On attendait la rupture, et on retrouve après seulement neuf mois un clientélisme des plus classiques. Les chauffeurs de taxi ont été mercredi les premiers bénéficiaires de la chute de popularité de Nicolas Sarkozy et, bien sûr, de l'approche des élections municipales. En deux journées d'action et quelques bouchons, ils ont réussi à tuer la proposition du rapport Attali qui les concernait - et qu'avait implicitement approuvée le président de la République. Il n'y aura donc pas de dérégulation du secteur des taxis : le même gouvernement qui tenait tête aux cheminots en novembre au nom de la lutte contre les corporatismes, accepte cette fois sa défaite sans broncher.
Autre bénéficiaire collatéral de la stratégie « sauver les meubles » de l'Elysée, les retraités. Les études d'opinion, le mois dernier, montraient que c'est parmi les plus de 65 ans que Nicolas Sarkozy avait le plus dévissé. Or c'est dans cette catégorie d'électeurs qu'il avait engrangé le plus grand différentiel de voix avec Ségolène Royal l'an dernier : les deux tiers d'entre eux avaient voté pour lui. Mais c'est eux, aussi, que l'étalage de la vie privée du chef de l'Etat a le plus choqués, alors qu'ils n'étaient pas concernés par certaines des mesures phare du gouvernement, sur les RTT ou les heures supplémentaires.
Résultat, des effets d'annonce sur la revalorisation du minimum vieillesse, une communication faite en premier par Claude Guéant, le Secrétaire Général de l'Elysée, au grand dam de certains élus UMP. Il ne restait plus au premier ministre qu'à… confirmer l'information de l'Elysée. Et c'est le Président de la République lui-même qui a annoncé hier l'octroi d'une prime de 200 euros pour les bénéficiaires du minimum vieillesse.
Qu'il s'agisse de désamorcer la crise des taxis, ou de séduire les Français les plus agés ou encore les fonctionnaires qui ont reçu un petit coup de pouce de pouvoir d'achat, ce sont les premiers pas de la stratégie de reconquête de Nicolas Sarkozy. Car c'est bien lui qu'il faut sauver dans cette affaire, alors que dans les dernières études d'opinion, François Fillon monte quand le Président descend.
Mais à peine un mois avant un scrutin municipal qui s'annonce très dur pour les listes de la majorité, il n'y a guère d'autre moyen d'action que celui qui a toujours fait ses preuves : le clientélisme. C'est la seule arme dont dispose à court terme Nicolas Sarkozy, qui a lui-même cassé l'élan réformateur qu'il avait voulu donner au début de son mandat. Le nouvel élu faisait l'analyse que c'est dans les premiers mois qu'il fallait impulser le maximum de réformes : il n'a pas réussi à s'y tenir.
Jusqu'aux municipales, le terrain est miné. Le président de la République va certes tenter de faire oublier la séquence catastrophique de sa vie privée, et montrer qu'il s'est remis au travail. Mais il sait aussi que la reconquête de l'opinion sera difficile. En attendant, les porteurs de revendications catégorielles en profitent pour se faire entendre. Les caisses sont toujours un peu moins vides en période électorale, surtout quand les sondages sont mauvais.
Pierre Haski
► Edito diffusé jeudi 7 février sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.




















81
(Pour réagir, connectez-vous)
De DidierB63
Devant un écran | 08H18 | 07/02/2008 |
Au dela du clientèlisme, cela montre aussi les limites des « volontés » de réformes venant d'hommes politiques dont le seul objectif est d'etre réélus.
Bien entendu, ce n'est pas uniquement une caractéristique de droite, mais le président Sarkozy avait su faire croire à sa différence en matière politique, répétant qu'il ne se laisserait pas influencer par les sondages d'opinion et les tabous français.
Ca n'est pas le cas, de toute évidence.
De plus, la présidence est confrontée à une « mini fronde » de la part des députés de la majorité qui viennent de se rappeler qu'ils étaient ceux qui votaient les lois et que rien ne pouvait se faire sans eux.
Oui, il faut sauver les meubles, mais l'inondation a deja fait des dégats.
J'éspère qu'ils sont bien assurés !
http://polemiquons.over-blog.com/
De Imbert
18H13 | 07/02/2008 |
D'accord avec toi Didier et je trouve l'article de M. Hasky très bon, équilibré et bien argumenté.
Sarkozy a fait naitre beaucoup d'espoir et beaucoup ont cru et espéré… même moi qui pourtant me méfiait du personnage, opportuniste et poujadiste j'avais espéré que… et bien non, du vent, des paillettes, du volontarisme qui ne reste qu'un mot, des commissions inutiles. Et surtout aucun courage… car à trop vouloir ménager la chèvre et le chou et bien on ne fait rien dans un pays grogneur et désormais corporatiste comme le notre. Il ne faut pas espérer rassembler tout le monde autour de soit : la démocratie c'est la loi de la majorité et rien de plus : la majorité a voulu du changement, on ne lui en a donné que le parfum… ce qui exacerbe encore plus les mécontentements.
Les municipales, malgrè une gauche littéralement absente du débat d'idée, engluée qu'elle est dans ses vieilles lubies qu'elle peine à abandonner et auxquels les français ont très largement tourné le dos, risquent de voir arriver une belle vague rose. C'est dire la réussite du pouvoir en place !
Les changements à faire en France sont toujours aussi considérables, tous les grands sujets méritent une réforme courageuse car profonde rompant avec 30 ans d'immobilisme alors que le monde lui change à très grande vitesse :
- économie d'abord (pression fiscale et règlementaire sur le travail et les revenus des entreprises les plus élevés d'Europe et donc emplois en berne, salaires bloqués, système de retraite en quasi faillite, etc.)
- justice (lente et sous dotée),
- éducation (perte de son rôle d'ascenseur social par laxisme, idéologie « égalitariste » : donc nivellement par le bas et immobilisme : absence d'orientation professionnelle pour les élèves qui décrochent, absence de bourses pour les valeureux désargentés, lycées poubelles, professeurs non évalués, insécurité quasi-acceptée, principe inouie de non sélection des entrées dans les universités etc.)
- sécurité (zones de non droits de plus en plus importante sur le territoire avec un communautarisme galopant entretenu par une France à deux vitesses : les bien nés qui s'en sortent, les mal nés qui galèrent)
- réforme de l'état : rien n'est fait alors que des économies considérables sont possibles dans de nombreux ministères, les fonctionnaires sont souvent sous payés à des taches administratives dépassées, rébarbatives, non productives. Peu d'investissement dans des logiques de rapprochement, de simplification, de gain de productivité (si,si j'ose le mot) etc. chacun garde son pré carré, ses budgets, et le nombre de fonctionnaire ne cesse d'augmenter sans aucune logique globale etc.
- prisons : parmis les pires d'Europe maintenant, aucun programme de réinsertion par le travail digne de ce nom, mélange de tous types de détenus, drogue, violence en prison accepté tacitement par le système proprement la encore dépassé etc.
- écologie : franchement le grenelle de l'environnement à part taxer davantage les pollueurs je ne vois pas trop… alors qu'il y aurait tant à faire dans ce domaine et surtout d'inciter les logiques écolos et non de taxer les logiques classiques : ça va toujours dans le même sens : on taxe, on impose, on stigmatise, au lieu d'inciter, d'impulser en investissant etc.
- et tant d'autres,
Avec quelques réformes efficaces on pourrait redonner un oxygène énorme à ce pays et là je parle sutout d'économie, avant de s'attaquer au monstre obèse, goinfre et inefficace qu'est devenu notre administration. Mais pour ce faire il faut du courage car nombreux seront les détracteurs d'une telle politique dont nous avons pourtant tous bien besoin et qui forcément ce fera un jour. Mieux vaudrait rapidement parce que plus nous attendons et plus la pente sera longue à remonter .
M. Sarkozy n'a pour lui que ses beaux discours, son gout du pouvoir et sa passion pour certaines femmes qui n'enthousiasment pas vraiment les français qui quoiqu'on en pense ont besoin de se reconnaitre un tant soit dans le couple présidentiel. NS se croit au dessus de tout ça, un demi-dieu… Il va vite descendre de son petit nuage.
à DidierB63
De pablico
19H09 | 07/02/2008 |
très bon article.
Mais je suis impressionné par ce grand réformateur qu'est notre président.
IL a réussi avec les retraites,les fonctionnaires, la sncf, la justice, la constitution. Mais pas avec les taxis (alors qu'aucune réforme n'était encore commencée), ni le commerce exterieur.
Donc messieurs et mesdames commencer à manifester avant qu'on s'attaque à votre pré carré.
D'ailleurs, les pêcheurs et les camionneurs vont pas tarder.
De toute façon, la corporation des taxis telle qu'elle est, n'est pas viable, pour eux et les usagers.
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
08H23 | 07/02/2008 |
Fillon monte parce qu'il ne fait rien !
« Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas »
Dans le cas de Fillon, ne rien faire c'est faire comme Sarkozy, mais en plus discret, voilà tout. Les électeurs sondés sont parfaitement cohérents avec leur échelle de valeurs de la IVè république.
De Incorrect
08H57 | 07/02/2008 |
Pas d'accord, Fillon monte dans les sondages alors que Sarko baisse , parce que Sarkozy a inversé les rôles. Fillon est devenu arbitre et Sarko acteur…..
à Incorrect
De DidierB63
Devant un écran | 09H05 | 07/02/2008 |
Pour autant que ton idée me plaise, je crois que Comptecourant à raison.
Fillon n'arbitre rien. Il ne dit rien, ou il approuve les décisions de Sarkozy.
Et, semble-t-il, il n'est plus en odeur de sainteté à l'Elysée depuis que sa cote est meilleure que celle du patron.
Pour mémoire, Chirac et Mitterand avaient, en leur temps de cohabitation, bénéficié de cet effet de « retrait ».
La différence est que Fillon n'est que Premier Ministre et qu'il est donc remplacable…
http://polemiquons.over-blog.com/
à DidierB63
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 09H23 | 07/02/2008 |
Bonjour Didier.
J'ai tendance à croire que Comptecourant et Incorrect ont tous les deux raison.
Fillon ne fait rien mais, comparé à Sarkozy, il fait arbitre, il en a l'air. Dans la république des apparences, c'est sans doute suffisant. (Dame, faut savoir se contenter de peu ! )
Pour la bonne bouche, il y a un article très rigolo (pour des esprits perfides comme les nôtres) sur le figaro.fr, au sujet de l'exaspération de Sarkozy contre la base umpiste.
(Post-scriptum qui n'a rien à voir : salut à Eric et Mulhouse. Papouillitas.)
à thierry reboud
De Alice77
18H06 | 07/02/2008 |
Sarkozy a enterré le« rapport Attali » avant la grève des taxi, en nommant des commissions pour analyser ce rapport…
PAr ailleurs ces propositions contiennent des morceaux de la stratégie de lisbonne et sont aussi sans doute, après tout pourquoi pas, au point où nous en sommes, sans doute inspirés par quelques lectures du fameux et simplet pourfendeur de « privilèges » qu'est François de Closets.
Qui oublie que les privilégiés, les rentiers de situations travaillent… Et donnent du travail
C'est pas comme si les notaires, taximans, pharmaciens, même si je les trouve trop riches et bourges et réacs, étaient tous des clones de Caroline de Monaco ou Elisabeth d'Angleterre…
à DidierB63
De Incorrect
09H51 | 07/02/2008 |
Désolé, mais c'est bien Fillon qui a fait a fait marche arrière sur les Taxis et qui va enterrer le rapport Attali. L'acteur a été sanctionné, qui n'a même pas suivi le conseil d'Attali de rendre public son rapport après les municipales. Les rôles ont bien été inversés, Sarkozy s'expose et Fillon est en retrait.
à Incorrect
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 14H55 | 07/02/2008 |
Trop Tard, a 14 00 heures, les propositions de Attila seront étudiées ! !
Fallait pas poster trop vite ! !
Les taxis n'ont plus qu'a faire grève jusqu'à la fin du mandat de l'imposteur ! !
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Léonard
chercheur (errer humanum est) | 18H23 | 07/02/2008 |
Si j'ai bien compris comptecourant, le mot d'ordre est
« Courage, Fillon ! »
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 08H25 | 07/02/2008 |
..Les caisses sont toujours un peu moins vides en période électorale, surtout quand les sondages sont mauvais.
Il est 7h43 sur Europe numero 1 et maintenant une page de publicité ..
( sourire du chauffeur de taxi , grimace du client a costar cravate sur la banquette arriere ..)
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 08H31 | 07/02/2008 |
En fait, Sarkozy fait ce qu'il sait faire, attendu qu'il doit commencer à comprendre qu'il ne sait pas faire la présidence de la République.
Dans des habits trop grands pour lui, il revient à ses fondamentaux qui sont de petite politique (en effet parfaitement clientéliste) et de démagogie (voir ses récentes excursions touristiques à Gandrange ou Toul). Les deux vont main dans la main et, puisqu'il ne sait faire que cela, il y a fort à parier que cela durera encore quatre ans.
Sous peu, il se donnera des airs d'homme d'état sur le dos de la politique extérieure. Je prends le pari que personne n'y croira.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 08H34 | 07/02/2008 |
Comme je l'ai indiqué ici :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/02/sarkozy-fait-un.html
il n'y a pas de prime de 200 €, mais une AVANCE ! (un à valoir sur le minimum vieillesse).
J'ai été fort surpris ce matin d'entendre que Pierre Haski s'était lui aussi fait prendre aux pièges du Sarkozysme qu'il dénonce !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De existe
11H30 | 07/02/2008 |
Ah, le coup de l'avance…
Deux patrons me l'ont fait à quelques années d'intervalle. J'avais dû l'un et l'autre les sonner un peu parce qu'ils ne payaient pas.
Le premier : « C'est un oubli ». Puis, bon prince, il sort son carnet de chèques et me fait, très théâtral : « Je vais vous faire une avance ! » Une avance sur la régularisation à venir… Plus de problème majeur par la suite.
Le second : « Je ne comprends pas, c'est une erreur ». Puis, comme l'autre, il me fait un chèque, une « avance » sur la régularisation à venir… Le clou : « Je n'ai jamais volé un centime à personne, ma religion me l'interdit ». Et à la fin du mois, en guise de régularisation, licenciement pour fauteS graveS toutes imaginaires. L'avance sur les salaires non payés a été comptabilisée comme une avance sur le dernier salaire, et je n'ai jamais récupéré mon fric. Aux prud'hommes, j'ai pu démontrer que toutes les allégations de l'employeur à mon encontre étaient mensongères. Pour lui sauver la mise, le juge a inventé une faute à laquelle il n'avait lui-même jamais songé : un abondon de poste attesté par l'absence des salaires que je réclamais !
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H57 | 07/02/2008 |
@existe,
il faut parfois savoir refuser aux avances :
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/social/20080206.FAP4942/minimum_…
pour ce qui concerne l'abandon de poste, certaines recettes existent pour ne pas tomber dans le piège. les versions, selon les directions du travail, divergent (je sais, c'est beaucoup…). l'idéal est d'obtenir un papier de l'employeur (je ne l'ai eu qu'une fois).
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De existe
19H05 | 07/02/2008 |
En l'occurrence, la décision du juge n'est pas seulement abracadabrantesque au regard des faits ressortant du dossier soumis à son examen, elle est aussi illégale. En effet, les motifs de licenciement énoncés dans la lettre de licenciement fixent de manière définitive les limites du litige né de ce lienciement. De nouveaux motifs de licenciement ne peuvent en aucun cas être allégués ultérieurement, par exemple en cours de procédure prud'homale, a fortiori après la clôture des débats dans le cadre de cette procédure, comme ce fut le cas pour l'abandon de poste retenu par le juge. Qui plus est, celui-ci n'a pas à se substituer à la défense de l'une ou l'autre des parties en prenant des positions que ni l'une ni l'autre n'a jamais soutenue.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H15 | 07/02/2008 |
c'est pourquoi il est préférable de tout régler AVANT avec l'employeur ou avec l'Inspection du travail (souvent très coopérative).
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De existe
21H29 | 07/02/2008 |
Oui, quand c'est possible, ce qui n'est pas toujours le cas.
Mais encore une fois, dans cette affaire, il n'y a jamais eu aucun abandon de poste, et les motifs de licenciement invoqués par l'employeur, tous imaginaires, étaient tout autres.
En réalité, cherchant à me faire changer de contrat de travail, et accepter les propositions d'embauche d'un de ses associés - ce qui ne m'intéressait nullement - il m'avait placée chez cet associé dans le cadre d'une sous-traitance et ne me payait plus pour me dissuader de m'accrocher au contrat de travail en cours. Le licenciement pour fautes graves m'a contrainte à accepter les propositions de l'associé qui m'a embauchée dans la foulée.
Est-ce clair ?
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 23H06 | 07/02/2008 |
@existe,
on m'a fait ce coup-là… j'ai résisté. prouvé que j'existais. jusqu'à ce qu'on m'interdise d'aller au bureau : et là j'ai exigé un papier indiquant que j'étais payé à rien foutre… et m'interdisant d'aller au bureau, sauf pour aller à l'accueil retirer mon courrier.
Fabien
http://mebilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De existe
16H30 | 09/02/2008 |
Notez qu'en principe, il appartient à l'employeur de faire la preuve que ses allégations censées justifier le licenciement sont fondées. A défaut, le licenciement est réputé sans cause réelle et sérieuse. Le doute ici profite systématiquement au salarié, ce qui est somme toute logique, puisque'a priori, c'est l'employeur qui détient tous les éléments de preuve à charge et à décharge.
Par exemple, dans le cas de l'abandon de poste, la moindre des choses est qu'il fournisse la preuve qu'il s'est inquiété d'une absence injustifiée du salarié, et l'a mis en demeure de reprendre son poste.
En l'absence de tout élément de cet ordre, il ne peut sérieusement prétendre que le salarié n'était pas à son poste ou ne suivait pas ses consignes.
Ainsi les salariés n'ont-ils pas, théoriquement, à se soucier d'être à tout instant en mesure d'établir la preuve de leur emploi du temps, ni à exiger de leurs employeurs qu'ils leur donnent leurs ordres sous la forme d'écrits signés. Il est aisé de comprendre que ce serait très lourd, voire incompatible avec le fonctionnement normal de l'entreprise.
Dans l'ensemble, le droit français n'est pas trop mal fait.
Ce sont les juges qui posent problème. La vue d'une valise de billets de banque produit sur chacun d'eux à peu près le même effet : la tête lui tourne, puis il marche dessus et fait tout à l'envers. On ne sait pas encore guérir, ni même stabiliser cette maladie.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H48 | 09/02/2008 |
On peut résumer cela ainsi, mais tous les juges ne sont pas pareils, heureusement !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De existe
13H15 | 07/02/2008 |
Euh… Je corrige mon message précédent. A la troisième ligne, lire « parce qu'ils ne me payaient pas ».
En voilà un autre qui ne manque pas d'air. Il s'appelle Daniel Bouton et nous réclame, non pas une avance sur un dû quelconque, passé ou à venir, mais un bonus, une sorte de prime à la déconfiture de plus d'un milliard d'euros :
http://www.casepassecommeca.com/+La-Societe-Generale-veut-faire,438+.htm…
à FabiendeMénilmontant
De pierrequiroule
18H03 | 07/02/2008 |
Ne nous leurrons pas, prime ou « à valoir », on sait que ce sera financé par les autres retraités à qui on vient de piquer 1,5% de pouvoir d'achat. je suis convaincu que les petites retraites ont besoin d'être revalorisées. Mais après les franchises médicales, on va créer une nouvelle « solidarité » entre retraités !
à pierrequiroule
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H22 | 07/02/2008 |
@pierrequiroule,
je suis désolé ! le titre de la dépêche citée par Pierre est « prime ». une prime est un supplément.
dans le texte il est expliqué qu'il s'agit d'un « à valoir ». donc d'une avance. donc que l'on récupèrera sur une prochaine pension.
que retiennent les lecteurs, auditeurs, ou téléspectateurs ? le titre ! si on leur dit qu'ils ont une prime, ils comprennent qu'ils gagnent 200 €. et peut-être votent sarko. si on leur dit qu'en avril on leur avance 200 € qu'on récupère ultérieurement, pourquoi voter en mars pour un candidat de la majorité présidentielle si on n'en a pas envie ?
tu saisis la nuance, j'espère…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De Baal-84
18H53 | 07/02/2008 |
Oui, c'est une avance, ça a été clairement annoncé. Des gens lisent trop vite, extrapolent, puis c'est le Président qui change d'avis ; )
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 08H48 | 07/02/2008 |
Bonjour à toutes et tous,
Le retour du clientélisme … ? ? ? ?
Mais était il seulement parti ? ? ?
Bésitos de Cécilia.
Eric Bloggeur Mulhousien
http://monmulhouse.canalblog.com/
Ps : Je profite du canal, pour saluer Thierry, Fabien…
Et toutes celles et tous ceux qui le veulent .
Bésitos.
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 09H01 | 07/02/2008 |
Bon, au moins c'est un début, il commence à comprendre qu'il n'a pas TOUS les pouvoirs, on ne va pas s'en plaindre. Méfions-nous, il s'agit tout de même d'une période pré-électorale et il peut fort bien reculer maintenant pour mieux sauter… après ! La vigilance s'impose.
C'est un peu hors sujet mais une chose me choque : lorsque les candidats de l'UMP enlèvent leur sigle « UMP » de leurs affiches pour éventuellement ramasser plus de voix aux municipales, n'est-ce pas tromper le peuple ? Ont-ils vraiment le droit de ne pas « annoncer la couleur » ?
à Di
De Art-35_Constitution-1793
Pour une Republique Bonsensiste!! | 11H46 | 07/02/2008 |
Vous avez raison, ils pensaient même remplacer UMP par Hypocrites, mais il y en a un qui a dit que ce serait pas bien, ça coutait trop cher en impression (trop de lettres ! !
Ceci est aussi valable pour certains PS
De Incorrect
08H59 | 07/02/2008 |
Sarkozy a perdu la main en même temps qu'il a perdu la boule à cause de Cécilia. Cécilia a fait Sarkozy, Cécilia va le détruire.