A debattre

Comment motiver les mauvais élèves du HLM ?

Rue89 explore trois pistes pour les mairies épinglées au « classement de déshonneur » de la Fondation Abbé Pierre.


La barre Renoir, à la Courneuve, en 2000 (Gilles Coulon/TF)

L'heure est à l'évaluation : après les profs et les ministres, c'est au tour des maires d'être notés pour leur action en matière de logement social. Dans son rapport annuel, la fondation Abbé Pierre a décerné mercredi matin bons et mauvais points aux municipalités pour leur respect de la loi SRU.

Adoptée en décembre 2000 à l'initiative du gouvernement Jospin, la « loi de solidarité et renouvellement urbains », contraint les communes rattachées à une agglomération de plus de 50.000 habitants à atteindre au moins 20% de logements sociaux d'ici 2020.

Or plus de la moitié dérogent à leurs objectifs pour la période 2002-2006, à l'instar de Neuilly-sur-Seine : de longue date, le fief de Nicolas Sarkozy tient lieu d'exemple canonique en la matière. Avec seulement 2,6% de logements sociaux, la ville reste un des pires élève. Mais, parce qu'elle a rempli une (infime) partie de ses engagements -181 logements sur les 1324 promis sur cinq ans-, la ville des Hauts de Seine ne termine que deuxième du « classement du déshonneur ».

LES MAUVAIS ÉLÈVES
1. Saint-Maur-des-Fossés
2. Neuilly
3. Hyères
4. Toulon
5. Nice
LES BONS ÉLÈVES
1. Montauban
2. Annecy
3. Dijon
4. Versailles
5. Paris

C'est une autre ville d'Ile-de-France, Saint-Maur-des-Fossés, qui lui ravit la palme, n'ayant livré que trente nouveaux logements en cinq ans au lieu des 1236 promis.

Saint-Maur a préféré débourser 1,4 million d'euros d'amende en 2007 plutôt que d'agrandir son parc social, qui ne représente pas plus de 6% du total. Cette pénalité prévue par la loi SRU n'aura donc pas suffi à faire plier la mairie. Mais ces amendes ne sont pas les seuls outils à la disposition des pouvoirs publics pour lutter contre la pénurie de logements sociaux.

Le Préfet peut tordre le bras du maire

Ainsi, l'intervention musclée du préfet, aura fini par porter ses fruits à Saint-Maur, ville pourtant très récalcitrante. Nommé à la préfecture du Val-de-Marne il y a deux ans et demi, le préfet Bernard Tomasini a pris une mesure sans précédent en France : pour contraindre l'édile à respecter la loi, il l'a obligé à construire des logements sur six hectares, des terrains appartenant en fait à l'Etat ou à la SNCF.

Là où se trouvaient d'anciens bâtiments universitaires et des entrepôts de la SNCF, émergeront finalement 700 logements, dont la moitié de logements sociaux. Le reste destiné aux primo-acquérants.

Le maire, compétent en matière d'urbanisme puisque c'est lui qui délivre les permis de constuire, n'a pas eu le choix : pour arracher cet accord, le préfet Bernard Tomasini reconnaît volontiers avoir « fait pression sur la commune » :

« J'ai carrément menacé Saint-Maur-des-Fossés de saisir ces terrains dans le cadre d'un programme d'intérêt général s'il ne respectait pas la loi SRU. »

Pour lui, c'est bien la preuve que les représentants de l'Etat ont un pouvoir de levier important :

« C'est ce que permet la loi depuis 2004 et je m'en suis emparé parce que le logement social est une priorité pour moi, même s'il a fallu montrer une grande fermeté. Quand je suis arrivé en 2005, 1800 nouveaux logements sociaux neufs étaient construits par an sur le département. En 2006, c'était 2200 puis, en 2007, 2550. Pour 2008, je me suis fixé l'objectif de trois mille et je ferai pression sur les maires pour cela. »

Et il gage que d'autre préfets suivront son exemple.

Jouer sur le livret A, une idée de Michel Camdessus

Michel Camdessus, qui a remis il y a un mois et demi un rapport au gouvernement sur le financement du logement social, croit, lui, au levier financier.

Ancien directeur du FMI et ancien directeur du Trésor, Camdessus veut profiter de la refonte du Livret A pour dégager « deux milliards d'euros par an » pour le logement social.

Pour cela, il préconise qu'on cesse de relever autant le taux du livret A. Depuis 2003, la rémunération d'un livret A était indexée sur l'inflation, avec une bonification de 0,25 points au dessus de l'inflation. Mais en relevant le taux du livret A, on relève en même temps le taux des prêts aux offices HLM, qui sont financés par ce livret.

Or, pour l'ancien patron du FMI, chaque quart de point de « gagné » sur la rémunération offerte aux détenteurs de Livret A permet de dégager 500 millions d'euros par trimestre pour le logement social. Il s'agit en fait de rémunérer moins l'épargne pour financer d'avantage de projets. Et deux milliards d'euros par an, cela représenterait uen augmentation de 75% des fonds alloués à l'aide à la pierre.

« Vous connaissez beaucoup de dotations budgétaires qu'on a l'occasion d'augmenter de 75% par an ? Or le sous-financement du logement social est catastrophique. Et il manque encore entre 1 200 000 et 1 500 000 logements sociaux. »

Même si le gouvernement lui a donné en partie raison, le 1er février, en renonçant à rehausser le taux du livret A à 4% pour s'en tenir à 3,5%, Michel Camdessus a été en partie critiqué pour son rapport publié le 21 décembre. On l'accuse de léser les petits épargnants. Il réfute l'argument en soulignant que les titulaires d'un Livret A sont surtout des épargnants aisés, n'en déplaise aux idées reçues :

Enfin, le banquier préconise aussi de jouer sur la commission que les établissements bancaires perçoivent (1.5% au lieu des 0.4% qu'il réclame) sur le livret A parce que s'attaquer au logement social est « un choix politique » :

Les maisons Borloo… si elles sortent de terre

S'il manque aujourd'hui plus d'un million de logements sociaux, l'accession sociale à la propriété pourrait-elle être un remède pour les ménages les plus modestes ? C'est le pari de la droite. Il y a trois ans, Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Ville,lançait les fameuses « maisons à 100 000 euros » : des maisons de 85m² prévues pour moins d'une trentaine de villes.

Force est de constater qu'elles tardent à sortir de terre. Seules quatre d'entre elles ont vu le jour (quatre maisons préfabriquées à Ploërmel, dans le Morbihan), alors que le dispositif est en vigueur depuis fin 2005 et promettait « entre 20 000 et 30 000 maisons par an ».

A Epinay-sur-Seine, en région parisienne, on défend ainsi le projet de 28 maisons. Ingrid Viallet, directrice de cabinet du maire, affirme que le dispositif a été mis sur les rails aussitôt après l'entrée en vigueur du plan :

« Il a fallu monter le dossier financier puis signer les permis de construire. Le chantier a démarré en avril 2007 et les maisons seront livrées à la fin de l'été. Tous les acquérants ont déjà signé chez le notaire. »

A deux bémols près, toutefois : ayant reçu plus de six cents candidatures pour seulement 28 maisons, il a fallu faire le tri. Parmi les critères, la municipalité d'Epinay a certes retenu d'être déjà locataire du parc social de la ville, primo-acquérant et de ne pas dépasser le plafond de ressources. Mais elle a aussi préféré des familles de « deux ou trois enfants maximum » pour éviter la suroccupation dans ces maisons F4. Une solution qui exclut une bonne partie de la population.

Autre hic : les maisons promises par Jean-Louis Borloo, se sont renchéries avec le temps et c'est 119 000 euros que les futurs propriétaires d'Epinay devront débourser au total, sans compter les frais d'emprunt.

Là où d'autres villes ont fini par faire un tirage au sort parmi les candidats élligibles, Epinay a retenu les premiers arrivés.

69 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Pierrrrre

à Kenzaburo Portrait de Kenzaburo De Pierrrrre

09H16 | 14/02/2008 | Permalien

 »……La plupart de ces logements, () quiconque ne les reconnait pas en passant dans la rue….. »

==> Mais alors, pourquoi décréter que ces logements seraient « sociaux » ?

Vous mêmes reconnaissez qu'ils n'ont pas de diifférence avec les autres.
Ce sont les habitants qui sont « sociaux », pas les logements !

Mais décréter des logements « sociaux », HLMisés, c'est justifier la mise en place d'usines à gaz :

- de sociétés de gestion de « logements sociaux », avec passes-droits pour la distribution des postes, récompenses aux amis, poste de complaisance pour politique n'ayant pu se faire élir,

- de Comités d'attribution, avec entourloupes et toujours ces mêmes passes-droits

- de système d'attribution de marchés à des entreprises amies, avec toute la mécanique mafieuse de reversement de commissions
,

et aussi,

- de concentration dans ces logements d'une population à profil social identique

- de l'impossibilité pour ces locataires de déménager pour trouver du travail ailleur (perte de l'avantage logement)

- du désinvestissement dans le logement locatif de moyen de gamme, trop concurrencé par les tarifs subventionnés

Il serait d'ailleur interessant qu'un audit nationnal soit effectué sur le coût réel moyen d'un logement HLM … nous en serions effaré…

quand je pense que dans ma commune, les services publiques ont aménagé des places pour gens du voyage :
coût de l'investissement : 45 000 euros par place de parking caravane ! ! ! .. je ne parle que de l'aménagement, pas du prix du terrain ! …

autre « réhabilitation de HLM… 40 000 euros par appartement ! .. ! … ! je ne parle que de réhabillitation, pas de construction ! ..

on voit bien que ces commissions HLMisés manipulent avec d'autant plus d'abdnégation du sens du devoir et de la générosité, que l » argent n'est que celui du contribuable.

Il faut transformer les sociétés HLM en sociétés de gestion immobilière locative,
appartenant à l'Etat ou non,
mais gérées toutes avec des règles de gestion privées,
et aider les gens ayant des difficultés, par une APL plus généralisée, et accessible à tous par des règles égalitaires, et non pas demandant copinage et carte du parti.

Il faut aussi assouplir la gestion locative, et ne pas éterniser en procés à rallonge des situations de non paiement de loyer.

Le problème locatif en France est tout simplement du à une rareté de l'offre,
et cette rareté est due à un désinvestissement des bailleurs,
et à un système social où les HLM ponctionnent de manière gabegique l'aide attribuée aux locataires.

Portrait de sinclair

De sinclair

08H20 | 14/02/2008 | Permalien

Pourquoi toujours chercher plus loin ce qui existe. En 2000 le gouvernement Jospin avait timidement crée la loi SRU avec un système timide de pénalité pour les communes récalcitrantes (logement sociaux insuffisant). Cette loi vaut ce qu'elle vaut mais elle a le merite d'exister. Il est facilement possible de la durcir. C'était aussi la possibilité de reverser les amendes aux communes les plus déshérités.

Mais revenu au pouvoir l'UMP s'est précipité pour vider de sa contrainte la Loi SRU et ce malgré le déplacement a l'assemblée de l'abbé Pierre. Toute honte bue l'UMP protegera les Neuilly Hyeres de l'invasion des logements sociaux et leur évitera le bruit et l'odeur de M Chirac et le Karcher de notre Président.

L'argent qui manque sera tiré du livret A malgré les promesses. Dans le plus pur mouvement de celui qui l'est le paie (malades, pauvres et mal logé comprendront).

Et cerise sur le gâteau dans le style Marie Antionette les mal loges n'ont qu'a devenir propriétaire grâce a M Borloo.

Portrait de Kenzaburo

De Kenzaburo

08H39 | 14/02/2008 | Permalien

Les maisons Borloo, le rêve du français, si peu développement durable que le ministre doit se cacher sous la table quand on évoque sont récent passé ! ! ! !

Portrait de Tita

De Tita

oiseau | 09H14 | 14/02/2008 | Permalien

Si des solutions existent et qu'elles ne sont pas appliquées, alors c'est un choix et comme bien des choix, c'est un choix motivé.

En lisant l'article, j'ai pensé à deux motivations :
- Selon la sacro-sainte loi capitaliste de l'offre et de la demande, le fait qu'il manque des logements sociaux, permet d'augmenter (ou de maintenir) un loyer élevé et un revenu maximum. « Et tant pie pour les trop pauvres… ils n'ont qu'à être plus riches. »

- Les bons bourgeois n'aiment pas à voir la pauvreté qu'ils associent à ce qu'ils n'aiment pas : désordre, violence, « racaille », etc… Alors autant que ce soit ailleurs que chez eux. Ne pas construire de logements sociaux, c'est donc pour la tranquillité « morale » de ses bons bourgeois… et à Neuilly comme ailleurs, c'est un argument électoral.

Portrait de k@rine

De k@rine

citoyenne | 09H24 | 14/02/2008 | Permalien

Il y a une loi dont le maire en qualité d'élu et de représentant de l'Etat doit en être le garant.
Par conséquent, il apparaît donc que tous les élus qui ne la font pas respecter sont hors la loi et devraient être déchus de leur mandat et condamnés pour cela en étant interdit d'eligibilité.

Portrait de Pierrrrre

à k@rine Portrait de k@rine De Pierrrrre

11H47 | 14/02/2008 | Permalien

à k@rine (citoyenne)

==> « citoyenne », c'est le nouveau qualificatif qui remplace l'ancien de « camarade », beaucoup trop entaché ?

en attendant de salir celui là ?

ah, le progrés, et ses habitudes de kleenex jetable…

….ça me rappelle « technicien de surface “ à la place de videur de poubelles…

PS et PCF : je n'ai rien contre les videurs de poubelles..profession à développer, ne serait-ce que sur internet.

Portrait de k@rine

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De k@rine

citoyenne | 12H01 | 14/02/2008 | Permalien

Pierrrrre, libre à vous de croire et de fanstasmer sur le mot « citoyenne » si cela peut vous rassurer.
Pour ma part la définition du Larousse me convient assez : membre d'une cité, habitant d'un Etat libre qui a droit de suffrage. Qui fait preuve d'esprit civique.
Bonne journée à vous.

Portrait de Pierrrrre

à k@rine Portrait de k@rine De Pierrrrre

16H32 | 14/02/2008 | Permalien

 »….fanstasmer sur le mot « citoyenne »…. »

==> il est vrai que « citoyen » est un joli mot,
ainsi que celui de « camarade » d'ailleur, auquel il s'est systématiquement substitué dans tous les tracts et étendards politiquements corrects.

Joli mot aussi, celui de « progressiste », homme de progrés tourné vers l'avenir,

alors que celui de « conservateur », qu'on attribue aux autres, fait plutôt ringard et raccroché au passé..

Si le mot de « libéral » est joli, on essaye de l'enlaidir en lui affublant le qualificatif d'ultra.. pour faire peur aux mères grands et aux petits enfants,

et comme le mot de « socialiste » ou pire, celui de « communiste » ou « marxiste » deviennent inquiétants à cause des goulags qu'ils drainent derrière eux,
on leur préfère celui d'« alternatif ».. oui, « alternatif », c'est nouveau ça vient de sortir,
c'est autre chose, quoi,
on ne sait pas trop, mais c'est mieux, certainement…

La politique du mot,
le choix de la jolie étiquette qui cache un contenu guère montrable.

Finalement, le fascisme m'apparait aussi dégueulasse mais bien plus honnète : bouteille de vitriole avec tête de mort comme étiquette,
c'est beaucoup moins dangereux que vos jolies bouteilles d'orangina citoyen, avec arsenic à l'interieur.

Portrait de timmy

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De timmy

(écrivain public) | 12H56 | 14/02/2008 | Permalien

Au lieu de perdre du temps à raconter des âneries, je vous conseille un peu de lecture : « La Peur du rouge en France : des partageux aux gauchistes », Lejeune, 2003.Chez Belin, collection Histoire et société.

Portrait de renini

De renini

enseignante | 10H50 | 14/02/2008 | Permalien

Dans mon village , il y a deux listes pour les communales « “apolitiques”“et le vote des électeurs se fera sur le choix , hélas , de construction d'un lotissement avec accès à la propriété (qui risquerait de nous apporter une population
non désirée ! )
Je précise qu'il ne s'agit même pas de HLM !

Portrait de Pouffpouff

De Pouffpouff

En activité | 10H52 | 14/02/2008 | Permalien

Il faut dissoudre la commune de Neuilly sur Seine par décret en conseil d'état et la rattacher à la Ville de Paris.
Mais par ailleurs la loi SRU a aussi permis aux villes avec plus de 21 % de logements sociaux de ne plus en faire du tout. D'où un blocage massif de la construction car elles avaient souvent encore beaucoup de grands terrains.

Portrait de Pierrrrre

à Pouffpouff Portrait de Pouffpouff De Pierrrrre

11H38 | 14/02/2008 | Permalien

 »…..Il faut dissoudre la commune de Neuilly sur Seine par décret en conseil d'état et la rattacher à la Ville de Paris….. »

==> méthode marseillaise
…sauf si cela fait basculer Paris à droite, bien sur…

Portrait de Pouffpouff

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De Pouffpouff

En activité | 13H17 | 14/02/2008 | Permalien

Marseille 820.000 habitants dont 200.000 dépendent de la CMU. Traitement des ordures ménagères : comme au 19ème siècles on entasse en décharge. C'est cette ville que vous évoquez Pierrrrre ?

Portrait de Gringo

De Gringo

| 11H16 | 14/02/2008 | Permalien

Perso, je travaille dans la construction et il y a un point que je n'ai vu évoqué nulle part : le financement de la construction est un énorme problème.

Depuis 2005, de nouveaux décrets et de nouvelles normes régissant la construction imposent des contraintes techniques qui font flamber les prix des bâtiments. Particulièrement les nouvelles normes pour les PMR (personnes à mobilité réduite) et la RT 2005 (réglementation thermique).

Je ne dis pas qu'il ne faut pas intégrer ces nouvelles normes, au contraire, mais les budgets prévisionnels des Maîtres d'Ouvrages ne les prévoient, pour ainsi dire jamais. Alors, de nombreux projets sont « retoqués » parce qu'impossibles à financer. Mon entreprise vient de chiffrer un appel d'offre qui s'est avéré 4 fois infructueux ! !

En regard de ça, le million 400 mille euros d'amende équivaut, grosso modo, aux travaux de Gros-Oeuvre d'une 20aine de logements, sans parler du terrain, des autres corps d'état, des frais de permis de construire… On est encore loin de pouvoir financer les 1200 et quelques promis par la ville.

Portrait de Gringo

à Gringo Portrait de Gringo De Gringo

| 11H28 | 14/02/2008 | Permalien

Ah oui, je précise :
20 millions d'euros HT = environ le GO de 20 logements
Et la TVA est toujours à 19,6% dans le BTP

Portrait de Pierrrrre

De Pierrrrre

11H35 | 14/02/2008 | Permalien

Pouurquoi la gauche aime-t-elle les HLM ?

mais parce que cela permet la constitution de sociétés HLM où elle peut caser ses sympathisants,

cela permet de faire travailler des entreprises amies,

cela permet de dépenser sans compter, puisqu'il s'agit de l'argent du contribuable (à priori de droite),

cela permet aussi d'entretenir une population captive, qui lui doit reconnaissance, et qui est un vivié financier et électoral.

En fait, le système HLM est une mécanique de principe socialiste, où l'Etat est propriétaire, et redistributeur de la mane possédée .

Les magouilles générées parce système sont automatiques et structurelles .

Les pays qui ont basé leur solution logement sur ce principe alignent des barres d'immeubles immondes pour locataires entassés dans des logements sans entretien.

Dans la même ville, il a existé un mur qui a séparé le logement libre du logement d'Etat.. alllez donc, allez donc en voir la différence aujourd'hui encore entre estet ouest.. c'est à Berlin.

La solution sociale, elle est à trouver dans l'APL qui doit être augmentée et accessible sur dossier, et non pas sur file d'attente avec portes cochères pour initiés ou pistonnés.

Mais aujourd'hui, les HLM sont une pompe à finance horrible qui ponctionne toute l'aide sociale pour une prestation médiocre et une conséquence dramatique de désinvestissement dans le locatif privé.

Obliger les communes à construire 20% de HLM
n'est porté que par des intentions de basse politique, sous des dessous d'humanisme de présentation.

C'est justement à cause de ministres pro HLM que la situation du logement locatif en France s'est tant dégradée :
Lienneman, Gayssot, Besson.
Leurs décisions ont généré une désafection des bailleurs privés qui préfèrent aujourd'hui vendre ou garder vide, des logements qui hier étaient loués.

Portrait de yom

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De yom

Travailleur indépendant (parfois de... | 11H54 | 14/02/2008 | Permalien

Oh My God ! ! !

En vous lisant je réalise que le R.P.R a géré les HLM de la Ville de Paris en vrai parti de gauchistes ! ! !

Portrait de Pierrrrre

à yom Portrait de yom De Pierrrrre

14H01 | 14/02/2008 | Permalien

 »…..le R.P.R a géré les HLM de la Ville de Paris en vrai parti de gauchistes ! ! ! …. »

==> exact ; tous les partis magouillent et tirent profit du système HLM (Parti Communiste en tête).
C'est le système que je dénonce,
un système qui, générant un décalage par rapport au marché,
génère automatiquement magouilles, gabegies et passes droit.

Portrait de timmy

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De timmy

(écrivain public) | 14H19 | 14/02/2008 | Permalien

« (Parti Communiste en tête) »

Des sources ?

Portrait de yom

à timmy Portrait de timmy De yom

Travailleur indépendant (parfois de... | 15H01 | 14/02/2008 | Permalien

Tintin chez les Soviets. : -)

Portrait de Pierrrrre

à timmy Portrait de timmy De Pierrrrre

12H20 | 17/02/2008 | Permalien

 »….« (Parti Communiste en tête) »
Des sources ? …. »

==> sources personnelles et précises,
mais le fait que le PCF s'auto finance par moultes associations, comités d'entreprise, et organismes de la fonction publique territoriale est de notoriété publique.
Il n'y a pas qu'eux, mais chez eux, c'est endémique.
C'est qu'ils ont besoin d'argent depuis qu'ils ne touchent pas des subventions de l'URSS, subventions passant par la seule banque privée soviétique en France, la Banque de l'Europe du Nord, banque dans laquelle tous les Comités d'Entreprise CGT avaient aussi un compte.

Portrait de timmy

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De timmy

(écrivain public) | 13H13 | 14/02/2008 | Permalien

 » Les pays qui ont basé leur solution logement sur ce principe alignent des barres d'immeubles immondes pour locataires entassés dans des logements sans entretien. »

Vous êtes décidément mal renseigné : en Suède le marché locatif (dans sa quasi-totalité) est administré par l'état, les communes ou les coopératives locales, le tout fonctionnant selon un système de listes d'attentes.

Ca peut marcher, il suffit d'y mettre les moyens. Bien sûr il faut une pression fiscale élevée pour pouvoir entretenir ces logements.

A lire : Le rebond du modèle scandinave, Marie-Laure LE FOULON. On y apprend comment le modèle social-démocrate peut fabriquer autre choses que « des assistés », pour peu que l'état et les politiques s'investissent vraiment.

Portrait de Pierrrrre

à timmy Portrait de timmy De Pierrrrre

14H18 | 14/02/2008 | Permalien

 »….en Suède le marché locatif (dans sa quasi-totalité) est administré par l'état,…. »

==> la Suède procède doucement à sa révolution libérale, glissant d'une gestion administrée à une prise en compte des lois du marché.

Pour le logement, cette révolution n'en est qu'à son début.

Je vous fait un copier/coller de quelques éléments pris parmi les réflexions d'experts de l'OCDE

http://www.oecd.org/document/1/0,3343,fr_33873108_33873822_38090369_1_1_…

« la Suède…. de fortes distorsions subsistent sur son marché du logement ;
celles-ci entravent notamment le bon fonctionnement de l'offre et de la demande et excluent un grand nombre de Suédois du mode d'occupation qu'ils préfèrent.(…)

forte hausse des prix dans les grandes villes, mais la réglementation est telle que les loyers ne peuvent pas refléter les prix du marché.

Le dispositif de fixation des loyers, en vertu duquel les loyers du secteur privé sont basés sur les loyers négociés et régis par les coûts qui sont pratiqués par les bailleurs du secteur public, a entraîné, dans les grandes villes, d'importantes différences entre les loyers que les locataires sont prêts à payer et ceux qui sont effectivement pratiqués. Les files d'attente étant très longues, (…) faible activité de construction de logements locatifs.

L'idéal serait d'éliminer progressivement le contrôle des loyers pour que le marché fonctionne mieux

à compter de 2007, l'impôt locatif est supprimé, les valeurs estimatives sont bloquées et l'impôt foncier est plafonné,

la construction de logements locatifs se situe à un niveau particulièrement bas. Mais la faible activité de construction est due également à un manque de concurrence dans ce secteur,

il faudrait que le législateur autorise la propriété directe d'un appartement, ce qui encouragerait également l'investissement dans le secteur locatif…. »

Portrait de timmy

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De timmy

(écrivain public) | 14H50 | 14/02/2008 | Permalien

L'OCDE est une organisation qui a pour but d'instaurer la libre concurrence dans toutes les branches de la société. Imaginez un peu ce que peut représenter à leurs yeux un marché contrôlé par l'état : l'horreur absolue.

Moi je vous parle d'une solution qui existe, qu'elle contrecarre les plans de conquêtes libérales de l'OCDE, c'est un autre problème.

Se baser sur un rapport de l'OCDE pour démonter une politique publique « d'état-providence », c'est un peu comme demander au Vatican un rapport sur la politique laïque en France.

Portrait de Pierrrrre

à timmy Portrait de timmy De Pierrrrre

16H11 | 14/02/2008 | Permalien

 »…..un marché contrôlé par l'état : l'horreur absolue….. »

==> je vous épargnerai les exemples le démontrant..
auriez-vous un contre exemple ?

Portrait de timmy

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De timmy

(écrivain public) | 16H56 | 14/02/2008 | Permalien

Non non, ne m'épargnez pas vos arguments. Et pour le contre exemple (au risque de me répéter) : La Suède ?

Portrait de Pierrrrre

à timmy Portrait de timmy De Pierrrrre

16H19 | 17/02/2008 | Permalien

 »….L'OCDE est une organisation qui a pour but d'instaurer la libre concurrence dans toutes les branches de la société….. »

==> oui, on est bien d'accord, une organisation d'experts qui réfléchissent aux mécanismes économiques, et répondent que 1+1=2, même quand l'électorat populaire aiment tant les politiques qui leur certifie que ça fait 3.

Ils sont convaincus des vertus de l'économie de marché.
Ainsi d'ailleur que pratiquement tous les experts économiques,
même ceux du Parti Socialiste, et qui ne savent comment concilier, des évidences pragmatiques, avec ces lubies partisanes qui ont fait la preuve de leur échec

Portrait de boogienight

De boogienight

12H15 | 14/02/2008 | Permalien

c'est vrai que le systeme HLM n'est pas « la » solution ultime au problème de logement(yen a t'il une dans un delai convenable… ? ).
mais c'est aussi vrai qu'en refusant leurs constructions dans ces communes, ces maires tracent une ligne ideologiques entre les « chiffons » et les « serviette ».
j'ai lu plus haut la solution du logement diffus, ce qui a l'avantage de presenter une reelle mixité ; c'est aussi de cette mixité que ne veulent pas nos cheres « serviettes » ; vous imaginez decendre vos escalier et tomber sur une famille nombreuse d'un autre milieu : le drame…

Portrait de Pierrrrre

à boogienight Portrait de boogienight De Pierrrrre

17H04 | 14/02/2008 | Permalien

 »…..une ligne ideologiques entre les « chiffons » et les « serviette »….. »

==> exact, et pour éviter les tours à chiffons,
la meilleure solution est d'aider les familles dans le besoin, par une APL ne nécessitant pas de file d'attente et de passe-droit politique :
Si vous y avez droit, ce droit s'applique à Neuilly comme à la Courneuve.

Cela, à condition d'éviter de jeter l'argent social par un système HLM effrayant de compléxité, d'ornières et de tiroirs cachés.

Portrait de lesenfantsdedonquichotte

De lesenfantsdedonquichotte

association | 15H50 | 14/02/2008 | Permalien

tous les ans, un rapport un peu plus édifiant de la fondation abbé pierre nous apporte la preuve concrète de l'absence de volonté politique pour mettre en oeuvre une véritable politique publique du logement.

et si les citoyens et électeurs profitaient des élections municipales pour s'emparer de ce débat de société ?
la précarité, le pouvoir d'achat, l'exclusion et la cohésion sociale, tous ces thèmes ne se rejoignent-ils pas dans le logement ?

et si la société civile montrait qu'elle est capable de se mobiliser pour pallier à ce manque de volonté politique de nos gouvernements successifs ?

nous vous donnons rdv le 21 février place de la république à Paris, nous vous invitons à participer à une longue nuit blanche pour le logement qui se tiendra à partir de 18H00. Cet évènement citoyen est organisé par le front associatif pour le logement.

renseignez vous sur www.lesenfantsdedonquichotte.com

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