La lutte contre la corruption est un sport de combat
Poursuivis dans l’affaire du "sifflet doré", 24 prévenus comparaissent à partir du 11 février devant la justice portugaise. Corruption active et trafic d’influence, matches truqués et autres fariboles, les personnes poursuivies appartiennent toutes au gratin du football portugais. Parmi elles, l’ancien président du club de Gandomar, deuxième division, également ancien président de la Ligue portugaise de football. Pas moins. Ainsi la corruption contribue-telle à pourrir le sport. C’est un aspect particulier d’un phénomène désormais très général.
Les sommes détournées au titre de la corruption atteindraient sur le plan mondial des montants astronomiques, plusieurs centaines de milliards de dollars. Sans qu’il soit possible d’en déterminer le montant exact, puisque la fraude et la corruption sont par essence secrètes. Pour l’essentiel, le fléau atteint les grands marchés internationaux, voire l’aide dispensée par les pays riches aux plus pauvres. Dans de nombreuses régions, elle atteint la totalité de la population.
107 pays, deux conventions et pas d’accord sur le contrôle
Deux outils pour lutter contre la corruption et les fraudes internationales sont disponibles au plan international : une première convention sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales, adoptée dans le cadre de l’OCDE an 1997, ratifiée par 36 pays.
Ce texte est complété par une deuxième convention, cette fois au niveau des Nations unies, adoptée à Mérida, Mexique, le 9 décembre 2003. Trente-six pays sont adhérents.
Mais l’extension se révèle difficile, et même délicate. Pour renforcer les moyens de lutte, notamment dans les relations internationales, les 107 pays qui acceptent le principe de la convention de l’ONU contre la corruption se sont retrouvés à Bali, du 28 janvier au 1er février. C’était la deuxième réunion des Etats signataires depuis la promulgation de cette convention. La France était représentée par le procureur Michel Barrau, en charge du Service central de prévention de la corruption (SCPC).
Principal axe de travail, et principal point d’accrochage : le contrôle de la mise en conformité de la législation des Etats avec les principes des conventions. Cette question du contrôle a occupé l’essentiel des travaux à Bali. Deux positions s’affrontent : le contrôle doit-il être assuré par les Etats eux-mêmes ou par des instances extérieures, introduisant de ce fait un droit de regard supranational ? Comme par hasard, les pays les plus infectés par la corruption renâclent à accepter cette formule, dont la promotion est assurée par les Etats développés.
Une question essentielle se pose pour le traitement de la corruption dans les pays émergents. Pour Michel Barrau, il s’agit de déterminer à partir de quel moment les actions qualifiées de corruption vont apparaître anormales :
Depuis la mise en œuvre des lois françaises sur le financement des partis politiques, à partir de 1993, le phénomène de corruption de ses fonctionnaires apparaît marginal. Si, l’an passé, un millier de cas ont été répertoriés, aucun n’est arrivé au niveau judiciaire. Quand il y a corruption, les montages sont si compliqués qu’il faut des années pour les dénouer.
Transferts de joueurs et grandes compétitions dans le viseur
Vigilant, le SCPC a lancé une recherche active dans le domaine du sport, appuyée sur des accords passés avec la Française des Jeux, la Ligue française de rugby et la Fédération française de football.
L’organisme est en effet fort préoccupé par les risques liés au sport. Ce n’est pas nouveau, plusieurs clubs français ont, par le passé, connu d’importants remous. Mais le phénomène prend de l’ampleur en raison des énormes capitaux mobilisés autour des grandes compétitions professionnelles et lors des transferts de joueurs. Les résultats de cette recherche apparaîtront au cours de l’année. Même partielle, leur publication devrait exercer un fort effet préventif. Car la corruption ne se porte bien que sous le sceau du secret.
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EN France, en effet, on est mal classe dans les pays
europeens dans la liste des pays ‘propres!
Chirac, premier fonctionnaire de l’etat francais ,
intouchable lorsqu’il est fonction et pratiquement
intouchable meme comme simple citoyen …
Et TRICHET, president de la banque europeene, et
soutenu par Chirac a ce poste ! longtemps ce monsieur
a ete soupsonne de delit d initie?
Ne comptons pas sur la France pour mener ce combat contre
le corruption
- Aux USA,de hauts fonctionnaires ont du demissionner
- au Japon des minsitres demissionnent
- en Coree plusieurs anciens presidents sont alles en
prison
- Meme aux Philippins ,pays corromopu, L’ancien
president ESTRADA,surnomme BINGO, a passe 6 ans
en residence surveille
….
En France ,qui a ete mis en prison a ce niveau
de responsabilite??
oui les americains sont c— mais au moins mentir et tres mal vu , si ont faisais pareil chez nous il faudrait ouvrir 2/3 nouvelle prison politique
Personne ne souhaite la fin de la corruption et en premier lieu ceux qui votent les lois étant entendu qu’ils sont les premiers bénéficiaires de lasdite corruption.
de toute évidence, ne peut corrompre que celui qui possède le pouvoir pour les autres, cet à dire le simple quidam il se contente de subir.
plus la personne a de pouvoir et plus la corruption provoque de dégats….
EST CE QUE LA SUISSE A SIGNE L’ACCORD car il semble
que de nombreuses commissions occultes aboutissent
dans ce cher petit pays bien propre et bien pensant!
Et le Luxembourg , grand defenseur de l ‘Europe ?
Et la principaute de Monaco , sous tutelle de
l’ETAT FRANCAIS ?
Esperons qu’il faisait quand meme beau a Bali
lors de ces efficaces conversations sur l’international
KB -kick back en langage sporto-financiel- ou back chich- je ne connais pas la vraie orthographe.
Une surfacturation officielle de 15pc est admise dans
la plupart des pays europeens exportateurs mais c’est
souvent bien plus grace a des montages financiers
machiaveliques