
« On ne laissera pas ce genre de formulation sans réponse. » Michel Labro, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, est choqué par les propos « injurieux » et « diffamatoires » tenus par Carla Bruni-Sarkozy dans une interview publiée ce mercredi par L'Express, dans laquelle elle revient sur l'affaire du SMS déclenchée par le NouvelObs.com et questionne :
« Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs ? “
« On ne joue pas avec ce genre d'affirmation », prévient Michel Labro. Il estime l'interrogation de la nouvelle première dame de France « parfaitement hallucinante, assez incroyable et pathétique », en résumé « parfaitement imbécile » :
|
C'est en effet par cette formule que la chanteuse évoque la plainte du Président contre le site du Nouvel Observateur pour « faux, usage de faux et recel » à la suite de la publication, mercredi dernier, d'un article faisant état d'un SMS que Nicolas Sarkozy aurait adressé à son ex-femme Cécilia huit jours avant son troisième mariage. Un SMS au contenu sulfureux : « Si tu reviens, j'annule tout. »
Dans la vidéo qui accompagne ladite interview, toutes deux publiées en primeur ce mardi soir sur L'Express.fr, le directeur de la rédaction Christophe Barbier, ami de l'épouse du chef de l'Etat et auteur de l'entretien, explique pourtant que rien n'a été écrit à la légère :
« Nous nous sommes vus le mardi 5 février et pratiquement tous les jours de la semaine qui a suivi, pour à chaque fois préciser, compléter, rajouter des questions, retravailler des formulations. »
Michel Labro se dit d'ailleurs « désolé qu'une telle réponse n'attire aucune réaction de la part du journaliste ». Pour lui, « c'est une profonde déception de voir ce genre de choses » :
Vilipendé par une partie de la classe médiatique et politique pour avoir publié l'article incriminé, Le Nouvel Observateur, par la voix de son directeur de la rédaction, s'étonne aujourd'hui du procès qui lui est fait pour avoir mélangé vie privée et vie publique, quand la femme du Président elle-même accorde « une interview où ligne par ligne on ne cesse de mélanger les deux allègrement » :
Si après la plainte déposée au pénal par Nicolas Sarkozy contre le site de l'hebdomadaire -une première sous la Ve République- une enquête préliminaire a bien été ouverte par le parquet de Paris, Michel Labro précise lui ne « rien » avoir vu venir « pour l'instant » et être toujours sans nouvelle de « l'arme atomique placée par le chef de l'Etat pour attaquer le journal » :
En attendant la mise en route de la machine judiciaire, Carla Bruni-Sarkozy pourra toujours se dire qu'elle a manqué, dès la première occasion, l'objectif qu'elle s'était fixé pour son rôle de première dame, et que L'Express reproduit en Une : « Je ferai de mon mieux. »
► Mis à jour le 13/02/2008 à 01h44 après la réaction de Carla Bruni-Sarkozy à l'interview de Michel Labro sur Rue89.


























6
De marcgalan
23H57 | 12/02/2008 |
La loi de Godwin est un adage, partie du folklore Usenet, énoncé en 1990 par Mike Godwin : « Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les Nazis ou Hitler s'approche de 1
Carla sarkozy a atteint ce point dès sa première interview. Bravo, madame. Au moins un endroit où la sarkosie bat un record.
Et si l'obs portait plainte. Il n'y a pas d'impunité pour la “première dame de France”.
Mais je les crois assz galants pour n'en rien faire.
De milarepa
00H14 | 13/02/2008 |
Quelle consternation !
Même s'il était nécessaire de « dépoussierer » le mode de vie présidentiel, on atteint désormais la limite du supportable.
1) Mme Sarkozy semble « découvrir » les 600 journalistes et avoir été prise au dépourvu pour protéger son fils. Qui croira cette version ? Le Siq et le Khazneh sont 2 lieux TRES facilement bouclables par les autorités. Si les journalistes étaient là, c'est que tout le monde l'acceptait … avec les conséquences !
2) Concernant ce fameux SMS, je maintiens que je suis personnellement favorable à sa diffusion s'il existe vraiment. Désolé pour ceux qui pensent que c'est de la presse de caniveau, je crois bien au contraire qu'il s'agit d'un travail journalistique. Le Président de la République n'est pas n'importe qui, il est comptable de ses actes devant le peuple français. Et si un acte semble montrer un trait de caractère pouvant porter préjudice à la France, il est juste de le divulguer.
Je le répète, si ce SMS est vrai, il trahit un amour fou que je respecte mais aussi une inconstance et une inconséquence dans ses actes. Et ça, c'est grave pour un Président.
Personne ne l'a forcé à conquérir le pouvoir, personne ne l'a forcé à médiatiser sa vie, personne ne l'a forcé à se mettre toujours et sur tout en première ligne. Dans son discours du Latran, le Président considère qu'il a la même vocation que les prêtres, se consacrer entièrement à sa tache.
Or aujourd'hui, M. Guéant dit que le Président a en ce moment des problèmes personnels à régler…qui semblent l'empècher de jouer pleinement son rôle . C'est grave !
3) La comparaison entre le SMS et les délations pendant la guerre est plus que déplacée et ne va que jeter de l'huile sur le feu. Il me semble que la délation consiste à révéler UNE VERITE CACHEE ? ? ? Le SMS serait-il donc vrai ? Sinon , on parle de diffamation…
De toute façon, la comparaison est indigne, surtout le jour même oû une opération policère de grande envergure permet l'arrestation d'un centaine de personnes sous prétexte que leurs conditions de vie sont insalubres, surtout le lendemain d'une proposition de livret bancaire garanti 100% pur pauvre ! Il y a des rapprochements à ne pas faire.
De France_d_En_Bas
00H17 | 13/02/2008 |
Si quelqu'un pouvait me dire quand ces pitreries vont finir ? Quand des gens sérieux vont un peu reprendre le contrôle de la société française ? Quand ?
Car, pèle-mêle, la franchise médicale, la forme odieuses des expulsions, les cadeaux aux plus aisés, les émoluments iniques des patrons du CAC 40 au regard de leur absence de performance (n'oublions pas les 40 M€ de déficit concernant la balance commerciale), la justice à 2 vitesses, le déni de démocratie avec le vote de ce traité rejeté par les Français il y a deux ans.. et c'est juste quelques éléments…
Hé les politiques de l'opposition, les journalistes citoyens, vous ne croyez pas que cela suffit !
De mon coté, j'essaye de fermer yeux et oreilles, mais la France est mon pays, celle de mes aieux .. et je voudrais bien que mes enfants et petit-enfants vivent mieux que moi.. c'est pas gagné ! Je vais finir par haïr cette droite décomplexée qui fait plonger les honnêtes gens dans la misère.. Et dire que j'aimais bien les chansons de CB.. Une misère de plus, mais de celle là j'en sortirai sans aucun mal !
De Caravage
01H27 | 13/02/2008 |
« c'est quelqu'un qui m'a dit… » si ça ce n'est pas déjà de la dénonciation.
De einna 6227
10H53 | 13/02/2008 |
pas un jour sans la famille Sarkozy. On a assisté au divorce, aux fiançailles, au mariage, au lachage de martinon par le fils et maintenant voilà que la nouvelle épouse s'exprime et compare la publication d'un éventuel SMS à une dénonciation barbare.
Que nous réserve demain ?
Une partie de ces événements relève de la vie privée c'est évident mais quand le président fait de sa vie privée une vitrine, qu'il ne cesse d'en parler à chaque discours, ces événements deviennent de fait publics et témoignent des difficultés de cet homme à faire la part des choses entre son « job » à savoir sa fonction de président d'une république laïque et démocratique et sa (ses) famille (s). Ses prédécesseurs avaient eux fait la part des choses même si on tient compte de la présentaion de Mazarine révélée par un hebdo et non exposée par François Mitterand à l'Elysée.
si le président ne peut faire la part des choses, peut-il être compétent dans une fonction qui exige pondération et réflexion ce qui ne semble pas être réellement son positionnement dans le vie où tout est théatralisé. S'il doit un jour trancher entre un problème familial et un problème d'état, qui aura sa priorité ?
alors demain quel sera le sarkozy mis à la une ? quel sera l'ami, le ministre, le parent qui s'indignera que les journalistes cherchent des infos et qui exigera d'en avoir les sources. En France, la presse est libre même si elle a parfois ses dérives ; pourvu que celà dure !
De Flashbill
pacsé | 11H39 | 13/02/2008 |
Madame Bruni-Sarkozy,selon Christian Barbier,a relu cet entretien plusieurs fois en veillant à une « certaine musicalité » dans l'écriture. A quel genre de musique pensait-elle pour lâcher de tels propos ?
J'ai également du mal à comprendre pourquoi ce papier est qualifié de travail journalistique puisque l'interwievée à visiblement contrôlé le travail.