Comment pirater une machine à voter

Avoir des idées, c’est dur. Avoir des voix, c’est facile! Grâce au ministère de l’intérieur et aux machines à voter Nedap ESF1, faites-vous élire en cinq étapes, avec ou sans programme.
Choisir sa commune
Les machines Nedap représentent 90% du parc français et équipent une soixantaine de villes. De Brest à Vence, vous trouverez commune à votre pied. Station balnéaire ou banlieue parisienne, vous avez le choix.
Gagner l’accès aux machines
Il vous faut tout d’abord trouver une machine. A l’exception de quelques communes, qui optent pour une chambre forte ou pour les locaux de la police municipale, elles sont, en général, stockées précieusement dans les armoires ou les locaux techniques de la mairie.
Comptons 5000 euros pour s’attacher les services du veilleur de nuit. Si vous avez une estimation plus fiable, n’hésitez pas à l’indiquer!
Programmer votre victoire
Maintenant que vous avez ramené une machine chez vous, il va s’agir de modifier le programme qui contrôle l’ordinateur. Le groupe néerlandais Nous ne faisons pas confiance aux ordinateurs de vote a publié un article expliquant la marche à suivre.
Deux EPROMs, des barrettes de mémoire informatique contiennent le code. Pour les déchiffrer et les reprogrammer, il vous faut un informaticien spécialiste des technologies des années 1980. Pour Ron Gonggrijp, co-auteur de l’article suscité, vous aurez à débourser entre 5000 et 10000 euros pour un tel job, en fonction du niveau de discrétion désiré.
Les mairies peuvent facilement détecter une manipulation trop grossière, en testant, par exemple, les machines avant l’élection. Heureusement, les Nedap ESF1 sont à la fois assez complexes pour vous permettre de les programmer précisément et assez obsolètes pour ne pas détecter la modification.
Vous pouvez, par exemple, spécifier une combinaison de touches qu’un de vos complices effectuera dans le bureau de vote le jour du scrutin, déclenchant alors le mode "triche".
Avant de désosser l’engin, prenez néanmoins le soin de noter la marque du scellé, s’il est présent. Il vous faudra le remplacer avant le scrutin. A 170 euros les mille pièces, vous aurez du rab’ pour les élections de 2014.
Installer les EPROMs
Vous allez maintenant installer votre programme dans les machines de la commune. Une paire d’EPROM coûtant un peu moins de dix euros et chaque machine servant un peu plus de mille électeurs, cette étape ne grèvera pas trop votre budget. Songez quand même que la configuration de chaque EPROM prend plusieurs minutes: ne la laissez pas au dernier moment, surtout si la ville qui vous intéresse est relativement grande!
Vos EPROM doivent ensuite être insérés dans chaque machine. Avec une petite équipe – vos futurs conseillers municipaux, par exemple – la manœuvre dure moins d’une minute. Nous ne faisons pas confiance aux ordinateurs de vote a filmé l’opération. Notez que vous gagneriez quelques secondes avec un tournevis électrique.
Préparer votre discours
En quelques minutes, les machines sont prêtes à vous offrir la mairie, sans risque d’être découvert puisque le recompte n’est pas possible. Surtout, les communes restent persuadées d’avoir acquis des machines infaillibles et candides comme des montres à quartz. A moins d’avoir programmé une victoire soviétique ou chiraquienne, le doute ne sera pas permis.
Tiré par les cheveux? Peut-être. Impossible? Sûrement pas.
En reprenant les coûts estimés au dessus, la manipulation d’un parc de machines coûterait aux alentours de 17000 euros dans une ville de 150000 habitants, soit 10% des dépenses de campagne remboursables.
(Une fois la présidence du conseil municipal entre vos main, pensez à vos journalistes préférés s’il reste des emplois fictifs.)
Le principal avantage des machines à voter réside dans leur coût d’exploitation, plus faible que celui d’un scrutin traditionnel. Comme le soulignent Jérôme Tournadre-Plancq et Benoît Verrier, auteurs d’une note sur la question pour le Centre d’analyse stratégiques, les responsables administratifs souhaitent surtout réduire les coûts liés au transport des chaises et des isoloirs – et au traitement du personnel qui les installe.
Selon Nedap, une commune amortirait son investissement de cinq à huit mille euros par machine au bout de quatre scrutins. Mais en l’absence d’une étude systématique et fiable, impossible de savoir si les économies réalisées, si elles existent, justifient les risques de fraude.
Le Forum Internet, recommandateur paragouvernemental, a récemment pondu un rapport sur les machines à voter. Après quelques développements sur les coûts (peut-être inférieurs au dépouillement manuel, mais peut-être pas) et sur le comptage des votes (peut-être plus précis, mais c’est pas sûr) arrive l’unique page sur la sécurité. Où l’on apprend que "le groupe de travail n’a pas auditionné de personnes disposant d’avis ou d’une expertise sur les aspects de sécurité". Qu'on se rassure, c'est prévu, "dans les prochains mois".
Les ordinateurs de vote suspendus à l’étranger
Aux Pays-Bas, les machines à voter ont été suspendues en octobre à la suite d’un rapport suggérant que seul le vote papier répondait aux exigences imposées par le ministère de l’Intérieur.
Le pays ne retourne pas à l’âge de pierre pour autant. A l’avenir, les bureaux de vote seront équipés de lecteurs de bulletins optiques. Le Maryland et la Floride sont également en train d’adopter ce système, où l’électeur dépose son bulletin dans une urne dotée d’un scanner et capable de le lire. On conserve la rapidité d’exécution tout en regagnant beaucoup de transparence. Le beurre et l’argent du beurre.
► Sur son blog, François Nonnenmacher a publié une série de billets sur le thème.
► Le site Ordinateurs de vote.org propose lui aussi plein d’infos, ainsi qu’une pétition contre les machines à voter.
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Ah ben tiens, j'attendais justement que la machine à réactions soit réparée... Qui c'est donc qui l'avait traficotée, celle-là ?
Je ne suis pas certain que la contestation de ces machines à voter doive porter sur leur fiabilité, ni sur des considérations techniques (quand bien même ces remarques opportunes contribuent à nourrir notre inquiétude). Selon moi, le refus que nous devons leur opposer est de principe.
On se doute bien qu'une machine est manipulable, d'une certaine manière elle est faite pour cela. Ne reste plus qu'à s'en remettre à la vertu civique, laquelle n'est pas moins incertaine que la technologie proposée.
Ce qui me choque au-delà de tout, dans cette intrusion des machines à voter, c'est que je crois essentielle la simplicité de l'exercice démocratique.
Un morceau de papier, une enveloppe, un rideau et une urne : tout cela est aisément contrôlable par le citoyen, et peu onéreux de surcroît. Considérant tous ces avantages, je me demande bien quelle mouche a piqué les amateurs de machines pour vouloir à toute force nous les faire avaler.
De même, le dépouillement : n'importe qui a le droit d'y assister (et je ne parle même pas d'y participer attendu que, pour ça, les candidats se bousculent rarement).
Faire intervenir une technique que nous ne comprenons pas (ou que nous ne comprenons que grossièrement), c'est évidemment éloigner le vote d'une loyauté insoupçonnable. Or, en matière démocratique, le simple soupçon est déjà insupportable.
Verrons-nous sous peu des élections ou des scrutins du genre du referendum de 2005 contestés par le camp des perdants (quel que soit ce camp, d'ailleurs) ? Je ne vois pas pourquoi on s'en priverait : après tout, le résultat obtenu est invérifiable !
En outre, pour avoir un peu suivi l'installation des machines à Reims, j'ai cru comprendre que le motif principal de ce choix résidait dans la difficulté d'organisation du scrutin.
Là, j'ai cru rêver ! Donc, maintenant, on se plie à la plus ou moins bonne volonté de son maire ! Et le mandat au service des citoyens, ça leur dit quelque chose, à ces maires-là ?
En effet, la machine à commenter était grippée, je l'ai remise en route vendredi soir. Désolé pour la gêne occasionnée ! :-)
Pas grave, pendant ce temps-là, Manu et moi, on a piqué des mobylettes à voter :-)) !
hoooooooo
l'informatique se pirate , mince alors ...
mais les minitels alors ??
http://fils2prof.over-blog.com/article-6491420.html
Vous faites fausse route.
Pas plus besoin de machines que de votes sauf un tous les cinq ans.
Il suffit d'une élection présidentielle. Les candidats font une liste de tout ce qu'il ferait s'ils étaient élus.
L'un d'eux l'emportera obligatoirement. Le moins avare de promesses, le plus dépensiers, le plus copain avec les riches proprio des médias par exemple.
Alors tout lui sera permis parce qu'il sera l'Elu et qu'il suffit qu'il ait annoncé tel ou tel truc y compris son contraire pour rendre ses décisions légitimes et légales.
Il fera ses lois, ratifiera ses traités, déclarera ses guerres, désignera ses parlementaires pour discuter le bout de gras, nommera ses ministres pour faire les courses, couchera avec qui il veut, se donnera le salaire et les avantages qu'il juge adapté.
Quand aux opposants, ils se contenteront de plaisanteries à la petite semaine et s'entre-déchireront en préparant leur prochaine défaite.
J'avais déjà lu beaucoup d'article sur ce sujet avant les élections présidentielles. Il est bon d'en reparler avant les élections municipales.
Il me semble que dans plusieurs villes, les maires ont dû laisser leurs machines dans les placards de leur mairie devant la levée de boucliers des citoyens.
J'ai même retrouvé un lien qui circulait sur le net :
"Vous souhaitez empêcher l’utilisation de machines à voter dans votre commune ? Complétez le formulaire et vous obtiendrez un référé-liberté à déposer au greffe de votre tribunal administratif pour qu’il statue sur l’illégalité de l’utilisation des machines à voter !"
http://www.betapolitique.fr/Faites-annuler-les-machines-a-00604.html
Rien ne vaut nos bonnes vieilles urnes transparentes et les assesseurs qui surveillent les opérations.
Nedapiennes, Nedapiens,
On vous ment, on vous spolie... HUMOUR ...
Votez NEDAP...
La privatisation du vote, il fallait le faire, les élus en ont rêvé... Nedap l'a fait !
Bésitos
Eric Bloggeur en lutte conte les machines
http://monmulhouse.canalblog.com/
ps : Salut les amies, amis...
Ou comment compliquer encore plus des choses qui devraient être simples et qui sont déjà suffisamment compliquées... Vous me suivez ?
Nous avons été les complices de notre spoliation du débat politique, voilà maintenant qu'on nous vole notre bulletin de vote...mais ce n'est pas grave braves citoyens! Il nous reste la liberté de consommer! C'est quand même l'aboutissement ultime d'une civilisation que d'en arriver à pouvoir choisir entre disons 4 ou 5 marques différentes de pâtes...et tout ça dans 7 ou 8 enseignes de supermarchés...les gens jouissaient-t-ils de ce bonheur consumériste il y a une trentaine d'années de ça? Non! Les gagne-petits en cette époque archaïque pouvaient certes encore aisément accéder à la propriété pour peu qu'ils eussent un travail à plein temps en CDI, mais ils n'avaient pas internet, ni de ipod, ni de supermarché à tous les coins de rue, et PAS MEME DE TELEPHONE PORTABLE!!!! Les pauvres!!!!!!!!!!!!!!!!!
"où l’électeur dépose son bulletin dans une urne dotée d’un scanner et capable de le lire."
Tout aussi traficable, il suffit de mettre une instruction "reconnaitre un papier sur 4 comme étant celui du candidat machin", par exemple.
Une machine à lecture optique serait effectivement traficable. A la différence des machines actuelles, elles permettent un nouveau décompte en cas de contestation.
A rajouter au coût des machines les frais de recompte manuels des buletins que ne vont pas manquer de demander les candidats battus, sauf à leur faire payer de leur poche (USA), a rajouter aussi le coût pas seulement financier des plantages éventuels (perte de données)
Si les machines sont reliées entre elles (réseau, centralisation des cartes mémoires...), un seul hack suffit?
Quid des possibilités de fraude "de l'intérieur", les machines étant scéllées et protégées par le secret industriel, tout comme les logiciels. On ne peut pas vérifier non plus si elles renferment un quelconque système de laison sans fil (WI-FI ou autre). On a quand même des Balkany, des Santini, des Tiberi etc... aux manettes...
Merci pour l'article.
"Un nouveau décompte en cas de contestation."
Encore faut-il que la fraude soit clairement visible pour donner lieu à une contestation (et quelqu'un qui investit autant pour frauder s'arrangera pour qu'elle ne soit pas si evidente).
Non, pour être certain, il faudrait un décompte manuel à chaque fois.
Ce qui réduit encore l'intêret des ordinateurs.
Mettre fin au rituel du dépouillement ancestral, c'est idiot. Surtout dans les bureaux de vote où le peu de gens encore vraiment motivés par la politique à l'occasion de vivre l'évènement en direct. Vouloir mécaniser quelque chose d'aussi représentatif de la démocratie que le cérémonial de la mise du bulletin dans l'urne, c'est complètement absurde.
Chez nous, les tricheries se passent en amont des élections, en Corses les morts votent, Tibéri (tiens, un autre Corse) avait quelques milliers de faux électeurs ...
Y a jouter la méfiance à l'égard de machines "hyper contrôlées", après les exploits du contrôle informatique de la Société Générale, c'est Ubu, plus Kafka plus Courteline.
Ces machines n'ont aucune raison d'être. En France les scrutins sont simples (pas comme aux USA où ils votent pour de multiples scrutins le même jour). Le dépouillement traditionnel prend 2 ou 3 heures à tout casser. C'est public et tout citoyen peut y assister et vérifier le bon respect de la démocratie. On met donc une machine pour gagner 2 heures et empêcher le citoyen lambda de contrôler la démocratie ? Refusons ces machines, ne les laissons pas nous confisquer la démocratie.
Salut. Je connais pas mal de langages informatiques, dont ceux des années 80/90. Si vous avez besoin d'un informaticien pour vous aider à vous faire élire, je suis votre homme. Mais pour le discours, vous devrez faire appel à d'autres talents.
Je suggère, et je le ferai, de demander officiellement d'être rayé des listes électorales au cas où des machines à voter non contrôlables seraient installées dans ma ville.
Je ne suis pas naïf, cette démarche n'est pas possible de fait. Pour autant, en cas de déménagement, si on ne fait pas son changement d'adresse, on disparaît des listes.
En tout état de cause, je ne voterai pas sur ces machines.
Pour appuyer cette démarche, il faut s'inscrire comme scrutateur lors du dépouillement des bulletins. Petite démarche indispensable pour encourager le contrôle citoyen des élections.
Si nous sommes assez nombreux, etc...
Ha! si Nesdap avait pu installer ses machines pour le référendum, que de soucis en moins.
Un clône de Dick Cheney pris en flagrant déli de fraude la semaine dernière :
http://www.youtube.com/watch?v=PKQEQ7qHvgM
Il est évident que si un jour une de ces machines arrivent dans ma commune, je rend tout de suite ma carte d'électeur ! Comment peut-on voter en ayant un doute sur la prise en compte ou non de son vote ?
Il suffirait pourtant d'une camera de surveillance bien placée accessible en direct sur le net qui garderait un oeil sur le scrutin et le dépouillement du vote (à defaut d'un représentant de l'ordre public) ... Disposons nous suffisamment de camera de surveillance pour en équiper chacun des dizaines de milliers de bureau de vote ?
On commence à situer les limites de notre démocratie qui conciste à dire que dés lors qu'un parti prend le pouvoir réforme et fait des lois, qu'il soit pour ou contre l'interet general garde toutes ses chances de rester "démocratiquement élu" puisque nos vrais élus sont menacés d'être écartés du résultat du vote. C'est le plus puissant qui remporte, celui qui a le réseau le mieux conçu, c'est du réalisme. Les gens se complaisent du réalisme, ce qui compte, c'est le résultat, si ça impressionne alors c'est que le résultat il est là et on ne peut le contester puisqu'on vit dans une democratie. Alors voilà, les gens n'osent plus se dresser contre un ordre tellement profondemment ancré dans le mécanisme de la mondialisation, qu'ils se soumettent inconsciemment à la culture du résultat. Ce qui compte, c'est d'y arriver, c'est déjà bien qu'il y aie une élection que la grande majorité ne conteste pas et qui se déroule dans le calme et la bonne humeur.
Je pense personellement que le danger de ce systeme n'est pas le fait que le vote soit electronique mais la manière dont il est conçu et sécurisé.
Une somme de controle (SHA) pourrait valider l'originalite du programme employe. Les sources devraient être publiques ce qui donnerait encore plus de poids à cette vérification. Le serveur pourrait se trouver ailleurs que dans la ville concernée et communiquer avec le terminal de vote de manière cryptée et sécurisée. etc...
Mais bien sur, dans ce cas ces "machines à voter" ne serviraient plus la cause pour laquelle elles ont été mise en place c'est à dire tricher !
L'article du groupe 'Nous ne faisons pas confiance aux ordinateurs de vote' aborde le problème des sommes de contrôle.
En l'état actuel, les machines vendues en France procèdent à un checksum au démarrage sur les EPROMs contenant le code, mais rien n'empêche le codeur de contourner l'obstacle en obtenant les checksums prévus.
merci de donner le lien vers cet article afin d'en apprecier les arguments
Dans ma ville, on utilise des machines de vote électronique (le modèle avec l'écran tactile) depuis le 1er tour de l'élection présidentielle 2007. L'installation de ces machines a étaient décidés en conseil municipal, sans aucune consultation des citoyens. Les électeurs ont simplement reçus quelques jours avant les élections un papier expliquant que l'utilisation de ces machines n'étaient pas plus compliqué que l'utilisation d'un distributeur automatique de billets.
Pour l'anecdote, l'organisation du 1er tour de la présidentielles était tellement performant que dans mon bureau de vote la moyenne était de 1 votant par minutes (vu le nombre de personnes inscrites dans mon bureau de vote, il aurait alors fallu que celui-ci soit ouvert pendant 24h si tout le monde voulait voter)et environ 2h30-3h d'attente pour pouvoir voter (inutile de préciser que certains ont donc renoncer à voter).
Bon, OK j'avoue pour le second tour et les législatives, c'était tout de même plus rapide.
A titre personnel, je suis contre l'utilisation de ces machines (je ne sais pas ce qui est pire: refuser de voter pour protester contre l'utilisation de telle machines ou voter sans avoir la certitude que votre vote est correctement enregistré?). Ces machines ne permettent pas un contrôle des citoyens sur l'élection, contrôle qui est pourtant d'après moi essentiel en démocratie. On nous force à faire confiance à la technologie (comme si le "tout électronique" garantissait à coup sûr la fiabilité)
en nous faisant croire, en plus, que c'est bon pour l'environnement (absence de papier pour les bulletin de vote, les enveloppes). En gros (si on écoute les partisans de ces machines), faut être vraiment c** pour ne pas comprendre que les machines à voter sont un formidable progrès!
http://www.youtube.com/watch?v=AdsLJrUUbpY
oui apparemment vous etes suffisament c...
Et puis, entre consommer de l'électricité ou utiliser du papier (dont la production est plutôt bien gérée en France -mais on importe beaucoup), on ne sait même pas si l'argument écologique est valable.
A vérifier en détail.
MACHINES A VOTER = MACHINES A FRAUDER!!!...
voici cette vidéo qui explique comment trafiquer les votes!!!...
c'est allucinants!!!...
http://dailymotion.com/video/x1j9fd_machines-a-voter-machines-a-frauder
REFUSONS TOUS LES VOTES ELECTRONIQUES!!!...
C'EST UNE QUESTION VITAL POUR NOTRE LIBERTE D'EXPERSSION!!!...
ce qui serait vital c'est que tu apprennes le français au lieu de dégoiser sur les bienfaits du progres
S'il n'y avait que les machines à voter. Quelques bons copains patrons de presse suffisent pour traffiquer même les urnes transparentes....
Le seul avantage de ces machines :
Je me suis toujours défilé quand on m'a demandé de participer au comptage des votes.
Depuis que la menace des machines existent je participe au comptage.
C'est cool.
Non aux machines à voter.
Comment ça se sabote ces machines? Je suppose qu'on vote encore en isoloir, doit bien y avoir moyen de la rendre discrètement inutilisable...
a) Je suis expert en sécurité informatique et ... je peux affirmer qu'aucun expert ne peut certifier un processus de sécurité informatique à 100%.
De nombreux exemples le prouvent; parmi les derniers, en janvier 2008, la "Société Générale" qui a pourtant les moyens de s'offrir des experts de très haut niveau, des budgets convenables, le temps de mettre en place, vérifier, tester, ... et de découvrir que son système a été déjoué.
b) L'électeur n'est pas un expert. Pour être transparent, le vote ne doit pas être un système d'expert.
2 raisons essentielles pour refuser le vote électronique, IMHO="In My Humble Opinion"=à mon humble avis
Témoignage sur un dépouillement avec des bulletins en papier : J'habitais ce quartier d'une ville du Rhône depuis peu et n'y connaissais que les voisins de ma montée et pas tous mes voisins C'était la première élection depuis que j'habitais le quartier et je me suis rendu au dépouillement dans l'école où j'ai vôté. Nous tous qui avons dépouillé et compté étions plutôt divers, des hommes et des femmes, des militants de partis de gauche ou de droite et de simples électeurs. Voici comment nous avons techniquement procédé : les enveloppes avec les bulletins ont été rassemblées par paquets de 10 paquets de 10, ce qui permettait de facilement déterminer le nombre de vôtes effectuées et donc la participation qui faisait pour l'ensemble des bureaux de l'école un peu plus de 1100 bulletins. Après cela nous avons fait des tables de trois : chaque table était occupée par 100 ou 200 bulletins, chaque centaine en 10 paquets de 10. Sur les trois personnes, une ouvrait l'enveloppe lisait le nom de la liste sur le bulletin et le montrait aux deux autres qui comptaient. Pour compter : nous avions une feuille avec en colonnes les noms des listes, en lignes les cases à cocher pour telle liste exprimée. Toutes les 10 lignes
il y avait un total partiel et les deux compteurs vérifiaient qu'ils avaient le même résultat. Une fois la ou les deux centaines de bulletins comptés (c''était plutôt une centaine que deux), on faisait les totaux des dizaines et on les comparaient, puis on rendait nos "copies" une fois les bulletins épuisés. Cette élection comportait trois bulletins susceptibles d'être nuls : il s'agissait d'enveloppes avec deux papiers. Pour ces cas litigieux, il fallait consulter le code électoral (assez épais). A la fin, nous avons recompté, par paquets de dix dizaines et de façon séparée, enveloppes et
bulletins puis écrit et consigné le tout. Sur le plan des connaissances, dépouiller demande de savoir lire et faire des additions pour un résultat qui ne dépasse pas une centaine! Sur le plan humain, j'ai fait connaissance avec des personnes de
mon quartier qu'il ne m'avais jamais été donné de rencontrer, et ma voisine de comptage qui ne partageait pas mes opinions
(nous n'en parlions pas), je lui trouvais un charme indéfinissable....
Ah j'oubliais : tout cela a pris moins de deux heures.
Je suis vraiment fasciné !
Vous partez donc tous du postulat qui édicte que le vote papier est sûr à 100%! vraiment étonnant...
Si vous avez participé à des dépouillements, ne vous est-il jamais arrivé d'avoir un nombre de votants différent du nombre de bulletins présents dans l'urne ?
Que s'est-il passé ? vous avez un moyen de contrôler ?
S'agit-il d'une simple erreur de comptage des votants, un oubli de signature ? ou un votant qui a réussi à placer deux enveloppes au moment du dépôt ?
Pour moi, la vidéo présentée démontre surtout qu'il faut 3 personnes par machine pour changer une EEPROM. Mais elle ne montre pas que la machine à un nouveau fonctionnement. Tout cela est peu crédible.
Je ne dis pas que le système est infaillible, mais le système archaïque ne l'est pas plus. Si les gens veulent tricher, ils y arriveront de toute façon. Je pense au contraire de vous tous dans ce forum que l'urne électronique, certes perfectible encore, est un progrès. Il va en tous cas dans le sens du développement durable. Dire que la consommation électrique de la machine annule l'économie de papier est une farce ! Aller donc voir dans vos préfectures (je ne pense pas que ce soit réellement autorisé...) ce que représente en quantité de papier l'édition des bulletins de vote et vous aurez une autre opinion...
oliret vous écrivez : Vous partez donc tous du postulat qui édicte que le vote papier est sûr à 100%! vraiment étonnant...
Je ne le dis pas, cela les frôle souvent. Peut on en dire autant
du vote électronique? Surement pas.
oliret vous écrivez : Si vous avez participé à des dépouillements, ne vous est-il jamais arrivé d'avoir un nombre de votants différent du nombre de bulletins présents dans l'urne ?
J'y ai participé et je ne l'ai pas vu. Et vous y avez vous participé?
oliret vous écrivez : Pour moi, la vidéo présentée démontre surtout qu'il faut 3 personnes par machine pour changer une EEPROM. Mais elle ne montre pas que la machine à un nouveau fonctionnement. Tout cela est peu crédible.
Elle montre aussi que seule l'expertise est entre les mains de
"spécialistes (autoproclamés?) de l'informatique". L'avez vous apprise à l'école?
oliret vous écrivez : Je pense au contraire de vous tous dans ce forum que l'urne électronique, certes perfectible encore, est un progrès. Il va en tous cas dans le sens du développement durable.
Pour le développement durable : comparez le prix d'une machine à voter avec celui du papier et les coûts en déchets non recyclables, en matières premières, en énergie pour les fabriquer, en eau égalemen, vous verrez que le papier est plus durable.
Dans ma commune, je convaincu que le vote a été sûr à 100% (présidentielle), je le suis beaucoup moins sur les précédentes élections qui étaient manuelles.
Ne dit-on pas que l'erreur est humaine ? moi, j'ai plus confiance dans la totale impartialité de la machine et reste profondément certain que la machine est moins sujette aux erreurs.
Je participe aux opérations de votes depuis 20 ans, j'ai eu l'occasion maintes fois de participer aux opérations de dépouillement et ainsi qu'à la centralisation des résultats d'une grande ville. Quand on sait le nombre d'opérations manuelles humaines réalisées avant que les résultats soient validés, et que les personnes qui manipulent les chiffres sont rarement complètement neutre, on a le droit de se dire que l'introduction de machines puisse être un progrès.
A ceux qui pensent que l'on peut recompter une élection, il faut savoir de quoi on parle !... Les bulletins papiers ont toujours été systématiquement détruits immédiatement après le dépouillement !
Ensuite aux génies de l'informatique des années 80, les délais qui permettraient de reprogrammer les Eproms sont excessivement courts. La liste des candidats, l'ordre officiel des candidats arrivent très tard dans la préparation du scrutin. En cas même de second tour pour les municipales, il s'agit de quelques jours seulement. La grille de saisie tactile doit correspondre parfaitement avec la planche de vote qui est éditées au dernier moment (pour les raisons citées plus haut). Personnellement, pratiquement, je vois mal la place à une quelconque possibilité de trucage. Quand bien même, il faudrait une telle débauche de moyens et une succession de risques complètement disproportionnés aux enjeux que je n'arrive pas à me faire convaincre de vos arguments.
Sur le sujet des experts... sans doute que vous avez la possibilité intellectuelle de tout maîtriser, mais plus sérieusement, la société ne peut pas fonctionner si à nul moment la confiance n'est possible.
Et enfin sur le papier, désolé... mais voir ces palettes de papier qui finissent tous au même endroit, moi ça me chiffonne... en ce siècle où nous avons un réel devoir citoyen de maîtrise de nos gaspillages.
Merci Oliret d'avoir adressé le problème de la fiabilité du vote papier.
En Allemagne, le taux de bulletins nuls tourne autour de 1,7% (en France, on les compte avec les bulletins blancs). Selon Nedap, les machines ramèneraient ce taux à 0.6%. Ce chiffre vient de la bouche du PDG de Nedap, mais j'imagine qu'il se fonde sur les erreurs humaines lors de la manipulation des machines - les Pays-Bas ont l'expérience nécessaire pour tirer des conclusions significatives.
Quant à votre paragraphe sur les obstacles informatiques, je vous conseille la lecture du papier de Gonggrijp (lien dans l'article), où il montre qu'il n'est pas besoin de connaître le nom des candidats pour manipuler la machine. Le personnel électoral rentre ces données via une interface windows, mais un Eprom correctement piraté peut identifier quel parti faire gagner sur la base d'un mot ou de lettres dans son nom.
Vous auriez ainsi pu programmer un Eprom pour faire gagner le parti contenant la séquence 'commun' dès la clôture du précédent scrutin, que la liste s'appelle en définitive 'Parti Communiste', 'Alliance Communiste', 'Les Communistes pour ma ville' ou n'importe quoi d'autre.
Vous avez raison de considérer les machines comme un progrès. Dans les pays où le taux d'erreur constaté est suffisamment grand, on peut se dire que le risque de se faire pirater une machine est un moindre mal. Le Brésil utilise uniquement les machines à voter et beaucoup y voient une amélioration considérable par rapport aux urnes classiques.
En France, où les éléctions se déroulent relativement sereinement, on peut se demander si le risque de piratage n'est pas supérieur aux avantages que les machines apportent.
La machine cette superbe création est la solution à tout....
C'est évident. Le vote ainsi formulé est certain et est lisible pour le citoyen lambda...
Lisible ? Pour qui ? Pour le technicien qui s'occupe de la machine qui la programme mais pour moi citoyen ignare en matière de programmation ?
Des machines qui tombent en panne Ca existe... De buggs ca existe. Rien de mieux qu'une urne papier qui evite ce genre de travers.... L'urne papier est accessible à tous, on peut rester le temps qu'on veut dans son isoloire,
J'ai personnellement expérimenté le vote electronique et je dois avouer que j'ai toujours eu un petit moment d'émotion au moment du vote....
Mon premier vote electronique :
En l'espèce la queue toute entière derrière moi, un seul isoloire et un manque d'intimité flagrant ont eu pour conséquence de me faire voter pour quelqu'un pour qui je ne voulais voter et de valider mon vote... Je ne suis pas très vieux ( 34 ans ) un peu émotif certes mais ce genre de chose ne m'est jamais arrivé auparavant.... J'imagine les personnes agées....
Certains évoquent le cout pour dire que le papier c'est moins bien.... Oui la démocratie a un coût... C'est surprenant non? On pourrait même faire les votes aux dés cela couterait zéro sauf le pastaga.... Le cout ne doitpas intervenir dans les choix d'expression de la démocratie. Je préfère la sécurité du papier et son cout à un flou artistique qui ne me permet pas moi citoyen de constater individuellement que le vote a bien été pris en compte tel qu'il devait l'être, ce cout supplémentaire, c'est le prix de la confiance..... Parce que ce qui met mon vote dans l'urne maintenant est une machine dont je ne vois pas les rouages. Enfin le papier cela peut se recycler. L'écologie n'a rien à voir à l'affaire et pourtant dieu sait que je suis écolo...
D'autres disent qu'il faut faire confiance, confiance à nos hommes politiques, dieu sait qu'ils sont tous dignes de confiance.....
Huchon, pasqua, balkani, chirac, la liste est longue des hommes politiques qui ont fait bon usage de la confiance qui leur a été faite dans leurs différents mandats...
Règle N° 1 : ne jamais faire confiance à un homme politique.
Enfin, je me pose la question de savoir pourquoi dans certains pays les machines ont été interdites. Pourquoi dans certaines villes francaises certaines machines ont été supprimées parce qu'elles ne permettaient pas d'assurer la confidentialité du vote. Comment nos hommes politiques conscients de leurs devoirs et de leurs obligations ont ils pu passer à côté de cela ? ? ? Le droit élémentaire à exprimer son vote en toute intimité ?
Enfin certain ont démontré qu'avec un récepteur idoine on pouvait savoir quel vote était exprimé par le citoyen....
Citoyens dormez... Nous veillons sur vous....