Etienne Chouard : « On se fout de nous » avec le traité européen
Réunis en Congrès, les 907 députés et sénateurs doivent voter, ce lundi après-midi à Versailles, la révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne. Promoteur du » Plan C » (écrire nous-mêmes une Constitution d'origine Citoyenne), Etienne Chouard, qui avait été l'un des animateurs du non pendant la campagne référendaire de 2005 sur la » Constitution européenne » , nous livre ici sa colère.
Ce qui se passe en France est consternant : les acteurs publics français -parlementaires, ministres, juges- violent sans vergogne le peuple qu'ils sont censés représenter, en lui imposant par voie parlementaire les institutions antidémocratiques qu'il vient de refuser expressément par référendum. On se fout de nous. Et quand la Constitution les gêne, ils la modifient. Eux-mêmes. Et sans référendum ! On se fout de nous.
Les médias complices
Ce viol est rendu possible sans déclencher de révolte grâce à la complicité active des soi-disant » sentinelles du peuple » : les journalistes, censés surveiller et dénoncer les abus de pouvoir, ne remplissent pas leur mission, pourtant vitale pour la démocratie, et dissimulent un coup d'Etat sous la chape de plomb d'un silence coupable. A la télévision, aucun débat, aucune mise en scène des conflits, aucune publicité donnée aux opinions dissidentes ; rien que des jeux, des variétés, des réclames et la chronique judiciaire des faits divers en guise d'information.On se fout de nous.
Le référendum de 2005 avait suscité dans le pays un vif débat qui a servi de révélateur pour des milliers de citoyens comme moi qui faisaient confiance à leurs représentants pour construire le rêve européen et défendre l'intérêt général. Ce révélateur de 2005 a montré une véritable trahison de nos élites qui, sous couvert de la construction européenne, depuis cinquante ans, vident la démocratie de toute réalité et s'affranchissent eux-mêmes de tout contrôle populaire. On se fout de nous. Cette révélation de 2005 est confirmée en 2008 par le viol caractérisé que constitue l'adoption par voie parlementaire du traité de Lisbonne, copie mal maquillée du Traité établissant une Constitution pour l'Europe.
Quelques horreurs supplémentaires
Ce n'est pas tout : j'ai découvert, depuis l'époque du référendum, quelques horreurs supplémentaires.
► En 2006, j'ai compris que le cœur nucléaire de nos impuissances était très probablement la création monétaire, incroyablement abandonnée aux banques privées par l'article 104 du Traité de Maastricht. Et ce hara-kiri monétaire qui est probablement une source importante de toutes nos impuissances politiques, au lieu d'être débattu tous les soirs à la télévision, n'est même pas connu des journalistes professionnels (pourtant, ce côté pro des journalistes de métier nous est souvent présenté comme un gage irremplaçable de compétence et d'honnêteté, une qualification nécessaire pour éviter les errances de l'amateurisme dangereux qui règne partout sur Internet). On se fout de nous.
► En 2007, une autre découverte confirme la direction que prenait mon analyse : l'éclairage précieux des années 30, fourni par les travaux d'Annie Lacroix-Riz, permet de prouver les intrigues gravissimes des industriels et des banquiers contre les institutions républicaines et contre la démocratie.
En un mot, nous n'en sortirons jamais si nous attendons que nos élus nous proposent eux-mêmes une solution : d'abord, ils sont trop dépendants de ceux qui rendent possible leur élection (via les médias subordonnés) et qui, de plus, sont juges et parties dans le processus constituant et ont un intérêt personnel à notre impuissance politique : nous devons donc prioritairement nous réapproprier le processus constituant pour remettre les élus sous contrôle et reprendre la maîtrise publique de la monnaie.
Le révélateur du débat de 2004-2005
Quand Fabius a dit qu'il allait voter non, à l'automne 2004, ça m'a interpellé, réveillé, et j'ai lu son livre, puis celui de Strauss-Kahn, qui était intéressant aussi mais qui parlait d'autre chose : DSK soulignait les avancées -incontestables- du TCE par rapport à la prison de Nice, mais sans répondre aux graves accusations de Fabius : illisibilité d'un texte interminable truffé de renvois et de chausse-trappes ; politique économique figée au plus haut niveau du droit ; politique monétaire anti-inflation condamnant l'Europe à un chômage de masse ; coopération renforcées quasiment interdites et révisions constitutionnelles quasiment impossibles, illégitimité de la Convention Giscard, etc.
Le dialogue de sourd (sans » s » ) commençait : les » ouiistes » ne voulaient déjà pas entendre que les avancées (réelles) sur lesquelles ils louchaient ne compensaient en rien les aspects objectivement épouvantables de ce texte supérieur. Ils n'ont d'ailleurs jamais répondu à ces reproches depuis : ils ont l'art de parler d'autre chose pour ne pas répondre point par point.
J'ai lu le TCE, attentivement, et cette lecture attentive m'a inquiété au plus haut point. J'ai réalisé que Fabius n'avait pas vu d'autres vices, plus graves encore : confusion des pouvoirs dans les mains des exécutifs sur des domaines importants et listés nulle part ( » actes non législatifs » et » procédures législatives spéciales » que j'appelle, moi, » lois sans Parlement » , c'est plus clair) ; étroite dépendance des juges pour leur carrière envers les exécutifs alors que leur pouvoir est immense ; totale impuissance des citoyens entre deux élections ; totale irresponsabilité politique de quasiment tous les acteurs ; révision constitutionnelle impossible avec les peuples mais faciles sans référendum ( » procédure chèque en blanc » , donc) ; etc.
Au passage, je souligne que, depuis, j'ai eu encore quelques surprises supplémentaires dans les institutions européennes : d'abord, l'immunité judiciaire à vie de tous les fonctionnaires européens, je dis bien » à vie » (je me demande bien ce que ces gens font de si grave pour avoir besoin d'une telle protection, unique au monde à ma connaissance).
Une incroyable découverte, en 2006
L'abandon aux banques privées de la création monétaire est sans doute la source principale de nos impuissances politiques, mais, surtout, j'ai découvert un fait majeur dont aucun journaliste ne parle jamais : l'abandon définitif, scellé au plus haut niveau du droit -sans débat public-, l'abandon par les Etats de la création monétaire, au profit exclusif des banques privées.
L'article 104 du Traité deMaastricht, qui devrait être notre ennemi prioritaire à tous, le symbole cardinal de la trahison de nos propres représentants, la source principale de notre impuissance politique maladive étant notre soumission financière, mais soumission voulue ! Telle un véritable sabordage monétaire.
Je ne sais pas comment les banques privées ont fait pour obtenir ce privilège extravagant de la part de (tous) nos gouvernants, mais je trouve cela profondément révoltant. Il faut lire Maurice Allais, -prix Nobel d'économie, un puits de science, un spécialiste de la monnaie et un courage impressionnant pour lutter de front à la fois contre les multinationales et contre les banques-, il faut lire Allais pour comprendre que les banques se comportent (parce qu'on les y autorise) comme des faux-monnayeurs et que cela nous ruine !
Cette affaire nous coûte en France environ 80 milliards d'euros par an, une paille… et depuis 1973, date où cette interdiction a commencé en France, par la volonté du banquier Pompidou assisté par Giscard, la dette publique n'a fait que croître au point d'asphyxier l'Etat et de menacer les services publics ; et le chômage suit la même pente que la dette ! Je suis sûr que ce chômage est lié à cette dette ; il me semble qu'on pourrait au moins en débattre.
Et c'est précisément cette ruine, et l'impuissance qui en découle, qui sont verrouillées au plus haut niveau par l'article 104 de Maastricht, sans débat. C'est difficile à repérer parce que l'article 104 ne dit pas » les États ne peuvent plus créer leur monnaie mais doivent désormais toujours l'emprunter auprès d'acteurs privés qui facturent aux Etats des intérêts ruineux sans aucun risque et sans autre travail que celui de surveiller les remboursements… »
Cette formulation honnête serait trop claire et déclencherait assurément une révolution. Non, ce que dit l'article 104, c'est » les Etats et autres autorités publiques ne pourront plus jamais emprunter auprès de leur Banque centrale » , ce qui est proprement incompréhensible pour le commun des mortels : pour comprendre ce que l'article 104 veut dire, il faut savoir que c'est comme ça que les États créent (créaient) de la monnaie, en empruntant auprès de leur Banque centrale (éventuellement sans jamais rembourser, c'est une modalité possible, mais surtout sans jamais payer aucun intérêt).
Et c'est ça qui est désormais interdit, sans débat, sans avouer l'enjeu, en refusant même d'en parler sérieusement, alors que ça nous coûte les yeux de la tête, de plus en plus chaque année par le jeu diabolique des intérêts composés… On en est rendu aujourd'hui à une dette qu'on n'arrive même plus à rembourser en capital car le paiement des seuls intérêts assèche toutes nos marges de manœuvre : les intérêts de la dette publique en France dépassent 40 milliards par an, 40000 millions chaque année !
Revenus sans cause versés sans contrepartie à des rentiers, sans nécessité. C'est une honte. Cette ruine programmée des Etats (et l'Etat, c'est nous tous, bien sûr) n'est pas une fatalité : c'est une volonté politique et cette volonté politique n'a rien à voir avec l'intérêt général. A l'évidence, elle pourrait changer. Attention à ne pas se tromper de débat : je ne dis pas qu'il faut créer plus de monnaie, il faut en créer autant, mais il faut que ce soit la banque centrale indépendante qui la crée, et pas les banques privées, ce qui va réorienter le revenu de l'intérêt vers les caisses publiques au lieu des caisses privées.
Je ne dis pas non plus qu'il faut que les gouvernements ou les parlements puissent créer la monnaie : c'est un organe indépendant n'ayant rien à espérer d'une élection qui doit avoir ce pouvoir, pour qu'il ne soit pas tenté d'abuser de la création monétaire par clientélisme démagogique. Il n'y a donc aucun risque d'inflation supplémentaire dans cette réappropriation publique de la monnaie ; il est simplement question de retirer aux banques privées une source considérable d'enrichissement sans cause, pour rendre cette ressource à la collectivité. C'est urgent.
En n'organisant aucun débat sur ce thème essentiel, on se fout de nous. Pour en finir avec ce résumé sur le hara-kiri monétaire de l'article 104, il n'est pas inutile de préciser que, quand on commence à lire la littérature sur le sujet, on découvre que les humains ont compris depuis longtemps qu'ils ont un problème avec la monnaie (et surtout avec ceux qui l'accumulent et qui font métier d'en gérer la rareté artificielle) et que nos aïeux ont mené des centaines d'expériences de monnaie » parallèles » ou » libres » (souvent » fondantes » pour dissuader l'accumulation confiscatoire), à travers le monde et les époques.
Alors, écoutez bien : on dirait (je le dis sans avoir encore de réelle certitude sur ce point, je lis beaucoup, je progresse, mais si nous avions des débats contradictoires et publics sur tous ces points, nous progresserions tous très vite ! ) que toutes ces expériences, toutes, à chaque fois que les hommes reprennent le contrôle de la création monétaire et rendent la monnaie suffisante dans une région, à chaque fois, le chômage et la misère disparaissent dans les mois qui suivent, l'activité générale reprend à vive allure. Ce n'est pas tout à fait inintéressant, n'est-ce pas ? Et inversement, chaque fois que la Banque centrale vient y mettre son nez, en interdisant cette monnaie libre abondante et en réimposant sa monnaie officielle (rare et chère), le chômage revient… Ça ne mérite pas un petit débat, ça ?
On pourrait au moins vérifier sérieusement et mener/publier des études approfondies, de nouvelles expériences, non ? A moins qu'il n'y ait quelqu'un qui ait un intérêt personnel puissant à ce que le chômage perdure… Parce que c'est formidable, le chômage, quand même, pour les industriels et les banquiers : ça rend docile, le chômage, et à tous points de vue, c'est bon pour les profits… Y aurait-il donc quelqu'un qui fasse passer cet intérêt puissant avant l'intérêt général ?
Là, je vois venir un de ces sagaces analystes qui n'ont qu'un argument, un seul, aussi léger que l'air : » Ouais, on connaît : encore un paranoïaque qui croit à la théorie du complot ! » Fin de la réflexion, les neurones du sagace ont fait leur boulot, y'a plus d'argument, circulez ! A l'évidence, cette » réflexion » est le degré zéro de l'argumentation. On se fout de qui ?
Une autre découverte importante, en 2007
On peut répondre à cette accusation de » paranoïa » (lancée commodément contre tous ceux qui analysent et dénoncent les intrigues des très riches pour conserver leurs privilèges) en signalant le travail considérable d'une historienne courageuse ; ce que prouve Annie Lacroix-Riz est important pour comprendre ce qui nous arrive : l'éclairage formidable des années 30 qui sert à prouver les intrigues déplorables des industriels et des banquiers contre les institutions républicaines.
Le lien entre nos institutions -malhonnêtes dès leur constitution, de façon à bien verrouiller l'impuissance politique des salariés- et les intrigues des banques privées -qui sont capables, pour nous asservir, de voler la création monétaire à la collectivité, et même, comme en 1940, de contraindre les représentants politiques à livrer le pays à des bourreaux qu'elles ont fait naître de toutes pièces dans les années 30-, est pour moi la découverte bouleversante de l'année 2007. On commence à avoir des preuves que le cauchemar des banquiers, c'est que les salariés (80% de la population active) échappent à leur emprise et luttent victorieusement pour augmenter leurs salaires…
C'est cette obsession viscérale des salaires chez les banquiers que démontre Annie Lacroix-Riz dans ce livre important qu'est » Le choix de la défaite » (et la vidéo l'accompagnant) : chacun peut y découvrir un sabordage historique de la République dont la preuve formelle apportée par l'historienne pour les années 30 met en lumière (et permet d'enfin comprendre) le même choix, le même sabordage (pour les mêmes raisons : tenir en cage les salaires), à travers la construction européenne ardemment voulue et imposée par des banquiers et des industriels, à commencer par Jean Monnet, idole des eurolâtres, mais qui sent le souffre…
Cauchemar de banquier : des salariés dotés d'institutions leur permettant de se défendre financièrement… une République, quoi… l'horreur absolue de tous les rentiers du monde… Dans la lumière crue des années 30 révélées depuis peu par Annie Lacroix-Riz, l'article 104 de Maastricht en particulier, mais également toutes les institutions de l'UE en général, se montrent sous leur vrai jour, un jour qui n'a pas grand-chose à voir avec l'intérêt général, semble-t-il : une arme décisive concédée aux plus riches pour affaiblir les Etats européens et asservir les peuples, une fausse démocratie imposée en douce pour le compte d'une oligarchie. Rien de neuf sous le soleil : on se fout de nous. Objectivement, avec les institutions de l'Union européenne voulue par les banquiers, nos suffrages ne comptent presque plus pour rien. Ils ont construit une démocratie factice, sans nous pendant cinquante ans, et même maintenant contre nous !
Confirmation en 2008 de ce que 2005 avait révélé
Le coup de force de la voie parlementaire montre au grand jour que nous sommes dans les mains d'une bande de voleurs violeurs : nous sommes en cleptocratie. Alors, que faire ?
Ils disent que le traité de Lisbonne n'est pas une Constitution, que c'est un simple traité, et que les gouvernements sont donc parfaitement habilités à signer les traités. Comment répondre à ces arguments ? Comment montrer que les gouvernements ne sont pas légitimes dans la construction européenne ?
Voilà mon angle d'attaque à moi : ce texte est un traité, à l'évidence, ET c'est aussi une Constitution, et c'est justement notre problème, le cœur de l'escroquerie, parce qu'on n'écrit évidemment pas une Constitution par voie de traité puisque, d'une part, nos représentants ne sont pas propriétaires de la souveraineté populaire qu'ils ne font qu'incarner temporairement et qu'ils ne peuvent absolument pas transmettre sans nous, sous peine de haute trahison, et d'autre part, ils sont à la fois juges et parties dans le processus constituant, ce qui les rend profondément suspects et illégitimes.
Les parlementaires les ministres et les juges sont évidemment en conflit d'intérêt quand ils se proclament » constituants » . Rousseau le redoutait et le présageait, mais déjà à Athènes, on avait vu le piège et on faisait écrire la Constitution par un étranger… Coïncidence ? Cette modalité antique a donné la seule vraie démocratie au monde où le peuple contrôlait vraiment quotidiennement les hommes qu'il plaçait au pouvoir.
C'est Goethe qui disait : » Tout a déjà été pensé ; l'important est d'y penser à nouveau. » Ce texte, comme les autres, est une Constitution de fait, indépendamment de l'étiquette que veulent bien lui coller ses auteurs (un fiole de poison n'est pas moins dangereuse quand on lui retire son étiquette) ; ce texte est une Constitution par la nature des règles qu'il porte, parce qu'il institue des organes producteurs de normes obligatoires et donc dangereuses (un Parlement, un gouvernement, des juges, une hiérarchie de normes, des procédures…).
Rappelons qu'une Constitution est un acte de défiance qui sert à protéger le peuple des abus de pouvoir (cf. Benjamin Constant, Montesquieu et tous les libéraux qui n'avaient qu'une idée en tête -et ils avaient bien raison, on le confirme aujourd'hui- pour protéger les libertés individuelles : c'était de limiter et d'affaiblir les pouvoirs, notamment en séparant les pouvoirs). Chaque citoyen devrait apprendre ça à l'école, et ne jamais l'oublier : une Constitution sert à affaiblir les pouvoirs, à les contrôler tous, notamment -mais pas seulement- en les séparant : diviser pour affaiblir.
Ce que j'affirme haut et fort, c'est qu'on n'écrit pas les Constitutions par voie de traité : les citoyens devraient refuser que les hommes au pouvoir écrivent eux-mêmes les règles du pouvoir. Ce n'est pas aux parlementaires ni aux ministres ni aux juges d'écrire ou de modifier la Constitution car ils ont un intérêt personnel à notre impuissance politique, ils sont à la fois juges et parties dans le processus constituant et ils trichent, naturellement.
La Constitution de fait qui fonde l'UE est donc profondément illégitime car elle résulte d'un abus de pouvoir. Solution : avant de séparer les pouvoirs constitués (législatif, exécutif, judiciaire, et j'ajoute médias d'information qu'une bonne Constitution devrait sûrement prendre en charge aujourd'hui) et pour rendre possible cette séparation des pouvoirs constitués, il faut, tout à fait prioritairement, séparer le pouvoir constituant des pouvoirs constitués, il faut que ce ne soit pas les mêmes hommes : il ne faut surtout pas que les constituants écrivent des règles pour eux-mêmes, la clef de nos malheurs est là. Par négligence, par indifférence, par paresse, par renoncement, nous laissons écrire la Constitution par les seuls hommes qui ne devraient surtout pas l'écrire…
Donc, pour que cesse enfin cet abus de pouvoir de nos élus qui s'arrogent le droit d'écrire et réviser eux-mêmes la Constitution, nous ne devons rien attendre des pouvoirs en place, qui ne feront rien, à l'évidence, dans un sens qui irait contre leur intérêt personnel : tous ces gens vont tout faire pour continuer à écrire et modifier les constitutions sans nous, en nous privant de l'essentiel, c'est-à-dire du référendum d'initiative populaire (l'institution la plus dangereuse pour eux). Non, c'est à nous et à nous seuls, et sans rien attendre de nos parlementaires, d'imposer un processus constituant honnête, sans eux.
Et un processus constituant honnête, c'est une Assemblée constituante, bien sûr, mais surtout pas élue comme d'habitude, parce que si ce sont les partis qui nous imposent leurs candidats -partis qui sont des machines à prendre et à garder le pouvoir, et qui sont donc des repaires d'hommes de pouvoir-, on va encore avoir des hommes de pouvoir qui écrivent les règles du pouvoir et on n'en sortira pas. Non, il faut que l'Assemblée constituante soit tirée au sort : en effet, TOUT VAUT MIEUX QUE LA SITUATION ACTUELLE, qui est la pire qui puisse être puisque des hommes écrivent des règles pour eux-mêmes, en ayant un intérêt personnel contraire à l'intérêt général.
C'est ça le cœur de toutes nos difficultés, et qui devrait surgir dans le débat public si nous avions davantage de bons journalistes, inquiéteurs des pouvoirs, sentinelles du peuple. C'est donc à nous de nous passer le mot, avant d'être assez nombreux pour finalement l'imposer : ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir, on n'écrit pas les constitutions par voie de traité, il nous faut une Assemblée constituante tirée au sort et nous exigeons de valider son projet (ainsi que toute révision ultérieure) par référendum.
Clairement, on a encore du chemin à faire pour sortir de ce que j'appelle » la préhistoire de la démocratie » . Ce que Giscard lui-même, dans Le Monde du 26 octobre 2007, a affirmé de ce traité de Lisbonne devrait amener les 16 millions d'électeurs qui ont voté non à descendre dans la rue : c'est le même traité que le précédent, illisible, et s'il est compliqué, Giscard dit que c'est sciemment, pour rendre impossible le référendum, pour » faire avaler » le texte aux Français…
Giscard dit aussi que tout ce qui tenait à cœur aux Conventionnels en 2004 se retrouve dans le traité de Lisbonne, sauf que c'est dans un ordre différent. Ma conclusion est celle-ci : tout cela arrive parce que ceux qui écrivent les règles les écrivent pour eux-mêmes et qu'ils trichent. Ce que va faire le Congrès ce lundi est grave, et personne n'en sait rien. Décidément, on se fout de nous.
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à Propergol
De borneo oui-europe.over-blog.com
16H58 | 04/02/2008 |
OK, completez votre réponse.
Un référendum universel et je défends cette option implique que vous accepteriez l'adoption du traité même concernant notre pays qui aurait par hypothése majoritairement répondu Non ?
(quand une majorité d'européen aurait répondu OUI)
et puisque j'ai mal interprété votre pensée, considerez vous qu'un refus français ou Irlandais interdit aux autres Etats européens de poursuivre dans la voie qu'eux ont approuvés ?
à borneo oui-europe.over-blog.com
De Propergol
à bord du Head Hunter | 17H00 | 04/02/2008 |
Si je comprends bien (formez des phrases à la syntaxe correcte s'il vous plaît…), vous me demandez si j'accepterais le résultat d'un référendum des 320 millions d'Européens, même si une majorité des français aurait dit non ?
La réponse est oui, elle est même absurdement évidente. C'est juste dommage pour l'Europe que ce n'est pas ce qui se soit passé. Seuls quelques pays ont organisé un référendum.
à Propergol
De borneo oui-europe.over-blog.com
17H16 | 04/02/2008 |
je reconnais mon indifférence à la syntaxe, je conserve mon droit de vote ?
Nous sommes d'accord sur cette partie de votre réponse.
Si un référendum universel n'a pas été retenu c'est qu'il avalisait la notion de supra nationalité.
Reste ma deuxiéme question, un refus français ou irlandais engagent-ils les autres etats ?
Vous vous souvenez que ceux-çi lors d'une réunion a Madrid envisageaient de poursuivre sans nous, ce qui a mon sens est légitime.
à borneo oui-europe.over-blog.com
De Propergol
à bord du Head Hunter | 18H52 | 04/02/2008 |
Qu'ils poursuivent donc sans nous…mais qu'ils soumettent ce genre de décision aux populations ! J'aurais bien aimé voir la tronche d'un référendum en Espagne ! Il ne faut pas croire qu'il n'y a qu'en France et en Hollande qu'il y a des anti-traité européen.
Oui, un refus Français ou Irlandais engage les autres états, du seul fait que c'est le peuple français, qui fait partie du peuple européen (même si cette expression paraît bancale), qui dit « non ». Idem pour l'Irlande. Idem d'ailleurs pour les Pays-Bas.
Bien sûr ce ne qu'un avis…cela ne gêne pas beaucoup de monde quand nos « délégués » font parfois du grand n'importe quoi au niveau législatif…et pas qu'en France..
à borneo oui-europe.over-blog.com
De jojo1er
10H37 | 05/02/2008 |
Et pourquoi chaque citoyen ne pourrait participer à deux référendums ?
Un Européen pour approuver un texte de constitution Européenne et un national pour approuver la soumission de son pays a cette constitution.
Bien sûr cela impose de soumettre au vote un texte qui soit vraiment ce qu'il prétend être et non pas un traité qui est une constitution, qui est un code législatif complet, et encore mille autres choses…
Plus on est nombreux et plus les textes sont complexes, plus les points de désaccord seront nombreux.
Une constitution (et j'en veux une) c'est l'agglomérat des points qui font consensus à l'exclusion de ceux pour lesquels le consensus ne peut être obtenu.
Un seul point de désaccord avec une constitution doit justifier un vote négatif.
C'est le texte de droit fondamental pour un peuple…pas un code du commerce.
Jojo1er, mais l'argument principal des ouitistes c'est de dire que je suis anti-européen, au moins celà les dispense du travail de réflexion, allez, bon TF1 à eux…
De Louise Michel
16H31 | 04/02/2008 |
com » d'hab, pour ça et pour le reste… ils n'ont que la place qu'on leur laisse ! ! !
Et si la majorité des français plumés attendent en pensant que ça changera avec les prochaines élections… donc ne bougeons pas, on mettra un bulletin dans l'urne… ILLUSION !
Ah ça ira, ça ira, ça ira…
De Tintinac
16H40 | 04/02/2008 |
L'UMP vote en bloc la modification de la constitution.
Le PS est divisé, une partie veut s'abstenir. De la sorte ils font alliance avec l'UMP.
Pour les municipales et les cantonales, quelle belle idée me vient à l'esprit. Ne devrais-je pas les imiter en m'abstenant. Je serai dans l'air du temps.
Pour les futures élections Européennes, j'ai une autre idée. Comme ils ne veulent pas de notre avis sur des sujets importants qui nous concernent alors ils se passeront de mon vote.
On ne peut pas vouloir intéresser les gens à la politique et en même temps interdire qu'ils s'expriment.
à Tintinac
De Sacha25
19H37 | 04/02/2008 |
Excellente réaction
Ainsi, nous pourrons décider à votre place, et cette fois-ci, avec votre consentement tacite
De yros
16H48 | 04/02/2008 |
Le coup de l'immunité judiciaire à vie pour les fonctionnaires européens, c'est franchement trop fort ! ! !
Là je reste scotché !
Ce qui veut dire que nous n'aurons jamais l'occasion de voir un jour, jugé le sieur Barroso et sa clique, pour les délits de corruption, pots de vin et autres magouilles avec les multinationales de l'agro-alimentaire, de la pharmacie, etc…
à yros
De jojo1er
13H03 | 05/02/2008 |
C'est exactement ça. Comme nous ne verrons jamais un chef d'état européen jugé pour la corruption qu'il a institué en mode de vie…pour lui.
Jojo1er, …qui me prête yacht, avion et hôtel, j'ai envie de vacances…ah oui si vous aviez une poule de luxe j'en veux bien aussi….GRRRRRR
De Humain
16H49 | 04/02/2008 |
Ne confondonc pas tout ! !
Que certains disent oui à l'Europe et à ce traité, je suis bien sur d'accord.
Ce qui m'offusque est que l'on ne respecte pas de résultat d'un référendum.
Ce n'est pas la même chose !
Lorsque De gaulle à perdu le référendum en 1969, il a respecté sa parole, et pourtant la quetion posée n'était pas celle à laquelle les français ont répondu ! !
Il en est de même cette fois ci.
-
De stangrof
17H00 | 04/02/2008 |
« Public opinion will be led to adopt, without knowing it, the proposals that we dare not present to them directly » … « All the earlier proposals will be in the new text, but will be hidden and disguised in some way. »
V.Giscard D'Estaing Chairman of the Convention which drew up the EU Constitution - Le Monde, 14 June 2007, and Sunday Telegraph, 1 July 2007
« L'opinion publique sera conduite à adopter, sans le savoir, les propositions que nous n'osons pas lui présenter directement » … « Toutes les propositions précédentes, seront dans le nouveau texte, mais elles seront masquées et déguisées en quelque sorte.“Voila ce que nous sommes
http://www.ipernity.com/doc/stangrof/1320567
De otto didakt
citoyen en colère | 17H04 | 04/02/2008 |
je me fous de Chouard - le sujet qui m'intéresse dans ce forum est la modification de la constitution afin de nous enfiler sans vaseline le faux-mini-vrai-pourri-traité européen
j'ai voté NON au référendum de 2005 après avoir lu le texte (dans les grandes lignes je l'avoue)
n'étant pas un spécialiste j'ai quand même appréhendé quelques articles savoureux qui prévoyaient entre autre l'extension des pouvoirs des commissaires européens (fonctionnaires NON ELUS faut-il le rappeler) qui pourraient ainsi imposer aux états leurs décisions prises euh… en toute démocratie bien sur……….
un autre prévoyait qu'il était interdit - même par texte de loi de modifier lesdites décisions pendant 30 voire 50 ans
j'ai failli mettre deux bulletins non dans l'urne
aujourd'hui j'ai décidé de brûler ma carte d'électeur, puisqu'elle ne sert définitivement à rien !
De parousnik
17H10 | 04/02/2008 |
Les OUIISTES ont perdu au référendum au suffrage universel et signent sur le tapis vert la fin de la démocratie populaire… Tiens, cela me rappelle les élections présidentielle américaine de 2000… la corruption des juges de la cours suprême et ces conséquences… pour le monde… La France va être obligé de se soumettre au décision de l'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord… ce qui veut dire que la France va de nouveau commettre et être complice de crime contre l'humanité. Vive la barbarie, Vive le pétrole volé, Vive les moutons….bêlez, bêlons car notre tour viendra puisque nous récoltons ce que nous semons !
à parousnik
De Pas lolo
fasciné | 11H35 | 05/02/2008 |
« La France va être obligé de se soumettre au décision de l'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord »
Bah oui, en gros c'est ça. A part qu'on raffine un peu le process en passant les instructions directement à la présidence de l'UE.
Une information que notre presse reprend peu. Trop banal sans doute (faut bien dire qu'au Monde ou à Libé, entre les divorces et les mariages de NS, il reste plus trop de place.) :
« La Slovénie est-elle sous l'influence des Etats-Unis ? »
http://europe.courrierinternational.com/eurotopics/article.asp ? langue=fr…
Un peu plus de détail ici :
« Slovenian diplomat quits after report of US meddling in EU presidency »
http://www.eubusiness.com/news-eu/1201627027.03
Les US ont décidé pour le Kosovo, aux européens d'exécuter sous la direction de la présidence de l'UE.
Clair qu'en ces temps de ratification, ça fait un peu désordre.
PS : Très peu repris au royaume uni non plus, allez savoir pourquoi ?
De survivant
17H28 | 04/02/2008 |
Dommage que le débat de CHOUARD arrive sur le tard, et si des débats comme celui là avaient eut lieu dès le rejet du 29 mai 2005 plutôt que d'attendre un plan B( fictif) peut-être le peuple n'en serait pas là aujourd'hui. A qui faire confiance ? Les partis politiques de droites comme de gauches, suivit par les syndicats parlent tous la langue de bois sur ce traité. Que reste t-il au peuple pour faire entendre sa voix sur ce déni de démocratie ? La désobéissance civique en cessant toutes activités ? Qui suivra ? Le boycott des urnes aux fins d'une crise politique majeure ? Qui suivra ? Tant de questions qui resteront sans réponses. Sommes-nous tous devenus sourds et muets et surtout de quoi avons-nous peur ? Quoiqu'il en soi des comptes seront à rendre aux générations futures de notre inertie.
à survivant
De jojo1er
14H34 | 05/02/2008 |
Étienne (et les autres d'ailleurs) ne s'est jamais arrêté…vous n'aviez qu'a visiter son site régulièrement…ou sinon vous pouvez croire qu'il ne se passe que ce dont on vous parle dans les médias.
Jojo1er, l'info qu'on te donne à ta porte, c'est comme les bonnes en affaires qu'on viens te proposer à domicile…ça vaut rien.
De Marc Gemad
17H33 | 04/02/2008 |
Beau cas d'intégration par la coopération en Europe :
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/suisse/detail_suisse/(contenu)/189815
Je suis suisse, j'aimerais être européen car fervant défenseur de l'institutionalisme, cela m'agace de n'être que spectateur.
à Marc Gemad
De borneo oui-europe.over-blog.com
18H31 | 04/02/2008 |
C'est bien le problème de ceux qui prétendent rester en dehors : ils ne participent pas à la définition des politiques mais devront les appliquer pour pouvoir continuer à commercer, ou travailler en et avec l'Europe.
La politique de la chaise vide est une impasse.
De Zorbanet
18H23 | 04/02/2008 |
Petite quastion à mr Etienne Chouard :
Si je comprend bien, l'europe est en train de copier le modèle de la Fed aux USA (car la Fed est apparement privée,c'est à dire qu'elle appartient à un cartel de banques, ce que peu de gens savent).
Si je vous lis bien également ce modèle est issu d'un volonté politique. Mais de quelle volonté politique s'agit-il ? Par qui est-elle imposée ? Quel organisme politique aurait, à ce jour, le pouvoir de dicter ses 4 volontés ? Le cercle Bildeberg ? La CEE ?
Pourriez-vous nous expliquer cela S'il vous plait. C'est trop hallucinant. C'est trop inquiétant.
De thierry2899
18H38 | 04/02/2008 |
Je ne comprends pas très bien la démonstration ; sans doute est-elle trop noyée dans les imprécations.
Les états ne peuvent plus emprunter auprès des banques centrales (qui créaient de la monnaie avec la planche à billets pour les satisfaire) ?
Mais ça ne veut pas dire que les banques privées, elles, prêtent autre chose que du « vrai argent », celui que nous y avons placé.
Quant à la souveraineté populaire, ce gars devrait faire de la politique… et surtout réusir à se faire élire.
De Humain
18H45 | 04/02/2008 |
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Faut il pleurer…. Non, il est trop tard madame la marquise.
Le traité Européen a été accepté de tous…
De tous ? Non un petit village a résisté ! !
Un autre village, la Hollande a résisté !
Ils sont peut-être tous les deux devenus fous ?
Aujourd'hui notre parlement, comme une légion Romaine croise le fer avec les quelques gaulois encore attachés à leur démocratie ! !
Pleurions-nous quand on nous a proposé un nouveau traité plus libéral ?
Demain nous ne pourront plus dire oui, nous ne pourrons plus dire non ! On le dira pour nous
Pleurions-nous quand on a balancé Alcatel aux fonds de pension ?
Pleurions nous devant les résultats de la Société Générale ? Qui demain sera démantelée…
(Ne pas démanteler la Société Générale ? Mais il est trop tard madame la Marquise ! Croyez vous que les racheteurs se poseront la question ? Mais que croyons-nous donc ! )
Pleurions-nous quand on balançait les usines de Chaussures Jourdan (Que porte, solidaire mais trop tard Ségolène Royal), pleurions-nous quand on vendait les voitures « Majorette », la marque Jourdan (avant les usines) il y a deux ans ?
Pleuriez-vous quand on a soldé Arcelor ?
Pleurions-nous quand on nous a appris que la nouvelle TV, la fameuse TNT sera diffusée grace à des fonds de pension étrangers… ? (Et deux fois moins d'émetteurs et de personnels)
Pleurions-nous quand on nous parle de notre bonne culture que l'on « prête » avec notre Louvre à l'autre bout du monde pour des millions d'Euros sonnants et trébuchants ?
Des exemples ? Il y en a mille… Comme Air France, EDF vendue petit à petit (il en reste encore) La Poste… GDF et tant d'autres…
Non, personne ne pleure… Bon alors… Continuons, la vie est belle ! !
Nous ne pouvons plus dire oui, on le dit pour nous, et nous ne pouvons plus dire non.
La question que nous avons à résoudre n'est plus « A cause de qui ? » ou « C'est la faute à qui ? “mais plutôt ‘comment, et que doit-on réellement faire ? ’…
Pour dire oui, ou non a des métiers, nous devrons avoir les industries qui les demandent.
‘Il ne faut jamais permettre à quelqu'un de vous dire non, s'il na pas le pouvoir de dire oui….’
Nous avions ce pouvoir. L'avons nous vraiment encore ?
Je crois bien que l'on vient de nous forcer à devoir dire ‘oui’ à un référendum auquel nous avons répondu ‘non’.
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De DidierB63
Devant un écran | 18H58 | 04/02/2008 |
Bien sur qu'on se fout de nous !
Je ne sais plus quel homme politique a dit qu'on aurait jamais du soumettre la constitution européenne à referendum, parce que les français étaient trop cons pour comprendre ce qu'on leur demandait…
Voila le résultat !
En attendant, le projet de loi autorisant la ratification du Traité de Lisbonne arrivera à l'assemblée nationale dans quelques jours, et, bien que cela « ennui » beaucoup de monde, ce qui se passe en se moment est parfaitement en conformité avec la Constitution française.
Ok, 54% des votants (donc a peu près 36% des inscrits) ont répondu NON au référendum de 2005.
Pas grave… La représentation nationale (vous savez, les 577 députés élus en 2007 et les 331 sénateurs) a le pouvoir de modifier la constitution et d'autoriser la ratification du traité. C'est normal, ce sont nos représentants élus !
Donc, ils vont le faire…
Et pour ceux qui invoquent « l'esprit bafoué » de la Constitution, ils devraient se souvenir que cette Constitution qui laisse ouvertes les deux portes (la voie référendaire et la voie parlementaire) n'est pas un hasard. Elle a quand même été rédigée par Michel Debré (le père de l'autre) et il était loin d'etre un con.
Moralité :
Ceux qui ne sont pas satisfaits des actions du gouvernement actuel pourront s'exprimer lors d'élections à venir.
En attendant, le Président Sarkozy et la chambre des députés sont élus jusqu'en 2012.
Allez, gardez espoir, ca pourrait être pire !
http://polemiquons.over-blog.com/
à DidierB63
De angie
00H22 | 05/02/2008 |
mais non, Didier, il ne faut pas penser que ça pourrait être pire…il faut dire que CA VA ETRE PIRE, si on ne fait rien d'autre que tergiverser…
à angie
De Lavrenti
11H28 | 05/02/2008 |
>si on ne fait rien d'autre que tergiverser
Puis je vous faire une suggestion ?
Regroupez vous par millions, montez une chorale et entonnez le coeur du deni de la democratie outragée.
Assis par terre, sous la lune, ça ne peut avoir qu'un effet magique, tout changer et faire que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Prenez tout de même garde, le fait de laisser toutes ces millions de paires de fesses en place sans bouger pendant longtemps risque de causer des gerçures et l'apparition de charançons.
Encore que vous devez en avoir l'habitude : n'êtes vous pas posés par terre à accorder votre coeur depuis 2005 ?
De Beryl
19H00 | 04/02/2008 |
Bravo pour cette analyse magistrale. cela donne au moins une idée de « l'esprit » qui anime les auteurs du Traité : outre leur incapacité à rédiger convenablement les idées qu'ils ont à définir, on aura noter que toute la réthorique mise en oeuvre ne vise, en vérité, qu'à noyer les poissons crevés dans une vase argumentaire, à nous servir tout froid. C'est« le discours croûlant du mensonge » (Alain).
De toutes les façons, nous savons désormais que cette constitution est une véritable arnaque, à laquelle les élites, politiques et médiatiques, adhèrent comme un seul homme, entendons comme un grouin à son auge. Inutile de réfléchir bien longtemps pour comprendre que les Ouiistes d'en haut (et de gauche à droite) sont des rampants visqueux devant le pouvoir, et que je ne serais pas autrement surpris qu'ils fussent prêts à cautionner une dictature (à la française) pour persévérer dans leur être-servile. Bon, je rigole… Quoique…
Il n'y aura désormais que les révoltes populaires pour donner un coup d'arrêt à ces entreprises de destruction de l'Europe des peuples libres. Ce que veulent le Parlement européen et ses garde-chiourmes (chiens de garde journalistes et molosses ministrés) c'est un pouvoir discrétionnaire, au mépris du désastre annoncé, mais dont ils se battent l'oeil tant qu'ils pourront, à l'abri de leur « impunité à vie », saigner la démocratie, ad libitum (du moins ce dont ils rêvent).
J'ai déjà entendu parler d'un réseau de résistants qui préparent clandestinement, pour l'année 2009, une occupation massive et multinationale (au bon sens) du Parlement européen. C'est peut-être une blague, mais le fait qu'une telle idée puisse germer dans les esprits est le signe d'une prise de conscience en mouvement. Qui vivra verra.
à Beryl
De Humain
21H17 | 04/02/2008 |
Merci
Je ne lsavais pas comment répondre à ce « tordu des neurones ».
En, fait, si les Français répondent mal, heureusement que le parlement est là pour rectifier le tir.
(C'est de l'anti-démocratie, mais de nos jours, tout le monde s'en moque)
Tout démocrate que je suis, j'aurais une certaine tendance à flanquer des coups de peids aux fesses à cet enfoiré (Dixit Coluche).
Vous, vous savez lui répondre. Merci.
à Beryl
De borneo oui-europe.over-blog.com
04H26 | 05/02/2008 |
Cela rappelle quelque bon moment ces marches contre un parlement.En France, notamment
6 Février 1934
ou en Allemagne
Vous espérez un incendie aussi ?
De TonyMo 22269
Athée in Heaven | 19H57 | 04/02/2008 |
Je l'ai vu sur « public sénat » il avait dit des choses juste. Je vais dans son sens, Versailles C'est la monarchie qui oublie le peuple. On est venue cherché Louis XVI pour qu'il signe la nouvelle constitution et plus tard on lui à coupé la tête. Antoinette qui gaspille l'argent pendant que le peuple meurt de faim. La similitude avec un nouveau monarque Sarkozy 1er et Carla est étrange en 2008. La France est en faillite, la sg perd 2 milliards avec la complicité de la banque européenne. Le 4 février 2008 le peuple aurait voté NON à ce traité.
De Sacha25
19H57 | 04/02/2008 |
Si j'ai bien compris Chouard, il regrette qu'en face des institutions bureaucratique, il n'y ait pas un « politique européen » qui puisse dialoguer d'un poids égal.
C'est écrit dans un charabia incompréhensible mêlé d'exemples approximatifs non documentés et vraisemblablement partiaux
Comment réaliser en quelques des gens séparés par un millénaire de guerres et de haines idéologiques : pas à pas en luttant contre les puissants qui veulent garder dans l'immobilisme camouflé de bonnes intentions (voir les religions) leur pouvoir, argent, influences …