Les libertés sont-elles modulables selon les mentalités et les cultures ? La question ressurgit alors que la planète célèbre cette année les soixante ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Négociée sous l'égide de la Ligue arabe, une charte régionale des droits de l'homme va pouvoir entrer en vigueur en mars. Elle a été ratifiée par la Jordanie, le Bahrein, la Libye, l'Algérie, les Emirats arabes unis, la Palestine, le Yémen. La Haut commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, a salué l'événement. Cette « caution » de l'ONU a provoqué le tollé dans les milieux pro-israéliens.
Ces derniers ont fortement réagi au préambule qui condamne le sionisme au même titre que le racisme. Ils reprochent à Louise Arbour de donner une crédibilité à une charte qui « appelle à la destruction d'Israël », d'après UN Watch. Alors que l'ONU est censée éviter tout amalgame à ce sujet. Les défenseurs des libertés, eux, considèrent qu'une telle mention relève du politique et n'a pas sa place dans ce texte.
« La Charte arabe est en conformité avec la Conférence de Vienne de 1993 qui reconnaît des spécificités régionales aux droits de l'homme, argue un diplomate arabe à Genève. La Ligue arabe a voulu réaffirmer que la charia, la loi de Dieu, n'est pas en contradiction avec le droit international. La question du sionisme est un problème intrinsèque à la région. Les Etats arabes ne peuvent pas faire l'impasse dessus. »
Le haut commissariat aux droits de l'homme a toutefois diffusé mercredi un nouveau communiqué, incluant les réserves sur la mention du sionisme et sur certaines dispositions de la Charte considérées en dessous des normes internationales.
ONG sur la réserve
« Ce compromis entre la charia et la Déclaration des droits de l'homme laisse à désirer, relève Eric Sottas, directeur de l »Organisation mondiale contre la torture (OMCT). Certains passages, notamment sur la femme, la torture, la liberté d'association et la peine de mort pour les enfants, restent flous. »
« Tous les pays arabes ont pourtant signé la Convention relative aux droits de l'enfant qui stipule qu'aucun mineur ne peut être condamné à mort pour des crimes commis avant 18 ans. Or cette Charte stipule que la législation interne prime parfois. » Ce qui équivaut à l'application de la charia pour certains pays.
Même réserve chez Said Benarbia, chargé du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord à la Commission internationale des juristes : « Dans certains pays de la région, si on fait partie des Frères musulmans par exemple, on risque la peine capitale sans faire dans le détail, enfant ou pas. »
Et Eric Sottas de poursuivre : « A partir du moment où un pays ratifie une convention internationale, il doit modifier sa législation interne. C'est bien pour cela que les Etats-Unis n'ont toujours pas ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant. »
Said Benarbia s'inquiète aussi de la mise en application des traités. « Lorsqu'un Syrien, un Egyptien ou un Tunisien est traduit en justice chez lui, comment peut-il être protégé par cette Charte ? “, interroge-t-il. D'une part, estime de son côté Eric Sottas, le Comité censé veiller au respect de cette Charte n'est autorisé à recevoir que les rapports des Etats. D'autre part, les gouvernements signataires ne font rien pour adapter leur législation aux instruments internationaux ou régionaux. Et comme leur justice n'est pas indépendante, conclut-il, les juges n'osent pas prendre l'initiative de modifier les lois.
Même constat pour l'état d'urgence qui doit, selon la Charte, être une mesure exceptionnelle. ‘Or dans certains de ces pays, l'état d'urgence dure depuis 30-40 ans ! , ironise le juriste. Il y a un réel décalage entre la Charte et la réalité sur place.’






















299
(Pour réagir, connectez-vous)
à vincicom
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H47 | 02/02/2008 |
« Je ne pense pas que les pays signataire le voit comme quelque chose d'important »
En toute honnêteté, ce que vous ou moi pensons n'a guère d'importance en l'espèce. Guère d'importance non plus, ce qu'en pensent les pays signataires. Ce qui est important, c'est ce qu'en pensent les opposants dans ces pays et, surtout, comment ils l'utiliseront.
De ce point de vue, le précédent des accords d'Helsinki (qui ont permis aux dissidents de s'opposer sur la base d'un document signé par leurs propres gouvernements) devrait nous inciter à surveiller l'évolution à venir avec plus de circonspection que vous ne semblez le faire.
« Si je dit que je suis islamophobe, on me traitera […] de raciste »
Non, pas du tout. Si vous vous dites islamophobe, vous vous traitez de raciste tout seul.
De Zontar
étudiant | 13H50 | 02/02/2008 |
Les dirigents arabes n'en ont surement rien à foutre de cette Charte, on est d'accord.
MAIS, le simple fait de signer une Charte, fut elle vide de toute avancée concrète, montre aux Arabes, et plus généralement aux musulmans, qu'il est fondé et légitime de revendiquer des droits fondamentaux. Cela empêche les arguments fallacieux, et pourtant percutants, à la sauce « les droits fondamentaux c'est pour le Satan occidental, nous, l'Islam et notre culture sont incompatibles avec des droits inaliénables à la personne humaine ».
D'autre part, cette Charte prouve tout de même qu'il est devenu important, au plan international, de se présenter comme un Etat de droit respectueux des libertés fondamentales. Même si c'est réthorique, c'est un progrès, dans la mesure où, il y a quelques années un dictateur pouvait parfaitement s'asseoir en public sur les Droits de l'Homme, sans rencontrer de récriminations quelconques.
Alors, oui, cette Charte est très loin de résoudre les problèmes des régimes autoritaires de la région, mais elle marque un début de progrès, puisqu'elle constitue une concession de dictateurs à la communauté internationale. Maintenant, il faut savoir ne pas se satisfaire de cela bien sûr, ce qui, j'en ai peur, sera difficile, vu la Realpolitik à l'oeuvre partout aujourd'hui.
De Ignatus Reilly
Divided by zero | 11H47 | 02/02/2008 |
Il est où le progrès là ? On va lapider les femmes infidèles avec des galets tout mignons tout ronds ?
De J.C.M.
12H10 | 02/02/2008 |
Bonjour.
Les « droits de l'homme “ (mais, il faut dire, maintenant, ‘ les droits humains )… toute l'histoire récente nous prouve que leur application est à géométrie variable.
Si l'on accepte les chartes étasunienne ou israëlienne des droits humains, de quel droit ne pas accepter une charte arabe ?
Cordialement.
J.C.M.
à J.C.M.
De caro
délinquante avérée | 12H19 | 02/02/2008 |
heueueu … où sont les chartes étasunienne ou israëlienne ?
De JULEScJULES
12H43 | 02/02/2008 |
C'est beau d'établir des chartes ,qui seront démontées a la première occasion par des religieux ( américains , ou de la communauté musulmane d'ailleurs ! ) .
remarquez ,qui ne tente rien n'a rien ….Ou qui n'a rien ne tente rien ….Je me le demande .En effet a quoi bon tenter de s'extirper des règles coraniques qui nous ont permis d'arriver jusqu'ici ? ! ! Ne serai-ce pas le signe du déclin de notre peuple ? ! !
On ne peux pas tout exporter même notre bonne conscience
De parousnik
14H01 | 02/02/2008 |
Les millions de femmes d'enfants et d'hommes que l'extrême-libéralisme affamment à travers le monde ont des droits ? Et ceux que les mêmes assassinent pour voler leur pétrole, leur uranium ou leur territoire etc… ont des Droits ? Et nous en France quand nous disons non à une « constitution » qui livre nos enfants à l'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord…en avons nous le Droit ? « Les Droits de l'homme de la femme et de l'enfant s'arrêtent ou les intérêts et les profits des mieux armés commencent »
De A.V.
tamagotchi89 | 14H13 | 02/02/2008 |
Article 4
a) Il ne peut être admis aucune restriction aux droits et libertés reconnus par cette Charte sauf si une telle restriction est prescrite par la loi et est considérée comme nécessaire pour la protection de la sécurité et de l'économie nationale, de l'ordre public, de la santé publique, de la morale ou des droits et libertés d'autrui.
Ca veut dire, en clair, que les états membres sont exonérés des principes de la charte dans des situations qui contreviennent à la morale et à l'ordre public. Et dans une théocratie, les libertés indivuduelles ont vite fait de contrarier la morale.
Dont acte.
à A.V.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 14H20 | 02/02/2008 |
« sauf si une telle restriction est prescrite par la loi »
Ce qui démontre précisément qu'il s'agit bel et bien d'un premier pas (je dis bien, un premier pas) dans le sens de l'établissement d'un état de droit : si une telle restriction n'est pas prescrite par la loi de l'Etat signataire, l'opposant pourra (pourrait ? ) s'en prévaloir.
Au surplus, ce genre de précision est (sauf erreur de ma part) ce qui justifie en France l'interdiction de dévoiler des secrets d'état ou des incitations à la haine raciale sans tenir compte du droit à la liberté d'expression. (Ce n'est qu'un exemple.)
à thierry reboud
De louise2
15H21 | 02/02/2008 |
« Il ne peut être admis aucune restriction aux droits et libertés reconnus par cette Charte sauf si une telle restriction est prescrite par […] la morale “
Thierry, comment interprètes-tu cela ? Je suis plutôt d'accord avec ce que tu défends dans ce débat mais tout de même..à la limite on en viendrait à dire : ‘c'est une Charte arabe, c'est pour les arabes, on ne peut rien en dire, chacun ses droits de l'Homme’. J'exagère, je sais,mais tout de même.
Ce qui m'intéresserait vraiment, c'est d'avoir l'avis des militant(e)s arabes des droits de l'Homme. Il n'y a pas ‘l'Occident’ d'un côté et ‘les Arabes’ de l'autre : il y a des gens qui défendent la liberté et les droits de l'Homme, des deux côtés. Toute critique et toute réserve ne sont pas néo-coloniales au contraire : il ne faudrait pas que la culpabilité post-coloniale et le relativisme fonctionnent exactement comme le colonialisme : ‘ces gens là ne sont pas comme nous’.
à louise2
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H31 | 02/02/2008 |
Bonjour Louise.
Tout à fait d'accord avec toi, il serait passionnant d'avoir l'avis de militants arabes (après tout, c'est d'abord à eux que s'adresse cette Charte). En particulier, je serais très intéressé à connaître les militantes de ce féminisme que je connais peu et qui se revendique comme étant d'essence musulmane.
Sur ta remarque initiale, je reprends ce que je disais à Vincicom. Ce n'est pas par la morale que la restriction doit être établie. C'est par la loi si la restriction est contraire à la morale (je raccourcis).
Que la restriction doive figurer dans la loi permet au moins de se référer à la loi, en particulier lorsque une restriction ne s'y trouve pas. C'est pas l » Pérou, mais on avance (à pas comptés, c'est vrai).
Cela dit, ce que je dis là n'est que l'interprétation optimiste que je fais. Cette Charte représente, à mon avis, l'exemple parfait du verre à moitié vide ou à moitié plein.
à thierry reboud
De louise2
15H34 | 02/02/2008 |
Bonjour Thierry,
Il ne s'agissait pas de « ma » remarque mais d'un extrait de la fameuse Charte.
Remplir le verre avec la « restriction par la loi » et le vider avec « la restriction par la morale », et ce dans une même phrase, voilà ce qui motive mes réserves sur ce texte.
à louise2
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H40 | 02/02/2008 |
Un petit rectificatif, c'était à A.V. que j'avais fait cette réponse.
Pour ce qui est de nourrir des réserves sur le texte, alors là : pas mieux, moi itou, rien qu'au chapitre de la laïcité par exemple.
Reste qu'il s'agit tout de même d'un repère, notamment législatif, là où il n'y en avait pas. En particulier, des opposants pourront s'appuyer dessus. En quoi la Charte me paraît, malgré tout, constituer un progrès.
à thierry reboud
De A.V.
tamagotchi89 | 21H53 | 02/02/2008 |
La charte est un progrès, soit. Mais encore une fois, cela me semble un grand écart impossible entre droit public et droit privé, le premier étant fondé sur le Coran, et le deuxième sensé protéger, entre autres, les libertés individuelles. D'autant plus que cette charte ne reflète pas l'évolution d'un pays en particulier. Sans vouloir retomber dans un débat sur les religions, peut-il réellement exister une version « modérée » d'une religion dans un système théocratique ? … Il me semble que la religion ne se modère pas elle-même.
De Spirou
14H24 | 02/02/2008 |
Pour rappel, sachez que le sionisme a été condamné par l'ONU en tant qu'idoélogie raciste et imérialiste. Avant que les amis d'Israêl ne s'activent pour abroger cette résolution.
Voici le texte :
http://domino.un.org/UNISPAL.NSF/0/761c1063530766a7052566a2005b74d1 ? Open…
Extraits :
» la coopération internationale et la paix requièrent l'achèvement de la libération des nations et leur indépendance, l'élimination du colonialisme et du néo-colonialisme, de l'occupation étrangère, du sionisme, de l'apartheid et de la discrimination raciale sous toutes ses formes »
»« le régime raciste qui occupe la Palestine et les régimes racistes du Zimbabwe et de l'Afrique du Sud ont une origine impérialiste commune, formant un ensemble, ayant la même structure raciste et qu'ils sont liés dans leurs politiques destinées à la répression de la dignité et de l'intégrité de l'être humain. »
» qui a très sévèrement condamné le sionisme comme étant une menace pour la paix et la sécurité et appelant tous les pays à s'opposer à cette idéologie raciste et impérialiste,
Déclare que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination. » »
à Spirou
De caro
délinquante avérée | 14H58 | 02/02/2008 |
vous pourriez vous renseigner sur ce qu'est le sionisme
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme
lire particulièrement : « les courant politiques du sionisme » et « l'opposition au sionisme »
à caro
De Spirou
15H12 | 02/02/2008 |
Merci, mais je sais ce qu'est le sionisme. Sans avoir lu Wikipédia.
à Spirou
De caro
délinquante avérée | 15H33 | 02/02/2008 |
si vous saviez, vous n'auriez pas écrit et soutenu ça :
« Déclare que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination. »
à caro
De Spirou
17H21 | 02/02/2008 |
Si vous aviez consulté le lien, cette phrase figure dans la déclaration de l'ONU. Elle n'est pas de moi.
« Determines that zionism is a form of racism and racial discrimination. »
à Spirou
De bloqué le 24.09.09
15H12 | 02/02/2008 |
à Spirou,
Oui l'état d'Israël est fondé sur une conception ethnico-religieuse de la Nation : ceux qui ne sont pas juifs n'y sont pas autant reconnus comme partie de la Nation que les autres.
Tu as raison, et pour moi c'est ce qui entraîne Israël vers une politique sanglante :
Il faut maintenir une population à majorité juive, donc il faut exclure les autres religions et ethnies du territoire national et ne pas leurs donner les mêmes droits.
Mais il faut ajouter que les dictatures arabes ont elles aussi une conception ethnico-religieuse de la Nation.
à bloqué le 24.09.09
De Spirou
15H29 | 02/02/2008 |
Je suis d'accord avec vous. Qu'un pays ait une politique un peu ethniciste, ce n'est pas rare (cf droit de la nationalité dans certains pays européens, il y a eu encore).
Le Pb avec Israêl, c'est qu'un juif Russe par sa Grand mère peut avoir la nationalité israelienne dès qu'il pose un pied à l'aéroport Ben Gourion. Un Arabe, qui a encore le titre de propriété de sa maison à Jérusalem et qui a fui après 48 ne pourra jamais revenir chez lui.
Pour l'exlusion des Arabes, c'est l'idée défendue par un ministre israelien qui a démissionné il y a quelques jours : déporter les Arabes israéliens en Jordanie. Personne en France, ne s'est offusqué qu'un homme avec de pareilles idées soit membre d'un gouvernement israélien.
Pour ce qui est des pays arabes, leur situation est disparate : Maroc, Egypte, Algérie, Tunisie, Syrie, Palestine, Liban, Irak, Jordanie…reconnaissent la citoyenneté de tous leurs habitants.
à Spirou
De caro
délinquante avérée | 15H48 | 02/02/2008 |
Je suis ravie que Lieberman ait quitté le gouvernement israélien. Les Arabes israéliens ont autant le droit de vivre en Israël que les Juifs. Le ministre n'a pas cité la Jordanie pour rien. La Jordanie a été créé avec des terres palestiniennes du temps de l'occupation anglaise. C'est d'ailleurs le seul pays à avoir à peu près intégré les réfugiés palestiniens.
Tous les pacifistes sont d'accord pour dire que le retour des réfugiés palestiniens doit faire partie des négociations de paix. Ceux qui ne reviendront pas doivent être indemnisés.
Petit bémol, les réfugiés palestiniens au Liban, même s'il y habitent depuis 60 ans, ne sont pas considérés comme libanais et n'ont pas les mêmes droits. Je ne me prononce pas sur la citoyenneté dans les autres états cités, sauf que la Palestine n'est toujours pas un état, il doit donc y avoir un problème de « citoyenneté »
à caro
De balala
16H39 | 02/02/2008 |
Tous les pacifistes sont d'accord pour dire que le retour des réfugiés palestiniens doit faire partie des négociations de paix. Ceux qui ne reviendront pas doivent être indemnisés
j'en suis d'accord aussi, mais ce serait bien que les juifs expulsés des pays arables et leurs biens confisqués puissent également bénéficier de ce même droit !
Est-ce que ça fait aussi partie de vos propositions. ?
à balala
De caro
délinquante avérée | 18H53 | 02/02/2008 |
je suis absolument d'accord avec vous sur l'indemnisation nécessaire des milliers de Juifs (environ 900 000) qui ont dû fuir les pays arabes ou en ont été expulsés.
à caro
De Spirou
17H23 | 02/02/2008 |
Sans vouloir justifier la discrimination dont sont victimes les palestiniens dans certains pays Arabes, il faut admettre qu'un pays comme le Liban restreint leurs droits afin d'éviter qu'ils s'enracinent et abandonnent un jour l'idée de retour chez eux.
Cet enracinement arrangerait Israel mais pas le Liban.
à Spirou
De caro
délinquante avérée | 21H09 | 02/02/2008 |
le fait de vivre comme les Libanais et d'avoir les mêmes droits, depuis 60 ans qu'ils sont au Liban, ça n'arrangerait pas les Palestiniens ? L'intégration a été faite en Jordanie, c'est donc que cela pourrait être possible. Mais la raison d'état prime sur le bien être des populations
à Spirou
De bloqué le 24.09.09
15H49 | 02/02/2008 |
Je suis d'accord avec vous, Spirou.
Je pensais à l'Arabie Saoudite. Je ne connais pas la situation des Emirats du point de vue de la citoyenneté.
à bloqué le 24.09.09
De caro
délinquante avérée | 16H38 | 02/02/2008 |
@ Soh, juste une question :
pouvez-vous me dire pourquoi il y a des députés arabes israéliens à la Knesset ?
à caro
De bloqué le 24.09.09
16H55 | 02/02/2008 |
Caro, en Israël, les arabes israéliens n'ont pas les mêmes droits que les juifs israéliens. Il y a d'ailleurs marqué sur leurs cartes d'identité qu'ils sont « arabes » ou « druzes » etc… Le petit nombre de députés arabes à la Knesset ne leurs permet pas d'influer sur la politique d'Israël.
Ce n'est pas une question piège, c'est une vraie question : J'aimerais comprendre pourquoi vous avez besoins qu'existe un état réservé aux juifs ?
D'autant plus que vous vivez en France si j'ai bien compris. Mais si vous vivez en Israël la question se pose aussi.
à bloqué le 24.09.09
De balala
17H26 | 02/02/2008 |
Pas réservé aux juifs, mais où les juifs peuvent être accueillis, où les juifs sont certains de bénéficier de tous leurs droits démocratiques, où ils peuvent envoyer leurs enfants dans n'importe quelle école (il n'y a pas tant de pays où cela soit possible, et en France même il y a des quartiers où on ne peut déjà (dois-je dire de nouveau ? ) plus le faire).
Les chrétiens et les musulmans en Israël disposent de plus de droits démocratiques que dans la grande majorité des pays musulmans (arabes ou non).
Moi je vis en France, mes enfants sont partis pour des raisons diverses, majoritairement dans des pays d'Europe mais Israël reste un recours « pour le cas où, ça recommencerait »
Le cas où : ça représente la Shoah du côté grand-maternel et l'expulsion du Maghreb du côté grand-paternel, mais je suppose qu'il faut quelques générations pour que la confiance revienne vraiment !