Grande comme la France, une zone de déchets transportés par les courants a été repérée entre Hawaii et la Californie.
Elle est en plastique. Elle fait la taille de la France. Elle rassemble tous les déchets du Pacifique. Cette plaque de détritus n'a pas de nom en français, les Américains, eux, hésitent encore entre « The Great Pacific Garbage Patch », ou plus simplement « The Pacific Trash Vortex ». On soupçonne l'existence de semblables plaques sur d'autres océans.
Ce sont les courants océaniques autour de la zone qui sont à l'origine de la concentration des déchets, comme l'explique François Chartier, membre de Greenpeace spécialisé dans la protection des océans. (Voir la vidéo.)
On connaissait depuis quelques années l'existence de cette plaque de détritus, mais les informations, floues et variables, discréditaient la découverte. Aujourd'hui, des équipes de scientifiques affirment son existence. Cela a commencé dans les années 90 avec les recherches de l'océanographe Charles Moore, membre de l'équipage de l'Algalita marine research Fondation.
En étudiant la concentration de débris de plastique flottant dans cette région, Charles Moore obtient ces chiffres ahurissants : trois millions de morceaux de plastique par km2. Dans la zone centrale, dans ce qui s'appelle le Trash Vortex, les études s'accordent à dire que l'on trouve aujourd'hui six kilos de plastique pour un seul kilo de plancton.
Aucune photo ou vidéo n'atteste de l'existence de l'île
En 2006, des données circulent dans la presse américaine : on parle d'un nouveau continent, d'une taille de 3,5 millions de km2. Dans la presse française, rien. Les sceptiques se méfient : aucune photo, aucune vidéo n'étaye ces affirmations, et seuls des témoins de l'Algalita fondation affirment avoir vu cette île de déchets. Peu poissonneuse, sans courants, la zone n'attire ni pêcheurs, ni plaisanciers.
Après le passage en novembre 2006 de l'Esperanza, navire de Greenpeace, on évalue sa surface à un peu plus de 600000 km2, soit environ la taille de la France. Les photos prises par l'ONG ne sont pas significatives. Avec les vagues, le sel, les chocs, le plastique s'est fractionné en morceaux de quelques millimètres, qui voguent entre la surface et plusieurs mètres de profondeur. Pas une masse solide donc, mais d'une zone où l'eau est saturée de débris.
Cette plaque s'est formée pendant plusieurs décennies, coincée entre Hawaï et la Californie, entourée de courants concentriques qui ont ramené les déchets du Pacifique dans ce « trou noir ». (Voir la vidéo.)
Une fois piégés, ces déchets restent dans le même secteur, sans doute pour plusieurs siècles : aucun pays ne veut assumer la responsabilité du nettoyage de la zone, opération très coûteuse.
Mêmes causes, mêmes conséquences pour d'autres plaques de déchets, comme celle observée près du Japon, et celle dont on soupçonne l'existence dans la mer des Sargasses, à proximité des Bahamas.
Des polluants persistants ingérés par les albatros et les tortues
La faune marine a pris possession de cette « île » : les albatros se posent sur les plus gros déchets, avalent un peu de plastique qu'ils confondent avec le plancton, et le refilent à leurs petits. Les tortues s'en font des abris entre deux eaux et ingèrent également du plastique. Une étude Greenpeace estime que 80% des tortues marines du globe ont déjà mangé du plastique.
L'organisme de ces animaux concentre alors des polluants organiques persistants (POP), comme le PCB et le DDT. Quant à ce qui se retrouve dans notre assiette, pas d'étude au programme.
Seule action possible : limiter la formation de ces plaques en réduisant la production de déchets. Seuls 20% de ces millions de tonnes de déchets proviendraient des bateaux, la grande majorité étant à l'origine entreposée sur la terre ferme, avant d'être rejetée sur le rivage et happée par les courants.
► L'animation Greenpeace complète sur le « Trash Vortex ».
► Extrait d'un documentaire d'Algalita sur le plastique dans l'océan.



















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à feusti
De youpi_486
23H18 | 02/02/2008 |
> Apres tout si on peut jeter un oeil sur des pays du monde qui sont au moins aussi grand qu'un timbre poste on devrait pouvoir reperer une « ile » en plastique qui a la taille de la France non ? ? ?
Encore une fois, ce n'est pas à proprement parler une « île », juste une zone où la concentration en déchets est anormalement élevée. Et les déchets sont pour la plupart encore plus petits qu'un timbre poste
De Jean-Jacques Louis
22H54 | 02/02/2008 |
« VEUILLEZ MAINTENIR LA JETÉE PROPRE,
JETEZ VOS DÉTRITUS DANS LA MER. »
Peter Blake, Le Dépotoir du bon Dieu.
De alaixih
23H24 | 02/02/2008 |
Personnellement je trouve que cette histoire de plaque me semble un peu…… Disons que je ne crois que ce que je vois… Ceci dit je pense que si des images étaient diffusées il y auraitun grand boom dans l'opinion publique internationale et qu'il ferait prendre conscience aux gens de la fragilité et de la finitude de notre environnement…
Je reste toutefois fort sceptique…. Le titre est trompeur.
à alaixih
De youpi_486
23H27 | 02/02/2008 |
> je ne crois que ce que je vois
Le problème, c'est que la plupart de ce qui constitue notre monde ne se voit pas, justement…
Et le titre est effectivement trompeur.
Une image qui pourrait éventuellement frapper, c'est une cartographie de la densité en déchets, mais pour l'établir il faut aller faire une énorme quantité de mesures sur place. Qui va les financer ?
à youpi_486
De La Grenouille
23H39 | 02/02/2008 |
Oui exactement, beaucoup de phénomènes sont détectables par le prisme d'appareil de mesure (optique etc) mais non visibles à l'oeil nu.
De feusti
23H31 | 02/02/2008 |
Oui j'avais bien compris, j'ai juste utilise le mot « ile » pour aider a mieux visualiser la chose. Autant pour moi je me suis mal exprime.
Mais quand meme, une zone en pleine mer, couverte de dechets non organiques ca doit quand meme se voire ou au moins se remarquer sur les photos satellites. Il suffit de jeter un oeil sur les photos que nous propose gogolle earth dans des zones reputees polluees et on peut voire qu'il y a pas mal de saloperies qui flottent sur les mers et oceans de notre planete bleue.
à feusti
De youpi_486
23H40 | 02/02/2008 |
Encore une fois, non, ça ne risque pas de se remarquer. Mettez trois grains de riz dans un mètre cube d'eau, est-ce que vous les voyez ? Oui, il faut juste les chercher un peu… Dispersez un kilo de riz (environ 30 000 grains de riz) sur un étang d'un hectare (100m sur 100m), la plupart des grains coulant plus ou moins profondément, prenez-le en photo. Voyez-vous les grains de riz ?
à youpi_486
De cabrit
18H29 | 03/02/2008 |
Non, il faut attendre que ça pousse !
De boboétie
23H33 | 02/02/2008 |
» Mercure, Vénus, Cloaca, Mars : quelques planètes solides mais désolées de ce système où aucun extraterrestre ne voulait se poser… »
Travailler plus pour produire plus. Produire plus pour s'asphyxier plus… Faut-il encore relire P. Lafargue ?
à boboétie
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 08H13 | 03/02/2008 |
Le Droit A La Paresse ? Me semble qu'il faudrait tous le relire de temps en temps…
De stanz
Etudiant | 23H50 | 02/02/2008 |
On pourrai aussi bien l'appeler « la bétise humaine » ou bien « je suis trop radin pour déblayer le chemin » ou encore « que j'aime polluer ma chère et tendre planète ».
Bref, pour ma part, les images satellites ou autres ne sont pas prises car pas légales si vous voyez ce que je veux dire… Enfin cela rese mon point de vue. Et puis d'ailleurs pourquoi chaque pays ne donnerais pas un peu d'argent pour enlever tout ça ? Mince c'est ils ont mieux à faire ! ! ! ( Je suis désolé mais je suis remonté ce soir )
Jusqu'ou va aller la bétise des hommes ?
( Merci Rue89 pour mes petites infos chaque matin ^^)
De nonno
la hague ou retraité | 23H54 | 02/02/2008 |
Cela fait déjà des années qu'un certains nombres de skippers, racontent qu'ils ont été reveillés par un boucan infernal,.Sortant sur le pont ils se sont rendu compte qu'ils étaient au milieu d'une mer de bouteilles de plastiques.
mais à l'époque ce n'était pas de mode…
De Anthropia
00H11 | 03/02/2008 |
C'est l'île poubelle le bon nom, non ?
De e_delcambre
00H58 | 03/02/2008 |
C'est visible sur Google Earth ?
à e_delcambre
De youpi_486
01H04 | 03/02/2008 |
Non : bien qu'elle soit anormalement élevée, la concentration en déchets n'est pas visible « à l'oeil nu ».
De jac le rat
aventurier | 01H03 | 03/02/2008 |
Eh ! ya le film de cul sur canal plus !
De machiavel.
01H26 | 03/02/2008 |
Une telle histoire demande une petite vérife sur google ! et sans trop de peine on arrive à trouver de plus amples renseignements dont notament des photos de cette polution.
Ce n'est donc pas une plaque entière de la taille de la France qui flotterait sur…
Mais l'accumulation de ces plaques qui mis bout à bout formeraient ces km de déchets !
J'ai le cerveau lent…. J'ai besoin que l'on m'explique les choses plus clairement !
http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php ? id=1471
http://capitalismedurable.com/site/erreur.php
http://www.algalita.org/index.html
De FdT
En pleine décroissance | 04H49 | 03/02/2008 |
Je suis sidéré par le nombre de personnes doutant de ce phénomène. Vous devez ne pas ignorez que des millions et des millions de tonnes de déchets non putrescibles sont relâchés dans l'environnement et qui par conséquent finissent immanquablement par se retrouver quelquepart ! Ils ne se volatilisent pas ! Et comme ce type de déchets ont la particularité de flotter et d'être emporter par les courants marins et bien…
N'avez-vous jamais observé ce type de « mini vortex » se former dans les cours d'eau des grandes agglomérations lors de crues ? Là où je réside nous avons une grosse rivière, et parfois après de grosses pluie ils se forment dans certains endroits des accumulations de débris composés de sacs plastiques, bouteilles, bidons, branches d'arbres…la configuration des courants de l'eau qui s'écoule fait parfois que les débris se concentrent en point précis…je ne vois rien qui puisse interdire un phénomène similaire dans l'océan.
De zab
07H41 | 03/02/2008 |
Vivement qu'il n'y ait plus de pétrole ! Comme ça, il n'y aura plus de plastique non plus…. Il n'y aura plus qu'à gérer les cochonneries de l'ère plastique…. C'est notre héritage à nos enfants.
De Claude-le-breton
| 07H48 | 03/02/2008 |
Positivons, que diable ! Que nous apprend cet article ? Pas que l'océan est une poubelle quant même ! Il nous apprend que la nature est ainsi faite qu'elle regroupe les déchets océaniques dans quelques zones limitées et peu poissonneuses, donc peu fréquentées par les prédateurs. Je trouve que c'est plutôt une bonne nouvelle dans la mesure où une pollution localisée est, en tout état de cause, plus facile à traiter qu'une pollution diffuse : encore faudra-t-il trouver quelqu'un pour la traiter. Voilà un combat que des associations comme Greenpeace pourraient utilement mener (non pour la terre, mais pour l'humanité), elles en mènent quelquefois de moins écologiques, de moins logiques surtout !
à Claude-le-breton
De juliettelucie
Agitée du bocal | 10H28 | 03/02/2008 |
1) Peu de poissons… à voir. En tout cas, pas mal de tortues marines et d'albatross qui meurent de faim à force de se nourrir de plastique.
2) Vu le prix de l'opération, le budget d'organisayion comme Greenpeace, WWF etc, et le nombre de campagnes qu'ils gèrent, c'est impossible. A la limite, en récupérant les 5 milliards de Jérôme Kerviel, on s'en sortira peut-être.
Les océans sont trop grands pour le faire sur un petit budget.
à Claude-le-breton
De Les Ln au carré
démocrates sociales convaincues | 14H06 | 03/02/2008 |
Non effectivement, cet article ne nous apprend pas que l'océan est une poubelle, ça n'empêche pas qu'elle en est une… Ce qu'il dit aussi c'est qu'à force d'y mettre nos déchets, ils finiront par se regrouper et faire des îles (je grossis volontairement).
Mais objectivement : s'il y a des déchets physiques (plastiques et autres) il y en a aussi des chimiques ! Et ce sont les plus dangereux : eux ils sont dissouts… Si nous faisions les tests de pollution des poissons en criée avant la vente, nous ne mangerions plus de poissons de mer… ils ont une concentration bien trop forte en chimiques non dégradables (dont des métaus lourds).
Et pour la dépolution, il faut voir le prix… surtout que pour la dépollution physique de toutes les mers et océans coûterait des millions de milliards… et encore, y arriverions nous ? Car n'oublions pas que nous ne pouvons pas transvaser d'un endroit pollué vers un endroit non pollué, on remet de toutes manières dans une zone contenant des polluants.
De Yakafersa
retraité consentant | 08H27 | 03/02/2008 |
Regardez les déchets s'aglutiner dans les recoins d'un port de plaisance (par exemple) et vous aurez une idée de ce que peut être ce « nouveau continent »
De skalpa
actif et militant ? | 09H15 | 03/02/2008 |
Parmi les déchets

a-t'on trouvé ça :
http://kprodukt.blogspot.com
Ah, zut, c'est vrai, ici, on ne parle pas de l'intimité de l'omnhyperprésident !
; -)
De Tita
oiseau | 10H28 | 03/02/2008 |
Après lecture de l'article, il m'apparait le le mot « île » dans le titre ait été un peu exagéré pour désigner seulement une condensation plus forte de déchets dans une zone que dans le reste de l'océan.
Si ce mot est accorcheur et qu'il frappe l'imaginaire, il n'en est pas moins un peu usurpé puisqu'il laisserait croire à une entité compacte.
Sinon, merci pour l'info. J'ignorais le fait.
De Mengneau Michel
10H34 | 03/02/2008 |
La confirmation de cette plaque n'a rien d'étonnant. Si elle suscite de l'indignation n'oublions pas qu'elle est la responsabilité de chacun.
D'autant que l'on peut prendre des exemples proches de chez nous, et je pense particulièrement aux tortues Luth qui ont l'habitude de migrer près des côtes françaises, en particulier le long de l'Ile de Ré. Dont l'une des principales causes de mortalité sont les poches plastiques qu'elles ingurgitent les prenant pour des méduses dont elles sont friandes. Poches poubelles qui sont souvent balancées à la mer par des plaisanciers négligents !
De juliettelucie
Agitée du bocal | 10H34 | 03/02/2008 |
Les océans sont menacés par la surpêche, par les déchets, par la pollution en mer… Le niveau du danger est largement supérieur à ce dont on se rend compte. Peu de gens s'inquiète vraiment des océans, après tout, ça paraît si grand et si puissant, on se dit qu'ils pourront survivre à tout.
Le thon est en danger critique, et pourtant on continue de le vendre et l'acheter en boîte comme si de rien n'était.
On crée des déchets sans se demander où ils vont après les avoir jetés à la poubelle… surprise, ils se retrouvent à des endroits où ils ne devraient pas être. Mais comme on ne le voit pas, on en doute.
Que faut-il faire pour réveiller les consciences ? Il a fallu des sécheresses et canicules pour prendre conscience que le réchauffement climatique est vrai. Faudra-t-il des étalages de poissons vides pour se rendre compte que nous sommes en train de foutre en l'air nos océans ?
De ericaro
10H39 | 03/02/2008 |
Je suis choqué par l'incroyable supercherie de l'article, et l'absence totale de réaction de l'auteur.
Dans l'article il est écrit « Elle est en plastique. Elle fait la taille de la France. Elle rassemble tous les déchets du Pacifique. Cette plaque de détritus n'a pas de nom en français,… »
inutile de revenir sur la phrase tout le monde s'accorde à dire que c'est une connerie.
Or la lecture des commentaires confirment bien que l'essentiel des gens ont compris qu'il s'agissait d'une « ile » en dur, pratiquement praticable à pied. Seule une lecture détaillée, et éclairée, permet de comprendre qu'il s'agit d'une surconcentration de détritus (merci à youpi pour son boulot de tous les instants).
Si les industriels polluent le monde, les journalistes qui répandent de telles conneries polluent, eux, les esprits. Combien vont croire qu'il y a une île faite de plastique au large des états-unis ? combien on pris la peine de lire les commentaires ?
Si, enfermé dans vos tours d'ivoire, vous avez cru bien faire avec cet article, si vous avez pensé que la chose était claire à la lecture de l'article (je ne vous fait donc aucun procès d'intention), et bien, sachez que vous vous êtes trompés.
Le journalisme 2.0 c'est ça, ajoutez un « truc » à l'article, de sortes que les les choses soient claires dans l'esprit de gens (n'est ce pas là votre métier ? ), et surtout que vos journalistes suivent leurs articles (un SAV ? ) ils n'en sortiront que grandi par la tâche, et conscient de l'empreinte qu'il laisse dans les esprits, plutôt que supposant que les lecteurs ont parfaitement compris.
Donc en résumé, mesurez dans vos commentaires l'impact de vos articles, inutile d'invoquer la liberté de la presse si vous vous mettez vous même des fers en déformant une simple vérité.
Modifier en direct vos articles pour apprendre à lever toute ambiguités. C'est cela aussi la rédaction à trois.
à ericaro
De FdT
En pleine décroissance | 11H53 | 03/02/2008 |
C'est vrai que l'article fait dans le sensationnel, mais à aucun moment je me suis senti dupé par ce dernier, en effet j'imaginais à assez fidèlement à quoi pouvait ressembler cet amas de saloperies : une forte concentration de divers déchets en suspension dans l'eau comme on peut en voir dans de nombreux port de plaisance…
Enfin bref, une concentration de déchets en des points bien précis de l'océan ne peut qu'étonner celui qui n'est pas au courant de l'existence des courants marins et ignorant que des millions de tonnes de déchets sont rejetés dans les océans chaque année.
à ericaro
De yan
loin | 13H21 | 03/02/2008 |
Ce qui serait intéressant c'est d'avoir les source de cette article ? Wikikikipédia ?