Ce proche de Sarkozy s'est bâti un groupe parfaitement intégré dans les médias et la pub. Au risque d'une confusion des genres.

Télévision, radio, papier, web, sondages, audiences, publicité, production ou diffusion de contenus… En moins d'une décennie, le « raider » Vincent Bolloré est devenu un petit tycoon des médias. Ses prises de participation multiples lui ont permis de construire un groupe très bien placé dans le virage numérique. Ce qui ne va pas sans poser de sérieuses questions de liberté de l'information.
C'est à une encablure de l'Elysée que le Breton Vincent Bolloré avait invité la presse, ce jeudi, pour fêter le premier anniversaire du quotidien Direct Matin (ex-Matin Plus). Avant d'accueillir, pour une soirée de fête, des représentants d'Havas -Jacques Séguéla-, du Monde ou de Direct 8, les très chics salons du restaurateur Laurent avaient servi à la présentation des résultats du réseau Ville Plus. Une brochette de patrons de PQR s'est lancée dans un très disputé concours d'éloges à destination de leur partenaire, qui retroussait singulièrement la lèvre inférieure dans la douce lumière du couchant.
« Je dois avoir le contrôle de l'éditorial »
On peut les comprendre : en s'associant avec le milliardaire, les éditeurs bénéficient pendant deux ans d'un minimum garanti de 2,4 millions d'euros de recettes publicitaires, à se répartir au prorata du nombre d'exemplaires. Ensuite, ces « synergies » feront couler l'argent. Le groupe Le Monde, qui possède 30% de Direct Matin, se félicite « très largement de cette collaboration », a déclaré son président, Eric Fottorino, qui ne sait pas encore s'il montera à 50% comme il en a la possibilité.
En un an, Bolloré s'est installé sur le marché des gratuits, à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Montpellier et dans sa chère Bretagne. Soit 700000 exemplaires au total. Strasbourg et Toulouse devraient suivre. Ainsi que « Direct Matin Dimanche », un magazine de 104 pages à dos carré. « Du qualitatif », selon Bolloré. Le tout sera à l'équilibre « en 2011 », un an en avance sur les prévisions. A Paris, le titre a décroché l'appel d'offres de la RATP, et sera aussi vendu dans les Monoprix.
Bref, Vincent Bolloré s'est constitué un bel aspirateur à publicité. Il possède aussi, mais seul, Direct Soir -dont les pages « Economie » sont souvent un complaisant espace promotionnel- et la chaîne Direct 8. Autant de médias d'information que leur patron aime à contrôler. Directement. Direct Soir est ainsi le seul quotidien national, à l'exception de La Croix, à publier « le saint du jour ». Direct Matin le fait aussi, mais ses partenaires régionaux ont le choix. En novembre, il déclarait à Télérama :
« Je ne suis pas un investisseur financier, je suis un investisseur industriel. Je dois donc avoir le contrôle de l'éditorial »
L'Afrique à la Une
Ses quotidiens ou chaîne en ont donné quelques preuves, en déroulant le tapis rouge aux présidents Paul Biya (Cameroun), Blaise Compaoré (Burkina), Abdoulaye Wade (Sénégal) ou à l'ex-président sud-africain Neslon Mandela, dont la tournée européenne de sensibilisation contre le sida a été financée par Vincent Bolloré. Ce dernier, qui a transformé son groupe familial en conglomérat planétaire à coup de raids financiers et de montages en « poulies bretonnes » (holdings en cascade), possède de nombreux intérêts en Afrique, dans le transport, les ports, les plantations…
Vincent Bolloré est aussi le principal « mécène » affiché du président Sarkozy depuis son avènement. Rue89 l'avait d'ailleurs pris en flagrant délit de mensonge quand il niait tout conflit d'intérêts après l'épisode du yacht Paloma. Cette amitié l'a propulsé parmi les patrons français les plus puissants, alors que les Bouygues, Dassault, Arnault… possèdent des groupes beaucoup plus importants.
La prestigieuse Associated Press dans son escarcelle
D'où, peut-être, cette malheureuse censure dans Matin Plus d'un article de Courrier international relatant des brutalités policières. Quant à la récente déprogrammation d'une émission de Direct 8 consacrée à « Sarkozy et les femmes », le groupe la justifie par des « raisons techniques ».
L'explication paraît plausible, puisque le programme était annoncé dans la presse, et qu'un des invités était un journaliste de Bakchich, qui s'est empressé de révéler l'affaire. A moins que les Bolloré boys -la chaîne est dirigée par son fils Yannick- n'aient pas fait le rapprochement…
Tous ces malencontreux incidents font que les journalistes crient au loup dès que le patron pointe son museau. Il a tenté -ou été tenté- de racheter TF1 (en 1997), Libération, puis La Tribune. Avant de renoncer. On lui prête régulièrement des visées sur son partenaire Le Monde, où officie encore son conseiller Alain Minc. Sa dernière acquisition dans les médias est la branche française de la très prestigieuse agence Associated Press. Il en sera actionnaire minoritaire (40%) au côté d'un ancien président de l'AFP, Bertrand Eveno. Enfin, Bolloré a créé en 2004 la radio RNT, diffusée en ondes moyennes en région parisienne.
Il tisse aussi sa toile « autour » de l'information
Mais pendant que les journalistes font état de leurs craintes dès qu'il investit dans l'information, le discret Bolloré tisse une belle toile « autour » de l'information. Il possède ainsi 44% de l'institut de sondages CSA. Il contrôle la SFP, un des principaux prestataires de services audiovisuels en Europe, dont les studios ont abrité le débat Sarkozy/Royal. Il préside Havas, le sixième groupe mondial de communication et de publicité (Euro-RSCG notamment), ce qui lui a donné un siège au conseil d'administration de Médiamétrie.
Il mène en ce moment une guerre d'usure pour imposer ses vues chez Aegis, géant britannique de l'achat d'espace publicitaire, dont il possède déjà 29% du capital. Aegis contrôle Carat, dont les analyses sur les programmes audiovisuels sont largement reprises dans les rubriques médias. Il détient 10% de Gaumont. Et 75% de Streampower, un des leaders du streaming, qui travaille pour de nombreux médias et commence à produire des émissions de télé et du contenu pour les appareils mobiles. Qu'il pourra notamment diffuser grâce aux licences wimax obtenues en 2006.
Voilà Vincent Bolloré à la tête d'un groupe de médias « intégré », qui le place en lien commercial ou éditorial plus ou moins proche avec tous les supports et la majorité de leurs acteurs. De quoi faire fructifier son patrimoine et sa capacité d'influence. « Son principal moteur est le sens bien compris de ses intérêts », estime un journaliste qui l'a pratiqué. La qualité de l'information y est évidemment subordonnée.
► Pour savoir comment Bolloré a construit son groupe, lire : « Vincent Bolloré, ange ou démon ? » de Nicolas Cori et Muriel Gremillet (éditions Hugo doc, janvier 2008, 135 p., 12,50€). L'aspect Bolloré patron de médias est trop brièvement évoqué





















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à Dan51
De Christobal Colon
Scandalisé à 999% | 22H27 | 10/02/2008 |
J'étais a 2 doigts de voter Bayrou à la présidentielle.
Avec le recul, il battait largement NS.
Mais trop en retard sur sa rupture avec la droite bizarre, je savais que Royal allait récup » plus de voix que lui.
Bref, merci pour la reflexion, je n'ai pas le temps de lire le bouquin malheureusement.
Aux municipales, + la droite bizarre se prend une grosse taule,
( vote sanction + vote « pour de solides voies alternatives », j'insiste sur solides voies alternatives, à la droite contradictoire cramée en 10 mois… ) + le remaniement ministériel sera effectif, ou tout du moins devrait l'être.
C'est le devrait qui est important.
Il incarne la pression du peuple.
Ce n'est pas parce que cela ne sort pas de la langue d'un brillant analyste que ce raisonnement est faux.
Je reprends à peu près NS :
Les municipales sont un enjeu national.
Tout tient dans le fait d'ajouter au vote sanction
( pour les grandes et moyennes villes surtout ), un vote de PROJETS. D'idées aussi novatrices que fédératrices.
Nous avons le choix quand toutes les possibilités sont devant nos yeux. Quand il en manque, elles sortent du choix. Elles sortent d'une réalité possible.
Quand je vois les reflexions qui sortent d'internet et que je compare avec le JT de France 2 ou de la une, je me dis que l'on peut stopper une hémoragie de la démocratie en mars.
Si cette simple idée, ce possible, ne sort pas du cadre d'une page web, il rentre et reste dans l'utopie, dans un « Second Life ».
Digression à chaud d'un dimanche soir de février.
à Christobal Colon
De Dan51
16H25 | 11/02/2008 |
Bref, merci pour la reflexion, je n'ai pas le temps de lire le bouquin malheureusement.
Pas si sûr, il se lit très vite, car très bien écrit…
Le voici :
http://www.amazon.fr/Au-nom-du-tiers-%C3%A9tat/dp/2012372503/ref=sr_1_1 ? …
Moyenne des commentaires client : 4.8 étoiles sur 5
De Justin Chaumeur
17H33 | 09/02/2008 |
Il aurait été intéressant de donner la liste de ses publications afin qu'on sache ce qu'il faut éviter d'acheter.
à Justin Chaumeur
De Augustin Scalbert
(auteur)
Rue89 | 19H35 | 09/02/2008 |
J'ai cité toutes ses publications par leur nom, sauf les journaux édités en partenariat avec la presse régionale. Pour ceux-là, ajoutez « Plus » derrière le nom de la ville, sauf pour Bordeaux (Bordeaux 7).
De skalpa
actif et militant ? | 17H38 | 09/02/2008 |
http : /kprodukt.blogspot.com
De Infovite
Plébéien. | 20H19 | 09/02/2008 |
Et pendant ce temps…. des journalistes « galèrent ».
Allez visiter ce site :
http://olivierbonnet.canalblog.com/
Merci,la solidarité n'est pas morte !
De expat
18H06 | 09/02/2008 |
Alain Minc tel le Berlusconi moyen sevit donc toujours au « Monde », malgre ses promesses de depart !
Ce n'est pas directement dans le sujet, pourtant on y parle d'une association Le Monde-Bollore, joli melange, publicite, argent, pouvoir.
Il ne nous reste vraiment qu'une seule chose a faire, se contenter de lire le journal officiel et les communiques du meme nom, et pour le reste echanger des commentaires et des photos sur la toile. Les gouvernants qui se comportent comme des clowns, se font photographier avec Mikey et des ex-top modele sur le retour ne valent vraiment pas le papier sur lequel leurs photos sont imprimees, ont vit tres bien sans eux et a voir la Belgique on pourrait facilement faire l'economie de leur salaire 11 mois par ans pour compenser leur cadeaux fiscaux aux plus gros contribuables !
De A.V.
tamagotchi89 | 18H08 | 09/02/2008 |
Le plus préoccupant, c'est l'ambition de Bolloré de devenir le premier fournisseur d'accès nomade en France. Dans cette optique, il a déjà obtenu 12 licences WIMAX.
S'ajoute à cela Streampower, n°1 du streaming.
Il ne lui manque qu'un appui dans la politique, genre un président avec des projets liberticides pour Internet.
Ah, bon ? ! … C'est déjà fait ? ! …
De DidierB63
Devant un écran | 18H16 | 09/02/2008 |
Ouais, Bolloré c'est un petit joueur avec ses 2 gratuits et sa chaine de la TNT.
Bouygues, c'est TF1 et LCI
Lagardère, c'est le JDD, Paris Match et Europe 1
Francois Pinault, c'est Le Point
Dassault, c'est Le Figaro et ses suppléments
Bernard Arnault, c'est Les Echos
Le président a plein d'amis dans la presse, non ?
http://polemiquons.over-blog.com/
à DidierB63
De Kereven
18H35 | 09/02/2008 |
et Sarko c'est Radio France et la télé publique !
De Bandido
18H35 | 09/02/2008 |
2012 = 1981, on va tout nationaliser ^^
à Bandido
De Kereven
18H37 | 09/02/2008 |
Vu que le sarkozysme, c'est assez proche de l'esprit de Vichy, ce serait une réponse adéquate, en restaurant les idées du CNR, comme cela fut lors de l'épuration.
De elisa33
18H59 | 09/02/2008 |
Le Figaro : « piètre exemple de journalisme » dixit un professeur de Harvard Le Figaro va mal : outre une vague importante de licenciements, titres mensongers et censures du propriétaire S. Dassault se succèdent. Ce qui a valu au journal une série d'articles du site Arrêt sur Images intitulée Mougeotte, le style TF1 annexe Le Figaro. Vendredi, c'est au tour d'un professeur de Harvard de juger très sévèrement un article du Figaro consacré à Ségolène Royal.
Arthur Goldhammer, professeur à Harvard, observe et étudie la politique française depuis 1968. Il a traduit plus de 100 ouvrages de politique française de Tocqueville à Pierre Rosanvallon et préside le « seminar for visiting scholars » du Centre d'études européenne de Harvard. Sur son blog French Politics, il porte un jugement très sévère, mais si juste, sur un article du Figaro consacré à Ségolène Royal et à sa visite à Harvard, article qu'il qualifie, arguments à l'appui de « piètre exemple de journalisme ».
Voici ma traduction de cet article dont l'original intitulé « spin » se trouve ici.
« Manip http://www.lepost.fr/article/2008/02/09/1096411_le-figaro-pietre-exemple…
De jac le rat
aventurier | 19H15 | 09/02/2008 |
Ouais, nationaliser,
Et finalement, augmenter très fort le nombre de fonctionnaires ! ! !
Arrêter, enfin, cette course hystérique pour la compétitivité. Faut calmer le jeu.
Regagner la confiance. Et ce n'est pas en courant toujours plus vite.
Des millions de gens tirent la langue.
L'AUTRE 1ER est parti la fleur au fusil
traînant derrière lui une France déjà épuisée et
démoralisée.
Et maintenant, culpabilisée parce qu'elle bouffe sa merde.
à jac le rat
De pedro66
informaticien bon à rien | 21H03 | 09/02/2008 |
« Ouais, nationaliser,
Et finalement, augmenter très fort le nombre de fonctionnaires ! ! ! »
Et on a vu le résultat en 81 quand Tonton a nationalisé ….
1981 = 1 500 000 chômeurs
1995 = 3 500 000 chômeurs.
Fait ton choix camarade …
Et qui va les payer les fonctionnaires …
S'il n'y a plus de privé .
à pedro66
De jac le rat
aventurier | 22H53 | 09/02/2008 |
Si simple : juste distribution des richesses,
salaires raisonnables, au moins pour la survie,
Et conscience que le salaud de peuple existe.
Mais pour ça, salauds de feignasses, faut se lever tôt
le matin.
à pedro66
De aumusee
en direct de l'élysée Montmartre | 23H26 | 09/02/2008 |
Vous n'oubliez qu'une chose : entre 81 et 95 il y a eu les effets de la mondialisation.
On peut faire aux chiffres ce que l'on veut. Ce fut une partie de mon métier autrefois.
Il y a simplement des sectaires, des idéologistes, de droite comme de gauche.
On voit d'où vous êtes.
Bye
De parousnik
19H30 | 09/02/2008 |
Nous savons tous ce qui se passe dans les médias et à qui profite cette propagande stérile mais incessante…
Au contraire plus on nous bassine avec un passé dont nous ne sommes pas responsable, plus nos esprits libertaires vont chercher à trouver le contre poison à ces plans de domination, qui « abêtissent » l'humain . Les propriétaires, les gérants, les propagandistes par lacheté complaisance ou conviction devraient comprendre que ce qui marchait avec des peuples naïfs risque fort de se retourner contre eux…maintenant et pour toujours…
De zx600
19H38 | 09/02/2008 |
Direct8, la chaîne de l'amateurisme, rendue célèbre par le clip de Passepartout
DirectMatinSoir, des gratuits qui bavent et où il n'y a rien à lire
Bolloré sera vraiment dangereux quand il contrôlera des médias crédibles et ayant une certaine audience, AP France par exemple
Il risque aussi un bon retour de bâton quand Sarkozy aura quitté le pouvoir
De TARPON
20H28 | 09/02/2008 |
A regarder de plus pres le bilan du groupe Bolloré on s'aperçoit que ses performances sont loin d'etre industrielles,la rentabilité quand elle existe est tres discrete.
Il a failli deposer son bilan il y a deux decennies ,exsangue.Sauvé par ses pairs et par Lazard il a appris qu'on gagnait plus facilement sa vie en lançant des raids hostiles appuyé par une bonne communication.
L'article plus haut est le reflet de cette bonne com
munication car en fait Bolloré à force de jouer au loup ne faire guere plus peur à personne.Bien sur,il est entré dans la publicité en force mais on attend encore les resultats concrets de cette strategie ? Dans la presse,il n'a aucune influence ,sa TV est confidentielle et on sait qu'il n'aura pas Le Monde reservé à Lagardere par sa Majesté.
Beaucoup de bruit pour rien .
De léo solo
20H41 | 09/02/2008 |
La poésie est encore en vente
dans les librairies
urgent la lire
De mabusepas
20H58 | 09/02/2008 |
Dans le cadre d'une réflexion sur la démocratie, le débat de ce matin, sur france culture (« Répliques »), entre Alain Duhamel, Jacques Julliard et Alain Finkielkraut était riche d'enseignements. La démocratie serait menacée, pas par Bolloré, n'en déplaise aux lecteurs de Rue89, mais par…« la démocratie d'opinion ». Alain Duhamel, dans le rôle du porte voix de l'élite éclairée était pathétique ! Pour lui « démocratie d'opinion“=‘populisme’, incohérence, ignorance, versatilité. Le pire est donc à redouter ! N'est-il pas vrai que certains de ceux qui ont voté ‘NON’ au référendum sur le projet de constitution européenne ne l'avaient pas lu ? Bien sûr, s'ils avaient voté ‘OUI’, la question n'aurait pas été posée… Il n'empêche, une reprise en main de ‘l'opinion’ s'impose. Faisons confiance donc à l'ami de notre président, Vincent Bolloré.
De Maria Rosa
22H07 | 09/02/2008 |
si la presse est soumise aux puissances financières, la démocratie ne peut pas fonctionner correctement.
que faire ? d'abord, organiser la résistance à toutes les censures, et ensuite réfléchir aux conditions d'existence d'une presse libre…
débat différent me semble-t-il de celui sur les nationalisations, qui déclenche clichés et confusions :
- les entreprises nationalisées ne sont pas constituées de fonctionnaires, qui sont des agents de l'état (police, justice, éducation, armée…) ou des collectivités territoriales
- dans les entreprises nationalisées à la libération comme EDF, la SNCF, les banques, les agents bénéfici(ai)ent d'un statut certes protecteur, mais qui n'a pas empéché ces entreprises d'obtenir de grands succès industriels
- contrairement à une idée reçue et complaisamment répétée, la richesse d'un pays n'est pas produite seulement par les entreprises privées. l'enseignement par exemple est une production de compétences et un investissement
- autre idée reçue : la privatisation fait baisser les couts. les consommateurs d'eau, de gaz , d'électricité en font l'expérience tous les jours !
De aumusee
en direct de l'élysée Montmartre | 23H33 | 09/02/2008 |
Quand tout sera privatisé, beaucoup constateront que ce n'est pas très cool, et ils regretteront.
Pour ceux habitant les campagnes, il faudra faire des dizaines et des dizaines de kilomètres alors qu'aujourd'hui on peut tout trouver dans un gros bourg.
On voit déjà le résultat : l'eau et son coût, bientôt le gaz et l'électricité comme le dit Maria Rosa, on le voit pour les autoroutes : + cher, moins de services.
Mais les nazes seront heureux : il n'y aura plus de service public fonctionnant avec des fonctionnaires.
Comme quoi de bonnes campagnes de com anesthésient le bon peuple et lui font « réclamer » la fin du service public.
De affreuxjojo
00H37 | 10/02/2008 |
Avant les élections, le CSA, dont Bolloré est l'actionnaire principal, a publié de très nombreux sondages (publiés évidemment sans aucun recul critique dans la presse des amis de qui vous savez) annonçant la victoire de qui vous savez. Le patron du CSA a même annoncé « pour l'élection c'est plié ». En bref, inutile de vous rendre au urnes.
Pour dire les choses autrement Sarkosy de Nagy-Bocsa n'a jamais eu la moindre autonomie. Il n'était que le candidat de la finance et de la grande industrie. Il a en conséquence reçu le maximum d'appui financier et médiatique de ces milieux. A charge pour lui de vendre aux Français la politique la mieux adaptée aux intérêts de ses commanditaires (mondialisation, Europe néo-libérale,cadeaux fiscaux, répression et régression sociale, abrutissement des esprits). Rappelons également que Madame Giscard-Destaing est née Scheider et que madame Chirac est née Chaudron de Courcel. Deux descendantes (comme Panafieu et le Baron Seillières) des anciens maitres de forges. Ces trois présidents (D'estaing, Chirac, Sarko) ont étés par alliance, par intérêt, par ambition personnelle, et par idéologie, les chevaux de Troie des intérêts d'une caste étroite et anti-démocratique dans un pays d'apparence démocratique. Pour revenir à Bolloré, et à la concentration abusive des pouvoirs financiers et médiatique dont il est un parfait exemple, la question n'est pas de défendre ou d'améliorer la démocratie en France, mais bien de la rétablir.
De jac le rat
aventurier | 01H05 | 10/02/2008 |
Aumusée et Maria Riosa, créez un parti ! ! ! !
De tout coeur avec vous.
Renverser toute cette daube qui endort le bon peuple.
Ouais, faut tout nationaliser.
Assainir ce putain de pays.
Mais pas de petits chefs, hein ? ? ?
De re-belle
mère au foyer | 01H27 | 10/02/2008 |
comment bolloré tisse sa toile dans ses médias…comme une araignée pour capturer ses proies ! ! ! …
c'est à dire « NOUS » ! ! ! …
REVEILLEZ-VOUS ! ! ! …
il y a biens d'autres journaux qui pronent la vérité, et, merçi à eux, pour éclairer notre lanterne dans cette opacité politique et gouvernementale qui tue notre pauvre france ! ! ! …
n'oublions pas le premier déclin de la démocratie, c'est d'atteindre tous les supports médiatiques et enfin faire un lavage de cervaux à l'échelle nationale « LA PENSEE UNIQUE » ! ! ! …le mensonge devient vérité et la vérité devient mensonge ! ! ! …
http://penseeunique.com/
De alexandre-villeneuve
twitter.com/referencement | 01H38 | 10/02/2008 |
Bonjour à tous,
J'aimerai juste noter que Vincent Bolloré, n'est pas Breton, il est né à Boulogne-Billancourt et n'a jamais vécu en Bretagne. On peut dire à la limite qu'il est d'origine Bretonne…
De onegus
in & out | 04H44 | 10/02/2008 |
Il arrive en France aux médias ce qui est arrivé aux USA après 2000 et l'arrivée de Bush au pouvoir. Pour comprendre comment des puissances financières auxquelles peu d'Etats peuvent aujourd'hui résister prennent le contrôle des medias de masse, voir l'excellent documentaire « Outfoxed » : http://video.google.fr/videoplay ? docid=6737097743434902428
VF chez Karl : http://leweb2zero.tv/video/alfred_4945c7a9094c51f
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 05H59 | 10/02/2008 |
Bolloré se découvre des ambitions murdochiennes avec un apétit vertical sur la communication : de l'édition à la diffusion, de la régie à l'agence de presse, de l'opérateur TV à l'opérateur mobile…
Bolloré optimise son influence dans des secteurs à forte visibilité, à la différence des activités « historiques » du conglomérat, nettement moins glamour (papier cigarette, françafrique…).