Loin de l'agitation électorale de Neuilly ou des confidences candides de la première dame, la France est confrontée à une crise africaine aux allures de cauchemar. Il y a dix jours, un discret coup de pouce militaire français sauvait le président tchadien Idriss Deby d'une probable défaite face à des rebelles. Confronté à sa première crise chaude, Nicolas Sarkozy avait choisi, après hésitation, la continuité de la politique africaine de ses prédécesseurs, juste un peu plus discrètement.
La victoire ainsi assurée au Président Deby permettait à la force européenne -en fait largement française- de commencer à se déployer dans l'est du Tchad pour protéger les réfugiés du Darfour voisin. Et d'en profiter pour demander au chef de l'Etat tchadien de grâcier les six Français, membres de l »Arche de Zoé, qui purgent leur peine de prison en France.
Ce faisant, Paris fermait les yeux sur un acte qui s'est déroulé pendant que l'armée française sauvait le régime d'Idriss Deby : trois hommes, trois opposants légaux dont un ancien chef de l'Etat du Tchad, Lol Mahamat Choua, ont été arrêtés à N'Djaména, et, depuis, ils ont disparu.
Les cris d'alarme de leurs partisans ont été entendus à Bruxelles, à la Commission européenne, avant de l'être à Paris.
Finalement, mercredi soir, Bernard Kouchner a fait part de sa » vive préoccupation » , un langage fort diplomatique pour ce qui prend l'allure d'une terrible bavure du régime tchadien. De manière très inquiétante, en effet, le ministre de la justice tchadien a lancé mercredi une enquête pour savoir comment les trois opposants ont été arrêtés et a espéré les retrouver dans les meilleurs délais. Or c'est la garde présidentielle tchadienne qui les a enlevés à leur domicile, et chaque jour qui passe fait craindre le pire quant à leur sort.
La gestion de toute la crise tchadienne vaut à la France de sévères critiques sur le continent noir. L'humanitaire dévoyé de l'Arche de Zoé et les interventions intempestives du Président, puis le sauvetage de ce régime brutal et bien peu démocratique… Tout cela a donné l'impression d'une politique africaine à la fois bien théâtrale, mais surtout loin de la rupture annoncée, sur ce plan aussi, par Nicolas Sarkozy.
En France, il est une sinistre tradition qui fait de la politique africaine le jardin secret de l'Elysée -De Gaulle, Mitterrand, ou Chirac, en ont usé et beaucoup abusé. Loin de tout contrôle parlementaire, et à l'abri des regards trop curieux de l'opinion publique. D'une autre génération, Nicolas Sarkozy avait une chance d'innover. Mais il s'est laissé prendre dans les filets serrés de la Françafrique, par une politique à courte vue.
Jean-François Bayart, un chercheur africaniste français, parlait cette semaine dans une tribune au Monde d' » obscénité franco-tchadienne » . La formule est violente. Mais si les trois hommes politiques tchadiens enlevés pendant les combats ne devaient pas réapparaître, le sauvetage d'Idriss Deby aura coûté bien cher.
► Mise à jour, 15/2/2008 à 0h35 : Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que l'ambassadeur de France à N'Djaména avait pu rencontrer l'ancien président Lol Mahamat Choua en détention, confirmant ainsi qu'il était bien vivant.
Pierre Haski
► Edito diffusé jeudi 14 février sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.


























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De déluge
menuisier | 08H50 | 14/02/2008 |
Là comme ailleurs, Cote d'Ivoire, Afghanistan les interventions de l'armée française se font en dehors de tout contrôle démocratique, à la discrétion du chef de l'Etat.
Lorsque nous avons un Sarkozy au pouvoir (à savoir un incapable compulsif), nous avons l'opacité et le n'importe quoi. Quand on pense qu'il a envisagé d'envoyer des chars Leclerc dans les montagnes afghannes…
Mais au delà de la pathologie sarkozienne, il est urgent de controler l'envoi et les missions des soldats français qui font leur métier « en notre nom ».
De sinclair
09H39 | 14/02/2008 |
Comme le disait Mme Rama Yade il n'y a pas si longtemps l'Afrique de papa c'est terminé et le Tchad est un état souverain. Mais les faits sont têtus. Que fait l'armée française forte de plus de 1000 soldats avions hélicoptères etc. depuis des années et des années au Tchad. ?
De aissachris
techelec s/of | 10H11 | 14/02/2008 |
salut, tu vas bien.. ? bonjour, On est curieux de savoir ce que RamaYade en pense mais il semble que persifleur a bien oeuvrer sur les consciences, pas de rupture pour les dossiers africains rentables, economie oblige. Une rafle a l actif de NS, des dirigeants de l opposition dans un etat peu democratique derriere un paravent. La continuité dans l abject, le controle d un pays tiers a potentiel eco sous couvert d un danger terroriste.
Un retraité me dit que je n y comprends rien, qu il faut etre present pour eviter le controle par les fanatiques religieux et l equilibre du continent….Bien sur, et qu il sait par les infos les matieres premieres exploitées par la chine, oui…
Et que Neuilly ou le Tchad, c est pareil au meme, que les pauvres le peuple n intervient pas dans cette cour, que les saigneurs cederont les dechets.
Politique colonialiste. a l image de la faction US, avec les droits de l homme en banniere. vive nous.
De alain69
10H57 | 14/02/2008 |
Et comment peut-on prétendre mettre en place l'Eufor dans ces conditions ?
Le néo-colonialisme à la française est toujours patent. Nous soutenons les dictateurs corrompus.
La France a encore perdu une occasion de « rupture » avec ses anciennes méthodes. Sa position va encore s'affaiblir dans toute l'Afrique. Qu'en pensent nos partenaires européens ?
Gageons qu'en Afrique, les chinois sauront en tirer un profit commercial supplémentaire.
Par ailleurs, si la France avait respecté une parfaite neutralité, celle qui a prévalu lorsque DEBY,rebelle, a renversé le pouvoir en place, DEBY aurait vraissemblablement été à son tour renversé, et son remplaçant aurait aussi grâcié les membres de l'Arche de Zoé pour remercier la France de sa neutralité, et l'honneur aurait été sauf.
De V comme vendetta
Ecrivain | 12H07 | 14/02/2008 |
On marche sur la tête. L'hypocrisie française est proprement insensée. On veut la croissance, l'emploi, la richesse, bref garder notre « rang » sur la scène mondiale, et donner à tout bout de champs des leçons de morale au monde. Notre équation est : comment un pays qui s'appauvrit peut il donner des leçons au monde ? On veut la puissance sans ses contreparties, on aspire à être le nombril du monde, ce que l'on cherche, s'est d'être admiré pour nos principes, que nous n'appliquons même pas dans notre propre pays. Comparez avec l'action en Afrique de la Chine, le Continent les accueille les bras ouverts, leur modèle « différent » est accepté, leur aide « without string attached » i.e, sans lien ni aucunes incidences politiques internes, est applaudi comme une nouveauté radicale, sans le relent colonialiste du passé. Car le pire est là : nos discours sur les « Human Rights », même modernisé par la koinê anglo-saxonne, rappelle à l'Afrique les colonisateurs d'antan, qui agirent pour son Bien. Les Chinois n'agissent pas pour un Bien métaphysique, mais pour une Pratique et une Efficacité meilleure de l'espace et des ressources. Au Tchad, si la France n'avait pas aidé Déby, un autre Déby aurait pris le pouvoir, la marionnette n'aurait pas été aux ordres de Paris et de Tripoli, mais de Khartoum et de Pékin. A qui fera t-on croire que Khartoum et Pékin représentent la modernité africaine ? En plus, Khartoum n'avait pas la prétention de prendre le pouvoir à D'Jamena, mais de donner une leçon à Paris et Tripoli, et surtout d'empêcher la venue d'un corps armé plus important sur les régions de l'Ouest du Soudan. Et ils ont parfaitement réussi.
à V comme vendetta
De Houvaton
13H13 | 14/02/2008 |
Attention à cette grosse erreur, répétée systématiquement, qui consiste à dire si Paris, si Khartoum, si Pékin. Paris Khartoum Pékin et pratiquement toutes les capitales du monde ne sont que des dictatures, certaines habillées d'une robe de démocratie plus ou moins bien ajustée. Il ne s'agit pas des peuples mais de dirigeants.
Les dirigeants qui se connaissent bien et communiquent entre eux très facilement, bref se concertent, ne demandent jamais l'avis des populations, des familles lorsqu'ils décident d'intervenir militairement afin de protéger les multinationales dont les conseils d'administration appartiennent eux aussi au club très fermé des plus grandes fortunes de la planète.
Bref il appartient aux peuples de se concerter, chose quasi impossible car les dirigeants de Paris Khartoum Pékin etc s'y opposent. Je ne prône pas le bolchevisme (l'horreur) mais l'émergence de démocraties directes (comme en Suisse ou comme dans certains villages africains justement, chaque décision étant prise après concertation de tout le village) afin d'empécher les parasites élus « démocratiquement » de décider sans concertation citoyenne de déclencher ici ou là des conflits traumatisants pour les populations, conflits aujoud'hui à deux effets : la mort immédiate pour certain plus séparations de personnes proches et plus lente celle à coups d'uranium appauvri issu de nos centrales nucléaires chères au couple Sarkozy-Lauvergeon et balancé sur place pour des millions d'années à chaque tir d'obus ou de missiles.
De Houvaton
12H31 | 14/02/2008 |
M'intéressant à cette affaire depuis 2 mois il se trouve que parmi les trois il y a le député Yorongar qui ne s'était pas montré tendre avec le « Président de tous les français » : il lui avait envoyé une lettre qui a largement circulée sur le web, lettre dans laquelle il demandait des explications sur le lien ténu qui existe entre Breteau de l'Arche de Zoé et son frère cadet François Sarkozy, le trait d'union de ces deux personnes étant Stéphanie Lefebvre directrice adjointe de Paris Biotech Santé pépinière d'une quarentaine d'entreprises de biotechnologies.
La journaliste du NouvelObs Léna Mauger avait elle aussi, de son coté, enquêté et pointé du doigt Paris Biotech Santé au carrefour bien caché de toute l'actualité.
On retrouve en effet dans la toute petite ruche Paris Biotech Santé incubateur d'entreprises de biotechnologies et labo pharma, organisme semi-public à l'intérieur de l'Hopital Cochin :
- l'Arche de Zoé à travers Stéphanie Lefebvre qui connait Breteau depuis longtemps et qui est la secrétaire générale de l'Arche de Zoé, Stéphanie Lefebvre directrice adjointe de PBS et fille du Président de l'AERES (toute la Recherche française) Président depuis le 11 juillet dernier par décret du nouveau Président de la République Sarko1er.
- Olivier Amédée-Manesme, directeur de PBS, pédiatre comme François Sarkozy, spécialiste des maladies infantiles en Afrique.
- François Sarkozy au comité d'évaluation de PBS et au comité de surveillance de BioAlliance Pharma (entre autres) dont les valeurs à la bourse de Paris ont pris une baffe immédiatement après que l'AdZ se soit fait prendre en flagrant délit de trafic d'enfants à Abéché. (François n'est pas Guillaume, François est beaucoup plus proche de son frère Nicolas).
- Mme Dominique Costantini au comité de pilotage de PBS, présidente du Directoire de BioAlliance Pharma en bonne place sur le marché européen des biotechnologies.
- Bernard Kouchner (par l'intermédiaire de Mary Sills)
Mary Sills est l'ancienne attachée de presse de Bernard Kouchner. Elle l'a suivi partout pendant près de dix ans, au ministère de la Santé, à Ingérence Santé, son association. En fait, Mary Sills appartient au premier cercle du French doctor. M. Sills est le contact presse de BPS.
Pour ma part je (me) pose la question suivante : Qui a permi l'arrestation de l'Arche de Zoé ?
Quelques membres du personnel tchadien utilisé par Breteau ou est-ce la police de Déby ? Le reportage de France 3 Pièces à conviction n°64 et d'autres sources laissent penser qu'il s'agit bien du personnel tchadien … En ce cas Déby aurait été dépassé, obligé de composer avec la foule de plus en plus nombreuse et menaçante ce qui renforcerait l'idée que l'Arche de Zoé était une action programmée et appuyée par les autorités françaises et tchadiennes, une foule de journalistes ainsi que le prefet attendaient d'ailleurs les « orphelins du Darfour en grand danger mais sauvés » à l'aéroport international de Vatry (Marne)le 25 octobre dernier. Pourquoi aujourd'hui ne plus relever cette réalité ?
à Houvaton
De Houvaton
23H15 | 14/02/2008 |
Pour ceux et celles qui ne l'ont pas lu ou ont la flemme de chercher sur le ouaib :
Par Léna Mauger : « Détient-elle la clé de l'arche de zoé ? L'ombre de la patronnesse »
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2247/articles/a361338-lombre_…
Curieusement aucun confrère ou consoeur journaliste n'a repris ou continué cette enquête.
Aucun journaliste n'a relevé non plus la Déclaration liminaire le 25 juin 2007 de Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l'occasion de la réunion avec le groupe de contact international élargi sur le Darfour. Cette déclaration est pourtant le clone de la « justification », de « l'urgence » d'intervenir au Darfour sur le site de l'Arche de Zoé, site et Déclaration liminaire présidentielle toujours présentes sur le net.
En fait, internet regorge (ici ce n'est qu'une partie) d'informations étayées et vérifiables non relayées par la nouvelle cour de sa majesté Sarkozy 1er : les journalistes. Monsieur l'auteur de l'article parlerez-vous enfin de cela demain et après demain sur Europe 1 ? Permettez-moi d'en douter … Et avez-vous des nouvelles de Léna Mauger votre consoeur, à défaut de pouvoir en donner sur les trois députés tchadiens.
à Houvaton
De Pierre973
désanusseur de porcs | 01H20 | 15/02/2008 |
Sur une affaire aussi grave, suggérant des liens ténus entre les autorités françaises, l'arche de Zoé, le frère du « boss » et des trafics d'enfants, le silence des journalistes est effectivement très inquiétant…
De alfred le distrait
13H52 | 14/02/2008 |
Les américains, pour le pétrole et l'uranium, veulent la peau de Déby, pas par amour de la démocratie, mais parce qu'il lorgne vers les chinois. Le dictateur est averti par les anciens amis de trente ans du président Français, il fait avorter une opération pseudo-humanitaire intitulée « Children Rescue » …
L'opération devant servir de vitrine au président français, son combat pour le Darfour, est en fait suivant les dires des tchadiens (Deby, Yorongar un député de l'opposition, disparu depuis et en grand danger….) un enlèvement d'enfants à des buts d'expérimentation médicale, pharmacologique, voire plus ….
Cette affaire place le président français en position très délicate, car son frère cadet est impliqué dans ce scandale d'Etat . Il est obligé de soutenir celui que ses amis américains ne voulaient plus.
cette affaire est très inquiétante pour notre démocratie :
- Notre diplomatie est aveuglément à la remorque de celle des Etats-Unis avec ce que cela entraîne comme haine vis à vis de nos ressortissants en Afrique et ailleurs .
- Nous aidons un régime qui a fait disparaitre toute son opposition légale.
Il est plus que temps que notre opposition, voire la justice demandent des comptes à notre président
De Servais-Jean 4591
HS | 13H53 | 14/02/2008 |
Faire le lien entre cet article et celui qui concerne le « caillassage » de la France au Tchad.
De sinclair
08H13 | 15/02/2008 |
Cette guérilla au tchad renvoie une image du gouvernement déplorable. Comment peut on continuer a donner crédit aux déclarations péremptoires des ministres et sous ministres. Ainsi on a entendu le Tchad est un pays souverain démocratique ce n'est plus l'Afrique de papa. Puis on a des accords avec le tchad mais on n'est jamais intervenu. Puis on a donne des renseignements puis on a indique des cibles puis arrose les abords de l'aéroport pour le sécuriser puis on a fourni des munitions.
Et tout est comme cela, quant a la purge des opposants a Idriss Deby on n'en parlera que sous la pression mediatique si l'on ne peut pas faire autement.
De Humain_malgre_vous
14H34 | 15/02/2008 |
Vores indignation honore la France et les francais. Pour verser de l'huile sur le feu de la braise francafricaine,je vous soumets cet article d'un journal camerounais. L'Afrique gronde chers amis …
Avatar : Chassez la Françafrique, elle revient au galop ! - Cameroon Info
Françafrique et « Sarkafrique » sont les deux mamelles de la politique africaine de la France. La première n'est pas morte ; elle survit dans la seconde.
Quel rôle les militaires français ont-ils joué pendant la bataille de N'djamena ? Les responsables français disent n'être pas intervenus dans ce conflit. Mais un certain nombre d'éléments semblent corroborer l'implication des forces françaises. La réaction de Paris ces derniers jours exhale un parfum de naphtaline qui rappelle les anciens réflexes foccartiens qui consistaient à soutenir les « amis “ de la France,des dictateurs en général, coûte que vaille : le président Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, ont clairement soutenu l'ami Deby. Comme au bon vieux temps. M. Sarkozy a d'ailleurs annoncé qu'il se rendrait au Tchad probablement cette semaine, histoire d'aller sauver le soldat Deby.
Cette débauche d'énergie de Paris est manifestement en déphasage avec la rupture prônée par M. Sarkozy, qui, durant la dernière campagne présidentielle, avait annoncé des jours sombres pour les dictateurs africains. Une fois au pouvoir, il va montrer sa détermination à donner le coup de grâce à la Françafrique en dissolvant la cellule africaine de l'Elysée. Les partisans d'une nouvelle ère dans les relations franco-africaines, ont naïvement applaudi des deux mains. Car, à peine installé sur le fauteuil présidentiel, il s'est empressé de rendre visite à celui-là même qui incarne la Françafrique dans tout ce qu'elle a de sombre, de maffieux et d'antidémocratique : M. Omar Bongo Ondimba, un véritable fossile du pré-carré français en Afrique.
En lieu et place de la rupture que M. Sarkozy proposait, la Françafrique semble renaître de ses cendres tel un mutant sous une forme plus soft, donc plus pernicieuse ; l'aviation française ne larguera plus des bombes sur les positions des ennemis des amis de la France comme ce fut le cas à Kolwezi dans l'ex-Zaïre ; les troupes française n'iront plus faire ouvertement le coup de feu comme ils l'ont fait au Rwanda en 1994 dans le cadre de ‘ l'Opération Epervier ; l'armée française n'ira plus jouer les forces d'interposition pour protéger les intérêts français comme ils l'ont fait en Côte d'Ivoire dans le cadre de l'Opération Licorne . Ce sera toujours la Françafrique, mais trempée dans la sauce sarkozienne. Nous lui avons trouvé un nom de substitution : la Sarkafrique . Elle est officieusement le continuum de la Françafrique, mais officiellement elle nie ses méthodes. Françafrique et Sarkafrique sont donc les deux mamelles d'une politique africaine de la France sur laquelle les nouveaux dirigeants français ont posé un vernis de changement. Mais lorsqu'on gratte dessus, on découvre les mêmes combines : soutien aux dictateurs, contrats pétroliers maffieux, etc
De Beryl
17H10 | 15/02/2008 |
L'A F R I Q U E D E P A P A, C'E S T T E R M I N E ! … a dit haut et fort RamaYade à l'Assemblée Nationale.
Cette Secrétaire d'Etat aux droits de l'homme est une potiche qui récite sa leçon : mentir comme son mentor. Merci pour les Tchadiens.
De aissachris
techelec s/of | 14H10 | 16/02/2008 |
les femmes du gvnt NS sont a la botte, n en deplaise à Mesdames, les ministeres des affaires etrangéres de l interieur et de la defense sont des nids de crabes. L une des valeurs inculquée par nos hommes d etat est que le noir africain est incapable de se prendre en main, puis que les francais protegent leurs interets,et enfin que leur democratie est meilleure pour l afrique que toute autre ideologie de l Est.
dommage, pas de fromage
Au vu et lu de ce que font les chinois en algerie et en afrique, la difference est : qui tient le flingue ? .
De ottello
17H04 | 16/02/2008 |
Quand je serai grand, je serai « Ressortissant Français ! »
Il paraît que partout dans la Françafrique, et de tous temps, le ressortissant français est protègé ou évacué, il a aussi bon dos ! Il est plus important, plus puissant que les citoyens du pays où il vit. Y » a-t-il un problème en Côte D'Ivoire, au Gabon, en république Centre africaine, on tire dans le tas à travers les opérations Licorne, Epervier ou autre. Pour protéger les quelques ressortissants Français, et asseoir le pouvoir du président en place, des milliers de citoyens anciens colonisés sont assassinés impunément. Ni vu ni connu jusqu'à la prochaine guerre soit disant entre ethnies.
Mon père, un généreux soixante huitard, me raconte que dans ces pays là, les présidents sont souvent des pantins interchangeables, avec lesquels la France joue au yoyo ! Ce qui se passe aujourd'hui au Tchad, c'est ce qui s'est toujours passé. De l'époque du gouverneur Félix Eboué ! Jusqu'aujourd'hui, les dirigeants ont toujours été mis en place . Tombalbaye, Goukouni Weddei, Yssen Abré, Ydriss Deby ont, grâce au soutien logistique et aux armes fournis par la France, assassiné ou emprisonné des milliers de leurs compatriotes. Si je n'ai pas connu personnellement, cette époque lointaine, j'ai tout de même appris comme un banal fait divers, que des dizaines de noirs avaient été brûlé à deux reprises à Paris comme du foin ! et surtout que chose curieuse, le super ministre de l'intérieur d'alors n'avait trouvé rien à redire.
Mon père qui se rappelle les péripéties du combat de tonton « Mongo Beti » pour la démocratie dans son pays, n'a pas oublié la tentative du ministre Poniatowski de déchoir mon oncle de sa nationalité française, parce qu'il osait lever le voile sur les rapports France Afrique dans un livre interdit en france.
Il pense : 1°Que le président Idriss Deby doit sa vie et son trône, à la grâce qu'il va accorder à nos 6 compatriotes qui ne sont pourtant pas des saints.
2° Qu'après l'exécution de la grâce, il aura le choix entre l'exil en France qui lui a déjà été proposée, et devenir de plus en plus sanguinaire pour se maintenir au pouvoir jusqu'à son assassinat ou son éviction par l'un des siens.
« André Marie Mbida, Thomas Sankara, Laurent Kabila , les exemples ne manquent pas » Tout cela ressemble fort à un dangereux poison dans un emballage Vuitton, Cardin ou Guerlin cacheté O. N. G.
Bling-Bling, S. M. S. et phrase malheureuse ?
Charognards ! L'Afrique de papa c'est fini ! vive la rupture et l'Afrique de papa incarnée par notre super et unique président de la république.
De bloqué le 24.09.09
11H00 | 19/02/2008 |
Et en plus le gouvernement français a eu l'indignité de transmettre les demandes de grâce des membres de l'Arche de Zoé.
C'est vrai que je ne connais l'affaire que par le film d'une des participantes. Mais lorsqu'on voit qu'ils n'acceptaient pas les enfants qui n'étaient pas assez jeunes, ni les blessés, ni les malades ou ceux ayant un visage d'enfant anormal… On se dit qu'ils venaient chercher des enfants séduisants pour des familles d'accueil françaises (qui, il me semble, les finançaient).
En plus il ne me semble pas qu'ils mis vraiment tous leurs efforts à vérifier que ces enfants étaient totalement abandonnés. Ils se permettent même dans ce film de s'interroger sur le fait de rendre un enfant à sa mère, qui ne serait peut-être pas une bonne mère…
Bref, je pense que tous les africains devraient nous cracher dessus d'oser demander la grâce de ces gens.