(De New York) Si Serge Bloch n’avait pas publié ses illustrations sur Rue89 (par exemple là, là ou là), on vous aurait quand même parlé de son expo à New York.
Dans l’ascenseur de la galerie de Soho, une carte de pompadour vous indique qu’il faut monter au 7e étage.
Là, quelques mots modestes au mur: Serge Bloch dit aimer illustrer journaux et magazines, parce que c’est comme si "des centaines de milliers de personnes pouvaient entrer dans une galerie sans avoir peur".
Une femme avec un bonnet en crochet vert sort de l’ascenseur. Serge Bloch va être content: il aime bien dessiner des gens qui portent des chapeaux. C’est tant mieux, parce qu’il y en a plein à New York en hiver. Les personnages de Serge Bloch, à chapeau ou à coquillages, tamponnés ou le ventre rempli de gratte-ciel, sont là, accrochés partout dans la pièce.
Les invités du vernissage semblent avoir été choisis pour leur faire écho. Devant son "Nu plus qu’approximatif", dessin aérien posé sur un chevalet, deux femmes discutent des difficultés à trouver un bon psychologue à New York. "Il faut se méfier des faux", dit l'une.
Plus loin, un couple bavarde en langue inconnue face au "Strange People, n*1" dont les yeux sourient en petits pois. Une fille raconte ses histoires de coeur à une copine, plantée devant "Love Story", un tableau qui voit un couple partir dans des directions opposées, chacun des yeux derrière la tête.
On aime bien les amoureux de Serge Bloch avec leurs corps tous mélangés. Sur une table, les derniers livres qu’il a illustrés dont un J’aime t’embrasser qui doit sortir dans une quatorzaine de jours. Il y a là des baisers sous l’eau, de baisers qui rendent tout rouge, de baisers d’ascenseurs.Quelqu’un qui dit "j’aime t’embrasser quand il y a des enfants qui regardent. Peut-être qu’ils ont des parents qui ne s’embrassent plus. Ça leur redonne de l’espoir."
Ça rend un peu imbécile heureux de se promener chez Serge Bloch.
► Serge Bloch - exposition à la Living with Art Gallery - jusqu'au 29 février - 153, Lafayette Street, 7e étage - New York, NY 10003 - Visite sur rendez-vous: au 00-33-(1)-917-783-5737.
► J'aime t'embrasser de Davide Cali et Serge Bloch - éd. Sarbac - 180p., 17€.

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Bravo Serge! Le diaporama est magnifique.
je suis simplement fan et je suis simplement jaloux (mais terriblement jaloux) de ne pas être à New York (déjà parce que j'aime cette ville) pour voir cette expo.
Il existe dans le dessin aujourd'hui, celui qui participe de l'information,plus d'importance donnée au geste gratuit qu'autrefois. Celui qui sait parler aujourd'hui, peut gribouiller, et son dessin fera sens. Le dessin n'a plus rien à voir avec celui du passé. La photo le relaye. Imaginez à l'époque de Daumier. Ces gribouillis, (ne pas voir dans l'emploi que je fais de ce mot, une critique négative, au contraire!)n'auraient jamais pu être publiés. Pourquoi? Parce qu'un Daumier même "déformé", Reiser était plus proche de Daumier que de Serge Bloch, bien que pour lui déjà, les mots aidaient à la compréhension. Aujourd'hui, les dessins de Malraux ou de quiconque passeraient très bien dans l'art de notre temps.(Sauf que les dessins de Malraux n'étaient que "dessins de téléphone")
Gribouillage et "tchache" facile font bon ménage. Mais l'expression du trait, y perd c'est évident!
Ce qui me choquerait, c'est que ces dessins soient exposés hors de leur contexte. Comme peuvent l'être les masques Africains et Océaniens. C'est là que nous nous apercevont que dans les masques existe déjà un passé, une maîtrise du geste signifiant; ce qui est exclus de ce genre de dessin de presse d'aujourd'hui. Sans les mots....
http://pikasso02/skyrock.com/
Il existe dans le dessin aujourd'hui, celui qui participe de l'information,plus d'importance donnée au geste gratuit qu'autrefois. Celui qui sait parler aujourd'hui, peut gribouiller, et son dessin fera sens. Le dessin n'a plus rien à voir avec celui du passé. La photo le relaye. Imaginez à l'époque de Daumier. Ces gribouillis, (ne pas voir dans l'emploi que je fais de ce mot, une critique négative, au contraire!)n'auraient jamais pu être publiés. Pourquoi? Parce qu'un Daumier même "déformé", Reiser était plus proche de Daumier que de Serge Bloch, bien que pour lui déjà, les mots aidaient à la compréhension. Aujourd'hui, les dessins de Malraux ou de quiconque passeraient très bien dans l'art de notre temps.(Sauf que les dessins de Malraux n'étaient que "dessins de téléphone")
Gribouillage et "tchache" facile font bon ménage. Mais l'expression du trait, y perd c'est évident!
Ce qui me choquerait, c'est que ces dessins soient exposés hors de leur contexte. Comme peuvent l'être les masques Africains et Océaniens. C'est là que nous nous apercevont que dans les masques existe déjà un passé, une maîtrise du geste signifiant; ce qui est exclus de ce genre de dessin de presse d'aujourd'hui. Sans les mots....
Le bon blog : http://pikasso02.skyrock.Com/
Coucou Serge, ton travail évolue superbement. Il y a tout ton univers plus des surprises (un autre corps ?)
J'aime évidemment particulièrement ta façon (pruduente) d'intégrer les mots.
J'ai un faible pour ton little rabbi.
see you soon ?
une gouroue de secours anonyme...
sacré Serge,
je ne te vois plus de la fenêtre de chez moi, tu es trop loin et tu réapparais par celle de mon ordinateur... Tu es une espèce de cyborg, capable de te éléporter et ton art avec, n'importe où, du moment qu'il y a un bout de papier, un peu d'encre et des bouts de ficelle...
Je regrette de ne pas juste à avoir à traverser la rue pour partager un bout de saucisson avec un verre de vin rouge en parlant accessoirement de ton expo, mais plus surement de tes prochaines envies...