à l'albanie ?
à compte supprimé
De Utilisateur désinscri
19H45 | 17/02/2008 |
cher monsieur,
évidemment parmi les gens qui composent un peuple, il y a les deux : bélligerants et pacifistes ;
il y a ceux qui veulent une grande Serbie et ceux qui veulent une grande Albanie ;
heureusement, de deux côtés, ils sont minoritaires ;
pour répondre à votre question de rattachement - je suis incapable de le faire ! je ne sais pas comment va se développer la situation dans les Balkans,quel sera le contexte géo-politico-social demain et à quelle démarche il va pousser non seulement les Albanais du Kosovo mais tous les peuples des Balkans les entraînant de nouveau dans une guerre ; je suis inquiète quant aux conséquences de la réaction de la Serbie (Russie)à l'indépendance du Kosovo (certains pays d'Europe et les Etats-Unis) ;
pour l'heure je ne puis que dire : laissons les Albanais du Kosovo d'être eux-mêmes, laissons-les avancer dans la paix et pour la paix entre les peuples
excusez-moi si je n'ai pas répondu par une affirmation ferme ou une réponse négative à votre question
De mandareen
14H17 | 17/02/2008 |
c'est fou, cette absence de majuscule à Musulman alors que vous en mettez partout (et qu'il s'agit d'une entité, pas de la religion)
à mandareen
De alcofribas
12H16 | 19/02/2008 |
c'est chercher la petite bête, il ne faut pas faire de scandale là où il n'y en a pas
De mandareen
14H18 | 17/02/2008 |
(à Marta pour le commentaire précédent)