Gros contraste, vendredi, sur le Web, quant au traitement de « l'affaire de la gifle », révélée la veille. Les sites de médias ont abondemment relayé l'incident au cours duquel un prof de technologie près de Maubeuge a giflé un élève de sixième qui l'aurait traité de « connard ». Les blogueurs, eux, ont pris fait et cause pour l'enseignant.

En ligne, des détails à foison : pédigrée et nom de famille de l'enseignant de 49 ans, révélations sur son « alcoolémie » -0.3 grammes selon Le Parisien- lorsque les forces de l'ordre sont venues l'interpeller chez lui après la sortie des cours, et batailles de déclarations entre la justice -l'enseignant passera en correctionnelle le 23 mars prochain pour « violence aggravée sur mineur“- et Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, venu à la rescousse de ses profs : ‘Dans l'immense majorité des cas, des victimes.’
Les blogueurs, eux, sont à peu près unanimes pour dénoncer les proportions prises par cette claque. Henri Moreigne, alias ‘La mouette -bavarde, irrespectueuse et rieuse’, grogne que, ‘à partir de pas grand chose, l'affaire’ prend une ampleur insoupçonnable” et argue :
“Lâché par son administration et son ministre, l'enseignant, suspendu jusqu'au jugement, bénéficie en revanche du soutien des syndicats et de l'opinion publique. [Cette] procédure surprenante de toute évidence surdimensionnée fait des enseignants de dangereux délinquants en puissance. Un désagréable mélange des genres.”
Ironie sur les médias
Toujours sur l'exploitation médiatique de l'épisode, Gérard Ponthieu ironise : “Une gifle, une baffe, que dis-je ? , un crime ! ‘
La gifle du jour’ me consterne à plus d'un titre. A commencer par son traitement médiatique, disons même ‘mass médiatique’, s'agissant de France 2 en son 20 heures du jour, lequel en a fait son titre d'ouverture et de fermeture. Pujadas en particulier, et l'équipe qui le sert, ne semblent avoir de cesse de dépasser en faidiverseries le grand concurrent mené par PPDA. Ils y parviennent le plus souvent sans peine puisque le TF1 de la même heure, à côté et pour un peu, ressemblerait au Monde diplo.”
“Et qu'on n'en parle plus en tous cas pas autrement qu'entre les quatre murs du collège”, conclue-t-il de l'histoire de ce “sale gamin”. “Petit emmerdeur” lit-on ailleurs, “gamin insupportable” plus loin : du côté du Net, la plainte déposée par la famille n'est guère populaire, même après les 24 heures de garde à vue de l'enseignant. De nombreux blogueurs ironisaient même, vendredi, imaginant le père du jeune garçon, gendarme, arriver en uniforme dans l'enceinte du collège.
Pour Isabelle, une infirmière de 35 ans qui donne son avis sur le site de la Dépêche du midi, “ce n'est pas vraiment un drame”. Matthieu, étudiant, pondère et relance la question sur le front éducatif :
“Le professeur incriminé aurait pu être suspendu, mais le mettre en examen, c'est vraiment exagéré. D'un autre côté, ce n'est pas le rôle du prof de faire l'éducation des élèves, et il n'a pas à distribuer des claques. Il y a déjà tout un contexte de violence dans les collèges et lycées, alors si les profs s'y mettent, ça va vraiment envenimer les choses. C'est les parents qui doivent enseigner le respect à leurs enfants.”
“L'enfant est roi, peut-être, mais l'adulte est vraiment nu”
Blogueur sur Eclectihk-log, Henri Kaufman estime pour sa part que c'est “juste un fait divers, sans grande importance, mais qui est symptomatique de l'époque dans laquelle on vit” :
“Il fut un temps où recevoir une gifle était au pire un mauvais souvenir au mieux une fluxion sanguine et une blessure d'amour-propre. […] Que je sache une gifle n'a jamais fait de mal à personne et que ce soit un coup de martinet, une baffe comme on dit ou un coup de règle sur les doigts, ne m'ont pas mortifié au point de m'avoir transformé en teacher-killer.‘Elle est où l'agression ? Dans le geste ou dans la parole ? Moralité : laissez-vous traiter de noms d'oiseaux (ou autres animaux) et fermez votre bec, vous pourriez bien finir en fourrière et échoir à la SPA (Service de Punition des Adultes). L'enfant est roi, peut-être, mais l'adulte est vraiment nu.’
Philippe Souaille, qui commente l'actualité française depuis la Suisse, fait remarquer de son côté, en reprenant les propos d'un prof syndicaliste :
‘Que vont penser les élèves de France ? Que l'on peut insulter les profs impunément ? Que l'on est protégé en cas de pépin ?
L'épisode de la gifle, qui rend les internautes très prolixes, a aussi stimulé les souvenirs cuisants de plus d'un blogueur. Jean-Louis Camocco, maître de conférences à Perpignan en sciences-économiques, se souvient un peu étrangement d'avoir ressenti la honte de sa vie’. Il se remémore encore ce jour où il a préféré écrire de la musique que suivre le cours de maths :
‘Le professeur s'est approché de moi et il m'a appelé. Au moment où je redressai ma tête, j'ai juste eu le temps de voir arriver sa main énorme dans ma face pour prendre une gifle retentissante, imprimant une trace persistance sur ma joue endolorie. Puis il a demandé à voir mon cahier ; il m'a regardé fixement dans les yeux pour me dire : Vous devriez écouter ce cours, il y a des mathématiques dans la musique ! J'ai eu la honte de ma vie. Je me suis abstenu d'en parler à mon père qui aurait doublé le tarif.’
Un autre lui emboîte le pas, en en profitant tranquillement au passage pour qualifier le gendarme de père de ‘pauvre type’ et son fils de ‘sale petit emmerdeur’ :
‘A mon époque -dans les années 60-, les professeurs pouvaient vous tirer les oreilles, vous gifler ou vous tirer les cheveux sans que personne n'y voie le moindre mal. Pourtant, cela faisait très mal, d'autant plus que j'étais la tête de turc de mon prof d'histoire -j'étais en sixième- et que celui-ci aurait mérité un châtiment de dix ans de prison à Fresnes ou à la Santé.’





















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De nada
04H46 | 02/02/2008 |
Nous en sommes là ! qui n'a pas reçu une correction de la part d'un professeur excédé ? Nous ne sommes pas des anges, moi-même j'ai été bien puni ! J'étais bon élève, courtois mais extrèmement dissipé et inatentif à mes heures. Un jour que je discutais et riais avec un camarade, je fus touché de plein fouet par un objet non identifié : mon prof de math venait de me lancer, à travers la classe, la prothèse de sa main gauche qu'il avait malheureusement perdue dans un accident. Je me souviendrais longtemps du malaise qui me prit quand je découvris l'« objet » au pied de mon bureau… Ce n'était pas la douleur, juste le sentiment de n'être qu'un petit con, ce que mon prof, qui n'avait pas dit un seul mot, acheva d'imprimer dans mon esprit en me demandant très gentiment de bien vouloir lui rapporter sa main gauche ! Re-honte et malaise…
Quant à mes parents,loin de me soutenir (je ne leur demandais pas d'ailleurs ! )ils se moquèrent de moi sans pitié !
Je ne suis pas un flic dont le métier est d'être au service de l'ordre, du respect des lois et des personnes, mais mes enfants ont reçu une éducation stricte en ce qui concerne les rapports humains : respectez les autres si vous voulez que la vie se passe bien ! Pour le reste, je m'en fiche, il règne un grand vent de liberté dans notre foyer.
à nada
De floriangers
07H47 | 02/02/2008 |
On ne sait pas nada sur quel pied tu danses, si ce mauvais souvenir s'est transformé avec le temps en sourire… Mais quel drôle d'événement ! J'imagine que tes camarades de l'époque ne l'ont pas non plus oublié, partageant la honte que tu portais ! Même une fiction n'aurait pas pensé à ce genre d'incident, tellement too much ! J'ai ri, désolé, mais ri en écoutant ton histoire…
Quant aux violences des professeurs aux élèves, il ne faut pas remonter aux années 60 pour trouver des « tire-oreilles », des « casse-doigts-avec-la-règle-en-fer »… Au début des années 90, j'ai eu la « chance » de rencontrer un professeur violent… Et ce n'est pas quelques claques ou autres tirages d'oreilles reçus qui m'élèveront contre ce fait divers. Je m'élève juste contre l'élève !
Et pour finir, on a tous eu un ou deux profs qui cachaient leurs bouteilles sous le bureau (moi c'était un prof d'éducation civique ! ). Je suis loin de le cautionner, mais si ça n'avait pas été l'alcool, ils auraient par exemple trouvé d'autres preuves suspectes pour le mettre en taule ! (il a du Pastis chez lui, ou c'est un gifleur récidiviste parce qu'il a baffé une fois son fils…).
Restons sérieux : ce fait divers passe devant le conflit au Kenya dans l'opinion… Parce que le Jité le fait passer avant le conflit au Kenya !
à floriangers
De kk
star malgré elle | 09H15 | 02/02/2008 |
on peut signer là
http://www.lille.snes.edu/spip9/spip.php ? article1369&debut_signatures=19…
à floriangers
De nada
12H17 | 02/02/2008 |
Bien sur qu'il faut en rire ! moi-même, passée la honte, j'ai ri ! et mon prof certainement ! Pour finir mon histoire, juré craché tout est vrai ! , quelques années plus tard, alors que j'étais dans mon appartement, j'entends un gros « boum » venant du balcon ! ? je sors la tête et je vois une chouette empaillée dans mes pots de fleur en vrac. Je lève les yeux furax et décide de rapporter l'oiseau à mon voisin de l'étage supérieur. Je sonne et, devinez qui ouvre sa porte ? mon prof de math ! ! ! si, si… Passée notre surprise mutuelle, je lui dis en riant qu'il a la rancune tenace, que j'en ai marre de recevoir des trucs morbides, etc… ! ça s'est terminé autour d'un café et j'ai entamé une relation très amicale avec lui.
Fin de l'histoire ! Moralité : si tu te fais chopper, t'assumes sans broncher !
à nada
De Cyprien35
08H58 | 02/02/2008 |
L'information n'est pas complète, vous tirez tous des conclusions hatives :
- « L'enfant dit “connard'”
- Le prof lui donne une claque
- La police l'arrête et le met en garde à vue
La question est : Pourquoi l'enfant a dit connard ? Pour rien du tout ? Pour s'amuser ? Parce qu'il avait fait un paris avec ses copains ? C'est ce que vous avez l'air de penser tous, et si c'est la vérité, ce n'est pas une affaire d'état effectivement…
Parce que le prof distribue des claques à chaque cour ? Parce qu'il arrive bourré et qu'il insulte les élèves ? Votre jugement serait différent.
Nous, adulte, avons un pouvoir sur les enfants, lorsqu'on l'utilise, il faut le faire avec un esprit de justice.
à Cyprien35
De el gabacho
le cul entre deux chaises et moi j'... | 09H14 | 02/02/2008 |
Il y a peut-être un autre recul à prendre :
Si ce gamin est capable de traiter un prof de connard, que ferez-vous, vous même, lorsque dans la rue il vous traitera vous aussi de connard ?
Il a peut être vécu une injustice, j'ai 65 ans et je me souviens d'ENORMES injustices que j'ai subies, mais au final, j'ai survécu avec une notion très forte du bien, du mal et de la tolérance et je le dis : je vénére mes instits, même celui qui me meurtrissait les bouts de doigts avec sa régle.
Laissons les instances de l'éducation nationale régler le problème si problème il y a.
à Cyprien35
De jnspqd
10H04 | 02/02/2008 |
Pourquoi l'enfant a dit connard ?
Plusieurs hypothèses :
- peut-être que la réponse se trouve dans le fait que le papa n'hésite pas à abuser de son uniforme. Pour l'image de marque de la gendarmerie, j'espére que ce papa subira un rappel à l'ordre de la part de sa hiérarchie.
- peut-être parce que si l'apprentissage des matières et la socialisation de nos jeunes est le rôle de l'Ecole, la procédure d'acquisition des comportements est le principal engagement des parents envers leurs enfants. De plus en plus les parents pensent que l'éducation, la discipline et le respect de l'autre, est la responsabilité des enseignants.
- peut-être simplement parce que cet enfant avait besoin de quelqu'un pour lui rappeler les normes de vie en société. La violence n'est pas seulement une gifle, l'agression verbale fait aussi beaucoup de dégats. Je suis contre toute violence.
En tant que parent d'éleve, je me serais renseigné auprès du professeur pour avoir une vision claire de ce qui s'est passé et surtout pour comprendre le comportement de mon fils. Suivant les explications, j'aurais donne ou pas suite auprès du proviseur mais ce qui est sûr c'est que j'aurais remis « les pendules à l'heure » auprès de mon fils, en famille, pour lui faire comprendre ce qui est l'école et le respect que l'on doit aux adultes enseignants comme aux jeunes apprenants qui l'entourent, de même que le coût pour la société de cet effort d'école publique pour tous.
Mais exposer ainsi à la bêtise publique la vie d'un homme ou d'une femme, de même que celle de l'enfant, c'est cela qui devrait être poursuivi. Je plains ce pauvre gamin qui n'aura rien tiré de positif de cette situation.
à jnspqd
De kevangel
Chercheur | 10H52 | 02/02/2008 |
Moi je penche pour la première réponse. Je suis sûr que tous les soirs devant le JT le père n'hésite pas à dire devant son fils : « Les profs, tous des fainéants, des bons à rien qui nous donnent des lecons. » Le lendemain le fils se prend une remarque par son prof et lui répond « connard ». Ensuite le père vient jouer le cow-boy au collège en expliquant que les profs feraient mieux de s'occuper des petits arabes fils de voyous plutot que de sanctionner les fils de gendarme. Voilà la France de 2008.
Est-ce que le prof aurait été mis en garde à vue s'il avait, tel Francois Bayrou en 2002, giflé un gamin fils d'immigré ? Voilà la question qu'il faut se poser.
à kevangel
De Yifu66
12H38 | 02/02/2008 |
Tout comme vous, je penche pour la 1ère réponse !
Pourquoi ce père s'est-il rendu à l'école en uniforme ? Pour profiter de l'impact visuel et de l'autorité qu'il représentait, c'est certain !
Les autres corps de métier se rendent-il à l'école dans leur tenue de tavail respectable ?
Les magistrats en robe, les chirurgiens en blouse blanche, etc… ?
à Yifu66
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 01H51 | 03/02/2008 |
Pourquoi ce père s'est-il rendu à l'école en uniforme ? Pour intimider. Pour prendre le parti de son fils qui est fils de la race des seigneurs. Un autre pas vers le fascisme. Ce gendarme devrait être mis à la retraite.
Dans un deuxième temps, 30 jours de suspension sans solde pour le prof : on ne doit pas frapper les enfants.
Dans un troisième temps, il faut clarifier les regles du jeu. L'enfant doit obéir. S'il n'obéit pas, il n'est pas frappé. il est chassé. Pour le journée d'abord, pour un mois à la récidive, pour le reste de l'année à la troisième
http://nouvellesociete.org/704.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De cabrit
09H32 | 03/02/2008 |
Sévère mais juste ! Tout-à-fait d'accord, mais les effets à long terme d'une exclusion ne sont pas les mêmes pour tous les adolescents, pour certains c'est la gloire, pour d'autres c'est dramatique et c'est le début de la délinquance ou de la marginalisation. Comme tous les principes strictement éducatifs, ce n'est efficace que pour les élèves moyens issus des classes moyennes…
Quand au prof. s'il demande l'exclusion d'un fils de flic il sait très bien que son administration ne le suivra pas.
Personnellement il me semble que quand un gamin manque de respect à un adulte, il mérite une baffe et devrait en recevoir une deuxième par son père s'il vient se plaindre.
Si la justice s'en mêle elle perd son temps…
à pierrejcallard
De jnspqd
10H59 | 03/02/2008 |
Je ne suis pas d'accord avec le radicalisme que vous exprimez, tout n'est pas si évident dans la vie réelle et nous ne sommes pas dans un feuilleton TV !
La retraite pour le gendarme ? Pourquoi la retraite ? sans connaître l'âge ni les conditions c'est peut-être lui faciliter la vie et dans tous les cas, ce n'est pas une manière de lui faire comprendre le tort qu'il a fait à sa profession et surtout à sa famille.
A mon avis, une formation obligatoire pour recycler dans sa tête ce qui est la Gendarmerie Nationale, et ce que représente l'uniforme, conviendraient mieux, en plus, bien sûr, de ce que le règlement prevoit dans ces cas comme rappel à l'ordre.
Quant à la suspension d'un mois sans solde, je préfére ne pas en parler ! Le salaire d'un prof n'est pas le salaire de Mr. Bouton de la Société Générale, qui peut se suspendre lui même durant 6 mois de salaire et rester à sa place…avec le même train de vie. Dans quel monde vivons-nous ?
Quant à « chasser » l'enfant… pour moi c'est la pire des solutions. Cet enfant est la principale victime dans cette affaire et le pauvre cretin ne le sait pas.
Je suis contre la châtiment corporel, et bien entendu les gifles ne doivent pas rentrer dans le catalogue de l'apprentissage civique mis à disposition des profs, mais dans un cas pareil, si nous les adultes étions mieux formés, c'était la réponse adéquate. Alors que le « chasser » ne fait que commencer le long périple de ce gosse vers le déchéance scolaire.
Une explication entre la famille et le prof ; des excuses de la part de l'enfant et devant toute sa classe envers son professeur. Eventuellement, une discusion complémentaire entre les enseignants et les éleves du collègue à propos de l'incident, et surtout l'exclusion et la chasse des medias qui n'ont apporté aucune notion positive ni pédagogique à l'affaire.
à jnspqd
De suzanneb
retraitée | 12H03 | 03/02/2008 |
à jnspqd - de ce jour.
Je suis entièrement d'accord avec le dernier paragraphe de vos commentaires. On peut se demander pourquoi toutes les réactions que vous préconisez ne sont pas venues spontanément à l'esprit du recteur et de tous les collègues de ce prof… il y a une telle disproportion entre la gifle et les conséquences qu'elle entraîne, qu'on peut se demander si le recteur n'a pas sauté sur cette occasion pour se débarrasser d'une personne qui n'était pas à la hauteur de ce qu'on attend d'un enseignant. En tout cas qu'un père de famille - de plus censé représenter la loi,- n'ait pas su inculquer le respect de l'autre quel qu'il soit est très choquant et ne laisse pas bien augurer du comportement du gendarme dans l'exercice de ses fonctions.
à suzanneb
De cabrit
18H01 | 03/02/2008 |
Sans l'intervention du gendarme cette affaire serait restée ce qu'elle est : un banal incident de classe. Papa flic n'en est certainement pas à son coup d'essai et s'il obtient gain de cause, je plains les profs qui vont avoir son fiston dans l'avenir !
à cabrit
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H10 | 04/02/2008 |
Pourquoi le gendarme à la retraite ? Parce qu'une population démocratique n'a pas à être policée par des individus qui se sentent « différents » de ceux qu'ils policent. Il ne va faire que du mal.
Pourquoi 30 jours de suspension ? . PARCE QUE LA VIOLENCE, C'EST GRAVE. ON ne veut pas des enseigants qui cognent. Point barre.
Pourquoi chasser l'élève ? Parce qu'il est mal parti et qu'il lui faut un gros coup de barre. S'il s'enfonce, c'est qu'il était déjà trop tard.
Cette société ne s'en sortira que si elle comprend qu'il est bien trop tard pour sauver tout le monde. Il faut faire la part du feu et sauver ceux qui veulent l'être. Si cet élève s'amende après quelques jours, de réflexion, à la bonne heure, s'il revient et récidive, il ne DOIT PAS être l'objet des intentions pseudo disciplinaires de scribouilleurs velléitaires. Il doit être mis hors du panier et l'attention ramenée sur les pommes saines. Ca devient urgent.
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De jnspqd
09H15 | 04/02/2008 |
Permettez que je trouve trop réductrice votre vision de l'humanité.
A mon avis, il n'est jamais trop tard.
« Cette société ne s'en sortira que si elle comprend qu'il est bien trop tard pour sauver tout le monde » dites vous, mais de quelle société parlez-vous ? et lorsque vous dites « sauver » nous sauver de quoi ? s'en sortir pour aller vers quoi ?
Vous condamnez assez « violemment » la violence d'un enseignant excedé, qui n'est pas coutumier du fait, et qui n'a rien cassé ni physiquement ni moralement chez l'éléve violent.
Vous condamnez un pauvre gamin mal élevé qui n'a qu'onze ans d'existence, à quoi ? parce que je n'ai pas bien compris…
Je pense qu'au fond, vos désirs et les miens pour les groupes de vies dont nous faisont partie et pour l'humanité toute entière doivent se joindre mais nous les exprimons selon des clichés qui ne veulent rien dire.
à jnspqd
De thot63
17H40 | 02/02/2008 |
Oui. La réaction du père explique le comportement de l'enfant.
à jnspqd
De marc23
21H04 | 03/02/2008 |
J'espère qu'il subira 24 heures de garde à vue
à Cyprien35
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 16H07 | 02/02/2008 |
La question est : Pourquoi l'enfant a dit connard ?
On ne dit pas « connard ». C'est tout. Qu'on soit un enfant, un ado ou un adulte.
à Venezuela
De DIOPZO
17H16 | 02/02/2008 |
Tout à fait d'accord, on ne dit pas connard mais « Monsieur connard » ; un peu de respect que diable !
à DIOPZO
De DBL8
Retraité | 08H16 | 03/02/2008 |
Il faut reconnaitre qu'avec « monsieur » avant connard, cela change tout ! !
Toutes insultes devraient commancer par MONSIEUR, un peu de politesse « non de dieu de bordel de merde » !
à DBL8
De suzanneb
retraitée | 12H10 | 03/02/2008 |
DBL8 (retraité). C'est une plaisanterie je pense votre commentaire ? monsieur ou pas, connard est une insulte que ce mot soit adressé à quiconque. La qualité de la fin de votre message me fait hésiter : ce DBL8 adopte ironiquement celui employé par Coluche sur scène ou alors c'est sa coutumière façon de s'exprimer !
à Venezuela
De Zouhhh
17H53 | 04/02/2008 |
peut-etre parcequ'il a entendu cette injure a la tele 1 millions de fois ! dans les series B les dessins animes etc… desole mais nos enfants sont notre reflet.
à Cyprien35
De survivant
21H12 | 02/02/2008 |
On ne va pas remettre ce vieux protocole d'accord armée éducation de la france réac des années soixante. La sanction est disproportionnée mais le prof a ce que je sache a une hiérarchie et pourtant tout le monde le sait ( la hiérarchie c'est comme les étagères plus c'est haut moins ça sert) qui sont payés à rien foutre Monsieur le prof ? Maintenant le pandore devrait revoir un peu sa copie et le prof aussi son rôle ne s'en tient qu'à une transmission de savoir on ne lui a rien demandé sur l'éducation parentale. Et si ce prof a des difficultés d'enseigner les claques c'est au ministère de l'éducation nationale qu'il faut les distribuer et non pas sur un gamin de onze ans impolit. Petite question à quoi sert le cahier de correspondance Monsieur le prof ?
à survivant
De Molto
10H15 | 03/02/2008 |
La hiérarchie du prof ? Tu voudrais qu'elle réagisse ?
Lorsqu'une prof a été poignardée par un élève, cette belle hiérarchie lui… conseillait d'être bien assurée.
Il faut se rendre à l'évidence, le système scolaire est, à l'image de notre société, en train de sombrer. L'orchestre joue encore sur le pont supérieur du navire, mais pour combien de temps ?
à Molto
De survivant
11H49 | 03/02/2008 |
Vous avez une méconnaissance de l'éducation nationale mon cher « mollo » et dans l'évidence vous ne savez pas de quoi vous parlez. Le système scolaire est à l'image de notre société. Payer moins d'impôts vous aurez moins de fonctionnaires, fermer des classes et vous aurez des classes surchargées. L'orchestre sarkosy vous préconise d'aller dans le privé c'est surtout ça l'évidence. Quant à la hiérarchie du prof relisez mon commentaire : Pour moi la hiérarchie c'est comme les étagères plus c'est haut moins ça sert. N'empêche qu'ils sont payés pour ça et si le prof avait une conscience professionnelle. Le morveux au lieu de le gifler, il l'aurait envoyé chez le principal et l'aurait laissé se démerder avec son connard de père de flic. Comme je le dis en début de mon commentaire le protocole d'accord armée éducation de la france réac des soixante est toujours dans les vieilles têtes comme la vôtre. Réveillez-vous mollo nous sommes au XXI siecle.
à nada
De dudu
09H30 | 02/02/2008 |
Bravo pour votre« anecdote » savoureuse ! Professeur pendant 35 ans,j'ai adoré mon métier et aimé généralement les élèves qui m'étaient confiés(quel que soit leur âge) ; mais lorsque l'un d'eux dépassait les bornes,je m'obligeais à reculer d'un mètre pour ne pas être tentée de lui donner la gifle qu'il méritait(fichus « enfants-rois aux parents bornés qui croient les aimer en ne leur apprenant pas les limites à respecter ! ! ! ).J'ajoute que j'étais fille de gendarme et que je suis mère de 4 enfants,devenus des adultes dont je suis fière ! …
Amatxo
à dudu
De george.B
10H07 | 02/02/2008 |
moi, ça m'est arrivé ! !
justement j'avais oublié de garder la distance d'un mètre ! ! !
C'était en salle informatique , en LEP , un élève au comportement difficil en général , m'appelle pour que jel'aide à se débloquer, il avait planté l'ordi ! ! et comme je n'arrivais pas assez vite , il adonné un grand coup de poing sur le clavier ! j'arrivais juste à coté de lui à ce moment et ma main est partie toute seule ! ! il m'a menacé de faire venir ses parents ! ! Ses parents sont venus et j'ai été convoquée par mon administration , j'ai expliqué les faits et au bout du compte la maman m'a expliqué qu'elle ne s'en sortait pas avec lui et même m'a fait comprendre que si je pouvais le corriger de temps en temps ça l'arrangerait ! ! ! l'affaire en est restée là
je n'ai plus eu de problème avec cet élève jusqu'à la fin de l'année ! !
Mais depuis , je reste vigilante et garde la distance de 1m c'est pas toujours facile dans les petites salles et et surtout avec certains élèves de LEP
Pas facile d'être prof actuellement ! ! !
à nada
De robert1
09H47 | 02/02/2008 |
une pétition de soutient au prof http://www.lille.snes.edu/spip9/spip.php ? page=imparticle&id_article=1369…
à nada
De Deborah
10H17 | 02/02/2008 |
Cette histoire est la démonstration, encore une, de l'absurdité de ce gouvernement. De celle aussi de certains responsables scolaires : Un père gendarme en uniforme qui vient se plaindre au sein de l'établissement : cela s'appelle « intimidation ». Bien vu, ça a marché ! Le directeur de l'établissement a obtempéré, comme au régiment, en oubliant au passage l'injure lancée par le gamin. Il aura donc fallu que le ministre en personne intrvienne pour qu'une sanction soit infligée au gamin. On rêve ! Est-il normal que la gendarmerie débarque sans raison réelle dans les établissements scolaires ? Que les parents, fussent-ils gendarmes, couvrent la mauvaise éducation de leurs rejetons ? Que le ministre se mue en père Fouettard ?
Au passage, Mme Dati qui n'en rate pas une va injecter dans le jury de l'ENM (Ecole Nationale de la Magistrature) avant, peut-être, de continuer avec les jury de l'enseignement ! !
A ce compte-là il faut d'urgence faire passer des examens psy. à tous les responsables du gouvernement, Sarkozy en tête avec Dati, les jurys de toutes les grandes écoles, etc…. Ce gouvernement marche sur la tête.