
Au moment même de son mariage avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy, chef des armées, a eu à décider de la stratégie à adopter au Tchad face à l'attaque des rebelles : comment interpréter l'accord de coopération à volet militaire ? A ce jour, si les informations demeurent contradictoires, il ne fait aucun doute que l'armée française a joué un rôle décisif au Tchad. Tout en recevant un relatif feu vert de la communauté internationale (Union africaine et Nations unies).
Le Tchad est un des épicentres, avec la corne de l'Afrique ou la RDC, de la géopolitique africaine. Vaste pays aride aux frontières immenses, il est à la charnière des mondes arabe et noir, anglophone et francophone. On y retrouve ainsi la même ligne de fracture qu'au Soudan entre l'Afrique blanche et noire, « Africains » et « Arabes », des différences ethniques ou claniques, religieuses (55% de musulmans dont 5 à 10% de fondamentalistes), linguistiques et climatiques.
Retour sur les événements
2000 rebelles tchadiens venant en pickup du Darfour et soutenus par le Soudan sont entrés à N'Djamena le 1er février 2008 avec à leur tête trois composantes : Mahamat Nouri (Union des forces pour la démocratie et le développement ), Gorane, l'ancien ministre, ayant avait fait défection en 2006 ; il était soutenu par le Soudan mais avait l'hostilité de la Libye. Timan Erdimi et son frère, neveux de Idris Deby et d'ethnie Zaghawa avaient fait défection en 2005 (Rassemblement des forces pour le changement RFC) et l'UFDD-fondamentale dirigée par Makaye. En revanche, le mouvement justice et égalité (MJE)de Ibrahim Khalif avait pris position pour Deby.
En dehors de N'Djamena, on a noté l'attaque de Adré, localité proche du Soudan. Longtemps la situation a été incertaine même si le temps a joué pour Idriss Deby à la tête de son armée puis réfugié dans son palais.
La prise de pouvoir par les rebelles, à 800 kms de leurs bases, supposait qu'ils bénéficient de défections au sein de l'armée tchadienne, qu'ils disposent de renforts, qu'ils anéantissent les hélicoptères de combat en prenant l'aéroport et qu'ils aient accès à de l'essence et à des munitions.
Les forces militaires gouvernementales ont bénéficié d'une supériorité grâce à leurs hélicoptères de combat et à leurs tanks, alors que les rebelles disposaient de lance-roquettes, mitrailleuses et kalachnikovs.
S'il a été au départ discret et attentiste, le rôle de l'armée française a été décisif. Outre l'aide au départ des étrangers et à l'exfiltration de membres d'ambassades, l'armée française, dont la force Epervier a reçu des renforts, a tenu l'aéroport de N'Djamena. Elle a fourni l'armée tchadienne en renseignements et en munitions (notamment pour les tanks T-55, par l'intermédiaire de la Libye).
Les combats, très violents, ont fait des centaines de morts et plus de 1000 blessés. Le chef d'état-major de l'armée tchadienne a été tué. Les rebelles ont été contraints de se replier après avoir occupé plus de la moitié de la capitale.
La France a appliqué son accord de coopération à volet militaire. Son action a été moins visible qu'en avril 2006 où, dans des conditions similaires, des coups de semonce avaient été donnés par l'armée française, qui avait transmis des informations par satellite, ses avions ayant procédé à des reconnaissances et des survols de la frontière soudanaise. Cette fois, selon certaines sources (La Croix du 8 février), l'appui militaire aurait été plus direct, avec la coordination des forces tchadiennes voire la participation aux combats. D'après Le Monde (daté du même jour), Nicolas Sarkozy avait pris la décision de ne pas intervenir directement militairement. Les informations sont contradictoires.
La France, prise dans le bourbier tchadien, a reçu le soutien de la communauté internationale. Outre les condamnations par l'Union africaine et l'Union européenne de l'attaque des rebelles, le conseil de sécurité des Nations unies (présentée par la France) du 4 février a appelé « les Etats membres à apporter leur soutien au gouvernement tchadien ».
La France et les Etats-Unis ont haussé le ton contre le Soudan. Le 4 février, Bernard Kouchner déclare :
» Nous espérons ne pas avoir à intervenir plus avant. »
L'épee de Damoclès d'une possible intervention de la France demeure face aux forces rebelles qui pourraient renouveler leurs attaques. Malgré le soutien des Nations unies, l'intervention indirecte, voire directe, des forces militaires françaises témoigne d'une continuité de la politique hexagonale en Afrique. Elle est également le signe d'un accord avec les Américains sur ce continent et sur l'appui du nouveau partenaire libyen.
Un enchevêtrement de facteurs de crise militaire et politique
► Un jeu d'opposition interne par les armes entre les différentes forces politiques et militaires tchadiennes. Le Tchad est en guerre de manière quasi permanente depuis son indépendance. Idris Deby a certes été élu par les urnes après avoir pris le pouvoir par les armes en 1990, avec l'appui de la France et de la Libye. La corruption est abyssale et le pouvoir est accaparé par un groupe limité. Certains Zaghawa considèrent qu'ils n'ont pas suffisamment bénéficié de la manne pétrolière.
Si le mouvement des rebelles était trop divisé pour constituer une opposition crédible, des opposants majeurs ont été arrêtés, dont l'ancien chef de l'Etat Lol Mahamat Choua, ainsi qu'Ibni Oumary Saleh et Ngarejy Yorongar.
► La crise du Darfour. Le conflit du Soudan et du Darfour n'a pas seulement fait tâche d'huile au Tchad et en Centrafrique avec les populations réfugiées ou rebelles transfrontalières : il est au cœur du conflit tchadien. Le Tchad soutient les rebelles au régime de Khartoum alors que le Soudan sert de sanctuaire aux opposants d'Idriss Deby, qu'il arme et finance.
Le calendrier correspondait à la mise en place de la force Eufor avec une forte opposition du Soudan. Suite à l'échec des rebelles, les forces soudanaises et Janjawids ont attaqué le MJE, Mouvement pour la justice et l'égalité, qui s'était rallié à Idriss Deby.
► Les ambitions régionales. Elles opposent, d'une part, la Libye et le Soudan et, d'autre part, les pays de la Ligue arabe proches du Soudan marqués par un islamisme radical et ceux qui appartiennent à l'Afrique noire.
La Libye considère que le Tchad fait partie de son arrière-cour et soutient les hommes du nord du Tchad Toubou ou Zaghawa.
Les attaques sont fréquentes entre le Tchad et le Soudan. En avril et novembre 2007, l'armée tchadienne affrontait sa rivale soudanaise au Darfour. Le Soudan avait prévenu qu'il répliquerait.
► Les enjeux stratégiques internationaux. Derrière le Tchad et le Soudan se trouvent de grandes puissances ayant des intérêts pétroliers et géopolitiques différents.
L'Iran et la Chine soutiennent le Soudan alors que les Etats-Unis et la France soutiennent le Tchad. Ce pays a 1 milliard de barils de pétrole en réserves et produit un peu plus de 20000 barils jour pour des revenus de 3 milliards de dollars.
Les intérêts sont américains (Chevron, Exon-mobil) et malaisiens (Petromas). L'acheminement se fait par l'oléoduc de Doba à Kribi, au Cameroun.
Idris Deby avait rompu l'accord passé avec la Banque mondiale, les compagnies et la société civile pour une gestion transparente de la rente pétrolière. Celle-ci a certes été accrue par renégociation avec les compagnies mais elle s'est largement évaporée ou transformée en achats d'armes. L'ambition chinoise et soudanaise serait que le pétrole des gisements du Darfour et du Tchad soit, dans des décennies futures, acheminé par Port Soudan.
Quelles perspectives ?
► Sur le plan de la politique intérieure, Idriss Deby sort renforcé mais sa légitimité interne est faible. Marqué par l'usure du pouvoir, s'il a su tirer part de la crise du Darfour et de l'appui international lors de la crise de février, il reste un chef de guerre, non un rassembleur politique. Face à lui, les forces d'opposition sont très divisées avec 70 partis, tandis que les chefs de clan ont une tradition guerrière et non démocratique.
En bon stratège militaire, Deby utilise la conjoncture pour renverser des situations difficiles. Ainsi, après avoir traité les membres de l'Arche de Zoé de pédophiles et de vendeurs d'organes, il se présente comme le sauveur des enfants volés qui accorde sa grâce magnanime aux membres de l'association humanitaire condamnés.
► Sur le plan social dominent la pauvreté, l'exclusion de la population de la rente pétrolière et la crise humanitaire avec les morts, les blessés et les réfugiés qui ont fui N'djamena par milliers pour rejoindre le Cameroun. Pris dans la guerre, le Tchad s'enfonce dans la pauvreté, la destruction de ses équipements, de ses compétences et le gaspillage de la rente pétrolière. La population est l'une des plus pauvres du monde malgré ou à cause du pétrole qui a accentué la conflictualité.
► Sur le plan de la paix et de la sécurité, le crime contre l'humanité du Darfour continue. L'attaque des rebelles a retardé la mise en place de la force Eufor de 3700 hommes, dont 2100 Francais. Celle-ci avait déjà été retardée de deux mois suite aux réticences, notamment de l'Allemagne et de la Grande Bretagne considérant que la France ne différenciait pas suffisamment ses intérêts (force Epervier, soutien à Idriss Deby) de son appui à cette force européenne.
Eufor doit sécuriser les 450000 déplacés et réfugiés du Darfour en RCA et au Tchad. Mais elle risque de subir les attaques des diverses forces le long de la frontière. Il en est de même pour la force hybride ONU/UA (UNAMID) de 26000 hommes dont 6000 policiers devant remplacer la Mission de l'Union africaine (AMIS).





















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De François Doutriaux
Juriste et enseignant chercheur | 11H15 | 12/02/2008 |
Merci pour cette excellente synthése, descriptive et factuelle. L'absence de parti pris et l'objectivité de votre présentation sont aussi rares que précieuses.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 11H44 | 12/02/2008 |
Encore une occasion ratée pour Sarkozy.
Décidément cet homme est une catastrophe.
Il n'a pas compris que Déby n'a aucune légitimité pour être président du Tchad. Les soi-disant rebelles sont en fait de la même trempe que ceux qui étaient des « terroristes » chez nous dans les années 40-45.
Mais attendons le deuxième semestre de cette année pour voir la réaction des états européens à cet individu.
Pour le moment personne ne peut rien dire puisqu'il s'agit de politique intérieure à la France, mais à partir du premier juillet je pense qu'on va bien se marrer avec notre président de l'UE.
Et c'est un parti pris subjectif !
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 11H44 | 12/02/2008 |
Notez tout de meme que l'EUFOR est commandée par un Irlandais ce qui modere un peu les accusations de néocolonialisme. Cela va faire huit mois que la France demande l'intervention urgente de l'UE et le fait que le déploiement vient d'etre repporté de quatre semaines pose la question de l'efficacité de l'Union a intervenir. Avec un peu plus détails :
http://lecrochepied.blog.lemonde.fr/2008/02/12/le-tchad-le-vrai-test-pou…
De Annie
11H45 | 12/02/2008 |
J'ai lu hier dans le Monde, ce qui est confirmé par Alertnet, mais pas par d'autres médias, que le gouvernement soudanais aurait pilonné le Darfour et qu'environ 10.000+ soudanais terrifiés se sont réfugiés au Tchad.
Où est-il possible de trouver plus d'informations à ce sujet ?
De Marcel-Duclos Efoudebe
Ecrivain | 13H01 | 12/02/2008 |
Cher monsieur Hugon,
Votre analyse de la crise tchadienne est, comme toujours, très pertinente. Pourtant, je lui trouve quelques ommissions.
D'abord, vous ne montrez pas assez la « contribution » lybienne, signe du nouveau rapprochement entre la France et la Lybie ou, si on veut, entre Nicholas Sarkozy et Mouammar Kadhafi. C'est quand même de la Lybie qu'est arrivé un important approvisionnement en munitions pour redynamiser les troupes d'Idriss Déby, largement débordées jusque-là. C'est quand même en Lybie que des avions en mission de renseignement se sont approvisionnées en carburant…
Ensuite, vous passez rapidement sur l'Arche de Zoe, alors même que tout esprit critique s'étonnerait de ce « heureux hasard » du calendrier : la France et la Communauté internationale qui soutiennent Idriss Déby ; Idriss Déby qui se dit prèt à considérer l'éventualité d'une grâce pour les condamnés de l'Arche, et la France qui adresse à Déby une demande de grâce pour les condamnés…
Enfin, et c'est peut-être le plus grave, vous ne vous étonnez pas du silence de Sarkozy, de l'Union Africaine et des Nations Unies, devant le comportement d'Idriss Déby qui, avant même que les armes ne se soient tues, a procédé à l'arrestation des principaux opposants à son régime. Tout le monde au secours d'un dictateur, personne pour défendre Ngarlejy Yorongar et ses camarades…
Pour le reste, vous avez parfaitement raison : la légitimité d'Idriss Déby est faible à l'Intérieur du Tchad. Et ça tombe bien, puisque c'est à l'Extérieur qu'il doit son arrivée - et son maintien - au pouvoir.
à Marcel-Duclos Efoudebe
De sinclair
18H38 | 12/02/2008 |
Bien sur ce volet de ce qu'est ce président démocratiquement élu par un pays démocratique est passe sous silence peu ou pas d'analyse de la situation. Comme le disait si bien notre secrétaire aux droits de l'homme à l'étranger, ce n'est plus l'Afrique de papa. Si l'installation de l'Eufor est si lente ce n'est pas pour rien et en plus elle le dit mais pas les medias français.
De marie 75 3563
13H30 | 12/02/2008 |
rafle dans le 13ème…. c'est pas le tchad.
rassemblement tolbiac 14H
Urgent vaste rafle ce matin dans le 13 éme
CETTE FOIS CI C'EST LE RETOUR DES RAFLES MILITARISEES COMME CELLES QUI EURENT LIEUES COMME LORS DE L'EXPULSION DU SQUATT DES MILLES A CACHAN
COMBIEN DE TEMPS ALLONS NOUS SUPPORTER ENCORE DE TELLES IMNAMIES
Rafle massive au foyer de la rue de la Terre au Curé (13ème) Au petit matin, ce mardi 12 février, un dispositif policier de plusieurs centaines d'agents était mis en oeuvre au foyer de migrants de la Terre au Curé (13ème) dans une opération de rafle massive résultant en plus de cent interpellations.
Cette opération avait été précédée du bouclage de toute la zone dès 4h du matin. Dans cette atmosphère de guerre civile, l'assaut sur le foyer de migrants a commencé, selon des témoins, à 6h45.
Voici le témoignage de Françoise, du RESF 5ème-13ème, qui a accouru sur place :
Vers 9 heures, j'ai quitté le foyer (43 rue des Teres aux curés, Paris 13e) devant lequel ne restaient plus que des journalistes (TF1, RTL) et des élus (notamment le maire du 13e) et des membres du cabinet du maire du 13e qui sont venus lorsque nous les avons prévenus.
Il faut être en alerte pour venir en aide aux personnes arrêtées dans les commissariats pendant leur garde à vue. Nous n'avons ni la liste des personnes arrêtées, ni celle des commissariats.
Il y a eu une centaine d'interpellations, j'ai entendu à 7h30 un policier transmettre l'information suivante « 107 interpellations, opération en cours », essentiellement des sans-papiers, mais pas exclusivement d'après ce qu'un policier a dit. Le motif qui lui a été donné est une commission rogatoire d'un(e) juge d'instruction pour des problèmes de mauvaises conditions de vie dans le foyer (surpopulation, vétusté) et trafics divers. Il lui a également été dit que les interpellés seront dispersés dans les différents commissariats de Paris. En attendant, les personnes ont été placées dans les locaux de la brigade de la circulation de la PP qui est juste à côté rue Albert et évacuées, vers 8h30 les cars étaient partis.
Un résident du foyer confirme qu'un de ses copains avec carte de séjour a été embarqué. Lui dit qu'il n'a pas été embarqué parce qu'il avait les clés du véhicule de son patron, mais il lui ont pris sa carte de séjour et il est convoqué à 15 heures à Cité. D'après les résidents les conditions d'intervention ont été violentes, prise au cou, maintient au sol sous les pieds des policiers.
Tout le quartier était bouclé depuis les rues de Tolbiac, Patay, Château des rentiers et Régnault depuis 4 heures du matin m'a-t-on dit. Le périmètre s'est concentré autour du foyer pour permettre l'accès aux écoles vers 8 h 30.
Lorsque nous sommes descendus vers 7 h 15 (nous habitons à l'intérieur du périmètre) chaque personne qui voulait passer pour rentrer chez elle ou aller travailler était accompagnée par les flics, ce qu'ils ont fini par faire pour nous aussi…
Il y avait rue Albert 3 autobus avec des vitres givrées (donc pas ceux des flics) plus des « estafettes ». Nous avons croisé des policiers qui escortaient 2 personnes avec les menottes « en laisse ». D'autres policiers repartaient du foyer avec beaucoup de matériel pour ouvrir (ou plutôt défoncer les portes), des échelles. Enormément de forces de l'ordre, en uniforme et en civil, 3 compagnies a dit un bleu à un autre.
Les élus du 13e, n'ont été prévenus que par nous et se sont rendus sur place au plus vite.
Il semble que cette « opération » ait été préparée de façon très discrète et centralisée, les instances policières et judiciaires du 13e ne semblent pas avoir été prévenues.
La presse a été prévenue par un communiqué de la PP. Il semble que les motifs des trafics communiqués par la PP aient évolué au fur et à mesure du temps qui a passé.
J'ai visité le foyer après le passage de la police : il n'y a plus une porte entière.
Les résident ont expliqué que les policiers frappaient une fois à la porte puis la défonçaient. Ils ont tout ouvert et pris l'argent, même lorsque les résidents n'étaient pas présents. Ils ont également pris les passeports.
Les résidents viennent essentiellement du Mali et un peu du Sénégal.
RESF 5ème-13ème
De : resf
mardi 12 février 2008
De Xoloscuintle
Secrétariat | 16H06 | 12/02/2008 |
Non aux Rafles de tristes mémoire ! OUi Marie le problème est grave mais à part une poignée de résistants qui s'en soucie ? ? ?
Les journeaux sont inféodés au Pouvoir en place et les journalistes d'investigation font défaut depuis pas mal d'années ! C'est le politiquement correct qui prévaut mai s si j'arrive à faire savoir que l'on rafle des enfants des femmes et des personnes agées ou malades, il y en a qui trouvent à redire qu'aprés tout ils sont « hors la LOI » et donc ne s'en émeuvent pas plus que celà ! !
A moins d'assister à une de ces scènes pitoyables ou les policiers courrent après des femmes en boubous avec leur enfant dans le dos, ils ne s'imaginent même pas faire la relation avec la rafle des juifs en 42 à Paris puis dans toute la France ! !
Le matraquage médiatique contre les sans-papiers et la judiciarisation de l'Aide aux sans-papiers décourage encore plus mais du coup la Honte est encore plus grande ! ! ! Ou comme en 40 45 les résistants étaient minoritaire et appellés des « terroristes » comme aujourd'hui ! UN jour nous serons tous des Terroristes ! ! ! !
De mamie 26
viticultrice drome | 16H53 | 12/02/2008 |
c'est vrai que nous nous sentons impuissants au plan français comme au plan international mais il y a tant
d'associations qui informent et proposent des actions que peut-etre on peut apporter une petite goutte d'eau
Il semble que la voix des « citoyens “commence a être écoutée…malheureusement surtout dans les sondages..
mais on peu faire feu de tout bois
De daniele
21H53 | 12/02/2008 |
je trouve un peu rude les 8x2 points rouges pour marie 75,meme si son commentaire est hors sujet,il a le merite de nous informer de ce qui se passe près de chez nous,dont on ne peut vraiment pas etre fier.moi je rajoute 5 rouges meme s'y ils ne servent a rien simplement par principe.
De Maxime Dubreuil
Consultant géopolitique | 08H24 | 13/02/2008 |
Bonne analyse de la situation au Tchad.
Néanmoins, vous avez commis 2 erreurs :
- La Libye ne soutient pas les hommes du nord du Tchad Toubou mais se bat contre eux depuis la tentative d'annexion de la bande d'Aouzou. Les hommes du nord sont des opposants de la première heure au régime de Deby.
En revanche, la Libye soutient bien Idriss Deby qui est de l'ethnie Zaghawa.
- Le Tchad produit plus de 200.000 barils de pétrole/jour et pas 20.000.
De ventrachou-rouge
côte sud Vendee | 17H01 | 13/02/2008 |
Que la France se casse du Tchad une bonne fois pour toutes, et laisse les Tchadiens se démerder, c'est un peu comme en Afghanistan pas de solution, en attendant le contribuable paye des militaires en « heures supp »
De ottello
12H07 | 17/02/2008 |
Quand je serai grand, je serai « Ressortissant Français ! »
Il paraît que partout dans la Françafrique, et de tous temps, le ressortissant français est protègé ou évacué, il a aussi bon dos ! Il est plus important, plus puissant que les citoyens du pays où il vit. Y » a-t-il un problème en Côte D'Ivoire, au Gabon, en république Centre africaine, on tire dans le tas à travers les opérations Licorne, Epervier ou autre. Pour protéger les quelques ressortissants Français, et asseoir le pouvoir du président en place, des milliers de citoyens anciens colonisés sont assassinés impunément. Ni vu ni connu jusqu'à la prochaine guerre soit disant entre ethnies.
Mon père, un généreux soixante huitard, me raconte que dans ces pays là, les présidents sont souvent des pantins interchangeables, avec lesquels la France joue au yoyo ! Ce qui se passe aujourd'hui au Tchad, c'est ce qui s'est toujours passé. De l'époque du gouverneur Félix Eboué ! Jusqu'aujourd'hui, les dirigeants ont toujours été mis en place . Tombalbaye, Goukouni Weddei, Yssen Abré, Ydriss Deby ont, grâce au soutien logistique et aux armes fournis par la France, assassiné ou emprisonné des milliers de leurs compatriotes. Si je n'ai pas connu personnellement, cette époque lointaine, j'ai tout de même appris comme un banal fait divers, que des dizaines de noirs avaient été brûlé à deux reprises à Paris comme du foin ! et surtout que chose curieuse, le super ministre de l'intérieur d'alors n'avait trouvé rien à redire.
Mon père qui se rappelle les péripéties du combat de tonton « Mongo Beti » pour la démocratie dans son pays, n'a pas oublié la tentative du ministre Poniatowski de déchoir mon oncle de sa nationalité française, parce qu'il osait lever le voile sur les rapports France Afrique dans un livre interdit en france.
Il pense : 1°Que le président Idriss Deby doit sa vie et son trône, à la grâce qu'il va accorder à nos 6 compatriotes qui ne sont pourtant pas des saints.
2° Qu'après l'exécution de la grâce, il aura le choix entre l'exil en France qui lui a déjà été proposée, et devenir de plus en plus sanguinaire pour se maintenir au pouvoir jusqu'à son assassinat ou son éviction par l'un des siens.
« André Marie Mbida, Thomas Sankara, Laurent Kabila , les exemples ne manquent pas » Tout cela ressemble fort à un dangereux poison dans un emballage Vuitton, Cardin ou Guerlin cacheté O. N. G.
Bling-Bling, S. M. S. et phrase malheureuse ?
Charognards ! L'Afrique de papa c'est fini ! vive la rupture et l'Afrique de papa incarnée par notre super et unique président de la république.