A debattre

Prisons pour mineurs : série noire et polémique

Suicide d'un détenu à Lyon, évasions à Marseille, bronca des éducateurs à Nantes : les centres créés par Rachida Dati font débat.

La prison pour mineurs de Meyzieu (Robert Pratta/Reuters).

Samedi, un détenu de 16 ans incarcéré depuis le 17 décembre, s'est suicidé à la prison pour mineurs de Meyzieu (Rhône). Il se serait pendu dans sa cellule à une bouche d'aération. C'est le premier suicide d'un jeune dans l'un des Etablissements pénitentaires pour mineurs (EPM), lancés en juin 2007 par Rachida Dati.

Mauvaise nouvelle pour l'administration pénitentiaire : ce décès s'est doublé, en moins de quarante-huit heures, de deux évasions réussies à l'EPM de Marseille.

C'est dans ce contexte que le cinquième établissement du genre ouvrait ses portes ce mardi matin, en Loire-Atlantique. Mais depuis quelques jours, l'inauguration de la prison pour mineurs d'Orvault, près de Nantes, fait des vagues. Une pétition a commencé à circuler fin janvier, intitulée « La place des enfants n'est pas en prison, Nous ne travaillerons pas en EPM ! “. Signé par près de 150 éducateurs, dont beaucoup sont originaires des Pays-de-Loire, ce manifeste dénonce la détention pour les moins de 18 ans, une sanction jugée ‘criminogène’.

Coordinateur de la mobilisation et lui-même conseiller d'éducation dans le secondaire, Philippe Dubacq explique que l'opération a pour but de ‘refuser publiquement la logique de l'enfermement, et créer un débat dans les professions concernées par ce thème’. Pour l'instant, le personnel du nouvel EPM a été recruté sur la base du volontariat.

Inauguré la semaine dernière, l'établissement d'Orvault devait accueillir ce mardi ses premiers jeunes. Cinquième du genre depuis la création des EPM en juin 2007, la structure est destinée à un maximum de soixante mineurs entre 13 et 18 ans. Du côté du gouvernement, on valorise depuis leur lancement la dimension éducative de ces prisons ciblées. Sachant qu'au 1er juin 2007, le ministère avançait le chiffre de 784 mineurs détenus en France. C'est-à-dire 1,2% de la population carcérale.

Fracture entre deux générations d'éducateurs

Signataire de la pétition des Pays-de-Loire, Claude Théodore travaille à la PJJ (la protection judiciaire de la jeunesse) depuis 1979. Syndicaliste SNPES-FSU dans les Hautes-Pyrénées, elle s'était déjà opposée à l'ouverture des deux premiers EPM, en juin 2007. Dont celui de Meyzieu, près de Lyon, où le jeune de 16 ans a été retrouvé mort le week-end dernier.

Claude Théodore dénonce la fracture apparue au sein de sa profession avec cette nouvelle génération d'établissements. Pour cette syndicaliste, qui dit avoir ‘très peu de retours sur ce qui se passe vraiment dans les EPM’, les éducateurs sont en effet en train de se déchirer entre, d'un côté, ceux qui acceptent d'aller travailler en EPM et ceux qui s'y refusent, à l'instar des pétitionnaires de Loire-Atlantique :

‘A la sortie de la formation, on fait miroiter aux éducateurs fraîchement diplômés des postes à pourvoir et des primes. Ils trouvent du travail car notre génération refuse d'y aller. Mais l'histoire ne va pas dans le bon sens : quand j'ai démarré ma carrière, en 1979, nous militions précisément pour la fermeture des grosses structures d'éducation surveillée, où l'on enfermait les mineurs.

On revient en arrière, et, à force de faire du tout pénal’, il commence à y avoir une confusion dans la tête des jeunes entre ce qu'est un éducateur et ce qu'est un surveillant de prison.”

“Ce n'est pas en occupant un jeune non stop qu'on va le faire réfléchir”

Pour Claude Théodore, qui doute qu'on puisse vraiment “faire de l'éducatif en prison”, le nouveau dispositif peut même se révéler contre-productif. Elle qui travaille en milieu ouvert à Tarbes a déjà suivi, ces derniers mois, dans le cadre de son service, “deux ou trois jeunes” à leur sortie de l'EPM de Lavaur ;

“Franchement, quand on les écoute, on se demande parfois si ce n'est pas mieux que la colonie de vacances ! Ce n'est pas en occupant un jeune non stop, du lever au coucher, qu'on va le faire réfléchir sur son acte. Il faut un temps de pause pour qu'il puisse prendre conscience.”

Cette critique d'une vie collective permanente, y compris pendant les repas, prend à rebrousse-poil le discours du gouvernement, qui vante des jeunes pris en charge “quatorze heures par jour”. Pour Claude Théodore, l'EPM de Meyzieu, dans le Rhône, était devenu “une vraie cocotte-minute”. Dès les premiers mois, les éducateurs dénonçaient une “suractivité” et les “journées interminables” pour les jeunes détenus.

Comme d'autres, la syndicaliste de la PJJ de Tarbes souligne par ailleurs que la mixité de ces établissements peut poser problème. A l'inauguration des premiers centres, en juin 2007, le ministère de la Justice avait fait savoir que “quatre à six places” seraient réservées aux filles dans chaque établissement.

161 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Eleonore10

à Bebert Cassandre Portrait de Bebert Cassandre De Eleonore10

02H23 | 06/02/2008 | Permalien

Consommez ! consommez ! nous ressasse-t-on à longueur de temps, sans compter les publicités alléchantes…
Comme tu le dis Bebert, ces jeunes préfèreraient aller se distraire ailleurs et autrement plutôt que rester à s'abrutir devant la télé, faute de mieux.
N'a-t-on pas eu des meutres à l'époque des fameux films « Scream » ?
Les parents sans travail ont sûrement beaucoup de mal à être respectés, c'est évident…
Que dire à ses enfants quand on a le statut de chômeur et que parfois les employés ASSEDIC et ANPE nous parlent comme à des fautifs irresponsables ?
Comment se faire respecter quand on vit soi-même d'un RMI ?
Madame Dati a applaudi bien fort lorsque « son » président a affirmé que pour venitr en France il faudrait connaître la langue, l'écrire et la parler. Mais renier à ce point ses parents ! ! ! !
Quand on sait qu'ils sont venus en France et que sa mère était parfaitement analphabète ! ! ! !
Combien sont-ils encore de parents dans l'incapacité de suivre les études de leurs enfants ?
Et je répondrai à Alphone que les « gosses de riche » quand ils font des « c…ies », papa va les rechercher au commissariat et on efface tout…
C'est peut-être un peu ce qui finit par faire naître des rancoeurs non ?

Portrait de Tita

De Tita

oiseau | 19H14 | 05/02/2008 | Permalien

Je ne sais pas ce qu'en pense les autres riverains de rue 89, mais il y a quelque chose d'effrayant dans ce texte. Il y est parlé de d'activités de « quatorze heures par jour », de « suractivité » et de « journées interminables ». La question qui me vient, (et je crains la réponse) c'est ; est-ce que les enfants ou les adolescents ont le choix de faire ou de ne pas faire ces activités ?

Cela m'interroge car il y a un autre mot pour « activité obligatoire ». C'est le mot travail. Alors si j'associe le mot travail à quatorze heures par jour, suractivité et journées interminables. J'ai la vision d'une sorte de bagne ou de camp de travaux forcés. Si vous avez lu quelques livres sur les camps, il apparaît clair qu'un des objectifs du travail forcé, c'est de fatiguer le détenu à un point qu'il en arrive à ne plus avoir la force de penser et de songer à fuir ; rejoignant ainsi ce que dit Claude Théodore.

Notez bien que j'imagine aisément que les activités proposées sont moins pénibles que d'aller couper du bois en Sibérie ou casser des cailloux à Cayenne, mais le principe reste un peu le même non ?

Portrait de Tomahawk

à Tita Portrait de Tita De Tomahawk

12H50 | 06/02/2008 | Permalien

Tita, cela me rappelle une émission qui est passée un soir à la TV : aux Etats Unis, des parents livraient leurs gamins « aux comportements problématiques » à une école de type « militaire » (genre les Marines). La journée (et parfois la nuit) des gamins était occupée par toutes sortes d'exercices physiques (et vas-y, fais-moi 50 pompes avant d'entamer le parcours du combattant à genoux sous la pluie).
Bref, un truc de fou, un centre de rééducation pour enfants et adolescents…
N'est-ce pas, à plus ou moins long terme, ce que Dati et Sarko nous préparent ?
Bientôt, si ça continue, on rouvrira Cayenne et on remettra la peine de mort…
Et si nous, citoyens votant (mal), nous faisions un peu plus appel à notre intelligence ?
La vie n'est pas le sac à généralités qu'on nous vend à la TV ou dans les revues. Nous n'avons pas à avoir peur de tout et de rien, nous n'avons pas à accepter d'être filmés ou pistés dans nos déplacements sous prétexte que cela permet de réduire les risques d'attentat ou d'attaques… Nous en avons déjà trop accepté et il sera difficile de faire marche arrière dans le futur.
La France, aime-la ou quitte-la, disent-ils…
Moi, je l'aimais bien avant qu'ils n'arrivent au gouvernement ! Ce sont eux qui ne l'aimaient pas comme elle était et qui en font aujourd'hui un mini-état américain !

Portrait de sinclair

De sinclair

19H17 | 05/02/2008 | Permalien

Beaucoup d'approximations. Rendons a Perben ce qui n'appartient pas à Dati qui n'a fait qu'inaugurer ces maisons d'arret pour mineurs (EPM). La décision date de 2002. il a fallu le temps de les construire.

Jusqu'à maintenant et encore pour plusieurs endroits les mineurs ( plus de 13 et moins 18 ans)étaient incarcérés dans les maisons d'arrêt pour adulte au mieux ils disposaient d'un « quartier » au sein de ces prisons. Normalement le personnel surveillant y est volontaire et les mineurs bénéficie de sorties de cellules plus nombreuses et d'une scolarité et d'activités sportives « au mieux » a partir de 2002 des éducateurs PJJ « qui est une direction du ministère de la justice tout comme la pénitentiaire dont elle est issue (naissance en 45)seront attaches aux quartier mineurs afin de s'entretenir avec les mineurs préparer leur sortie de détention et travailler avec les familles.

Il est a noter que c'etait la PJJ (éducation surveillée a l'époque)qui tenait entièrement (détention éducation et préparation a la sortie)les quartiers mineurs et ce jusqu'en 1977 qui a vu la fermeture du dernier quartier mineur(celui de Fresnes) dans ce cas (tenu par des éducateur PJJ). A partir de cette année là la pénitentiaire reprendra les dits quartier mineurs.

Les EPM sont don,c des prisons réservés aux mineurs tenus par la penitentiaires qui en est responsable et accompagnée de l'éducation nationale et de la PJJ pour la partie scolaire et éducative (suivi entretien accompagnement des familles préparation a la sortie).

Tout éducateur PJJ sait qu'il appartient au ministère de la justice et qu'il est voue a s'occuper de délinquant dans le cadre de l'ordonnance de 45. Il a le choix de son affectation a sa sortie de l'école de la PJJ travailler en EPM ou CEF est une possibilité.

Pour le reste l'incarcération des mineurs n'est pas une solution ni pour les mineurs ni pour la société reste que c'est avec beaucoup de regrets qu'il s'agit parfois de la seule issue a un délit grave.

L'incarcération n'est pas une solution beaucoup d'autres solutions peuvent et doivent être mise en place avant d'en arriver là. D'autre articles ici même ont traite de ce problème. La prison pour les mineurs reste un échec cuisant pour l'éducateur la société et le mineur, les résultats peuvent être désastreux mais aussi salutaire.

Pour ceux qui bondissent n'oubliez pas qu'il s'agit là du dernier terme d'un processus éducatif. Jusqu'à ce jour avec les quartier mineurs 80% des incarcérés ne récidivaient pas. Ce n'est pas tant la prison qui en est la raison que le résultat d'un travail de longue haleine des éducateurs, des parents des enseignants et des juges des enfants.

Pour une fois ces gouvernements a tendance répressive ont crée quelque chose qui améliore la situation des mineurs incarcérés.

Maintenat l'organisation des EPM depend entre autre de la penitentiaire si des choses ne vont pas il faut qu'elles soient adaptés. L'activisme et la vie collective ne me paraissent pas un mal contrairement a l'opinion de certains le mineur n'est un contemplatif reflexif que sur de courts moments le reste du temps il est soit actif soit amorphe et non accessible. Comme tous les adolescents d'ailleurs

La mixité par exemple me parait une grave erreur en milieu fermé.

Tout de même les moyens considérable en argent et personnel mis dans ces EPM le sont au détriment du travail en amont, ce qui posera forement des problèmes.

Portrait de Numerosix

à sinclair Portrait de sinclair De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 19H24 | 05/02/2008 | Permalien

Merci , j » allais poser la question . Si les EPM n » existaient pas , ces mineurs seraient ils ou non dans des prisons pour adultes ?
( loin de moi l » idée de defendre Dati , bien sur )

La première prison « écolo-humaine » au monde

La création d'une prison ouverte en Norvège met en pratique un tout nouveau système de détention. Il s'agit d'une prison modèle située sur l'île de Bastøy, près d'Oslo, dont les principes de base sont l'écologie et l'humanité.

3/10/2007 : : Cela fait maintenant plusieurs décennies que les débats autour de la notion de peine sont présents dans l'actualité. Peine de travail, travail d'intérêt général, semi-détention, surveillance électronique… Bon nombre d'alternatives ont ainsi vu le jour.

Une expérience innovante : le « projet Bastøy »
Sous l'impulsion de son directeur, Øyvind Alnæs, la prison met en pratique un tout nouveau système de détention. Nous pouvons y trouver des maisons de bois sans barreaux, des magasins sans gardiens… rien ne ressemblant à une prison. 115 détenus et 5 agents y vivent 24 heures sur 24. Chaque maison est occupée par 4 à 5 détenus. Chaque détenu travaille de 8h00 à 15h00, et pendant leur temps libre, diverses activités s'offrent à eux : football, ordinateur, bibliothèque… Le travail consiste essentiellement en travaux agricoles ou domestiques.

L'esprit « écolo »
C'est après plusieurs années de travail que le directeur et les employés ont réussi à créer une prison basée sur l'écologie et l'humanité. Les employés et les détenus ont été formés et la prison est aujourd'hui gérée selon des principes écologiques. Ils cultivent des légumes bio, font du tri sélectif, et utilisent du bois et des panneaux solaires pour chauffer les maisons.

La réinsertion sociale
« Notre devoir est de créer les meilleures conditions pour que chacun puisse apprendre et ainsi avoir la possibilité de changer », explique Øyvind Alnæs. Le directeur de la prison est convaincu que les régimes pénitentiaires ne permettent pas l'amélioration des détenus. En effet, selon lui, ce n'est qu'en étant eux-mêmes respectés que les détenus pourront apprendre à respecter les autres. S'ils continuent à être considérés comme de dangereux criminels, ils ne cesseront de l'être. La philosophie principale est de mettre les détenus devant leurs responsabilités afin de les aider à imaginer et construire leur avenir.

http://www.norvege.be/

Portrait de otto didakt

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De otto didakt

citoyen en colère | 19H46 | 05/02/2008 | Permalien

c'est raffraichissant comme un fjord cette nouvelle !
il est donc possible de faire autrement !
copions, copions, surtout les bonnes idées !

Oui,je crois que ce n'est pas difficile de « pouvoir » faire autrement….

Il faudrait d'abord que le gouvernement arrête d'enfermer la jeunesse et cesse de la punir pour mieux l'anéantir….

Bonsoir…

Mes pensées sont ce soir pour ce jeune homme,qui a décidé de partir …
Pour sa famille aussi à qui je me permets de présenter mes sincères condoléances.

Et ca marche ? Si oui, c'est tres interessant, et a essayer. Y'a-t-il des chiffres sur la recidive apres cette prison ?

Portrait de nonow

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De nonow

européenne | 20H20 | 05/02/2008 | Permalien

Etant de passage en Norvège, je m'y suis intéressé.
Si vous voulez voir à quoi cela ressemble, voici le lien d'une galerie avec des photos des prisons d'Oslo et plus particulièrement la nouvelle prison écologique.
Il faut aller dans Bastøy fengsel (bastøy est l'endroit où elle se trouve et fengsel signifie prison)

Je trouve que c'est une très bonne idée.

http://www.jus.uio.no/ikrs/ekskursjon/fengslet/galleri.html

Portrait de otto didakt

De otto didakt

citoyen en colère | 19H38 | 05/02/2008 | Permalien

finalement un des buts de la prison étant - en principe - la réinsertion les 15 heures de travail par jour vont bien les préparer dès leur sortie aux « règles » du nouveau code du travail et ses horaires adaptés à notre nouveau monde…
alors le suicide, pourquoi pas ?

Portrait de Dominic1949

à otto didakt Portrait de otto didakt De Dominic1949

23H27 | 05/02/2008 | Permalien

Le travail c'est début à 8 heures, et fin à 15 heures, et non quinze heures de travail par jour. Relisez le post, c'est écrit clairement.

Portrait de coconuts

De coconuts

salut les terriens(ennes) | 19H53 | 05/02/2008 | Permalien

Rachida je me demande si elle a la scoumoune ou si elle est incompétente
Car quand même dés qu'elle fait une loi tout le monde est ravi lol et en plus ca marche
la preuve ! !

Mme Dati devrait faire nettement moins dans le sécuritaire et nettement plus dans l'avenir mais bon faut pas trop demander de la part de Paté Marconni, la voix de son maitre

J'imagine le jeune auquel on propose ce genre de centre fermé
- oh oui monsieur le juge je veux bien , ce soir j'ai une boum avec mes potes dans un hangar désafecté
le temps de poser ma valise et un brin de toilette de manger un morceau promis je rentre pas plus tard que 3h

En fait Dati nous a fait un truc type auberge de jeunesse en plus sympa

Portrait de xfan

à coconuts Portrait de coconuts De xfan

13H31 | 06/02/2008 | Permalien

et toi t'as oublié de penser !
1 cette loi date de 2002 !
2 - sans ces centres ils seraient en tole

Portrait de Don Matito

De Don Matito

19H59 | 05/02/2008 | Permalien

Bravo ! La prison est une mauvaise solution. Prison pour mineurs, certes, c'est un moindre mal par rapport aux Universites du Crime que sont les prisons habituelles pour les petits delinquants qui y sont envoyes. Mais il faut developper un eventail de peines alternatives a la prison, couplees a des formations, pour donner une seconde chances a ces jeunes, les reinserer, et FAIRE BAISSER LA CRIMINALITE a long terme ! Le combat de ces educateurs est a soutenir.

Portrait de nonow

De nonow

européenne | 20H10 | 05/02/2008 | Permalien

Pour répondre à Numérosix

Les mineurs sont dans des quartiers mineurs (sauf les filles qui se trouvent dans les quartiers femmes).

Ils n'ont aucun lien avec les adultes sauf exceptionnellement (un match de foot ou autre).
Même pendant les spectacles ils sont séparés et ils n'ont pas le droit de communiquer entre eux.

Un problème qui n'est pas cité avec les EPM, la distance. Un mineur incarcéré à Nantes, alors que sa famille vit à Brest, comment font-ils pour aller au parloir chaque semaine ?

Portrait de sinclair

à nonow Portrait de nonow De sinclair

20H23 | 05/02/2008 | Permalien

Exact c'est un des problemes

Portrait de nonow

De nonow

européenne | 20H13 | 05/02/2008 | Permalien

De plus (j'ai oublié de le préciser).
Les quartiers mineurs du Grand Ouest sont très rarement remplis et l'EPM de Nantes propose plus de places que tous ces quartiers mineurs réunis.

Portrait de charlerycharlec@hotmail.com

De charlerycharlec@hotmail.com

20H17 | 05/02/2008 | Permalien

Nous nous exprimons comme si les enfants n'avaient ni parents ni famille ? Il fdau reprendre nos esprit un gosse ce n'est pas une marchandise on ne fait pas des gosses pour se voir les tuer comme on abatun annimal ? Reprenez vous vous vavez tous eu un haut le coeur quand aux infos du midi ou du soir heure de grandes ecoute vu ces petits africain cadaveriques ? Vous vous ees exclamer contre cette pmorbidité de nous faire voir celà a notre famille reunie pour ce qui est le seul repas pris en commun Alors de grace degager un peu d'amour pour eviter cs drames ? ? ? ? Un pere grand pere ? ? ? ? ?

Portrait de SB68

De SB68

20H30 | 05/02/2008 | Permalien

Au dessus de l'île, il y a des oiseaux, tout autour de l'île, il y a de l'eau.

Il avait dit, j'en ai assez, de la maison de redressement, et les gardiens, à coup de pieds, lui avait cassé les dents… (Jacques Prévert), à lire et relire en ces temps si difficiles.

Portrait de el loco

De el loco

éducateur spécialisé | 21H04 | 05/02/2008 | Permalien

je remet ici le commentaires que j'avais laissé sur le fil de la dépèche

omme quoi jugé un mineur comme un majeur et le mettre dans la même situation qu'un majeur (c'est à dire en prison ) est la meilleur solution !

qui as pu légitimement pensé que ça pouvait marcher ? ! ! !

en france nous avons une loi (ordonnance de 45) qui protègent les mineurs aux lieux de les stigmatiser et privilégie la relation éducative à la répression ! ! et on la foule au pieds depuis qu'un certain ministre de l'intérieur à décider que c'étais de leur fautes à ses petits voyous !
rappelez vous que légalement rien ne s'oppose à ce que l'on jette un mineur de 10 ans en taule (du moins tant que les circulaires ministérielles iront en ce sens
 ! )

le plus dingue dans l'histoire c'est que la solution prison coute deux fois plus cher à la société que la solution éducative ! !

quand aux éducateurs (beaucoup de chose ont été dites voilà une de mes réflexion :
il y a encore un moment nous les éducateurs nous avions un discours d'indulgence complet vis à vis de ces jeunes
un flic de rouen me dit un jour (alors qu'il est en retraite) qu'il nous connais les éducs car on venait souvent le voir pour « arranger » les choses pour un gamin qui avait piqué une mob
j'ai répondu a ce monsieur que c'était une erreur que mes pairs avait fait pendant un moment
le problème c'est qu'aujourd'hui on tend au contraire à criminaliser le moindre acte que les gamins font ! on peut pas être dans le tout ou rien et surtout depuis des années ont laisse ce qui fais le cœur de notre métier c'est à dire l'engagement, les valeurs et donc l'éthique
bref on devient des techniciens quitte à perdre notre âme

Portrait de sinclair

à el loco Portrait de el loco De sinclair

08H15 | 06/02/2008 | Permalien

Attention une circulaire n'est pas une loi, on ne peut en aucun cas légalement incarcérer un mineur de moins de 13 ans. Ce qui n'enlève pas le fait que 13 ans est très jeune. L'ordonnance de 45 n'a jamais exclu l'incarcération. Elle a toujours dit que la solution éducative doit être la règle et la prison l'exception.

Je déplore l'exploitation de l'émotion dans votre post a ce sujet. Le paragraphe sur vos pair était inutile je laisse a vos pair son appréciation.

Il faut également préciser qu'il existe une différence entre les éducateurs PJJ et ceux dit spécialisés les premiers sont les seuls pour les mineurs a pouvoir exercer des mesures pénales (contrôle judiciaire, sursis et mise a l'épreuve Travaux d'intérêt général ect)et dans les établissement pénitentiaires. Ils sont des auxiliaires des magistrats et soumis hiérarchiquement au Garde des Sceaux.

Portrait de el loco

à sinclair Portrait de sinclair De el loco

éducateur spécialisé | 13H17 | 06/02/2008 | Permalien

bonjour

je vous rappelle que les mineurs depuis la loi Perben 4 (il me semble) sont dit responsable pénalement à l'âge de 10 et donc en théorie accessible à une sanction pénale
devant le tollé qu'avait provoqué cette loi le ministre de la justice avait aménagé celle-ci pour ne permettre les sanctions pénales qu'à partir de 13 ans

quand au fait de « l'exploitation de l'émotion » vous pouvez en penser ce que vous voulez
néanmoins c'est un constat que nous faisons tous et notamment dans les instituts de formation (des loi comme celle du 2 01 2002 tempère cela )

enfin sachez que dans les pratiques professionnelles et dans la pratique il n'y as pas beaucoup de différence entre un éducateur PJJ et un éducateur spécialisé
enfin sachez aussi que nous accueillons régulièrement des gamins bénéficiant d'une double mesure PJJ aide sociale à l'enfance dans nos internat et il arrive (certes c'est peu fréquent suivant les foyers) que nous accueillons des jeunes aux titres de l'ordonnance de 45 voir après un séjour en prison

Portrait de sinclair

à el loco Portrait de el loco De sinclair

14H52 | 06/02/2008 | Permalien

Désolé mais il faut réviser vos connaissances de l'ordonnance de 45 mais la « responsabilité pénal des mineur n'a jamais été a 10 ans même si cela a été dans l'air. Quand a la responsabilité pénal des mineurs de 13 ans (possibilité d'incarcération sur jugement ou pour crime) elle date de 45.

Si un éducateur reste un éducateur il reste une difference entre éducateur PJJ et Spécialise bien que la privatisation ait joué ici en ce qui concerne les CER qui n'existent plus a ma connaissance sauf erreur et les CEF associatifs qui sont finances par la PJJ (la Justice).

Certes un éducateur reste un éducateur mais les formations Justice et Spécialise sont différentes et faite par des écoles différentes. Les mesures sont différentes en ce que les éducateurs PJJ sont les seuls a pouvoir entrer en maisons d'arrêt pour y travailler. Ils sont aussi les seuls a exercer les mesures pénal (CJ, SME LS LSP TIG Réparation et intervenir dans une procédure d'art 12 de l'ord de 45). Les placements en foyer associatif ne le sont jamais au titre de l'ord de 45 mais a celui de 45 le juge des enfants qui a souvent deux dossier ouverts 45 et 375 ruse parfois sous nécessite ou en fonction de la situation du mineur (tout jeune qui a purgé sa peine n'est plus en dette vis a vis de la société et heureusement). Donc reste le placement en 375. A noter que la PJJ traite aussi mais de manière anecdotique la protection de l'enfance c'est dans ses prerogatives.

Vous etes un professionnel vous n'avez pas le droit a l'approximation. Ceux qui vous lisent cherchent aussi de l'information pas seulement une opinion.

Portrait de el loco

à sinclair Portrait de sinclair De el loco

éducateur spécialisé | 20H44 | 06/02/2008 | Permalien

re bonjour

on va revenir sur les la question de la responsabilité penale des mineurs
Perben a bien pondu (la date m'échappe ) une loi qui dit en substance que les mineurs sont accessible à une sanction pénale à partir de l'age de 10 ans : on parle de mesures éducatives qui peuvent être : remise au parents, suivis éducatif, placement en foyer, confiscation d'objet
à partir de 13 ans : on tombe sur l'arsenal habituel : remise au parents, suivis éducatif, placement en foyer, confiscation d'objet puis TIG, CER, CEF et enfin prison (listes non exhaustive)
hors jusqu'à avant cette loi les enfants de moins de treize ans n'étais pas l'objet de mesure éducative dites pénale et de fait la loi reconnait le mineur responsable (pas completement c'est vrai) de ces actes à 10 ans
de plus perben a , à l'époque , reculer sous la pression car il était prévue que la responsabilité pénale tombe à 10 ans !

la différence entre un éducateur PJJ tient au mode de recrutement, à certain module de formation effectivement mais au final on parle d'éducation
je rajouterais que suivant le public on ne parlera pas de la même forme d'intervention

enfin , et c'est un fait que j'ai pu vivre de nombreuse fois
certain mineur sous le coup d'une ordonnance de 45 atterrisse dans le secteur de la protection de l'enfance (art. 375 CC)(je pense d'ailleurs que dans certain cas que j'ai pu vivre c'était pas forcement une mauvaise chose) soit par ce qu'il n'y avait pas de place en PJJ, CER , soit parce que nous devions remplir nos lits.

vous parlez d'approximation peut être pouvez vous le voir de cette façon je pense que ce n'est pas le cas à partir du moment ou je parle ici d'expérience professionnel au quotidien

Portrait de sinclair

à el loco Portrait de el loco De sinclair

21H20 | 06/02/2008 | Permalien

Un exemple de méconnaissance de plus de la loi et de l'ord de 45 , un mineur de non pas 13 ans mais de moins de 16 ans ne peut pas être condamne à un TIG (travail d'intérêt Général)pour la bonne et simple raison qu'un moins de 16 ans encore aujourd'hui ne peut exercer un travail. Ceci plus d'autres de vos affirmations sont des erreurs, ce n'est pas une façon de voir mais la réalité. La responsabilité pénal appelle d'autres lois en fonction de l'age on ne peut généraliser comme vous le faites.

Portrait de Kokayad

De Kokayad

21H15 | 05/02/2008 | Permalien

Nous publions aujourd'hui un article datant de notre numéro d'automne. En espérant que les professionnels s'emparent de ces questions d'enfermement des mineur-e-s.
http://labrique.lille.free.fr/spip.php ? article128

Portrait de captroy

De captroy

21H40 | 05/02/2008 | Permalien

Je suis abasourdi par la connerie des gens, plus aptes a critiquer qu'a apporter des idées.
Parlez nous de vos solutions, et ainsi nous pourrons peut être avancer.

Portrait de el loco

à captroy Portrait de captroy De el loco

éducateur spécialisé | 22H33 | 05/02/2008 | Permalien

madame ou monsieur des solutions il y en a à la pelle :
les suivis AEMO, les club de prévention, sejour de degagement, les foyer de l'enfance, les CER, CEF… et je suis pas exhaustif sur le sujet
le problème c'est que d'une part ça prend du temps ça demande du personnel qualifier, de l'argent de la volonté politique mais c'est beaucoup moins visible et immédiat que ses prisons ! !

enfin l'autre problème c'est que c'est surtout une question de société et tant que nous créerons autant d'inégalité tout en montrant autant de richesse en ayant en plus une attitude consistant à laisser les probleme aux autres on aura des gamins en taule ! !

Portrait de illich

De illich

en transfert de Reims vers Nantes | 22H22 | 05/02/2008 | Permalien

Mince, je viens de louer une chambre à Orvault ?

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